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Accueil du site > Tribune Libre > Tricastin : vers une évacuation des populations ?

Tricastin : vers une évacuation des populations ?

L’inimaginable va peut-être se produire : devant les difficultés rencontrées pour résoudre un problème technique dans la centrale du Tricastin, les autorités seraient en train d’envisager l’éventualité d’une évacuation temporaire.

Ce n’est plus une fiction, et cela ne se passe pas à Tchernobyl, mais en France, en Rhône-Alpes.

La centrale nucléaire du Tricastin, célèbre pour ses accidents, habilement présentés en incidents, est confrontée à un problème technique qu’elle essaye en vain de résoudre depuis quinze jours, sans solution pour l’instant. Pour les habitants du secteur, déjà rudement secoués par les épisodes de cet été, ou on leur a appris bien trop tard que l’eau qu’ils buvaient était contaminée depuis longtemps, ce nouvel épisode ne tient plus de la farce, mais du drame.
Que s’est-il passé le 8 septembre dernier ?

Lors d’une opération de renouvellement de combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n° 2 a été soulevée, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et depuis quinze jours sont suspendus au-dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur. Ces assemblages pèsent chacun environ 800 kg, et menacent à tout instant de tomber. Ils pourraient alors se briser, et les morceaux, s’ils se glissaient entre les autres assemblages, pourraient déclencher éventuellement une réaction nucléaire incontrôlée.

Un épouvantable accident nucléaire serait alors possible. Et même si cette réaction nucléaire ne se déclenchait pas, les opérations de nettoyage seraient quasi impossibles à réaliser. A moins de trouver des inconscients prêts à risquer à coup sûr leur vie pour tenter de sauver la situation. Mais, depuis Tchernobyl, on connaît mieux les conséquences d’actes aussi téméraires. A ce moment, le réacteur pourrait être définitivement condamné, en attendant que les générations futures trouvent une solution.

Ce scénario catastrophe est réellement possible. Un accident du même type s’était produit, en 1999, à la centrale de Nogent-sur-Seine, à la différence qu’un seul assemblage était en cause. Et il avait fallu un mois pour résoudre la situation. La situation du Tricastin est hautement plus dangereuse : il y a deux éléments en cause. En tentant de récupérer un seul des éléments, on peut provoquer la chute du second. Cerise sur le gâteau, EDF reste muette sur la composition de ces éléments, et il est possible qu’ils soient « moxés », c’est-à-dire contenant du plutonium, ce qui aggraverait considérablement les risques pour les populations.

Le réseau « Sortir du nucléaire » vient d’écrire ce jour à l’autorité de sûreté nucléaire (ASN), ainsi qu’au président de la République et au Premier ministre pour demander la vérité sur l’accident en cours. Selon certaines informations émanant de milieux autorisés, la situation serait si problématique que l’évacuation des villages environnants est sérieusement envisagée. Après les accidents de cet été, les difficultés financières et techniques rencontrées pour les deux EPR en cours de construction, et la lutte armée ouverte au Niger entre le pouvoir en place et 3 000 Touaregs bien armés, qui contestent l’extraction de minerai d’uranium sur leur territoire, on voit qu’Areva et le gouvernement français sont dans une posture plus que délicate. Car comme disait un vieil ami africain : « on apprend l’utilité de ses fesses lorsque vient le moment de s’asseoir ».

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343 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 septembre 2008 13:35

    Bonjour,
    Voilà un beau scoop. Nous allons voir si la presse fait état de ces risques

    à moins que ce ne soit pas si grave et qu’il n’y ait juste qu’un compte-rendu d’Areva, mais pas un rapport


    • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 14:11

      Bernard Dugé,

      j’aime bien le jeu avec ’le rapport" et "le compte rendu", référence si j’ai bien compris avec les dix soldats tués en Afganistan,

      la presse, elle a déjà commencé, timidement, c’est vrai
      un article dans libé quelques jours apres l’accident,
      et un dans le canard du 17 septembre,
      pour l’instant, comme d’habitude, les autorités disent que tout est sous controle et que l’évacuation n’est pas envisagée,

      mais je n’ai pas la mémoire courte, et je me rappelle de Tchernobyl, pour lequel on nous rassurait, tentant de nous convaincre que nos frontières étaient imperméables.


    • Helion Helion 22 septembre 2008 14:51

      Sauf que pour les barres de combustible ce n’est pas AREVA mais EDF qui exploite.


    • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 15:10

      Hélion,

      pour faire court, je serais tenté de dire EDF, AREVA ?
      même combat.
      ce qui est sur aujourd’hui, c’est que la situation n’est pas simple :
      ci-dessous une partie de l’article de Libé :
      "Et voilà nos ingénieurs du Tricastin plongés dans des retours d’expérience vieux de dix ans. Dans l’enceinte du réacteur, « toute manœuvre a été stoppée pour mieux analyser la situation », signale EDF. Comprendre : on retient son souffle pour que les deux barres de combustible ne se détachent pas du socle de manière aussi inopinée qu’elles s’y sont accroché. Ce serait le pire des scénarios évoqués lundi soir par les ingénieurs d’EDF et les experts de l’IRSN. « Si l’une ou les deux barres de combustible se rompaient sur les assemblages, avance Martial Jorel, cela aurait des conséquences radiologiques négligeables. » Mais industriellement monumentales. La radioactivité serait peut-être confinée dans le réacteur, mais quel beau cas d’école qu’une cuve pleine de débris. Leur présence compliquerait considérablement la tâche d’EDF. « Ils pourraient endommager d’autres assemblages, qu’il faudrait ensuite retirer », explique Martial Jorel."

      alors, AREVA ou EDF, çà change pas grand chose, non ?
      ou alors expliquez moi.


    • JL JL 23 septembre 2008 10:40

      ""alors, AREVA ou EDF, çà change pas grand chose, non ?""

      ça change qu’AREVA a besoin de faire du profit ! Et cela est incompatible avec le principe de précaution.


