• dimanche 27 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Tribune Libre > Théorie du gender : ridicule ou dangereuse ?
31%
D'accord avec l'article ?
 
69%
(83 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Théorie du gender : ridicule ou dangereuse ?

Un nouveau débat pitoyable est en train d’envahir l’espace public. Une théorie fumeuse, hallucinante de bêtise et réfutée violement par tous les experts scientifiques des différentes disciplines concernées fait parler d’elle : la théorie du gender, ou théorie du genre.

La risible théorie du genre

Le principe de cette théorie est simple : l’homme et la femme sont des notions socialement construites et ne sont pas réels. Les différences physiques sont admises par cette drôle de vision de l’Homme (même les hippies soixante-huitards qui ont pondu cette farce sont bien obligés d’admettre que le sexe ne se décide pas après que le papa ait acheté une voiture ou une poupée) mais elles y sont relayées au plan secondaire.

Pourtant, à peu près n’importe quel sociologue ou psychologue admettra que les critères physiques d’un individu jouent un rôle essentiel dans la formation de son identité. En une phrase, la théorie du gendre perd alors tout son sens. Car même s’il n’existait pas de différence entre les hommes et les femmes, autre que physiques, à la base, de toute évidence le fait d’avoir un physique d’homme ou de femme conditionnerait la personnalité plus que n’importe que environnement social.

Encore une fois, l’observation de la Nature devrait suffire à remettre les pieds sur terre aux adeptes de la théorie du genre. Car les mâles et femelles de toute les espèces adoptent belle et bien des comportements différents. Gageons que l’environnement social du lapin, de la courgette, du chataigner et de presque toutes les espèces animales et végétales ne les conditionnent pas à s’enfermer dans la case de leur sexualité. Ils ne se posent pas toutes ces questions, ils sont mâles ou femelles et agissent en male ou femelles, point barre. Je ne crois pas que l’on peint aussi les chambres des lamas en bleu ou en rose…

Pour conclure de manière très terre à terre, les personnes qui ont des enfants ou qui connaissent des enfants savent très bien que dès le début et même dans les familles qui refusent de différencier les garçons et les filles (et oui, l’auteur de ce papier connaît des enfants dont les parents furent adeptes de la théorie du genre) les garçons et les filles se comportent de manière différente. On appelle ça l’altérité et c’est ça qui fait la richesse et la beauté de l’espèce humaine ainsi que de la faune et de la flore.

Mais soyons honnêtes, des fous aux croyances ubuesques ont toujours existé et existeront toujours. Le problème c’est que cette fois, les fous (ici on peut dire des pédagogues déconnectés de la réalité et complètement aveuglés par leur idéologie égalitariste qu’ils érigent en morale) ont réussi à faire entrer cette stupide théorie dans les manuels scolaires.
Théorie du genre à l’école = danger !!

Passons sur le fait que l’Education nationale a beaucoup de mal à inculquer des informations réelles dans le cerveau de nos enfants (combien ne savent même plus lire en entrant en sixième ?) et qu’il parait donc déjà dingue de vouloir leur apprendre descontre-vérités. Quelques brillants résistants parvenaient encore à apprendre les bases de la biologie (chromosome X ou Y qui différencie les genres dès la conception, par exemple) au lycée, il fallait sans doute les perturber définitivement…

Au-delà de ce bon sens pédagogique, le danger est plus important qu’il n’y parait. Car quand l’aveuglement idéologique confine au déni de réalité, les séquelles sont souvent violentes pour l’humanité (régimes totalitaires, obscurantisme religieux, scientisme amoral décrit par Aldous Huxley ou vanté par Raël…). Lorsque l’on apprend au nom d’une idéologie (ici, un égalitarisme et un relativisme poussés à outrance) des mensonges aux enfants, il s’agit d’un signe flagrant de totalitarisme.

Si la science nous permet de rigoler de la théorie du genre, l’Histoire nous apprend à nous en méfier.

