@mcm :
Vous écrivez :« C’est
là où je voulais en venir, si la Burka n’est requise par aucune des obédiences
de l’islam, et n’est que le fait d’une initiative personnelle qui n’a rien à
voir avec l’islam, alors comment peut on considérer son interdiction comme de
l’islamophobie ?
C’est pour cette raison que je
lançais un appel pour savoir si quelqu’un aurait une seule preuve que l’usage
de la burqa soit une exigence islamique, en l’absence de cette preuve légale
nous pouvons donc récuser toute accusation d’islamophobie contre une mesure
d’interdiction. »
Le problème est qu’il n’y pas de « définition »
de l’islam ni de ses limites (et encore moins de définition « légale »
et heureusement), dés lors même si l’accusation automatique d’islamophobie peut
être contestée (même si en étant honnête elle sous-tend à nombre de propos soi
disant anti-burka), il n’en demeure pas moins que le but d’une loi est d’être
applicable, et donc que si la burka est revendiquée comme une pratique
religieuse musulmane, même minoritaire : il y aura toujours recours
possible.
La Loi et le Droit sont aussi
soumis à contraintes, celle de la Constitution, celle de la législation
européenne récemment, mais aussi celles des conventions, traités, déclarations,
etc..que la France a signée et ratifiée sans qu’elle n’y soit obligée,
notamment la DDH par exemple…ensemble de contraintes qui permettraient un
recours en cas de loi « explicitement » anti-burka ou à
connotation anti-religieuse, qui entrerait en infraction ou violation avec des
textes, législations, etc..acceptées par la République Française.
Maintenant, la question est qu’il
sera difficile d’aboutir à une loi qui interdirait la burka sans impacter d’autres
individus que les « porteuses de burka » en effet une loi « anti-burka »
est impensable du fait même qu’elle serait explicitement discriminante, nombre
de recours seraient dés lors possibles, quelques soient les arguments,
valables, justifiés ou non, des uns ou des autres. Dés lors, il est objectif de
considérer que l’Etat ne pouvant engager sa responsabilité dans une telle loi,
c’est l’optique inverse qui doit être considérer : à savoir une telle
loin, bien évidemment non explicite et non discriminante, devrait engager la
responsabilité de toute personne qui par son comportement ou certaines
pratiques, renonce aux droits et libertés qui lui sont garantis. Bref pour être
plus simple, interdire la burka sera difficile, il faut donc opter pour une optique
« dissuasive » dont le but pédagogique serait la re-citoyennisation
et l’acceptation du « contrat social » en vigueur, dissuasion engageant
la responsabilité individuelle et par voie de conséquence empêchant un recours
juridique dans certains cas : pour exemple : la porteuse de burka est
libre de la porter mais elle ne pourra arguer de discrimination si par ce biais
elle est exclue du marché du travail, soumise à des contrôles pour telle ou
telle question de sécurité, etc…
Mon propos n’est pas pour ou
contre la burka, mais simplement de considérer que si chacun est libre de ses
choix ou opinions, religeiux, politiques, etc…chacun est donc responsable des
conséquences logiques induites par ses choix ou opinions. Ainsi donc une loi
dans cette optique ne serait pas discriminante ou contestable, puisqu’elle
serait à portée générale, et affirmerait la responsabilité individuelle sans
empiéter sur les libertés individuelles. Bref la dissuasion et la
responsabilisation plutôt que l’interdiction qui de toute manière serait
inapplicable vu le nombre de voies de recours possibles. Si l’Etat connaît des
contraintes et engage sa responsabilité, le (la) citoyen(-ne) aussi.