    • jeje46 23 septembre 2008 12:40

      Bonjour,

      JL, vous oubliez qu’EDF a été privatisé... Donc EDF Areva même combat !


    • non666 non666 22 septembre 2008 13:38

      Quelles sont vos sources ?

      On ne trouve rien sur le sujet nulle part et le fait que vous agissiez en citant le "reseau sortir du nucléaire" montre que tout ceci n’est pas vraiment neutre.

      Il ne manque plus que vous citiez "greenpeace" , "amnety internationnal" ou "journaliste sans frontière" pour que l’on sache pour qui vous roulez....

      Ceci dit l’histoire que vous racontez est drolissime.
      Ces morceaux de combustible accrochés aux branches comme les lignes dun pecheur à la mouche maladroit, c’est cocasse.

      Hoaxbuster va bien rire.


      • Traroth Traroth 22 septembre 2008 14:13

        Et bien, l’histoire des barres de combustible restées bloquées, j’en avais déjà entendu parler (dans le Canard enchainé, il me semble), mais je ne savais que c’était aussi lourd de conséquences. Ce manque de maitrise dans un domaine aussi dangereux fait froid dans le dos !


      • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 14:17
         
        NON666

        hélas, j’aimerais bien qu’il s’agisse d’un hoax,
        libération a déja décrit ce qui s’était passé, c’etait le 11 septembre, sauf erreur,
        et le canard enchainé aussi, le 17...
        il n’y a pas que le réseau "sortir du nucléaire".

        ci dessous, l’article du canard,
        Le Canard enchaîné - Mercredi 17 septembre 2008 - Jean-Luc Porquet

        Vive le Tricastintouin !
        Désopilante, cette série noire à la centrale nucléaire du Tricastin ! Le 7 juillet, une grosse fuite d’uranium déclenche un tapage médiatique mahousse. Le 16 juillet, des prélèvements mettent au jour une pollution ancienne dans les nappes phréatiques : le tapage reprend de plus belle. Et Anne Lauvergeon, la patronne d’Areva, se montre ulcérée par cette opinion publique qui s’affole bêtement : « Si à chaque fois que nous sommes transparents nous provoquons des craintes, il y a un problème ! » ( « Libé », 19/7 ). Heureusement, le 23 juillet, une centaines d’employés travaillant dans l’enceinte du réacteur n°4 du Tricastin sont contaminés par de la poussière radioactive, et cet « incident » classé niveau 0 sur l’échelle de gravité des « incidents » nucléaires (donc vachement bénins) ne passionne guère les foules : les JO de Pékin vont bientôt commencer...

        Après un mois d’août atomiquement calme, voilà que ce lundi 8 septembre, toujours au Tricastin, alors qu’on est en train de les extraire de la cuve du réacteur n°4 ,
        deux barres de combustible irradié restent bêtement accrochées aux structures supérieures de la cuve. Panique à bord, évacuation du bâtiment, classement de l’ « incident » au niveau 1 de l’échelle de gravité nucléaire (comme celui du 7 juillet). Et admirable indifférence médiatique : à l’heure où nous écrivons, les deux barres sont toujours coincées, mais tout le monde s’en bat le becquerel...

        pour celui de libé, voici le lien pour le découvrir,

        http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/351098.FR.php

        cordialement à vous,


      • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 14:20

        Traroth,
        ce qui est terrible, c’est cette volonté de minimiser sans arret,
        déclasser des accidents en incidents,
        se refuser en bref a considérer le citoyen comme un adulte,
        et surtout tout faire pour qu’il ne s’affole pas,
        pourtant, si vous voulez lire ci dessous l’article de libé, il y a de quoi s’interroger.

        http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/351098.FR.php

        cordialement à vous


      • martoni 22 septembre 2008 22:53

        J’ai l’impression qu’en matière de désinformation les plus grosse aneries viennent souvent du journal libération. C’était déjà le cas avec le "nuage" de tchernobyl qui s’arrête à la frontière :

        www.ecolo.org/documents/documents_in_french/fr.mensonge_tchernobyl.doc


      • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 14:24

        Antitall

        j’avais fait précédemment un article sur "l’insécurité nucléaire", article basé sur des simulations d’accidents menées par l’asn.

        elles ont prouvé chaque fois que le temps de réaction était trop court (il faudrait moins de 15 minutes) et souvent on a atteint les 50 minutes,
        il y a eu même a bugey un tel embroglio que les services de secours n’ont pas réussi a ouvrir une vanne pour acceder à l’eau !
        authentique,
        au besoin, si vous le souhaitez, je pourrais mettre cet article dans un commentaire à venir...
        froid dans le dos, comme vous dites.


      • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 18:45

        Philippe Renève

        effectivement, c’est pas rassurant,
        bien sur, c’est rare, voire exceptionnel, puisqu’à ma connaissance, ce n’est arrivé qu’une fois, il y a une dizaine d’année, à la centrale de Nogent sur Seine,

        c’est interessant de se plonger dans la question de l’exceptionnel,
        en prenant comme référence la centrale de Creys Malville, que je connais bien pour l’avoir fréquenté à plusieurs reprises (!) il y avait une étude des probabilités d’accident,

        par exemple, la probabilité qu’un poids de un seul kilo tombe un jour sur le dome du réacteur était estimée a "une fois tous les cent mille ans".

        or , lors d’une manipulation, en voulant démonter une passerelle d’acier de 1700 kg, le grutier a fait une mauvaise manipulation, et les 1700 kilos sont tombés sur le dome du réacteur.

        quelques temps apres, une fuite de sodium avait lieu dans l’espace intercuve, or les probabilités d’une fuite de sodium étaient aussi "d’une fois tous les cent mille ans".

        comme on le voit, le nucléaire ne pratique pas "la science exacte".


