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Prospective 2015-2017 : L’« absorption mondiale », une constante dans les enjeux du monde. Quel devenir pour l’Algérie et le monde ?

 Comment comprendre la crise politique dans le monde arabe en général, et en Algérie en particulier ? N’ont-ils pas un sens dans l’histoire ? Ne préfigurent-ils pas un ordre mondial nouveau ? Comment comprendre que la transition démocratique à laquelle appelle les Algériens, en vérité, concerne la plupart des pays du monde. Non seulement le monde arabe, depuis le « Printemps arabe en 2011 », donc la Lybie, la Syrie, l’Egypte… mais aussi les grands pays tels la Russie, la Chine, y compris l’Occident où la démocratie reste à parfaire. Où persiste des blocages. Se rappeler le mouvement des « indignés » en Europe et aux États-Unis. N’est-ce pas une remise en cause de la démocratie libérale occidentale ?

 Aussi, compte tenu des enjeux en Algérie et dans le monde qui rendent l’évolution du monde obscur, « quel devenir pour l’Algérie et pour le monde ? » Aussi efforçons-nous de comprendre cette évolution du monde, devenue aujourd’hui complexe et, à bien d’égard, incompréhensible. Et tentons d’en tirer des conclusions, surtout que la situation politique et économique mondiale ne plaide pas du tout à un retour à la stabilité depuis la crise financière de 2008. Bien au contraire, les conflits s’exacerbent dans le monde arabe et même entre les grandes puissances. Et il y a des risques que les pays jusque là épargnés par le « Printemps arabe » soient touchés à leur tour. La crise de l’Ukraine n’est-elle pas pendante au « Printemps arabe » ?

 

  1. L’histoire de l’humanité régie par l’« absorption mondiale » depuis 1929

 Le monde d’aujourd’hui et son histoire moderne le doit si l’on veut être juste dans les grands événements qui ont marqué l’humanité aux années 1910-1920 en général, mais à l’année 1929, en particulier. Pourquoi l’année 1929 ? Pour la simple raison que l’irruption de la crise économique de 1929 est venu à point nommé montrer que l’ordre mondial à l’époque dominé par l’Occident n’était plus viable. Ce n’était pas une question de logique économique, ou de politique économique menée pars les grands pays industriels qui, à l’époque, se cantonnaient essentiellement à l’Occident. L’Europe et les États-Unis étaient maîtres du monde. Leur essor économique prodigieux n’avait connu une telle envolée dans l’histoire de l’humanité. Moins d’un quart de l’humanité rayonnait sur plus de trois-quarts de l’humanité. Toutes les richesses du monde étaient détenues par cet Occident dominateur.

 Précisément la formidable production mondiale surtout par les États-Unis devenus l’« atelier du monde » – ce que la Chine est aujourd’hui –, par la force de choses de l’histoire – l’Europe était en guerre entre 1914-1918 – et les États-Unis suppléaient à la production européenne, a amené ce qui n’était pas attendu ni par les puissances occidentales ni par les sciences économiques. En effet, après la guerre et la reconstruction et la remise en état de l’industrie de l’Europe qui a duré pratiquement presque une décennie 1919-1928, l’Europe et les États-Unis auxquels on peut adjoindre le Japon se sont retrouvés les trois seules grandes puissances dans le monde. Tant par la production que par la consommation mondiale. Les pays hors-Occident ne comptaient pas, soit colonisés soit soumis par des traités de dominés à dominants où une caste autochtone privilégiée soumise ne pouvait se prévaloir comme substitut à une population mondiale de plus d’un milliard d’êtres humains dans l’« absorption mondiale ». En 1930, la population mondiale comptaient 2,07 milliards d’êtres humains. Précisément cette déficience d’une grande masse humaine en matière d’absorption eu égard à la production mondiale ne pouvait que se mal terminer. Les manipulations financières opérées par le système bancaire dès 1927 ne pouvait occulter cette donne centrale dans l’évolution de l’humanité. Et c’est ainsi que la crise suite à la surproduction à la fois européenne, japonaise et surtout américaine s’est conclue par le krach de 1929. Wall Street, la plus grande Bourse des États-Unis où opérait le système bancaire américain, relayé par le système bancaire européen est devenu un véritable un véritable casino à l’échelle mondial. Des millions de chômeurs aux États-Unis, en Europe, au Japon et dans le reste du monde.

 Aucun contrepouvoir si ce n’est l’« Histoire elle-même ». La Nature a horreur du vide. La production n’étant pas contrebalancée par une absorption mondiale adéquate s’est affaissée dans les années 1930, la marche de l’histoire se préparait à un nouveau conflit mondial encore plus meurtrier. C’est ainsi qu’un deuxième conflit mondial est survenu, et qui a fait plus de 50 millions de morts et autant de blessés. La Deuxième Guerre mondiale a fait plus de quatre fois de victimes que le premier conflit mondial. Cette guerre a-t-elle été une réponse de l’histoire aux hommes pour libérer une « absorption mondiale » étouffée par l’assujettissement des peuples ? Force est de le reconnaître car, au-delà des hommes, il y a un Esprit dans l’Histoire. Et Hegel n’a pas tort quand il clamait de cette Essence absolue à l’œuvre dans l’œuvre des hommes. Car que l’on fasse confiance aux sciences économiques, il reste qu’elles sont d’essence humaine, relevant du bon vouloir des hommes et des nations. Contrairement aux sciences physiques, aux sciences exactes qui sont immuables, où l’homme subit l’action de l’Essence.

 C’est ainsi qu’après 1945, un monde nouveau est généré. Plus de cent nouveaux pays voient le jour. Toute l’Afrique et une grande partie de l’Asie est décolonisée. Non seulement la reconstruction des pays en guerre entre 1939 et 1945 s’est opérée, mais l’édification des nouveaux pays d’Afrique et d’Asie a contribué fortement dans l’« absorption mondiale ». Force malheureusement de dire que deux guerres mondiales ont été nécessaires pour libérer le monde assujetti à l’Occident. Et cette libération s’est faite par le biais d’une « absorption mondiale étouffée » à partir de 1929 qui a donné les deux conflits mondiaux.

 

  1. L’agent dans le vent d’émancipation des peuples des années 1980 : la courroie monétaire

 Avec la libération des peuples colonisés, un processus politique nouveau s’est enclenché pour les pays neufs issus de la décolonisation. Contrairement aux pays occidentaux, il fallait pour ces pays consolider leurs indépendances. Et les régimes politiques pour la plupart non préparés et peu dotés économiquement si ce n’est leurs ressources minières, leurs gisements touristiques ou le faible coût de leurs main d’œuvre, optaient tous pour des systèmes politiques dictatoriaux. Donc, des régimes politiques que l’on peut considérer que comme temporaires. Les peuples d’Afrique et d’Asie n’ont pas combattu pour leur liberté pour que, de nouveau, ils tombent dans des dictatures surtout si celles-ci ne remplissaient pas leur rôle dans le maintien de l’ordre public, à répondre aux besoins des peuples (emplois, éducations, aides, distribution équilibrée des richesses nationales, etc.) et par cette satisfaction à la cohésion nationale.

 Précisément la décennie 1970 aura été une période charnière de l’histoire de l’humanité puisque le problème de l’« absorption mondiale » va de nouveau resurgir dans le monde et affecter surtout les puissances développées, en l’occurrence les États-Unis, l’Europe et le Japon. La population mondiale a pratiquement doublé, elle passe de 2 milliards d’êtres humains en 1930 à 4 milliards environ en 1972. Plus d’un quart de siècle sépare la fin du deuxième conflit et la nouvelle situation économique et démographique en ce début du dernier quart de XXe siècle. L’histoire de l’humanité va-t-elle recommencer comme dans les années 1930 ? Impossible, pour l’unique raison, l’Occident n’est désormais plus seul sur le marché mondial. Non seulement le bloc Est avec l’URSS et la Chine occupent des parts appréciables sur le marché mondial, mais surtout l’Europe et le japon talonnent la première puissance du monde, les États-Unis. De plus, le Tiers monde est pratiquement libéré et participe par ses exportations de matières premières et produits miniers et énergétiques (pétrole et gaz) et ses importations de biens et services à l’« absorption mondiale ». C’est aussi le début des grands consortiums économiques, les « multinationales ».

 Mais fondamentalement si le monde a complètement changé dans les années 1970, les mêmes problèmes d’« adéquation de la production avec la consommation mondiale » vont se poser. L’« absorption mondiale » restera une constante dans les enjeux qui divisent le monde. Précisément, après près de trois décennies de croissance, que les Européens appellent les « Trente Glorieuses », une crise monétaire majeure surgit entre l’Europe et les États-Unis et bouleverse l’ordre mondiale. En effet, face aux émissions monétaires massives américaines, les Européens ripostaient par une duplication en monnaies européennes générant ainsi une inflation mondiale galopante. Cette crise sera le prélude à de grands changements géopolitiques dans le monde. Américains et Européens ne savaient que cette crise monétaire qui a éclaté en 1971 allait changer, en moins de deux décennies, l’ordre mondial, dominé depuis 1945 dominé par les deux superpuissances mondiales, les États-Unis et l’URSS. Les deux grands vainqueurs du deuxième conflit mondial.

 Les pays européens reprochaient aux Américains de régler leurs importations par des dollars qui n’étaient plus adossés aux contreparties-or, comme le stipulaient les accords de Bretton Woods de 1944. Et cette crise monétaire qui risquait de mettre fin à la puissance du dollar, et donc à la superpuissance qui, ne pouvant plus répercuter ses déficits sur le reste du monde, serait astreinte à limiter ses importations et donc son expansion sur le monde. Le plus grave, la fin du dollar américain en tant que monnaie-centre du monde affecterait fortement l’« absorption mondiale ». Les États-Unis ne pourront plus jouer leur rôle de « locomotive mondiale » par leurs déficits commerciaux structurels vis-à-vis du reste du monde.

 Précisément l’accord conclu entre les États-Unis et les pays monarchiques arabes du Golfe pour libeller le pétrole exporté en dollar et les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979 permit de suppléer aux accords de Bretton Woods en maintenant le dollar dans son statut de monnaie-centre du système monétaire international. Non seulement cet accord permit de maintenir l’économie américaine dans son rôle de locomotive mondiale mais octroya aux pays arabes un un formidable pouvoir d’achat suite à la réévaluation des cours pétroliers. Ce qui atténua fortement la crise économique des années 1970. L’inflation qui en est issue malgré la détérioration des échanges – les taux de changes des monnaies sont restés très volatils – a cependant permis une distribution plus ou moins équilibrée des richesses du monde entre les nations. C’est précisément cette période de hauts cours du pétrole qui a permis à l’Algérie d’opter pour les « industries industrialisantes ». Malgré les mauvais choix économiques, l’Algérie a renforcé ses structures nationales, ce qui a beaucoup joué sur le rôle de l’Etat dans la protection de la nation.. Quoi que l’on puisse dire, l’expérience des « industries industrialisantes » ont été, par l’emploi qu’ils ont procuré à la société algérienne, un des leviers dans la cohésion nationale

 Mais cette période va vite se refermer et entraîner l’Amérique à mener une politique monétaire fortement restrictive dans le monde. Le fort ralentissement des liquidités internationales et la brusque hausse de l’endettement mondial dues à la hausse drastique des taux d’intérêt américain entraîne un grave déséquilibre dans l’« absorption mondiale ».Une grande partie du monde endetté, y compris les pétromonarchies pétrolières du Golfe pris dans le sillage de l’endettement mondial et qui eut pour corollaire le contrechoc pétrolier en 1986, entraîne une forte chute de la production mondiale, et par conséquent la « consommation mondiale ». Le monde, dans les années 1980, est en crise. Ce marasme économique mondial mit fin aux oligarchies sud-américaines soutenues par les États-Unis, laissant place aux mouvements populaires d’émancipation politique et sociale. Après les pays d’Amérique du Sud, le même vent d’émancipation va emporter naturellement les pays du bloc Est. Chute du « Mur de Berlin » en novembre 1989, précédé par le « Printemps de Pékin » en mai-juin 1989. L’URSS cessera d’exister en décembre 1991.

