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Accueil du site > Tribune Libre > Réforme du collège : deux points zéro ou zéro pointé ?

Réforme du collège : deux points zéro ou zéro pointé ?

"Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) vient d’adopter à une large majorité (51 pour, 25 contre, 1 abstention) la réforme du collège. Avec ce vote, la refondation de l’école engagée depuis 2012 franchit une nouvelle étape importante. Alors que le constat sur l’aggravation au collège des difficultés scolaires est largement partagé, il était essentiel de revoir un cadre trop contraint pour que les enseignants puissent exercer dans de meilleures conditions et pour favoriser la réussite de tous les élèves." Ainsi va le discours officiel du Ministère de l'Education Nationale, ce 10 avril 2015, après cette nouvelle "avancée" dans la " modernisation des pratiques au collège".

Deuxième langue vivante dès la classe de 5°, accompagnement personnalisé, enseignements en petits groupes, enseignements pratiques interdisciplinaires avec des thématiques dans l’air du temps, parmi lesquelles « développement durable. », « monde économique et professionnel », « langues et cultures de l’Antiquité »…, tels sont les ingrédients qui devraient selon les auteurs de la réforme "faire évoluer les pratiques pour que les élèves apprennent mieux et réussissent mieux".

Le Conseil Supérieur des Programmes ( C.S.P) a remis le 10 avril dernier à madame la ministre son travail sur le contenu des enseignements du C.P. au cycle 4 du collège ( fin de troisième). A la place des programmes par année et par discipline, avec leur succession de chapitres, c'est un fil conducteur pour la durée d’un « cycle », trois ans, qui mêle toutes les matières. "Les projets de programmes n’entrent pas dans le détail des pratiques de classe, des démarches des enseignants ; ils laissent ces derniers apprécier comment atteindre au mieux les objectifs des programmes en fonction des situations réelles qu’ils rencontrent dans l’exercice quotidien de leur profession", annoncent les auteurs.

On ne pourrait que se réjouir devant tant de bonnes intentions mais il est à craindre que ce réajustement bien trop superficiel des moyens et bien trop flou des contenus, ne soit pas à la hauteur des enjeux de cette école fondamentale dont le collège est aujourd'hui le maillon faible.

COLLEGE UNIQUE OU COLLEGE INIQUE

Déjà en 2010 - 35 ans après la reforme HABY qui a instauré un collège pour tous en continuité avec l’école élémentaire- le Haut Conseil de l'Education, dans un rapport sur le collège, proclame la nécessaire fin du collège copié sur le lycée. Dans le prolongement de l’école élémentaire, le collège doit achever "l’acquisition par toute une classe d’âge des connaissances et des savoir-faire indispensables à la vie dans la cité aujourd’hui." Ces grands principes sur les fondements d'une "école commune" cachent une réalité bien différente.

  • Un collégien sur cinq quitte la 3ème avec de graves lacunes en français et en Mathématiques (rapport 2010 du Haut Conseil à l’Education).
  • Une enquête inédite révèle le faible niveau des élèves en histoire-géographie ( Le Monde du 26/06/2013 )

  • Près de deux collégiens sur trois n'ont pas obtenu la moyenne à l'épreuve écrite de mathématiques du brevet en 2014, selon une note du ministère de l'éducation nationale. Alors que 85,4 % d'entre eux ont obtenu le diplôme national du brevet. Cherchez l'erreur. ( Le Monde du 23/03/2015 )
  • L’ampleur des inégalités scolaires n’a pas varié depuis les années 1960. Pire, les écarts culturels et cognitifs sont multipliés par deux entre le CP et le CM2, au détriment des élèves d’origine populaire. Une proportion importante d’élèves entrant en 6ème n’ont pas les acquis nécessaires pour tirer normalement profit de leur scolarité au collège. Et du collège à l’université les inégalités se maintiennent, voire se creusent.

Les enseignants sont en permanence tiraillés entre les consignes pédagogiques alambiquées des inspecteurs généraux (1 ), gardiens du temple, et la dure réalité du terrain, entre l'ambition démesurée des programmes et le constat des divers rapports commandés par les différents ministres. Au fil du temps ce collège unique pour tous s'est transformé en une énorme machine à trier où la réussite n'est malheureusement à la portée que pour quelques uns.

Cette "école des savoirs fondamentaux" qui a pour ambition de transmettre à tous les élèves, des valeurs, des connaissances et une culture dans laquelle toute une communauté se reconnait, bref d'élever l'enfant au rang de citoyen libre et responsable n'est encore aujourd'hui que le voeu pieux d'une république à bout de souffle. Au lieu de mettre en situation d'écoute et d'attention les élèves, on a encouragé « l’agitation créatrice » copiant ainsi dans le jeu de séduction, cette autre faiseuse de cerveau qu’est l’industrie "culturelle" de la télévision. « Ce troisième parent » (2), cette faiseuse d’opinions « prêt-à-porter » qui affaibli chez l’individu toute velléité de réflexion et toute fonction critique.

