
Les probabilités relatives à l’émergence de la vie demeurent faibles au vu des découvertes liées aux premiers organismes vivants de notre Planète. Les ingrédients composant le maelstrom, la soupe originelle, furent chacun dosé à juste proportion ; une molécule de plus ou de moins et l’inerte restait inerte, ou prenait un tout autre chemin. Dans l’absolu, il y a 100% de chance pour que la vie apparaisse dans l’Univers, et pour cause, nous sommes là pour en témoigner.
Mais ailleurs, qu’en est-il ? Est-il dénué de sens de supposer que dans ce vaste espace d’un rayon - observable - approximatif de 14 milliards d’années-lumière*, il puisse exister une autre planète ayant rassemblé les conditions adéquates à l’émergence de la vie ? Et si c’était le cas, quelles caractéristiques pourrait-elle adopter via l’isotropie de l’Univers ? Une structure à base de carbone ? De silicium ? De l’eau ou de l’ammoniaque à titre de solvant ? Des questions, toujours des questions…
Cependant, face au présumé nombre astronomique d’évènements permettant la subtile organisation afin que la vie puisse voir le jour, il est un autre nombre tout aussi gigantesque, représentatif des systèmes stellaires susceptibles d’offrir les conditions adaptées, à raison de plusieurs centaines de milliards de galaxies au sein de l’Univers observable, chacune composée en moyenne de 100 milliards d’étoiles plus ou moins propices à héberger la source vitale.
Si l’on prenait seulement en compte 0,000 000 000 001 % (ne nous gênons pas) de tous les systèmes, pour ne retenir que ceux concernant un environnement "favorable" - disons pour 100 milliards de galaxies - ce seraient par conséquent 100 millions de systèmes où la vie aurait des chances de naître. Mais ce pourcentage à grandes décimales est peut-être exagéré.
Notre Système Solaire serait issu des résidus de l’explosion d’une supernova. Les configurations plus ou moins complexes, semblables ou différentes sont quasiment (?) infinies. Alors, en n’éludant pas le fait que seule une preuve formelle - disons "officielle" - puisse démontrer que nous ne sommes pas seuls, sur ce petit caillou voyageant dans l’insondable vide spatial, j’ose affirmer qu’il n’est peut-être pas dénué de sens d’estimer la présence du vivant banale partout dans l’Univers. Pourquoi uniquement chez nous ?
En outre, pour ce qui est de la "conscience", d’autres êtres "intelligents", les chances s’amenuisent a priori, d’autant plus que ces propriétés s’avèrent bien plus rares selon la complexité - toute relative - sur le chemin de l’évolution. Au vu de toutes les espèces vivantes réparties sur notre Globe, la "conscience" est on ne peut plus insolite. Sur la Terre peut-être, mais ailleurs ? Au diable l’anthropocentrisme !
Venons-en au fait. A en croire Edgar Mitchell, scientifique et astronaute de renom, sixième homme à avoir officiellement foulé le sol lunaire, il existe bel et bien non seulement de la vie, mais également d’autres êtres "intelligents" ailleurs dans l’Univers, dotés d’une technologie sans commune mesure avec celle à disposition de l’Humanité ( => officieusement rétro-ingénierie humaine via engins récupérés ).
Selon lui, des extraterrestres visitent la Terre depuis fort longtemps, et certains êtres humains, dont lui-même, ont eu le privilège d’en être informés via les instances appropriées. Il affirme également que toute l’affaire liée à ces visiteurs est maintenue secrète par nos gouvernements depuis plus de soixante ans. Il persiste et signe, n’en démord pas, et il sait de source sûre - d’après ses dires - qu’il y a eu "contact" avec ces extraterrestres. Chacun(e) pourra se forger sa propre opinion quant à ses déclarations…
« La raison de cette couverture par le gouvernement tient au fait que nous n’étions pas en mesure de dire aux populations si ces êtres étaient ou non hostiles, et si nous pourrions nous en protéger.
On ne tenait pas non plus à ce que les Soviétiques soient au courant. C’est pourquoi ils ont pris la décision de mentir et de maintenir le secret. »
* L’année-lumière correspond à la distance parcourue par une onde électromagnétique durant une année, à raison de 299 792 km par seconde dans le vide (7,5 fois le tour de la Terre en une seconde). C’est rapide, mais relativement à l’immensité du Cosmos, c’est une vitesse de tortue. L’étoile la plus proche du Système Solaire - Proxima Centauri - se situe à une distance de 4,22 années-lumière. La Galaxie d’Andromède, notre plus proche voisine, se situe à... 2,25 millions d’années-lumière. Par conséquent, 14 milliards d’années-lumière, c’est très ... très ... très ... grand.
Un être humain, même avec la plus fertile imagination, ne semble capable de se représenter ou déterminer mentalement une telle échelle. La distance Terre-Mars - quelques dizaines de minutes-lumière - est déjà assez difficile à appréhender ou concevoir au préalable. Si la distance Terre-Mars (au plus près 56 millions de km => 8 mois de voyage à 10 000 km/h) était réduite à la taille d’1 mm, l’astre le plus lointain jamais observé se situerait à une distance apparente de 2,364 milliards de km... ça donne le vertige.
Afin d’estimer au mieux l’ordre de grandeur de l’Univers observable, les astrophysiciens utilisent comme ’points de repère’ les astres visibles les plus lointains, comme les quasars ou les supernovae (hypernovae / immenses sursauts gamma). Les ondes électromagnétiques émises par ces objets - pour les plus éloignés - nous parviennent après 14 milliards d’années de voyage, en tenant plus ou moins compte de l’expansion universelle et des lentilles gravitationnelles. Nous observons donc ces astres tels qu’ils étaient à l’époque (aux ’prémices’ de l’Univers) ce qui signifie qu’ils sont actuellement bien plus éloignés - via cette expansion - et différents de ce qu’ils laissent paraître. Plus on regarde loin, plus on regarde loin dans le passé.
Illustration d’un quasar - Don Dixon
Il est admis qu’il existe d’autres astres derrière cet ’horizon’, cette ’barrière’ visuelle (mais jusqu’où ?). Chaque année par exemple de nouveaux sont découverts, lorsque leur première lumière atteint enfin la Terre. En revanche, il y en a qui seront à jamais invisibles (ce qui explique en partie le faux ’Paradoxe de la nuit noire’ d’Olbers). Plus on regarde loin dans l’Espace, plus les corps semblent s’éloigner rapidement les uns des autres, et par extension de nous (analyse du redshift). A tel point qu’à une certaine distance - ces corps se laissant ’emporter’ par l’expansion universelle - ils atteignent une vitesse apparente supérieure à celle de la lumière. Les ondes électromagnétiques qu’ils émettent ne pourront donc jamais atteindre la Voie Lactée ou notre Planète, et vice versa. Ceci ne viole en rien la Relativité, en ce sens que les astres ne se déplacent pas véritablement dans l’Univers/espace-temps à une vitesse supérieure à celle de la lumière. C’est l’Univers lui-même qui les ’entraîne’ via son mouvement expansif.
Pour faire une analogie, imaginons que l’Univers se résume à un simple objet en 3 dimensions comme la Terre, laquelle commence à enfler de manière continue. Les villes les plus proches s’éloignent logiquement les unes des autres à une vitesse inférieure par rapport à celles qui sont plus éloignées. Si les distances doublent chaque seconde par exemple, Paris s’est tout d’abord éloignée de Rome à une vitesse apparente de 1000 km/s, de Los Angeles à 9000 km/s, ainsi de suite et vice versa. A un moment donné, après une expansion phénoménale de la Terre, la vitesse apparente de certaines villes dépassera la vitesse de la lumière, et Los Angeles ne sera plus jamais ’visible’ depuis Paris (’visible’ évidemment il ne s’agit que d’une analogie, il serait impossible d’observer quoi que ce soit à cause de la rotondité de la Terre, il est donc nécessaire de mettre en branle son imagination ;)
Dans notre situation, Los Angeles ne s’est pas vraiment déplacée à proprement parler. Elle a juste ’suivi’ l’expansion supposée de la Terre. Eh bien avec l’Univers c’est un peu la même chose, mais avec plus de dimensions. Une hyper-sphère théorique finie mais sans bord, que notre esprit n’est censé pouvoir concevoir. La Terre est finie ; nous pouvons calculer son rayon, sa circonférence, sa superficie, etc. Mais elle est sans bord ; nous pouvons en faire le tour indéfiniment. Il n’y a donc pas de centre, de référentiel absolu au sein de l’Univers. Comme il n’y a pas de centre à la surface de la Terre. Car quel que soit le point d’observation, nous verrions partout le même schéma expansif du Cosmos.