 Ces événements montrent les formidables retentissements des crises économiques elles-mêmes issues de « l’inadéquation de la production et la consommation mondiale » dont l’agent principal se situe dans « la courroie monétaire ». Les États-Unis, comme en 1929, n’ont vu que leur intérêt immédiat. Aspirer les liquidités internationales en augmentant les taux d’intérêt pour sauver leur monnaie, le dollar, et par voie de conséquence leur économie et leur leadership mondial. Mais ce sauvetage du dollar eut pour mérite (et qui n’était pas prévu dans les plans américains) de bouleverser l’ordre mondial, en laissant en 1991, les États-Unis, seule superpuissance dans le monde.

 On comprend aussi pourquoi la crise économique n’a pas épargné l’Algérie dont l’économie dépend à plus de 96% des exportations pétrolières. Si l’islamisme radical a fait irruption sur la scène algérienne et entraîné une décennie noire, il est évident que cela relève aussi de la « gabegie économique » sous la nouvelle direction politique après la mort du président Houari Boumédienne. Le libéralisme effréné sous Chadli, le faible contrôle des deniers de l’Etat et l’inégalité sociale ont fait le lit de l’islamisme radical.

 

  1. Deux phénomènes, l’« islamisme » et les « délocalisations », dopant positivement l’« absorption mondiale »

 Il y a parfois des phénomènes qui n’ont aucun lien mais concourent paradoxalement positivement à l’« absorption mondiale ». Et précisément les tins tanks américains comme le lobby juif financier qui détient les finances mondiales, il faut le dire par la présence de personnalités juives dans la plupart des institutions financières et monétaires mondiales, œuvrent sans le savoir dans le sens de l’Histoire. Evidemment, ces thinks tanks et lobbys américains œuvrent ou croit œuvrer pour l’intérêt de l’Occident, et de l’Amérique en particulier, mais en réalité, sans le savoir œuvrent pour l’intérêt de l’ensemble du monde.

Mais comment ce prodige s’est acquis à l’insu même des décideurs du monde, de cet Occident qui encore aujourd’hui croit dominer le monde ? Comment comprendre ce processus ?

 Parlons d’abord des délocalisations. Nous en avons déjà parlé dans les analyses précédentes. Il faut rappeler le « miracle économique japonais ». Le Japon, deux fois nucléarisé, a progressé à un rythme extraordinaire entre les années 1950 et 1970. D’abord ennemi des États-Unis, puis occupé par les Américains à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, il devient un «  allié » de premier plan à l’Amérique. La conjoncture de la guerre froide oblige. Peu doté de ressources naturelles, la forte dépendance de l’étranger pour ses importations de matières premières et d’énergie, pousse le Japon dans la stratégie du « tout exportation ». Les États-Unis ont joué un rôle déterminant à la fois dans le développement économique du Japon et aussi dans l’absorption de leur production industrielle (automobile, électronique, construction navale) qui était massive dans l’après-guerre. Mais d’allié, le Japon est devenu concurrent comme l’Europe après sa reconstruction à l’Amérique, lui disputant les parts de marché dans le commerce mondial. Les litiges qui ont commencé à se poser entre le Japon et l’Occident et le contentieux qui a suivi obligent le Japon à se tourner vers les pays asiatiques voisins. C’est ainsi qu’au cours des années 1970 et 1980, le capitalisme japonais procède à des délocalisations massives des productions du type fordiste dans les pays d’Asie orientale et en Asie du Sud-Est. Le système est orienté essentiellement vers le développement quantitatif d'une production standardisée. L’objectif est triple : contourner les quotas qui s’inscrivent dans les barrières protectionnistes américaines et européennes, diminuer les coûts de la production grâce à une main d’œuvre bon marché et faiblement qualifiée et conquérir les marchés locaux en implantant sur place les entreprises de production. Les dragons asiatiques (Taïwan, Corée du Sud…) emboîtent le pas et délocalisent à leur tour dans les pays asiatiques, surtout en Chine – elle s’est convertie à l’économie de marché à partir des années 1980.

 On comprend donc que les délocalisations japonaises ont été dictées par des « nécessités économiques historiques ». Pour l’exemple, la Corée du Sud qui était un pays pauvre dans les années 1960, s’est transformée en dragon asiatique à la fin des années 1970, grâce précisément aux délocalisations et aux joint-ventures avec les firmes japonaises. La Chine rejoindra le peloton des dragons et tigres asiatiques dès les années 1980. Les avantages que représentait le grand marché chinois, les bas coûts salariaux et une abondante main d’œuvre ont fait que des investissements massifs japonais, taiwanais et autres pays asiatiques se sont dirigés en Chine. Il était essentiel pour les pays asiatiques émergents de trouver des débouchés en Chine et même en Inde. L’absorption par les États-Unis et l’Europe étant limité.

 Le même processus a joué pour les États-Unis et l’Europe. Face à la montée en puissance des pays d’Asie, les Européens et les Américains n’avaient pas d’autre choix que de suivre le Japon et les pays d’ASEAN et du Nord-Est asiatique en délocalisant massivement en Asie, surtout en Chine. Ne pas délocaliser en Asie équivaudrait pour les États-Unis et l’Europe à être « évincés du marché asiatique et même des marchés africains, sud-américains, russe…  » parce que non compétitifs en termes de coûts et qualités des produits exportés (biens et services). On comprend dès lors que les « délocalisations des pays avancées aux pays en voie de développement asiatiques » qui ont été un passage obligé s’inscrivent dans l’évolution historique même du monde. Les conjonctures historiques se chargent de transférer le savoir scientifique et technologique malgré les restrictions d’ordre stratégique d’une région à une autre. Et le facteur déterminant, comme on le constate une seconde fois, aura été la « libération de l’absorption mondiale ».

 Il faut rappeler que la première fois, la « libération de l’absorption mondiale » s’est opérée en 1945, et elle a été le fait de deux guerres mondiales et d’une crise économique majeure en 1929, dans l’histoire du XXe siècle. Le monde a été « broyé » par des guerres et une crise presque apocalyptiques mais « deux continents, l’Afrique et l’Asie se sont libérés de l’assujettissement occidental. De nouveau, dans les années 1980 et 1990, ce sera l’Amérique du Sud et surtout l’Asie « qui seront libérés du sous-développement » et deviendront ce qu’on nomme aujourd’hui des « pays émergents », et dont le fer de lance est BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

 Le deuxième phénomène a été l’islamisme qui lui aussi a fortement contribué à l’« absorption mondiale ». Evidemment, cela paraît peu croyable qu’une idéologie tirant ses préceptes de l’Islam puisse avoir un impact sur l’économie mondiale.

 Pour comprendre, il faut se rappeler les crises monétaires entre les Etats-Unis et l’Europe, ces derniers refusaient d’absorber les dollars américains qui n’avaient plus la contrepartie-or nécessaire pour son remboursement en monnaie-métal. On a vu le deal que les Américains ont conclu avec les pays monarchiques arabes pour libeller leurs exportations de pétrole en dollars. Ce deal a sauvé la mise à la superpuissance qui a continué à dominer le monde par sa monnaie-centre du système monétaire internationale. Par ce deal, et libéré de l’or (fin du Gold Exchange Standard et des accords de Bretton Woods), la Réserve fédérale américaine (FED) devenait de fait la « Banque centrale du monde ». Toutes les politiques monétaires des banques centrales des grandes puissances économiques sont automatiquement influencées par les décisions monétaires de la FED. Dès lors, les États-Unis devenaient à leur tour non seulement dépendants monétairement de l’évolution du cours du prix du pétrole dans le monde mais devaient assurer une domination totale sur les gisements de pétrole du Golfe persique, qui sont les plus grands du monde. Et c’est ainsi qu’une stratégie américaine pour ainsi dire centrale dans la domination du monde est d’installer une « ceinture verte », encerclant l’ensemble des pays du Golfe persique. D’abord contre une mainmise soviétique dans les années 1970 et 1980. Et après la disparition de l’URSS contre la Russie et la Chine, devenue une grande puissance économique. Et cet enserrement géostratégique par les États-Unis s’est traduit d’abord par une guerre subversive dont l’objectif est d’installer un « islamisme allié » autour des plus grands réservoirs de pétrole du monde.

 Mais si globalement, la « ceinture verte » a fonctionné, il demeure pourtant que tout ne s’est pas opéré comme l’ont voulu les stratèges américains. L’Iran a échappé à la mainmise américaine, l’Irak, malgré la guerre Irak-Iran, a aussi échappé à la domination américaine. Mais précisément cette volonté tenace américaine d’assujettir l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan s’est traduite par des guerres qui ont été extrêmement onéreuses pour la superpuissance américaine. En particulier, après l’attaque terroriste contre le World Trade Center, le 11 septembre 2001. Pour le seul conflit en Irak entre 2003 et 2008, selon les calculs de Joseph Stiglitz, le financement de la guerre par les États-Unis a été de l’ordre de 3000 milliards ce dollars. Mais si on cumule toutes les guerres depuis 1990 contre l’Irak et l’Afghanistan, cette somme est largement dépensée. Il faut rappeler que la crise monétaire en 1971 et les déficits répercutés sur l’Europe le doivent en grande partie à la guerre du Vietnam qui a duré une décennie (1964-1973). Pareillement, la guerre en Irak 2003-2008 a donné la crise financière de 2008. L’Histoire se répète ? Il est évident que si l’histoire se répète, elle ne peut être la même, d’autres temps et d’autres conjonctures, mais il demeure que l’idée originelle est toujours la même. Il y a un archétype primitif, universel, appartenant à l’inconscient collectif qui meut le monde.

