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Soulevez-vous

Quand une simple pubicité télévisée met en émoi un citoyen ordinaire et fait ressurgir des inquiétudes sur le futur de la jeunesse actuelle.

Un peu plus tôt cette semaine, une publicité de la banque Société Générale m'a fait bondir intérieurement. Il faut dire que ç'aurait été un peu idiot de bondir pour de vrai alors que j'étais seul dans mon logement. La publicité, télévisée, met en scène un trio de minettes qui viennent visiblement de réussir au baccalauréat. Toutes les trois… ben oui, c'est une pub ; ils vont pas y mettre une cloche qui échoue ! « Visiblement » parce qu'on les voit devant un panneau d'affichage, dans une ambiance typique de résultats du bac. Ne m'en demandez pas plus, c'est une pub.

Passé l'instant d'euphorie – très court, l'instant… je rappelle que c'est une pub au cas où ce ne serait pas encore intégré – l'une des minettes fait un peu la gueule et les deux autres de la rassurer dans une attitude très moderne, l'air de dire « T'inquiète pas, tout se passera bien. »

Ayant la flemme de sortir mon magnétophone pour enregistrer la pub en question d'autant que cette dernière ne mérite pas un tel tracas, je raconte très mal l'histoire. Je suis sur que la SocGen ne m'en voudra pas, du moins, pas en raison de mes talents de conteur. Pour ceux d'entre vous qui, comme moi, n'ont pas encore eu l'intelligence de bazarder leur téléviseur, vous la verrez nécessairement. Pour les autres, vous n'avez rien raté. Mais il y a des raisons d'être inquiet. Et c'est parce que je le suis que je me fends de quelques mots sur une banque somme toute banale.

Dans le « Tout se passera bien. », il faut comprendre « La Société Générale pourvoira » (notez la paraphrase, toute intentionnelle, un brin religieuse). Et effectivement, la pub de quelques secondes se termine par un message incroyablement rassurant qui dit clairement que la Société Générale et Oséo s'associent pour offrir aux jeunes bacheliers des « prêts étudiants ». Oséo, la banque des PME. Son site web annonce : « financement de l'innovation et de la croissance des PME ». Euh, un jeune, c'est une PME ? C'est la bouteille à encre, cette histoire.

Quand j'ai vu et entendu « prêts étudiants », mon sang n'a fait qu'un tour. Mon cerveau s'est mis en branle pour assimiler le concept, mon estomac a protesté à l'évocation du modèle américain, mon hippocampe – peu importe lequel – m'a ressorti les souvenirs de mes petits boulots à Nantes. Je vous fais grâce du reste de mes réactions physiologiques et je dirai simplement que j'ai été… interpellé, pour faire dans l'euphémisme. Plonge, livraison de Ouest France aux abonnés, agent d'accueil dans les parkings de Nantes, etc., j'ai eu des petits boulots comme tant d'étudiants, avant que la bourse de thèse et la charge de monitorat ne me procurent un peu d'air pour respirer sur le plan matériel. J'aurais même pu devenir videur mais je ne devais pas avoir la bonne quantité de muscles à l'époque. Videur, pas violeur.

Je suis choqué non pas par l'existence des prêts étudiants, mais par le fait que cela devienne suffisamment "mainstream" pour faire l'objet d'une pub télévisée. Ce que je sais du coût des écrans de publicité me pousse à m'interroger. Oui, la situation économique est grave mais est-ce auprès des bacheliers qu'il faut aller chercher une certaine rentabilité ? Est-ce là le nouveau « relais de croissance » que le marché mâture des banques a trouvé ?

Bis repetita, je suis tombé ce jour sur une pub de LCL dans la même veine. Même cible et même produit : les jeunes à l'orée des études supérieures et des prêts étudiants. Cela m'a décidé à écrire ceci.

Il y a un an et quelques mois, je travaillais encore chez (pas "pour") PSA à Sochaux, quinze kilomètres au sud. Je touchais environ 2290 euros nets mensuels. Je ne sais pas ce que cela m'aurait permis d'acheter comme bien immobilier mais probablement même pas le logement social dans lequel j'ai depuis emménagé, surtout en tenant compte du prêt pour mon véhicule. Entre parenthèses, je trouve l'immobilier horriblement cher en France et je trouve qu'il faut être incorrigiblement optimiste ou confiant (je ne suis ni l'un ni l'autre) pour « acheter ».

