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Accueil du site > Tribune Libre > Un emploi ? Non merci !

Un emploi ? Non merci !

 « Emploi », ils n’ont que ce mot-là à la bouche. Trouver un emploi… Droit à l’emploi… Sans-emploi… A la longue, ça devient franchement injurieux. Qu’ils se les gardent leurs emplois de malheur ! J’ai autre chose à faire, moi, messieurs, je travaille ! Et ça devient de plus en plus difficile dans une société où tous ses congénères sont devenus des larves.
 
Il y a encore quelques dizaines d’années, la majorité des individus ne se traînaient pas, la larme à l’œil, en recherche incessante d’« emploi ». Ils possédaient un métier ou un savoir-faire, quelquefois même transmis de père en fils. Ils étaient bergers, ébénistes, dentellières, ramasseurs de pommes, éleveurs, couturières, commerçants. Longue était la liste des métiers. Bizarrement, ils ont presque tous disparu….
 
Il n’y a plus que des employés. Certains résistent encore mais payent le prix fort[1]. Et ils ne tiendront pas longtemps. Tôt ou tard, ils y passeront et sans même qu’ils ne s’en rendent compte. Le train est en marche, le but est de faire à terme de tout « citoyen » un salarié ou un franchisé. C’est-à-dire un serf, voire un esclave. Un individu qui ne possède ni son outil de travail, ni ce qu’il produit et surtout qui a perdu tout savoir-faire spécifique. Bien obéissant. Corvéable à merci. Remplaçable au pied levé.
 
Exercer un métier est devenu pratiquement impossible. Par toutes une série de lois, de réformes insidieuses, on a restreint les libertés d’activité, d’échange et de commerce. Très souvent, la soi-disant sécurité du consommateur et/ou du travailleur a servi de prétexte. Des interdictions, des homologations (maraîchers), des normes de sécurité impossibles à remplir par un indépendant (ébénisterie par exemple), des normes d’hygiène et bien sûr des taxes innombrables ont fini par écœurer le peuple de travailler à son propre compte. Dans la grande esbroufe de la dérégulation et le tam-tam du libéralisme à gogo, on a purement et simplement enlevé à chaque être humain la capacité à s’auto-suffire.
 
Travailler est dorénavant interdit. Il faut faire de la plus-value. Nuance. C’est le nouveau mot d’ordre. Malheur à ceux qui n’en font pas !
 
Même la Nature a été mise au pas. Elle qui osait oeuvrer à l’œil… On l’a franchisée et brevetée. Ceux qui travaillaient sous ses ordres ont été évincés. Les cultivateurs, les fermiers n’existent plus. Chaque année, de nouvelles normes d’exploitation les empêchent d’exercer leur métier... Les agriculteurs d’aujourd’hui sont des franchisés, ils n’ont plus aucun savoir-faire. On leur livre tout en kit. Les méthodes de travail sont encadrées ; les fournisseurs et revendeurs imposés. Ils exploitent la matière vivante comme on gère une unité de production. Ils font du porc en série, de la volaille version camp de concentration, du blé, du lait exactement comme on fabrique en masse une pièce d’usine. Tout se nomme « produit ». Tout est abject, informe, dénaturé mais plus personne ne connaît aujourd’hui le goût du lait naturel, celui du pain ou du vrai poulet…
 
Tous ces franchisés sont endettés jusqu’au cou et ils le resteront à vie. En bons serfs, ils ne doivent survivre qu’à crédit. Chaque année, le franchiseur leur impose une nouvelle dépense et ils suivent. Ces imbéciles ont toujours « besoin » d’un nouveau tracteur ou d’un nouvel hangar, persuadés que grâce aux prouesses technologiques ils s’en sortiront enfin ; ce qui, bien sûr, n’arrive jamais.[2]
 
Les femmes aussi y sont passées. Elles qui, il fut un temps, travaillaient sans salaire…On a réussi à les salarier en leur laissant croire que ça les libérerait. Ç’a surtout libéré la place qu’elles occupaient. Le foyer laissé vacant, le capitalisme s’est alors ouvert un vaste marché ! Préparation des repas, ménage, couture, garde des enfants… du jour au lendemain, absolument toute la vie quotidienne est devenu payante. Et vivre est devenu hors de prix.
 
Les femmes n’y ont vu que du feu. Empêtrées dans leurs complexes d’infériorité elles se sont jetées dans la gueule du loup. Plutôt que d’être « asservies » à leur famille elles ont opté pour la chaîne de travail ou le travail de bureau abrutissant.[3] Quelle libération ! Oui, aujourd’hui il est plus glorieux de trimer pour Generali ou la BNP que pour sa progéniture. Vendre des saletés d’assurances est plus épanouissant que de veiller au bien-être de la chair de sa chair. La majeure partie trouvent cela dégradant d’être femme au foyer... On a réussi à le leur faire croire. Certaines préfèrent même s’occuper des enfants des autres au lieu des leurs. Pourquoi ? Elles sont pa-yées ! rétribuées ! Indemnisées ! salariées comme il se doit ! Elles existent donc…
 
C’est le but d’une vie aujourd’hui : Avoir UN emploi.
 
On a persuadé un peuple de moutons que le servage était le nec plus ultra d’une vie réussie. Qu’il n’y avait pas d’autre issue que de mettre son existence au service de ces hydres qu’on appelle « entreprises »[4]. Près de 500 000 bêtes de somme employées chez Carrefour. 325 000 chez Sodexho. Tout cela pour nous usiner de la nourriture en kit. 300 000 chez Veolia qui, entre autres, a l’amabilité de nous vendre l’eau de nos nappes phréatiques.
 