C’est pourquoi, il faut soutenir toutes les pétitions et tous les opposants, non pas à cette théorie, mais à son introduction dans les manuels scolaires. Saluons au passage les deux figures de proues de ce combat que sont Eric Zemmour et Christine Boutin que je citerai pour finir tant ces mots pourraient être les miens :

« Je refuse que l’école devienne un lieu de propagande, où l’adolescent serait l’otage de préoccupations de groupes minoritaires en mal d’imposer une vision de la normalité que le peuple français ne partage pas. »

par enmoderesistant samedi 3 septembre 2011 - 167 réactions
31%
D'accord avec l'article ?
 
69%
(83 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par yvesduc (xxx.xxx.xxx.132) 3 septembre 2011 08:46

    C’est un fait, hommes et femmes sont génétiquement différents. L’homme partage plus de code génétique avec le singe (mâle) qu’avec la femme, et symétriquement la femme partage plus de code génétique avec la guenon qu’avec l’homme. Il est également vrai que cette banale vérité scientifique est encore politiquement incorrecte, ce qui m’oblige à préciser que différence ne signifie pas hiérarchie, premièrement, et deuxièmement qu’il existe aussi une importante variabilité individuelle, de sorte qu’il est tout à fait normal (et courant) qu’un homme ait des traits de personnalité "féminins", et inversement (une femme avec des traits de personnalité "masculins").


    Toutes les études sont formelles, statistiquement parlant (c’est-à-dire sur des grandes populations d’individus), hommes et femmes ne se comportent pas de la même façon, ne développent pas les mêmes capacités et ceci est perceptible dès l’enfance.

    L’argument qui enfonce le clou est le suivant : les trans-sexuels, lorsqu’ils prennent les hormones de l’autre sexe, se sentent acquérir les "caractéristiques" de l’autre sexe. Le cerveau réagit aux hormones.
  • Par Loatse (xxx.xxx.xxx.42) 3 septembre 2011 11:17
    Loatse

    @Enmoderesistant

    Je partage votre inquiétude... Théorie non seulement absurde mais dangereuse... Tous nos repères fichent le camp et il est à craindre que si l’on continue sur cette voie là demain notre société sombrera dans la schizophrénie... (déjà on est au bord là...)

    J’imagine la gamine euh l’humain de sexe neutre éduquée selon la fumeuse théorie, se retrouvant un jour au zoo (à moins qu’on ne les ferme) devant un paon qui fait la roue pour séduire sa femelle et s’étonner du "machisme" de l’animal... Regardant un documentaire animalier à la télévision (à moins qu’ils ne soient censurés) dans lequel un cerf se rue sur son congénère pour obtenir les faveurs des femelles...

    Le choc ne sera pourtant pas aussi grand que devant un enclos contenant deux singes elevés à l’indentique et séparés de leurs congénères.. quand la gamine s’apercevra que c’est la femelle qui donnent les soins à son petit, s’en occupe tandis que le mâle boulotte ses bananes... :)

    Donc je m’interroge, au nom de quoi déprogrammer tout cela puisqu’il semble qu’une bonne partie de notre identité sexuelle et des comportements qui s’y rattache sont inscrit dans notre code génétique ???

    Va t on un jour considérer que les mots "papa" et "maman" sont porteurs d’une connotation péjorative ???

    Différents mais égaux cela ne leur suffit pas à ces apprentis sorciers ????

  • Par eric (xxx.xxx.xxx.61) 3 septembre 2011 08:23

    Globalement d’accord. Trois remarques : 
    Ce n’est qu’un aspect particulièrement visible d’un bourrage de crâne de nos enfants mais ce n’est pas le seul.
    On a toujours pas une anayse convaiquante de ce qui pousse toute une partie des seconds couteaux de l’intelligentsia classe moyenne de gauche à adhérer à ce type d’absurdité. Ils y voient un moyen de déstabiliser le vieux monde, mais ils y croient aussi.
    Nous n’avons toujours pas de moyens civil civique citoyens de résister. Bien a l’abri dans des bureaucraties irresponsables qui se sont mise à l’abri de la démocratie en niant les représentant du peuple, le politique,ces micro minorités imposent leurs visions à nos frais et à nos enfants sans que jusqu’à présent on ait trouvé de moyen de les rappeler à l’impératif démocratique.
    On ne peut s’empécher de conclure à une certaine paresse de ceux qui a tort ou a raison ne partage pas ces idées.
    Peut être devrions nous nous indigner plus ?