Comme mon ancien collègue et maintenant ami avec qui je travaillais en équipe chez PSA, j'attends la prochaine révolution française. Lui et moi avons eu quelques discussions où on s'est rendu compte qu'on se posait la même question : « quand est-ce que ça pète ? ». Car, soyons sérieux, le niveau de salaire qui permettait il y a trente ans de s'acheter un logement décent vous permet aujourd'hui de ne pas vous faire jeter de chez le concessionnaire Dacia (j'exagère à peine). D'ailleurs, mon acolyte m'a donné son exemple qui tue : sa grand-mère, simple ouvrière à l'époque, dispose à Paris d'un logement acheté par les deniers conjugaux et dont la valeur est maintenant telle – par la force des choses – que lui, cadre dans l'informatique ne pourrait jamais s'offrir cette maison même avec deux épouses ayant le même niveau de salaire que lui. Attention, je ne dis pas qu'il a deux épouses, hein !

Après la charge du système de retraite qu'il faut porter, après l'immobilier (dont les prix me donnent le tournis, je ne sais pas ce qu'il en est de vous) souvent devenu inaccessible aux primoaccédants, après le poids de la dette publique (vous rêviez-vous endetté à 90,6% ? Non ? Trop tard !), il faut maintenant que les jeunes soient entravés dès avant le début de leur vie professionnelle ? Parce que continuer de payer les traites de son emprunt immobilier alors qu'on est déjà à la retraite (si on n'est pas mort avant, vu le recul du fameux âge de la retraite), ce n'est pas assez noir comme perspective ? Je me demande où on va ainsi. Mais surtout, « quand est-ce que ça pète ? »

Car, cette même semaine où la Société Générale lançait (je suis un téléspectateur assez assidu même si, pissant habituellement du code devant la TV, je ne suis pas le plus attentif) sa pub, j'ai lu ceci. Une vie à crédit. Sur tous les plans (de nouveau, j'exagère à peine). Est-ce ça qui est prévu pour les djeuns ? Y a-t-il même quelque chose de prévu pour eux ?

Quand est-ce que les jeunes se décident à tout faire péter ? Vraiment. Je veux dire « réagir », « ruer dans les brancards », faire quelque chose même si ce n'est que protester à l'image du Printemps Érable.

PS : la pub SocGen est dispo sur YouTube… Esprit djeun's, quand tu nous prends. En même temps, le score "J'aime"/"Je n'aime pas" fait rouge mine. Comme d'hab' sur YouTube, l'altitude de croisière des commentaires défie celle des têtes de lecture des disques durs.


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51 réactions à cet article    


  • spartacus spartacus 28 août 2012 09:36

    L’intérêt de ce genre de pub pour la banque est de capter une clientèle « jeune ».


    Rares sont les Français qui changent de banque, un prêt étudiant est un bon moyen de les « amorcer ». C’est une stratégie à long terme. Tu viens pour un prêt étudiant et tu restes 20 ou 30 ans. Par ailleurs, le prêt étudiant est « sans risque » puisque la pub indique « garanti par Oséo ».

    Le métier d’une banque est de percevoir des intérêts sur des prêts. Les prêts cautionnées par Oséo, c’est du bonheur « aucun risques », 50 prêt étudiant sont bien moins risqués et plus profitables qu’un seul à une PME ou un employé de PSA.





    • bigglop bigglop 28 août 2012 19:18

      Ah, qu’elle merveilleuse société dirigée par le guide suprême « la consommation » et surtout endettez-vous pour consommer « heureux »

      Le bonheur de s’endetter pour financer ses études (s’il y a des problèmes, on verra plus tard), puis plus tard la bagnole, l’équipement, ménager, la baraque (sur trente ans, accession à la propriété, le « rêve »), les vacances.....Merde ! j’ai plus un rond pour bouffer !!!....Mais j’ai mes crédits revolving Auchan, Casino, même ma Banque...Ouf ! je vais bouffer à crédit...

      Mais Monsieur, il faut payer vos dettes ! Il faut payer, payer, payer !!!

