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Réflexions bipolaires (3) : 3 raisons de ne voter ni Hollande ni Sarkozy

Si on laissait faire les sondages, Nicolas Sarkozy et François Hollande seraient qualifiés pour le second tour et François Hollande serait élu au second tour avant même que les électeurs ne se soient prononcés. Troisième partie.

C’était l’objet de ces réflexions bipolaires : en prenant les sondages au mot et en essayant de jouer au jeu du pour et du contre, il n’y a rien de vraiment concluant. D’ailleurs, ce n’est pas vraiment étonnant. Troisième étape de mon raisonnement, voici en effet trois raisons qui me feraient ne voter ni pour François Hollande ni pour Nicolas Sarkozy.


1. Les deux candidats sont de la même farine.

Les deux candidats favoris ont pris pendant cette campagne pour même modèle François Mitterrand, qui n’est pas un exemple de sincérité et d’honnêteté dans l’histoire politique française ; l’un en mimant sa campagne de 1981 (même intonation de voix, même construction d’une pseudo-légende etc.) ; l’autre en mimant sa campagne de 1988 (même type d’affiche électorale de profil, même lettre aux Français etc.).

Leur objectif est le même : non seulement les deux favoris veulent le pouvoir, le garder ou le conquérir, mais ils le veulent aussi pour leur clan et les enjeux sont importants. Ils déploient des moyens extraordinaires, en communication, en meetings (jusqu’à jouer dans un combat de coqs entre Concorde et Vincennes) qui augurent mal d’une politique raisonnable de réduction des dépenses publiques (le déficit a été revu à la hausse pour 2013 : 3,9% au lieu de 3,0% ce qui fait que le retour à l’équilibre aura au moins un an de retard).

Si le candidat socialiste a cherché à se différencier de son concurrent en parlant de "candidat normal", il est clair que ce n’est qu’une devanture du même milieu, celui où la réussite matérielle est l’essence de la motivation. Inutile d’insister sur le candidat sortant, mais le Fouquet’s ou le yacht au large de Malte ne sont pas plus critiquables que les salades à plus de cent euros dans d’autres restaurants chic ou les Porsche d’amis proches.

Ce duel n’est qu’une rivalité de copinages. Et le mouvement de soutien de quelques personnalités depuis quelques semaines en faveur du candidat favori (Corinne Lepage, Martin Hirsch, Azouz Begag, Fadela Amara etc.) n’est que le résultat d’une recherche classique pour bien se placer et bénéficier du changement. Je conseille d’ailleurs à Hervé Morin d’emboîter le pas…

L’endettement excessif de la France n’est pas anodin : il est le résultat de trente années de clientélisme à droite comme à gauche, et il est très facile de décider de dépenses lorsque l’argent sort de l’État, donc, de la poche des contribuables et des banquiers.

Si dans cette campagne, les vrais sujets comme l'emploi ou les retraites n’ont pas été abordés, c’est avant tout à cause de ces deux candidats bling-bling qui n’ont joué que sur des postures.


2. Les deux grands partis (UMP et PS) sont soumis à leur extrême.

C’est le jeu mécanique de l’élection présidentielle qui veut qu’au premier tour, les candidats des deux grands partis accentuent leurs positions dures, centrifuges, et cela surtout quand d’autres candidats les concurrencent efficacement sur leurs bords extrêmes, que ce soit avec Marine Le Pen à droite ou Jean-Luc Mélenchon à gauche.

Alors que les deux candidats favoris sont issus de courants politiques plutôt modérés (Martine Aubry avait même reproché à François Hollande de représenter la "gauche molle"), cela a donné d’un côté, des propositions de référendum pour stigmatiser les immigrés ou les chômeurs, et de l’autre côté, l’imposition confiscatoire à 75%, des mesures complètement loufoques qui n’auraient jamais été annoncées sans l’existence de près de 30% d’intentions de vote extrêmes.

En clair, les deux candidats favoris ne sont pas libres de faire la politique qu’ils souhaiteraient sincèrement mener car leur volonté de gagner les élections (présidentielle et législatives) les contraint à se désaxer par pure démagogie électorale.

Il serait temps, au contraire, que les électeurs priment un candidat ou une candidate qui expose en toute liberté son analyse de la situation actuelle ainsi que les solutions qu’il ou elle entend apporter modestement.


3. Éclatement des deux grands partis gouvernementaux.