Ces monstres sont des « machines à cash » comme l’avouait, lui-même, Didier Lombard, président d’Orange[5]. Elles fonctionnent sur un modèle totalitaire et se nourrissent de chair humaine. La majeure partie des employés sont des esclaves, des robots-humains qui souvent n’ont même plus de nom mais simplement un identifiant (du type ASBEN8589 chez Orange). Coupés du monde réel, ils reçoivent les ordres directement des ordinateurs, leurs nouveaux contremaîtres. Traqués par les machines ou des supérieurs invisibles ils sont mis sous pression et doivent suivre le protocole à la lettre sous peine de destitution immédiate.[6]
 
On y souffre le martyre, oui, mais pas parce que le travail est difficile (il y en a de très difficiles qui rendent heureux) simplement parce qu’il est dénué de tout sens.
 La névrose est telle que certains employés préfèrent mourir plutôt que de perdre leur place maudite. Dépressions, tentatives de suicide, suicides… Chaque jour ce sont des désespérés malades de leur emploi qui s’accrochent à leur bulletin de salaire. Il suivent le mot d’ordre général : « il faut tenir ! » Le Ministre du Travail, Xavier Darcos , l’a bien dit : « il y a pire que le stress au travail, il y a le stress au chômage[7] ! »…
 
Et pour tenir, chacun à sa méthode. La bouteille de vin blanc à 20 h, quelques joints bien tassés, la dose quotidienne d’antidépresseurs… et bien sûr, le divan…. Les psys veillent au grain. Il en existe des hordes spécialisés dans la gestion du stress au travail. Ils sont devenus de véritables flics de l’ordre établi. Ils ne conseillent jamais à leurs brebis de changer radicalement de vie mais simplement… de service, de suivre une formation, ou de prendre un crédit, histoire de se donner du bon temps.
 
Quand les salariés ne tiennent plus la cadence imposée ou qu’ils sentent l’heure du licenciement arriver, certains s’accrochent encore malgré tout. Tête baissée, ils se jettent par la fenêtre au lieu de prendre tout simplement la porte, la tête haute. 35 suicides Chez Orange en deux ans. Une dizaine chez Renault. Chaque entreprise traîne son lot de martyrs, morts d’avoir trop idolâtré le Temple de l’Emploi.
 
En d’autres temps, dans une autre civilisation, c’eut été une victoire de s’affranchir et d’être libre. Imagine-t-on un serf supplier son maître de le reprendre quand celui-ci le met à la porte à du domaine. Non. Et bien c’est aujourd’hui le cas puisque être « sans-emploi », c’est devenir aux yeux des autres un citoyen de second ordre… Seuls les « employés » se sentent libres. Pourquoi ? Parce qu’ils gagnent de l’argent et qu’on leur a fait croire que c’était le vrai nom de la liberté.
 
Gagner de l’argent est le but suprême du nouveau serf. Le degré de servitude se mesure d’ailleurs toujours au désir d’argent. Les « riches » comme les « pauvres » se plaignent perpétuellement du manque d’argent.Cette litanie on l’entend à tous les étages : « J’ai besoin d’argent ! »
 
C’est d’ailleurs aussi la seule chose que réclament les « anti-capitalistes » comme le niais Besancenot : de l’argent ! de l’argent ! Des augmentations, des points-retraite, des primes, des emplois pour tout le monde, les femmes, les étrangers, les chiens, les chats…
 
Aucune inquiétude de ce point de vue ! Des emplois, on va vite vous en trouver puisque vous aimez tant ça. Et pour l’argent, il y aura toujours du rabe… C’est la règle. Les employés n’en font jamais rien de toute façon c’est bien pour ça qu’on leur en donne. De l’argent, en veux-tu, en voilà ! Même dans la poche du serf, l’argent est toujours au Seigneur. C’est fou comme ça resserre même le fil à la patte une bonne prime ou une augmentation.
 
Qui s’en servirait pour se faire la belle ? Personne. L’évasion consiste à s’installer plus confortablement encore dans son écœurante petite prison : abonnements câble, TV écran-géant, I-pod, I-phone (nouveau bracelet électronique généralisé) et vacances grotesques à l’autre bout du Monde vissé sur une chaise longue…
 
Dans l’histoire de l’humanité, rarement on aura vu un peuple plus servile que tout cet amas d’Occidentaux. Serviles et d’une pauvreté extrême. Gavés de plats préparés, abêtis, cancérisés, dénués de toute spiritualité, ils vivent, terrorisés par l’avenir, dans un état de dépendance absolue. Si la franchise saute, on finit à la rue. Si le supermarché ferme, on crèvera de faim malgré son joli petit salaire.
 
La plupart des citoyens ne sont que des outils d’un système, juste bons à être « employés ». Incapables de changer de vie. Incapables de subvenir à leurs propres besoins. On les a dépossédé d’eux-mêmes. Ils ont oublié tout ce que leurs ascendants savaient. Leurs ancêtres travaillaient dur certes mais ne faisaient pas la queue chez LIDL munis de coupons-reduc’ histoire d’acheter ce qui aurait poussé à l’œil dans leurs jardins.
 