      • JL JL 23 septembre 2008 10:49

        Cette histoiire de probabilité est cocasse. En effet, il est peu probable qu’une grue soit utilisée pour déplacer un objet d’un kilo. Peut-pêtre que la probabilité pour qu’un objet pesant plusieurs centaines de kilos était largement supérieure à celle estimée pour un poids de 1 kg. Les probabilités c’est une affaire sérieuse, savoir les utiliser en est une autre, et qui ne relève plus de la Mathématique mais de la Com.


      • olivier cabanel olivier cabanel 23 septembre 2008 11:06

        JL

        et non, ce n’est pas de la com, c’était bien dans le cahier des charges de l’ex centrale nucléaire de malville.

        il n’était pas mention d’une grue qui fasse tomber ce poids, contrairement à ce que vous écrivez, mais seulement "de la probabilité qu’un poids d’un kilo tombe un jour sur le dôme du réacteur"

        au dires des personnes présentes lorsque la grue a laisser tomber sa charge de plus de dix metres de haut sur le dome du réacteur, tout le batiment a vibré, et à l’époque, il avait été de mandé une expertise pour desceller d’éventuelles fissures dans le béton, ou ailleurs,
        expertise malheureusement pas obtenue.

        il en va ainsi dans le nucléaire,
        la transparence est toujours aux abonnés absents, ou du moins souvent... et la plupart du temps avec beaucoup de retard.


      • olivier cabanel olivier cabanel 23 septembre 2008 11:15

        philippe Reneve

        pour prolonger l’accident de grue, je voudrais tenter de vous amuser avec la fuite de sodium.
        (qui comme pour le poids d’un kilo était prévue une fois tous les cent mille ans, et qui a eu lieu au bout de quelques mois).

        la grande fierté des concepteur de malville, c’était son coté "phénix", qui devait renaitre de ses cendres, c’est a dire fabriquer son propre combustible... on connait la suite.

        mais lors de la fuite, il y a eu une grosse bourde faite par les techniciens en place.
        comme des alarmes annonçant une fuite de sodium, s’étaient déclenchées, ils se sont rendus sur place et n’ayant rien constaté d’anormal, on conclut qu’il s’agissait plutot d’une panne de signal !

        le petit manège a duré près d’un mois, jusqu’à ce qu’ils se rendent compte qu’il y avait réellement une fuite.

        en fait, ils avaient une panne "régénératrice".
        des qu’ils arretaient le réacteur, le sodium refroidissait, et ne passait plus par les micro fissures, la fuite s’arretait donc,
        et des qu’ils remettaient en route, la fuite reprenait de plus belle.

        ils ont donc inventé la première panne "surrégénératrice".

        en attendant, on a frolé la catastrophe pendant plus d’un mois.


      • JL JL 23 septembre 2008 12:35

        @ Olivier Cabanel : quand on fait des calculs de probabilité, on fait un inventaire exhaustif des événements possibles. En l’occurence, le fait qu’une grue déplace des matériaux au dessus du dôme en faisait partie. Le fait qu’un individu s’y promène avec à la main des boules de pétanques en était exclu. C’était le sens de ma remarque.


      • C.Laborde 24 septembre 2008 19:51

        A propos de probabilité, ces gens sont des imbéciles ou nous prennent pour des imbéciles (rayez la mention inutile).
        Les probabilités obéissent à la loi des grands nombres. Dire qu’un évènement a une probabilité de un tous les mille ans ne signifie pas qu’il ne peut s’en produire qu’un en (sous entendu dans) mille ans. Il peut tout aussi bien s’en produire dix dans l’année puis aucun en 10’000 ans.

        C’est bien entendu une astuce pour tromper le citoyen lambda qui n’a pas appris les probabilités à l’école.


      • JONAS JONAS 22 septembre 2008 16:37

        JONAS à Olivier et aux internautes :

        J’avais écrit sur NaturaVox, que " l’incident " du rejet des 74 kg (officiel) d’uranium dans la nature, était dû à une fuite sur le circuit primaire d’un réacteur.

        Un arrêt d’urgence d’une centrale en cas de fuite grave, n’est pas comparable à l’extinction d’une lampe de chevet, si la fuite est importante il faut descendre les barres de contrôle, voire celles d’arrêt d’urgence, mais la réaction n’est pas interrompue immédiatement.

        D’autre part, il est impossible d’injecter dans le circuit de l’eau froide, le circuit étant environ sous une pression de 180 kg au cm2… !

        Dans ces conditions, la surchauffe a pu provoquer la soudure de 2 des aiguilles à combustible au couvercle, ce qui signifie que nous avons échappé de justesse au syndrome chinois, la fonte du cœur, comme à Tchernobyl.

        Bravo quand même aux techniciens qui ont réussi par leur courage et sang-froid à nous épargner ce désastre.

        Commentaires du journal Libération sur ce dernier " incident " :

        " L’accident de manutention de combustible est un accident grave. C’est logique car les éléments combustibles sont des déchets de haute activité, dont la dose létale à un mètre est atteinte en moins d’une minute. Si on les casse, c’est vraiment le merdier dans le bâtiment réacteur ", précise Mycle Schneider, auteur d’un rapport sur la sûreté nucléaire, en 2007, pour le compte des députés Verts européens. L’objectif des experts : conserver ces deux assemblages suspendus et évacuer le tout sans casse. Pour cela, il va falloir jouer au mécanicien de secours et construire un outil spécial, comme en 1998. EDF ne donne pas d’indication sur la cause de l’incident, même si le vieillissement du combustible peut être en cause. " Lorsque les assemblages passent quatre années dans une cuve de réacteur, poursuit Mycle Schneider, il peut arriver qu’ils ne soient plus tout à fait rectilignes. " Et qu’ils s’accrochent ".

        Demeure une question extrêmement grave, l’état des aiguilles ? Sont-elles encore étanches, car comme le dit Olivier, impossible de les approcher, car la dose létale est atteinte en moins de 3 minutes, même avec une tenue isolante.