 Cela étant, une question s’impose : « Qui a profité de ces dépenses des guerres ? » Certes l’Amérique dans son effort de guerre. Il demeure cependant que les formidables liquidités injectées dans l’effort de guerre à la fois pour lutter contre l’islamisme récalcitrant du type iranien et irakien ou de dispenser une aide pour celui soumis à la superpuissance, et de doper l’économie nationale par un gigantesque programme immobilier pour avoir l’adhésion politique du peuple américain aux plans de guerre de Washington, ont concouru à l’absorption mondiale. En effet, les émissions monétaires par la FED américaine étaient toujours allongées, toujours en hausse qu’il fallait constamment rehausser les cours pétroliers et des matières premières. Ces produits bruts libellés en dollars servaient de contreparties physiques aux émissions monétaires américaines. En somme, un substitut à l’étalon-or. Sans ce libellé monétaire, les États-Unis n’auraient jamais pu émettre autant de liquidités, à moins de créer un krach du dollar. En effet, des émissions massives en dollars qui ne trouveraient pas preneurs, le pétrole et les matières premières étant libellées en euros, en yens, en livre sterling, en en rouble, en yuan, et en dollars laisseraient le surplus de dollar flottant sur les marchés internationaux. Le couperet des marchés agirait en provoquant une dépréciation massive de la monnaie américaine.

 Cependant, ce libellé monétaire du dollar a eu un effet très positif sur l’économie mondiale. Les dépenses militaires américaines couplées aux dépenses budgétaires et les facilités accordées au système bancaire américain se sont traduites par des importations massives d’Asie, de Chine en particulier. Les pays exportateurs arabes et non arabes (Russie…) ont massivement profité de la hausse massive des prix du pétrole. Bien plus, par leurs importations massives, ils ont dopé la croissance mondiale. La hausse des émissions monétaires américaines s’est répercuté sur les matières premières. L’Afrique comme l’Amérique du Sud ont largement profité. Tout ce qu’on peut dire, le monde entier a profité durant la décennie 2000. Evidemment jusqu’à la double crise immobilière et financière entre 2007 et 2008. Ainsi on comprend pourquoi ces deux facteurs, l’« islamisme » et les « délocalisations » ont joué considérablement dans l’« absorption mondiale ».

 

  1. Le soutien financier occidental non conventionnel participe massivement à l’« absorption mondiale »

 L’Amérique pouvait-elle éviter ces « phénomènes herméneutiques ». La guerre au Moyen-Orient avec son lot de souffrances occasionnées aux peuples et la manipulation du système économique et financier mondial (subprimes) qui a donné la crise immobilière et financière de 2007-2008 a-t-elle été une « fatalité » ou une « nécessité » ? Par les phénomènes qui ont surgi et la formidable libération de l’« absorption mondiale » qui a suivi tant pour l’Asie, en particulier la Chine et l’ensemble des pays émergents et les pays arabes et d’Afrique malgré la langue du feu révolutionnaire qui a sorti les régimes dictatoriaux arabes de leur léthargie y compris la somnolence occidentale dans leur suffisance économique et financière, on ne sait plus si les deux décennies de 1990 à 2010 ont été une « fatalité » ou une « nécessité », probablement les deux à la fois. Le monde « est » et ne peut « être » que par ce qu’il « est », puisque cela « a été » et ce « a été » participe à son destin.

 Ce qu’Hegel a énoncé au début du XIXe siècle, « il y a un Esprit absolu qui régit le monde ». Aussi doit-on dire que le développement de l’humanité appartient à une « trajectoire historique » où l’homme est à la fois instrument de son devenir et instrument de l’Histoire. Par conséquent, l’« islamisme » comme les « délocalisations » ne sont pas tombés du ciel sans qu’ils aient un sens mais entrent comme des nécessités absolues, par leur rôle qu’ils ont joué dans l’évolution du monde. Au-delà des conséquences tant pour l’Europe et les États-Unis dans leur désindustrialisation que pour les pays arabo-musulmans qui se débattent dans des guerres ou des crises sans fin, cette idéologie islamiste et ce transfert massif de technologie à l’Asie et à l’Amérique du Sud « non voulu mais imposé à l’Occident » devaient contribuer encore une fois à libérer l’« absorption mondiale » étouffée par la domination occidentale. Et même cette domination occidentale, « qui fut un un temps », entre à la fois comme une « fatalité » et une « nécessité » dans le devenir-monde. Puisque cela a été et continue dans un certain sens à l’être.

 Au-delà de la « fatalité » et de la « nécessité », on ne cessera de souligner le facteur central dans l’« absorption mondiale » qu’est la population mondiale. Si la population mondiale était de 2 milliards d’êtres humains en 1930, elle a doublé au dans les années 1970, et triplé en 2000. Ce sont 6 milliards d’êtres humains qui devaient être nourris dans les années 2000, et une population mondiale qui reste toujours en hausse. En 2011, elle a passé le chiffre record de 7 milliards d’êtres humains. Posons-nous une question (qui peut paraître étrange). « Est-ce que les 2 milliards d’êtres humains qui ont survenu après 1930, et les 2 milliards qui ont suivi après les années 1970 et le milliard qui s’est ajouté après 2000 en 2011, soit 5 milliards supplémentaires à ceux de 1930 ont « demandé à exister et à vivre » ? » Alors qu’il existe deux ou trois milliards d’êtres humains, soit plus d’un tiers de la population mondiale qui vivent dans le dénuement complet, avec moins de trois dollars par jour. Ce sont des questions auxquelles l’homme, et les gouvernants du monde doivent méditer.

 Le monde en 2014 a beaucoup changé. Aujourd’hui, avec Internet et les nouveaux moyens de communication, le monde est devenu même trop étroit et la population mondiale ne cesse d’augmenter avec les progrès de la science. La Chine est devenue la deuxième puissance économique du monde. En quelques années, elle a surplombé les quatre grandes puissances occidentales (Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France) et elle aspire à devenir la première puissance économique du monde, avant les États-Unis. Evidemment, grâce à l’Occident, en particulier les États-Unis et le Japon qui ont financé et délocalisé massivement en Asie.

 Après la crise financière de 2008, les États-Unis et l’Europe, en sauvant leurs économies de l’asphyxie financière, « ont sauvé en même temps l’humanité entière ». C’est grâce aux formidables plans de sauvetage, à partir de 2008, et les différents plans de relance économique opérés par les États-Unis, l’Europe monétaire, la Grande Bretagne y compris la Chine avec 500 milliards de dollars, que l’économie mondiale a continué à fonctionner. Sans ces injections monétaires, le monde serait jeté dans le plus grand chaos de son histoire. Pire que la crise de 1929. D’où les plans de stabilisation d’urgence aux États-Unis et en Europe en 2008. Les liquidités injectées depuis la crise en 2008 à 2012 peuvent donner le vertige sur cette masse d’argent mis à la disposition du système bancaire occidental, et par son biais, sont venus « régénérer », « redresser » le système financier mondial. L’Europe a injecté 2600 milliards d’euros, les États-Unis ont injecté de 2008 à 2012 environ 7000 milliards de dollars. Les déficits budgétaires et les dettes publiques européennes et américaine ont explosé.

 Par exemple, la dette publique de la zone euro est passée de 5900 milliards d’euros en 2006, à 8500 milliards d’euros, en 2011. La dette publique américaine s’est envolée entre 2009 et 2012, d’environ 6370 milliards de dollars, soit presque une fois et demi le total de l’endettement généré par les des deux mandats de Bush. La dette américaine a atteint 16 394 milliards de dollars, en décembre 2012, soit plus de 100% du PIB, pour seulement quatre années du premier mandat d’Obama. A l’instar de l’Amérique et de la zone euro, les dettes publiques de la Grande-Bretagne et du Japon ont explosé. Et ces émissions monétaires occidentales continuent même aujourd’hui, aux États-Unis, en Europe et au Japon. Des « émissions monétaires synchronisées » qui même si elles influent sur les taux de change entre le dollar, l’euro, la livre sterling, et le yen, ces fluctuations demeurent « concertées » entre les quatre grandes Banques centrale du monde (FED, BCE, Banque d’Angleterre et du Japon). Et c’est cette concertation permanente des grandes Banques centrales qui sauve le monde des fluctuations erratiques et donc des krachs financiers et monétaires depuis 2008. Des krachs devenus par l’imbrications des économies du monde, devenus désormais systémiques, i.e. touchent des pays et des continents en chaîne.

 Ces financements, pour la seule Amérique, quatre dispositifs (QE1, QE2, Twist et QE3), dans le cadre des politiques d’assouplissement monétaire non conventionnel (Quantitative easing), ont été mis en œuvre par la FED, depuis 2008. Ces dispositifs (QE) apparaissent comme des plans extraordinaires de soutien à la financiarisation de l’économie américaine. En d’autres termes, apporter des liquidités supplémentaires au système bancaire permet d’augmenter l’emploi et la croissance de l’économie américaine. Ces QE sont relayés en Europe et au Japon par des politiques monétaires aussi non conventionnelles, seules les appellations sont différentes. En zone euro, initialement un Fond de stabilisation européen (FSE) a été mis sur pied, puis changé en Mécanisme européen de stabilisation (MES). Même processus pour la Grande-Bretagne et le Japon. Pour ce dernier, ce sont les « abénomics », qui dérivent du nom du Premier ministre Japonais Abe Shinzo.

 Le soutien financier, combien même non-conventionnel, demeure cependant une « nécessité » puisqu’« il participe massivement à l’absorption mondiale ». Le monde entier y trouve son compte. L’Occident en premier dont les QE atténuent fortement la crise qui frappe leurs économies. Les pays émergents qui sont irrigués par ces flux monétaires non conventionnels voient leurs exportations soutenues vers l’Occident et les pays du reste du monde, donc ces flux participent à leur croissance et atténuent la dépression qui sévit en Occident. Les pays exportateurs de matières premières et de pétrole, de leur côté, engrangent, grâce à la hausse des prix de leurs produits bruts, des recettes conséquentes, ce qui leur permet non seulement de maintenir leurs importations en biens et services, et donc leur croissance, mais participent, par leurs importations, fortement à la croissance économique mondiale. L’exemple de l’Algérie suffit à montrer qu’une grande partie de ses recettes pétrolières s’est transformé en importations massives d’équipements, de millions de véhicules, de milliers de km d’autoroutes, de centrales électriques, de barrages, etc.

 Ainsi, grâce à ces QE, « l’Occident a opéré un miracle », il a crée, et c’est une première dans l’histoire de l’humanité, d’une manière franche, une « solvabilité partagée entre la plupart des acteurs opérant dans le commerce mondial ». Et ce malgré les récriminations des banquiers centraux chinois, indien, brésilien qui critiquent les « Quantitative easing ». On peut penser peut-être que les banquiers du BRICS le font par dépit, les Occidentaux qu’on le veuille ou non restent les « maîtres du monde » en matière monétaire et financière. Mais cela ne veut pas dire que « cette carte leur est véritablement favorable ». Elle a aussi ses insuffisances.