Au vu des annonces faites, il est à craindre que la prochaine réforme persévère dans cette course épuisante et stérile à la modernité et au perpétuel changement alors que le rôle de l'école serait au contraire de donner à l'individu les moyens de faire le tri entre ce qui est universel et invariant en sciences comme dans toutes les formes d'expression de notre héritage culturel au lieu de s'attacher à le distraire dans une agitation, qui au nom de la modernité doit être constamment renouvelée. Activisme qui trop souvent distrait les élèves des véritables enjeux de la séquence de formation à laquelle ils sont sensés participer.

Avec cette nouvelle réforme, le ministère se réjouit qu' « à compter de la rentrée 2016, pour mieux s'approprier des savoirs abstraits, les élèves bénéficieront d’enseignements pratiques interdisciplinaires. Ils permettront aux élèves de comprendre le sens de leurs apprentissages en les croisant, en les contextualisant et en les utilisant pour réaliser des projets collectifs concrets." Le problème est que ces nouvelles pratiques interdisciplinaires comme l'aide individualisée ( 4 h de la 5° à la 3° ) ne viendront pas en complément de l'acquisition des savoirs , elles se feront sur le crédit horaire des disciplines( lien ). Ainsi l'enseignement du Français, crédité de 4 heures en 3°, ou des mathématiques (3,5 h) devront au gré des projets d'établissement et des pressions locales consacrer une partie de leur temps à ces nouvelles pratiques ou renoncer au dédoublement d'une heure pour un travail en groupe. En privilégiant, au niveau du collège, une interdisciplinarité aux dépens de la transmission de savoirs et des connaissances, c'est comme vouloir s'agiter sur des sables mouvants. Les plus vulnérables s'enfoncent inéluctablement sous leurs pas et leur survie ne dépend alors que de la présence d'une main altruiste ou intéressée. Alors qu'en 1972 l'horaire du Français en 6° était de 9 heures par professeur pour 6 heures de cours, dont 3 dédoublées, aujourd'hui, au nom de la modernité, les enseignants de cette discipline devront se contenter de 5 heures pour à la fois transmettre les connaissances, organiser l'aide individualisée et éventuellement participer à un projet interdisciplinaire. Au lieu d'apprendre tous les codes et les subtilités de la langue française nécessaires à une bonne communication écrite et orale et à la construction d'un esprit critique, les élèves se réjouiront d'avoir accès au codage informatique qui régit la communication des machines. Comme l'écrit Régis Debré dans cette tribune au JDD du 12/04/15 : "Le dédain des humanités vient d'une idée bébête, le progressisme pour les nuls, selon laquelle le nouveau efface l'ancien, et qu'avec l'innovation numérique on peut faire litière des héritages culturels."

Dans un article du journal Libération "Faire du latin, un pas vers la citoyenneté" Eliane Poulvet, professeur agrégé de lettres classiques, écrit : " on a supprimé la récitation, « faute de temps »… Les horaires dévolus au français ont fondu comme neige au soleil.(...)Dans le même temps, on a introduit l’étude de l’image fixe, de l’image mobile. L’enseignement de la langue (orthographe, grammaire, lexique) est considéré comme secondaire. Cette injustice est encore plus criante concernant des milieux où soit l’on ne parle pas toujours le français à la maison, soit où on le maîtrise mal."

Enfin les propositions de programme du cycle 4 ( 5°-3°) ne ciblent plus les connaissances à acquérir mais établissent pour chaque discipline une longue liste des compétences à acquérir durant toute la durée du cycle de 3 ans, laissant le soin à l'enseignant d'articuler connaissances et compétences. Cette approche par les compétences et l’évaluation qui va avec est une pratique pertinente pour l'acquisition de techniques ( apprendre à écrire par exemple), en formation professionnelle où l' apprentissage « des gestes du métier », « des tours de main » est important. Mais cette approche a peu à peu contaminé la pédagogie de l’ensemble des enseignements disciplinaires. Les connaissances, les textes des grands auteurs ne sont plus expliqués et appréhendés dans leur ensemble, ni dans leur contexte historique ; ce ne sont trop souvent qu’un matériau parmi d’autres, trituré, pour amener à l’acquisition d’un savoir-faire ou d'une compétence. Cet étalement des objectifs à atteindre sur 3 ans d'une part et cette mise en avant des compétences aux dépens des savoirs et des connaissances risquent fort d'accentuer encore le processus de différentiation entre les établissements des quartiers défavorisés et des centres - villes. Enfin cette méthode rend totalement impossible la construction d'un socle commun de connaissances fait non seulement de techniques mais aussi fondé sur l'acquisition d'une culture commune indispensable à la vie sociale dans un Etat laïque et à la construction d'un sentiment d'appartenance à une communauté, seul rempart à l'émiettement de la société en clans, bandes, sectes et autres réseaux.

POUR UNE ECOLE "COMMUNE "JUSQU'A LA FIN DU COLLEGE.

