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Accueil du site > Tribune Libre > Sécurité sociale : Le démantèlement continue inexorablement. Osons une (...)

Sécurité sociale : Le démantèlement continue inexorablement. Osons une alternative

Le gouvernement libéralo-social ou socialo-libéral suivant les jours, a présenté ce lundi 29 septembre son Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS). Pour réduire "la dépense", on s'attaque à la branche famille. On y prévoit une réduction de la prime à la naissance, de la durée du congé parental et des coupes dans les prestations. C'est au total 700 millions d’euros qui ne seront pas versés aux familles.

Pour justifier cette saignée, on brandit le déficit du régime général de la Sécurité sociale qui s'aggraverait à 14,7 milliards d'euros en 2015 sans mesure nouvelle d'économie et on ajoute que l'objectif d'un retour à l'équilibre ( lequel ? celui de la santé des français ou celui du budget ?) est repoussé au-delà de 2017. Pour bien enfoncer le clou , ce mardi 30, on agite le poids de la "dette publique", ce monstre, qui, horreur des horreurs, atteindrait plus de 2000 milliards €, soit 100% du P.I.B.

Photo :http://www.chambredebebe.fr/

QUAND AU NOM DE L'EGALITE, ON DISCRIMINE.

Premier coup dur : à compter du deuxième enfant, la prime à la naissance (actuellement de 923 euros) sera divisée par trois. Cette mesure ramène le « cadeau » de la solidarité publique à 308 euros pour les deuxièmes naissances et les suivantes, pour les enfants nés à compter du 1er janvier 2015. Elle devrait permettre d’économiser 250 millions d’euros.

Les technocrates de Bercy expliquent que pour les familles le deuxième enfant serait à "coût marginal presque nul" ( En haut lieu on a lu déjà le "génial" Rifkin ! (1)). L'enfant suivant dormira bien dans le même berceau laissé par son ainé(e) qui...dormira à coté sur le sol, pour respecter le fameux coût marginal nul. De même il portera avec joie les mêmes habits utilisés trois ans auparavant par sa grande soeur, il paraît que ça ferait "genre".

Mais les cerveaux des experts en économie ne s'arrêtent pas en si bon chemin.

Deuxième coup dur : Au nom de l'émancipation des femmes, il est temps d'imposer aux pères un congé de 18 mois pour qu'ils s'occupent enfin de leur progéniture. Le congé parental, actuellement pris par 97% des femmes, doit être réformé pour inciter davantage d’hommes à s'impliquer dans la vie de famille comme c'est déjà prévu par la loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes promulguée en août et qui attend toujours d’entrer en vigueur. Au lieu de 36 mois pris librement par un des deux parents, ce sera obligatoirement 18 mois pour la mère et 18 mois pour le père.

Descendons sur terre et rappelons ce qu'est la réalité. Pendant 3 ans un des deux parents peut prendre congé de son travail pour s'occuper de son enfant moyennant une compensation financière de... 530 euros. En Suède, pays précurseur ce sont 480 jours et une indemnisation à hauteur de 80% du salaire net (plafonnée à 3.300 euros). En Allemagne, réformé en 2007, le congé parental allemand est passé de deux à un an. Rabaissé, le nouveau système prévoit cependant une plus forte indemnisation. Le parent qui s’arrête de travailler gagne 67% de son salaire net (avec un plafonnement à 1800 euros par mois).

En d'autre terme la faible indemnisation pendant le congé impose aux familles de limiter le manque à gagner. C'est donc celui qui a le plus fort salaire, ( le père ? ) qui est contraint à continuer de travailler. Ainsi c'est une mère sur deux d’enfants de moins de huit ans qui s’est arrêtée de travailler après la naissance de ses enfants ou a réduit temporairement son temps de travail, c’est-à-dire au moins un mois au-delà de son congé de maternité. Seuls 12 % des pères ont modifié leur temps d’activité au-delà de leur congé de paternité. Avec la réforme à venir et l'imposition d'une égalité factice homme-femme, on est assuré que les familles, les plus nombreuses, où la femme a un salaire inférieur à son compagnon, seront contrainte d'abandonner 18 mois de congé parental et, double sanction, de galérer ensuite pour trouver une garde d'enfant. Au lieu de mieux répartir le congé entre les hommes et les femmes, ce sera bien une détérioration de la situation actuelle à laquelle on assistera. Ainsi au nom de l'émancipation on oppressera davantage. (En haut lieu, on maîtrise aussi les subtilités de la novlangue orwellienne !)