 

  1. Le dilemme cornélien de l’Occident dans sa domination monétaire face à la Russie et la Chine

 Mais depuis le milieu de l’année 2013, la situation financière et monétaire internationale semble atteindre ses limites. En effet, les États-Unis sont confrontés à la politique « au bord du gouffre » ou la « falaise fiscale » (fiscal cliff), et les mésententes entre démocrates et républicains au sein du Congrès américain ont fait que les élus ont opté pour des coupes budgétaires programmées de 85 milliards de dollars aux États-Unis à la fin de l’année 2013. Et même la Réserve fédérale a annoncé de réduire son programme d’achats de 85 milliards de dollars de bons de Trésor et d’obligations hypothécaires par mois. Si le programme d’achat compense la falaise fiscale en augmentant à la fois le soutien à l’économie et l’augmentation des prélèvements obligatoires dus à un surplus de croissance, il demeure cependant qu’une réduction programmée du QE3 présentera des risques certains à l’économie mondiale, à l’horizon 2015-2016.

 En effet, les QE, i.e. une « création monétaire ex nihilo », est anticipatrice de création de richesses (biens et services) dans le monde. On sait très bien que ces programmes d’achats qu’offrent les différents dispositifs servaient aussi à financer les déficits commerciaux des pays occidentaux avec les pays du reste du monde. Par conséquent, une réduction des QE voire leur annulation pure et simple engendrerait inéluctablement un gap de liquidités internationales. Et un e rareté de liquidités internationales dans le monde alors que la crise financière n’est pas tout à fait résorbée entraînerait immanquablement une dépression économique mondiale.

 Et pour ce qui est proprement dit de la réduction du programmes d’achats, la nouvelle présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, successeur à Ben Shalom Bernanke, a déclaré que « la FED aura probablement démantelé cet automne son programme massif de rachats d’actifs et pourrait commencer à relever ses taux d’intérêt environ six mis plus tard  ».

 Dans son communiqué publié à l’issue de deux jours de réunion de son comité de politique monétaire en mars 2014, « la Fed a annoncé l’abandon du seul critère de chômage pour juger de la capacité de l’économie à supporter une hausse des taux, en expliquant qu’un tel relèvement dépendrait désormais d’une série d’indicateurs sur l’état de santé de l’économie américaine ». Sans entrer dans les détail du communiqué de la FED, ces deux seuls éléments, à savoir le démantèlement du programme d’achats et le relèvement des taux d’intérêt même si au début ils demeureraient bas sont suffisants pour annoncer une nouvelle trajectoire pour l’économie mondiale. Il est évident que d’autres critères entrent en jeu dans ce changement de politique monétaire presque à 180° de celle qui a prévalu après 2008. Pourquoi ces changements brusques et inattendus. D’autant plus que Janet Yellen est plus considérée une « colombe » qu’une « faucon », c’est qu’il y a certainement des « impondérables » pour les États-Unis qui sont même s’ils n’apparaissent pas au grand jour sont périlleux à la fois pour les États-Unis et l’Occident tout entier.

 L’Occident est partout en déclin. Dans le monde arabo-musulman, il a essuyé échec sur échec, en Irak, en Iran, en Syrie, en Egypte, en Lybie, en Afghanistan, au Soudan, etc. Face à rouleau compresseur chinois suivi de l’Inde, il est de plus en plus surplombé sur le plan économique. On peut même dire qu’aujourd’hui, la Chine est la « première puissance économique du monde ». Face à la Russie, l’Occident et les États-Unis en tête essuient échec sur échec. D’abord en Géorgie en Ossétie du Sud, aujourd’hui en Ukraine avec le rattachement de la Crimée, la flotte russe a désormais une fenêtre « russe » sur la Mer noire, et sur la Méditerranée. L’Occident se trouve confronté à une « hostilité du monde impondérable, non visible » ou « trop visible et qu’il ne veut pas voir ». Et le paradoxe dans cette confrontation, c’est que l’Occident détient les clés de la « Bourse monétaire mondiale », la « Portefeuille mondial », l’« Argent mondial » et ces liquidités internationales où il est le maître incontestable puisque que c’est à travers ces liquidités qu’il fait croître l’économie mondiale ou la fait décroître s’il en ferme les émissions nécessaires. 

 L’Occident est pratiquement face à un dilemme cornélien dans cette domination financière et monétaire qu’il a sur les pays du reste du monde. Entre le devoir qu’il a de créer des liquidités internationales dont ils profitent et cela est sûr, pour lancer et maintenir la croissance économique mondiale et le sentiment qu’ils n’en profitent pas puisque ces liquidités servent surtout à financer les productions des pays du reste du monde via sa consommation (ses importations ) et qui nuisent à sa compétitivité. Donc à enrichir le reste du monde et à endetter voire à appauvrir l’Occident « qui crée l’Argent, les liquidités ».

 Le reste du monde engrange excédents financiers sur excédents, l’Occident engrange dette sur dette.

 

  1. Quel devenir pour l’Algérie et le monde ?

 On comprend dès lors pourquoi l’Occident et les États-Unis en tête qui n’arrivent plus à influer sur l’ordre mondial, et que ni les sanctions sur l’Iran ni sur la Russie, et a fortiori la Russie, qui est l’ex-superpuissance rivale à l’Occident, et encore plus que la Chine, est en train de mettre à bas toute la stratégie planétaire américaine. Plus grave, à l’allure où va l’évolution du monde, elle est en train d’enlever toute crédibilité à la superpuissance américaine. Et c’est précisément au changement de cap de la politique monétaire que vont tenter les États-Unis de rehausser leur crédibilité, leur prestige face aux nouveaux enjeux géopolitiques et géostratégiques entre les grandes puissances.

 Aussi tout concoure à dire que le monde va s’acheminer dès 2015 vers une déflation mondiale. D’ailleurs, le FMI le confirme dans ses perspectives économiques mondiales publiées en avril 2014.

  La fragmentation financière et la baisse de l’offre du crédit conjugué à la baisse de la demande occidentale vont constituer une pression déflationniste sur le monde. Ce qui va se traduire par une décroissance économique généralisée dans le monde. L’Asie, l’Amérique du Sud, la Russie, et surtout le monde arabe seront fatidiquement touchés par la déflation mondiale. La Chine, par exemple, de ses 7 à 8% de croissance passera à 4% et encore en puisant massivement dans ses réserves de change pour augmenter la consommation intérieure. Il en sera de même pour la Russie, et tous les pays qui ont des réserves de changes suffisantes pour se maintenir dans la dépression économique à venir. Les pays arabes exportateurs de pétrole en particulier. Nombre de pronostics dans les agences internationales de veille stratégique économique tablent sur un pétrole à 50 dollars le baril, en 2015.

 Il est évident que ce pronostic de 50 dollars le baril de pétrole est très vraisemblable compte tenu de la dégradation et de la décélération à la fois de la création monétaire et de la croissance économique dans le monde. La Russie sera par exemple fortement affectée. Une forme de revanche de l’Occident sur la Russie.

  Quant à l’Algérie dont on a parlé si peu, et qui est l’objet de cette analyse dans un certain sens, l’auteur étant algérien, le but de cette analyse est de montrer qu’elle sera aussi frappée, au même titre, que toutes les puissances du monde, par la crise. Il est évident que l’Algérie aura à puiser prudemment sur ses réserves de change pour éviter une décroissance économique trop rapide. Et combien même, si la dépression économique qui sera enclenchée – « en espérant que l’auteur de tout cœur se trompe sur ses pronostics » –, vu que son endettement est très faible, l’Algérie restera toujours solvable. Il est évident que, sur le plan intérieur, l’Algérie aura à réussir sa « transition démocratique à laquelle appelle l’élite de l’opposition comme d’ailleurs commence à le « pressentir » l’élite au pouvoir ».

 Beaucoup de voix croient qu’une crise ou une dépression économique mondiale pourrait provoquer une grave crise politique et sociale en Algérie. « Qu’ils se détrompent ». Il est difficile que pareil scénario puisse se réaliser en Algérie pour deux raisons essentielles. D’abord, l’Algérie a payé un grave tribut pour son indépendance et la « décennie noire » qu’elle a vécue, dans les années 1990, avec toutes ses horreurs (égorgements, bombes aveugles, et plus d’une centaine de milliers de morts, sans aucune aide de l’étranger si ce n’est puisé par son peuple lui-même qui a mis fin au terrorisme islamique), et dont d’ailleurs, grâce à l’Algérie, s’inspirent la Tunisie, l’Egypte, la Syrie, la Libye. Contre lequel, et grâce à l’expérience algérienne, ces pays luttent. Donc, pour ce point, l’Algérie n’a rien à craindre et même les islamistes en plein déclin sont en train de changer de politique. L’Islam n’est pas la panacée, l’Islam est une identité, une morale de vivre pour les Musulmans. C’est en travaillant comme le font les Chinois, les Japonais, les Allemands, les Sud-américains… que les Musulmans sont astreints s’ils veulent survivre dans un monde devenu hostile et étroit. Le pétrole n’est qu’une manne appartenant à une séquence de l’histoire.

 D’autre part, est-ce que l’Islam a empêché la colonisation du monde musulman ? Est-ce que l’Islam empêchera une nouvelle recolonisation sous une autre forme ? C’est à cela que les peuples arabo-musulmans doivent penser. Et l’élite algérienne dans le pouvoir et hors du pouvoir en est pleinement consciente. Ce qui, sans encenser l’Algérie, fait de ce pays un phare pour les peuples arabo-musulmans, y compris pour les grandes puissances.

 La deuxième raison, il est impossible que l’histoire de la « décennie noire » se répète en un temps aussi court. Ce n’est pas que c’est impossible, c’est simplement que le peuple algérien est en train d’atteindre une maturité que ses crises politiques et économiques ont déterminé d’une part, et que les conflits sanglants qui se passent en Syrie, en Libye, en Egypte… ont encore renforcé sa détermination. Et cette situation difficile que l’Algérie aura à vivre permettra de relancer le débat démocratique pour asseoir une transition démocratique devenue nécessaire par l’évolution même du monde. Il est évident que l’Occident lui-même aura à changer de perception sur l’Algérie devant les événements qu’il aura provoqués, et cette perception du monde arabo-musulman dont l’Algérie, sera déterminante pour le devenir de l’Occident et du monde arabo-musulman.

 L’Occident lui-même aura à se confronter à une conjoncture morose de l’économie mondiale. La baisse des liquidités internationales comme dans les années 1980 conjuguée à la hausse des taux d’intérêt directeurs des Banques centrales occidentales, s’ils permettent par les liquidités aspirés par les taux d’intérêt de financer ou d’équilibrer les balances courantes, il demeure pas moins que la dépression économique mondiale sera perçue aussi par l’Occident suite à l’affaissement de la demande mondiale. Aussi des événements totalement nouveaux peuvent être déclenchés tant en Occident que dans le monde arabo-musulman et qu’il est difficile à l’heure actuelle de prévoir ou de se prononcer sur leurs conséquences.

 Ceci pour dire que tout est possible. Mais ce qu’on ne doit pas perdre de vue, c’est qu’ils concourent, même s’il la fait reculer un temps, à l’ « absorption mondiale ».

