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Accueil du site > Tribune Libre > Quand « normal » est synonyme de « traître »

Quand « normal » est synonyme de « traître »

On en apprend tous les jours. Le sens des mots change.

Ainsi, jusqu’à présent, « normal » s’opposait à « fou » et Hollande à Sarkozy, le président agité, bourré de tics, fou des US et de libéralisme. Fou de vouloir livrer notre pays aux US et à Israël.

« Normal », cela pouvait signifier « sain », « réfléchi », « calme » et aussi Français d’une certaine façon.

Non.

Pour ceux qui auront entendu le discours prononcé par Hollande à l’occasion de la commémoration de la libération de Paris, il est clair que ce morceau de bravoure, qui n’est pas sans rappeler, par l’indignation qu’il ne peut manquer de soulever, le discours de Sarkozy à Dakar, est un acte de soumission à l’Empire. Oui, on sait bien qu’il est de ce camp-là, hélas chers amis socialistes, mais le voir clamé en public, d’une manière aussi nette, voilà qui est rude pour le peuple français. J’appelle « peuple français » les citoyens qui lisent et parlent français et utilisent ces deux qualités pour s’informer et savoir ce qui se trame dans la sphère d’un président « normal ».

Remarquez, quand le loup dit au chaperon rouge : « Viens petit chaperon rouge, je vais te donner des galettes » alors qu’il a l’intention de la bouffer, c’est dans le fond un loup « normal ».

Voici le lien de ce discours. Pris sur le site de l’Elysée qui n’est pas un site complotiste. Quoique…

http://www.elysee.fr/president/les-actualites/declarations/2012/discours-du-president-de-la-republique-a.13803.html

Et voici le passage dans lequel, Hollande compare les résistants français à l’armada des agités, payés par l’étranger, que nos medias propagandistes appellent la « résistance syrienne ».

Je pense en cet instant au peuple syrien, opprimé par un régime qui n'est plus animé que par la peur de disparaître. Ce régime disparaîtra parce que — et c'est la leçon que nous pouvons livrer au monde — quand la liberté est en marche, rien ni personne ne peut l'arrêter. La France a pris et prendra les initiatives nécessaires en soutien de la révolution syrienne, sur le plan politique, sur le plan diplomatique, sur le plan humanitaire pour aider au soulèvement.

Hollande nous prend-il pour des imbéciles ? Pour des ignorants ? Croit-il que nous ne connaissons pas l’Histoire ? Croit-il que nous ne savons pas que la France et le Royaume-Uni qui, en 1920, étaient, en principe les alliés du roi Fayçal, après la bataille de Maysaloun, l’envoyèrent en exil pour se partager le Moyen-Orient ? Croit-il que nous ne sommes pas capables de faire le rapprochement entre l’invasion de la Tchécoslovaquie, par le Troisième Reich, et celle de la Libye ? Croit-il que nous ne sommes pas capables de comprendre que celle de la Syrie serait semblable à celle de la Pologne qui déclencha la deuxième guerre mondiale ?

Ou M. Hollande, valet de l’Empire, ne connaît rien à l’Histoire. Est-ce cela être normal ? Etre ignorant ?

La stratégie de l’Empire est simple. Voyez-là pour ce qu’elle est. Ils avaient pour alliés toute une clique de despotes avec qui ils travaillaient, les Ben Ali, Kadhafi et tutti quanti mais comme ces bougres étaient devenus trop gourmands, dangereux par les secrets qu’ils détenaient, ils ont profité de l’agitation de peuples malheureux pour changer leur petit personnel. Et mettre au pouvoir des intégristes qui sont les kapos de l’Empire. Ca coûte moins cher que d’envoyer des armées comme en Irak. Ce sont les Arabes qui bâillonnent les Arabes. Bien pensé les stratèges zuniens. Et par-dessus le marché, en Europe, on fait naître la frousse du salafiste, de l’intégriste qui coupe des mains. On fait monter l’extrême-droite qui, comme son nom l’indique est extrêmement à droite, c’est à dire, sous des airs populistes, (« sous des airs » étant une formule de stratégie guerrière économe.), soutien du libéralisme et des droites américaines et israéliennes.

Quand le Qatar parle de donner de l’argent aux banlieues, est-ce pour leur donner aussi des armes ? Est-ce pour traiter la France comme la Tunisie, en faisant naître dans notre pays une scission violente entre communautés ? L’Empire aidera-t-il des intégristes sur notre territoire comme il le fait en Syrie ?

En ce qui concerne l’affaire Syrienne c’est une bataille contre la Russie et Poutine. L’affaire des Pussy Riot s’inscrit dans le cadre. Ceux qui clament leur indignation devant le traitement infligé à ces filles feraient mieux de les voir brandir, d’une manière idiote, le drapeau de l’Optor, officine avouée de la CIA. La Russie et Poutine, dictateur, lui aussi sanglant, sont les derniers remparts contre le déferlement de l’Empire.

 

Mais revenons à notre pays doublement en danger. Menacé par l’Europe austéritaire et une entrée en guerre si Israël frappe l’Iran. Ce qui se prépare, certes, depuis des années, mais plus encore à présent. Quelle est la date butoir ?