En n’élisant ni Nicolas Sarkozy ni François Hollande, les électeurs amorceraient une double recomposition du paysage politique français, ce qui serait très sain pour notre démocratie. Je l’ai déjà indiqué dans les deux précédents articles mais je réinsiste ici.

L’UMP n’est qu’un syndicat de droite pour assurer la victoire. S’elle échoue, elle n’a plus de raison d’être puisqu’elle regroupe des personnalités qui n’ont visiblement pas les mêmes valeurs : entre un Claude Guéant ou un Patrick Buisson qui n’hésitent pas souffler sur les braises d’une certaine xénophobie rampante, et un Pierre Méhaignerie qui avait hésité à faire le pas de l’ouverture rocardienne ou une Nathalie Kosciusko-Morizet qui ne cesse de militer farouchement contre les idées du FN, il y a un fossé idéologique étonnamment large.

Le PS, lui, regroupe des sensibilités socialistes avec comme seul point commun la capacité de gérer des collectivités locales, car il faut bien dire, et la primaire socialiste l’a bien montré, qu’y a-t-il de commun entre un Manuel Valls et un Arnaud Montebourg, par exemple ? Ou entre un Pierre Moscovici et un Benoît Hamon ? Pourtant, ils sont tous dans le même parti, comptent bien y rester pour éventuellement atteindre les commandes (la lutte est d’ailleurs déjà bien engagée, avec Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis dans les favoris). Il est curieux que sur la construction européenne ou sur la conception même de l’économie (doit-elle être ouverte ou repliée sur elle-même ?), le PS n’a toujours pas fait son congrès de clarification définitive et ce ne serait certainement pas avec François Hollande à l’Élysée, habile manœuvrier interne pendant onze ans, que le flou serait dissipé, au contraire.


Trois raisons

L’échec des deux candidats de l’UMP et du PS remettrait en cause cette bipolarité pas forcément voulue par De Gaulle mais plutôt par François Mitterrand en 1971 (avec l’union de la gauche, rejetant les centristes de la gauche) et Jacques Chirac en 2002 (avec l’UMP, phagocytant du coup les centristes à droite).

C’est donc une réelle chance que depuis dix ans, un homme a eu le courage d’éviter la disparition totale de cette force centrale, d’autant plus qu’il jouit, par son indépendance politique et intellectuelle, d’une entière liberté de positionnement, loin des hypocrisies claniques. Ce sera mon dernier article sur mes réflexions bipolaires.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (19 avril 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Manichéisme.
L’esprit de Valence.
Expérience dans la décision.
Coup de menton.
Pas de majorité ?



yartiNiNi02


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45 réactions à cet article    


  • Michel DROUET Michel DROUET 19 avril 2012 08:33

    On sent bien que cela commence à être dur pour les partisans de F. Bayrou. Il est temps que la campagne se termine.

     


    • musashi 19 avril 2012 11:09

      C’est surtout pour la France et les français qu’on s’inquiète....


    • Catart Catart 19 avril 2012 12:12

      Ce que l’on sent très bien c’est que la vie va devenir intenable pour les français, ils auront fait une campagne coûteuse pour leur ego avec notre fric, évitant les sujets pouvant améliorer la vie des français, refusant la première et plus sage des mesures « la réduction massive du train de vie de l’état » qui peut permettre 91 milliards d’économie sans toucher au portefeuille des français... ???

      Le cirque Sarkolande est à rejeter sans modération, nous savons malheureusement que c’est un des deux qui sera le prochain roi, alors ayons la sagesse d’affaiblir sa monté sur le trôn.

      Le mouvement « Démocratie » fait un appel au VOTE BLANC MASSIF POUR LE 2ème TOUR

      http://www.indigne-je-propose.fr/


    • @rakoto

      75% DES LECTEURS N APPRECIENT PAS VOS ARTICLES ORIENTES

      ESSAYEZ DONC AU FRONT NATIONAL

      VOUS NOUS CASSEZ LES PIEDS NOUS REPUBLICAINS


    • mojique mojique 19 avril 2012 16:45

      D’autant plus que maintenant on peut se passer de Bayroue de secours pour rentrer au garage. Juste un coup de spray et ça roule.


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 19 avril 2012 23:03

      Pauvre Rako qui craint l’arrivée imminente de Robin des Bois.

      Dans quelques jours le Sheriff de Nottingham sera chassé de l’Elysée et nous taxerons ton magot à 75% avant de livrer « le butin » aux démunis.

      On va te faire les poches Rako, à toi et à tes potes du Fouquet’s, de Neuilly et du Crillon. Comme dans la forêt de Sherwood.