Depuis les années 60, s'est imposé une "doxa pédagogique" selon laquelle les « enfants » doivent être les "acteurs de leurs apprentissages" et l’enseignant qu' un « facilitateur ». Les livres scolaires ressemblent de plus en plus à des manuels d'auto-école ou à des cours de danse aérobique. Les contenus font place à une série d'injonction à s'activer : "Je m'entraine", " je m'évalue", j'approfondis" . En classe les activités en tout genre ont remplacé le cours. Toute cette agitation plus ou moins ludique finit par masquer les enjeux en terme de connaissances et de savoirs des apprentissages. L'échec dans la transmission des connaissances et la dégradation du climat scolaire sont dus en réalité à "ces démarches pédagogiques mises en œuvre qui ne sont pas assez explicites sur les savoirs qu’il s’agit d’acquérir. L’ennui ne naît pas d’une trop grande directivité, mais d’une perte de vue de l’enjeu polémique et émancipateur des savoirs authentiques" ( Lire " Refondons l'école... oui mais comment ? "23/02/2015-  Alain Beitone ).

Il est possible de faire du collège la clé de voûte de l’école fondamentale en dispensant les connaissances et savoir-faire indispensables pour affronter les difficultés et la complexité du monde dans lequel on évolue en donnant du sens et de la visibilité à chaque étape de la formation, en évaluant chaque pas et en aidant en conséquence l’élève à surmonter ses difficultés, pour finir par certifier nationalement cette formation de base. Les enjeux d'une véritable réforme sont posés depuis longtemps. Déjà Cristopher Lash dans "la culture du narcissisme" écrivait au sujet des Etats-unis "les conflits dans les années 50 concernant la politique à suivre en matière d'éducation indiquaient clairement que le pays devait choisir entre la mise en oeuvre d'une éducation fondamentale pour tous et un système d'éducation compliqué dont la seule fonction serait de sélectionner la main d'oeuvre."

Ce choix est indissociable de celui de quelle société nous voulons. Pour mettre fin à la logique ségrégative et concurrentielle de l'école, il faudra aussi lutter contre un monde égoïste où la réussite individuelle et la compétition sont le seul credo au mépris du bien commun. Il est à craindre que ce gouvernement, plus libéral que social, ne s'engagera pas dans ce combat.

LA SCIENCE DU PARTAGE

____________________________

(1) Voici un bel exemple du vocabulaire prétentieux et alambiqué utilisé par les services de l'Inspection Générale dans les Documents d’accompagnement du programme de Troisième,( octobre 1998 ) dans la partie « Outils linguistiques pour la lecture, l’écriture et la pratique de l’oral », sous partie « grammaire du discours, les actes de parole »(  lien )

« L’étude des actes de parole est donc essentielle. Elle peut se décomposer en trois approches complémentaires :

- la dimension locutoire, c’est-à-dire le fait de produire des énoncés structurés, organisés et ayant un sens ;

- la dimension illocutoire, c’est-à-dire le fait de chercher à exercer une action sur autrui en lui parlant (l’interroger, lui donner un ordre, lui interdire de faire quelquechose, le convaincre ou le persuader…) ;

- la dimension perlocutoire, c’est-à-dire l’effet sur l’interlocuteur, qui répondra ou non à la question, qui exécutera ou non l’ordre…(…)

Il est très important d’amener l’élève à prendre conscience de cette triple dimension des actes de parole, en particulier dans une optique de formation du citoyen ».

____________________________

(2) D.R. Dufour « L’individu qui vient … après le libéralisme  » Ed ; Denoël reconstruire l’école - page 312 et suivantes


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38 réactions à cet article    


  • lsga lsga 16 avril 2015 10:03

    Rappelons qu’il y a encore très peu de temps, la majorité de la population n’avait même pas son certificat d’étude (le brevet des collège).

     
    Les vieux réacs qui passent leur temps à dire que le niveau baisse sont les mêmes qui contestent l’effet flynn : chaque nouvelle génération d’être humain est plus intelligente que la précédente.
     
    Concernant le français, il est grand temps de le réformer. L’accumulation de pseudo-règles de grammaire et d’orthographe n’est pas acceptable. Une langue se doit d’être un minimum logique. 
     
    Concernant les mathématiques, rappelons que comme l’expliquait Papert (« le seul à m’avoir compris » disait Piaget), faire de l’informatique, c’est faire des mathématiques. Depuis, cette affirmation a été démontrée mathématiquement par le théorème de Curry-Howard.
     
    Bref : étant donné que les jeunes actuels savent se servir d’un très grand nombre de programmes informatiques, c’est à dire qu’ils connaissent un grand nombre d’algorithmes, ils sont bien meilleurs en mathématiques que les générations précédentes. 
     
    J’y ajouterais la dialectique : là où les jeunes des années 50 étaient habitué à réciter par coeur, aujourd’hui, les gamins débattent comme des diables sur les différents réseaux sociaux. 
     
    Bref : l’augmentation du niveau intellectuel de la jeunesse est flamboyante. 

    • MKT 16 avril 2015 10:21

      @lsga
      Prévenez quand vous faites de l’humour.
      J’ai cru un moment que vous étiez sérieux dans votre commentaire.


    • lsga lsga 16 avril 2015 10:33
      Donnez un appareil électronique novateur sans mode d’emploi à une personne née avant les années 80, elle sera tout juste capable d’apprendre PAR COEUR une ou deux fonctionnalités.
       
      Donnez le même appareil à une personne née après 1980, elle sera capable de DÉCOUVRIR tout seule comme fonctionne les 10.000 fonctionnalités de l’appareil.
       