L’Univers observable n’est a priori qu’un échantillon, une fraction de l’Ensemble de tous les Ensembles, une goutte d’eau dans un océan peut-être infini, mais rien n’est moins sûr. L’Etre Humain a cette capacité et cette curiosité lui permettant de chercher à comprendre et en savoir davantage quant à la Nature et/ou les lois universelles. En outre ce que nous connaissons déjà n’est sans nul doute qu’une infime partie ou une vague approche de la réalité. Pour l’exemple les astrophysiciens peinent à trouver une explication théorique convenable liée à la matière noire, ou bien à l’énergie sombre. Ces expressions ne représentent pas grand chose au fond. Simplement il faut bien nommer un phénomène ou une anomalie que la Science contemporaine ne peut raisonnablement expliquer. La Science doit ’coller’ aux observations, et les spéculations vont bon train.
S’agissant de la matière noire, les scientifiques se sont rendus compte que les galaxies (échelle : dizaines à centaines de milliers d’années-lumière d’envergure), amas de galaxies (s’étendant sur des millions à dizaines de millions d’années-lumière), etc ne se comportent pas comme cela est prévu par la Relativité Générale. Or cette théorie n’a jamais été remise en cause par aucune expérimentation depuis 1915, bien au contraire. Alors quel est le problème ? Grosso modo les particules correspondant au Modèle Standard ne suffisent pas pour expliquer les mouvements des galaxies ou interactions entre elles, et ce jusqu’aux super amas de galaxies. Certaines galaxies devraient se disloquer du fait de leur vitesse de rotation, et selon la Relativité, il n’y a pas assez de matière ’visible’ pour maintenir une cohésion gravitationnelle suffisante entre les étoiles et autres gaz composant les-dites galaxies. Ce peut être aussi la configuration de plusieurs galaxies (ou amas) - interagissant chacune comme si elles étaient plus denses qu’elles ne devraient, au gré de leur manège gravitationnel ou orbital.