 

Bas les pattes Hollande quand tu parles de la Résistance française !

C’est le Conseil national de la Résistance qui a donné à notre pays des acquis sociaux que tu t’apprêtes à détruire avec le TSCG. Contre l’avis d’un peuple qui réclame un référendum.

Quelle audace d’en appeler aux mânes du Conseil national de la Résistance ! Quelle honte !

Et personne ne relève ?

 Nous vivons une guerre larvée obscure, qui nous conduit peu à peu vers ce Traité Européen qui est pour nos défenses sociales une fosse à jeter des corps. C’est vers là qu’on nous mène. Comme ces hommes et ces femmes dans ces forêts où on les mitraille.

 

Mélenchon a appelé le premier en France à une grande manifestation à Paris contre le TSCG et pour un référendum.

Ce sera le 30 septembre à Paris.

Vous n’aimez pas Mélenchon ?

Peu importe. C’est un citoyen qui appelle les citoyens à s’unir, à réfléchir, à comprendre, à refuser, à résister. Nous devons faire front commun contre le TSCG.

Les Allemands, eux mêmes, ne sont-ils pas en lutte contre ce traité ? Une partie de l’opposition et 12 000 citoyens allemands n’ont-ils pas saisi le tribunal constitutionnel de Karlsruche pour qu’il décide que le pacte budgétaire et le MES violent la démocratie et la constitution allemande ? M. Joachim Gauck, président de la république fédérale allemande, n’a-t-il pas décidé de reporter la ratification du pacte budgétaire et du MES ? La réponse sera donnée le 12 septembre.

Le 12 septembre aussi, les Hollandais vont voter et le PVV , parti populiste d’extrême-droite, s’élève contre la soumission à Bruxelles et ce fameux traité. Que se passera-t-il si ces élections donnent le pouvoir à cette tendance anti-européenne ?

La bataille se joue, en Europe autour de nous. Par des voies légales. Dans les rues avec d’immenses manifestations.

Est-ce pour cela qu’il faut qu’éclate une guerre dans cette « stratégie du choc » que nous ne connaissons que trop ? S’assurer, d’une seule manœuvre, et la domination sur l’Orient et la domination sur l’Europe ? Non pas une domination des maîtres sur leurs alliés mais des maîtres sur leurs esclaves ? Et se gaver de leurs richesses ?

 

Ne dites pas que tout est perdu. Car si tout est perdu, notre honneur aussi est perdu. Notre honneur de peuple libre qui a une histoire.

Ne dites pas que la plupart des Français sont complètement ignorants de ce problème et ont assez à faire pour simplement survivre.

Nous sommes face à un défi national citoyen que nous devons relever. Vous voulez un pouvoir citoyen ? C’est maintenant que ça va se passer.

 

Nous aurons donc appris que « normal » est synonyme de traître au Conseil National de la Résistance et à la France, puissance indépendante et souveraine.

Bonne journée !

Et tous unis, à Paris, pour la manifestation du 30 septembre contre le TSCG !


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107 réactions à cet article    


  • jako jako 28 août 2012 15:03

    Bravo, c’est aussi comme cela que je le ressents, une trahison.
    Avec plus que la complicité massive des merdias et FI en premier. smiley


    • Ariane Walter Ariane Walter 28 août 2012 15:12

      ca paraît tellement énorme...Etait-ce indispensable ?


    • jako jako 28 août 2012 15:14

      Bonjour Ariane, c’est indispensable pour le mécanisme global qui se met en place, pour un pays couillu non, c’est une aberration.


    • jako jako 28 août 2012 15:26

      FN au lieu de moinsser, expliquez nous pourquoi votre égérie est muette ???


    • latortue latortue 28 août 2012 15:39

      jako le net est ouvert va voir sur le site du FN et lis

      Communiqué de Presse du Front National

      Le Front National manifeste sa plus vive inquiétude suite aux propos de François Hollande se déclarant prêt à faire intervenir la France en cas d’usage d’armes chimiques par le régime syrien.

      Tout d’abord parce que le mouvement de Marine Le Pen s’oppose à toute volonté d’ingérence dans les affaires internes de toute nation, ingérence dont les velléités impérialistes sont évidentes, mais dont les conséquences sont nettement plus floues. L’exemple libyen est à ce titre particulièrement éloquent : sous couvert de démocratie, l’intervention a surtout permis aux islamistes d’arriver au pouvoir et de mettre la main sur toute la région. Le Mali en subit aujourd’hui les effets.

      Et surtout, parce que nous refusons que des soldats français puissent encore perdre la vie dans un conflit qui n’est pas le nôtre, alors qu’un retrait partiel de l’Afghanistan est programmé.

      La Syrie ne doit pas être à François Hollande ce que la Libye a été à Nicolas Sarkozy : une manœuvre électorale drapée de bonnes intentions mais dont la motivation principale est de redynamiser une popularité en berne.