      Qu’est-ce qui les différencie ? L’intelligence algorithmique. Comme l’expliquait Papert, l’informatique, c’est la mathématie, le pays des mathématiques. Utiliser régulièrement un ordinateur améliore considérablement les capacités cognitives de résolution de problème. 
       
      Bref, un exemple parmi 100 autres. les nouvelles générations sont IMMENSÉMENT plus intelligentes que les précédentes. Leur cerveau est beaucoup plus stimulé, beaucoup plus entraîné, beaucoup plus performant. On aurait aussi pu parler de la quantité d’information traitées par les nouvelles générations. 

    • Karol Karol 16 avril 2015 11:30

      @lsga

      Il y a beaucoup de jeunes étudiants en classes préparatoires scientifiques à l’intelligence algorithmique fort développée mais qui sont par ailleurs totalement incultes...Leur rapport au monde est particulièrement étriqué. Le problème est que nous devrons tous demain subir les conséquences de leur actes dont il ne mesurent pas toujours la portée.


    • lsga lsga 16 avril 2015 11:35

      @Karol
      oui, il faut encore faire des progrès. Mais ça reste BEAUCOUP mieux qu’avant.
      Ces gamins qui sont aujourd’hui en prépa-scientifique, et dont beaucoup sont des enfants d’employés de base, n’auraient même pas eu leur certificat d’étude dans les années 50. On les aurait envoyé bosser dès l’age de 14 ans. Aujourd’hui, ils vont devenir ingénieur.

       
      On progresse, c’est de mieux en mieux, et les gens sont de plus en plus intelligents et cultivés.
       
      Sur ce point, en moyenne, un gamin de 20 ans aujourd’hui a lu immensément plus qu’un gamin de 20 ans dans les années 50. Internet : encore et toujours. 
       
      Bref, il reste des marges de progression énormes, mais de grâce, épargnez nous votre rengaine réactionnaire du « c’était mieux avant ».

    • Karol Karol 16 avril 2015 12:03

      @lsga
       Je suis d’accord avec vous, ce n’était pas mieux avant. Mais le nouveau ne doit pas tuer l’ancien en faisant passer des savoirs et des connaissances universelles à la trappe.



    • Ben Schott 16 avril 2015 13:04

      @lsga

      " Sur ce point, en moyenne, un gamin de 20 ans aujourd’hui a lu immensément plus qu’un gamin de 20 ans dans les années 50. Internet : encore et toujours. "

      Vous seriez évidemment bien incapable de prouver cette ânerie.


    • bakerstreet bakerstreet 16 avril 2015 14:57

      @lsga

      J’ai passé le certificat d’études à 14 ans. Cet examen était à l’époque bien supérieur au BEPC actuel. Une trousse à outils qui vous permettait de posséder les fondamentaux, en orthographe, calcul, rédaction, tout en vous donnant une vision du monde sans doute un peu succincte, mais bien établie dans ses bases. Ce qui donnait la possibilité à certains d’ailleurs de devenir ingénieur, par la promotion interne. Une tête bien faite, avant d’avoir une tête bien pleine, comme on dit Platon, Shakespeare et Montaigne, à qui on ne l’a faisait pas.... Il me semble que seul le second argument est resté, avec ce culte de la diplomite intensive, et qu’on a tout confondu, en cédant au lobby de l’éducation nationale, qui entendait tout maîtriser, surfant sur un discours démagogique et trompeur. S’il faut partir de la base, elle est déjà catastrophique, avec cette méthode de lecture globale, qui ne dit plus son nom, mais qui est toujours là : Une fabrique à dyslexie...Que nos professeurs des écoles, qui ont honte du beau nom d’instituteur, aient renoncé aux fondamentaux, malgré leur master, me semble d’une tartuferie sans nom ; la preuve du dévoiement : Auparavant formé à partir du BEPC, en école normale, ils venaient des milieux populaires, et ne se rabattaient pas vers la trentaine vers ce métier, faute de mieux...

    • bakerstreet bakerstreet 16 avril 2015 15:28

      @lsga

      Le problème, c’est précisément que privé d’engin électronique, prothèse indispensable, votre belle intelligence robotique se fane comme une fleur sans eau.
       Le débat sur l’électronique et les écrans...Il est prouvé que la lecture est très succincte, en diagonale, et ne touche que les couches superficielles du cerveau, et que la mémoire en sera très perturbée, et séquentielle.
      « Un exemple parmi d’autres... » On trouve donc les exemples qui nous arrange....Quand à l’intelligence, de laquelle parlez vous ?
      Si c’est celle du Larousse : « comprendre et s’adapter », nul doute que vos geeks seront toujours aux taquets pour s’acheter la dernière version de windows, bidouiller leur ordinateur, mais que leur belle intelligence ne sera que lié à cet artifice, et qu’en d’autres lieux,face à d’autres impératifs, ce seront des parfaits imbéciles, incapables de s’écarter des voies qui les formate. 
      Je pense à Levi strauss, dans « tristes tropique », s’apercevant de l’intelligence rare des indigènes d’Amazonie. Intelligence étant vue là comme cette capacité qu’ils avaient de comprendre la nature, qu’ils respectaient, et que nos cranes d’œufs bien plus intelligents qu’eux ont sacrifié à leur propre intérêt !
       Une autre forme d’intelligence sans doute, qui a fait des petits, jusqu’à compromettre notre survie actuelle, déconnectés que nous sommes de l’intérêt commun, un truc qui n’apparaît surement pas dans les algorithmes, ou peut être sous forme de fractales. 
      Mais de cette belle image de l’univers en arborescence, certains ne voient que des opportunités pour parier en bourse..
      .Intelligents vous dis-je, ou« malins », comme on dit maintenant !