        Si l’enceinte est contaminée ce qui est fort probable, il est quasiment impossible de faire intervenir du personnel, le rayonnement est trop important.

        Mais soyez rassurés, il serait fort étonnant que notre spécialiste (pseudo Krolik), ne fasse pas apparition dans cet article pour nous rassurer, à moins qu’il soit en train de déménager des environs de Tricastin, puisqu’il habite à moins de 5 km de la centrale… ! Dans ce cas-là, l’évacuation du village n’est plus une plaisanterie !

        Amicalement.

         


        • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 17:41

          Jonas,
          merci de ces précisions supplémentaires,
          ce qui pose question, c’est le quasi silence radio des médias sur ce grave problème,
          à ma connaissance, à part le Canard Enchainé, Libération et le Dauphiné Libéré, personne n’évoque cet accident.
          quand je songe à Tchernobyl, ce n’est pas une dizaine de village qu’il a fallu évacuer, mais une zone bien plus large,
          quel est le plan prévu par les autorités pour les communes situées dans un rayon plus large ?
          on ne sait absolument rien.
          ton avis de spécialiste la dessus ?


        • olivier cabanel olivier cabanel 10 octobre 2008 10:42

          Jonas, bonjour,

          le feuilleton continue de plus belle au tricastin,
          le prefet n’a toujours pas pris la décision de prévenir du jour et de l’heure de la tentative de récupération des deux barres radioactives défaillante, afin que les populations puissent prendre le large, si elles le souhaitent.

          et je viens de recevoir çà :
          "Le Dauphiné libéré - 10/10/08

          Tricastin : le point sur la centrale nucléaire


          Réacteur n°2 : deux semaines de plus
          Les deux "tubes" d’uranium suspendus dans la cuve du réacteur n°2 de la centrale depuis maintenant plus d’un mois vont le rester encore deux semaines. Suite à un défaut de conception d’un élément du processus d’intervention, il doit être recréé et à nouveau testé.

          Réacteur n°3 : une vanne défaillante
          Un défaut sur une vanne dans l’unité de production n°3 a rendu indisponible l’une des pompes du réacteur. Aucune conséquence pour l’installation ni pour l’environnement dit EDF. L’évènement a été classé niveau 1 par l’ASN.

          Réacteur n°4 : l’ASN sanctionne
          Le réacteur n°4 de la centrale du Tricastin a fait l’objet d’une opération de maintenance le 6 septembre. À cette occasion, une vanne de purge chargée d’apporter de l’eau dans le circuit de refroidissement a été ouverte « de manière non conforme ». Un événement qui n’a eu « aucun impact sur la sûreté des installations ». EDF a été sanctionné vendredi dernier par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en raison du délai « de quelques heures » qu’il a fallu à l’électricien pour détecter cet écart. L’évènement a été classé niveau 1 sur l’échelle Ines


          touchons du bois !!!


        • krolik krolik 22 septembre 2008 18:44

          Et bien dites donc lorsque vous faites de la désinformation vous n’y allez pas de main morte.

          Alors reprenons quelques non vérités :

          - L’incident du rejet de 74 kg d’uranium en Juillet dernier, pas par la centrale, mais par l’usine de services "Socatri", est à comparer au 280 à 300 tonnes que le Rhône charie annuellement en provenance des Alpes.

          - La contamination des nappes phréatiques à 18 ou 20 µg/l est a comparer avec l’eau de Badoit : 80µg/l et à la St Yorre 20µg/l. De vrais dangers publics c’est bien connu.

          Si la fuite de 74 kg d’uranium naturel avait été en provenance du circuit primaire de la centrale il aurait fallu expliquer pourquoi :

          - de l’uranium naturel dans une centrale alors qu’il est enrichi dans le combustible..

          - comment peut-on avoir de l’uranium au sortir d’une centrale sans avoir ce qui va "avec" c’est à dire le plutonium, les produits de fission etc..

          Notre ami Jonas délire complètement avec la fusion de deux aiguilles, de la fuite, de la pression (s’il y a fuite il y baisse de la pression, petit détail.. Et de toutes les façons les pompes d’injection de refroidissement ont la la capacité.. Enfin ce joyeux mélange des genres par Jonas est complètement "nul", une simple association de mots destinée à faire peur.

          L’article de Libé reprend les commentaire de Mycle Schneider, ancien patron de Wise-France, auteur d’un rapport sur l’énergie nucléaire pour le Parlement Européen. D’ailleurs on ne trouve plus ce rapport sur le site du PE car il il a été classé comme étant "non professionnel". Donc la crédibilité de Mycle Schneider est voisine de zéro. D’ailleurs à la publication du rapport j’avais pris contact avec les responsables du ¨PE à propos de ce papier qui contenait quelques contre-vérités notoires et ils m’avaient mis en rapport directement avec Mycle. On avait discuté de radioprotection, de la sensibilité des jeunes cellules et on avait conclu que l’instant le plus crucial de la vie était au moment de la conception des enfants, et qu’il convenait de faire des enfants bien abrité dans une espèce de sarcophage de plomb pour éviter l’action des rayons cosmiques. Difficilement inventable comme histoire !!! Enfin un grand moment de poésie : faire des gosses dans un abris plombé....Ca c’est du Mycle tout cru..

          Les combustibles accrochés aux internes supérieur.
          Il faut savoir que les combustibles sont sous eau, que la protection est assurée, au passage on notera que la pression est nulle dan,s le réacteur puisque le couvercle de la cuve est enlevé.
          Notez aussi que des barreaux de combustibles ce ne sont pas des barreaux de verre, c’est même très solide et si l’on veut les couper il faut une mégacisaille, donc fantasmer sur leur fragilité c’est encore vouloir placer de la peur à bon compte. Si c’était si fragile, un coup de masse bien appliqué et le tout partirait en morceaux pour le retraitement.
          Il y a un outillage spécial pour sortir de cette configuration.
          Les gens font leur job. Ca c’est déjà produit.