    • jako jako 28 août 2012 15:44

      D’accord tortue, merci, je vais y aller voire mais dans les merdias c’est silence total


    • le FN CONTRE LA GUERRE ET LES CAMPS

      quelle information !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      DU JAMAIS LU ENTENDU OU VU


    • Massaliote 28 août 2012 17:58

      DU JAMAIS LU ENTENDU OU VU

      Il n’est pire aveugle (sourd) que celui qui ne VEUT pas voir (entendre) smiley


    • non667 28 août 2012 19:44

      à jako
      Avec plus que la complicité massive des merdias et FI en premier.

      et la jobardise de ceux qui massivement (80% ) croient les merdias et FI en premier et continuent a voter front ripoublicain . (80% au 1° tour )


    • Micka FRENCH Micka FRENCH 29 août 2012 07:48

      Des nouvelles de l’Ecossaise de retour (provisoirement) de vacances...

      Que cela fait du bien !

      Un billet plus à l’emporte-billet qu’à lemporte-pièce !
      Un article LUCIDE in the Sky de mademoiselle Ariane Walter dépeint ENFIN la VERITE.

      53% des Français sont des mal-comprenants.
      53% des Français croient au Père-Noël.
      53% des Français ignorent l’Histoire de France.
      53% des Français sont des veaux marins qui ont CRU QUE VOTER HOLLANDE signifiait VOTER A GAUCHE.

      HOLLANDE est un Sarkozy-Bis.

      Un seul candidat était de gauche et ne convoitait pas de mandat PERSONNEL pour lui et ses COPAINS banquiers et industriels.

      53% des Français ont perdu au grand jeu de l’attrape-couillon...

      Je vous avais pourtant prévenus tant pour Maastricht que pour Chirac que pour Sarkozy...
      Vous ne m’écoutez JAMAIS !

      Le reste ???? 47% sont des fachos basiques....

      Tiens ! Je vais repartir en vacances, moi, du coup....

      Micka FRENCH sur le Web
      http://mickafrench.unblog.fr



    • micka fais toi sauter...au lieu de blablater....


    • Ariane Walter Ariane Walter 2 septembre 2012 08:30

      Oui,mais elle,elle dit quoi, en ces circonstances dramatiques ???
      Qu’elle vient de s’acheter un nouveau maillot de bain ?


    • globulos nilasse 28 août 2012 15:16

      hollande,c’est sarkozy en moins vulgaire et légèrement moins exhibitionniste (mais autant sioniste). la vraie question est comment un homme sans talent,sans charisme,avec une puissance intellectuelle de limasse,au physique et faciès grotesque a pu arriver au pouvoir ? tout comme son prédécesseur d’ailleurs ? on a le président qu’on mérite. il est le symptôme d’une société malade d’elle même,américanisée jusqu’à la moelle. cette servilité aux intérêts US se voit même chez l’individu moyen,consommant et vivant a l’américaine. hollande ferait mieux de s’occuper des chômeurs, plutôt que de lancer des phrases a l’emporte pièce sur la syrie et de payer avec notre argent des armes et entraînements a des barbus égorgeurs pour renverser un régime laïque. la france commence a etre singulièrement etre détestée dans le monde,les zuniens ont trouvé en notre pays,le paravent pour être moins détesté en nous faisant faire le sale boulot. l’union europeenne est le jouet des amerlocs,donc la france est un pays satellite des USA. voila pourquoi,avant qu’il ne soit trop tard,nous devons,non seulement virer cette clique pourrie du pouvoir,mais sortir de l’otan,de l’UE et de la zone euro. il en va de notre survie. 


      • Anaxandre Anaxandre 28 août 2012 15:32

         "Le 12 septembre aussi, les Hollandais vont voter et le PVV , parti populiste d’extrême-droite, s’élève contre la soumission à Bruxelles et ce fameux traité. Que se passera-t-il si ces élections donnent le pouvoir à cette tendance anti-européenne ?« 

         Ce que vous devriez regretter, madame Walter, c’est que votre »vraie gauche« et son chef ne soient pas anti-européens ou, plus précisément, anti-UE. Car il me semble évident que l’accélération des désastres sociaux qu’entraîne la crise économique (qui n’en ait qu’à ses prémisses) va radicaliser les extrêmes droites nationalistes, et les renforcer. Le peuple suivra-t-il l’idéologie internationaliste d’un Mélenchon ? Pas sûr du tout..., ou bien il va lui falloir bien vite se radicaliser davantage si son mouvement ne veut pas louper le train, quitte à être lui aussi bientôt taxé de »fasciste" (rouge évidemment !). Ironie de l’Histoire...


        • CHIMERE 28 août 2012 19:08

          L’Union Européenne est le cheval de Troie de l’empire du BAO.


          Malheureusement,seuls quelques uns,lucides,à gauche,en ont conscience,tentent de l’exprimer,s’affrontent à la censure et à la propagande guerrière de l’UMP/PS/MODEM et des traitres opportunistes prestidigitateurs et avaleurs de couleuvres,j’ai nommé EELV et son troubadour,CON-BANDIT.

          Mélenchon est définitivement un personnage compromis.

          Il s’est permis de faire don à FH, supplétif de l’empire,des voix qui s’étaient portées non pas sur son nom,mais sur un espoir d’une vraie politique de gauche.

          Il n’en avait pas le droit.

          il aurait pu demander aux électeurs de se reporter sur un candidat de gauche s’il en était subsisté un au deuxième tour,c’eut été légitime.