      We are dangerous !

       smiley smiley smiley


    • Agerate Agerate 20 avril 2012 00:16

      @Peachy Carnehan

      Si vous étiez curieux, vous auriez que Sylvain soutient un homme (Bayrou) qui propose la création d’une nouvelle tranche d’imposition qui prendra aux riches BEAUCOUP plus d’argent que les 75% de Hollande.

      Ca ne mange pas de pain de proposer une taxe qui ne s’applique à personne... S’il y a un Robin des bois, il est aujourd’hui beaucoup plus centriste que socialiste.

      Sans racune.


    • Soi Même 19 avril 2012 09:53

      Raison de plus pour ne pas voté Bayrou ! Je dirais même plus de pas voté du tous.
      Rien de telle, que d’arrêt d’adossé ces salades. Elles doivent crèves sur pied, si l’on souhaite vraiment que les mœurs politiques changes (l’ irresponsabilité, les cumuls des mandats, le clientélisme, la corruption, l’incompétence).
      En réalité il y a deux choix qui se présente, qui sont conséquent de leurs corruptions, soit la dictature feutré PamEuropènne, soit que nous nous instaurons, un nouveau État de Droit qui se basse sur le partage des pouvoirs, horizontalement au niveaux Exécutif et verticalement entre le Monde de la Société Civile, le Monde Politique et le Monde Économique.

      Tant que l’on n’aurat pas conciense que le véritable enjeux de notre survie passe part ce fait, nous assisterons Farce sur Farce, Dénis sur Dénis d’un Pouvoir qui s’habille de Vertus de Démocratie, et qui est en réalité une Dictature Feutré qui broient plus sûrement que les grandes dictatures du XX siècles ( Nazis, Fasciste, Communiste, Américanisme).


      • musashi 19 avril 2012 11:10

        Bayrou est l’un des seuls à vouloir reconnaitre le vote blanc.


      • Agerate Agerate 19 avril 2012 12:11

        Bayrou est aussi le seul à vraiment parler de l’ irresponsabilité, les cumuls des mandats, le clientélisme, la corruption, l’incompétence.

        L’irresponsabilité, le cumul des mandats, le clientelisme, l’incompétance, tout ça c’est aussi le bipartisme....


      • LE CHAT LE CHAT 19 avril 2012 10:43

        si vous voulez que rien ne change , votez pour ces deux là ou Bayrou qui fait aussi partie du système et de la trilatérale , il a été mainte fois ministre
        si vous voulez que ça bouge , faut voter pour les autres


        • musashi 19 avril 2012 11:08

          Rien qu’avec son référendum sur la vie politique Bayrou changerait beaucoup de chose dans le système en place :
          http://www.bayrou.fr/article/120403-francois-bayrou-presente-son-referendum-de-moralisation-de-la-vie-publique


        • Agerate Agerate 19 avril 2012 13:13

          Si on veut être sérieux il faut revenir aux fondamentaux.

          Quel est le drame de notre situation politique actuelle ? Que deux minorités (le PS et l’UMP) représentant chacun 15% du corps électoral, aient alternativement TOUS les pouvoirs.

          Cela s’appelle le bipartisme. La France est le seul pays démocratique à fonctionner ainsi.

          La raison fondamentale qui fait que nous ne sommes pas en démocratie est là. De cela, seul Bayrou en parle depuis toujours (et Mélenchon plus récemment).


        • Croa Croa 19 avril 2012 23:36

          « si vous voulez que ça bouge , faut voter pour les autres »

          L’auteur ne veut pas que ça bouge justement puisque ceux qui proposent quelque chose sont qualifiés par lui « d’extrêmes » !

          Celui-ci votera Bayrou, la roue de secours du système, pas très nuisible au fond ! smiley


        • Agerate Agerate 20 avril 2012 00:18

          @Croa>

          C’est marrant, Sarkozy se répand partout en compliments sur Mélenchon...

          Vachement nuisible.


        • musashi 19 avril 2012 11:05

          Je voterai Bayrou car il est le seul à pouvoir battre et faire éclater l’UMPS... même si au vue des sondages il semblerait que les français souhaitent repartir pour 5ans UMPS.


          • Balian of Ibelin Balian of Ibelin 19 avril 2012 18:34

            @musashi

            Bonsoir,

            Je comprend votre logique, et je la respecte.
            Je ne suis pas sectaire (je suis allé voir Bayrou en 2007 au Zénith de Paris...)