 Cette analyse, si les faits le démontrent, est simplement pressentie par l’auteur qui espère toutefois qu’il n’y aura pas de nouveau de nouvelles crises économiques. Et ce même s’il est reconnu que l’évolution économique mondiale est cyclique, une phase de croissance est suivie d’une phase de décroissance. Et si ces cycles qui se succèdent n’en continuent pas moins de libérer des énergies cachées, ne sont-ils pas, au-delà des conséquences, bénéfiques à l’humanité ? Tel est le dilemme des crises ploitiques et économiques dans l’évolution du monde

 

Medjdoub Hamed

Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,

Relations internationales et Prospective.

www.sens-du-monde. com

 


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15 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 19 mai 2014 16:39

    « Quel devenir pour l’Algérie ? »


    Mal barré ! La production algérienne d’électricité est, à population égale, 15 x moins importante que celle du Canada, et 3,5 x moins importante que celle de la Pologne, tandis qu’à production égale, l’Algérie est au niveau du Portugal, 3,5 x moins peuplé et consommateur moyen, avec ses 4500 kWh par an et par habitant (France 7000, Algérie 800). 

    Le problème, c’est qu’il est toujours possible de se doter d’unités de production, mais il faut alors que la consommation suive : il faut créer des emplois. Il est donc nécessaire d’implanter des usines en grand nombre, et ces usines ont besoin de cadres supérieurs, moyens et subalternes, techniques et administratifs, d’ouvriers qualifiés et pas seulement de manoeuvres plus ou moins capables de s’élever dans la hiérarchie des compétences... 

    A part les manoeuvres, tout ça ne se recrute pas à la sortie de l’école obligatoire. Et voilà pourquoi, le concept de développement appliqué à certains pays me trouve extrêmement dubitatif. Sauf à passer à un modèle permettant de créer des millions d’emplois tout en tournant le dos à l’industrialisation. J’ignore s’il existe.

    • Hamed 19 mai 2014 21:49

      Bonjour Démosthène,

      Merci pour votre réaction qui est à plus d’un titre objective. Cependant construire un pays indépendant depuis un peu plus de 50 ans, et entouré d’animosité des grandes puissances qui n’apprécient pas la liberté de ton d’un peuple, épris de son indépendance, et jalousé par ses richesses, à mon sens, n’est pas si simple que cela. D’autant plus qu’il en quelque sorte le « phare » de l’Afrique et même du monde arabe. Par son histoire tumultueuse, par sa géographie et parce qu’il a fait beaucoup parler de lui. Le peuple algérien, qu’on le veuille ou non est une grand peuple. Comme le peuple français a été un grand peuple pour l’Europe par sa révolution française, il faudrait ses révolutions qui se sont étalées dans le temps. 1789, 1830, 1848, 1870-1871... L’Algérie pareillement est en mouvement, et elle doit réussir, et elle réussira. Il n’y a pas de raison pour qu’elle ne réussisse pas. Et vous pouvez faire confiance au peuple algérien, il réussira comme il a réussi par le passé.

      Et Merci pour votre souhait qui vient du coeur.Les Algériens ne manquera pas de le sentir ce souhait qui ne peut provenir que des hommes véritables.

      Merci Démosthène
      L’Auteur


    • OMAR 19 mai 2014 19:25

      Omar33


      Hamed

      La mafia au pouvoir, vient de de désigner Bouteflika président de l’Algérie, et ce pour la....quatrième fois.

      En plus des fléaux récurrents du wahhabisme, de la corruption, de la hogra et des passe-droits, cette fois-ci, l’Algérie sera mise sur une chaise roulante, à l’instar de celui qui va la « gouverner ».

      Mais vous avez raison, l’Algérie n’a rien à craindre, aucune usine ne fermera car il n’y a pas ou peu d’usines.

      De plus, du pétrole et du gaz viennent d’être découverts...

      C’est-à-dire que nous avons encore pour une autre décennie de « Ragda ou t’mangi »...

      Alors, soyez rassuré, la grande mosquée des « Pins Maritimes » sera construite, même si elle reviendra au prix d’un dizaine d’hôpitaux, et il y aura assez de semoule pour faire du couscous, les paysans de la Beauce y veilleront.


      • Hamed 19 mai 2014 21:31

         A Omar,

        Bonjour,
        Il ne faut pas être pessimiste. Il ne faut pas voir partout la mafia. L’Algérie fonctionne néanmoins très bien. Évidemment, vous voudriez plus, et je vous comprends. Et un pays, vous pouvez le comparer à un haltérophile. Un novice qui commence à soulever 20 kg d’un arraché parce qu’il est fort est déjà très bien. Mais il ne peut soulever à l’arraché 50 kg. Il lui faut de l’entraînement et de la persévérance. La France, par exemple, comparé à cet haltérophile, n’a pas soulevé 50 kg, il lui a fallu plusieurs siècles pour soulever 50 kg, puis 100 kg, puis 120, 130 kg. Et ensuite s’est arrêté et ne peut plus soulever plus parce qu’elle a vieilli entre temps. Pareillement mon ami, comme j’ai dit à Jonas sous une autre forme, l’Algérie doit aussi passer par ce processus mais non pas en des siècles mais en quelques décennies.

        J’espère que vous conviendrez que ce n’est pas négatif, ce que vit l’Algérie, et non pas « ragda et manger », ou en termes clairs, dormir et manger. Et si cela est accordé à l’Algérie, c’est tant mieux puisque c’est un don de Dieu que de dormir et manger. Ce qui n’est pas accordé à tous.

        Merci pour votre commentaire qui est on ne peut plus clair entre compatriotes.
        L’Auteur


      • Jonas 19 mai 2014 19:48

         A l’auteur de l’article. 


        Il n’était pas tellement besoin de faire tant de route pour arriver à l’Algérie, qui est l’objet de votre article.
        Je souhaite tout d’abord, que l’Algérie qui a été meurtrie et dans les plaies ne sont même pas encore cicatrisées arrive à éviter une seconde déflagration. Ce serait une catastrophe pour elle-même et également pour tout homme de coeur. Elle n’a pas pas besoin de cela. Mais le monde arabo -musulman est complexe et imprévisible.

        L’Union européenne c’est un fait est en crise , une crise qui dure depuis longtemps. Mais cette crise est inégale sur les pays du Continent.
        Reste que l’UE pour le moment est la première puissance économique mondiale Elle représente 15% des exportations de marchandises mondiales, 25% des exportations mondiales de services, devant la Chine qui représente 14% des exportations mondiales de marchandises et 4% de services. l’U européenne reste le + grand marché unique au monde. Bref le Continent Européen avec 7% de la population mondiale c’est 50% dans le monde pour les prestations sociales.

        En Chine future puissance économique, des étudiants malgaches malades, qui poursuivent des études dans ce pays sont morts parce que leur pays en conflit interne a oublié de leur adresser leurs bourses. Les hôpitaux chinois ont refusé de les soigner. Pas d’argent pas de soins. Chose impossible dans l’Union européenne. 
        Grâce a ses prestations sociales. Comparez avec la Chine.

        Je reviens à l’Algérie, une Algérie sans juifs comme dans beaucoup des 57 pays arabo-musulmans. Pas de juifs dans les finances, banques , entreprises , grandes ou petites, pas de juifs dans les exportations et importations, dans le journalisme, l’enseignement etc, Cela auraient dû faire briller les pays arabo-musulmans dans tous les domaines que j’ai cités, or il se trouve , qu’ils ne brillent dans aucun à l’exceptions des hydrocarbure et du terrorisme. Un terrorisme qui tue + d’arab-musulmans que les autres.
         
        Les exportations majeures de l’Algérie sans juifs sont les hydrocarbures pour + de 98%. De 2000 à 2012, le pays a enregistré 600 milliards de dollars. Alors que + de 40 % de la population parcoure des kilomètres pour trouver de l’eau potable. les coupures d’électricité sont courantes. Boutéflika a continué l’oeuvre de ses prédécesseurs en construisant une mosquée par jour dont celle d’Alger, pour recevoir 120 000 fidèles. En revanche pas un hôpital digne de ce nom pour soigner des milliers de personnes qui attendent pour des radiothérapie, des jeunes et 
        moins jeunes atteints du cancer. Des enfants malades en danger de mort pour manque de produits pharmaceutiques etc . Boutéflika lui-même vient se faire soigner en France.

        L’Algérie c’est comme le Venezuela, son économie et celle de la rente. 75% des besoins des ménages et des entreprises viennent des importations de l’étranger. 
        La corruption, comme institution , fait baisser les IDE.

        Le climat des affaires est une catastrophe. Selon la Banque mondiale, l’Algérie est classée 152e sur 185 pays pour les facilités accordées à l’investissement. 82e pour la protection des investisseurs , 156e pour le lancement des entreprises , 129e pour l’obtention d’un crédit, 129e pour un permis d’exportation , 126e pour l’applications des contrats, 170e pour la procédure du paiement des impôts etc. 
        Pour l’Indice mondiale de l’innovation , 125e sur 125 pays. Pour la science, l’enseignement etc l’Algérie n’est pas à la hauteur des espoirs placée en elle. 

         Vous voyez que cela n’a rien à voir avec les Juifs, les Américains ou d’autres, regardez la Chine, l’Inde, le Brésil.etc. L’algérie est un pays riche mais avec une population pauvre. Le Nigéria est un pays riche , il vient de passer devant l’Afrique du Sud pourtant 55% de la population vit dans la misère et le conflit. Les Juifs , les Américains et les Occidentaux ne sont pour rien.
        Aujourd’hui c’est La Chinalgérie et la Chinafrique. qui doivent vous interpeller. 
        N’oublier pas la démographie de l’Algérie. Bientôt une grande partie de la production du pétrole sera consommée dans le pays. 

        Arrêtez d’accuser les autres et mettez-vous au boulot. Pour qu’il y est une démocratie dans un jour lointain , il faut que les intellectuels , les écrivains, philosophes etc indiquent la voie avec courage. Depuis les indépendances , les Arabo-musulmans accusent les autres , jusqu’à quand ? Voyez comment les mal nommés « Printemps arabe » ont fini dans le chaos. L’ancien Premier ministre Algérien Ahmed Ouyahia, lui est allé fort « Le Printemps Arabe est l’oeuvre du sionisme et de l’OTAN ». Le pauvre tunisien vendeur de légumes Mohammed Bouazizi, dont l’immolation a déclenché les révoltes arabes était en fait un espion du Mossad et de l’OTAN. Pourtant , la presse ,les médias et les TV arabo-musulmanes chantaient les louanges des révoltés sans savoir qu’ils étaient guidaient par le Mossad et l’OTAN. Pauvres pays arabo-musulmans !


         

        • Hamed 19 mai 2014 21:17

          Merci Jonas,

          Pour ces éclaircissements. Sauf que je vous dis que personne n’est né savant, ou intellectuel, ou est né « ignorant ». C’est une question de conjoncture, de situation sociopolitique. Si les Juifs sont biens servis par la Providence, c’est qu’il y a un Esprit qui veille et qui a veillé sur eux depuis la nuit des temps. Et je pense que les Juifs ont beaucoup apporté à l’humanité. Mais ils ont aussi apporté des mauvaises choses au monde. Le problème palestinien qui n’est toujours pas réglé.
          Cela étant, mon analyse, si elle traite de l’Algérie, elle reste surtout « planétaire », dans le sens qu’elle englobe tous les continents du monde, tous les pays du monde. Ce qui me semble que vous n’avez pas compris, et je pense que vous répondez à côté.
          Vous n’apportez pas une réflexion constructive, à la hauteur des enjeux visés sur le plan géoéconomique mondial dans cette analyse. Par conséquent, si vous apportez une critique objective et qui a trait aux problèmes invoqués dans cette étude, je vous répondrez avec plaisir. Mais si c’est écrire pour écrire en ressassant des arguments tirés d’internet, je ne vois pas ce que vous apportez de plus à cette analyse.