          Mais en l’absence évidente d’un candidat de gauche (FH et le « PS » ne sont pas de gauche et ce n’est pas JLM qui peut prétendre l’ignorer ) ,il aurait dû s’abstenir de consignes de vote.

          Il a trahi son électorat.

          Il va le payer cher.

        • Marc Viot Marc Viot 28 août 2012 15:32

          C’est vraiment dommage que Mélenchon ait mis toute son énergie pour combattre le FN que je n’approuve pas. C’est une erreur tactique qui lui a couté le deuxième tour et qui a renforcé le FN.

          Vraiment, je crois maintenant et malgré tout la sympathie que j’ai pour lui, j’espère qu’il ne la renouvelera pas


          • N’IMPORTE QUOI............... seuls sego et meluch ne courrent pas derriere un cumul de mandats

            SONT ILS plus interessants OUI EUX ILS ON ONT OSé


          • Jean-Marc B 31 août 2012 06:12

            Entièrement d’accord avec vous, Marc. JL Mélenchon avait d’autres centres d’intérêts ( : son programme) pour mobiliser son énergie et la nôtre. Le programme de Mélenchon, son argumentation, écartait radicalement le FN du jeu politique. Pourquoi simplifier le débat et le réduire de fait à une opposition frontale et théâtrale à Marine Le Pen ?
            Ariane le montre assez : l’opposition à Hollande était également nécessaire ....
            Le programme, le débat, « l’humain d’abord », le souci de l’autre, l’indignation, la perspective de la mobilisation citoyenne : voilà la force du mouvement que JL Mélenchon peut lancer.
            Puisse-t-il en tenir compte .....


          • globulos nilasse 28 août 2012 15:38

            ça moinsse sévère ici !! t’as vraiment des trou du cul qui n’ont rien d’autre a faire on dirait.


            • jako jako 28 août 2012 15:45

              Lol, je ne sais pas si le trou n’est pas un peu plus haut , genre entre les deux oreilles smiley


            • Ariane Walter Ariane Walter 28 août 2012 15:54

              a tous :

              un point sépare certains d’entre nous qui est le suivant : faut-il sortir de l’Europe ? Sortir de l’Euro.
              j’ai été ,il y a qqs mois très favorable à cette idée et désolée qu’elle soit celle de marine le Pen et pas de Mélenchon.
              Je me suis bcp penchée sur ce problème et je vous propose , dans un prochain article, sans s’étriper, de voir les arguments pour et contre.
              Car, actuellement, la sortie de l’Europe ne règle pas tout et de loin.
              Ce sera l’occasion d’échanger pendant un mois qui va être, avant la manif du 30 septembre, l’occasion de tout voir, non pas pour donner raison à son camp mais pour trouver la meilleure solution ;


              • Anaxandre Anaxandre 28 août 2012 16:08

                 Ce n’est pas parce que la sortie de l’UE (et par conséquent de l’euro) ne « réglerait pas tout » que ce n’est pas une des conditions sine qua non du début de reprise en main de la politique économique et sociale de notre pays. Quant à Le Pen que vous évoquez, renseignez-vous, elle ne propose absolument pas de sortir de l’UE, et pour l’euro, ce serait un référendum... À croire que pour avoir un peu d’espace médiatique, il y aurait comme une sorte de ligne rouge à ne pas franchir...


              • taktak 28 août 2012 17:23

                Vous soulevez là un point de débat politique absolument majeur, point sur lequel une partie des gens de gauche ne cessent d’interpeler le FdG et les syndicats qui se fondent dans une euro béatitude aussi naive que dangereuse.

                « Car, actuellement, la sortie de l’Europe ne règle pas tout et de loin. »

                bien sur que non et c’est là une lapalissade. Mais comme le dit Anaxandre la sortie de l’UE capitaliste et de l’Euro capitaliste est une condition nécessaire mais non suffisante pour appliquer une politique de gauche. Nécessaire car ces institutions supra nationales sont des outils (très puissant) des capitalistes pour exploiter les peuples en se libérant des contraintes de la démocratie bourgeoise (il s’agit de s’affranchir des affres de l’expression de la souveraineté populaire). Sortir de l’UE et de l’euro, c’est se donner la possibilité de tracer une autre voie. Mais ce n’est pas à l’évidence régler tout les problème.

                Pour compléter ce que dit très justement Anaxandre sur le FN, outre que l’on peut s’interroger sur la sincérité du discours anti européen du FN (à mon avis il ne s’agit que d’un pur opportunisme pour récupérer le resentimment du peuple qui ressent chaque jours les aggressions de l’Europe à son endroit), en admettant que le FN soit remettre en cause l’UE il n’est absolument pas pour remettre en question l’exploitation capitalistes et la mondialisation. Bien au contraire.

                A titre de comparaison, le combat des colonialisme pour l’indépendance des peuples sont absolument nécessaire pour permettre l’émancipation des peuples mais la décolononisation n’est pas suffisante pour abolir l’exploitation capitaliste ou rendre la souveraineté au peuple. Les exemples en sont nombreux. Néanmoins, vous conviendrez comme moi qu’il serait naïf de se battre pour un alter-colonialisme respecteux des peuples...