Pour couronner le tout, le complément de mode de garde (CMG) versé par les caisses d’allocations familiales pour aider les parents qui emploient une nounou à domicile ou une assistante maternelle va être réduit pour les 20% de familles les plus aisées. A l’heure actuelle, cette aide varie de 87,19 euros à 460,93 euros par mois selon les revenus et le nombre d’enfants du ménage. Jusque-là, une majoration de 64,67 euros était versée sur les allocations familiales lorsqu’un enfant avait atteint l’âge de 14 ans. Désormais, la famille devra attendre ses 16 ans pour la percevoir…

Ainsi au nom d'une politique de l'offre, pour améliorer la compétitivité des entreprises, on a diminué les "charges sociales" avec la promesse du patronat de créer un million d'emplois. En diminuant les cotisations sociales, les recettes des organismes sociaux diminuent, alors que les exigences de solidarité, avec l'augmentation du chômage et de la précarité ne font qu'augmenter. Les déficits explosent et, pour les limiter, on ne trouve rien de mieux que de casser ces instruments de redistribution, aggravant encore plus la précarité, la faiblesse de la demande, et en conséquence le chômage par une stagnation de l'activité dans les services, la distribution et l'industrie manufacturière. En surcapacité, l'appareil de production n'investit pas et les capitaux en surabondance alimentent l'inflation des actifs financiers (bourse) et patrimoniaux aggravant encore les inégalités entre ceux qui jouissent d'un patrimoine et ceux qui n'ont rien d'autre que leurs mains et leur intelligence à vendre.

La machine à discriminer et à exclure continue ainsi son oeuvre de destruction d'un Etat solidaire et intégrateur. Il est lamentable de constater que ceux qui se revendiquent encore du socialisme participent au développement de cette "stratégie de choc" si bien décrite par Naomi Klein.

Dans ces conditions, il n'y a rien d'étonnant que la pauvreté augmente inexorablement "Si la pauvreté a baissé des années 1970 au milieu des années 1990, elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000. Depuis 2004, le nombre de personnes pauvres au seuil de 50 % a augmenté de 1,2 million (+ 30 %) et le nombre au seuil de 60 % a progressé de 1,3 million (+ 17 %). Au cours de cette période, les taux sont passés respectivement de 6,6 % à 8,2 % et de 12,6 % à 14 %". ( Observatoire des inégalités - lien )

...Alors que la richesse se concentre sans limite :"Les 0,01 % les plus riches ont gagné 243 000 euros de revenus annuels supplémentaires entre 2004 et 2011. Un gain équivalent à dix huit années de Smic." (lien)

Il faut sans cesse rappeler ces chiffres (2) que nos élites ne veulent pas voir :

  • De 2004 à 2010, le patrimoine des 10 % les plus pauvres ( environ 1200€ de cash ! ) a augmenté de ....9 % soit 114 €, engloutis par une inflation de 9,7 % ; le patrimoine des 10 % les plus riches ( 850 000€ en 2004 ) a augmenté de 47.6 % soit de 400 000 € ! ; il s'élève en 2010 à 1 250 000€.
  • Entre 2008 et 2011, les 10 % les plus pauvres ont perdu 151 millions d’euros,la masse globale de leurs revenus passant de 49,7 à 49,6 milliards d’euros au cours de ces trois années. Les 10 % les plus riches ont gagné en 4 ans 18,4 milliards d’euros supplémentaires, captant 50 % de l'ensemble de l'augmentation des revenus (36,5 milliards ).
  • De 2001 à 2011, la sphère publique s'est appauvrie de 717 milliards d'€. et la  sphère privée s'est enrichie de 720 milliards parce que on a négligé de lever l'impôt, alors que l'on affirme dans les médias tous les jours le contraire.

N'y a-t-il donc pas plus absurde que cette politique dite "de l'offre" qui pour diminuer sans cesse les coûts salariaux, au nom d'une perpétuelle et épuisante compétitivité internationale, impose austérité et précarité au plus grand nombre, excluant ainsi du marché de plus en plus de personnes contraintes de se restreindre, alors que par manque de perspective, les dirigeants des entreprises ne trouvent rien d'autre à faire que de se répartir entre eux ces surprofits arrachés aux salariés ? Seule une politique solidaire de redistribution d'une partie des richesses pourrait redonner confiance et perspective à tous les acteurs économiques. Qui nous ferait croire qu'il n'existerait pas de quoi financer largement et immédiatement ces systèmes de solidarité alors que la richesse accumulée dans notre pays n'a jamais été aussi importante ? Depuis dix ans elle n'a cessé d'augmenter pendant que la crise a frappé violemment les plus pauvres et que les caisses de l'Etat se sont asséchées par la cupidité de quelques uns.

OSONS ET IMPOSONS UNE ALTERNATIVE.