          Le problème avec la communication sur le nucléaire, c’est que plus on en donne, plus les anti-électronucléaires font de la mousse désinformative avec les éléments donnés car ils n’ont pas le niveau minimum de connaissance mais un endoctrinement idéologique profond.
          Il est vraisemblable qu’EDF et AREVA en ont ras le bol de ces cirques complètement dingues et vont limiter l’information sur ce coup.

          Mais Jonas de grâce essayez de relire et de comprendre ce que vous écrivez, vous êtes assez incroyable.
          @+


          • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 18:54

            Krolik,

            on se demandait quand vous alliez intervenir,
            d’autant que vous êtes aux premières loges, si j’ai bien compris ?
            je souhaite comme tout le monde que le problème rencontré au tricastin soit résolu au plus vite, sans danger pour les populations,
            mais il faut quand même ouvrir les yeux,
            voici ci-dessous un extrait de l’article (10 septembre) d’une journaliste de Libération, (laure Noualhat) que vous ne pourrez pas qualifier d’antinucléaire primaire, j’imagine.

            Explication. Comme dans un foyer faiblissant, il faut remettre de nouvelles bûches dans un réacteur nucléaire, en l’occurrence des barres de combustibles semblables à de longues poutres métalliques. Tous les douze ou dix-huit mois, les ingénieurs EDF déchargent et rechargent un tiers de ces assemblages lors d’une routinière mais délicate intervention. La cuve du réacteur ressemble à une gélule. Il faut d’abord en soulever l’énorme bouchon, constitué de ce que l’on appelle les équipements internes supérieurs, pour procéder au retrait des assemblages vieillissants. C’est lors de cette opération qu’est survenu l’incident inhabituel : le gros bouchon a emmené avec lui deux assemblages de combustible irradié.

            Mécano. « Cet incident est tout à fait anormal, mais exceptionnel », précise Martial Jorel, de la direction de la sûreté des réacteurs à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Et pour cause, la seule anomalie du même acabit s’est produite il y a un peu plus de dix ans, le 19 août 1998, sur l’un des réacteurs de Nogent-sur-Seine (Aube). Et voilà nos ingénieurs du Tricastin plongés dans des retours d’expérience vieux de dix ans. Dans l’enceinte du réacteur, « toute manœuvre a été stoppée pour mieux analyser la situation », signale EDF. Comprendre : on retient son souffle pour que les deux barres de combustible ne se détachent pas du socle de manière aussi inopinée qu’elles s’y sont accroché. Ce serait le pire des scénarios évoqués lundi soir par les ingénieurs d’EDF et les experts de l’IRSN. « Si l’une ou les deux barres de combustible se rompaient sur les assemblages, avance Martial Jorel, cela aurait des conséquences radiologiques négligeables. » Mais industriellement monumentales. La radioactivité serait peut-être confinée dans le réacteur, mais quel beau cas d’école qu’une cuve pleine de débris. Leur présence compliquerait considérablement la tâche d’EDF. « Ils pourraient endommager d’autres assemblages, qu’il faudrait ensuite retirer », explique Martial Jorel.

            « L’accident de manutention de combustible est un accident grave. C’est logique car les éléments combustibles sont des déchets de haute activité, dont la dose létale à un mètre est atteinte en moins d’une minute. Si on les casse, c’est vraiment le merdier dans le bâtiment réacteur », précise Mycle Schneider, auteur d’un rapport sur la sûreté nucléaire, en 2007, pour le compte des députés Verts européens. L’objectif des experts : conserver ces deux assemblages suspendus et évacuer le tout sans casse. Pour cela, il va falloir jouer au mécanicien de secours et construire un outil spécial, comme en 1998. EDF ne donne pas d’indication sur la cause de l’incident, même si le vieillissement du combustible peut être en cause. « Lorsque les assemblages passent quatre années dans une cuve de réacteur, poursuit Mycle Schneider, il peut arriver qu’ils ne soient plus tout à fait rectilignes. » Et qu’ils s’accrochent.

            Visites. Plus largement, le vieillissement du matériel et la compétence des hommes vont devenir des questions majeures de l’industrie atomique. A partir de 2009, on entame la longue série des troisièmes visites décennales qui concernent les 34 réacteurs français les plus anciens, dont Fessenheim (Haut-Rhin) et le Tricastin. Durant ces visites, se posera la question de l’allongement de leur durée de vie. Une question déjà posée par l’Inspecteur général de la sûreté nucléaire qui, dans son rapport 2007, constatait « une montée des problématiques d’obsolescence des matériels ou des composants, souvent découvertes tardivement, alors que les délais de traitement sont en général longs. »


          • Eloi Eloi 22 septembre 2008 19:31

            Moi je suis content que Krolik vienne donner son opinion contradictoire

            C’est bien pour cela qu’on apprécie Agoravox

            De plus ses interventions n’ont rien d’idiot

            Concernant le sujet, si en effet c’est la vieillesse des centrales qui provoque des incidents, puis des accidents, la conclusion logique est bien de les démanteler puis de les remplacer. Pas forcément d’arrêter le nucléaire... Si votre voiture tombe en panne régulièrement, et que les réparations ne suffisent plus, vous en changez, vous ne cessez pas d’utiliser la moindre voiture ! Et c’est probablement moins dangereux pour tout le monde !

            Là, il y a probablement quelques combats à mener, contre la logique comptable de rentabilité...


          • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 19:31

            Bravo Antitall

            je pense comme vous que l’impunité règne dans ce domaine,

            ils sont nombreux ceux qui ont désinformé au moment du passage du nuage radio actif de Tchernobyl.
            eux , ils savaient,

            le personnel des centrales nucléaires françaises savait,

            les détecteurs de radioactivité s’étaient tous déclenchés, mais ils n’ont rien fait.

            leur silence a un nom :

            "mise en danger d’autrui, non assistance de personnes en danger"

            mais ils n’ont rien fait,
            si..ils ont du prévenir leurs familles de ne pas sortir, ne pas s’exposer,

            quand au milliers de personnes qui depuis soufrent d’un cancer de la tyroïde, ou ailleurs, justice ne leur a pas été faite,

            un véritable scandale.


          • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 19:42

            antitall,

            vous avez mis dans le mille,
            effectivement, j’ai appris, à l’occasion d’un autre article qu’effectivement Krolik a travaillé (ou travaille encore ?) dans le nucléaire,

            je n’ai jamais compris cette attitude qu’ont beaucoup de femmes et d’hommes d’etre incapable de critiquer leur outil de travail.

            c’est pourtant essentiel d’etre capable de dénoncer ce qui ne va pas, même si l’on travaille dans ce domaine.

            cordialement,


          • olivier cabanel olivier cabanel 22 septembre 2008 19:49

            Eloi,

            bien sur c’est ce qui fait le charme d’agoravox,
            mais à condition de ne pas désinformer,

            lorsqu’il dit que de s’asseoir sur un banc de granit en bretagne est moins dangereux que d’habiter près d’une centrale nucléaire,
            ou qu’il prétend que l’eau des nappes du tricastin est moins dangereuse que l’eau minérale,

            ne trouvez vous pas qu’il pousse un peu loin le bouchon,

            d’accord avec vous que les centrales françaises sont vieillissantes,
            je vous rappelle qu’elles étaient conçues pour durer 30 ans,
            mais les caisses de l’état sont vides, et areva répugne a fermer des sites, même s’ils sont obsoletes et dangereux,

            c’est ca qui ne vas pas,

            il aurait fallu prendre le virage des énergies non polluantes il y a trente ans...
            aujourd’hui, c’est a mon avis un peu tard.

            la France est l’un des pays européens les plus en retard dans ce domaine,

            et on nous a servi la farce de l’indépendance énergétique, alors que nous savons vous et moi que l’uranium dont nous avons besoin vient pour les 3/4 du continent africain.

            aujourd’hui nous avons des milliers de tonnes de déchets radioactifs sans solutions raisonables de traitement, et personne ou presque n’en veut.


          • Eloi Eloi 22 septembre 2008 20:46

            Une solution existait pour multiplier par 50 nos réserves et réutiliser nos déchets

            Mais...

            Pour ce qui est du passage à des énergies moins polluantes, je suis entièrement d’accord avec vous, mais existe-t-il un pays qui envisage sérieusement de se passer entièrement à la fois du nucléaire et du pétrole ? (et qui ne soit pas situé sur un volcan...)

            Alors gardons le nucléaire pour l’instant, qui est bien "moins pire" que le pétrole (pollutions terrifiantes dans les exploitations pétrolières et pour toute la population avoisinnantes, si le nucléaire avait fait le dixième de leurs dégâts, peut-être aurions-nous pu changer d’avis...) et une fois que la crise du pétrole sera passée, si nous avons survécu aux guerre qu’elle implique, nous pourrons alors passer à des choses plus raisonnables

            Et parmi elles :
            * changement du système économique actuel (plus d’endettement qui rend la croissance obligatoire)
            * réduction de la population par des politiques malthusiennes

            le nucléaire est rendu nécessaire par notre inconséquence : si nous maitrisions mieux notre économie et nos démographies, nous n’en aurions pas besoin. Aujourd’hui, s’en penser serait suicidaire


          • Eloi Eloi 22 septembre 2008 21:07

            Antitall, ce principe de géothermie profonde est très intéressant (évidemment)

            Mais un prototype à 25 MW
            pour une consommation électrique de près de 50.000 MW (moyenne sur toute l’année et tous les jours, donc non représentatif de la puissance de point) (observatoire de l’énergie)

            Il faut donc prévoir 2.000 centrales comme le prototype qui sera construit en 2010. la question n’est pas : est-ce possible (il faudra que ça le soit) mais combien de temps pour remplacer toutes les centrales nucléaires ? dix ans ? vingt ans ?

            On tombe pile dans tous les problèmes attendus concernant le pétrole. Si l’on arrête le nucléaire aujourd’hui (imaginons) tout le budget de l’état ira de toute façon dans l’armée, pour sécuriser nos sources de pétrole. Donc même pas d’énergie géothermique ! Tout perdu ! Tout faux !

            Nous avons un avantage stratégique sur les autres pays, profitons-en ! Continuons avec le nucléaire (et les surgénérateurs, pour avoir nos propres approvisionnements de combustible) afin de passer la crise et de pouvoir convertir notre économie à une économie plus respectueuse : solaire, géothermie...

            Cela nous aurions dû le faire depuis trente ans, comme l’a dit Olivier Cabanel, ca c’est certain, mais aujourd’hui c’est bel et bien trop tard. profitons de notre "relative" indépendance par rapport aux guerre du pétrole pour passer à mieux, mais ne jetons pas nos meilleures cartes. Le nucléaire EST dangereux, c’est certain, mais l’est-il autant qu’être obligé de participer à une guerre mondiale ?

            Jeter un de nos meilleurs atouts EST suicidaire (et nous avons déjà perdu dix ans, des milliards d’euros gaspillés avec l’arrêt de superphoenix) !


          • dapeacemaker911 23 septembre 2008 11:12

            Mr krolik , vous etes le Roi !

            Peut etre travaillez vous dans le nucleaire, peut etre avez vous des actions chez areva, ou peut etre aucun des deux.... toutefois... Vous savez comme tout le monde que le nucleaire est LA source d energie la PLUS polluante existante et la plus dangereuse de surcroit. (si on cesse de reflechir egoistement a l echelle minuscule de la vie d un Homme... )

            Tous les jours les medias et les hommes d influences use d artifices pour lié les mots "ecologie, energie renouvellable et NUCLEAIRE" et cela ne vous gene pas, pas plus que de voir les incidents systematiquement classés niveau 0 hein ?... beaucoup moins qu un discours alarmiste sur ce qui est en cours au tricastin visiblement.