                Je crois qu’il y a là un travail urgent idéologique de la gauche à mener sur la question de la Nation qui doit amener à se décomplexer sur la question. Travail mené en partie par Mélenchon qui a su avec raison reprendre les thématiques républicaine qui se trouvent au fondement des idées progressistes. Mais qui reste trop timide sur la question de la Nation, tout entière abandonnée aux amalgames nauséabonds du FN.
                Car au fond, notre combat c’est de donner le pouvoir au peuple afin qu’il puisse établir une société plus juste donc plus libre. En pratique, qu’est ce que le peuple aujourd’hui en france. N’est ce pas tout simplement la Nation ? c’est à dire des travailleurs partageant un même code du travail, une même protection sociale et une culture relativement similaire (les valeurs de la république, une langue) ce qui leur permet de se concevoir une communauté de destin et donc un intéret commun à agir c’est à dire un intéret général. Bref, la Nation est le cadre politique permettant de porter le plus facilement et le plus efficacement notre projet politique, alors que le cadre supra nationale d part la division culturelle de fait entre les peuples (résultat factuel de l’Histoire : la Grèce n’est pas la France) ne permet pas de porter efficacement ce projet collectif alors même que les dominants (les « belles personnes » cheres à Mélenchon) peuvent à travers ces outils supra nationaux dessinés à leurs mains détruire une par une l’ensemble de nos modèles sociaux.

                Pour être complet, défendre la Nation, c’est également être internationaliste, c’est à dire chercher autant que possible les alliances avec les pays progressistes. Avec les pays européens qui le seraient (mais force est de constater qu’actuellement il n’y en a pas), ou avec d’autres (pourquoi pas l’amérique latines ?). Sortir de l’UE cela ne signifie en rien se replier sur une strict cadre francofrançais. Bien au contraire. Comment coopérer avec le Vénézuela dans le cadre de l’UE actuelle ?

                L’UE et l’euro sont impossible à « changer ». Pour la raison exposée ci-avant qu’il s’agit d’outils intégralement conçus pour assoir la domination de la classe dominante et que les changer revient à les reconstruire totalement depuis l’origine : autant en sortir et faire quelque chose de neuf
                Mais aussi car cela suppose l’accord concomitant d’une partie significative des participants au premier rang desquels de l’Allemagne. Il y a là une difficulté structurelle. Il n’est pas crédible - et les électeurs ne s’y trompent pas en s’abstenant d’où les faibles scores du FdG - de présenter un programme qui suppose une refondation complète de l’UE que l’on arrivera pas à obtenir. Ni Monti, ni Draghi, ni Merkel, ni Cameron encore moins les Samaras/papandreou ou Coehlo ne céderons à une France progressiste. Il faudrait donc supposer que l’ensemble de ces dirigeants soient débarqués par leurs peuples, simultanément, sur la base d’un programme progressistes. N’arriverions nous pas plus facilement à ce résultats en faisant tomber l’institution européenne qui les a mis en places sans consultation réelle des peuples ?


              • nicolas_d nicolas_d 28 août 2012 17:25

                Anaxandre a raison, le FN ne veut pas sortir de l’Europe, il veut faire comme le traitre, « renégocier » :
                « Dans le cadre de l’article 50 du Traité de l’Union Européenne, il convient d’initier une renégociation des traités afin de rompre avec la construction européenne dogmatique en total échec. » source : http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/politique-etrangere/europe/

                Ariane, pour ne pas s’étriper, il serait bon que dans votre prochain article vous vous penchiez un peu plus sur la réalité et non sur vos sentiments.

                Pour les arguments pour la sortie , je vous conseille de (re)voir les articles et vidéos d’Asselineau ainsi que de Chouard.
                Pour les arguments contre la sortie... Je vous souhaite bonne chance smiley


              • TAKTAK

                Le syndicalisme devrait etre obligatoire dès qu’on signe son contrat de travail..........

                sinon on reporte....et on se dit « laissons les fonctionnaires faire grève....on obtiendra ce qu’ils obtiendront »

                un pays avec si peu de syndiqués ...est un pays qui perd son industrie...et meurt a petit feu CEE OU PAS ET RECRUTE DES TERRITORIAUX A GOGO........... (1)

                CONTINUEZ A LA FERMER........ET VOUS VERREZ.....VOUS DEVIENDREZ DES BENEVOLES ...ESCLAVES OU SERFS.........

                certaines collectivités locales recrutent des bénévoles pour les garderies et bibliothèques (2) CE QUI N EMPECHENT......... PAS LES ELUS DE VIVRE TRES CONFORTABLEMENT


              • nicolas_d nicolas_d 28 août 2012 17:59

                @taktak
                bon commentaire.
                Cependant, à propos des « nations » vous dites « La Grèce n’est pas la France »
                Certes
                Vous dites aussi « défendre la Nation, c’est également être internationaliste »
                Certes smiley

                Mais à l’échelle du dessous, on pourrait très bien dire « La Bretagne n’est pas la Provence » non ?
                Donc finalement il faudrait être aussi infra-nationnaliste.
                Vous voyez le bazars ?
                Si on veut lutter contre la globalisation, pourquoi prendre comme outil des « globalisations miniatures » (les nations) ?
                Si la solution à la globalisation c’est la diversité, pourquoi restreindre cette diversité à l’echelle de la nation ?
                Du coup pourquoi s’attacher à cette fameuse « nation » ? La nation est-elle légitime ?