  • Par Brnacek (xxx.xxx.xxx.162) 5 septembre 2011 20:03
    Brnacek

    Je dois dire que je ne connaissais pas cette théorie autrement qu’intuitivement avant que la société entre en transe autour de ce sujet.

     

    Après quelques rapides recherches, j’indiquerai dans un premier temps que cette théorie semble affirmer simplement le genre sexuel et l’orientation sexuelle comme non exclusivement construits sur le sexe biologique.

     L’article dans Wikipédia sur la « théorie du genre » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%...) indique qu’elle « critique principalement l’idée que le genre sexuel et l’orientation sexuelle seraient déterminée génétiquement en arguant que la sexualité mais aussi le genre social (masculin ou féminin) d’un individu n’est pas déterminé exclusivement par son sexe biologique (mâle ou femelle) mais également par tout un environnement socio-culturel et une histoire de vie. »

     

    Je retiendrai ici la mise en avant dans cette théorie d’une non-exclusivité des influences du biologique sur les influences individuelles et sociales. Cela me semble déjà une vision plus holistique qu’une approche exclusivement biologique et/ou génétique.

     

    « Cette théorie différencie donc sexe (mâle/femelle) et genre (masculin/féminin), par rapport à une société qui tend à considérer comme ’anormaux’ les individus qui ne se situent pas dans la ’normalité’ d’une hétérosexualité perçue comme naturelle et innée, avec un genre découlant du seul sexe acquis à la naissance.

     

    Elle a ainsi pour conséquence (ou pour visée selon certains) de déculpabiliser les queers, en apportant des bases théoriques à leur personnalité au lieu de les poser en ’anomalies de la nature’. »

     

    Il est certain que le modèle hétérosexuel est le modèle dominant. Les hommes et les femmes ont ensemble des relations sexuelles. Ceci est dans l’ordre de la nature pour la perpétuation de l’espèce. Néanmoins, on constate la présence du modèle homosexuel quelles que soient les époques et les sociétés. Les hommes ont des relations sexuelles entre eux et les femmes ont des relations sexuelles entre elles.

     

    Ceci ne s’inscrirait-il pas donc pas dans l’ordre naturel des choses lui-même ?

     

    Je prendrai à nouveau Wikipédia comme source pour obtenir quelques données sur le « comportement érotique » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Compor...)

    « Au XXe siècle, les études sur la sexualité des primates, en éthologie, ainsi que chez l’être humain en ethnologie, en histoire et plus récemment en neurosciences, ont accumulé des données peu compatibles avec l’existence d’un instinct de la reproduction chez les hominidés.

     

    Les dauphins ont aussi des activités sexuelles très diversifiées.

     

    En synthèse, si chez les primates, le « comportement de reproduction » est unique, alors comment peut-on expliquer :