      Que nous disent d’autre Hollande, Merkel, Rajoy, Monti, Van Rompuy (tiens il se fait discret), Barosso, Draghi, Juncker and so on.


    • PascalR 28 août 2012 10:54

      Je dois être rare : je vis sans TV et je viens de me casser de la SoGé !!


      • lulupipistrelle 30 août 2012 06:06

        Mais non... nous vivons sans TV, sans crédit , dans notre maison... et nous avons une DACIA, payée cash.


      • alinea Alinea 28 août 2012 10:58

        On peut tirer des tas de fils de cet article !
        Moi je vais tirer celui des loyers !
        Alors ? Nous allons faire une gentille lettre à Mme Duflot ?
        Notre système est tellement décomplexé ! après une courte évolution, Sarkozy a libéré le concept. C’est fait !
        La gauche molle ne reviendra pas dessus. Le libéralisme, si mal nommé, ne se donne même plus la peine de faire le minimum pour « contenir » le peuple !
        Le problème - et qui retardera la « révolution » c’est que ceux qui en sont les victimes n’ont absolument plus les moyens de se révolter. Quand on est à la rue, on est même dépossédé de cette capacité-là....
        Ils me font rire ceux qui disent que ce sont les classes moyennes, voire les bobos, qui militent ou qui votent à gauche !
        Qui d’autres d’après eux en ont le « loisir » ?


        • Caroline Courson Caroline Courson 28 août 2012 13:44

          Tout-à-fait, Alinea ! La conclusion est que les gens qui en ont le « loisir », ou le temps (c’est pareil !) doivent se révolter pour les autres, qui n’en ont, comme vous dites, ni les moyens ni la capacité.


          La révolution viendra-t-elle des bobos ? On peut toujours y rêver, et s’y impliquer. C’est clair que si personne ne bouge en pensant seulement à sa petit vie peinarde...........................

        • miha 28 août 2012 11:09

          Cela fait partie de la stratégie du « libéralisme » : endetter pour aliéner.

          Il faut commencer le plus tôt possible, alors, on s’en prend maintenant aux étudiants aussi.

          Jusqu’ici, en France, nous y avons échappé... plus pour longtemps.

          Les étudiants ont du mal à payer un loyer, ils vont bientôt avoir du mal aussi à payer les droits d’inscription qui vont grimper, grimper.

          Aux USA, c’est la « norme » depuis des années : Obama a avoué n’être débarrassé du remboursement de ses emprunts d’étudiants que depuis 8 ans !!!

          Au Québec, le processus est en marche : voir la constation étudiante depuis des mois.

          Mais on va nous présenter ça en nous disant que c’est le « progrès », comme on nous l’a fait pour toutes les régressions de ces dernières années !!!!!!!!!!!!

          Il faut résister ! Ré-sis-ter !


          • Amenel VOGLOZIN Amenel VOGLOZIN 28 août 2012 11:22

            Bienheureux PascalR !

            Merci Spartacus de cet éclairage. Oui, ça a du sens du point de vue de la banque. Quelqu’un qui a lu ce texte avant sa publication ici m’a expliqué que les prêts étudiants, ça ne date pas de maintenant, car elle a elle-même constaté le fait lorsqu’elle était stagiaire dans une agence SG en 1999-2000.

            Mais le fait que ça ait du sens ne me calme pas. OK, je n’ai pas d’enfant qui vienne d’avoir le bac, mais démarrer sa vie professionnelle avec un prêt « à rembourser dès que vous travaillez », ce n’est pas une perspective intéressante. C’est écrit en toutes lettres : « DÈS QUE ».

            Et puis, un prêt « sans risques »… mais sans risques pour qui, pour l’emprunteur ? Non.

            Outre l’attitude « on s’en occupera plus tard », c’est le report général et ambiant des responsabilités et charges sur les générations futures qui m’interpelle. Je me rends compte que j’ai trop dilué mon message dans ce texte – « des tas de fils » comme dit Alinea. Je ferai plus concis la prochaine fois.

            @miha : +1


            • lulupipistrelle 30 août 2012 06:10

              Et ses prêts,il faut une caution parentale pour y accéder ? parce que sinon, j’engage les étudiants endettés , leurs diplôme en poche, à se casser... tout simplement.


            • ZEN ZEN 28 août 2012 11:38

              Suivons l’exemple des USA
              L’avenir à crédit ...jusqu’à la nouvelle bulle qui vient
              Bon moyen de faire une sélection par l’argent
              La fabrique de l’homme endetté n’a ni limites ni états d’âme


              • spartacus spartacus 28 août 2012 12:37

                Tu fais pas si bien dire,mais pas comme tu crois.

                Aux USA, 10% des crédits sont partis sur des prêt de particulier a particulier sans banques :
                On appelle cela le peer to peer credit
                exemple prosper.com

              • mimi45140 28 août 2012 12:56

                Je suis tout à fait en accord avec l ’ article , moi aussi cette publicité m’a dérangé , une sensation confuse , je suis bien conscient que le monde n’est pas rose , mais j ai eut le sentiment que l on franchissait une étape , les parents sont endettés , ont ne peut légalement plus leur en demander plus, endettons leurs enfants étudiant , grand père depuis peu , je m imagine la pub ou l’ on endettera un nourrisson pour qu’il ce paye son lait premier âge .


                • Amenel VOGLOZIN Amenel VOGLOZIN 28 août 2012 13:06

                  @mimi45140 : Seigneur, quelle vision d’horreur ! Ce serait vraiment le fond du fond.


                  • perlseb 29 août 2012 11:26

                    Mais n’est-ce pas déjà ce que l’on fait avec la dette publique ?


                  • lulupipistrelle 30 août 2012 06:13

                    Ah non, l’horreur absolue c’est que Sarkosy et sa bande avaient imaginé de rendre le prêt étudiant OBLIGATOIRE... pour tous...


                  • Caroline Courson Caroline Courson 28 août 2012 13:37

                    Excellent votre article, Amenel !


                    Si je puis me permettre, vous auriez dû carrément l’intituler « Quand est-ce que ça pète » car le vrai problème est là.


                    On pourrait peut-être essayer, avant de tout faire péter, de suivre l’exemple de l’Islande (dont les médias font évidemment bien peu de « publicité ») qui a résisté aux banques et refusé de se plier à leurs diktats ? Mais il semble peu probable que cela se produise en France. Donc... CQFD ???

                    • Amenel VOGLOZIN Amenel VOGLOZIN 28 août 2012 14:07

                      Merci Caroline. Quel honneur vous me faites, j’ai lu hier avec délectation votre article sur les mini miss.

                      J’ai eu peur que « Quand est-ce que ça pète » soit perçu comme trop subversif, voire même l’ensemble du texte. Je n’étais même pas sûr que l’article serait accepté ici.


                    • calimero 28 août 2012 15:31

                      Ni trop subversif ni pas assez : texte bien sympa à lire, merci.

                      Pour ceux d’entre vous qui, comme moi, n’ont pas encore eu l’intelligence de bazarder leur téléviseur

                      Plus jouissif et symbolique que de le bazarder : jeter le téléviseur par la fenêtre.


                    • Caroline Courson Caroline Courson 28 août 2012 22:43

                      Merci à vous Amenel.


                      L’avantage de la presse citoyenne est de permettre à ses rédacteurs d’être un peu plus « subversifs » que les médias traditionnels.

                      Il me semble donc (mais certains peuvent bien sûr avoir un avis différent) que, tant que l’on reste honnête et sincère dans ses propos, tant que l’on n’entraîne pas à la haine ni à la stigmatisation de l’autre, on doit éviter de s’autocensurer. Ca fait souvent du bien à tout le monde, aux lecteurs comme aux auteurs ! smiley

                    • Cédric Moreau Cédric Moreau 28 août 2012 14:33

                      Je vais vous apporter mon témoignage, étant fraîchement sorti de mes études d’ingénieur en informatiqueet ayant contracté à deux reprises ce prêt Oséo à la SocGen (il y a respectivement 2 ans - 5000€ - et 1 an - 7000€).


