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Accueil du site > Tribune Libre > Psychiatriser la vie ?

Psychiatriser la vie ?

 Psychiatrie de nouveau en question

___Une tristesse indéterminée, une mélancolie après un deuil, une nervosité soudaine sous l'effet d'une contrariété, une morosité tenace suite à un temps qui reste obstinément excécrable...Petits maux de la vie, sur lesquels parfois les mots n'existent pas...

Aléas psychiques de l'existence, qui ne peut jamais être un long fleuve tranquille... Petits maux d'une civilisation qui supporte de moins en moins bien les frustrations inévitables, obsédée par une image du bonheur (impossible) qui hante notre environnement médiatique et nos désirs profonds. __Faut-il en faire faire l'objet de traitements médicamenteux ? Psychiatriser, en plus des désordres psychiques majeurs, les mille et un problèmes existentiels ? Et pourquoi pas les problèmes sociaux ?...

__DSM, nouveau guide des maladies mentales, veut s'y employer, au grand dam de certains psychiatres à qui il reste encore un peu de bon sens et d'éthique professionnelle. L'existence tend à être médicalisée... dans ses dysfonctionnements normaux. Heureusement, des réactions se manifestent. "Aux Etats-Unis et dans de nombreux autres pays dont la France, la tension monte dans les milieux psy, à quelques jours de la présentation officielle de la nouvelle édition du DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), prévue au congrès annuel de l'Association de psychiatrie américaine (APA) qui se tient du 18 au 22 mai à San Francisco."

Le débat est vif entre spécialistes. 

_____Patrick Landman crie Stop DSM, la bible de la psychiatrie, déclarant : "La lutte contre ce détestable et dangereux DSM V est un long combat, mené dans le monde entier contre l'hégémonie imbécile d'une vision scientiste et d'une conception profondément réactionnaire de l'humanité et de l'esprit humain en général, de la folie et de la psychiatrie en particulier. La politique scélérate de Sarkozy qui visait à criminaliser la folie cf (En France, les Innocents vont en prison ), et dont il faut souligner que pour l'heure Hollande n'y a rien changé, s'accomode parfaitement de ce DSM V, manuel de pilotage automatique dicté par une industrie pharmaceutique toute-puissante à une psychiatrie qu'elle espère réduire à un statut subalterne. Une récente et très remarquable intervention sur France Info du psychiatre et psychanalyste Patrick Landman qui est à la pointe de ce combat en France mérite d'être écoutée attentivement ( ici)..."

__Silvagni dénonce , " la situation désastreuse des malades mentaux, qu'ils soient hospitalisés, en obligation de soins, ou encore comme c'est de plus en plus le cas après les lois scélérates votées sous Sarkozy : en prison. Quant à la psychiatrie, qui n'a plus d'internat, dont les infirmiers ne sont plus reconnus comme les vrais professionnels qualifiés qu'ils sont, et dont le budget est misérable : elle est à l'agonie, depuis que les DSM III et IV sont devenus, erreur fatale, la référence en matière de diagnostic et de prescription. Avec le DSM V dont on annonce la prochaine entrée en vigueur, désormais il y a le feu. Voici le texte intégral d'une pétition. C'est un texte long, détaillé, qui ne peut se permettre de simplifier mais qui est accessible aux non-spécialistes au prix d'un effort pourtant nécessaire. De plus, ce texte révèle une situation sinistrée et peu connue de l'opinion publique : il mérite d'être lu attentivement par toutes celles et ceux qui savent à quel point ce qui se joue dans le domaine de la santé mentale, et ce qui s'ourdit contre les plus vulnérables d'entre nous, est annonciateur des pires dérives en matière de libertés individuelles..."

__La psychiatrie va mal. Elle est soumise à des dérives, à des pressions, perméable à trop d'intérêts..

Cette nouvelle édition, qui a coûté à l'Association américaine de psychiatrie 25 millions de dollars (19 millions d'euros), laisse... beaucoup à désirer sur le plan de la qualité scientifique, accusent les détracteurs du DSM-5. L'une des principales critiques, déjà ancienne, concerne la mainmise de l'industrie pharmaceutique sur les experts participant à l'élaboration du DSM. Ces collusions ont été notamment décortiquées par l'historien américain Christopher Lane, dans son ouvrage Comment la psychiatrie et l'industrie pharmaceutique ont médicalisé nos émotions (Flammarion, 2009), et plus récemment par le philosophe québécois Jean-Claude St-Onge, dans Tous fous ? (Ecosociété, 236 p., 19 euros). Allen Frances, professeur émérite à l'université de Duke (Caroline du Nord), qui avait coordonné le DSM-IV, note plutôt "les conflits d'intérêts intellectuels" des spécialistes des groupes de travail, "qui leur font voir les bénéfices possibles mais ignorer certains risques". Surtout, déplore-t-il, "le processus a été secret, fermé et incapable de s'autocorriger ou d'incorporer des réponses provenant de l'extérieur. Ainsi, les experts ont rejeté l'appel de 57 associations de santé mentale qui proposaient un examen scientifique indépendant".

______Le normal et le pathologique restent des concepts flous et relatifs, qu'il faut sans cesse redéfinir, dans le cadre d'une société donnée, à une époque donnée.

 

Il reste à repenser une psychiatrie plus libérée des impératifs des laboratoires et d'une vision étroitement positiviste et organiciste, une véritable anthropologie politique de la santé au sens global.


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56 réactions à cet article    


  • JL JL 23 mai 2013 11:04

    La folie ultralibérale a conduit à ce que ce ne sont plus les maladies qui sont le problème de Big Pharma, mais Big Pharma qui est le problème, pas seulement des malades, des biens portants eux-mêmes.

    « Sérieusement, vous croyez vraiment que Peugeot produit des voitures, Michelin des pneumatiques et Aventis des médicaments ? Bien sûr que non ! Ils produisent des profits. » (Jean-Pierre Berlan)


    • Fergus Fergus 23 mai 2013 16:36

      Bonjour à tous.

      JL a raison, le DSM 5 est une fumisterie qui, sous couvert d’avancée médicale dans la nomenclature des maladies mentales et autres affections psychiatriques, ne vise qu’à gonfler les superprofits des laboratoires en induisant de nouveaux traitements coûteux que rien ne justifie.


    • appoline appoline 24 mai 2013 18:12

      D’autant qu’il ne faut pas perdre de vue une seule chose : un diagnostic psychiatrique n’est que subjectif, à vouloir tout classifier, on passe à côté de pathologies qui s’imbriquent les unes dans les autres.

      On connaît peu le cerveau et les mandarins de la spécialité ont trop tendance à vouloir à tout prix coller une étiquette sur tous les maux et quand la pharmacologie s’en mêle, on arrive à des débauches de médications, c’est hallucinant (à prendre dans tous les sens du terme)

    • ZenZoe ZenZoe 23 mai 2013 12:03

      Je ne connais pas le sujet, donc je ne vais pas rester longtemps, juste pour dire que, au moins, si la psychiatrisation servait à quelque chose - mais non ! Les gens sont au contraire de plus en plus stressés, de plus en plus malheureux, de plus en plus suicidaires même.


      • appoline appoline 24 mai 2013 18:18

        Ne pas confondre psychoses et névroses. La plupart des français sont des névrosés qui s’écoutent un peu trop. Les conditions de vie plus faciles qu’hier font qu’à la moindre contrariété ils n’assurent plus et rejettent la faute sur la société, le voisin, le patron sans vouloir se remettre en cause.


        Vous rendez vous compte que pendant la dernière guerre, des gens ont vécu l’horreur la plus totale, des conditions de vie même indigne pour un chien ; si il y avait eu le même état d’esprit qu’aujourd’hui, tous auraient mis fin à leurs jours.