Depuis la Libération, la politique familiale est la clé de voûte du modèle social français. Par le versement inconditionnel de prestations familiales et par le développement des crèches, cette politique avait, jusqu'à aujourd'hui, contribué à faire de la France un pays à la vitalité démographique inégalée en Europe et permis aussi une plus grande émancipation sociale de la femme.

En ces temps de crise et de mutation, dans une Europe en déclin, au lieu de renforcer cette politique familiale vitale pour assurer la richesse de demain, de la rendre plus juste et plus émancipatrice, les coupes budgétaires prises par le gouvernement actuel, au nom d'une meilleur compétitivité, contribue à la dévitaliser, érodant encore la cohésion social.

N'y aurait-il pas une autre alternative que de continuer de se soumettre aux politiques de dévaluation interne imposées par la technocratie européenne ? Au lieu de tenter de réduire le déficit du budget de l'Etat par la "maîtrise la dépense publique" tout en diminuant les rentrées fiscales, au lieu d'attendre la création de millions d'emplois qui ne viendra jamais avec une reprise économique anémique, il serait plus juste et plus réaliste de remettre immédiatement en circulation une partie de la richesse qui dort dans les patrimoines et gonflent des bulles qui ne manqueront pas d'éclater, anéantissant encore des pans entiers de l'économie.

Alors que la moitié des Français n'ont aucun patrimoine à transmettre à leurs enfants et que les 10 % les plus riches disposent de la moitié de la fortune nationale, la solidarité vers les générations futures de ceux qui, par leur talent ou par leur position sociale, ont pu accumuler de la richesse, devrait s'imposer à tous.

Osons une proposition :

Avec un patrimoine privé de l'ordre de 10 000 milliards d'euros, consacrer seulement 1,5% par an de ce capital ( en moyenne ) à une allocation universelle et inconditionnelle pour tous les enfants et jeunes adultes, représenterait la mobilisation de 150 milliards € par an. Ce qui permettrait par exemple de financer une allocation de 300€ à tous les enfants jusqu'à 14 ans, de 600 € de 14 à 18 ans et de 1200 € ensuite pour une allocation d'insertion ou de formation pouvant être versée pendant 7 années, au cours de la vie, pour étudier ou réaliser un projet personnel, allocation inconditionnelle et indépendante de la situation familiale de chacun. En se substituant au système de financement actuel, en mobilisant une petite partie de la richesse privée accumulée, il donnerait à chacun les moyens de pouvoir s'élever dans la vie en bénéficiant de mêmes conditions matérielles, quelle que soient ses origines sociales. Ainsi sans préjuger de l'avenir, il donnerait à tous une carte maitresse pour contribuer à choisir son destin. Cette dotation intergénérationnelle, financée par l'accumulation, serait la concrétisation de l'existence de ce capital commun accumulé par les générations précédentes, patrimoine qui est aussi le fruit de l'histoire, du progrès technique, des infrastructures mises en commun,de l'intelligence de tous et des ressources que la Terre nous offre depuis la nuit des temps. Fruits qui sont aujourd'hui, pour la plupart, accaparés par quelques uns.

Défions ceux pour qui "accélérer les réformes" se réduit à "préserver les positions acquises" par certains et à justifier la prédation de quelques-uns sur le plus grand nombre. Osons exiger, quand il est encore temps, une autre politique, pour remettre à l'endroit ce qui est à l'envers, pour rénover un système social fondé sur la solidarité, le partage et l'équité et qui, sans stigmatiser ni diviser, peut permettre à chacun d'oser à son tour entreprendre et s'épanouir sans être contraint de se défaire de son énergie au profit d'une minorité de plus en plus réduite mais de plus en plus vorace.

LA SCIENCE DU PARTAGE

_______________________________

(1 ) La nouvelle société du coût marginal zéro, Jeremy Rifkin, Editions Les Liens qui libèrent.

(2) Sources : INSEE et l'Observatoire des inégalités


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31 réactions à cet article    


  • howahkan Hotah 1er octobre 2014 08:40

    Je vais me faire des ennemis virtuels car tout ce qui se passe est inévitable, previsible ,logique et est le centre meme du monde choisit par tous...enfin non mais par beaucoup..

    la compétition...enfin l’élimination..pour exister le jeu consiste a voler les autres si si...le reste est mensonge

    j’ai bossé à la sécu entre 1973 et 1981...déjà il était question de démantèlement en 1973, si si...