Le jour où tous les « travailleurs » comprendront que l’exploitation ce n’est pas le travail qui, lui, est essentiel à la vie, c’est la paye, ce jour-là signera la mort du capitalisme. C’est le jour de la paye qu’on acquière son ticket pour l’asservissement général.
 
Chaque « salarié » devrait se regarder dans une glace et se demander pourquoi il travaille. C’est une question essentielle. Avoir besoin d’argent n’est pas une réponse. Il faudrait mieux se demander pourquoi a t-on tant besoin d’argent ?
 
A-S Benoit
 


[1] Heures de travail doublant les 35 heures, absence de prise en charge sociale, impôts, charges tout azimuts et problèmes administratifs à rendre fou.
[2] Voir à ce sujet le documentaire « Herbe ». Il démontre, par l’exemple, qu’un « producteur de lait » gagne mieux sa vie en laissant ses vaches au pré à l’année plutôt qu’en s’industrialisant (étables sophistiquées, compléments alimentaires, tourteaux de soja, etc.)
[3] Précision : je n’ai rien contre le travail des femmes en soi, bien au contraire. Je trouve simplement sa généralisation très suspecte.
[4] Les petites entreprises (moins de 10 salariés) n’emploient que 2,3 M de personnes. Une dizaine d’entreprises emploie 2,5 M de salariés en France.
[5] « “On est passé d’une culture de service public à une machine à cash” a déclaré Didier Lombard lors d’un chat avec les lecteurs du Monde.
[6] Il suffit d’avoir en ligne un employé de call-center pour s’en rendre compte. A l’autre bout du fil, ils n‘écoutent pas leur interlocuteur humain mais répètent inlassablement des phrases automatiques : Bonjour madame Dumont. Veuillez appuyer sur la touche F1 de votre ordinateur madame Dumont. Merci madame Dumont.  
[7] Déclaration à l’Assemblée Nationale le 20 octobre 2009 suite à la vague de suicides chez France Telecom.

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94 réactions à cet article


  • Lucien Denfer Lucien Denfer 6 mars 2010 08:47

    Une vision de la société qui porte en elle les germes de la révolte et qui touche au coeur du problème de nos contemporains. La servitude volontaire et l’enchainement à des possessions matérielles ne sauraient combler le vide de nos vies totalement dénuées de sens.


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 mars 2010 09:51

      ASB,

      si l’on constate qu’en plus, il n’y a plus que l’armée, le service civil, les milices privées, les vigiles qui embauchent, c’est très enrichissant ! Et de savoir que les filles y vont tête baissée dans ces entreprises de soumission publiques...ça fait rêver !

      Pendant ce temps là, eux y zon tout compris du système : http://www.musicme.com/Compilation/Tout-Peut-Arriver-something%27s-Gotta-Give-bof-5099751503521.html?play=08

      a+, L.S.


      • appoline appoline 6 mars 2010 18:55

        @ Lisa,


        Il y a des requins partout, chez les pétroliers par exemple, le gérant a tout intérêt à plier l’échine côté carburant s’il veut continuer à faire tourner ses baies de mécanique, sinon ils ajoutent un avenant au contrat, notamment au niveau du prix du loyer pour calmer les ardeurs ; de l’exploitation à l’état pur. Il y a de quoi dire sur Total ou BP. Ils peuvent toujours s’en mettre plein les poches, les protocoles de travail sont draconiens.

        Les ambiances de chien font rages dans le milieu hospitalier aussi. Je n’ai jamais connu une ambiance de chiottes pareille ; la durée de vie professionnelle d’une infirmière est entre 5 et 10 ans, un boulot de merde, des horaires à la con, des responsabilités à la pelle et en plus une surveillante à qui il faut lécher les bottes car c’est elle qui note, alors pas bon pour l’augmentation et l’avancement. Quand on a affaire à des maquerelles qui ont 30 ans de boutique et qui ne supportent pas le moindre défit alors c’est le harcèlement, les coups bas.

        Dans l’administration aussi, c’est pas mal, les chefaillons n’ont pas assez de baffes dans la tête seule alternative pour leur mettre du plomb dans leur demi cerveau pourtant il est si évident qu’un employé bien dans ses baskets est beaucoup plus rentable pour une entreprise ou une collectivité. Pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre cela, mais là aussi, le niveau n’est plus ce qu’il était.

      • zelectron zelectron 6 mars 2010 10:40

        Les enfants de la haute bourgeoisie ne connaissent pas cette impasse : ils ont les plus grandes chances de garder la tête hors du lot : à coups de cannabis, cocaïne et autres héroïnes ?


      • Atlantis Atlantis 6 mars 2010 21:10

        "J’aimerais que la majorité d’entre nous aient la possibilité de choisir et non de subir...Malheureusement il nous faut nous loger, nous nourrir , nous chauffer..."

        ben oui, chaque médaille a son revers. travers dans lequel le texte de l’auteur ne tombe pas, appelant à réflechir à ce que l’on a perdu pour ce que l’on a gagné. et s’apercevoir que le solde est négatif.

        ça me fait penser au billet sur le DIY paru hier. un peu une manière de retourner aux sources, à l’autonomie. un premier pas, en espérant qu’il soit suivi d’autres pas ...


      • sisyphe sisyphe 7 mars 2010 02:23

        Par chantecler (xxx.xxx.xxx.232) 6 mars 10:01

        Votre pamphlet est juste..Il me semble que vous décrivez l’aliénation à la façon d’un certain ...K.Marx. ! Je ne suis pas certain que les femmes , par exemple , aient décidé d’être caissières , plutôt que de s’occuper de ses enfants...Elles n’ont plus le choix..