          Merci encore pour ces informations.
          L’auteur


        • OMAR 20 mai 2014 00:19

          Omar33


          @Jonas :« Je reviens à l’Algérie, une Algérie sans juifs... ».

           Si l’on pouvait remonter dans le temps, il serait possible que les juifs d’origine algérienne soient plus algériens, plus de souche que ma famille et aussi et peut-être, que la majorité des algériens...

          Et nous ne les avons jamais rejeté ou ignoré.
          Ce sont eux qui, par la grâce de ces scélérats décrets « Crémieux » du nom d’un de leur député coreligionnaire, ont quitté la mère-patrie et épousé corps et âme la citoyenneté du colonisateur... 
          Alors, arrêtez de frelater l’histoire et allez vous instruire convenablement...

          «  Pas de juifs dans les finances, banques , entreprises , grandes ou petites, pas de juifs dans les exportations et importations, ... ».

          Dites-moi, ce sont des juifs qui font marcher les banques japonaises, coréennes ou allemandes, par exemple.. ???.

          Par contre, oui, c’est bien eux qui étaient à la tête des banques américaines.
          Ces mêmes banques qui sont à l’origine de la crise économique mondiale et des drames que vivent de nombreux pays...

          Aussi, ne jouez pas au troll en tentant la diversion et, plus grave, en suggérant un antisémitisme permanent des musulmans,

          Juste pour votre gouverne, le premier conseiller de M6 au Maroc est André Azoulay et en Iran, la communauté juive possède son député.


        • Jonas 20 mai 2014 12:20

          @ Réponse à Hamed.

          « Sauf que je vous dis que personne ne né savant, ou intellectuel , ou né » ignorant« c’est une question de conjoncture , de situation sociologique ». Personne ne peut contester ce jugement ou sentence, moi le premier.

          En revanche , vous ne pouvez pas nier le fait que des hommes ( genre humain) puissent dans leur culture ou tradition privilégiaient , l’étude, le savoir et les connaissances par rapport à d’autres. Ce n’est ni une question de supériorité ni d’infériorité.
          Le Pakistanais, Dr Farrukh Salleem le reconnaît dans un long article, extraits :
          Pourquoi les musulmans sont impuissants ?
          Réponse : Parce que nous ne sommes pas capables de diffuser le savoir .
          et de conclure : Pourquoi les musulmans sont si impuissants ?
          Réponse : Le manque d’éducation.
          Tout ce que nous faisons c’est prier Dieu, toute la journée et blâmer tout le monde pour nos défaillances.
          M. Farrukh Saleem, ne parle ni de supériorité ni d’infériorité mais d’« EDUCATION »

          Des juifs dites-vous ont apporté beaucoup l’humanité. Mais des mauvaises choses. Mais Ahmed , tous les groupes humains dans leur histoire apportent des bonnes choses et de mauvaises choses. Voyez les Arabes , avec leur science-mathématiques, astronomie, philosophie, géographie etc autrefois et voyez les arabes d’aujourd’hui.

          Est-ce qu’il faut incriminer tous les arabo-musulmans de la violence et de la terreur dont ils sont coutumiers depuis l’époque du Prophète , avec l’expansion et les exactions commises. Aujourd’hui encore en 2014, ce sont les arabo-musulmans qui se massacrent entre eux comme autrefois . Ces arabo-musulmans non seulement sont incapables de vivre en paix chez eux mais sont les auteurs de terrorisme dans les pays où ils sont des hôtes. Paris-Boston-Londres-New-York-Amsterdam etc. 
          Il vous suffit de voir ce qui se passe en Syrie , avec les 162 000 morts et les destructions de villes et les violent ériger en système de guerre. Les bombardement de la population civile par l’aviation de Bachar Al-Assad à coups de barils bourrés de dynamite , même les palestiniens ne sont pas épargnés puisque 1200 sont morts et des centaines de blessés, voir le camp de Yarmouk.


          Je vous rappelle , vous qui parlez de « géopolitique » qu’en 1916, ni Israël, ni la Jordanie, ni le Liban, ni la Syrie, ni l’Irak , ni le Koweït, ni l’Arabie saoudite n’existaient en tant qu’Etat. Alors !

          Quant à la Palestine, objet de diversion des pouvoirs arabes et musulmans. C’est en premier lieu de la responsabilité des pays arabes , qui ont refusé la résolution 181, qui avait proposé un partage : Un Etat, JUIF- Un Etat Arabe et un Corpus separatum. Pourquoi ont -ils refusé ce partage pour y revenir aujourd’hui ? Après l’armistice de 1948, Gaza fut occupée par l’Egypte et la Cisjordanie et Jérusalem -Est par la Transjordanie ( Jordanie aujourd’hui) cette dernière a purement et simplement annexé les territoires. Qui a empêché ces deux pays arabo-musulmans de créer un Etat palestinien dans les territoires entre leurs mains ? Pourquoi une fois la défaite consommée de juin 1967, le monde arabo-musulmans se réveille pour un Etat Palestinien. Mais qu’ont-ils fait de 1948 à 1967 ? Soit 19 ans rien. 

          Je suis pour un Etat , Palestinien , je l’ai déjà dit et écrit a plusieurs reprises, parce que c’est une question de justice. 

          Vous parlez de la résolution du conflit Palestinien , vous avez raison.
          Mais pourquoi le Maroc et l’Algérie ne règlent pas le conflit du Sahara occidental, alors qu’ils sont deux peuples arabes et musulmans ?

          Pourquoi les arabo-musulmans qui sont pour un Etat , palestinien , ne militent pas pour un Etat Kurde lorsque ce peuple ( + de 32 millions de personnes )est partagé entre deux pays Arabes et deux pays musulmans ? 

          Pourquoi les pays arabo-musulmans qui sont épris de justice ne demandent pas à la Turquie de quitter Chypre Nord occupée ? 

          Pourquoi les Arabo-musulmans ne prennent pas faits et causes pour la Tchétchénie, le Daguestan, Ingouchie ?

          Pourquoi les arabo-musulmans ne condament -ils pas la Chine pour ce qu’elle fait en Xinjiang contre les Ouighours , pourtant musulmans ? 

          Pourquoi les Arabo-musulmans ne condamnent -ils pas ce que fait la Birmanie depuis des décennies aux Rohingyas , ces musulmans asiatiques ?

          Parce que le coeur des Arabo-Musulmans sélectionne les bonnes et les mauvaises causes . La Palestine est une bonne cause et les autres n’ont aucune valeur. 
          Un autre exemple dans le conflit syrien, le gouvernement Libanais accepte les réfugiés syriens et s’oppose à l’entrée des Palestiniens, pourtant le Liban se dit défenseur des palestiniens ?

          La Palestine , sert aux masses des pays arabo-musulmans de se défouler et aux pouvoirs en place de canaliser les mécontentements , les frustrations, le mépris ( Hogra) dans lesquels ils maintiennent , les masses arabo-musulmanes, affamées, fanatiques et analphabètes. Ces masses qui fuient leur pays au péril de leur vie , auraient dû poser des questions sur les régimes arabo-musulmans. 
          Comment des femmes et des hommes acceptent de mourir plutôt que de vivre dans le pays de leur propre pays ?

          Quel exemple vous pouvez donner aux Palestiniens qui n’ont pas de ressources naturelles et dont le pays est pauvre ? 
          L’Algérie  comme d’autres pays ,malgré une richesse insolente , n’arrive pas à maintenir ses jeunes dans le pays. Harragha est bien un terme Algérien ? 

          Je suis tout prêt à entamer avec vous sur ce site , la situation économique et politique de chaque pays arabe et musulman. 
          C’est de cela qu’il s’agit et non pas de ce lancer dans des discours des pouvoirs des Etats-Unis-Chine-Russie-Inde etc . Cela vous évite de regarder le chaos ou beigne le monde arabo-musulman.
           La géopolitique c’est l’étude de la géographie et de la politique, alors parlons de la géographie et de la politique du monde arabo-musulman, avant de chercher les excuses ailleurs. Je suis a votre disposition.
          Parlons de la situation des pays arabo-musulmans en comparaison des pays comme la Chine-l’Inde,le Brésil, Hong Kong, Singapour, Japon-Israël et d’autres.
          En dehors des slogans creux répétés depuis les indépendances. Ce qui compte au XXIe siècle , ce sont les Universités, les innovations,les recherches , les découvertes etc. Ce n’est pas la richesse des hydrocarbures qui fait la puissance d’un pays mais la richesse de ses hommes. Regardez tous les classements internationaux et mesurer le retard des pays arabo-musulmans.
          Vous pouvez accuser , les juifs, occidentaux, américains , martiens etc cela ne résout en rien la situation économique, sociale,politique , médicale de vos pays.


          • Jonas 20 mai 2014 15:51

             Réponse a Omar.

            1) En ce qui concerne l’antériorité des Juifs sur presque toutes les terres aujourd’hui islamisées,cela ne souffre aucune contestation. Les Juifs étaient en Algérie vivant avec ,les berbères et kabyles bien avant l’expansion de l’islam. Cette expansion s ’est faite comme l’écrivait le poète kabyle chaoui, Kateb Yassine dans le sang et les larmes et à coups d’épée. Les manuels scolaires ne vous en parlent, je me permets de vous rappeler le « Pacte d’Omar » et ses conséquences sur les juifs et les chrétiens en terre d’islam. Ce Pacte reposait sur les préceptes du Coran du temps du Prophète et de ses successeurs en vertu de la Dhimma, qui considérait les non-musulmans comme des personnes de secondes zones et devant être soumises aux musulmans.

            Concernant les Juifs d’Algérie, un témoignage de William Shaler , consul général des Etats-Unis à Alger 1830.
            « Les Juifs ont à souffrir d’une affreuse oppression. Il leur est défendu d’opposer de la résistance quand ils sont maltraités par les musulmans, quelle que soit la nature de la violence. Ils n’ont pas le droit de porter une arme quelconque, pas même de canne. Ils ne peuvent sortir de la ville ,sans en demander la permission, que le mercredi et le samedi. ( l’Etat d’Alger considéré sous les rapports politiques , historiques et civil, Claude Bontemps, 2001, page 218.

            2) Si vous connaissiez votre histoire d’Algérie , vous aurez su , que le décret » Crémieux« n’était pas accepté par les juifs religieux qui tenaient beaucoup à leurs privilèges, du fait qu’a l’époque l’on vivait en communauté religieuses., tribus, clans etc. Le même décret Crémieux de 1870 autorise les musulmans s’ils le désirer de se naturaliser pour obtenir la nationalité Françaises. 
            Les Juifs même en renâclant se sont pliés au décret, qui leur permettaient de se moderniser et de s’ouvrir au monde. 