    41 ans après, elle est toujours là , diminué certes mais là pourquoi ?...entre autre parce que il faut dire que pour les labos, et tout le reste c’est en fait une aubaine....un terrain d’ expérience unique d’ essais en live de médicaments etc etc etc..... c’est juste que certaines compagnies lorgent sur le capital financier la tentation serait grande de l’utiliser pour payer les retaites us par exemple,car leurs caisses sont vides ,vous le savez je suppose..le pognon volé en france sert a boucher des trous noirs là bas !!

    l’auteur parle de plus juste,cela n’existe pas il y a juste ou injuste...

    le plus étonnant ,et sordide est ceci pour moi, on joue au monopoly, but écraser les autres , les éliminer...et après celui qui est écrasé vient se plaindre....

    franchement vous ( un vous général,prononcer guéneraaall comme dans la grande vadrouille)) n’êtes pas raisonnable ni sérieux...

    faut plus jouer..ah oui mais on sait jamais si je gagne...OK alors ferme là !!

    tous coupables du désastre ? oui bien sur smiley


    • Extra Omnes Extra Omnes 1er octobre 2014 09:27

      C’est quand la révolution ?


      • VIP erre 1er octobre 2014 09:45

        « C’est quand la révolution » ?


        Pas pour demain, ni le jour d’après, ni l’an prochain !


        Peut-être en 2017  si les français votent « mal » par rapport aux directives de l’oligarchie 


        Vipère (dont le compte a été une énième fois... )


      • Daniel Roux Daniel Roux 1er octobre 2014 09:32

        L’article est bien écrit et la démonstration convaincante.

        L’état n’a pas à conduire nos vies, nous sommes tous d’accord là-dessus. Il n’a pas, non plus, à encourager les ménages à avoir plus d’enfants qu’ils ne peuvent en élever. Nous revendiquons notre dignité, assumons nos responsabilités.

        Exigeons que l’état ou les collectivité mettent des crèches en nombre suffisant à la disposition des parents et de leurs enfants, mais acceptons solidairement d’en payer les coûts.

        L’ISF existe déjà. Son montant est ridicule et pourrait -être supérieur sans même que les citoyens imposés s’en aperçoivent. Le problème est que les citoyens les plus riches, s’ils trouvent normal que l’état leur accorde des niches fiscales, des avantages substantiels et sa protection, ne supportent pas que le même état leur prennent le moindre centimes pour financer la politique « d’assistanat » (c’est ainsi qu’ils nomment la politique de redistribution).

        Pour échapper à ce qu’il nomme, une pression fiscale insupportable, les citoyens les plus riches ne se sentent plus du tout citoyens et organisent leur évasion fiscale d’une manière de plus en plus efficace à travers des montages sophistiqués. Il sera difficile de les atteindre, en l’absence d’un consensus international impossible à obtenir tant que les US s’y opposeront. N’oublions pas que l’état du Delaware est l’un des plus grands paradis fiscal.

        Actuellement, les prélèvement fiscaux sur les revenus financiers atteignent entre 30 et 40%
        selon la nature des actifs. Il sera difficile de prendre plus sans tomber dans la spoliation. Supprimer les niches fiscales clairement destinées aux gros patrimoines serait plus logique.

        Concernant la politique familiale, Hollande veut transféré son financement de l’entreprise à l’état, ce qui n’est pas choquant en soi. Le problème est que la nation est ruinée par une gestion désastreuse et une gabegie incontrôlée (dont Sarkozy est le pire exemple), que le modèle de croissance sans fin reposant sur le crédit montre son absurdité, que l’état continue à dépenser plus qu’il ne gagne.

        Une autre solution est possible en attendant le rétablissement des finances publiques :

        http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/maudites-depenses-de-sante-71988


        • Karol Karol 1er octobre 2014 09:50

          Bonjour et merci de votre commentaire. Le lien en fin de texte ne fonctionne pas.


        • Daniel Roux Daniel Roux 1er octobre 2014 11:48

          Peut-être un problème « java script » ou autre du pare feu.

          Je viens de l’essayer, il fonctionne de mon ordinateur.


        • Karol Karol 1er octobre 2014 13:38

          C’est bon Le lien fonctionne. Votre proposition de financement de la SS est une piste. De toute façon on ne pourra pas continuer à faire porter toutes les cotisations sur seulement les salaires dans un monde où l’emploi disparait.
          Enfin il ne faudrait pas parler de « dépenses de santé » mais au contraire « d’investissement » santé.


        • julius 1ER 1er octobre 2014 09:36

          @Karol
          un article que je relisais hier , paru en 2012, et qui s’avère juste.. au niveau de l’analyse qui plus est très intéressant quand au courrier des lecteurs...


          • aviso aviso 1er octobre 2014 10:22

            460 Mds € c’est le coût annuelle de notre SÉCURITÉ SOCIALE A LA FRANÇAISE... Croyez vous que cela peut durer éternellement ?

            Ce luxe nous nous le payons tous tous les jours en consomment, car il n’y a qu’un seul cochon de payant sur cette terre vous, moi et tous les autres !!!