        J’aimerais que la majorité d’entre nous aient la possibilité de choisir et non de subir...Malheureusement il nous faut nous loger, nous nourrir , nous chauffer...

        Vous parlez des emplois déqualifiés , mais plein de gens qui se retrouvent sur le pavé avaient un emploi qualifié , dont ils étaient fiers. Cette perte de qualification est dramatique , car ce n’est pas à l’école que l’on apprend l’ébénisterie , par exemple...

        Les enfants de la haute bourgeoisie ne connaissent pas cette impasse : ils ont les plus grandes chances de garder la tête hors du lot .

        Certains vous diront qu’en retroussant ses manches , il est possible d’apprendre la boulange ou la plomberie...Reste que s’installer à son compte n’est pas aisé . Combien d’artisans chassés de leurs ateliers pour en faire des lofts....

        Bref, il manque à votre cri l’essentiel : après avoir dénoncé , des propositions .

        D’accord avec Chantecler

        Cet article est un salutaire coup de gueule, mais...

        les femmes se sont mises à travailler au lieu d’élever leurs enfants, les hommes ont dû renoncer à un métier, pour de venir salarié, employé.... par OBLIGATION de répondre à des besoins (réels ou créés, certes) : le prix des loyers a explosé de façon exponentielle, constituant aujourd’hui plus de 40% d’un budget familial.

        Les queues devant les hard discount, comme les centaines de milliers de repas servis par les Restos du coeur et autres soupes populaires, ne sont que la conséquence des difficultés de plus en plus grandes à boucler des budgets devenus faméliques ; 8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté en France.

        Alors, se lancer tout seul pour créer son propre métier ; combien peuvent le faire (risques pris alors qu’on a en charge une famille), combien le font, et surtout combien y réussissent ?

        Ce qui était possible il y a encore une vingtaine d’années, ne l’est plus, du fait de la mondialisation ; concurrence non-libre, et faussée, par les produits, services, de pays où la rétribution de la main-d’œuvre est dérisoire, où aucune protection sociale n’existe, spéculation qui pousse à la baisse, voire à la faillite des centaines de millions d’individus, dumping social, etc, etc...

        La solution n’est pas dans des choix individuels de rupture, fussent-ils courageux ; isolés, ils sont condamnés à être engloutis par leur manque de compétitivité, face aux multinationales de l’exploitation de la vie.

        Les solutions sont, forcément, comme toujours, collectives ; elles exigeraient une mobilisation de masse, au niveau mondial, pour forcer à un changement radical du système capitaliste néolibéral mondialisé.

        Et, en tout premier lieu, la vitale REFORME MONÉTAIRE, qui supprimerait le pouvoir des mafias de banksters, spéculateurs, et autres financiers, qui mettent l’ensemble de l’humanité à genoux, pour les énormes profits d’une caste. 

        Oui, la nécessaire révolte ne peut être que collective, le fruit d’une mobilisation générale, pour imposer ce radical changement de système, qui permettrait une plus juste redistribution des richesses, et aux citoyens d’avoir prise sur leur propre destin. 

        ET cette mobilisation collective ne peut s’opérer que par la re-création d’un LIEN SOCIAL, que le système libéral a tout fait pour détruire, condamnant chaque citoyen à n’être plus qu’un consommateur, une « cible » marketing ; isolé, confronté à ses charges, ses crédits, les conditions de sa survie, la peur du chômage, de l’exclusion.

        Alors, espérons que les effets de la crise, qui vont être de plus en plus dévastateurs (on le voit avec la Grèce), vont pouvoir recréer cette nécessaire SOLIDARITÉ entre tous les exploités, les grugés, les victimes d’un système de plus en plus inique, de plus en plus meurtrier.

        C’est, à l’heure actuelle, le seul espoir.

        C’est ça ou bien les tenants des leviers de la finance, appuyés par leurs relais politiques, trouveront le moyen de déclencher une guerre, pour garder les rênes... 

        Mobilisation et solidarité, à travers les mouvements de défense des consommateurs, des citoyens ; actions en justice en nom collectif, grèves générales, campagnes de boycott, résistance active, désobéissance civique ; retrouvons les armes de notre défense ; il en va de notre survie.


      • Gollum Gollum 6 mars 2010 11:10

        A chantecler : Bref, il manque à votre cri l’essentiel : après avoir dénoncé , des propositions .


        Mais vous avez mal lu. L’essentiel est là : 

        « Le jour où tous les « travailleurs » comprendront que l’exploitation ce n’est pas le travail qui, lui, est essentiel à la vie, c’est la paye, ce jour-là signera la mort du capitalisme. » 

         En un mot il faut accepter de sauter dans le vide, montrer que l’on n’a pas peur.. Je sais, c’est très difficile mais c’est la seule réelle solution. Ou attendre que la Capitalisme s’auto-détruise, ce qui ne va pas tarder à arriver.

        L’écrivain Henry Miller l’a mis en pratique. Conscient que le travail à l’américaine était de l’esclavage, il a sciemment accepté d’être SDF, sans ressources aucunes, pendant des années, persuadé qu’un jour il serait un grand écrivain, ce qu’il finit par devenir.
        On est loin dans un tel cas des suicides de salariés, incapables de donner leur démission, tétanisés par la peur du sans-emploi et de ce fait préférant la mort.. en laissant toute une famille désemparée..