        Tout cela parce que les différents gouvernements ont déresponsabilisé le peuple, à force de légiférer sur tout et rien, on a enlevé à tous la possibilité d’assumer ses actes et ses conséquences maintenant plus personne ne tolère la frustration et créée un stress important

      • Gasty Gasty 23 mai 2013 13:36

        Proverbes pharmacologique : La patience et la persévérance dans le traitement finissent toujours par rapporter....


      • Fergus Fergus 23 mai 2013 16:38

        Bonjour, Lg.

        C’est très exactement ça ! Et si aucun frein n’est mis à cette dérive, il y aura dans 2 ou 3 ans un DSM 6 pourvoyeurs de profits encore plus juteux.


      • appoline appoline 24 mai 2013 18:22

        C’est tout le système qu’il faut revoir, d’’autant qu’on ignore l’interaction de plus de 3 molécules et quand on voit sur les prescriptions 10 ou 15 médocs, je n’ose imaginer le cocktail détonnant que cela fait. C’est une honte, on peut se demander ce que les médecins ont dans la tête ou ce qu’ils touches d’ailleurs


      • C EST DEJA FAIT DEPUIS LONGTEMPS LES FRANCAIS CONSOMMENT 4 FOIS PLUS D ANTI

        DEPRESSEURS ET ANXYOLOTIQUES QUE LES AUTRES EUROPEENS..........

        il y aurait 10 millions de « malades » dans les rues sans travail ou sans logement

        a manifester..pas sontre les gays MAIS CONTRE NOS ELUS CORROMPUS CUMULARDS ET

        LOBBYISTES...DES GROUPES DE LABOS MEDICAUX.........FABRICANTS DE..........MEDOCS


      • lulupipistrelle 23 mai 2013 13:27

        Bon, de l’avis de psys en exercice... leur fonction était autrefois en partie remplie par les prêtres...


        Les maladies mentales (ou physiques) s’installent sur des terrains fragilisés par l’environnement social, culturel et de plus en plus souvent économique. 

        • ffi ffi 23 mai 2013 20:55

          Les souffrances morales ne sont pas vraiment des maladies similaires aux autres et les petites pilules chimiques sont rarement la solution, au moins à long terme (j’excepte les cas d’urgence quand il s’agit de couper une bouffée délirante).
           
          Personnellement, je n’ai jamais connu de gens en état de souffrance morale dont l’état se soit amélioré durablement par une médication psychiatrique. Au contraire, cela semble même dans certain cas provoquer des dégâts irréversibles.
           
          Le gros des souffrances morales vient des ruminations intérieures, réminiscences mélancoliques de nos interactions sociales passées. Lorsque l’esprit est envahi par ces ruminations internes, l’homme devient complètement handicapé, il ne peut pour ainsi dire plus penser.

          Historiquement, les gens régulaient leurs ruminations par la prière à Dieu (Notre Père qui êtes aux cieux, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés). Cette manière de réguler les ruminations me semble très efficace en prévention.

          En effet, il ne me semble pas qu’il y avait plus de problèmes psychiatriques à cette époque sans psychiatres ni médicament qu’à notre époque avec psychiatres et médicaments (cela dit, il faudrait faire une étude complète pour en avoir le cœur net). La tendance actuelle serait d’ailleurs plutôt à l’augmentation des problèmes psychiatriques.


        • appoline appoline 24 mai 2013 18:24

          Détrompez vous, tout le monde peut décompenser, il n’y a pas vraiment de terrain de prédilection même si j’admets que certains sont fragilisés




        • daniel paul 23 mai 2013 13:44

          L’ Origine.Ou le chainon mental manquant.

          « Demi-tour on a tout saccagé ! »

           

           

          L’ Origine, ou l‘ Énergie Étrange

          La souffrance dite psychologique, amène à envisager de faire souffrir comme une sorte de cure maléfique qui marche un tout petit peu , genre j’essaye d’oublier , uniquement au moment ou je fais mal , et de ce fait comme toute drogue, je me dois d’augmenter la dose.

          A chacun de voir à qui cela peut s’appliquer.

          Moments vécus :

          Après ce moment qui s’est produit il y a environ 40 ans , déjà raconté vers 2009 ici même, environ un an plus tard se reproduisit un phénomène diffèrent quand à la forme, mais identique quand à la présence de cette Énergie Étrange, intense, envahissante.
          Le matin était glauque , nous étions avec mon ami dans une ville glauque et l’humeur était glauque, comme le temps ainsi que les personnes qui attendaient le bus. La pluie était si dense que nous étions là, à l’ abris bus mais sans attendre aucun bus.
          Avant de le savoir cette Énergie Étrange , je ne vois pas d’autres mots pour la « dire », cette Énergie Étrange était là . Comme la première fois ce ne fut pas une surprise , cela semble si naturel , dans l’ordre des choses , comme le pire est souvent là des que l’humain est concerné , le pire qui massacre je veux dire car ça aussi ça semble ...« surnaturel ».
           En tout cas ça n’est pas dans l’ ordre de la religion science, celle qui allait explique à l’ Origine ce qu’elle est , ni des autres religions non plus. Les techniques et sciences ont leur champ limité d’application , « l’énergie étrange » ne rentre pas dans leurs carcans, carcan pris à la fois dans le sens de limite comme la vie de mon corps a une limite , mais aussi dans le sens de prison, comme prisonnier de … !
          L’ Énergie Étrange ne s’accommode pas du glauque, du mal être, de peurs, de quêtes impossible , de frustrations, ni même étrangement d’ opinions binaires oui ou non, j’aime ou je n’aime pas, cette binarité a un intérêt ailleurs , comme bleu ou blanc dans la cuisine ? Question existentielle redoutable en effet ! ….
          Il se passe ceci, cette énergie me fait regarder les choses en profondeur, et dans cette profondeur il y a « quelque chose » d’une intensité au delà de l’ordinaire ,au delà des formes perçues par l’œil, par l’intellect, la pensée , la mémoire. Voila pourquoi je parle d’Origine. Est ce l’Origine ultime ? ça évidemment je l’ignore !
          Quand l’ Énergie Étrange est là , les autres « sensations » de peurs, frustrations et tout le reste ne sont plus là…l’ Intelligence ne vit pas avec la mesquinerie, mais l’intelligence de l’ Énergie Étrange à sa propre vie, sa propre « raison » , sa propre démarche, apparemment elle n’obéit à rien que je perçoive et surtout pas à ce « moi » mesquin et va t’en guerre, surtout pas, ils ne peuvent vivre ensemble, quand le mesquin est là, l’ Énergie Étrange n’est pas.
          Enfin si il doit être là ,car l’analyse est partie intégrante du fait de la vie et de la survie physique qui est de sa compétence bien sur , mais elle ne fait plus le dictateur qui sait tout sur tout, qui a toujours raison , et qui veut s’imposer à toute la planète y compris au prix de l’horreur ultime sans cesse renouvelée…la vie du « moi mesquin « est souffrance , joie de réussir un but mais de suite suivit par la peur de perdre et la frustration de recommencer.
          Même derrière le rire de l’adulte il y a une souffrance perceptible et ceci est souvent, voir tout le temps, nié , par peur de souffrir encore plus, par peur de perdre définitivement les pédales car je sens bien que de cette vie , je n’en veux plus TELLE QU’ELLE EST ,bref finalement par peur d’avoir.....peur !
          Alors je veux bien vivre une vie, mais surtout pas celle imposée par Bricolais Shako ou même Pharaon .( la correction genre automatique m’a donné ce résultat étrange quand j’ai écris le nom d’un certain président , c’est très drôle je trouve, alors je le laisse ainsi)
           
           
           Je sens monter comme une allergie , salvatrice ? ; allergie à la laideur du monde tel qu’il est mais aussi et surtout allergie à ce que ma vie est, monde collectif bâti ensemble, et cette vision me fait peur, me fait peur qui en réalité veut dire que j’essaye de la réfuter, mais ceci ne marche jamais bien sur, la pensée analytique est effective uniquement pour aller ici ou là ; ou pour physiquement faire ceci ou cela..La peur est la fuite de ce qui est perçu et ce qui est perçu est que pour changer radicalement ça va impliquer de ne plus chercher la sécurité absolu de mon futur immortel, parce que ça n’existe simplement pas, la fin promise est toujours une possibilité à chaque tournant car la quête de sécurité est ce qui paradoxalement amène l’insécurité , la sécurité absolue que nous cherchons n’existe pas, la planification relative éventuelle d’un futur pratique ensemble oui .

          C’est une première « réaction » allergique qui petit à petit va s’ amplifier et venir m’ obliger à avoir à saisir la douleur de vivre. La pensée peut elle se voir pour ce qu’elle est ? Pour moi en laissant ma propre douleur crée par cette pensée pervertie , il est possible que ce qui ne va pas se découvre tout seul. Ceci est un fait que je connais, pas une supposition.

          Ceci, cette sorte de couleur glauque, triste, usante, n’est pas quand l’ Énergie Étrange est là ; les deux ne peuvent apparemment pas cohabiter disent les faits, l’expérience. Cette Énergie n’est pas la mienne, je ne la possède pas ,elle « est ». Elle pénètre et alors d’autres ressentent bien quelque chose autour de moi aussi. Mon ami me demande si il peut rester avec moi , bien sur j’acquiesce , et nous partons au hasard dans la ville qui n’est plus glauque mais comme illuminé malgré le mauvais temps,malgré la lourdeur habituelle, malgré la résignation à une vie d’engrenage d’une machine qui écrase.
           Nous, mon ami et moi, sommes dans une dimension inhabituelle , une dimension que les enfants rencontrés au hasard sentent aussi, car ils viennent vers nous avec d’énormes sourires, mais les parents effrayés par ce moment Étrange, ont vite fait de calmer l’ardeur de leurs petits , ce que l’ Énergie Étrange accepte, elle ne s’impose pas est ce que je constate .

          La contemplation de l’intensité d’un verre va durer un bon moment...car tout est terriblement intense , il n ’ y a plus de valeur comparative. C’est une autre dimension, ceci est très clair.

          Ce fut une journée entière avec ce que j’appelle aussi L ‘Origine , c’est au delà de la pensée analytique ou de l’intellect donc de la violence ,donc de la guerre et de toutes les saloperies de nous autres humains.
           Je sais qu’on ne la trouve pas, car ELLE me l’a dit, c’est ELLE qui nous trouve mais de cela je ne sais rien d’autre que le fait qu’elle est.
          Une partie de cette journée n’est pas rentrée dans la mémoire , je le sais car entre la journée entière et ce que la mémoire en a gardée il y a clairement une partie importante qui manque . Mais le dernier instant est toujours là avec moi, car cette pensée est venue : ce serait bien si ça continue !
          Au même moment ELLE n’était plus mais je n’en fût point perturbé ni même marri , ce qui pour le cerveau normal est tout à fait « anormal », le cerveau normal serait totalement frustré ayant passé une journée entière dans ce qui est derrière ou plutôt au delà la matière qui est une paix totale et d’une énergie incroyable, si c’était lui même qui avait vécu cela il ne pourrait qu’être détruit que ça soit parti, ou il n’en est rien même aujourd’hui...la réponse à cela vint toute seule, seule l’autre partie du cerveau a « vécu » le présent de ce moment , autre partie du cerveau qui chez l’humain est maintenant endormie depuis quelques siècles , surtout dans l’esprit dit occidental mais pas seulement et qui hélas gangrène tout le monde , sauf nombreuses mais insuffisantes exceptions.

          La question du sens de la vie ne se pose pas du tout à cet instant car il est là, et le moment vécu me dit que tout est possible, pas comme nous humains l’entendons bien sur, tout est possible ça veut dire tout EST déjà. D’ailleurs ce qui se passe contient cela que tout est possible , mais j’insiste pas dans le domaine matériel, domaine matériel qui pour moi est anecdotique ,mais là aussi nous ne sommes pas obligés de faire laid, une certaine forme d’art , un certains sens relatif du beau,du simple peut être facilement mis en œuvre aussi. Mais comme nous avons perdu le sens nous tournons le relatif en absolu donc en combat donc en guerre genre : tu vas trouver ça bien ou je te tue !!
          Je me pose la question du sens quand je souffre, or nous souffrons tous, à plus ou moins haute dose , ce qui pour moi aujourd’hui,dans ma vie je veux dire est un syndrome d’erreur et aussi un catalyseur.
          Mais certains vont résister à l’inimaginable pire , s ‘y adapter. Là se trouvent ceux qui dirigent , essayent d’écraser mais pas seulement dans les autres sphères, chez les « petits » aussi. Le mal être personnel engendre le mal fait aux autres.

          Bien sur derrière un tel moment on pourrait avoir la tentation de mettre le mot Dieu des religions organisées, et bien non, un tel moment ne dit pas cela ,il ne dit rien, il se vit . La mise en mot comme ici intervient pour communiquer quelque chose et demeure très éloigné de ce qui n’est pas racontable ,surtout par écrit,dans une conversation en « live » quelque chose se propage encore.
          Il est maintenant clair pour moi que le cerveau , enfin surtout une partie endormie voir maintenant presque détruite, fut le récepteur de cette Énergie Étrange, pacifique , intense, très intense même, qui amplifie tous les sens à un point très très inhabituel qui pourrait donner l’impression de « rentrer » dans la matière et d’en « savourer » la beauté, enfin pas tout à fait non plus, ça ressemble plus à être partie du Tout ! Et si les Indiens avaient eux dans leur culture , une partie du sens du fait de vivre. Pour moi derrière leurs mots je dis : oui tout à fait.
          La plénitude de la vie n’incite pas à laisser de choses grandioses derrière.
          Mais dans cet état, il n’ y a pas de comparaison, tout est équitable donc il n’y a plus de valeur comparative , mais il y a le tout, le fameux Grand tout des Indiens .La guerre est finie, la guerre est l’origine c’est moi contre moi, bien que j’utilise les autres, et ceci sera l’objet éventuel d’un autre article, mais je vois que nous ne sommes même pas égoïste, nous sommes juste en fuite permanente de quelque chose que nous ne saisissons pas, il faut dire que l’on n’essaye pas du tout. Âpres tout être égoïste c’est moi qui m’occupe de moi, ça n’implique pas les autres. Coloniser les autres c’est une perversion de l’esprit qui souffre et essaye de fuir sans rien comprendre, tel un cheval qui a peur , il casse tout sur son passage.L’élite,riche ou pauvre car c’est d’abord un état d’esprit, est un humain dans une souffrance terrible, ce qui n’excuse rien mais est un début de prise de conscience pour changer radicalement.