    • D’une part, toutes les activités sexuelles qui ne permettent pas la reproduction, observées tant chez les hominidés que chez l’être humain :
      • Les activités homosexuelles (avec quelques cas d’homosexualité presque exclusive chez les chimpanzés, les gorilles, les langurs, les macaques ou les dauphins)
      • La masturbation (bonobos, orang outans, gibbons, siamangs, langurs et dauphins)
      • La masturbation réciproque (bonobos, chimpanzés et dauphins)
      • Le baiser (qui n’a aucun rapport avec les organes génitaux, observé chez les bonobos)
      • La fellation (bonobos, chimpanzés ou macaques
      • le cunnilingus (chimpanzés, gibbons)
      • la sodomie (orang outan)
      • Les activités sexuelles prépubères (alors que l’appareil reproducteur est immature, observées chez les bonobos, les chimpanzés, les gorilles, les gibbons, les siamangs, les macaques et les dauphins)
      • L’utilisation d’objets (bonobos)
      • Les caresses sensuelles
      • Des activités telles que le frottement de la vulve contre une autre vulve, fréquent chez des femelles bonobos et les diverses activités non reproductives des dauphins)
      • Et les activités sexuelles entre espèces différentes (occasionnellement observées chez : bonobos, chimpanzés ou macaques, mais plus fréquentes en captivité ou chez les animaux domestiques)
    • D’autre part, toutes les activités sexuelles pouvant aboutir à une fécondation, mais particulières :
      • Les préférences pour certains partenaires (car cela réduit le nombre de partenaires fécondables) ;
      • Les activités bisexuelles, fréquentes chez les hominidés :
        • bonobos, activités hétérosexuelles 50 à 60 %, donc homosexuelles 50 à 40 % ;
        • chimpanzés, activités hétérosexuelles à 70 % ;
        • gorilles, hétérosexuelles à 80 % ;
        • orang outan, hétérosexuelles à 80 %, mais 80 % homo quand jeune ;
        • gibbons, hétérosexuelles de 50 à 80 % ;
        • langurs, hétérosexuelles à 70 % ;
        • macaques, hétérosexuelles à 70 % ;
        • dauphins, hétérosexuelles de 50 à 70 % ;
        • orques
      • La sexualité de groupe (bonobos, chimpanzés)
      • Et les orgies (où le sexe se combine aux aliments, chants, danses et à l’ivresse), habituelles dans l’Antiquité grecque et romaine »

     

    Que de richesse dans la sexualité ! On ne peut que s’en réjouir me semble-t-il ! Que des adultes consentants aient des relations sexuelles entre eux ne m’apparaît donc pas comme un problème et même plutôt comme une règle naturelle dans la sexualité.

     

     

    Enfin, je citerai le Vocabulaire de la psychanalyse de Laplanche et Pontalis dans l’article sur la « paranoïa  » : « […] Indiquons seulement que la paranoïa se définit, dans ses différentes modalités délirantes, par son caractère de défense contre l’homosexualité. » (IN J. Laplanche & J-B Pontalis, "Vocabulaire de la psychanalyse", 1967, p. 300)

     

    Le versant homosexuel de la pulsion sexuelle est partie intégrante de notre fonctionnement psychique. S’en défendre de manière trop forte expose à la pathologie mentale jusqu’à la psychose.

    On retrouve donc ici cet aspect naturel repoussé mais qui "revient au galop" malheurement sous forme de maladie.

     

    Finalement, l’humanité n’aurait-elle pas à gagner à s’accepter telle qu’elle est sans se sentir « menacée » par sa nature propre ? Beaucoup des réactions constatées dans cette polémique m’ont semblé montrer de manière flagrante les aspects fortement défensifs que mobilise ce sujet…

     

    Face au délitement massif de notre société, proposer des éléments de compréhension aux adultes en devenir de ce qu’il peuvent pafois ressentir et des possibles de la vie n’apparait-il pas constructif ? Parler de cela ne transformera pas tout le monde en homos mais ne pas vouloir enfermer tout le monde dans un "modèle" dominant, sachant que dans tous les cas celui-ci le restera, ne pourrait-il pas éviter bien des drames ? Le suicide d’adolescents ou de jeunes adultes homos à cause du rejet qu’ils ressentent ou qu’ils subissent ? Les mêmes ou d’autres, jetés à la rue par leur famille et qui se retrouvent sinon complètement brisés et perdus, au mieux dans des centres d’accueil comme "Le Refuge" ? Etc.

     

    Présenter une approche ouverte de la sexualité et des éléments d’élaboration de leur propre sexualité aux adolescents de cet âge me semble plutôt constructif. Cela leur donnerait les moyens de mieux se comprendre et s’accepter dans leur propre richesse et de mieux comprendre et accepter les autres dans la richesse de leurs différences. N’est-ce pas un des moyens de favoriser un épanouissement plus harmonieux des individus dans cette société et de construire un meilleur vivre ensemble ?

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox