Des critiques sur Facebook et ses méthodes, sur les différents services de Google, maintenant sur Google Plus, chacun en trouvera à foison sur le Net.
Qu'une compagnie américaine puisse s'approprier l'ensemble de mes publications, textes, photos... et puisse les utiliser à sa guise sans que je puisse m'y opposer ne me convient pas : c'est une façon de payer très cher le « service » qu'elle rend.
Ce service est celui de mettre à la disposition de tous un outil de partage et c'est ainsi que la plupart le voient : j'adhère pleinement à l'idée de partager des idées, des lectures, des tranches de vie...
C'est en réalité aussi le moyen de s'approprier pour vraiment pas cher un ensemble « d'oeuvres de l'esprit » que sont chacune de nos « créations », fussent-elles composées d'un seul mot dans un message.
C'est surtout accumuler un ensemble de données pouvant être mises à profit pour générer des flux financiers, a priori principalement au travers de la publicité.
Mais ce n'est peut-être pas tout : que peut-on imaginer vendre si l'on dispose d'un très grand nombre de données personnelles sur un très grand nombre de personnes, quand on sait trier ces données avec beaucoup d'efficacité, les croiser pour faire apparaître des tissus de relations, entre individus, entre faits... ?
On peut imaginer beaucoup, et dans le monde actuel où fleurissent les tendances « sécuritaires », où diverses crises menacent, financière, climatique donc financière, énergétique donc financière... et par rapport à ce que l'histoire nous a mille fois appris (les temps de crises sont favorables aux replis, à des excès de toutes sortes que l'on n'aurait pas imaginés en périodes plus limpides, et à des conséquences fréquemment dramatiques...) il pourrait être fort imprudent de confier à des tiers dans lesquels nous n'aurions qu'une confiance très limitée (ce qui est assez généralement le cas vis à vis des entreprises multinationales, susceptibles d'être soumises à de nouvelles règles de droit que nous n'aurions pas votées) un ensemble de données trop précises nous concernant.
En 1930 qui aurait imaginé la Nuit de Cristal et ce qui s'ensuivit ?
Si un violent repli des Etats Unis sur leur questions intérieures, avec une forte poussée des républicains les plus durs, un protectionnisme durci... se produisait ne serait-il pas envisageable qu'ils pourraient souhaiter mettre à profit ces trésors de données, les exploitant jusqu'à plus soif et peut-être pas du tout dans notre intérêt ?
Même sans aller au pire, en utilisant Facebook ou Google Plus nous savons tous que nous alimentons en données juteuses des entreprises qui feront tout, sur la base de ces données, pour que nous soyons toujours et encore plus d'excellents clients si possible captifs pour acheter finalement... n'importe quoi pourvu que cela se vende.
Utilisateurs de Facebook ou Google Plus nous sommes tous à la fois un tout petit rouage de gigantesques « machines à pub » (qui ne fonctionneraient pas si bien si elles n'avaient pas énormément de rouages) et un panneau publicitaire virtuellement ambulant !
Nous sommes les petites mains gratuites et consentantes de ces énormes machines à finances (et nous ne verrons pas la couleur des fruits !) qui, même si elles s'équipent ici et là de panneaux solaires, n'œuvrent pas essentiellement pour que notre planète devienne plus vivable : quelques pour cent de greenwashing, mais l'essentiel des flux est du business as usual.
Voyant les choses ainsi on découvre ce paradoxe assez choquant : des foules « d'écolos », de « décroissants », de personnes très critiques vis à vis de bien des choses de ce monde sont de fait des petits « rouages / panneaux publicitaires » de Facebook ou Google et alimentent grassement les circuits que bien souvent elles critiquent !
Alors cela n'apparaît pas nécessairement de façon immédiate à l'esprit de chacun : ces deux entreprises présentent leurs « services » avec assez d'habileté pour nous laisser penser que tous leurs efforts nous sont d'abord et avant tout dédiés.
Et je me suis bien sûr laissé prendre, cédant à Facebook (assez tardivement toutefois et sans courir frénétiquement à la collecte « d'amis »), envisageant Google Plus.
Depuis peu j'ai adopté un autre outil, Twitter, dont j'ai longtemps pensé qu'il était peu intéressant du fait qu'en un nombre très restreint de caractères on ne pouvait exprimer que de petites portions d'idées, soit rien.
Ce qui m'a attiré vers Twitter en fin de compte est le rôle de vecteur de liens qu'il assume très bien : on n'envoie pas des « idées » mais le bout de ficelle qui, s'il est tiré par quelqu'un, mènera vers l'expression d'une idée : un lien hypertexte.
Un fait m'a poussé à réfléchir un peu plus à ces « outils », Facebook et Google Plus : un site dont je relayais fréquemment les pages sur Facebook, site qui nous donne très régulièrement des nouvelles de très bonne qualité sur les suites de la catastrophe de Fukushima (par exemple : « #Contaminated Water Treatment System : PVC Joint Broke Off Completely in AREVA's System, in 100 to 150 Millisieverts/Hr Environment » ) était envoyé en deux clics sur ma page FB.
Depuis environ 2 jours FB me contraint, à chaque page de ce site dont je veux assurer le relais, à saisir un sale (parfois vraiment illisible !) captcha.
Pourquoi ?
Pourquoi ce site et pas la plupart des autres, et ceci quelle que soit ma façon de procéder ?
Ce site serait-il devenu « suspect » aux yeux de FB, ce qui justifierait une mesure particulière ?

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15/07 12:14 - jcmoh cool voila diaspora, un google + facebook 2.0 pour vous enculer tous comment les gens (...)
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