    • bakerstreet bakerstreet 16 avril 2015 15:42

      @lsga

      @lsga
      « .....Donnez un appareil électronique novateur sans mode d’emploi à une personne née avant les années 80, elle sera tout juste capable d’apprendre PAR COEUR une ou deux fonctionnalités.....


      C’est ben vrai ça...Je ferais l’expérience avec Platon ou Aristote quand ils passeront par là...Je suis sûr que ces vieux has been seront même capables d’allumer ma tablette....Quand à être capable de monter sur mon vélo...Et ces gens là osaient parler d’équilibre !
      Je crois même que madame Denis avec ses programmes de machine à laver le linge, sera plus maline que ces vieux réacs..C’est dire !
      .On pourra malgré tout s’étonner de constater que de si belles capacités intellectuelles, maîtrisant toutes les fonctions d’un appareil sans doute sophistiqué, ne sont employées la plupart du temps qu’à de si vils échanges, et n’ayant pour but que de combler une peur : Celle ce l’écran muet, et de se trouver seul, comme un gros nourrisson privé de sa maman.....
       » Ouah je craque...Répondez moi les copains !"

    • astus astus 16 avril 2015 17:56

      @lsga


      Ce que vous écrivez aujourd’hui me semble un peu contradictoire avec votre article sur Agoravox du 10 décembre 2014 intitulé « Les ordinateurs ne comprennent rien ». 
      Les jeunes d’aujourd’hui ont certes une « culture » plus ouverte sur le monde actuel grâce à l’internet et ils sont capables de recopier les articles de Wikipédia, mais ils sont aussi devenus largement inaptes aux relations humaines et très sensibles aux rumeurs les plus farfelues qui circulent sans cesse sur la toile.
       
      Chacun d’eux tend à n’être qu’ un petit narcisse rivé à son téléphone, ses jeux sur ordinateur ou tablette en ignorant son voisin, comme identifié à ces machines sans conscience. D’ailleurs ils finissent souvent par penser que les humains devraient fonctionner de façon semblable, avec performance, rapidité, efficacité...mais sans créativité ni esprit critique. Or apprendre par exemple la grammaire en français (ce qui a quasiment disparu des programmes) permet de se repérer dans une phrase, mais aussi dans sa propre filiation. L’ordre des mots est en lien direct avec sa propre place dans le monde et le sens qu’on lui donne. Chacun peut faire le constat (comme le montrent les études PISA) que le langage actuel, avec la méthode globale chère à nos pédagogues rétrogrades et la diminution drastique des heures de cours de français, est-il devenu un sabir source d’une grande confusion de la pensée. Ne parlons même pas de l’orthographe (au bac les aptitudes à faire du surf ou de la gym aquatique semblent davantage valorisées). Quant aux algorithmes des petits génies des maths ils faut bien constater qu’ils servent surtout aujourd’hui à faire du trading à haute fréquence pour le plus grand profit des multinationales...

      L’ordinateur n’a certes pas que des inconvénients, je vous l’accorde, mais il n’a pas que des avantages non plus. Je préfère laisser la parole à Gérard Berry, informaticien et professeur au Collège de France, médaille d’or 2014 du CNRS :
      « Fondamentalement, l’ordinateur et l’homme sont les deux opposés les plus intégraux qui existent. L’homme est lent, peu rigoureux et très intuitif. L’ordinateur est super rapide, très rigoureux et complètement con. On essaie de faire des programmes qui font une mitigation entre les deux. Le but est louable. Mais de là à y arriver... » (…) 
      « Quand j’enseignais à des petits, je leur donnais comme consigne : « Essayer d’être aussi bêtes qu’un ordinateur. » Les enfants me répondaient : « C’est trop difficile. »




    • Karol Karol 16 avril 2015 18:22

      @astus
      Merci pour ce commentaire auquel je souscris totalement.


    • agauchtoute agauchtoute 17 avril 2015 09:34

      @lsga

      le mammouth doit tout aplanir seulement 7% d’enfants d’enfants de pauvres sans dents dans le 3 ème cycle !!!!!!!!

      tout est prévu pour qu’oligarques restent des fils d’ OLIGARQUES L’ ELITE DOIT RESTER L ELITE SOIT MAFIEUSE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • stetienne stetienne 17 avril 2015 10:09

      u@lsga
      peut etre mais au niveau stature social ca n a pas changer
      un diplôme d’ingénieur actuel correspondant un bon bac dans les années 50
      meme au niveau salaire un cadre moyen ingénieur maintenant correspond a un salaire d ’employe qualifie des annees 50
      on passe plus de temps a l école on aura retraite plus tard( si on en a une vu que la case chômage frappera tout ces petits ingénieurs)

      bref on a gagne quoi ? se faire chier plus longtemps dans le mamouth a part ca


    • Aristide Aristide 17 avril 2015 10:29

      @astus


      Il me semble que la mesure est une qualité indispensable. Vous faites le portrait d’ignares décérébrés. C’est bizarre cette incapacité à la modération de son jugement.