            Les seuls traitres, les seuls sans honneur , ni fierté ce sont les Arabo-musulmans , qui trahissent le combat de leurs grands-pères et de leurs -pères ,qui se sont battus les armes a la main pour obtenir l’indépendance , et leurs petits-fils et leurs fils fuient le pays , pour venir se réfugier ,chez l’ancien colonisateur , au lieu de rester dans leur pays pour le construire. 
            Sur 140 000 naturalisations par an en France , 80% sont des arabo-musulmans . Où est l’honneur ? Où la fierté, ? Où est la dignité ? Avoir combattu les Français pour venir se planquer en France est devenir un » Immigré« plutôt que citoyen dans son pays. 
            Vous critiquez les Juifs , parce qu’ils ont été en avance sur vous. Aujourd’hui ce sont les Algériens qui viennent demander la naturalisation ou des » VISAS"pour entrer en France. Faites une Fatwa, pour ceux qui viennent en France se réfugier. 
             . 

            3) Je vous remercie vivement, vous êtes bien tombé dans le piège. 
            J’avais signalé que les pays Arabo-musulmans n’avaient pas de , banquiers juifs, de financiers juifs , de responsables de grandes et petites entreprises juives etc , pourtant ,ils sont dans une lamentable situation économique, chômage, manque de logement, manquent d’hôpitaux, de soins, éducation pitoyable etc. 

            Et vous répondez, avec juste raison que ce ne sont pas les Juifs qui font marcher les banques, Japonaises, coréennes et Allemandes. 
            Donc les arabo-musulmans sont en faillite dans tous les domaines bien que sans juifs, l’ Allemagne , Corée du Sud, Chine-Inde et Japon sans Juifs sont plus florissants que les pays arabo-musulmans.

            Des deux côtés sans juifs, les premiers dans l’échec , les seconds dans la réussite. 

            Alors pourquoi les pays Arabo-musulmans accusent les Juifs de leurs maux ?
            Pourquoi les pays Arabo-musulmans accusent les Juifs de leurs défaillances ?
            Pourquoi les pays Arabo-musulmans ne concèdent-ils pas que tout vient de leur manque de capacité à vivre dans une époque qui demande beaucoup de savoir et de connaissance.
            Certes des banques dirigées par des Juifs ont eu des problèmes , comme des banquiers , en Malaisie, Indonésie, dans les Emirats du Golfe et même en Algérie. D’autres banquiers ont réussit. De toute manière qu’est-ce que les pays Arabo-musulmans ont avoir avec la Crise. Selon la Banque Mondiale les Avoirs des pays du Golfe ont augmenté pendant cette période de + de 60%, soient 1600 milliards de dollars , quant à l’Algérie , elle a payé toutes ses dettes et se trouve avec 200 milliards de dollars. Ce qui n’empêche pas la situation quotidienne de se dégradée et de +en + de personnes cherchent à fuir. 

            4) Je m’appuie toujours sur des faits , que je recoupe avec d’autres sources. Les Pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont les plus antisémites. A cause de l’enseignement du Coran , des frustrations, humiliations , ressentiments, haine de soi et des autres. Des échecs, du panarabisme-panislamisme -nationalisme et aujourd’hui l’échec de l’islamisme. qui pointe. Pour cela il faut un ou deux coupables. 
            Quelque chiffres des pays Arabes les plus antisémites. De l’ antisémitisme sans Juifs.
             1) La Cisjordanie et Gaza 93% ( On n’a le droit d’être anti/Israélien, pourquoi juif)
            2) Irak 92%
            3)Yémen 88%
            4) Algérie 87% 
            5)Libye 87% 
            6) Koweït 82% etc 
            En fait vous arabo-musulmans, vous demandez de ne pas faire d’amalgame entre un tueur islamiste, un assassin djihadiste, un égorgeur taliban , un kamikaze salafiste , un poseur de bombe frère musulman avec un arabo-musulman vivant sa foi tranquillement et sans bruit. 

            Mais vous arabo-musulmans , pourquoi faites vous des amalgames : ,tous les juifs, tous les occidentaux , tous les Américains, tous les Israéliens etc ? 
            Ce que vous ne voulez pas pour vous ne le faites pas pour les autres.

            Pour l’Iran , le député est désigne , il est dans le quota du Guide ( Entre 18 000 et 20 000 juifs vivent en Iran. Mais aucun n’exerce un emploi dans l’administration)
            En Turquie y vivent entre 15 000 et 21 000 juifs. 

            C’est dans ces deux pays nos Arabes que vivent des communautés juives importantes. 
            Pour le Maroc 350 000 y vivaient, aujourd’hui moins de 2000. La tradition chérifienne a toujours eu des conseillers juifs. Même Arafat avait un conseiller financier juif. 
            En Algérie vivaient 150 000 juifs aujourd’hui moins de deux cents.

            Toujours est-il que 900 000 juifs ont été chassés ou ont quitté les pays Arabes. Aucun d’entre eux n’accepte d’être qualifié de réfugié et chacun a refait sa vie
             
            . Aujourd’hui en 2014 c’est l’immigration galopante venant des pays arabo-musulmans qui pose problème. Pourtant ces personnes sont arabes et musulmanes, ont les mêmes traditions, les mêmes meurs , la même religion, pourquoi quittent-elles leurs pays , sont elles des traitres comme vous dites des juifs ? 












            • Gonzague Gonzague 20 mai 2014 16:24

              « Alors pourquoi les pays Arabo-musulmans accusent les Juifs de leurs maux ?

              Pourquoi les pays Arabo-musulmans accusent les Juifs de leurs défaillances ?
              Pourquoi les pays Arabo-musulmans ne concèdent-ils pas que tout vient de leur manque de capacité à vivre dans une époque qui demande beaucoup de savoir et de connaissance. »

              Parce que c’est plus facile, dans un premier temps, mais surtout bien plus rapide. 

              Imaginez qu’il vous faille traduire dans une simple interjection publicitaire et fédératrice votre désarroi face à une situation qui vous échappe. Imaginez-vous le slogan : « C’est la faute aux élites corrompues qui n’ont jamais, par paresse, opportunisme, collaboration avec l’Occident qui verrait d’un mauvais oeil une émancipation de pays producteurs de pétrole, sauté le pas et tenté d’améliorer le quotidien des populations dont elles avaient pourtant la charge » passe assez mal dans une manifestation, et même un article ainsi titré n’attirerait pas le chaland ni les foules friandes de simplifications outrancières. 

              Alors que : « C’est la faute à les Juifs ! », c’est bref, concis, fédérateur, ca a du punch, c’est un grand classique, tenez rien que le fait de le dire me donne envie d’incendier une synagogue. 

              On ne change pas une équipe qui gagne. 

            • Hamed 20 mai 2014 21:43

              Bonjour Jonas,

              Vous écrivez des pages et des pages, pour dire les mêmes choses sur les Arabo-musulmans. Vous en avez plein le cœur et je vous comprends. Mais ce n’est pas une solution pour vous de ressasser les mêmes critiques, dans tous vos commentaires, il n’y a que les Arabes ont fait ceci, les Arabes ont fait cela.
              Pensez-vous que dire en permanence les mêmes mots, les mêmes critiques vous avanceraient à quelque chose. Vous n’apportez rien de constructif, vous ne faîtes que débiter des données apprises par cœur sur les Arabes et leur situation sociopolitique et économique.
              Élevez le niveau, mon ami. Dîtes des choses constructives au lieu de débiter les critiques et les invectives sur les Arabo-musulmans. Cela ne peut que vous rendre malheureux sans que vous ne compreniez l’histoire de l’humanité.
              Voilà, mon ami, ne soyez trop fermé, trop sur les Arabo-musulmans dont le processus historique dans lequel il se trouve est appelé à évoluer, à grandir inéluctablement. Comme la diaspora juive qui, après 2000 ans d’errements, et souffert le martyr, s’est constitué un État en Israël.
              Et cet État ne pourra jamais être viable s’il ne va pas dans le sens de l’histoire, puisqu’il y a un autre peuple qui cherche à prévaloir sur terre d’asile.
              Voilà, mon ami, c’est à ces solutions qu’il faut plancher et faire comprendre aux autres la meilleure manière d’arriver au lieu de répéter des critiques stériles contre les Arabo-musulmans sans qu’elles ne suscitent de visions nouvelles, ou simplement des mots sensés. La critique n’apporte rien si elle n’explique pas pourquoi les tares de telles choses ou telles autres.
              Voilà, mon ami Jonas ; Réveillez-vous !

              Cordialement
              L’Auteur


            • Jonas 21 mai 2014 09:25
              Bonjour Hamed.

              Je suis obligé de le faire , puisque selon le Programme des nations Unies pour le développement ( PNUD) plus de 45% des Arabes sont analphabètes et plus chez les femmes. Des gens comme vous , ayant fait quelques études , vous vous prenez pour un intellectuel alors que vous n’êtes qu’un simple fonctionnaire de la propagande. La preuve, vous ne vous souvenez-pas de ce que vous écrivez. C’est vous qui comme les fonctionnaires des pays arabes, vous ne pouvez pas regarder en face la réalité de ces pays sans accusez les autres, La colonisation, les Occidentaux , les Américains, les Juifs un jour, les Sionistes un autres etc. 

              Les intellectuels de nos pays, occidentaux n’hésitent pas à critiquer leurs gouvernants , en s’attaquant à leurs erreurs, leurs prises de positions , leurs déclarations. 
              Les gens comme vous, qui prétendent jouer un rôle d’éclaireur, se comportent comme des lâches et même deux fois lâche. 
              Dans vos pays, vous vous taisez, vous êtes frappé de cécité. sur la misère, morale et physique, sur la corruption , le népotisme , le mal vivre , la fuite etc. 
              Et en Occident, dont vous êtes un simple hôte, vous vous lancez dans la critique sans limite de nos pays de leurs défauts et leurs manquements.

              Comme si vous êtes bien placé pour cela. 

              Mais nos pays n’ont pas besoin de gens comme vous , nous sommes bien pourvus. Ce sont vos pays dans le chaos qui ont besoin d’une certaine acuité intellectuelle , d’une analyse pertinente et c’est ce que je fais et rien d’autre. J’écris ce que les arabo-musulmans ne font pas par peur.

              Vous vendez vos salades avariées à des malades mentaux et vous en faites des djihadistes et des criminels islamistes , ce sont des gens comme vous qui armez leur cerveau , en leur expliquant, que tout ce dont ils souffrent c’est la faute, des Occidentaux , des américains , des juifs etc. 

              La première souffrance infligée aux pays arabes c’est d’avoir des gens comme vous comme intellectuel lâche. Parce que vous ne faites pas un constat et une analyse réels des pays arabes depuis les indépendances. 

              Moi, je vous interpelle, encore une fois , abordons tranquillement , l’état économique, social, politique de chacun des pays Arabes ?