                Si vous considérez la démocratie participative (à la Chouard encore une fois), vous pouvez partir de la plus petite échelle qui soit, l’être humain, puis la commune etc. pour arriver à la plus grosse, le monde.
                Vous n’avez pas besoin d’imposer des frontières. Les diversités s’organiseraient démocratiquement à toutes les échelles.


              • Anaxandre Anaxandre 28 août 2012 18:18

                 À Nicolas (et aux autres), vous dites : « Anaxandre a raison, le FN ne veut pas sortir de l’Europe, il veut faire comme le traitre, »renégocier« . Je pense plutôt que le FN a compris et digéré, tout comme d’autres formation politiques plus ou moins »contestataires, qu’une des conditions pour ne pas être banni et/ou honni des grands médias, c’est qu’il ne faut jamais remettre en question la « construction européenne », tout au plus peut-on émettre une critique sur tel ou tel détail de l’ensemble de l’usine à gaz européenne. Voyez Asselineau et demandez-vous pourquoi il a été totalement boycotté par les médias et pourquoi aucun des partis les plus « extrêmes », de gauche ou de droite, ne parlent de sortir de l’UE.


              • CHIMERE 28 août 2012 19:16

                @ taktak et  Anaxandre,


                100% d’accord avec vous.Rien à rajouter.

              • non667 28 août 2012 20:25

                à taktak
                du discours anti européen du FN (à mon avis il ne s’agit que d’un pur opportunisme ....
                avis de faux derch
                vous ne pouvez pas ignorer que F.N. veut dire front NATIONAL depuis  1972 40 ans ! et donc qu’il ne peut y avoir de l’opportunisme et qu’il est pour une europe des nations souveraines « gaulienne » et non pour une europe « supranationale » comme disait le général . !


              • Anaxandre Anaxandre 28 août 2012 21:08

                 Non667, avouez quand même qu’à force de donner des gages de « respectabilité » au Système, elle va finir par se retrouver la jupe à terre...


              • Yohan Yohan 28 août 2012 21:22

                Sortir de l’Europe, c’est pourtant pas difficile. Il suffit de prendre un billet pour Cuba ou pour la Corée du Nord. Vos idées font fuhrer là bas .


              • taktak 29 août 2012 09:38

                @ nicolas_d :
                vous posez là une question fort intéressante qui mérite effectivement discussion
                Mais à l’échelle du dessous, on pourrait très bien dire « La Bretagne n’est pas la Provence » non ?
                Donc finalement il faudrait être aussi infra-nationnaliste.
                Vous voyez le bazars ?
                Si on veut lutter contre la globalisation, pourquoi prendre comme outil des « globalisations miniatures » (les nations) ?
                Si la solution à la globalisation c’est la diversité, pourquoi restreindre cette diversité à l’echelle de la nation ?
                Du coup pourquoi s’attacher à cette fameuse « nation » ? La nation est-elle légitime ?

                De façon purement théorique, en se situant hors de la réalité historique, ce raisonnement est formellement juste.Pour reprendre votre exemple la Bretagne n’est effectivement pas la Provence. Mais il n’en est pas moins vrai que la Bretagne et la Provence, c’est la France, et que leurs habitants se définissent en premier lieux comme des français. Il y a en fait là une contradiction apparente qui se résout assez facilement si l’on considère que le périmètre de la Nation évolue avec l’Histoire. Il suffit pour cela de revenir à la définition humaniste (et non ethniciste) de la Nation au sens du contrat socail de Rousseau.
                Il n’est donc pas interdit de considérer philosophiquement qu’à terme la Nation Française se fonde dans une Nation européenne, ou même une Nation unique à l’échelle du monde. Cela supposerait que les clivages culturels existants soient dépassés par la volonté des peuples d’exercer leur souveraineté à travers un contrat social commun.
                Mon constat est qu’historiquement nous n’en sommes pas là et que l’UE ne constitue en rien un nouvel « etat » émanation de la volonté politique des peuples à exprimer leur souveraineté (voir le non au TCE, le TSCG...). En revanche, la conscience populaire des questions politiques en France, à ce jour, est partagée à l’échelle de la France. Preuve en est par exemple la façon dont se structure le mouvement social. C’est sans doute le résultat d’un processus historique que l’on peut critiquer, mais ce n’en est pas moins un fait objectif. Partant de ce fait, si l’on veut conduire une projet politique basé sur la volonté du peuple, c’est à dire étant l’expression de sa souveraineté, l’échelle la plus pertinente est l’échelle de la Nation.
                Ce qui ne signifie en rien se cantonner strictement à cette échelle et c’est pourquoi défendre la souveraineté de la Nation de façon conséquente c’est nécessairement être internationaliste.
                Mais c’est également permettre l’expression collective à des niveaux moindres, par exemple pourquoi pas par la démocratie participative (au niveau de la ville, du quartier, du département, mais également au niveau de l’entreprise...).
                La contradiction apparente soulevé par votre raisonnement est donc simplement résolu en considérant le mouvement dialectique de l’ histoire. En quelque sorte, défendre la Nation c’est probablement conduire à son dépassement car en permettant l’expression de la souveraineté du peuple, on permet dans le même mouvent de faire évoluer les clivages culturels et politique conduisant ainsi à l’évolution du contrat social.