            D’autres, écoeurés par le PS qui a abandonné la classe ouvrière ,
            se sont rabattus sur le FN...
            On peut aussi les comprendre...

            Ne tenez pas compte des sondages, c’est du cirque...
            On est de plus en plus nombreux à vouloir dégager L’UMP et le PS.

            Cdt


          • Croa Croa 19 avril 2012 23:37

             smiley  smiley  smiley  smiley


          • NOJ71 19 avril 2012 11:10

            Texte où Rako se veut centriste. En réalité ses arguments fielleux le situent à l’extrême droite.


            • Agerate Agerate 19 avril 2012 13:15

              Et les vôtres se situent au niveau du terrorisme intellectuel.

              Celui qui ne pense pas comme vous est un facho.


            • HELIOS HELIOS 19 avril 2012 11:40

              .... que les électeurs priment un candidat ou une candidate qui expose en toute liberté son analyse de la situation actuelle ainsi que les solutions qu’il ou elle entend apporter modestement ....

              VOUS AVEZ RAISON ! sauf que vous encouragez le systeme... il existe cette fois ci au moins 3 candidats qui exposent en toute liberté.... Cheminade, Dupont-Aignan et Marine Le Pen. Seulement des qu’on reviens aux idées, il n’y a plus personne. Et votre article le demontre au dela des mots que vous utilisez...

              Quand a votre tirade intellectuelle sur les motivations et les differences des membres des partis (PS et UMP) votre interpretation est plutot issue d’une analyse bisounours que d’une veritable constatation... de Valls a Koscisco Morizet, c’est pareil, ces gens là, TOUS et SANS EXCEPTION, sont de mauvais commerciaux qui vendraient leur mère, aujourd’hui pour une entreprise, demain pour une autre, sans etat d’ame. Ils n’ont aucune valeur personnelle, seul le pouvoir et les privilège que celui ci apporte les interressent..

              Ils sont dans un camp ou dans un autre parce qu’il y avait des places a prendre, leur seul espoir c’est que leur parti arrive « aux affaires » odficiellement. Certains n’attendent même pas et font leurs propres affaires, il y a tant d’exemple a citer....

              Pour se sortir de la m... dans laquelle on est, il n’y a que se prendre par la main, et ne pas jouer leur jeu. En aucun cas ne voter pour ceux qui ont exercés un quelconque pouvoir, hors de leur groupe ou parti. C’est LA solution. Sinon, on en deduira que vous aimez, alternative entre le masochisme et le syndrome de Stockholm.

              Regardez l’offre.... Cheminade... Dupont-Aignan... Marine Le Pen. Votez efficace sans reserve ni honte.


              • Agerate Agerate 19 avril 2012 13:28

                Dupont-Aignan est le premier à dire qu’il adore Bayrou. Que si ils ont un désaccord sur l’Europe, les deux se reconnaissent mutuellement comme des gens honnêtes qui se battent courageusement pour leurs idées, et pour rétablir la démocratie en France.

                Ils se rejoignent d’ailleurs sur les questions inconstitutionnelles (comme Mélenchon d’ailleurs)

                Voyez-vous, les choses sont moins binaires que vous ne l’affirmez.


              • Tall 19 avril 2012 12:09

                Bayrou, c’est le gars qui propose l’austérité pour un budget en équilibre en 2016 pour ne pas déplaire aux usuriers de l’UE, experte en récession provoquée.

                Tandis que chez Hollande, c’est pour 2017, et Sarkozy : 2014

                Et voilà ...on a résumé là en 3 dates la panoplie des choix hautement démocratiques et économiquement très fûtés proposés par l’UMPS et le 3e curé qui met juste son église au milieu du village ( pas encore ruiné ).

                Vivement que toute cette clique de tocards volent dehors

                • Croa Croa 19 avril 2012 23:42

                  Pas si tocard que ça au moins en com...

                  Ils vont bien arriver à trouver assez de beaufs pour gagner encore ces élections, ces salauds là smiley


                • Agerate Agerate 19 avril 2012 13:24

                  L’insulte comme outil de rhétorique. Bonjour le civisme.

                  Au fond vous avez raison. L’écoute, la démocratie, l’échange, la remise en cause de ses propres certitudes, tout ça c’est fatiguant. Un truc de vieux et d’intello !

                  Je suis complètement d’accord avec vous : l’invective, c’est confortable.