           Pour vivre il faut survivre , c’est le rôle de la pensée analytique de laquelle nous sommes prisonniers. En l’absence de l’Énergie Étrange , même si elle n’était là que de temps en temps, le sens n’est plus,notre vie est seulement mécanique et aléatoire( et aller à Thouars c’est pas facile) c’est notre énorme faute que de n’être plus qu’une machine binaire aléatoire apeurée qui cherche désespérément un sens quelconque pour expliquer sa misère et qui est un genre de : demain je vais tout sécuriser, je refuse de mourir, je veux tout ,bosses pour moi tu seras heureux…
          En créant une quête de l’impossible on en devient fou de douleur, ce qui nous conduit au pire..
          Bien sur il y a une échelle entre le très sympa et le très fasciste .
          Ainsi le cerveau normal habituel a ses variantes , comme les humains ont de divers talents, l’ensemble fait le particulier et le voleur dit ce n’est pas vrai tu mens.

          VIVRE ÉTAIT LE MIRACLE ? IL N’ Y A RIEN A ACCOMPLIR.

          La journée entière se passa avec cette présence, qui je le redis semble comme allant de soi , il n’y a aucune surprise quand elle arrive. La partie du cerveau qui la reçoit le sait elle que l’Énergie Étrange est ? Je pense que oui !
          Je ne cherche pas à décrire plus car ce n’est pas possible, le mot n’a plus sa place .L’ Origine créa le mot.
          Un bon livre de cuisine n’a ,hélas, jamais solutionné la faim dans le monde comme aujourd’hui le mot paix indique le guerrier.

          Oui et alors ?
          Alors rien , je disais juste.

          Qu’il n’y ai pas de frustration est un des éléments parmi d’autre qui me font dire maintenant que le cerveau en entier pour une fois s’est mis à fonctionner pour certaines raisons.
          Quarante ans après , en explorant les moments de souffrance intense sans les fuir ni y toucher, vaincu par elle mais sans fuite aucune , il me semble bien que par là , une partie de l’autre cerveau se remette à fonctionner petit à petit. Des moments étranges semblent pouvoir être apte à utiliser comme bon leurs semble ce cerveau endormi qui cache des noirs problèmes non résolus et hélas pour nous terriblement actif . A ce point actif que dans mon cas désespéré , cet inconscient , inconscient seulement pour la pensée normale donc pas en absolu, me semble être ce qui dirige ma vie ,sans que je le sache.
          Maintenant je commence à le savoir et cet inconscient est en train de passer dans le champs du conscient…..mais là ce sera l’objet d’un autre article éventuellement.
          Je ne suis pas du tout persuadé que l’époque soit propice à ce genre de sujet, …ni même que ça ait un intérêt d’en parler par écrit, parce que l’écrit est un art très difficile sur ce genre de sujet .
          disons alors que c’est un témoignage.
          Le cerveau baigne dans L’Origine.....................

          Ceci est plus courant qu’on pourrait le croire. J’ai cette étrange « savoir » que il y a longtemps des humains ont baigné dans « cela »....Nous régressons en fait, plus on se spécialise analytiquement moins le sens est là.

          Aujourd’hui vivre essaye de se limiter à  : exploite ou soit donc exploité !
          Encore un choix binaire..le piège ! Au mieux l’ennui total ,pour le pire voyez vous même.

          Ceci est promis à l’implosion, tôt ou tard....

          L’homme se trouve petit, alors il monte sur un tabouret ! (Hé ! pitre 127 de Saint Coluche)

           


          • daniel paul 23 mai 2013 14:01

            Salut zen et désolé de la place prise , replis le donc sans probleme bien sur

            ce fut un article refusé qui je crois colle bien sur ce sujet de la psy.....

            salutation et merci.


          • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2013 10:21

            Merci Daniel Paul de l’avoir publié ici.

            Je connais très bien cette situation.
            Pas pour moi mais autour de moi.
            Moi, j’ai déjà exprimé cela dans « Je suis peut-être pessimiste, mais je me soigne ».
             smiley

          • AstreLune AstreLune 24 mai 2013 11:14

            Merci pour cette longue tirade.

            Si vous saviez comme je suis heureux de voir qu’il existe des êtres humains qui baignent dans ce que vous appelez l’Origine.

            Moi, le petit nom que je lui ai donné, c’est l’Essence.

            Chacun l’appelle bien comme il veut. Mais les mots pour ELLE ne seront jamais exacts parce qu’ELLE transcende toutes les interprétations.

            L’Essence ne vient pas quand on l’attend.
            Elle ne se trouve pas quand on la cherche.

            Elle se présente à celui ou celle qui lui demeure ouvert et qui s’offre, comme une offrande à la vie.

            J’ai eu le privilège de vivre avec cette « énergie » pendant environ 3 jours.
            Et comme vous j’ai voulu maintenir cet état. Et comme vous, elle a fuit. Elle est insaisissable, n’est-ce pas ? Et c’est la raison pour laquelle si peu de gens la connaissent.

            Notre société de l’avoir. Du tout saisir et posséder. Du tout comprendre et tout expliquer.
            Mais comme vous dites : cela se vit. Cela se vit uniquement. Et les mots pour qui n’est pas touché par sa Vérité, ne font que nous faire passer pour des illuminés auprès de ceux qui ne l’ont jamais effleurée. L’Essence. L’Origine. Dieu. Le grand Esprit. Peu importe.

            Il ne s’agit en rien de ce qui peut être contenu dans la Bible, la Torah ou le Coran. Ce n’est pas religieux. Cela n’engage à aucun dogme ni aucune croyance. Il s’agit d’un état spontané. C’EST.

            Mais j’ai cette impression de sacrifice symbolique demandé pour la rencontrer pleinement. Celle de l’acceptation d’une mort symbolique.

            Réaliser sa mortalité. Mais pas seulement. Mourir au présent et à l’avenir pour demeurer dans l’éternel présent...

            Je vous remercie encore pour ces écrits qui touchent juste. Je sais ô combien les mots sont faibles et maladroits.

            Nommer une chose, ce n’est déjà pas la voir telle qu’elle est, n’est-ce pas ?
            Les réflexions créent des images mentales du monde qui sont autant de voiles opaques sur l’essence véritable de ce qui Est...


          • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2013 11:25

            Bien d’accord SatreLune.

            Il y a aussi l’interprétation que donne son environnement qui impressionne.
            Une mauvaise humeur générale qui écrase pour confirmer que si on est malade mentalement, qu’on n’est pas le seul.
            Pessimisme, optimisme, réalisme.
            Extraverti ou introverti.
            Se dire, se l’oser dire, comme vous dites « C’est » n’est pas à la portée de tout le monde.
            Et à l’Origine, ce que les parents, les éducateurs ont inculqué, vous ont fait entrer dans la tête de ce qui est une vie réussie. 
            La Rollex que l’on doit avoir au bras,
            Récemment, un suicide, le retour de flamme de l’histoire
            Des foutaises sans nom. 

          • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2013 11:27

            Pardon, dyslexique, je suis, AstreLune


          • paul daniel 25 mai 2013 11:04

            Salut l’enfoiré....

            je m’étais désinscrit d’avox , ce que je vais refaire après avoir répondu à toi même et à un autre post.

            Merci de ton mot, je vais aller voir le lien.

            Salutations..
            on s’est déjà croisé ici au hasard de mes inscriptions désinscription,car je ne reste pas longtemps...avec des pseudos genre gandhi, paul muad dhib etc...comment va ?
            bonne....bourre.
            amicalement


          • paul daniel 25 mai 2013 11:29

            Salut Astrelune

            désolé de ce contact décalé , je viens d’en expliquer les raisons au dessus.

            Merci également de ces mots..Essence , Origine oui les deux me vont..

            Oui, les mots disent trop peu à ce niveau, d’ailleurs il ne sagit d’en trouver que pour essayer de dire, sinon , je ne cherche pas de mots

            tu (amical) dis : L’Essence ne vient pas quand on l’attend.
            Elle ne se trouve pas quand on la cherche.

            exact c’est même une constante..avec derrière des implication énormes pour la psyché..