                      J’avais déjà entendu parlé de ce prêt à ses débuts, soit en 2008. Je terminais mon BTS. La SocGen ne le proposait alors pas encore, seule la BP et Cetelem pouvaient le proposer. A l’époque, j’en ai eu **besoin** pour financer mes frais de scolarité pour intégrer l’école SUPINFO (5000€ l’année, sur trois ans). Après quelques hésitations, j’ai préféré accepter une proposition d’embauche pour réfléchir un peu et intégrer 1 an plus tard une école d’ingénieurs publique.

                      De mon côté, j’ai accueillit avec beaucoup d’enthousiasme ce prêt qui me donnait ENFIN les moyens d’intégrer l’école de mon choix. Je pestais contre ceux critiquant un tel prêt, arguant que l’Etat, à travers le prêt Oséo, proposait un droit à l’endettement des étudiants. Je ne désirais qu’une chose, qu’on accepte de me donner les moyens d’étudier alors même que je connaissais mes capacités et ma volonté de réussir. Aujourd’hui, grâce à ce prêt, j’ai donc accédé à un certain niveau de revenus (1700€ net/mois). Evidemment, le remboursement du prêt va bien grignoter ce salaire.

                      Avec le recul, je comprends la réaction de contestation de l’endettement étudiant. Dans le même temps, sans ce prêt garanti par l’Etat, jamais je n’aurais pu accéder à ce niveau de revenus sans passer par une galère smicarde, alors même que je possédais le potentiel de m’en sortir rapidement (mes parents ne pouvant ni ne voulant cautionner un prêt à la consommation pour financer mes études).

                      La réalité, c’est que la société ne prend même plus la peine de s’occuper de sa jeunesse. L’intérêt est au profit, au court-termisme, et c’est aux jeunes de s’y adapter. Rassurez-vous, je fais partie de ceux qui ne veulent plus alimenter ce système. La révolution, on s’y prépare : mais d’abord, il y a un vrai travail d’information à réaliser (sur le système monétaire et la prétendue démocratie française - en priorité).

                      • Cédric Moreau Cédric Moreau 28 août 2012 15:35

                        En réponse à l’auteur, dans le post en-dessous :


                        Je posterais ici l’exactitude des dates et montants pour ces prêts, mais à la louche je dirais rembourser un peu plus de 350€ par mois sur 3 ans. Sachez en tout cas que les prêts Oséo sont remboursables jusqu’à 9 ans après leur contraction (que se passe-t-il si l’on n’a toujours pas de travail dans ce cas ? je n’en sais rien).

                        Je suis dans mon 1er mois de travail actuellement. Je vis en province. Plutôt que SUPINFO (école privée), j’ai choisi une école d’ingénieurs (délivrant vraiment ce titre) et publique. On y fait moins d’informatique, c’est évidemment plus général, mais ce n’est pas un handicap.

                      • goc goc 28 août 2012 14:37

                        @ l’auteur


                        excellent article
                        par contre il vous a échappé un petit détail dans cette pub, un détail qui moi m’a le plus interpellé, c’est à la fin du slogan
                        quand la pub dit que l’etudiant commencera à rembourser quand il commencera à travailler
                        alors forcement avec l’esprit tordu qui me caractérise (oui moi aussi jsuis informaticien desolé..)
                        je me suis dit :
                        Et si l’étudiant, à peine sorti de la fac, rentre directement au « pôle emploi » sans passer par la case départ (et donc sans toucher 200roro)s, il rembourse son prêt avec avec ses indeminités chomage-RSA, RMI (rayer la mention inutile), ou bien il ne rembourse rien ??
                        autant dire que dans le second cas, je vais vite m’inscrire aux « langue-zo » option kirghize du sud (à ne pas confondre avec le kirghize du nord), j’emprunte quelques milliers d’euros et je mets un cierge chaque matin pour qu’aucun empaffé ne vienne me proposer de bosser

                        plus sérieusement, je confirme vos propos sur le prix de l’immobilier : 

                        En 1985 je touchais 20kf brut/mois (soit 18kf net) et j’avais une villa avec vue sur mer pour 5kf/mois (soit moins de 30% de la paye), aujourd’hui le mec qui fait le même boulot au même endroit, touche toujours 20kf (3keuros brut soit 2,3k€ net), mais la villa est passée à 1,5kf/mois, c’est à dire plis de 70% de sa paye. autant dire qu’il n’a d’autres choix que le HLM ou la triche

                        • Amenel VOGLOZIN Amenel VOGLOZIN 28 août 2012 15:23

                          Salut à vous @goc !