                  • Tall 19 avril 2012 14:46

                    et sinon, pour la politique budgétare de l’UE .... d’accord pour l’autérité récessionniste ?


                  • Agerate Agerate 19 avril 2012 15:03

                    Ce n’est pas l’UE qui vote le budget de la France, ce sont les députés français que nous avons choisi. A aucun moment l’Europe n’intervient dans la fabrication du budget national.

                    NOUS citoyens français, votons systématiquement pour les candidats proposant de dépenser plus. Nous sommes responsable de nos votes. Rien ne nous a jamais obligé à nous endetter.

                    Mais tous les candidats continuent de nous dire que nous sommes responsables de rien. Car le coupable, c’est l’autre : le voisin de palier, ou l’étranger.

                    Le riche, le pauvre, le patron, la finance internationale, l’Europe, l’Euro, l’assisté, le chômeur, le malade, le fonctionnaire, le musulman, le sans papier, le travailleur étranger, la bourse, le FMI, les chinois....

                    Il est toujours confortable de penser que le responsable, c’est l’autre.
                    Il est confortable d’accuser l’autre et de penser que cela va résoudre les problèmes.

                    Mais nous avons aussi le droit de nous comporter en adulte.


                  • Tall 19 avril 2012 15:14
                    Ah non, c’est inexact ça... Le budget français doit être soumis au contrôle comptable de l’UE. Et il y a diverses contraintes à respecter sous peine d’amendes.
                    L’UE est carrément une autorité supranationale sur ce plan ( et d’autres aussi )

                    De plus, sur le plan éthique, un Etat n’est pas une boutique tenue de faire des bénéfices.
                    C’est un système de services aux citoyens payé toujours au final par les citoyens.
                    Et les intérêts payés à la finance privée par l’Etat, c’est du parasitage incivique.

                    Savez-vous que la BCE (Banque centrale européenne ) a prêté 1.000 milliards aux banques privées qui, elles, en reprêtent une partie à des taux vairant de 3% à 15% selon les pays et les délais de payement ?

                    Ca semble dingue, hein ? Oui, mais c’est ce qui se passe.
                    Je vous suggère de vérifier par vous-même si vous en doutez. Google est votre ami.


                  • Agerate Agerate 19 avril 2012 15:17

                    Quand à la position du future président vis-a-vis de l’Europe je pense (si vraiment ça vous intéresse) :

                    - Pour ceux qui promettent de tout changer unilatéralement en Europe, soit ils mentent, soit il vont provoquer une explosion de l’Europe dont je ne vois pas d’autres conséquences plus évidentes que l’asservissement du continent par les autres grandes puissances (USA, Chine, Russie...)

                    Ce qui signifierait remplacer une dépendance, démocratiquement imparfaite (l’Europe) mais dont on peut attendre une amélioration (c’est la marche de l’Histoire) par une autre dépendance, larvée et absolument négative.

                    - En revanche, je suis également en désaccord avec ceux qui n’ont aucune position européenne officielle de la France et ne mettent aucune pression sur nos pays partenaires (Sarkozy - au delà des coups de menton).

                    Un grand emprunt européen pur mutualiser les force et relancer l’économie, ça me semble très bien.

                    Voila mon point de vue.


                  • Tall 19 avril 2012 15:17
                    rectif >

                    Savez-vous que la BCE (Banque centrale européenne ) a prêté 1.000 milliards aux banques privées au taux de 1% qui, elles, en reprêtent une partie à des taux vairant de 3% à 15% aux Etats

                  • Tall 19 avril 2012 15:26

                    Oui, les emprunts obligataires européens, ça c’est bien, effectivement.

                    Et l’idéal serait aussi que la BCE prête directement aux Etats à 1%.
                    La Fed américaine et bien d’autre pays n’en font pas moins.
                    Mais pour y arriver, il faudra taper du poing sur la table à l’UE en faisant peser le fait que l’UE sans la France ne pourra plus marcher.
                    Et c’est exactement le plan de Mélenchon.
                    Et d’aucun autre. Ni Hollande, ni Bayrou....hélas.
                    Si vous voulez, vous pouvez le vérifier ici : le programme du FdG est téléchargeable ici.

                  • Agerate Agerate 19 avril 2012 15:29

                    Oui, merci, je suis au courant... Vous me voyez vraiment comme un bisounours déconnecté de la réalité, au courant de rien.

                    Oui, je sais, et j’aurais, de loin, préféré la mutualisation de la dette à cette solution.