            Tu dis : Elle se présente à celui ou celle qui lui demeure ouvert et qui s’offre, comme une offrande à la vie.

            exact oui, mais toujours inattendue, pour moi par expérience je dis que ça a à voir avec des capacités éteintes ou endormis du cerveau...

            tu dis : J’ai eu le privilège de vivre avec cette « énergie » pendant environ 3 jours.
            Et comme vous j’ai voulu maintenir cet état. Et comme vous, elle a fuit. Elle est insaisissable, n’est-ce pas ? Et c’est la raison pour laquelle si peu de gens la connaissent.

             smiley..oui c’est insaisissable , le cerveau qui analyse,qui est notre cerveau courant, le probleme des humains pour moi si il fonctionne sans l’autre partie du cerveau, ne peut toucher,capturer cette Essence, mais ça tu le sais !

            tu dis : . Et les mots pour qui n’est pas touché par sa Vérité, ne font que nous faire passer pour des illuminés auprès de ceux qui ne l’ont jamais effleurée. L’ Essence. L’ Origine. Dieu. Le grand Esprit. Peu importe.

            Oui,c’est typique de ce cerveau analytique limité a sa mémoire y compris sa mémoire de ce que le futur doit être pour lui...ce qui n’est pas lui est rejeté....car encore une fois il ne regarde que lui même, sa mémoire personnelle....nous sommes quasiment jamais en relation réelle avec les autres sans jamais en avoir conscience.

            tu dis : Il ne s’agit en rien de ce qui peut être contenu dans la Bible, la Torah ou le Coran. Ce n’est pas religieux. Cela n’engage à aucun dogme ni aucune croyance. Il s’agit d’un état spontané. C’EST.

            Absolument !! ce n’est pas religieux, ces religions sont la perversion analytique de ce qui EST...

            tu dis :Mais j’ai cette impression de sacrifice symbolique demandé pour la rencontrer pleinement. Celle de l’acceptation d’une mort symbolique.

            plus que symbolique même,ça remet en cause par la compréhension intuitive donc faisant appel à l’autre cerveau,ça remet en cause de ne vivre que dans la projection constante du futur en tant que continuité , à jamais, et en tant que certitude donc sécurisé..comme tu dis ci dessous mais qui ne peut se vivre comme un but a atteindre, or on ne fait que cela d’où la folie(plus complexe bien sur)

            Réaliser sa mortalité. Mais pas seulement. Mourir au présent et à l’avenir pour demeurer dans l’éternel présent...

            Je te rejoins dans ta conclusion qui est :

            Je vous remercie encore pour ces écrits qui touchent juste. Je sais ô combien les mots sont faibles et maladroits.

            Nommer une chose, ce n’est déjà pas la voir telle qu’elle est, n’est-ce pas ?

            Oui tout a fait, la communication qui utilise des mots n’est déjà plus la chose,mais peut cependant transmettre quelque chose que l’autre va intégrer intuitivement à sa façon..c’est une tentative de partage et pour dire ; non la vie humaine n’est absolument pas ce que l’on en a fait..nous sommes totalement à coté de ce qu’elle est.


            tu dis  :.Les réflexions créent des images mentales du monde qui sont autant de voiles opaques sur l’essence véritable de ce qui Est...

            Oui.

            L’analyse ne peut solutionner les problèmes mentaux humains,elle est le probleme en l’absence de notre « cerveau » universel qui chez nous est éteint ,et elle ne sait pas du tout qu’elle est le probleme...mais le sujet est le sujet d’une vie...alors....je laisse ce compte ouvert le temps de voir si tu es venu ici, et puis je ré-disparais..le combat avox ne m’intéresse pas,bien que y ayant cru au début car pour moi il est manipulé pour créer de la tension ,amplifier les conflits etc etc...

            Je te remercie donc...

            tu peux me contacter ,au cas ou ,sur un émail jetable donc anonyme :

            tony.foster-0o136k8n@yopmail.com

            ....a copier coller

            salutations..


          • ZEN ZEN 23 mai 2013 14:12

            Salut daniel
            Non, je ne replie jamais
            Désolé, ça ne colle pas vraiment au sujet


            • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2013 11:16

              Mais si Zen, un peu tout de même.

              Il n’y aurait pas de pharmacologie, s’il n’y avait pas des demandeurs de pharmacie.
              Pas aussi con que ça, les pharmaciens.
               smiley


            • ZEN ZEN 23 mai 2013 14:17

              Ce qui est rassurant, c’est que le DSM est remis en cause aux USA


              • ZEN ZEN 23 mai 2013 14:21

                Extrait :
                "...On se rend compte aujourd’hui que ce monde-là est un mirage. La pharma échoue à guérir les maladies mentales majeures, tandis que l’efficacité des tonnes de médicaments vendus chaque année contre la dépression ou l’Alzheimer est de plus en plus contestée. L’euphorie du tout chimique est en train de retomber et la crise du DSM doit probablement se lire comme un symptôme de ce basculement.

                Bertrand Kiefer, rédacteur en chef de la Revue médicale suisse, salue la contestation anti-DSM : « Nous vivons une époque où le discours normatif, après avoir été porté largement par la morale ou la religion, l’est par la médecine. Or le DSM, dont la démarche est beaucoup moins scientifique qu’elle n’en a l’air, produit une norme qui est celle de la société américaine. Les pétitionnaires ont le mérite de rappeler ce qu’il feint d’oublier, que la souffrance psychique est inséparable de l’état de la société. »

                Le plus étonnant, finalement, n’est-il pas qu’une contestation forte et organisée au « nouvel ordre mental » (Corcos) étasunien ne soit pas venue d’Europe ? Les Britanniques, les Nordiques, les Italiens se rattrapent en signant la pétition américaine. Des signatures genevoises ont commencé à apparaître au bas du document..."

                Et les Français ? Soupir de Maurice Corcos : « Des pétitions circulent ici aussi, il existe notamment un mouvement intitulé « STOP DSM ». Mais la profession est tellement divisée et obnubilée par ses querelles de chapelle… »


                • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2013 12:10

                  Zen,

                   Puisque vous parlez de l’Alzheimer, apprenez que c’est un Syndrome. 
                   Là, cela n’a rien à voir avec la psychiatrie.
                   Que ce n’est pas une maladie comme les autres et que la médication se fait pour ralentir le phénomène mais pas pour le guérir.

                   Extrait : « A la base, un flou dans la définition de la maladie, dans son diagnostique ambigu et son attribution non spécifique. Sont-ce des troubles du simple vieillissement ou d’autre chose ? Démence sénile ou pré-sénile ? La démence doit être associée à d’autres signes positionnels ou de langages pour en faire partie. Le patient le plus connu d’Aloïs Alzheimer, Auguste D., n’avait que 51 ans.
                  Pour détecter les problèmes, on fait subir des tests vulgaires calculs, des chiffres ou des lettres des mots prononcés à l’envers. Est-ce une règle générale qui peut déterminer le commencement de »la" maladie, alors que lors de l’instruction générale, la gymnastique de mémoire, les raisons d’une lacune par rapport à la normale, n’existent pas vraiment et ne sont testés ? Donneraient-ils de bons résultats chez de plus jeunes sujets ? L’inactivité du cerveau qui s’installerait par manque d’exercice ?
                  Cliniquement, l’Imagerie Médicale par Résonance Magnétique (IRM), la scintigraphie, la ponction lombaire, le TEP (Tomographie par Émission au Positons), le Pet Scan, les traceurs. Dans le cas des traceurs, de petites molécules proches du glucose appelés FDG (Fluiro-dsoxy-glucose), radioactives s’inséreraient pour réveiller les composants du vivant, composants liés au neurones 

                • ZEN ZEN 24 mai 2013 13:03

                  L’enfoiré
                  Je sais.
                   .Mais le problème est que DSM V le considère comme un domaine psychiatrique à traiter, ce que je conteste.
                  Vous confondrez mon avis et la critique du système.


                • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2013 13:51

                  >Ok, Merci pour la précision.


                • astus astus 23 mai 2013 14:25

                  Bonjour Zen :


                  Je me permets de recopier ci-dessous une réponse faite à un article récent de B. Dugué sur le même sujet, parce que je suis flemmard, ce qui est probablement le signe d’une pathologie nouvelle dans le DSM-V (!) :

                  "Avec son Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders l’APA (Association Américaine de Psychiatrie) s’est arrogée depuis longtemps le pouvoir de définir le normal et le pathologique en termes de santé mentale c’est à dire de fixer la norme de la « normalité » pour des individus curieusement isolés de tout contexte social ou politique, et en dehors de toute demande du sujet concernant une souffrance personnelle.
                   
                  La première édition du (DSM-I) publiée en 1952 relevait 60 pathologies différentes. La deuxième édition (DSM-II) publiée en 1968, diagnostiquait 145 pathologies. La troisième édition (DSM-III) révisée sous la direction de Robert Spitzer et publiée en 1980 reconnaissait 230 pathologies psychiatriques distinctes. La quatrième édition (DSM-IV) sortie en 1994 dénombrait 410 troubles psychiatriques. Combien pour la version V ? Les paris sont ouverts.
                   
                  En dépit des multiples conflits d’intérêt avec les laboratoires avérés depuis toujours de nouvelles pathologies voient ainsi le jour à chaque nouvelle édition. Une petite baisse des performances cognitives après 50 ans ou une tristesse qui dure plus de 15 jours après un deuil et vous êtes mûrs pour les médicaments qui curieusement viennent juste de sortir pour soigner ces affections.
                   
                  On ne dira rien de la multiplication folle du diagnostic des troubles bipolaires chez l’enfant depuis 20 ans ou des soi-disant hyperactifs traités à la Ritaline qui vont devenir des  adolescents ou des adultes addicts aux drogues de toutes sortes, et potentiellement suicidaires, ou très violents comme on le voit régulièrement aux EU. Foucault nous avait prévenus : surveiller et punir. Encore un effort : 1984 se rapproche à grands pas."

                  Et j’ajoute ceci : comment se fait-il que la prévalence des cas d’autismes en l’espace de 30 ans ait été multipliée par CENT (de 1/10000 à 1/100) malgré une prévention précoce de ces troubles qui existait déjà presque partout dans les années 80. Comment se fait-il que la France soit un des plus grands prescripteurs de psychotropes au monde ? Comment se fait-il que la psychiatrie soit réduite à l’état de misère actuelle ? Comment se fait-il qu’environ 30 % des personnes emprisonnées, sinon davantage, soient des malades mentaux ? Bon j’arrête là pour aujourd’hui, mais suivez le conseil de ZEN : lisez la thèse de George Canguilhem, c’est une saine lecture.

                  Bien à toi

                   

                   


                  • ZEN ZEN 23 mai 2013 14:34

                    Bonjour astus

                    je suis flemmard, ce qui est probablement le signe d’une pathologie nouvelle dans le DSM-V

                    Absolument ! Il faut consulter...
                    ____Merci pour ce rappel. L’article m’avait échappé.
                    Ma distraction devrait aussi être l’objet d’un traitement spécifique, comme ma morosité liée à ce printemps qui ne vient pas !... smiley

                    Bien à toi


                    • ZEN ZEN 23 mai 2013 14:43

                      Ce qui n’arrange rien, je suis affecté par un mal dont on ne guérit pas : l’âge ! smiley

                      Le MCI, ou « trouble cognitif léger », est candidat à l’entrée dans le DSM-5. Mais la moitié des neurologues cliniciens aux Etats-Unis l’utilisent déjà.

                      De quoi s’agit-il ? D’une nouvelle catégorie « pré-pré Alzheimer », qui s’intercale entre le vieillissement normal et la démence. Et pour laquelle, à n’en pas douter, l’industrie pharmaceutique s’empressera de proposer un médicament. « C’est l’exemple type de la pathologisation du vieillissement ! » s’insurge le psychologue genevois Martial Van der Linden.
                      Mais n’est-il pas utile de dépister l’Alzheimer le plus précocement possible ? C’est inutile et même pervers, explique celui qui, avec sa femme Anne-Claude Juillerat, a traduit en français le livre-bilan du gériatre américain Peter Whitehouse, Le mythe de la maladie d’Alzheimer*. Parce que, après des décennies de recherche, on a échoué à cerner ce mal comme une entité bien définie. Parce qu’il n’existe « aucun argument fiable pour lier l’Alzheimer à un marqueur biologique précis ». Parce que, comme vient de l’admettre la Haute Autorité de santé en France, les médicaments censés la soigner ont un « intérêt thérapeutique faible ». Mais « des effets secondaires graves », ajoute le psychologue, qui tient un blog très combatif sur ces questions (mythe-alzheimer.over-blog.com).


                      • Philippe VERGNES 23 mai 2013 15:11

                        Bonjour à tous,
                        Bonjour ZEN,

                        Je vous remercie de soulever ce problème d’une importance telle que rares, très rares sont les personnes qui ont malheureusement connaissance du sujet. « La folie, moi : ça me concerne pas ! »

                        Alors pour « démonter » quelque peu les idées reçues de ceux qui se croient « exsangues » de tout lien avec ce « fléau » social (oui, je dis bien « fléau ») et afin d’abonder dans votre sens. Quelques infos supplémentaires :

                        Voir la critique du DSM selon le site pharmacritique, plusieurs articles très documentés et étayés sont à lire sur le sujet.

                        J’ai cependant beaucoup mieux en stock :

                        Selon le dernier rapport du Sénat concernant la prise en charge psychiatrique des personnes atteintes de troubles mentaux, le coût social de la négligence de cette problématique coûterait 107 milliards d’euros par an à la France (une synthèse ici, et le document de 60 pages ).

                        Je n’invente rien et vous avez bien lu : 107 milliards d’euros par an.

                        Malgré le corrico de ce rapport, la France n’est pas exsangue de critiques et notre situation est encore plus dramatique que ses conclusions ne le laissent entendre.

                        Par ailleurs et cerise sur le gâteau, la France est le pays où la consommation de psychotrope par habitant est la plus importante au monde (pas le temps de rechercher les liens et de copier les infos, mais chacun pourra trouver facilement confirmation par une rapide recherche Google).

                        107 milliards d’euros par an et on nous fait un « foin » pour faire des économies de bout de chandelle. Chercher l’erreur !

                        Peut-être est-elle dans cette citation de Carl Gustav JUNG : « Lorsque tout va bien, les fous sont dans les asiles. En temps de crise, ils nous gouvernent ».

                        Bien à vous,


                        • ZEN ZEN 23 mai 2013 17:50

                          Bonjour Philippe

                          Merci d’avoir renvoyé à Pharmacritique, auquel on devrait se référer plus souvent, et au rapport du Sénat, qui se trouve au bout d’un de mes liens.
                          Le constat est en effet accablant.

                          Bien à vous


                        • Philippe VERGNES 23 mai 2013 18:45
                          Désolé... j’suis pas arrivé à retrouvé le lien... de votre lien et j’étais resté sur celui que vous aviez communiqué dans de précédents échanges sur le sujet qui parlait d’un rapport de 2007 ou 2008, si je me souviens bien.