        A l’auteur : bravo pour ce pamphlet d’une justesse sans pareille. J’applaudis des quatre mains...

        • Antoine Diederick 6 mars 2010 15:14

          allez pour vous un aphorisme :

          « Se dépouiller, c’est s’enrichir »....

          euhhh, pas trop tout de même, vivons.


        • Gollum Gollum 6 mars 2010 17:39

          A chantecler : Comme le rappelle l’auteur , certains se sont lancés dans le vide , au sens propre , car au delà des mots il y a le désespoir réel. ; quand on est technicien de bon niveau et que l’on vous fait comprendre que votre qualification n’a plus aucun intérêt....



          Je ne me permets pas de juger ces gens. Impossible de se mettre dans une tête. Par contre c’est précisément parce qu’ils refusaient le vide créé par une démission qu’ils se sont lancés dans le vide concrètement.. Bien que me refusant à juger, je ne peux m’empêcher d’y voir de la lâcheté, d’autant qu’on laisse souvent en plan toute une famille..
          Quant au fait d’être technicien de haut niveau ravalé plus bas que terre, j’ai connu la même situation et c’était 90 % du temps.. Pas de quoi fouetter un chat à condition d’avoir une vie intérieure et de mettre sa fierté ailleurs..
          Hors le problème de beaucoup de nos contemporains, c’est qu’ils ont perdu la capacité d’avoir une vie intérieure. Ils n’existent plus que par leur statut social et la fierté qu’ils croient lire dans les yeux de leurs épouses. Si on leur enlève ce statut social, ils sont comme morts.

          Il est frappant d’ailleurs que la solution de l’auteur vous soit passée inaperçue.. Il s’agit d’une position éthique, psychologique.. alors que vous semblez avoir une grille de lecture marxiste qui appelle à une solution sociale. C’est la naïveté des marxistes et leurs disciples de croire à une telle possibilité. Il n’y a de solution qu’individuelle et spirituelle qui si elle devenait majoritaire pourrait aboutir à une solution sociale..

        • Gary Gaignon Gary Gaignon 8 mars 2010 18:15

          « L’écrivain Henry Miller l’a mis en pratique. »

          Moi je voudrais bien, mais il me manque une Anaïs Nin ma bienfaitrice qui elle-même était pensionnée par son mari de façace, un riche banquier de New York !

          Les solutions purement individualistes ne fonctionnent que pour quelques évadés du Système, au bout du compte des privilégiés...


        • John Lloyds John Lloyds 6 mars 2010 11:26

          A.S. Benoît, je vous aime. Superbe .... Encore !!!!!

          Un texte quasi-Nietzschéen, appelant à un renversement des valeurs. Mais ne vous y trompez pas, la liberté coûte tellement chère, culturellement parlant, elle nécessite un tel décalage par rapport à la dépendance que le système crée délibérément pour nous maintenant asservis, qu’elle restera pendant longtemps l’apanage d’une infime minorité. L’essentiel de la population, zombifiée, préfèrera continuer à faire la queue pour l’abattoir, à l’image de ces bovidés ruminant dont l’existence n’a de sens que dans leur enclos.


          • hunter hunter 6 mars 2010 12:21

            Salut Anne-Sophie,

            Joli texte (décidément,j’aime votre style), bien vu au niveau de l’analyse.
            Un petit bémol toutefois : il existe des médecins qui font un vrai boulot formidable, dans l’aide qu’ils apportent aux salariés broyés par cette machine économique aussi inhumaine qu’inplacable. Ils peuvent être médecin du travail (et en tant qu’ancien DS, j’en ai connu un avec lequel j’ai bossé qui vraiment faisait un taff exceptionnel), généralistes ou bien certains psys par exemple, qui ont ouvert des consultations (en général dans les hôpitaux publics), sur la thématique de la souffrance au travail.
            Je ne parle pas des psys « classiques », qui même s’ils sont compétents, doivent être assez dépassés par ce qu’ils voient et entendent, mais le corps médical quand même, dans sa majorité, fait du bon boulot. Et à l’heure actuelle, ce n’est pas facile pour eux :ils sont contrôlés de toutes parts, doivent sans cesse se justifier, au nom des sacro-saintes « économies » .

            Sinon, à mon humble opinion, c’est un bon papier que vous publiez là.

            Merci, bonne journée et au plaisir de vous lire à nouveau.

            Cordialement

            H /


            • vinvin 7 mars 2010 01:35

              Bonjour.


              Oui, bien sur, mais là vous parler principalement du « corps médical » ce qui n’ est pas forcément le cas dans tous les autres métiers.

              De plus, « le corps médical » a aussi ses bons, et mauvais éléments !.....

              Il y a le connard de chirurgien qui a failli faire crever mon ex épouse, et le champion des chirurgiens qui l’ a ré-opéré et qui a réussi a la sauvée.

              .....................................................................

              Je pense que compte tenu des douleurs don je suis victime au niveau de ma hanche, je vais devoir moi aussi me faire opéré un jour ou l’ autre, donc, a que si vous connaissez un meilleur chirurgien que STÉPHANE DELAJOUX, je serais très heureux de le consulté.




              VINVIN.