                    Notez qu’il s’agit d’une forme non dite de mutualisation de la dette, puisqu’il s’agit de dévaluation (émission de monnaie) pour supporter indirectement les pays en difficulté.

                    La dévaluation n’étant rien d’autre qu’un impôt indirecte pour tout le monde, elle a pour conséquence que les allemands participent à aider les pays en difficulté. Mais sans le dire.

                    J’aurais préféré que ça soit fait au grand jour.

                    L’Europe est la première puissance économique au monde. Si on mutualisait la dette, il n’y aurait aucune crise.


                  • Agerate Agerate 19 avril 2012 15:42

                    Sans vouloir vous contredire, dès le début de la crise Bayrou avait fait tous les plateaux télé pour dire qu’il fallait absolument le mettre en place la mutalisation, immédiatement !

                    Je m’en souviens très précisément, c’était fin 2010, et à l’époque il était le seul à en parler. Je me souviens aussi qu’il en parlait dès le début de la crise, en 2008. Là encore, tout seul.

                    « A contrario, il propose de »construire une politique de défense de l’euro autour de la Banque centrale européenne" (BCE), avec création d’obligations européennes pour mutualiser les emprunts et s’il le faut, la possibilité pour la BCE de prêter « directement aux Etats »."

                    Après, je sais bien que pour vous Bayrou est forcément un menteur à cause de sa religion. Il y a peu de chance de vous convaincre le contraire. Mais bon. Je vous rapporte juste ces quelques faits.


                  • Tall 19 avril 2012 16:11

                    Euh ... j’ai été voir le programme de Bayrou là-tantôt, mais je n’ai pas lu ça

                    Je note que c’est surtout le truc de la religion qui vous fait monter à l’arbre, car j’ai écrit « anti-clérical » dans mon cv. Oui, ben, c’est vraiment pas mon sujet de préoccupation dans ces élections.

                    Mais il semble que nous soyons d’accord sur un diagnostic de fond vis-à-vis des finances de l’UE. C’est déjà pas mal.
                    Ceci dit, Mélenchon n’est pas anti-clérical lui.

                  • kettner 19 avril 2012 16:25

                     que dit François Bayrou :
                    « Il y a des dispositifs à imposer aux Etats de l’UE »
                    François Bayrou propose une « sécurisation de la dette » des Etats
                    membres de l’UE par une action collective de l’UE mais il précise
                    immédiatement « qu’en contrepartie, il y a des dispositifs à impo-
                    ser aux Etats » comme il l’a fait le 12 octobre 2011 sur La Chaine
                    Parlementaire. Il s’inscrit dans la lignée des libéraux européens
                    qui veulent imposer des mécanismes autoritaires. Dans La Tribune
                    du 30 novembre 2011, il réaffirme cette idée. Pour lui, « les ins-
                    titutions de la zone euro devaient à tout prix, avec toutes les
                    contreparties nécessaires, assurer la dette des Etats qui la com-
                    posent. Il fallait, et il faudra de toute façon, que la BCE, ou une
                    institution adossée à la BCE, devienne l’assureur de cette dette,
                    en permette le renouvellement le temps nécessaire au redresse-
                    ment, et que cette assurance soit équilibrée par des injonctions
                    adressées aux Etats concernés pour qu’ils fassent le nécessaire
                    pour retrouver leur équilibre national. »


                  • Agerate Agerate 20 avril 2012 00:29

                    @Tall>

                    Euh ... j’ai été voir le programme de Bayrou là-tantôt, mais je n’ai pas lu ça

                    Oui, François Bayrou n’écrit dans son programme que ce qu’il est sûr de pouvoir faire. C’est une démarche d’honnêteté, je sais qu’on n’a pas l’habitude, mais pourtant c’est vrai.

                    Or la création d’euro-bonds ne pourra se faire qu’après de difficiles négociations (tous les pays ne le souhaitent pas). Donc ce n’est pas dans son programme, mais il fera tout pour.

                    Je note que c’est surtout le truc de la religion qui vous fait monter à l’arbre, car j’ai écrit « anti-clérical » dans mon cv. Oui, ben, c’est vraiment pas mon sujet de préoccupation dans ces élections.

                    Non pas du tout, ce n’est pas votre CV. C’est vous m’aviez dit, ni plus ni moins, que vous saviez que Bayrou était un baratineur, parce que vous aviez été élevé par des catholique et que tous les catholiques sont des menteurs.