            • Karol Karol 1er octobre 2014 10:34

              Le problème est que lesecteur privée a des coûts de fonctionnement très élevé ( plus de 25 % pour les mutuelles au lieu de 3% pour la S.S.) Aux USA par exemple le coût de la santé est beaucoup plus élevé qu’en France.


            • Spartacus Lequidam Spartacus 1er octobre 2014 17:22

              Absurdité. Mensonge et n’importe quoi.

              Ou avez vous pêché ces chiffres ubuesques de propagande non sourcés....... .

              Pour 5000€ de revenus brut de brut en Suisse la mutuelle totale équivalent à la sécu+mutuelle est à 340€ par mois en moyenne.
              Pour un Smic (brut de brut) à 2100€ la part de cotisation seulement sécu patronale et salariale est à 350€. Et sans la partie « mutuelle » que chacun ajoute pour être mieux pris en charge...

              Il faut en finir avec cette propagande de la « super sécu » qui chiffres à l’appuis est le summum de la connerie.


            • TSS 2 octobre 2014 18:19

              Le problème est que lesecteur privée a des coûts de fonctionnement très élevé ( plus de 25 % pour les mutuelles au lieu de 3% pour la S.S.)

              Idem pour pole emploi qui sous traite la gestion de chômeurs au privé ,le coût est 3 fois plus élevé pour un resultat moindre... !!


            • soi même 1er octobre 2014 13:19
              OUI, Osons une alternative, la question inévitable qui vient dans quel cadre ?

              Car il est évident, un cadre rigide qui a ses propre lois de fonctionnement ne peut pas répondre à

              une alternative même la plus salutaire du Monde !

              Et que vous voyez où est l’os à ce que vous espérés ?


              • lsga lsga 1er octobre 2014 15:35

                ça fait bien longtemps qu’il n’y a plus de sécurité sociale en France. Sans mutuelle privée, le moindre bobo menant à l’hôpital se transforme en véritable gouffre financier... Le Dentiste coûte une fortune, ne parlons pas de l’ophtalmo... Le nombre de personne n’ayant même plus de numéro de sécurité sociale (sans le savoir la plupart du temps) a explosé. 


                Au revoir système de Sécurité Social National : bonjour sécurité sociale européenne (ou mieux : transatlantique, ou mieux encore : mondiale). 




                • 1871-paris 1871-paris 1er octobre 2014 16:11

                  Quant Hollande Dit « basta » a une logique mise en place de controle des prélévement de cotisation social qu’appellerai logiquement l’information quant a la fraude patronal s’elevant a presque 20Mds d’euros, et qu’au contraire il charge les citoyens Francais en leur supprimant du « salaire différé » !

                  Ce type est un menteur !
                  Ce type est un Voleur !


                  • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 1er octobre 2014 16:53

                    En matière de dépenses de santé et de mise en œuvre de la Sécurité Sociale, il y a fort longtemps que la politique de l’offre est déterminante.

                    Mais elle atteint désormais une dimension impériale, c’est-à-dire qu’elle se rattache à de grands intérêts mondiaux qui réunissent une frange très étroite d’investisseurs plus ou moins spécialisés..

                    En conséquence, qu’il s’agisse des personnels de santé ou des assurés sociaux en général, les mouvements actuels de la finance internationale et le niveau atteint par les capacités d’influence des multinationales du médicament exigent de bien comprendre quel tournant nous sommes en train de prendre, aussi bien du côté des systèmes de soins que de celui de la Sécurité sociale. Un état des lieux doit pouvoir être établi.

                    Pour ma part, j’apporte une référence ici


                    • franc tireur 1er octobre 2014 17:32

                      Warf,700 millions d’économies sur un budget de 300 milliards vous appelez ca une dans le « modèle » social francais ???Et vous trouvez que ce sont les gens aisés qui sont épargnés par les efforts ? Mais qui cotise et le plus a ce régime et n en retire aucune prestation ? Les fonctionnaires ou les cadres du privé ?



                      La vérité est que la France continue a financer son régime social a créditLa France est meme l’un des rares pays de la zone euro à financer son régime social à crédit. La dette sociale pèse désormais 8 % de la richesse nationale et représente une charge de plus de 15 milliards par an. Seuls l’Espagne et les Pays-Bas connaissent une situation pire.

                      En fait, depuis 2001, la Sécurité sociale n’a plus présenté de comptes à l’équilibre. Année après année, elle reporte sur les générations futures le coût des retraites, de l’assurance maladie et des allocations familiales. Créée à l’origine pour treize ans, la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) a d’ailleurs vu sa mission continuellement renouvelée depuis 1996 et ses ressources – CRDS et CSG en tête – régulièrement revues à la hausse. A ce jour, il lui reste une ardoise de plus de 110 milliards d’euros à éponger sans compter les transferts de dette à venir...