            • jack mandon jack mandon 6 mars 2010 13:50

              @ A. S Benoit

              Issu d’un monde artisanal, de tous les métiers du bois, du 17ème au XXème siècle,
              je suis riche d’un enseignement séculaire, qui évoque le plaisir de l’ouvrage bien fait.
              Façonner, polir, modeler, pétrir, mettre en forme et mettre en mots.
              Le plaisir d’être et celui de voir émerger de soi.
              Humaniser, animer la matière brute avec respect et tendresse.
              La porter comme une femme son enfant,
              la libérer et l’offrir comme une femme qui fait son enfant.
              Là est l’essence d’un renouveau...vieux comme le monde et pourtant oublié.
              Oublié des hommes qui se perdent dans l’abstraction illusoire de l’argent.
              L’homme devient un misérable voleur lui qui concentre dés le réveil,
              dans sa tête peuplée de profits, d’arrogance, d’abstractions,
              des stratégies stériles pour son équilibre physique, mental et spirituel.
              Deux options s’offrent à nous entre le Pourquoi et le Comment.
              Le pourquoi me semble appartenir au passé compte tenu
              de l’urgence de faire émerger la solution maintenant.
              Le comment ouvre, explore, illumine,
              Comment me positionner pour me réaliser en moi même
              et dans le partage avec l’autre et avec les autres.
              Ce n’est pas une vue de l’esprit
              de penser que la femme est l’avenir de l’homme.
              Pour ce que j’évoquais plus haut à propos de la femme maternant.
              J’aimerais vous entendre
              Merci pour l’inspiration qui confirme ce que je pense de la femme


              • Antoine Diederick 6 mars 2010 15:11

                Etre un adepte du « comment »....je suis d’accord.


              • Gueudin 6 mars 2010 14:57

                Merci pour cet article. Y a-t-il un dvd de prévu, ou une série ?


                • Antoine Diederick 6 mars 2010 15:09

                  Oh, Madame Benoit, je crois entendre à vous lire, tous mes ascendants biens nés, faits de ce bois que l’on nomme chêne, qui n’avaient pas de doute, tout du moins, qui l’occultaient....car pour vivre , en effet, il faut quelques convictions bien assises, quitte à en souffrir....

                  mais cela fait bien, quelques considérations à asseoir quelques réussites alors même qu’au bout du compte le bonheur fait défaut....

                  tout cela pour vous dire, à vous, j’entends, qu’il vaut mieux parfois laisser aller les choses, plutôt qu’à regretter qu’elles ne soient pas.....

                  première réaction lecture diagonale....

                  seconde lecture demain...à jeun !!!! smiley


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 mars 2010 15:25

                    Excellent cet article .

                    J’ ai appris boulanger en 1960 ; haut comme trois pomme j’ avais 14 ans .

                    12 heures de turbin par jour . Certaines fois quinze .

                    La meilleure période de ma vie .

                    On apprenait tous les coups de main . Par terre pas de carrelage . Un vieil évier dans un coin .
                    Un patron d’ apprentissage avec plein de connaissances pratiques . Fallait s’ accrocher , mais quelle fierté de créer chaque jour , le pain , les baguettes , les croissants , brioches , éclairs , religieuses , choux à la crème , tartes aux fruits , croutes de bouchées , babas , petits fours , vacherins glacés , biscuits en tout genre , l’ odeur du pain qui sort du four , la satisfaction du travail accompli , les bûches , les pithiviers , les p’tites vendeuses au magasin , les repas pris ensemble , les oeufs qu’ il fallait chercher à la cave dans la saumure , le représentant qui passait pour les matières premières donnant des nouvelles des confrères , le pourliche quand j’ allais livrer chez des particuliers ,

                    et maintenant tout le monde est trimard chez Leclerc Carrefour et Auchan .

                    35 heures , signez là et fermez la .

                    Alors que la belle vie c ’est de se réaliser en ouvrant sa propre affaire , en étant à son compte . C ’est risqué , bien-sûr , mais quel plaisir d’ emmerder Charles-Edouard son marketing et ses millards .

                    Ne pas être responsable de tous les panneaux publicitaires qui défigurent le paysage .

                    Ne pas éditer des pousse à la consommation en laissant des tonnes de papier partout .

                    Ne pas suivre des objectifs financiers , mais se faire plaisir en travaillant pour soi en créant de bons produits .

                    Ne pas bétonner la France de parkings servant aux voitures qui polluent .

                    Etc.......

                    Quelle honte ce pays où on avait un savoir-faire de première ....


                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 mars 2010 16:38

                      Chantecler ,

                      Aurais-tu aimé que je te dise les positions préférées de mon épouse en même temps ?


                    • Antoine Diederick 6 mars 2010 20:17

                      Haddock, avez - vous encore ce petit carnet que tous les apprentis avaient sur eux pour noter les recettes de pâtisserie et de pain, comme celui que je tiens d’un de mes ascendants....à 12 -14 ans quand il allaient apprendre leur métier ?

                      Babas au rhum, madeleines pas de Proust, frangipanes, macarons, pains à toutes les graminées, bûches de Noêl, etc....pâte feuilletée...ah la pâte feuilletée à replier encore et encore....aujourd’hui direction la grande surface achat rapide....tout est conditionné par avance.


                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 8 mars 2010 08:50

                      Salut Antoine ,

                      Ben non mon carnet de recette a été passé par pertes et profits au cours de mes nombreux déménagements .

                      Bien à vous .


                    • cmoy patou 6 mars 2010 15:58

                      @ Auteur de l’article, A.S BENOIT

                      Bonjour cap’tain et le savoir faire vous connaissez.