                    Je m’étais permis de vous dire que vous faisiez une projection, et que pour le suivre depuis très longtemps déjà, je peux vous assurer qu’il est TRES différent de l’image que vous en avez.

                    Mais il semble que nous soyons d’accord sur un diagnostic de fond vis-à-vis des finances de l’UE. C’est déjà pas mal.
                    Ceci dit, Mélenchon n’est pas anti-clérical lui.

                    Je sais. D’ailleurs je n’ai rien contre Mélenchon même si je ne suis pas d’accord avec certaines idées. C’est quelqu’un d’honnête et courageux, comme Bayrou et un certain nombre d’autres hommes politiques.

                  • Michel P 19 avril 2012 15:04

                    Beaucoup de mots et beaucoups de phrases, pour ne proposer en conclusion , que le soutien à Zorro, en l’occurence Bayrou.
                    Critique d’un certain bi-partisme, mais toujours sous la forme de la recherche de l’homme providentiel.
                    Conception des parti politique que comme écuries électorales.

                    De plus aucunes proposition pour sortir la France du bi-partisme.
                    Pas une seule fois le terme élection à la proportionnelle, pas une seule phrase pour redonner du rôle au parlement.

                    Alors décidemment, la seule voie pour réellement remettre en cause le bi-partisme c’est les propositions du programme du Front de gauche pour la VIème république.



                      • chantecler chantecler 19 avril 2012 18:05

                        Si vous ne voulez plus du « bipartisme » il faut refuser l’élection du PR au suffrage universel à deux tours . Au second tour il est évident que c’est l’un ou l’autre des candidats des grands partis qui sera élu .
                        Cela dit le système sous la Vème république a surtout profité à la droite , qui avait en plus tous les pouvoirs . Nous avons certes eu F.M en 81 et bien vite des cohabitations .


                        • vachefolle vachefolle 19 avril 2012 18:17

                          Il parle de qui au final ? je ne vois vraiment pas ?


                          • Claudec Claudec 19 avril 2012 19:25

                            Pour aider les indécis à s’y reconnaître et inviter les abstentionnistes à ne pas s’abstenir.

                            Comment s’habillent les partis ou quand, contrairement à l’adage, l’habit fait le moine.

                            Les couleurs brandies par les participants, lors des réunions électorales, sont l’un de ces signes offerts à tous, qui ne trompent pas et que peut saisir l’observateur le moins attentif, sachant que drapeaux et bannières sont mis dans les mains de ceux qui les portent par les orchestrateurs de ces grand-messes.

                            Chez Hollande le drapeau tricolore est noyé dans une profusion désordonnée et multicolore reflétant parfaitement ce que seront les divergences et contradictions auxquelles le pays sera confronté si ce candidat est élu. La dominante rose y résulte d’un mélange de politique nationale, régionale, voire locale ; de syndical, d’associatif ; de tous les intérêts catégoriels et communautaristes qui s’en réclament ou qu’il prétend représenter.

                            Chez Sarkozy la prépondérance de la nation, de la France en tant que République une et indivisible, au-delà précisément de ces particularismes et des divisions qu’ils véhiculent, est par contre clairement affichée par le foisonnement des seules couleurs nationales. Le tricolore occupe seul la totalité de l’espace

                            Quant à Mélenchon, Joly et autres pseudo révolutionnaires, le rouge y noie le tricolore, ce qui n’a rien de surprenant. Pas davantage d’ailleurs que le bleu blanc rouge affiché par d’autres, avec davantage d’ostentation et de chauvinisme que de républicanisme.


                            • SEPH SEPH 19 avril 2012 19:58

                              Hollande est une gros politicard dangereux qui a déclaré qu’il ferait la même politique étrangère que SarKo. C’est-à-dire une politique interventionniste ,coloniale, sioniste.

                              En effet, la politique étrangère de Hollande, s’il est élu, ne variera pas d’un iota de celle poursuivie par Sarkozy. C’est blanc bonnet, bonnet blanc !

                              Y a-t-il une différence entre la politique étrangère – calamiteuse – de Nicolas Sarkozy et celle affichée par le candidat socialiste François Hollande ? À bien regarder les déclarations de l’un et de l’autre, il est très difficile d’en déceler les différences.

                              François Hollande maintiendra la France dans le commandement intégré de l’Otan. Il poursuivra la même politique d’ingérence dite humanitaire dans les pays du Sud. Par rapport à la Syrie, c’est du copié collé !