      Pour ce qui est des algorithmes, il est aussi ridicule de limiter leur usage au trading que de dire que la photo ne sert qu’à la pornographie.

      Sur l’ordinateur, il aurait des avantages et des inconvénients, ouahhh. La citation des propos de Gérard BERRY démontre que les professeurs du collège de France ne sont pas à l’abri des lapalissades. Quel sens donner à cette comparaison entre homme et ordinateur ? 


    • BouvardLover6458 BouvardLover6458 16 avril 2015 10:37

      Toujours la même rengaine, du « c’était mieux avant » ! C’est bien l’immobilisme et la non action qui amène à la perte notre France. Pensez un peu modernisation, renouveau. Et oui des fois, cela ne fonctionne pas, mais si nous n’essayons pas comment pouvons nous le savoir ?


      • Karol Karol 16 avril 2015 11:18

        @BouvardLover6458

        Pourquoi réformer doit inévitablement conduire à une dégradation de l’existant ? Aux USA , où on a emprunté le même chemin depuis bien longtemps on se lamente aujourd’hui du degré d’inculture des étudiants comme de leur niveau lamentable en anglais. Chaque année plus de la moitié des étudiants de l’université de Californie sont obligés de prendre des cours de rattrapage en anglais. Dans les meilleurs écoles du pays,l’aptitude de l’élève à se servir du langage, sa capacités de raisonnement sa connaissance des oeuvres littéraires et des repères historiques ont subi un processus de détérioration implacable. ( Christopher Lasch).
        Il faut réformer le collège mais avant il faudrait s’entendre sur la mission que l’on lui assigne.


      • Allexandre 16 avril 2015 19:32

        @BouvardLover6458
        Parce que quand on surveille cette « modernisation » depuis 40 ans, il ne fut pas être sorti de polytechnique pour se rendre compte de ses méfaits sur nos gamins. Le modernisme n’est intrinsèquement meilleure. Innover, oui, mais niveler systématiquement par le bas, non. Sauf à vouloir qu’il en soit ainsi pour des raisons précises et perverses !!!


      • Le p’tit Charles 16 avril 2015 11:03

        La « BELKACEM » laissera son nom dans l’histoire non pas sur l’école mais sur son pays d’origine pour laisser son « ROI » autoriser les bordels d’enfants au Maroc... !


        • Allexandre 16 avril 2015 19:34

          @Le p’tit Charles
          Remarque n’apportant rien de positif au débat. C’est plutôt primaire. Vous nous avez habitués à mieux !!


        • Le p’tit Charles 17 avril 2015 07:33

          @Allexandre...Pour vous la prostitution infantile est primaire de ma part.. ?

          Allez vous faire soigner..ça urge... !

        • Allexandre 17 avril 2015 19:00

          @Le p’tit Charles
          Pas la prostitution, mais la forme et le moment oui.


        • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 16 avril 2015 11:21

          Regardons plutôt l’évolution de la courbe du nombre des apprentis (dont l’ordinateur n’est pas l’outil de prédilection) comme élément très important de l’explication de la mauvaise santé de la communauté française.


          • alinea alinea 16 avril 2015 12:30

            D’après ce que je sais de cet enseignement, il y a gros à parier que je serais sortie ignare et inculte du collège !!
            J’ai suivi cette évolution jusqu’à la fin des années quatre-vingt dix et j’y ai vu - dans l’incompréhension totale de la « souplesse » d’adaptation et de soumission des profs- l’oeuvre de gros malins à qui le système classique avait réussi et qui balançaient leurs petits délires, histoire de « faciliter » l’apprentissage !!
            Pas une seconde ils ont compris que chacun fera, ou devrait faire, sa soupe avec ce qu’il apprend et que le contenu de ce qu’il y a à connaître est quasi invariable, ou, en tout cas, évolue lentement et « naturellement » !
            Ce sont des apprentis sorciers qui ont pris les enfants et les jeunes pour des cons, incapables, comme ils l’ont fait eux-mêmes, de créer leur propre savoir à partir des données de base.
            Ils veulent faire rentrer la complexité dès le départ, sans fondement aucun, et le pire, c’est qu’ils n’ont pas l’air de prendre leçon des catastrophes induites.
            Alors, il est légitime de se demander, comme le fait Michéa, si l’enseignement de l’ignorance n’est pas, consciemment ou non, le but de tous ces micmacs !
            Sans compter aussi les joujoux offerts dès l’âge de cinq ans, ces téléphones-appareils photos et console de jeux que tous les gosses tripotent et regardent fascinés de l’aube au crépuscule, voire plus tard dans la nuit !
            On offre la consommation et l’abrutissement à tous... et l’on s’étonne !