                      Pis, contrairement à ce qu’avance le gouvernement, le déficit de la Sécurité sociale ne s’explique qu’en partie par la mauvaise conjoncture. C’est ce qu’a souligné la Cour des comptes le 17 septembre. « Le déficit des comptes sociaux est principalement d’origine structurelle, a relevé le Premier président Didier Migaud. Cette composante structurelle peut être estimée à près des trois cinquièmes du déficit total en 2013, soit 8,7 sur 15,4 milliards d’euros. »

                      Une fois de plus, les magistrats financiers ont regretté que la résorption des déficits passe plus par des augmentations des cotisations et des taxes que par des économies. Avant de tirer la sonnette d’alarme : en hausse de 2,7 % l’an passé, les dépenses de la Sécu progressent bien plus vite que le PIB et la masse salariale.

                      Le modèle francais, bien trop ambitieux, est dans une fuite en avant et condamné a l’explosion.
                      Il faut pas faire l’ENA pour comprendre qu’un modèle batie sur du 5% de croissance ne peut pas est viable a 1% ! Est ce qu il faut vous le dire en chinois ?.
                      La France est rongée par l’idéologie etatiste et collectiviste , c’est pour ca qu’elle est dans cet état ,pas parce qu’elle a fait un excès de déreglementation.


                      « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays » JFK


                      • Karol Karol 1er octobre 2014 18:01

                         "Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays » JFK
                         Là est le problème. C’est bien parce que ceux qui ont le talent et la chance de réussir et d’accumuler des richesses font de moins en moins pour leur pays (qui leur a permis une telle réussite par son système éducatif, ses infrastructures,son système de santé ) que le budget de l’Etat est exsangue et ne peut plus accomplir ses missions de solidarité avec ceux qui n’ ont que leur force de travail à vendre et / ou qui sont condamnés à la précarité.


                      • franc tireur 1er octobre 2014 18:41

                        1% des plus riches acquittent 46% du total des recettes de l IR

                        si vous avez l impression que les riches font de moins en moins pour le pays c est qu ils en ont peut etre marre de payer toujours plus pour des gens qui passent leurs journées a les insulter ,les jalouser,les médire , suivez mon regard, et a financez un système qui est si mal géré .
                        ce marxisme franchouillard est insupportable, ya autant de cons chez les pauvres que chez les riches

                      • rocla+ rocla+ 1er octobre 2014 18:49

                        Non il y a plus de cons chez les pauvres car ils sont bien plus nombreux .


                      • franc tireur 1er octobre 2014 17:33

                        mot manquant de la première ligne : une saignée


                        • franc tireur 1er octobre 2014 17:37

                          Une allocation universelle et inconditionnelle, warf ! Encore une idée de gogos totalement déconnectée du réel.La prime a rien foutre, je touche mon alloc et je m achete mon ecran plat au lieu de refaire la chambre du petite dernier.Et personne pour controler.

                          Vous en avez pas assez de l’assistanat ? Vous trouvez pas qu on est déja allé tres loin dans ce pays ?

                          • jpm jpm 1er octobre 2014 17:54

                            Bonjour Karol,

                            Autant je trouve séduisante l´idée de taxer le patrimoine privé pour financer une véritable allocation universelle et inconditionnelle versée à tous quelque soit son âge, sa situation familiale et économique (150 milliards de prélèvement sur le patrimoine permettrait de distribuer de manière inconditionnelle environ 200 euros par mois à chaque citoyen français) … autant je trouve un peu discriminatoire d´en faire bénéficier uniquement les enfants et les jeunes adultes.

                            En effet je pense que les personnes âgées avec de très faibles revenus, les gens qui perdent leur job, les conjoint sans emploi après une séparation ou les personnes qui sortent de prison ont tout autant besoin de cette allocation d´insertion qui n´est plus alors inconditionnelle ni vraiment universelle si elle est distribuée sous conditions. Je préfère donc une allocation plus modeste mais réellement inconditionnelle.

                            Par ailleurs, je doute qu´un adolescent de 14 ans (et un jour)… soit le mieux armé pour gérer un budget de 600 euros par mois… alors que son parent privé d´emploi ne touchera même pas cela. De la même façon, 1200 euros pendant 7 ans… c´est plutôt généreux… quand on sait qu´à la sortie des études ou de la formation, nos jeunes ne sont même pas surs de les toucher actuellement.