                          Non, ça ne m’a pas échappé (voyez mon premier commentaire) même si j’aurais pu le dire de façon plus explicite que « entravés dès avant le début de leur vie professionnelle ».

                          Quant aux indemnités, quel que soit le sigle auquel elles se rattachent, elles seront au mieux le ticket protecteur (et non modérateur smiley ) qui fait patienter le créancier. Car, d’une façon ou d’une autre, ce dernier est en droit de réclamer son dû.

                          J’espère simplement que les personnes qui auront contracté ce prêt (et je suis bien conscient qu’il ne s’agit pas pour elles d’une lubie mais bien d’un besoin) gagneront suffisamment bien leur vie pour que le remboursement du prêt soit indolore. 

                          @M. Moreau : il est dommage que vous ne disiez pas depuis combien de temps **exactement** vous travaillez et sur combien de temps vous rembourserez votre prêt total (si vous avez fait un planning prévisionnel de remboursement). J’espère que vous ne vivez pas à Paris ? SUPINFO… (qu’est-ce qu’il y a de mieux que ça ?) pour un tel niveau de revenus, ça me paraît un peu faible.


                        • Prudence Gayant Prudence Gayant 28 août 2012 14:54

                          Je suppose que la banque n’est pas si naïve et demandera aux trois minettes ! une caution qui sera papa ou une des deux mamans. Accorder un prêt étudiant à des pas encore étudiants c’est un peu risqué vu que le chiffre du chômage annoncé aujourd’hui sur le fil d’Itélé a encore augmenté et que les entreprises licencient sans se soucier des trois minettes qui comptent sur ces entreprises pour leur donner un emploi qui leur permettra dès la sortie de la FAC ou de la Grande Ecole de rembourser le prêt qui aura sûrment augmenté au gré des intérêts d’emprunt d’ici 10 ans.
                          La Société Générale faisant des prêts étudiants à des lycéennes !
                          Mais choisir des filles n’est sûrement pas anodin.


                          • Cédric Moreau Cédric Moreau 28 août 2012 14:56

                            La particularité des prêts Oséo, c’est justement de ne pas nécessiter de caution. N’importe quel étudiant peut y souscrire, sous réserve que la banque juge son projet suffisamment crédible. La caution ici, c’est l’Etat.


                          • Prudence Gayant Prudence Gayant 28 août 2012 15:54

                            Par acquit de conscience je suis allée fureter sur le net aux sujets de ces prêts étudiants.
                            Apparemment tout est beau dans le meilleur des mondes mais il n’empêche que certaines banques avant d’accorder le prêt, ne peuvent s’e’mpêcher de demander ce que font papa et maman dans la vie et sont très contents surtout si papa et maman ont leur compte dans la même banque ;

                             


                          • Cédric Moreau Cédric Moreau 28 août 2012 16:12

                            Ah mais ça, je ne dis pas le contraire smiley 


                          • Manwe 29 août 2012 13:59

                            Non c’est le contraire, c’est OSEO qui se porte garant car ce dispositif est réservé a ceux qui n’en n’ont pas !

                            Par contre, pour tous les autre cas c’est en effet généralement un parent qui se porte caution.

                            Mais dans de plus en plus de cas les prets etudiant serve a autre chose que payer des etudes ( voiture, pc portable...)


                          • Paulo/chon 28 août 2012 16:06

                            Bonjour,
                            pour le modérateur, le vote « oui » fait passer de 26 à 29 le score, le souci est souvent dans l’attention mais toujours dans la précision.

                            Nonobstant mon gout immodéré pour les pubs spirituelles, dans la même veine et comme vous parlez de PSA. Ils ont vendu une 206« junior » achetée essentiellement par les retraités peut-être d’ailleurs pour leurs petits-enfants. Comme vous êtes informaticien, connaissez-vous celle de Cisco systèmes mettant en scène un plateau immobilisé et inquiet sauvé par une secrétaire âgée et enveloppée leur remettant une boite d’agrafes. Le nouveau Franc avait multiplié par cent, l’€ l’a renchéri 6.55957 fois mais il semble de plus en plus que ce soit seulement l’unité qui est changée, dommage pour nos enfants et/ou pour notre fin de vie.