                      Superbement bien écrit ,merci cela nous change de certains articles insipides.

                       Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.

                      Mais comme il n’existe pas de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! »
                      le petit prince - St exupery

                      Les vacances sont propices à voir les signes de la décadence des masses laborieuses.

                       En effet, le repos traditionnel des travailleurs qui à été arraché de haute lutte à un patronnat tendance paternaliste du début de l’ère industrielle est bel et bien terminé, il a été remplacé par la migration obigatoire pour ceux qui le peuvent financièrement - et totalement abrutissante vers les stations balnéaires, avec tout ce que cela suppose en termes d’obligations consuméristes, de centres d’intérêts futiles, onéreux, de comportements dangereux aux conséquences funestes (drames de la route, noyades, insolations, cancers de la peau, moeurs alimentaires, sexuelles et culturelles déréglées, SIDA, prises d’alcool,et de drogues de plus en plus souvent les deux associées d’ailleurs, etc...

                      http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-35530477.html

                      A part un bref séjour au Lunapark édenique, les hommes errent dans les Balkans moyen-orientaux et triment et triquent et voyagent et se noient. Dieu punit à tour d’auréole cette putain d’engeance humaine qu’il a eu l’idée saugrenue de fabriquer et de poser sur la boule.

                      Abraham, qui était d’Ur de coeur, arriva dans la terre de Canaan. Sarah, sa dulcinée, qu’il avait failli prêter au Pharaon d’Egypte,

                      http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-26710760.html

                      Pour s’en rendre compte il suffit d’observer la sortie d’un R.E.R. le lundi matin, à Paname ; ou encore d’ observer les agissements grotesques des consommateurs hystériques d’un supermarché Auchan en banlieue, le samedi après-midi, à 15h précises. Ils abandonnent lâchement leur Voiture au milieu des autres charrettes, foncent sur la réserve de chariots fildeferrisés appelés caddies et s’engouffrent pare-chocs contre pare-chocs entre les rayons, dans un gymkhana époustouflant. Ils achètent les mêmes saloperies. Par exemple du boeuf provenant d’un troupeau E S Bétisé. Tous les ans, ils se dirigent à caravanes bourrées vers les mêmes plages pour y passer les mêmes inoubliables vacances.

                      http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-27704180.html

                      La question est fondamentale  : POURQUOI ?

                      ">


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 mars 2010 17:30

                        Salut Patou ;

                        Bonne journée à vous .


                      • grogg grogg 6 mars 2010 16:08

                         smiley
                        <<... Considère maintenant ce qui leur arrivera naturellement si on les délivre de leurs chaînes et qu’on les guérisse de leur ignorance. Qu’on détache l’un de ces prisonniers, qu’on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière. En faisant tous ces mouvements il souffrira, et l’éblouissement l’empêchera de distinguer ces objets dont tout à l’heure il voyait les ombres. Que crois-tu donc qu’il répondra si quelqu’un vient lui dire qu’il n’a vu jusqu’alors que de vains fantômes, mais qu’à présent, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels, il voit plus juste ? Si, enfin, en lui montrant chacune des choses qui passent, on l’oblige, à force de questions, à dire ce que c’est, ne penses-tu pas qu’il sera embarrassé, et que les ombres qu’il voyait tout à l’heure lui paraîtront plus vraies que les objets qu’on lui montre maintenant ? ...>>

                        http://www.philo5.com/Les%20philosophes%20Textes/Platon_LaCaverneDePlaton.htm


                        • Zanymonk 6 mars 2010 17:31

                          Merci pour cet article magnifique.


                          • Antoine Diederick 6 mars 2010 17:41

                            merde, c’est tout de même convenu ce texte.....dans la volonté marquée de critique....

                            est-ce le travail qui est problème ou les conditions du travail...... ?

                            trop facile.....


                          • Zanymonk 6 mars 2010 17:59

                            Je ne me lasse pas d’entendre ou de lire certaines vérités, moi. Surtout lorsqu’elles exprimées avec autant d’élégance.


                          • Zanymonk 6 mars 2010 18:01

                            (Avec le « sont » c’est mieux !)


                          • Antoine Diederick 6 mars 2010 17:44

                            a l’auteur,

                            les gens, ils travaillent pour bouffer, éduquer leurs enfants etc....vivre un peu tout de même....

                            c’est l’absence de travail pour tous qui pose un problème....


                            • Gueudin 6 mars 2010 18:39

                              Bonjour Antoine,

                              si j’ai bien compris ce n’est pas le travail qui est en cause, mais le salariat.


                            • Antoine Diederick 6 mars 2010 20:25

                              nous dirons cela .....par rapport à ces questions, je pense comme un enfant, au contenu de la charte constitutionnelle belge....sur le travail, le logement etc.....parfois je rêve


                            • jmcn 6 mars 2010 17:48

                              Analyse à croiser avec ce que dit Aaron Russo qui était un ami proche de Nick Rockefeller. La partie où il explique que l’émancipation de la femme est une invention dont les buts sont :

                              1. De récupérer plus de taxes.
                              2. De scolariser les enfants plus tôt afin qu’ils perçoivent le gouvernement comme leur apportant la sécurité qui était avant l ’apanage de la cellule familiale.

                              http://www.youtube.com/watch?v=J50uF6CwHlo

                              Bref dans les faits cet article dit la vérité, les gens ont une vie insupportable, passent leur temps à regarder des programmes débiles qui les qbrutissent au lieu de les faire réfléchir sur leur condition d’homme, et ils se calment à coup d’antidépresseurs.