            • Karol Karol 16 avril 2015 12:46

              @alinea
              Merci Alinéa de votre soutien pour une cause qui semble perdue tant sont puissants les pouvoirs de la nouveauté et de la technique sur les esprits.


            • bakerstreet bakerstreet 16 avril 2015 15:09

              @alinea
              Déjà, ce particularisme de l’éducation française, en héritage de l’ancien régime, et qui méprise toute autre forme d’intelligence que celle basée sur la répétition des maîtres, et de leur savoir académique. Dans cet univers, seul le diplôme à un sens, et est censé distinguer une fois pour toute les bons de mauvais. Course débile institutionnalisée dés les premières années. Je me souviens d’une institut, pardon prof de maternelle me certifiant, il y a quelques années, qu’elle se faisait fort de distinguer déjà en moyenne section, ceux qui allaient avoir le bac, et ceux qui renonceraient avant....La dedans les savoirs techniques l’intelligence autre que celle des matières purement académiques sont dévalués, en même temps que les élèves intéressés. ....Qu’un enfant ose prendre une autre voix que la voix admise compromettra le regard qu’on a sur lui...Ce système ne brille que comme une comète, dont la queue se consume sans cesse, coûtant énormément pour le résultat qu’on constate. Voilà de nouveau nos professeurs peu enclins à travailler ensemble, hostiles à toute proposition de changement. Passe passe les ministres.....On se croirait à radio France. ...Des univers de petites baronnies jaloux de leurs prérogatives, et défendant soi disant « l’intérêt commun »


            • Allexandre 16 avril 2015 19:29

              @bakerstreet
              C’est exactement le problème. Comme un entonoir. Ne peuvent passer au final qu’une infime partie, constitutive de l’« élite », bien formatée aux exigences de classe. Cette mentalité est typiquement française. Les plus diplômés sont forcément les meilleurs. Ensuite ceux qui sont doués en maths formeront l’excellence, les faibles en maths, le rebus. Ceux, qui à mon époque, faisaient allemand-latin étaient les grosses têtes. Et ainsi de suite. Nous sommes mis dans des cases avec un goulot d’étranglement de plus en plus étroit. Mais cette réforme va supprimer le goulot et faire de la majorité des crétins incultes. Seuls ceux qui seront éveillés à la culture dans leur famille pourront prétendre à une formation de qualité.....et encore !


            • Allexandre 16 avril 2015 19:40

              @alinea
              Bonjour Alinea

              Je crois qu’il ne faut plus se poser la question que vous posez. Cette descente aux enfers de l’inculture est évidemment voulue. Depuis 40 ans, le niveau d’exigences n’a cessé de diminuer. Les savoirs sont devenus une approximation désolante, de façon à éviter les mises en relation pertinentes qui pourraient développer l’esprit critique.
              Il faut voir les contenus cognitifs réduits comme peau de chagrin.Les élèves sont éduqués à la sauce « moins tu en sauras, mieux cela sera pour les détenants du pouvoir ». Trop réfléchir est mauvais et suscite la contestation. On en voit déjà les résultats dramatiques. Et ce n’est que le début, hélas !!

            • tf1Groupie 17 avril 2015 23:45

              @Allexandre
              c’est une vision complotiste de l’école qui est un pur fantasme.

              On baisse les exigences pour que le collège puisse être unique et en apparence accessible à tous.
              Ceci est une demande des enseignants (les syndicats tout du moins), c’est donc un peu naïf d’y voir une volonté du « pouvoir ».


            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 16 avril 2015 12:49
              « Réforme du collège : deux points zéro ou zéro pointé ? »

              Ou zéro creux sur toute la ligne !

              La France a la maladie des réformettes et pourtant, l’école qui a donné les connaissances actuelles fonctionnait bien et avait un bon programme. Réformer veut dire aussi : Jeter à la casse !


              • Allexandre 16 avril 2015 17:04

                Le projet éducatif est clair depuis bien longtemps. Niveler par le bas, réduire le volume de connaissances et empêcher autant que faire se peut, que les élèves ne réfléchissent de trop et ne développent leur esprit critique. Du CP à la Terminale, il n’y aura plus d’« élitisme ». Les enfants intelligents et surtout curieux d’apprendre, devront trouver un autre mode d’apprentissage. L’école n’est faite que pour la garderie ludique. Les humanités sont réduites à la portion congrue, et la culture, reléguée aux oubliettes. Il faut une école qui prenne en compte les écarts socio-culturels abyssaux. Cette politique de la démagogie et de l’appauvrissement de l’esprit va de pair avec la médiocrité des médias, dont la télévision a la palme de la crétinerie, et l’asservissement des masses par la micro-technologie. Il faut amuser le peuple qui, pendant ce temps ne se pose pas de questions.

                Ainsi, demain, le Traité transatlantique sera ratifié sans que personne n’ait rien vu, et après-demain, on nous mettra devant le fait accompli du Nouveau Gouvernement Mondial. Adieu les libertés, les souverainetés nationales et la culture de l’esprit. C’est pitoyable et scandaleux, car tout cela procède d’un plan très bien huilé depuis fort longtemps. Dramatique !