              • Fred59 29 août 2012 09:54

                Sur le principe, il se peut que vous ayiez raison
                Mais dans le concret, les ’infra-nationalismes’ en Europe sont inféodés comme c’est pas permis à la construction européenne. Que l’on parle des indépendantistes flamands de Belgique ou des attentats régionalistes (29 attentats terroristes en 2009 en France contre 0 pour Al-Qaïda), les indépendantistes n’en sont pas vraiment : ils visent un rattachement direct de leur Région à Bruxelles.


              • jean-jacques rousseau 29 août 2012 12:04

                N’oublions pas que le « régionalisme » fait partie d’une stratégie subversive des services allemands appliquée en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie, etc.

                La cause de guerre en Europe n’a jamais été la défense du droit national. C’est a chaque reprise la tentative hégémonique impériale et la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui est la cause des conflits en Europe depuis le premier Empire germanique.

                Or la France n’a existé depuis la bataille de Bouvines et Philippe Auguste que par opposition à cet impérialisme au nom de la souveraineté et de l’indépendance nationale. C’est cela le véritable esprit de la résistance : la résistance à l’oppression impérialiste.

                ---
                voir aussi : Occupation et Résistance

                "L’Empire des Habsbourg

                Parallèlement, le ministre-président de Bavière Franz-Josef Strauss a été l’initiateur de mesures destinées à détacher économiquement la Slovénie et la Croatie de la république fédérative de Yougoslavie. On s’est servi du « groupe de travail Alpen-Adria » créé à la fin des années 1970, dont le but était de rapprocher de l’Allemagne du sud, par une politique d’« organisation de l’espace », d’anciennes provinces de l’Empire austro-hongrois, dont des Bundesländer autrichiens et le nord de l’Italie (Bolzano-Alto Adige/« Südtirol »). Des représentants des parlements régionaux de Slovénie et de Croatie - les deux régions avaient elles aussi fait partie de l’Empire austro-hongrois - ont participé dès le début aux réunions de l’organisation Alpen-Adria. Un Français avait critiqué cette coopération, "officiellement subventionnée à des fins culturelles par des crédits bavarois« pour »aider, en Slovénie et en Croatie, des groupes qui se détournaient de tout ce qui était serbe«  : »C’est ainsi que la séparation a été préparée psychologiquement."[5]
                Brusqués
                L’Allemagne de l’Ouest a encouragé de plus en plus ouvertement les gouvernements régionaux de Ljubljana et de Zagreb à faire sécession, quand la Yougoslavie, en 1987, s’est trouvée au bord de la faillite à cause d’une crise de paiement des dettes, et qu’elle a dû se soumettre à un sévère programme d’adaptation des structures du Fonds monétaire international (FMI).[6] L’argument de Bonn a été que la Slovénie et la Croatie n’auraient une chance d’être admises dans l’Union européenne que si elles se séparaient du Sud pauvre de la Yougoslavie. Fortes de ce soutien, la Slovénie et la Croatie ont déclaré leur indépendance en juin 1991, en violation de la Constitution yougoslave. La première guerre de sécession en Yougoslavie s’en est suivie. Tout d’abord, mis à part l’Allemagne, l’Autriche et le Vatican, aucun Etat n’était prêt à donner son accord pour un démembrement du pays. Aussi le gouvernement fédéral a-t-il brusqué, début décembre 1991, ses alliés de l’UE et de l’Otan, ainsi que ceux de l’ONU, menaçant pour la première fois depuis 1945 d’un cavalier seul de l’Allemagne sur la scène internationale : l’Allemagne annonça que même si aucun autre Etat ne la rejoindrait, elle allait reconnaître fin 1991 l’indépendance nationale des deux républiques sécessionnistes.

                Informations sur la politique extérieure de l’Allemagne

                Scharping, son chef de gouvernement et son collègue du ministère des affaires étrangères ont justifié la guerre avec une véhémence particulière. Ils avaient de bonnes raisons de le faire, la République fédérale d’Allemagne ayant pris une place particulière à côté des Etats-Unis, parmi les 19 Etats agresseurs. Souligner la faute de la République fédérale ne signifie pas réduire celle des autres agresseurs.

                Toutefois, l’Allemagne est le seul Etat à avoir sévi contre la Serbie et la Yougoslavie à plusieurs reprises. Au cours d’un siècle, elle a participé pour la troisième fois à une agression contre le pays et ses peuples.

                Elle a violé de la façon la plus flagrante, outre la Charte des Nations Unies et d’autres documents fondamentaux du droit des gens, la convention par laquelle les principales puissances de la coalition opposée à Hitler ont accepté la renaissance d’un Etat allemand unifié.