                              Les hommes perdent peu à peu leur dignité.


                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 mars 2010 17:52

                                le problème Antoine c ’est qu’ il y a cinquante ans , dans les villes et villages de France il y avait des artisans partout à tous les coins de rue .

                                Presque pas de panneaux pub .

                                Maintenant il y aura bientôt plus de fonctionnaires à Bruxelles faisant des lois encadrant le travail , l’ entreprise , des kilomètres de notes , décrets , textes de lois , que de réels petits patrons à leur compte . La création ne se fait pas chez les copieurs d’ Edouard et autres . Ces mecs piquent TOUTES les idées des petits entrepreneurs et vendent dans leurs usines à vendre .

                                La vie est à l’ envers .


                                • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 mars 2010 17:56

                                  Beaucoup pouvaient se mettre à leur compte à l’ époque .

                                  Aujourd’ hui beaucoup de petits commerces sont des franchises .Les mêmes magasins dans toutes les villes .

                                  On a tué la création .


                                  • Reinette Reinette 6 mars 2010 18:06


                                    Les femmes aussi y sont passées. Elles qui, il fut un temps, travaillaient sans salaire…On a réussi à les salarier en leur laissant croire que ça les libérerait.


                                    travail - famille - patrie : c’est la devise de notre réactionnaire BENOITE

                                    que Léon-Paul Fargue persifla en « tracas, famine, patrouille ».


                                    Aujourd’hui les tempes des hommes retentissent d’appréhension. Jamais encore le monde n’avait gonflé ses joues au point rouge de crever comme il le fait à cette heure. Et, que nous le voulions ou non, notre âme pressent la colère des démons qu’elle invente... Léon-Paul Fargue - extrait de Tragique


                                    • Gueudin 6 mars 2010 18:38

                                      Bonjour Reinette,

                                      Le travail est émancipateur seulement si c’est un choix. Ne croyez vous pas ?


                                    • Reinette Reinette 6 mars 2010 20:45


                                      Salut Gueudin
                                      la grande majorité des hommes et des femmes qui travaillent n’ont pas tous « choisi » l’emploi qui les fait vivre, c’est certain, mais nous avons tout de même un code du travail sur lequel nous pouvons nous baser pour faire respecter nos droits et envoyer un patron devant les Prud’hommes ; tout n’est pas parfait et beaucoup de travailleurs, en Europe, essayent de maintenir leurs droits durement acquis par le passé.

                                      peut-être certain(e)s ne voyagent pas assez à travers le monde pour constater la grosse différence entre un travailleur pauvre qui gagne un dollar par jour et un travailleur pauvre européen.

                                      plus bas, j’ai laissé un lien du journal de notre auteure (la vérité) ; c’est consternant


                                    • Gueudin 6 mars 2010 21:38

                                      Re Reinette,

                                      la grande majorité des hommes et des femmes qui travaillent n’ont pas tous « choisi » l’emploi qui les fait vivre

                                      Non, je voulais dire le choix de travailler ou de ne pas travailler. Je suis à 100% d’accord pour dire qu’une femme s’émancipe si elle choisi de travailler. Mais c’est de moins en moins le cas.


                                    • Reinette Reinette 7 mars 2010 12:52


                                      Je suis à 100% d’accord pour dire qu’une femme s’émancipe si elle choisi de travailler.
                                      Gueudin,
                                      Est-ce qu’un homme s’émancipe si il choisit de travailler ?

                                      émancipation des femmes par le travail... ? on se croirait revenu 40 ans en arrière ... voire plus ; «  l’indépendance » d’une femme ou d’un homme ne dépend pas uniquement d’un éventuel travail ni du fait d’avoir de l’argent


                                      petite phrase de Marc Edouard Nabe, collègue et ami de notre auteure :
                                      « Depuis toujours, je suis raciste. J’espère que les Noirs vont finir par enculer les blancs » ; « les pédés, je les hais » ; « je ne m’excite pas trop sur les attentats antisémites de ces dernières années : ce ne sont que des rots bruyants. »
                                      Marc Edouard Nabe, extrait d’Au régal des vermines


                                    • hunter hunter 6 mars 2010 18:46

                                      @ Reinette,

                                      Ah il vous est difficile de ne pas tourner en boucle :à chaque papier d’Anne Sophie, vous retombez dans vos vieux clichés, en la traitant de réac, de je ne sais quel autre joli qualificatif !
                                      Il faut même que vous alliez jusqu’à écorcher son nom, et en majuscule SVP !
                                      Je vous rappelle que son nom s’orthographie comme le prénom « Benoit », au masculin, pas au féminin !

                                      Est-il absolument nécessaire que vous vous attaquiez à son nom ? n’avez vous pas d’autre argumentaire ?

                                      vous savez, moi aussi je suis pour l’avortement, anti-religions, athée (donc pas vraiment dans la ligne d’Anne Sophie), mais ça n’empêche qu’elle a autant que vous le droit de s’exprimer, surtout que ce qu’elle écrit dans ce présent papier est bien vu !!

                                      Alors, avec votre attaque ad hominem, (« réactionnaire BENOITE »), vous avez mérité le point godwin du jour !

                                      Si ça vous fait plaisir tant mieux, mais honnêtement, je ne trouve pas que cela vous grandisse !

                                      H /

                                      Ajouter une réaction

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A.S BENOIT


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