                            Je suis donc pour donner à chacun une allocation inconditionnelle et indépendante de la situation familiale afin de mener librement sa vie… et sachant que le logement est un besoin de base et constitue une part importante du patrimoine privé… je trouverai judicieux d´affecter le produit d´un taxe sur l´actif net (patrimoine – dettes) au financement d´une d´allocation logement pour tous (sorte d´impot negatif sur la fortune).

                            http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/allocation-logement-universelle-142959


                            • Karol Karol 1er octobre 2014 18:12

                              Je n’ai pas traité ici de l’universalité d’une allocation d’existence, de la naissance à la mort . J’ai simplement ouvert une piste de réflexion, illustré par un exemple de financement et un montant d’allocation discutable, en liaison avec les allocations familiales et la dégradation des aides aux familles. Quand aux mômes de 14 ans, cette allocation serait gérée par les parents.


                            • jpm jpm 1er octobre 2014 18:45

                              Je suis d’accord qu´il est important de lutter contre la dégradation des aides aux familles et de permettre à chaque jeune de se réaliser quelque soit son milieu social… mais c´est l´ensemble des français qui souffrent… et pas seulement les jeunes (même si je reconnais qu´en dehors de nos dettes… nous ne leur offrons pas grand chose). Aussi je crains quand même que des aides ciblées uniquement sur la jeunesse ne soient pas la priorité actuelle… et qu´il est plus important de regonfler, ou plus modestement préserver le pouvoir d´achat de l´ensemble de la population, qu´elle soit active ou inactive. Maintenant si une taxe sur le patrimoine peut se révéler une nouvelle source de financement du social et donc une nouvelle forme de redistribution, il me semble important d´en faire bénéficier le plus grand nombre. Mais bon, cela n´est pas gagné… quand on voit déjà le tollé qui a suivi l´annonce de l´uniformisation des taux de prélèvement sur les simples revenus du patrimoine smiley.


                            • Francis JL 1er octobre 2014 19:13

                              Autant je suis un adversaire acharné de l’allocation universelle pour des raisons multiples que j’ai exposées maintes et maintes fois sur Ago, autant je suis d’accord avec Karol ici.

                              La bonne alternative à l’allocation universelle, je dirai la bonne réponse à la rapacité des actionnaires et du patronat est la notion d’EDR : l’État employeur en dernier recours.

                              Valls qui dit aimer les entreprises, ferait bien de s’instruire : les entreprises n’ont pas vocation à assurer le plein emploi. Leur remettre les clefs de la maison en la matière conduit aux pires situations, un taux de chômage prohibitif. Les faits sont têtus.

                              Au-delà d’un taux de chômage trop élevé l’État doit, et en dépit des protestations de la droite, embaucher les chômeurs les plus anciens et leur imposer le deal : prestations contre travail.

                              On comprend mieux maintenant pourquoi le Medef est favorable à une allocation universelle.


                              • christian pène 2 octobre 2014 19:41

                                ou bien l’auteur est incompétent sur le libéralisme et il répète comme un perroquet, ou c’est un menteur......

                                le libéralisme en France a cessé après la chute de Napoléon III , c’est Turgot qui l’avait essayé le premier......sa doctrine : « le laisser faire » donc faire confiance aux hommes , et ça coûte moins cher que l’interventionnisme débile des larbins du régime......

                                de toutes façons, depuis 2007 la fFrance est déclarée en faillite par Fillon donc le système a mené à la faillite manipulé par des individus des partis et leurs larbins de l’ENA

                                Sapin-le-fourbe a redéclaré la France en faillite au printemps 2013......le régime ne peut plus financer la solidarité (redistribution démente en vue du clientélisme)......à part la dette publique et le chômage , la stagnation est là......

                                on ne met pas la charrue avant les boeufs : si l’économie ne peut financer les moyens pour la générosité sociale , il faut faire autrement......revoir certaines allocations trop généreuses voire abusives distribuées éventuellement (voir qui assiège les CAF) à des « ayant de faux droits »......par exemple le congé parental paternel....

                                le peuple français est épuisé , il ne peut plus financer les dépenses du Trésor public, la récession a remplacé la croissance : il n’y a plus d’argent à distribuer sauf de la fausse monnaie.....

                                peu importe , Hollande et ses idiots utiles gardent le cap....

                                mais il n’y a toujours pas de libéralisme en fFrance depuis 1871......l’école étant devenue une fabrique de crétins , il n’y a rien à tirer de la classe politique qu’elle a formée : le ministre de la rééducation nationale est ministre des Incultes-garde des Sots......point-barre....


                                • christian pène 2 octobre 2014 19:48

                                  la sécurité sociale n’a plus d’existence de monopole depuis les ordonnances Jospin 2001-350 suivant injonction de Bruxelles.....9 ans après l’injonction de Bruxelles .....