                Par le Traité deux-plus-quatre, qui a la portée d’un traité de paix, elle avait déclaré solennellement « que le sol allemand ne générerait que la paix » et « que l’Allemagne unifiée ne recourrait plus jamais aux armes si ce n’est conformément à sa Constitution et à la Charte des Nations Unies ».1

                Et cette même République fédérale d’Allemagne a violé comme aucun autre Etat sa propre constitution qui, tirant la leçon de la guerre fasciste d’agression, prévoit sans ambiguïté à son article 26 : « Les actes susceptibles de troubler la coexistence pacifique des peuples et accomplis dans cette intention, notamment en vue de préparer une guerre d’agression, sont inconstitutionnels. Ils doivent être réprimés pénalement. »2

                Le rôle des Allemands dans les Balkans, un ancien ambassadeur témoigne 

                Le ministre allemand de la Défense de l’époque, Volker Rühe (CDU) avança, lui, l’argument, qui devait plus tard devenir la position officielle du gouvernement allemand, que Milosevic effectuait un nettoyage ethnique à grande échelle. Il dit : « Le problème du Kosovo ne peut pas être résolu en envoyant des troupes en Albanie, en fermant la frontière avec le Kosovo et en encourageant, ce faisant, les agissements de monsieur Milosevic ». Des commentaires qui revenaient à un chèque en blanc aux activités de l’UCK.

                En 1999, la Frankfurter Allgemeine Zeitung révélait que l’UCK était encouragé par l’Allemagne et d’autres pays à provoquer une crise humanitaire dont on se servirait comme justification pour une intervention de l’OTAN. Le journal citait dans ce contexte un passage du rapport général d’une session parlementaire de l’OTAN sur la crise du Kosovo : « Les répressions serbes ont diminué dans la période d’octobre à décembre 1998. De l’autre côté, il y a une insuffisance de mesures pour contenir le UCK, qui a été capable de collecter des dons aux Etats-Unis et en Europe de l’Ouest, en particulier en Allemagne et en Suisse, ainsi que d’engager des recrues et de faire passer des armes par la frontière albanaise. Sur cette base l’UCK a été capable d’intensifier fortement ses attaques contre les forces de sécurité serbes et contre les civils à partir du début de décembre 1998 ».


                "Plus encore qu’au cours des dix années précédentes dans les autres régions de Yougoslavie, l’Allemagne nouvellement réunifiée joue un rôle de tout premier plan dans le conflit du Kosovo. Après cinq décennies d’hibernation, l’impérialisme germanique réactivé revient sur le devant de la scène, profitant de la relative mollesse de son grand concurrent américain (ère Clinton) et de l’effarante naïveté de ses partenaires européens (Mitterrand). Cette fois, on ne se contente plus de discours ; on prépare activement l’agression militaire contre la Serbie, la troisième depuis 1914.  "


              • nicolas_d nicolas_d 30 août 2012 00:26

                @takak
                Merci, je ne connaissais pas le « sens de Rousseau » à propos de la Nation et du contrat social. Je n’ai pas encore lu le contrat mais je ne prends que l’idée.

                Du coup c’est plus simple. Comme vous dites la « Nation » n’est pas figée et un « contrat social » c’est rassurant...
                Ca ressemble plus à une « mondialisation sociale » qu’à une « globalisation sociétale » smiley

                Y’a du boulot... et il faudra être très vigilants.


              • nicolas_d nicolas_d 30 août 2012 00:33

                @Anaxandre
                Vous avez certainement raison
                Ces chiens de gardes !


              • Roubachoff 2 septembre 2012 06:41

                Dans la complexité du réel, rien ne règle jamais rien en claquant des doigts. Mais il semble évident que conserver l’euro et rester dans l’Europe nous mène tout droit à la catastrophe. Parce que la politique économique de l’EU - impulsée par l’Allemagne, la seule qui en profite provisoirement - est une aberration. Dans une zone d’échange économique, c’est une règle de bon sens, quand tous les acteurs pratiquent la même politique (l’austérité, dans le cas qui nous occupe) la catastrophe est assurée, puisque la notion même d’échange implique qu’il y ait à la fois des producteurs et des consommateurs. C’est ce qui rend si profondément stupides les incantations du MEDEF, qui voudrait payer moins cher le travail pour vendre ses produits à des gens qui n’auraient plus d’argent. En allant faire le beau chez les têtes pensantes (?) du patronnat, JM Zayrault a montré qu’il ne comprenait rien au problème. Quant à Hollande, ses déclarations depuis son retour de vacances démontrent (ce dont on se doutait un peu) que c’est un imbécile. Voilà, pour résumer, nous avons échanger des salauds contre des cons, et il va falloir tout recommencer.

                A savoir échanger dans cinq ans des cons contre des salauds ? J’en ai bien peur, oui.


              • Roubachoff 2 septembre 2012 06:45

                Lire « échangé » dans la première occurrence.


              • globulos nilasse 28 août 2012 16:20

                merci pour les liens selena.


              • oui

                il est plus facile de ne rien dire et de laisser FAIRE L’ UMPFN....

                quitte a nous engager dans une guerre civile

                battez vous....syndiquez vous....mais l’heure est a la performance individuelle et a l’ EGOISME DE CEUX QUI NE VEULENT RIEN PARTAGER...CE QUI LES INTERESSE C EST DE GARDER LEUR BOULOT EN....REGARDANT CREVER LES AUTRES...............

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