            Pouvez vous nous rappeler le temps d une demi vie de l uranium ? du plutonium ?

            J espere au moins que vous n etes pas de ceux qui diabolise les pays essayant de se doter de cette techno... ca en serait too much quand meme.

            L homme a cessé de jouer avec sa vie, il jou avec LA Vie.

            DPM

             


          • olivier cabanel olivier cabanel 23 septembre 2008 11:22

            eloi,

            permettez moi de ne pas etre d’accord avec vous,

            s’il est vrai que le pétrole est à l’origine de nombreuses guerres et d’effroyables pollutions comme vous le dites,
            il est vrai aussi que le nucléaire ne fait pas mieux.

            vous devriez aller faire un tour au Niger, dirigé par un dictateur, qui brade ses mines d’uranium pour le plus grand bien de la chine, des usa, et d’areva bien sur... pour ne citer qu’eux,

            ce qui ne plait pas trop aux populations de Touaregs qui n’ont comme retombées que la pollution de leur nappe, de leur sol, et se sont armés.

            peu de médias en parlent, et un journaliste d’arte est emprisonné depuis un an pour avoir voulu enqueter la dessus.

            c’est une armée de 3000 touareg qui a pris les armes contre areva.

            alors, vous voyez, pétrole ou nucléaire, meme combat.


          • Eloi Eloi 23 septembre 2008 13:30

            Olivier Cabanel

            Moi je suis d’accord avec vous, et je ne suis probablement pour ces raisons, qu’il y a des décennies, certains de nos décideurs politiques ont décidé de faire d’une pierre trois coups :
            * en résolvant le problème de la dépendance à l’uranium
            * le problème de l’exploitation des populations autochtones
            * en résolvant le problème des déchets
            en se lançant sur la filière surgénérateur. Apparemment d’autres décideurs ont décidé que ces avantages n’étaient pas suffisant et l’ont sacrifié pour quelques voix de plus. les décideurs suivants ne l’ont pas non plus relancé

            Pour ce qui est des problèmes de superphénix, ils proviennent de différents éléments :
            * passage de la conception d’une pile expériementale directement au réacteur de production : une étape manque, et c’est une erreur : elle ne sera pas à reproduire
            * l’utilisation d’un acier pour la cuve imposé par la collaboration avec l’Allemagne. c’est cet acier qui n’a pas tenu
            A la fin de son exploitation, superphénix a fonctionné près de deux ans sans interruption et la plus grande partie de son "temps de vie" a été perdue en démarches administratives : le temps de panne (diagnostic, études, réparations) est lui-même inférieur au temps de fonctionnement.

            Avant sa mise à l’arrêt, superphénix fonctionnait raisonnablement bien. Son successeur aurait été au point.

            Nous y avons perdu des milliards en R&D gaspillée et en dépendance énergétique vis-à-vis du reste du monde. Le temps gagné par rapport au reste du monde aurait pu servir à mettre au point et à installer toutes les technologies plus propres et moins risquées dont vous parlez. Et nous serions probablement leader dans ces technologies

            Ne refaisons pas la même erreur monumentale en stoppant le développement du nucléaire aujourd’hui


          • hurlevent 23 septembre 2008 18:29

            " lorsqu’il dit que de s’asseoir sur un banc de granit en bretagne est moins dangereux que d’habiter près d’une centrale nucléaire, "

            C’est parfaitement exact. Le granit emet naturellement du radon, un gaz radiocatif. C’est pourquoi le granit et même les plages de sable sont plus radioactives que le voisinage de n’importe quelle centrale nucléaire. Pour les écolos, c’est dur à avaler, mais si on est un minimum honnête, on doit le reconnaitre.

            "ou qu’il prétend que l’eau des nappes du tricastin est moins dangereuse que l’eau minérale, "

            Que l’eau minérale de Badoit. Là encore, c’est parfaitement exact. 

            "ne trouvez vous pas qu’il pousse un peu loin le bouchon, "

            Non, je trouve qu’au contraire, il met bien les choses en perspectives et permet de clouer le bec aux inepties que vous racontez.


          • olivier cabanel olivier cabanel 23 septembre 2008 18:47

            Hurlevent,

            comme vous y allez !

            écoutez, il faut mettre ou essayer de mettre un peu de sérieux dans les commentaires,

            le radon, personne n’ignore çà.
            sauf que la radioactivité qui est dans le granit breton doit etre réduite en poussière, inhalée, pour représenter un danger.
            il y a toute sortes de produits radioactifs plus ou moins dangereux,
            le césium relaché par tchernobyl sous forme de gaz a une période de 30 ans, c’est a dire qu’au bout de 30 ans il perd la moitié de sa dangerosité,
            le plutonium lui, c’est 24000 ans,

            je n’ai pas besoin de vous faire un dessin ?

            alors même si je n’ignore pas le danger que représente le radon piégé dans le granit breton, il faut tout de meme relativiser ce danger, c’est sans commune mesure.

            quand a l’affirmation de krolik sur l’eau minérale plus dangereuse que celle des nappes du tricastin, vous irez dire çà aux services de la préfecture du coin, ils seront heureux d’apprendre qu’ils ont interdit la consommation de l’eau de la nappe pour rien.

            allons, un peu de sérieux, avec des affirmations comme la votre, vous mettez en danger la vie des autres.


          • olivier cabanel olivier cabanel 23 septembre 2008 18:51

            Calmos,

            vous devriez savoir que les injures n’ont pas cours sur ce site,
            merci de vous en rappeler,

            elles masquent souvent une impuissance, un manque, et de toutes façons sont peu productives.