                          Attention, le rapport parlementaire que je cite est tout récent : c’est approximativement le vingtième sur le sujet, mais c’est le premier qui fait état de ce que nous coûte notre négligence. Ce document dont je parle est de décembre 2012. Il n’a même pas 6 mois. A ne pas confondre donc avec les rapports établis antérieurement à cette date, même s’il se présente comme une suite.


                        • Rincevent Rincevent 23 mai 2013 15:53

                          Article qui donne une assez bonne vue d’ensemble du problème.
                          - « une civilisation qui supporte de moins en moins bien les frustrations inévitables » Eh oui, de la même façon qu’on prend de l’aspirine pour faire baisser la fièvre on avale des anxiolytiques pour écraser l’angoisse. Sauf que dans le premier cas on recherche et on traite l’infection qu’il y a derrière… Là non et c’est pourquoi nous sommes les champions du monde de la consommation de ces produits (majoritairement prescrits par des généralistes sans réelle formation sur le sujet). Il y a aussi une incidence économique certaine : vaille que vaille, on peut continuer à bosser jusqu’à ce que..
                          « DSM V, manuel de pilotage automatique… Quant à la psychiatrie, qui n’a plus d’internat, dont les infirmiers ne sont plus reconnus comme les vrais professionnels qualifiés qu’ils sont, et dont le budget est misérable ». Le plus gros du problème est là est c’est lié :

                          - Plus d’internes en psy dans les services, remplacés par des MAG (médecins assistants généralistes) avec une formation bien moindre qui leur fait se cramponner à ce fameux DSM à défaut d’autre chose.

                          - Les dernières écoles de formation d’infirmiers (ères) psy ont fermé vers 1992, fermeture programmée 20 ans avant (j’avais eu l’occasion de voir en 1972 à la DDASS l’organigramme de la profession qui signalait déjà « cadre en voie d’extinction ») Depuis, une seule formation pour tout le monde, avec, là aussi, une connaissance réduite. Résultat sur le terrain ? Des gens pas formés qui en arrivent à avoir peur de ceux dont ils sont censés s’occuper (on a peur de ce qu’on ne connait pas ou mal), avec le retour fréquent à des pratiques anciennes (contention) et ce ne sont pas les derniers diplômés psy (en minorité dans les équipes aujourd’hui) qui peuvent pallier à tout. Bref, un retour en arrière de 30 ans au moins.

                          Pour le reste, bien d’accord avec astus, le constat est accablant.


                          • daniel paul 23 mai 2013 16:12

                            personnellement je trouve que le groupe humains dans l’ ensemble est gravement malade....très malade. A un degré qui ne s’explique même plus...ça se touche maintenant tellement c’est épais Âpres 3 mois enfermé en psy à l’armée, eh oui toi pas vouloir apprendre à tuer toi fou smiley..genre vol au dessous d’un nid de coucou ,avec les mêmes infirmiers violent,très violent...la caricature qui devient réalité c’est ce que j’ai profondément saisi il y a 35 ans..que les vrais fous sont dehors ...dedans j’ai vu des gens perdus dans ce monde, pour moi un signe d’intelligence certains..
                            nous sommes persuadés cependant d’être proche du génie avec tous nos gadgets..cela dit je n’insisterais pas, les temps troublés sont propices à de l’internement abusif comme dans le bon vieux temps..penser intelligent donc paix et collectif amical va bientôt etre un delit...

                            L’analyse étant pour moi précisément LE probleme....elle ne va pas réussir à résoudre le probleme humain, parce qu’elle en est l’origine, je parle là de ce que j’appelle le cerveau analytique qui a en parti voir totalement détruit le cerveau qui n’est pas analytique et dont l’occidental n’a absolument aucune notion..
                            Quand je parle d’analyse je parle de ce que chacun « pense » au long de sa vie...car penser c’est analyser pour moi.je ne parlais pas de psycho bla bla..bien sur...
                            cela dit les pires fous sont bien dehors et aux commandes.....mais pour laisser faire les fous détruire la vie sur cette planète ne faut il pas l’ être soi même...

                            salut résistance et robustesse..


                            • Fergus Fergus 23 mai 2013 16:41

                              Salut, Zen.

                              Merci d’avoir écrit ce papier pour élargir le nombre de nos compatriotes informés de l’existence du DSM 5 et surtout de ses finalités nettement plus en rapport avec la santé financière des labos qu’avec celle des patients (dont beaucoup, soit dit en passant, gagneraient à ne pas croiser certains charlatans de la « filière psy »).

                              Bonne journée.


                              • ZEN ZEN 23 mai 2013 18:18

                                salut Fergus

                                Merci pour tes interventions pertinentes
                                Personnellement, j’en suis au stade« pré-pré-pré Alzheimer »
                                C’est rassurant ! smiley

                                Le stade« pré-pré Alzheimer » s’intercale entre le vieillissement normal et la démence. Et pour laquelle, à n’en pas douter, l’industrie pharmaceutique s’empressera de proposer un médicament. « C’est l’exemple type de la pathologisation du vieillissement !

                                Bonne soirée


                              • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2013 11:31

                                C’est fou la psychiatrie ?

                                Si vous lisez cela, il reste quelques questions à se poser...

                              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 24 mai 2013 18:19

                                Bonjour, à tous,

                                A ce propos, j’écoutais France Inter en début d’après-midi, tranquille, et voilà pas ma copine qui tend l’oreille, surprise, et me dit :
                                - Tiens ? C’est exactement le sujet de l’article que je viens de lire sur Agoravox !"
                                Alors aussi sec, me voilà.
                                Avez-vous écouté ça (Patrick Landman sur france-Inter, cet après-midi), à propos de ce DSM 5, qui semble mieux faire d’après ce que j’ai compris (apparemment, Fergus ne me contredira pas smiley...) que 1000 visiteurs médicaux ou 30 congrès aux Bahamas ?
                                (ça cause d’abord tornades, puis nombres-premiers, alors sautez directement à 31:39).

                                La baieta et à plus tard.


                              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 27 mai 2013 09:07

                                Tiens ?
                                un moinssage, rapide et sans commentaire... quelqu’un d’intelligent qui n’aime pas France inter... ou ma pomme ? lol...
                                C’est quoi votre nom, courageux imbécile ?


                              • roblin 23 mai 2013 17:10

                                Reportages dénonçant la psychiatrie et ses abus : http://www.youtube.com/watch?v=JHVuqvQcs-g&list=PL6B21983313E7609B


                                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 mai 2013 18:40

                                  Toujours su qu’un psychiatre c’est un fou qui a fait des études de médecine ...


                                  • alberto alberto 23 mai 2013 20:36

                                    Salut ZEN,

                                    Ton article m’a foutu le bourdon...

                                    Mais, le bourdon, je ne le trouve pas dans la liste : un oubli ?

                                    La vieillerie non plus d ’ailleurs : y a encore du grain a moudre pour les psy

                                    Bien a toi.

                                     


                                  • ZEN ZEN 24 mai 2013 08:18

                                    Salut alberto

                                    Le bourdon ?
                                    On doit pouvoir trouver, mais, en latin, dans le langage des médecins de Molière...
                                    Porte-toi bien !

                                    Bien à toi


                                  • appoline appoline 24 mai 2013 18:28

                                    Il y a pas mal d’unités Alzeimer ouvertes dans les hospitaux psy.