                            • Amenel VOGLOZIN Amenel VOGLOZIN 28 août 2012 16:16

                              Non, je ne connaissais pas cette pub de Cisco. Je vais tâcher de la trouver.


                            • Paulo/chon 28 août 2012 17:35

                              Bonjour Amenel V, elle date un peu à vue de nez 8/10 ans, ma préférée actuelle est pour yhoop ou la mère informe son fils que c’est elle qui a craché dedans.
                              Néanmoins ma première friction avec mes enfants était pour l’achat d’un baladeur ou je les avertissais qu’il devrait payer pour ce que nous leur avions offert, je me souvenais qu’à leur age la plaisanterie en vogue était qu’Air France allait nous faire payer l’air dont ils étaient propriétaire.
                              L’informatique est le plus bel outil existant, c’est son utilisation qui est corruptrice. Elise Lucet a fait une excellente émission sur les robots acheteurs industriels, la version artisanale est la vente en cascade et bingo pour la holding des filiales au détriment du budget Français qui abonde souvent par l’intermédiaire des compagnie de financement officielles ou non mais pour nos enfants ce sera payable d’avance.  


                            • Georges 28 août 2012 16:36

                              Dans nombreux pays anglo-saxons ou ayant subit l’influence anglo-saxonne, cela est la règle depuis longtemps, l’Inde, le Sri Lanka et bien d’autres. Au plus vous pouvez payer, au plus vous aurez la possibilité d’accéder à des écoles de prestige. C’est une nouvelle forme de sélection sociale. Nos systèmes pouvait encore permettre à celui issu de famille modeste, une éducation respectable et accéder à des niveaux d’études élevés. Ca va pas ca ! la mains mise des riches et des gouvernants ne veulent plus cela et donc la sélection va se faire sur vos moyen financier. Alors la question posée était : « quand est-ce que ca va pèter ? » Je vous dis bientôt, après les élections présidentielles américaines, soyez près, ca va être catastrophique, mais ce sera la porte qui va s’ouvrir un temps et à ce moment nous devrons choisir notre chemin, si nous ne nous laissons pas imposer le chemin qu’ils ( les dirigeants ) veulent nous faire suivre, il y aura des chances de changement, si nous les suivons nous seront enfoncés, enslaved ( comme on dit en anglais ) encore plus profondément. La porte va s’ouvrir il faudra être pret. Allez voir les sites américains comme prisonplanet, faites des recherches, tapez « ammunition » « Syria » « Iran » et lisez les articles, vous serez ebahis comments les départements US se préparent à quelque chose qui reste occulté par les élections. Soyez pret, ca va péter.


                              • Manu Manu 28 août 2012 19:53

                                Bonsoir.

                                Si j’approuve votre révulsion à l’idée d’ancrer le crédit étudiant comme une banalité, je suis en total désaccord concernant l’idée que nous vivions « à crédit » sur le dos de la planète !

                                D’ailleurs la phrase « Cette année, il n’aura fallu que 234 jours à l’humanité pour consommer toutes les ressources naturelles que la Terre peut produire en un an » n’a pas de sens !

                                Ensuite qui a défini ces quantités ; et sur quelle bases ?

                                Je ne nie aucunement les pollutions de toutes sortes d’origine humaine, mais il faut arrêter de propager des idées fausses.


                                • Gasty Gasty 28 août 2012 22:54

                                  Quand vous mangerez le blé en herbes, vos jours seront comptés.


                                • herbe herbe 28 août 2012 22:50

                                  Finalement cet article est connexe avec un autre article d’aujourd’hui :

                                  Et donc selon http://www.internetactu.net/2010/11/30/linnovation-monetaire-25-comment-se-cree-la-monnaie/  au 3. La création de monnaie en échange d’une promesse : « Plus de 90 % de l’argent disponible sur la planète est ainsi constitué des dettes en cours auprès des banques » et au paragraphe 4 d’après : « les banquiers doivent créer toujours plus d’argent afin qu’il y ait de l’argent supplémentaire pour rembourser les dettes plus les intérêts. Mais ce faisant, ils créent de nouveaux prêts qui nécessiteront de nouvelles créations de monnaie pour en payer les intérêts, et ainsi de suite. »

                                  voilà on est, il me semble au coeur du sujet...et donc si on veut que ça change il faut inventer de nouveaux mécanismes, la suite du dossier et l’ouvrage de l’auteur va dans cette voie, à suivre...