                              Écoutons ses propos sur ce dossier brûlant et complexe, tel que rapportés par l’AFP : François Hollande, candidat à la présidentielle, a estimé le 27 février, que « quel que soit le prochain président de la République, il y aura à continuer et amplifier la pression sur le régime syrien. C’est un régime abject », a-t-il lancé lors de l’émission “Parole de candidat” sur TF1. « Nous devons faire des sanctions sur la Syrie, faire une pression sur la Syrie et menacer Bachar al-Assad d’être traduit devant la cour pénale internationale », a-t-il assuré, redisant qu’il souhaitait « de tous les candidats à la présidentielle la même position. »

                              « Vous avez vu ce qui se passe en Syrie. Il y a un dictateur qui massacre son peuple. Ce dictateur, ce n’est pas la première fois qu’il montre hélas ses capacités à détruire et à martyriser, a affirmé M.  Hollande.
 Nous devons intervenir dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations Unies. Aujourd’hui, c’est la Russie et la Chine qui bloquent le Conseil de sécurité. Donc, il n’y a pas d’intervention possible », a réaffirmé le député de Corrèze. 
Il a regretté à nouveau, comme l’a fait d’ailleurs Nicolas Sarkozy avant lui, que le dirigeant syrien Bachar Al Assad ait été invité en 2008 au défilé du 14 juillet par Nicolas Sarkozy. « C’était une fête patriotique et il n’avait pas sa place », a-t-il dit.

                              Rappelons que le Parti dit socialiste avait également adopté la même position que Sarkozy contre la Libye. Le prétexte : il fallait sauver les civils libyens de Benghazi d’un génocide ! On sait maintenant que ces « civils » avaient dès la première heure de leur soulèvement pris les armes contre les forces de sécurité.

                              L’intervention militaire de l’Otan en Libye, voulue par Sarkozy et applaudie par Hollande, s’était soldée par une guerre civile qui a coûté la vie à plus de100 000 civils, à l’implosion du pays, à la prolifération des armes dans le Sahel au profit des bandits et des terroristes de l’Aqmi, déstabilisé le mali, chassé des millions d’Africains de la Libye…

                              Monsieur Hollande n’a pas eu un seul mot de regret pour dénoncer cette expédition coloniale travestie en ingérence humanitaire. Faut-il rappeler à Monsieur Hollande que ce sont des socialistes qui ont déclenché la guerre à l’Égypte nassérienne ? Qui ont fait la guerre au peuple algérien ? Qui ont donné la bombe atomique à Israël ? Qui ont fait la guerre des Balkans ?

                              Pourquoi M. Hollande ne juge-t-il pas le régime d’occupation israélien en Palestine d’abject ? Pourquoi ne menace-t-il pas le gouvernement israélien, où des ministres dits socialistes cohabitent avec des ministres fascistes, de poursuite devant la Cour pénale internationale pour colonisation, torture, répression et assassinats ? 

                              SARKO HOLLANDE même combat


                              • Croa Croa 19 avril 2012 23:52

                                Si il y a une différence !

                                Sarko part devant et devance les désirs américains les plus fous.

                                Hollande suivra les américains conformément au chemin indiqué même s’il faut pour cela se jeter dans le vide.


                              • Alison 20 avril 2012 00:56

                                RESULTATS D’UN SONDAGE PAR SMART PHONE IPHONE :
                                Sur 253 534 sondés :

                                PREMIER TOUR
                                Sarkozy : 30,2%
                                Hollande : 23,1 %
                                Le Pen : 18,1%
                                Mélanchon : 14,2 %
                                Bayrou : 13,1%
                                Joly : 1,3%

                                DEUXIEME TOUR
                                Sarkozy : 52,6%
                                Hollande : 47,4 %


                                • aliante 20 avril 2012 02:59

                                  enocre une entourloupe de Hollande

                                  Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège


                                  http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html

                                  Par Adrien Levrat, François Ruffin, 12/04/2012


                                   

                                  Le journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !


                                  « Les gens de marché s’expriment de façon très directe. » Dans sa note (largement traduite ici), le « chief economist de Cheuvreux » conseille en effet à François Hollande de « tromper le peuple » pour mettre fin au « fameux CDI ». « On ne s’embarrasse pas de finasseries », poursuit-il dans un entretien diffusé dans l’émission Là-bas si j’y suis. Raison de plus, cette franchise, pour aller rencontrer ce « senior advisor », Nicolas Doisy. Car il ne faut pas mépriser l’adversaire : il est prêt à livrer bataille. Il a déjà son plan. Présentation.

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