                                  donc le démantèlement de la SS ,on s’en fout, les mutuelles prennent de plus en plus de place.....

                                  il est évident que dire«  »à chacun selon ses besoins, chacun selon ses moyens"
                                  1) est un mensonge républicain de plus car les soins dentaires , optiques ou d’audition sont très mal remboursés......et même quand on calcule ce qui est remboursé pour analyses et médicaments , on constate les mauvais remboursements.....les mutuelles compensent mal..

                                  2)la SS rembourse suivant ses fantaisies tandis que le régime fait consommer des produits toxiques voire inefficaces au prix fort.......parce que la médecine officielle n’est pas une médecine en matière de médicaments (effets secondaires)......

                                  NON à la sécu parce que c’est unlevier entre les mains de la classe politique pour déverser de l’argent DU public vers qui doit être acheté pour bien voter.....sommes pharaoniques 600 milliards


                                  • smilodon smilodon 2 octobre 2014 21:47

                                    Y’a quelques jours, une de mes collègues est partie à la retraite. Après avoir bossé 41 ans et demi, après avoir cotisé pendant 41 ans et demi, à 62 ans elle est partie avec 800 euros mensuels de retraite. N’importe quel algérien de plus de 65 ans qui voudrait s’établir en France a droit à 700 ou 750 euros par mois. Sans jamais avoir mis un centime dans le nourrain de la sécu, du chômage, des allocs ou de la retraite !....... Pas 1 seul centime !... Et c’est presque comme s’il avait bossé ici pendant 41 ans et demi !..... Et y’a rien à dire, c’est normal !..... Sauf que NON, y’a pas rien à dire, et c’est pas normal !...... Ca commence à monter un peu, enfin, à la base !... Je parle de la colère !..... Faudrait arrêter de prendre la « basse plèbe » pour des esclaves ! :... On est plus au moyen-âge !.. Y’a « internet » de nos jours !... Et on en apprend des choses sur « l’internet » !.. Et même les « vieux » vous savez, ils comprennent plus vite que vous ne pourriez croire !..... Les jeunes, eux ont compris !.. Ce pays est fait pour les étrangers !... Ceux nés ici sont fait pour bosser, tant qu’ils peuvent, et ceux venus d’ailleurs sont prioritaires pour bouffer le bénéf !..... Pas compliqué et même de plus en plus évident !......Allez donc demander à vos enfants de continuer !.... Ils vont vous rire au nez !.. Et on se demande après pourquoi le FN à des électeurs de plus en plus jeunes, alors que les autres partis s’adressent aux vieux qui ne sont plus dans le système !... C’est pourtant pas bien compliqué à comprendre !....Adishatz.


                                    • Ruut Ruut 3 octobre 2014 06:16

                                      Avec les produits durables actuels qui ne durent pas 1 ans, au second bébé la chambre du premier est déjà morte.


                                      • Darks67 Darks67 6 octobre 2014 07:24

                                        @Smilidon et comment rejeter la faute de tout nos déboires sur la faute de l’immigration, l’immigration en France il y en a toujours eu et avant la politique d’austérité de nos 10-15 dernières années il y en avait toujours et pourtant on se portait bien mieux, oui oui on va aussi rejeter la faute à la crise aussi, mais n’empêche il y a beaucoup de pays qui n’ont pas été touché par la crise, mais on a pas été capable de les imiter. Il a été prouvé mainte fois que les immigrés ne sont qu’une fausse excuse qui poussent les gens à oublier les vrais coupables : Les banques, les politiciens véreux, les traders, la guerre et l’armement, et bien sûr les cadeaux aux patrons du genre 50 milliards d’euros, rien que ça, je te dis ça et pourtant moi même je suis patron et je trouve honteux que l’on prenne aux plus démunis pour nous reverser. Faut il aujourd’hui revoir notre politique sur les immigrés, probablement, est ce que les immigrés sont un facteur majeur de nos problèmes ? Surement pas.

                                        En ce qui concerne le trou de la sécu, c’est simple, il y a trop d’abus, surtout de la part des personnes agés (peur de la mort, peur de tomber malade et alors hop toute les semaines on passe chez le médecin, c’est presque maladive) Et bien sûr nos toubibes, et je suis le premier témoins abusent sur les prestations, je me souviens aussi fois être allé chez le dentiste, il a juste regardé mes dents, il n’a rien fait d’autre facturé si je me souviens bien une quarantaine d’euros. Et pourtant il y avais des choses à faire. Des exemple comme cela il y en a à la pelle. Et je ne parlerais même pas des labos qui sont de nos jours de vrais mafias. Je mettrais ma main au feu que par exemple si le sida n’étais pas un marché si bien lucratif ils auraient déjà trouvé un remède, idem pour le cancer.

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