                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 avril 2015 09:56

                  @Allexandre

                  La Fabrique de l’idiotie !


                • stetienne stetienne 17 avril 2015 09:59

                  ayant passé quelque temps dans le mamouth je rigole un peu
                   accompagnement personnalisé, : avez vous déjà assisté a des cours personnalises donnés par les pions ? (pions qui sont pour la plus part fils a papa enseignantgnant)
                  donc fasse à l’eleve faible ou branlos le pion montre comment faire l exercice
                  il demande au branlos tu as compris ? le branlos oui oui
                  bon tu me fais l’exercice deux alors la on entend voler une mouche
                  le pion bon je le refais tu as compris maintenant ? oui oui
                  bon tu fais exercice trois la encore on entend voler une mouche
                  à la fin le jeune pion en a ras le bol et fait tous les exercice du branlos et l envoie balader

                  enseignements en petits groupes : utile pour les bons élèves pour les autre j ai quelque doute

                   enseignements pratiques interdisciplinaires avec des thématiques dans l’air du temps, parmi lesquelles « développement durable. », « monde économique et professionnel », « langues et cultures de l’Antiquité »… : en gros du vent les connaissances de base passent a la trappe

                  le cote positive c’est que quand les chinois ouvriront leur usine tournevis en france pas besoin de connaissances pour bosser 50heures par semaine pour un bol de riz


                  • tf1Groupie 17 avril 2015 15:50

                    Un discours un peu schyzophrene comme souvent en France quand on parle d’école.
                    L’égalité et le bien commun ne sont pas totalement compatibles.
                    La meilleure façon d’obtenir l’égalité c’est le nivellement par le bas ; pas sûr que ce soit bénéfique au bien commun.

                    Les enseignants français portent ce discours égalitariste depuis longtemps et ont largement contribué à faire l’une des école les moins favorables à l’égalité en Europe.

                    Après, traiter la jeune génération d’inculte c’est un discours de vieux biberonnés à la lecture de Mme Bovary :
                    -la jeune génération est meilleure en langue étrangère, y a pas photo,
                    - la jeune génération est meilleure en biologie et écologie, y a pas photo,
                    - la jeune génération est meilleure en informatique y a pas photo.


                    • Pere Plexe Pere Plexe 17 avril 2015 21:34

                      @tf1Groupie C’est tout le problème des comparaisons entre génération. 

                      Ceux qui feignent de ne pas voir que le monde à changé, et avec lui ses échelles de valeur, ne sont que les défenseurs d’un monde imaginaire. Celui du « c’était mieux avant ».
                      Mais il n’est pas anodin de toucher à un système qui perpétue les inégalités sociales avec une telle fiabilité. 
                      Je ne suis pas sûr qu’introduire les tablettes tactiles dans l’éducation fera de meilleurs élèves.
                      Mais ce sera en phase avec notre monde.
                      Et je doute que cela nuise aux élèves/citoyens de demain...

                    • Pere Plexe Pere Plexe 17 avril 2015 19:40

                      Je veux bien croire que certains commentaires sont motivés par l’intérêt commun et le souci d’avoir une jeunesse formée au mieux.

                      J’ai pourtant la désagréable sensation d’entrevoir la défense d’un système éducatif inefficace, reproducteur d’inégalités, désuet et arc-bouté sur des valeurs discutables.Qui finalement produit beaucoup de citoyens peu adaptés et frustrés.
                      Même au niveau des élites cette grille de sélection est discutable.
                      La maîtrise du Français est celle la plus partagée par nos « décideurs ».
                      Bien plus que celle des sciences dures ou des nouvelles technologies par exemple.
                      Pour quel résultat ?
                      L’actualité devrait pourtant posé question.
                      Combien de députés,de sénateurs,de ministres ( de diplômés d’HEC de l’ENA ou de Science po) sont capables d’appréhender les problèmes d’un réacteur EPR d’un IMSI Catcher ou des Big Data ?
                      Connaitre les tragédies classiques ne peut pas nuire mais n’est pas la réponse universelle à nos problèmes.
                      Crier au scandale au prétexte que l’on essaye de modifier un peu cet état de fait m’est suspect.

                      • smilodon smilodon 17 avril 2015 21:29

                        Il serait bien dans la réforme des « collèges » de pouvoir éliminer les prédateurs sexuels !.... Les parents envoient leurs enfants en toute confiance aux « profs » !..... Que ces « profs » ne soient plus en « moyen » d’enseigner la moindre chose, ok !... Si au moins ils peuvent épargner nos mômes « physiquement » !.... Merci Mesdames et Messieurs les ministres de « l’éducation » et de la « justice » !.... Et rappelons que ce n’est pas « l’école » qui est OBLIGATOIRE !... C’est « l’instruction » !.. Tout comme ce n’est pas la « justice », mais seulement la « loi » !..... Adishatz.


                        • tf1Groupie 17 avril 2015 23:41

                          @smilodon
                          Regarder l’école au travers d’un fait-divers c’est un peu réducteur.
                          D’ailleurs il y aussi des parents d’élèves prédateurs sexuels, et même des élèves prédateurs sexuels.

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