              En ce qui concerne , l’Occident , nous sommes une démocratie, une démocratie, avec une presse libre, une libre expression. Des intellectuels qui ne se gênent pas d’attaquer les hommes politiques même ,hélas , dans leur vie privée. Certes une démocratie imparfaite , mais une démocratie. ( Ouvrez les yeux sur vos pays Arabes et musulmans)

              Ce sont vos pays en retard de quatre siècles , comme le disait Gamal al-Banna qui moi, m’intéresse, je suis plus porté sur les trains qui arrivent en retard que ceux qui arrivent à l’heure. 

              la Palestine ne peut pas vous servir de tapis , pour mettre vos ordures. Le Liban, interdit + de 70 professions aux Palestiniens bien qu’Etat Arabe. Le même pays sélectionne les entrées des réfugiés venant de Syrie et refoule les Palestiniens en plein conflit. A Yarmouk, plus de 1200 palestiniens ont été tués par l’arabo-musulmans Bachar Al-Assad. Le même Bachar a affamé le camp des palestiniens, poussant certains à manger des chats et des rats. l’Egypte pays Arabe et musulman ferme sa frontière aux Gazaouis et interdit le Hamas ( Frère musulman)
              Votre pays l’Algérie , pourtant riche, refoule des syriens au point que le Maroc doit intervenir en critiquant ce comportement bizarre.
              En Irak ,les palestiniens sont persécutés par l’armée de Maliki et subissent des exactions.

              Hamed, la géopolitique ce n’est pas seulement de critiquer , les Occidentaux et les juifs et d’encenser Poutine sans rien comprendre a sa la politique. Vous le soutenez simplement parce qu’il est anti occident , mais vous oubliez qu’il veut défendre l’Occident Chrétien, ce qui lui permet de tuer tranquillement les musulmans de Tchètchènie, du Daghestan, de l’Ingouchie et ailleurs avec le silence complice de la Ligue Arabe et de l’Organisation de la Coopération Islamique. 

              Quant à l’humanisme et aux respect des êtres humains , je m’en occuperait lorsque les pays arabo-musulmans appliquerons ses valeurs occidentales dans leur pays d’une manière concrète. La duperie de ces pays se trouve au Conseil des droits de l’homme , car c’est l’ensemble des pays arabo-musulmans qui a voté pour le Soudan et l’Iran d’être présents dans ce ConseiL

              Humanistes et respectueux des droits de l’homme devant les médias Occidentaux une fois au pays c’est la poubelle.

              Comme le disait Malraux, l’homme n’est pas ce qu’il dit mais ce qu’il fait.

              Encore une fois Hamed, je vous invite à discuter du pays Arabe ou musulman de votre choix sans chercher à accuser les Occidentaux, les Américains , les sionistes . Abordons seulement ce que le pays choisit par vous a fait depuis qu’il a recouvrer son indépendance. C’est pourtant simple. Laissez la philosophie de côté et parlant politique dans le sens de la direction des hommes.



               


              • Hamed 21 mai 2014 22:09

                Bonjour Jonas,

                Encore une fois, mon ami Jonas, réveillez-vous et arrêtez d’invectiver les Arabo-musulmans. Vous êtes ridicule sans que vous le sachiez et ce n’est pas pour vous blesser que je vous dis cela.

                Vous m’obligez à le dire comme vous le faîtes. « Fonctionnaire de la propagande, des gens comme vous, ayant fait quelques études, vous vous prenez pour un intellectuel. C’est vous qui comme les fonctionnaires des pays arabes, vous ne pouvez pas regarder en face la réalité de ces pays sans accusez les autres, La colonisation, les Occidentaux , les Américains, les Juifs un jour, les Sionistes un autres.  » Etc.

                Et vous me dîtes sans me connaître « Dans vos pays, vous vous taisez, vous êtes frappé de cécité. sur la misère, morale et physique, sur la corruption , le népotisme , le mal vivre , la fuite etc. 
                Et en Occident, dont vous êtes un simple hôte, vous vous lancez dans la critique sans limite de nos pays de leurs défauts et leurs manquements.
                 »

                Mais, mon ami, j’écris d’Algérie, et je n’ai pas mis les pieds en France depuis au moins neuf ans. Et ce ne sont pas les invitations qui manquent en France, en Allemagne... Mais je ne suis pas intéressé. Peut-être un peu casanier, et j’aime mon beau soleil d’Algérie. La dernière fois où j’étais à Paris, il faisait un froid de canard, verglas la nuit, etc.

                Mais d’Algérie, j’apporte une pierre à l’édifice qu’est l’humanité entière. Et mon message ne s’adresse pas seulement à nos gouvernants mais à l’ensemble des gouvernants du monde et de leurs élites. Cherchez mon nom par Internet, vous le trouverez dans les grands journaux algériens où il y figure en bonne place - mes contributions participent au débat national -, que dans de nombreux sites étrangers. Mes analyses sont reprises et publiées sans qu’on m’en avertisse dans des centaines de sites Internet. Un jour, j’ai voulu voir combien de sites ont repris des analyses, je n’ai pu les compter. Et c’est tant mieux que mes analyses poussent à être étudiées, comme vous le faîtes vous-même dans vos commentaires mais avec des invectives, voire des injures.

                Mais je pense pour la peine que vous prenez à m’écrire et les pages que vous allongez, je me dis que mes analyses dérangent vos certitudes. Et c’est parce que vous n’admettez pas ce qui est en vous, qui est réel et contre lequel vous vous opposez de toutes vos forces, parce que moi " je ne suis que celui qui rappelle ces forces insidieuses qui vous travaillent au plus profond de vous-même, en somme je suis une image " contre laquelle vous projetez sur moi, sur cette image, vos incertitudes. Ce qui explique vos invectives et vos insultes.

                Voilà, mon ami. Essayez de vous comprendre, de vous réveiller de ce mauvais rêve des autres. Et précisément parce que je perturbe vos certitudes, que mon message passe très bien chez vous.

                D’ailleurs, dans mon site www.sens-du-monde.com , j’ai remarqué que beaucoup d’Israéliens me lisent, et c’est très bien. Mon message en réalité s’adresse à l’humanité entière. Beaucoup de Chinois me lisent, des Anglais, des Allemands, récemment de nombreux Ukrainiens sont entrés dans mon site, et les statistiques dont est doté mon site le prouvent. Beaucoup passent plus d’une demi-heure à lire mes articles, certains plus d’une heure. Et de toutes nationalités, de tous les continents.

                Au lieu de gémir et récriminer, Jonas, développez vos idées dans des articles conséquents, ce qui nous permettra de vous lire, de comprendre votre vision des événements qui se jouent aujourd’hui, et de ce que vous pouvez apporter de plus à tout ce qui s’écrit, à tout ce qui cherche à éclairer le monde, son devenir, notre devenir pour être plus juste qui est commun, qu’on le veuille ou non à l’ensemble des pays du monde. Chaque pays reçoit des conséquences de l’autre, d’une manière ou d’une autre.

                Voilà, mon ami, si vous ressassez toujours les critiques, les répétiez à longueur de vos commentaires au point qu’ils deviennent du copier-coller, je ne pourrais vous répondre. Quant à l’étude des économies arabes, elle ne relève de mon domaine de recherche.

                Si vous avez des questions précises sur la crise économique mondiale, et les crises à venir, je suis à votre disposition. Et surtout élevez le niveau intellectuel et trêve d’invectives et d’insultes. Ce n’est pas faire preuve de maturité intellectuelle.

                Cordialement
                L’Auteur


              • Jonas 22 mai 2014 14:52

                Bonjour Hamed. 

                Je prends acte, que vous résidez dans votre beau pays l’Algérie, que le hasard de la vie m’a fait connaître.
                Pardonne-moi, sur ce site + de 80% des articles sont dédiés à la politique nationale ou internationale et quelquefois à l’économie. 
                Vos articles doivent être lus sur des sites par des internautes qui veulent se conforter et trouver les causes et les responsables de leurs difficultés a savoir, les Occidentaux, les Américains ou les Juifs. Vous leur donnez la solution clé en mains. 
                Les seules analyses que je déplore et auxquelles je réponds sont celles qui finissent par trouver des boucs émissaires et des complots aux problèmes d’un pays ou de plusieurs pays. 
                La France, souffre depuis des décennies de réformes courageuses, de manque de connaissances économiques de la plupart de ses hommes politiques comme des Français ,qui sont les bonnets d’âne dans cette discipline. Des impôts trop lourds, comme cette préférence pour le fonctionnariat que pour la création d’ entreprises etc. Des syndiqués plus nombreux dans la fonction publique que dans les entreprises privées. Un code de travail le plus lourd de l’Union européenne. Des partis qui se disent révolutionnaires, mais des révolutionnaires avec les prestations sociales , retraite a 60 ans. Des partis trotskistes , communiste et d’extrême droite avec des programmes économique débiles. Bref dire cela, ne fait pas de moi un mauvais Français ou un homme qui n’aime pas son pays. Mais c’est la réalité. 
                Donc quand je critique les pays arabes ou musulmans , ce n’est ni par détestation ou haine , mais par constatation, tout simplement. Ce sont les pouvoirs que je mets en cause, pas les peuples. 
                Je suis désolé , je n’ai pas la tête dans les nuées, je reste terre à terre et regarde les pays tels qu’ils sont. 
                Et avant de faire des discours sur le devenir du monde , il faut d’abord que les pays qui composent un Continent se réconcilient se fédèrent et commercialisent beaucoup entre eux. Voyez le pourcentage commerciale entre pays du Maghreb entre eux et les pays Africains entre eux, avant d’embrasser les autres Continents qu’il ne faut pas négliger pendant ce temps. 
                J’ai déjà beaucoup de mal a avoir une vision correcte du monde et de la crise actuels pour me projeter dans le monde de demain et les crises a venir.
                Essayez dans vos nouveaux articles de porter votre acuité analytique sur la crise économique,politique , sociale , industrielle, recherche , culturelle et cultuelle d’un pays sans trouver les boucs émissaires et des complots. C’est du passé !
                l’Algérie et le Venezuela souffrent des mêmes causes bien en dehors des distances tout les séparent . Et ces deux pays donnent raison à Jean Bodin ( 1529/1596) « Il n’est de richesse que d’hommes ». C’est pour cela que j’insiste sur l’éducation dans les pays arabes et musulmans, c’est un impératif. Les pays Continents n’attendent pas. Dire cela n’a rien de péjoratif, les classements de l’ONU, le confirment.

                Bonne journée à vous.




                • Hamed 22 mai 2014 22:40

                  Bonsoir Jonas,

                  J’ai en face de moi un autre Jonas. Le vrai Jonas, le Jonas intellectuel. Que vous dire ? Sinon que j’apprécie beaucoup votre réponse. Je vous remercie même pour ces mots. J’ essaierai de suivre vos conseils. Cependant, vous devez ecrire des articles et peu importe comment ils seront, l’essentiel c’est de tenter d’exprimer votre incompréhension des problèmes du monde. Vous verrez que de votre esprit peut jaillir ce auquel vous n’avez jamais pensé. Personne n’est né devin.
                  Voila ce qu je peux vous dire. Heureux de vous avoir lu.
                  L’Auteur

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