De nos jours, la ’matière noire’ est estimée représenter approximativement 85 % de la densité totale de l’Univers. Nos sens - et la Science contemporaine - nous permettent d’observer et déceler seulement les 15 % restant, et c’est déjà beaucoup. Il paraît alors important de comprendre le pourquoi du comment de cette énigmatique ’matière’ qui met au défi la Relativité d’Einstein. La réponse sera peut-être issue d’une nouvelle Physique qui viendra ’détrôner’ la Relativité, mettant celle-ci au même titre que la Théorie Universelle de la Gravitation de Newton, à savoir une théorie exacte, mais limitée à partir d’un certain seuil ou référentiel, ce qu’elles sont déjà toutes deux in fine. Une toute nouvelle ’vision’ de l’espace-temps et/ou son continuum. Le LHC permettra peut-être d’apercevoir un bout de réponse, lorsqu’il fonctionnera à pleine puissance.
Simulation montrant la répartition des galaxies au sein de l’Univers. Une ’éponge’ avec des vides, filaments et super amas, le tout ressemblant à un réseau neuronal ou synaptique. Image : plusieurs centaines de millions d’années-lumière de côté.
L’énergie sombre quant à elle pose un problème au niveau de l’expansion de l’Univers. Pour résumer, celui-ci s’expand trop vite que ce qu’il devrait. L’inflation s’accélère anormalement selon l’étude des meilleurs modèles cosmologiques et les observations. Cette énergie incarnerait par conséquent une force à répulsion négative, contrebalançant la Force Gravitationnelle de l’énergie/matière connue, tendant elle plutôt à ralentir l’expansion cosmique. Là encore il est primordial d’un point de vue scientifique de découvrir ce qui favorise la dilatation inexorable de l’espace-temps. Cette énergie inconnue représenterait 75 % de l’énergie totale de l’Univers.

Dans les deux cas, c’est surtout la Force Gravitationnelle qui est mise en avant et à contribution dans les modèles classiques. Il est dommage par ailleurs que la Force Electromagnétique - son influence sur un niveau d’ensemble - ait été en partie laissée pour compte. Certes la Gravitation porte sur des distances gigantesques, mais les productions et interactions EM liées aux différents corps cosmiques - à chacune des échelles respectives - doivent certainement jouer un rôle et engendrer des conséquences non négligeables à proportion globale.
Il reste encore bien des choses à découvrir sur la forme d’énergie primordiale qui sous-tend le Cosmos. Les scientifiques prennent leur mal en patience, et certains par exemple tentent en vain d’unifier Relativité Générale et Physique Quantique. La Théorie des Cordes apparaît alors pour d’autres comme la solution miracle, cependant l’échelle des interactions concernées est tellement infinitésimalement petite (de l’ordre de la Longueur de Planck 1,616 x 10E-35 m) qu’aucune expérimentation ne permettra d’en avoir le coeur net avant très longtemps. La topologie exacte de l’Espace reste également inconnue, ainsi que ses véritables dimensions.
Des modèles cosmologiques s’inspirent des ’univers-bulles’ ou ’multivers’, en adéquation avec les échanges d’énergie entre trous noirs via leur singularité, déchirement et déformation extrême de l’espace-temps (trou de ver). Sur un certain aspect ces modèles spéculatifs se rejoignent avec d’autres basés sur les fractales, un univers façon ’poupées russes’. Des structures sous-jacentes qui se répètent depuis le microcosme jusqu’au macrocosme et vice versa.





Tablette sumérienne (parmi des centaines d’autres) arborant en haut à gauche le Système Solaire dans son ensemble, avec bien sûr le Soleil en son centre, et les planètes ou corps en orbite autour de l’astre diurne. Et c’était il y a 6000 ans. Officiellement, durant toute l’Antiquité, seules cinq planètes hormis la Terre étaient connues - et visibles à l’oeil nu - des anciens : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Au premier plan un ’patriarche’ est assis, a priori de très grande taille par rapport aux deux autres personnages.
Voir aussi Etranges structures sur la Lune
aleth

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