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Refuser le jeu

 La décision de François Hollande, tout à fait unique dans l’Histoire de la 5ème République, ne peut sérieusement se résumer à un simple problème de personnes. Elle met au grand jour la crise de régime, la nécessité de refonder la démocratie.

L’appel à remplacer la présidentielle par l’élection d’une Constituante ( https://www.change.org/p/citoyennes-et-citoyens-de-france-présidentielle-non-constituante-oui ) affirme la rupture nécessaire avec le système.

Si on regarde avec distance les évènements depuis plusieurs décennies, force est de constater que la fonction présidentielle s’est dégradée de façon permanente et pas seulement du fait de la qualité des acteurs. En fait, elle n’est plus capable de répondre aux défis auxquels le pays est confronté. Y-a-t-il d’ailleurs encore un intérêt national dans le cadre d’une Union Européenne fort peu concernée par la volonté des peuples des Etats-membres ?

Aujourd’hui, le pays a besoin de son propre peuple, de son action et non de sa passivité ou de son embrigadement. Ce n’est donc pas un hasard si le thème de la souveraineté populaire, si les appels à la reconstruction de la démocratie ont pris plus d’importance à chaque échéance.

Doit-on une nouvelle fois s’épuiser à chercher un hypothétique candidat miracle qui transformerait à lui seul la nature antidémocratique de la présidentielle ? Doit-on participer à des primaires censées révéler cette personne extraordinaire ? Va-t-on, au contraire, admettre enfin que la présidentielle n’est pas la solution, mais le problème ?

François Hollande a admis que sa personne n’était plus sur l’échiquier. Mais le jeu est toujours le même, dramatiquement inadapté aux enjeux auxquels la France doit faire face. Au-delà des choix électoraux des uns et des autres, l’Association pour une Constituante refuse de s’inscrire dans une compétition hors du temps et qui dévoie l’énergie des citoyens : elle entend n’utiliser le moment de la présidentielle que comme une caisse de résonnance pour reconstruire autrement la vie politique.

André Bellon

Président de l’Association pour une Constituante : www.pouruneconstituante.fr


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4 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan howahkan 6 décembre 2016 10:40

    personnellement je ne veux pas de chef...pourquoi en voulez vous ? cela est un mystère total...car il s’agit de renoncer à vivre

    salutations


    • Daniel Roux Daniel Roux 6 décembre 2016 11:29

      « En fait, elle n’est plus capable de répondre aux défis auxquels le pays est confronté. »

      Quels défis ? Le seul défi qui importe vraiment est celui de l’explosion démographique face à la raréfaction des ressources. C’est un défi mondial qui ne connait pas même le début d’une tentative de résolution.

      Mais faisons comme si.. Comme si nos problèmes venaient de la gouvernance oligarchique, ce qui n’est pas faux mais pas très nouveau non plus.

      Il y a 2 façons de concevoir la politique, soit le peuple souverain décide et le gouvernement exécute, soit le peuple désigne un chef et se met sous sa coupe.

      Nous connaissons bien le second terme, c’est celui qui, sous une forme ou une autre, a cours dans toutes les sociétés humaines et non humaines.

      Le premier terme est pratiquement inexploré. Quelques sociétés anarchistes s’y sont essayé avec des résultats peu probants, mais aucun pays n’a tenté cette voie jusqu’à ce jour.

      N’oublions pas que Sarkozy, l’incompétent qui avait tout raté jusqu’à cette date, a été élu en 2007, puis à fait encore 48% des voix en 2012. De quoi douter de la sagesse du Peuple, non ? Pourquoi le serait-il d’ailleurs ?

      Hélas, non seulement l’élite n’est pas plus sage mais en plus, elle est cupide. La cupidité est aussi une caractéristique humaine.

      Alors quoi ? Me lancerez-vous.

      N’oublions pas que les sociétés, le peuple, sont des concepts alors que les hommes, femmes, enfants, ressources, sont des réalités.

      Les sociétés humaines fonctionnent selon une structure immuable dans le temps et dans l’espace. Cette structure présente des inconvénients identifiés potentiellement pathogène. Acceptons notre nature grégaire mais réduisons ces inconvénients par un contrôle rigoureux et indépendant et des sanctions dissuasives envers les délinquants allant de l’inéligibilité permanente dès le premier écart jusqu’à l’emprisonnement du fautif pour les fautes les plus graves.

      Ce qui veut dire, indépendance totale de la Justice avec les mêmes garde-fous que pour les politiques.

       


      • ddacoudre ddacoudre 6 décembre 2016 20:26

        bonjour
        il faut purement supprimer cette élection. cordialement.


        • Eric F Eric F 6 décembre 2016 21:52

          Une constituante ? Qu’en sortirait-il, un régime d’assemblée comme les troisième et quatrième républiques ? Les Italiens n’arrivent justement pas à s’en dépatouiller.

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