                                  • Annie 23 mai 2013 22:43

                                    Bonsoir Zen, 

                                    Dommage que les malades mentaux ( ou bien manifestent-ils seulement les symptômes d’une inadaptation sociale qui n’ose pas dire son nom) n’oseront pas intervenir pour expliquer que les anti-dépressants sont parfois le seul traitement qui les empêche de se jeter sous un train, que cette classification, même erronée, même financée par Big Pharma, leur a permis de mettre un nom sur leur affection, et de pouvoir ainsi bénéficier d’un traitement. 
                                    Je ne défends pas cette nouvelle édition du DSM, mais malgré ses errances, il a permis à certaines maladies mentales d’être reconnues et enfin traitées. 
                                    Souvenez-vous des « chemins de la gloire » et des soldats fusillés pour avoir soit-disant désertés. 

                                    • ZEN ZEN 24 mai 2013 08:31

                                      Bonjour Annie

                                      Il n’est pas question de discréditer le psychiatrie en bloc.
                                      Malgré ses tâtonnements ( elle est encore très empirique) et ses errances récentes, elle est capable, si le diagnostic est bien posé, par un spécialiste bien formé et expérimenté, de sortir de situations critiques certaines affections psychiques graves. Certains antidépresseurs ou neuroleptiques sont, faute de mieux, souvent efficaces, mais ne sauraient suffire si l’environnement familial et médical n’est pas favorable, affectivement, au patient. J’ai des exemples autour de moi de sauvetages spectaculaires.
                                      Freud pensait qu’un jour la connaissance de la biologie fine du cerveau permettrait de mettre au point des médicament bien adaptés. On en est encore loin...


                                    • bakerstreet bakerstreet 24 mai 2013 14:52

                                      La guérison passe parfois par des chemins étonnants.

                                      je me souviens d’une femme éthylique, la cinquantaine, et qui avait fait de multiples post cures pour tenter de s’en sortir, en vain, depuis 10 ans.
                                      Les rechutes étaient habituelles, et de moins en moins espacées.
                                      Cette fois ci le le pronostic vital était engagé.
                                      Et elle avait été transférée de psychiatrie en gastro.
                                      Elle souffrait d’une cirrhose décompensée.

                                      Nous ne la revîmes pas pendant des années, avant qu’elle ne se pointe, guérie de son alcool, mais cette fois dépressive, un simple coup de blues pas trop grave.
                                      Mais comment avait elle pu se débarrasser de son problème d’alcool ?
                                      Elle me raconta alors une histoire étonnante :
                                      De retour chez elle après son hospitalisation, elle avait eu le choc de sa vie en rentrant dans la chambre conjuguale : Quatre catafalques aux quatre coins du lit, changé en couche mortuaire.
                                      « Qu’est ce que tu as fait là ? » Demanda t’elle à son mari.
                                      « Ecoute ; J’ai téléphoné dans ton service. Ils m’ont dit qu’il fallait s’attendre au pire...... »

                                      Ce que de multiples post cures et de longues heures d’écoute et de thérapies n’avaient pas pu réaliser, ce choc salvateur le fit.
                                      Cette fois-ci, c’est bien sa mort qu’elle avait en face d’"elle, objet de dénis et de reculades pendant des années. Qui plus est : La mort admise dans le regard de l’être aimé.

                                      Étonnant, non ?


                                    • soi même 24 mai 2013 03:19

                                      Avez vous déjà vue un malade psychiatrique guéri, moi non, j’ai juste vue cette discipline la contenir.

                                      Cette discipline est devenus un pouvoir, et il y a tous à craindre de cette disciple et de ses diagnostiques.


                                      • appoline appoline 24 mai 2013 18:29

                                        Oui, c’est ce qu’on appelle la camisole chimique. Ca marche surtout chez les patients agités, ça évite de les voir grimper aux murs


                                      • rhea 1481971 24 mai 2013 07:08

                                        Beaucoup de psychotropes utilisé en psychiatrie sont des dérivés, au niveau de la molécule active, des insecticides, insecticides dont on trouvent des traces dans notre alimentation. Pratiquement nous sommes, avec l’agriculture intensive sous traitement psychiatrique, sans en prendre conscience.J ’exagère un peu.


                                        • gaijin gaijin 24 mai 2013 09:48

                                          par définition c’est quoi l’esprit ? c’est quoi la santé mentale ?
                                          parce que pour définir la maladie il faudrait encore pouvoir définir ce qu’est la santé
                                          la science objectiviste peut elle connaître l’esprit ?
                                          en aucun cas puisque par définition l’observateur doit être séparé de l’observé !

                                          a partir de là tout est dit
                                          soit on laisse la question de l’esprit aux gens sérieux ( shamans, spiritualistes, prêtres et autres domaines classés dérives sectaires par la mivilude comme la sophrologie )
                                          soit on continue a faire joujou avec de la sémantique et on laisse le champ libre aux escrocs vendeurs de pilules magiques :
                                          une blanche pour dormir,
                                          une jaune pour se réveiller,
                                          une pour avoir la pêche toute la journée,
                                          une pour maitriser mes tremblements et ne pas étrangler mon chef de service
                                          une bleue pour jouir
                                          une blanche pour dormir
                                          ..............

                                          pourquoi je parle de sémantique ?
                                           parce que quand on ne sait pas de quoi on parle il ne reste que ça !
                                          au temps de la glorieuse Union des Républiques Socialistes Soviétiques les opposants politiques étaient enfermés en psychiatrie. pourquoi ?
                                          parce que quand on vit dans la meilleure des société possible il faut être fou pour s’y opposer ....

                                          et ce n’est pas faut tout dépend des définitions au départ ........


                                          • soi même 25 mai 2013 14:04

                                            @ gaijin, ce que vous mettez en exergue en réalité, c’est ce mal qui nous ronges , l’illusion et le mensonge qui peut plus aujourd’hui resté masqué.
                                            .


                                          • ZEN ZEN 24 mai 2013 10:37

                                            Bonjour gaijin

                                            La sémantique est en effet importante
                                            Il n’y a pas de meilleure introduction à cet éclaircissement que le livre désormais classique du médecin-philosophe, Georges Canguilem : Le normal et le pathologique (phots dans l’article)


                                            • bakerstreet bakerstreet 24 mai 2013 14:37

                                              Le mal être est un marché, et ce DSm en est la bible.
                                              Inventez une maladie, il y aura toujours quelqu’un pour se reconnaitre, et suivre les directions que vous proposez....
                                              Donnez un mode d’emploi, et plein de gens vous travailler le rôle, jusqu’à s’en faire une seconde personnalité, un masque pour hystériser leur souffrance.
                                              Jamais on a vu une telle plétore de malades bi-polaires que maintenant.
                                              Autrefois appelés psychose maniaco dépressive. Le mot psychose était facheux, et irritait, et excluait trop de malades potentiellement intéressés par cette « maladie de l’époque ». Avec le bi polaire tout le monde s’y retrouve, même les gamins qu’on affuble de troubles d’hyperactivité, plutôt que d’admettre qu’on est dépassé par leur vitesse, leur curiosité, et leur vie.

                                              La psychiatrie n’est pas une science exacte. on tente au forceps de vous convaincre du contraire, et de vous en remettre à un type plein d’assurance qui va vous dire de quoi vous souffrez.
                                              « Je suis soulagé quel l’on mette un nom sur mes troubles »
                                              Voilà ce que l’on entend souvent.
                                              Une phrase qui illustre le désarroi des personnes en souffrance, et leur grande facilité à tomber sous l’influence des thérapeutes.
                                              Il en est de toutes sortes....Des gourous, des charlatans, des exorcistes, tout un caravanseraï barriolé, labellisé ou non.
                                              Et puis des vrais personnes de qualités.

                                              Ils ne tenteront pas de vous faire rentrer dans un tiroir.


                                              • Tall 25 mai 2013 10:46

                                                Un jour un psychopathe mégalo qui se fait appeler "Dieu le père’ a créé l’univers.

                                                Quand l’internera-t’on ?

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