                                  • chmoll chmoll 29 août 2012 08:08

                                    moi se qui me fai tmarrer dans une banque , ce sont les titres

                                    ex : chargé de clientèle ,conseiller financier ect , alors qu’en faite , se sont tous des vendeurs de contrats de ceci de cela , de produits de ceci de cela

                                    quand à la révolution , j’sais pas si j’dois éguiser ma faucille , j’pense pas , j’en suis même sûr


                                    • Jean-Louis CHARPAL 29 août 2012 11:31

                                      Ne pas oublier que la Société Générale, comme la BNP, réalisent 70% de leur chiffre d’affaire en spéculant.

                                      C’est dire que l’ultra libéralisme le plus déjanté, ils aiment et en redemandent !

                                      NB : lire dans Le Monde Diplomatique de ce mois « La dette étudiante, une bombe à retardement » (pages 4 et 5). L’auteur de l’article étant professeur à l’Université de Californie, ça donne encore plus de saveur à la chose !


                                      • Hervé Hum Hervé Hum 29 août 2012 11:36

                                        Votre article revele un des elements de la perversite du systeme. En effet, qui possede les biens immobiliers ? les vieux. Alors, pour ces tronches d ages, la hausse des prix leur parait une tres bonne chose puisqu ils s enrichissent mecaniquement, meme si pour leur enfants c est vraiment pas de chance qui doivent payer pour leurs retraites (aux vieux) et pour la hausse de la valeur des loyers et bien immobilier (qui appartiennent aux vieux).


                                        Et bientot de prier pour la mort rapide de leurs vieux, alors meme que ceux ci s acharnent a vouloir vivre toujours plus longtemps et obliger les jeunes a travailleur toujours plus pour eux....

                                        Le malheur des jeunes est qu ils sont moins nombreux que les vieux, resultat, democratiquement ils n ont aucune chance contre leurs vieux. La seule issu est de faire la revolution armee et sanglante au cri de -egorgez les vieux, saigneurs et exploiteurs des jeunes-

                                        et quand les jeunes en auront suffisamment egorges, on pourra revenir a la democratie.

                                        restera alors aux jeune a prier pour ne pas devenir vieux...
                                         

                                        • mortelune mortelune 29 août 2012 12:14

                                          Sur 52 votes (pour le moment) il y a 100% de ’oui’ ce qui prouve que l’auteur de l’article a mis le doigt sur quelque chose qui ’pique’ et que sur ce forum il y a surtout des gens qui réfléchissent. Evidemment il y a des sujets qui fâchent mais se retrouver à l’unisson sur ce thème me réjouit le coeur et me donne envie d’être française à 100%.
                                          La société générale et les banques en générale ’travaillent’ avec notre sueur et celle des étudiants qui s’endettent comme d’autres s’enchainent. Après les médicaments génériques qui soignent surtout les bien-portants voici le temps des crédits génériques qui saignent ceux qui n’ont rien et qui ruines ceux qui n’ont pas grand chose. La mondialisation fait son chemin et les fossés se remplissent de moribons agonisants sous le poids des dettes et de l’impossibilité de s’en sortir. Les jeunes qui échappent à la traque se font encore piéger par la télé qui les assomment comme un charcutier assomme un cochon. Au final les survivants sont ceux qui n’ont rien d’autre que le coeur pour y voir clair dans cette machination à l’échelle planétaire. 

                                          Merci à l’auteur pour cet article qui donne envie de se lever et de dire NON !


                                          • Amenel VOGLOZIN Amenel VOGLOZIN 29 août 2012 14:18

                                            L’unisson n’y est plus car enfin une voix discordante s’est exprimée mais elle est restée au niveau du murmure car je n’ai pas vu passer l’opinion écrite de ce votant du NON. Je m’étonnais d’ailleurs d’un tel chœur, aussi uniforme.

                                            Merci à vous d’avoir lu l’article et d’y avoir réagi.

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