          • olivier cabanel olivier cabanel 23 septembre 2008 18:54

            DPM,
            j’approuve totalement.
            merci


          • krolik krolik 23 septembre 2008 20:54

            @ L’auteur
            Suivant votre commentaire à Hurlevent.
            Il faut vous rendre compte que le radon n’est pas dans le granit, que c’est un gaz et qui s’exhale constamment de la pierre. Pour "améliorer" le rendement on peur toujours le broyer. Mais dans les maisons en granite d’Auvergne la pierre n’est pas broyée et pourtant le taux de Bq/m3 est dépassé..

            En ce qui concerne le taux de 15µg/l d’uranium, vous ne savez pas d’où cela vient et rassurez vous le patron de l’ASN n’en sait rien du tout non plus d’ailleurs (à l’époque de sa détermination il s’occupait de mines en Lorraine). Des essais ont été faits sur les souris, un taux de début de dégâts sur les reins des souris a été observé, et l’on a divisé cette valeur par cent pour la recommander comme valeur à ne pas dépasser.
            C’est une valeur qui a été décidée un peu pifométriquement, pourquoi prendre un coefficient de 100 ? Pas de mille et pas de 10 ???!!!
            Ce qu’il y a de sûr c’est que la valeur de 15µg/l a été retenue comme valeur conseillée à retenir par l’OMS, après cela que l’on veuille prendre cette valeur comme valeur limite légale c’est dans les délires du patron de l’ASN.
            Ce qu’il y a de sûr c’est que les lettres envoyées / remises aux détenteurs de puits dans la zone de Tricastin car les valeurs oscillaient entre 15 et 50 µg/l le terme d’interdiction n’était pas mentionné, on leur disait seulement qu’il y avait un risque (même pas un danger, seulement un risque que les employés de la DRIRE local sont bien infoutus de comptabiliser).

            En ce qui concerne les eaux minérales du Massif Central. A priori vous avez quelques amis à la Criirad, je vous demande de prendre une bouteille de Badoit de changer la bouteille pour ne pas que l’on puisse reconnaître la marque instantanément. Demandez leur de vous sortir la teneur en uranium, et revenez nous en parler. Vous aurez un excellent moyen de chantage sur Dadoit / Danone qui n’a qu’une frousse c’est que l’on fasse une campagne publicitaire sur le sujet. A priori il font un traitement de leur eau à l’oxyde de manganèse pour essayer d’en extraire l’uranium, mais ce n’est pas si facile.. la "norme" est bien basse, très basse, trop basse..
            Vous écrivez à Badoit pour leur demander leur taux d’uranium, ils ne répondent pas. Mais vous en tant que journaliste (vous devez bien avoir une carte de journaliste qui traîne dans un coin) vous les appelez au téléphone et vous leur dîtes que vous voulez les interviewer sur la composition de leur eau. A Paris, je vous rejoins et je tiens une caméra vidéo pour enregistrer l’interview que l’on passera sur youtube ou dailymotion..

            Petit détail à savoir : si vous avalez une grande quantité d’uranium, l’uranium a la propriété de ne pas fixer dans le corps humain, vous en conserverez 100µg pas plus et vous pisserez le reste dans les quelques heures.

            Si vous croyez vraiement que je raconte n’importe quoi, je ne pas pas à la guerre sans biscuit ! C’est ce qui nous différencie je pense.

            @+


          • hurlevent 23 septembre 2008 22:56

            "comme vous y allez ! "

            Ce n’est pas parce que la réalité ne colle pas à votre idéologie que vous devez la dédaigner.

            "écoutez, il faut mettre ou essayer de mettre un peu de sérieux dans les commentaires, "

            Oui, effectivement.

            "le radon, personne n’ignore çà. 
            sauf que la radioactivité qui est dans le granit breton doit etre réduite en poussière, inhalée, pour représenter un danger. "

            Non. Le radon s’échappe naturellement du granit. Et il est radiocatif. C’est une réalité.

            "il y a toute sortes de produits radioactifs plus ou moins dangereux, 
            le césium relaché par tchernobyl sous forme de gaz a une période de 30 ans, c’est a dire qu’au bout de 30 ans il perd la moitié de sa dangerosité, 
            le plutonium lui, c’est 24000 ans, 

            je n’ai pas besoin de vous faire un dessin ? "

            Je ne vois pas le rapport. Les centrales nucléaires françaises, dont il est question, ne relachent pas ce genre de produit radioactifs. 

            "alors même si je n’ignore pas le danger que représente le radon piégé dans le granit breton, il faut tout de meme relativiser ce danger, c’est sans commune mesure. "

            Ben si, le radon expose davantage de personnes, et à des doses bien plus importantes, que toutes les centrales nucléaires françaises. Si vous êtes vraiment concerné par le problème de la radioactivité, prenez vous en au granit de la Bretagne. Mais pas aux centrales nucléaires. 

            "quand a l’affirmation de krolik sur l’eau minérale plus dangereuse que celle des nappes du tricastin, vous irez dire çà aux services de la préfecture du coin, ils seront heureux d’apprendre qu’ils ont interdit la consommation de l’eau de la nappe pour rien. "

            Pas de problème. C’est la réalité.

            "allons, un peu de sérieux, avec des affirmations comme la votre, vous mettez en danger la vie des autres."

            Vous plaquez vos défauts sur les autres. Renseignez vous. Faites de comparaisons. Essayez d’apprendre des choses de la part de Krolik au lieu de systématiquement les ignorer. Soyez plus humble. 

            Vous devriez vous rendre compte que votre article est une montagne de désinformation.



          • C.Laborde 24 septembre 2008 20:15

            En fait d’imbécilité, il y a des records battus : "à comparer au 280 à 300 tonnes que le Rhône charie annuellement en provenance des Alpes".

            Presqu’une tonne par jour d’uranium, et Areva qui n’exploite pas ce filon !


          • C.Laborde 24 septembre 2008 20:16

            En fait d’imbécilité, il y a des records battus : "à comparer au 280 à 300 tonnes que le Rhône charie annuellement en provenance des Alpes".

            Presqu’une tonne par jour d’uranium, et Areva qui n’exploite pas ce filon !

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