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Wallonie rattachée, rêves de grandeur française retrouvés

La crise politique qui paralyse la Belgique, depuis plus d’un an sans gouvernement, s'est brutalement aggravée jeudi quand les indépendantistes flamands ont rejeté un projet de compromis. Le risque de partition est de plus en plus grand. Le climat ne fait que s’aggraver, mettant de plus en plus au goût du jour la possibilité d’une séparation entre la Wallonie (le sud francophone) et la Flandre (Nord flamand néerlandophone), sans oublier Bruxelles, ville à 95% francophone mais en terre flamande, au centre de tous les débats.

Dans un communiqué daté du 20 juillet, Marine Le Pen estime qu’il en va « de la responsabilité de la France et des Français de tendre la main aux Wallons. » Et la président du Front National de poursuivre : « Si la Belgique venait à éclater, si la Flandre prenait son indépendance, hypothèse de plus en plus crédible, la République française s’honorerait d’accueillir en son sein la Wallonie. »

Si elle ravive ainsi un débat intéressant, Marine Le Pen n’est pas la seule à se montrer favorable à un rattachement. En septembre 2010, Nicolas Dupont-Aignan allait également en ce sens. « Face à la situation de décomposition de la Belgique, il faut que la France se tienne effectivement prête à accueillir les Wallons, s'ils le désirent » déclarait alors le président de Debout la République.

La France et la Belgique, toute une histoire

Une folie ? Pas du tout. Dans son communiqué, Marine Le Pen rappelle « les liens historiques et fraternels qui unissent nos deux peuples ». NDA, aussi, n’avait pas manqué à l’époque de rappeler que « la Belgique, qui est un pays récent, a été construite pour servir de tampon entre la France et le Nord de l'Europe ». Et de proposer : « au nom de la communauté d'esprit entre Wallons et Français, notre pays doit leur envoyer un signal et doit envisager une forme d'autonomie de la Wallonie, de partenariat, voire, pourquoi pas, de rattachement à la France. »

Une analyse partagée par Eric Zemmour qui, dans son dernier livre « Mélancolie française », consacre un chapitre entier au cas de la Belgique, prévoyant lui-aussi une division proche, et espérant sans le nier un rattachement à la France. « La Belgique fut la RDA de la France. C’est le pays que les anglais ont inventé pour punir la défaite française » disait-il dans une interview donnée à Bruxelles il y a près d’un an, avant de s’adonner à une uchronie bien réaliste : « Si la France avait gagné en 1815, aujourd’hui la Belgique serait 2 ou 3 départements français. »

Un juste retour des choses donc, pour toutes celles et ceux, gaullistes, bonapartistes et autres, qui espèrent depuis tant d’années un renouveau de la grandeur française. Et, comme le rappelle, pour exemple, Nicolas Dupont-Aignan, « le Général de Gaulle plaçait la Nation au-dessus de toute considération. »


Un plus pour la course à la démographie

Mais au-delà de la nostalgie, il faut le dire, il y a aussi des intérêts. Si avec Bruxelles, les avantages économiques seraient nombreux, il est aussi et surtout question de démographie. A l’heure de la mondialisation, de la finance et de la domination américaine, parler de grandeur française grâce au rattachement de 17 000 km² et 4,5 millions d’habitants est un peu surréaliste.

Cependant, la course à la démographie que nous avons engagée avec l’Allemagne ces dernières années ne s’en verrait que facilitée. La croissance démographique (surtout grâce à l’immigration) de notre pays est en contraste avec le recul de l’Allemagne. Dans 20 ans, le rapport de force sera inversé, la France comptera 80 millions d’habitants pour 60 millions d’Allemands. Avec la Wallonie et Bruxelles en plus, cela serait un avantage non négligeable pour retrouver enfin la première place, et donc la tête, de l’Europe.

Mais encore faut-il que, 200 ans après, les Wallons - et les Français - le veuillent bien. « Il va de soi que ces décisions importantes pour l’avenir de nos peuples ne pourraient être prises qu’après consultation par référendum des Français et des Wallons » précise la présidente du Marine Le Pen, emboitant le pas à NDA qui, toujours en 2010, soulignait déjà qu’ « il appartient aux Wallons de choisir leur avenir, par la forme qu'ils jugent nécessaire. (…) Que les choses soient claires, je ne cherche pas à envahir la Belgique ! »

Une main tendue donc. Une simple main tendue, en souvenir d’un passé commun et d’une grandeur (impériale ?) aujourd’hui bien lointaine.

Christopher Lings ( Le bréviaire des patriotes )


Sources : Front National, le JDD, Liberty TV




par Christopher Lings (son site) vendredi 22 juillet 2011 - 59 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par jymb (---.---.---.96) 22 juillet 2011 11:06

    Hum...

    Est -on sûr qu’une majorité de Wallons aient envie de se mettre à la remorque d’un pays tout autant en déliquescence que le leur, et où les libertés fondent comme neige au soleil cependant que la violence d’état et la violence des rues flambe ? 

    Quitte a faire sécession, pourquoi ne pas fonder une principauté neuve ?

  • Par Scual (---.---.---.134) 22 juillet 2011 15:20

    Franchement à par le Zimbabwe ou la Corée du nord, je ne vois quel peuple serait assez fou pour vouloir se rattacher à la France Sarkonazyste. On ne peut pas réussir à rattacher des populations gentiment d’une main quand de l’autre on essaie d’imposer sa tyrannie par la force comme en Cote d’Ivoire, en Libye et même en Grèce pour dire la vérité.

    Les Wallons préfèreront surement crever que de s’imposer volontairement l’humiliation que la France impose à son propre peuple de toute façon.

    Mais sinon pourquoi pas ? Dans le cadre d’une démocratie, ce qui n’est malheureusement pas le cas, si les Wallons voulaient rejoindre la France, ça ne créerait pas de catastrophe. La culture est très proche, la langue est la même tout comme le niveau de vie. Le seul vrai problème serait l’enclave Bruxelloise.

    Tant qu’on force personne et qu’on transforme pas ça en fête du nationalisme et de la supériorité de la race Françoise et autres trucs absurdes... mais le travail de l’UE est à la division, au morcellement et au nationalismes régionaux, donc faut pas rêver.

    On ferait mieux de s’attendre plutôt à une spirale nationaliste en Bretagne, en Corse et au Pays Basque qu’ à un quelconque rattachement de qui que ce soit.

  • Par impertinent3 (---.---.---.8) 22 juillet 2011 11:22
    impertinent3

    Article pour rire ? Absolument !

    Parce que, dans leur très grande majorité, les Wallons ne veulent absolument pas entendre parler d’un rattachement à la France. Changer un cheval borgne contre un aveugle n’a rien d’enthousiasmant.

    De toute façon, la situation économique en Wallonie est en train de gentiment s’améliorer, on voit de plus en plus d’entreprises innovantes, vouées aux technologie avancées. C’est les Flamands, arque-boutés sur une économie certes prospère mais vieillissante qui pourraient regretter dans les prochaines années de s’être séparé des Wallons.

  • Par _Ulysse_ (---.---.---.25) 22 juillet 2011 11:34
    _Ulysse_

    Dans le cas d’un séparation tout le problème c’est la négociation pour Bruxelles.
    Si les Wallons négocient une séparation seuls, ils perdrons Totalement Bruxelles au profit de la Flandre et les Bruxellois n’auront pas leur mot à dire.

    Avec la France derrière les choses pourraient se passer différemment. Il ne s’agit pas forcément d’un rattachement mais les Flamands voudrons Bruxelles et bouter dehors tous les francophones qui s’y trouve avec sans cesse de nouvelles lois sur la langue.

    On peut imaginer Bruxelles indépendant, la Flandre indépendante et la Wallonie indépendante ou plus ou moins rattachée à la France.

    Le pb c’est quel sera l’intérêt de la France à aider la Wallonie et Bruxelles pour les négociation si elle ne récupère rien en retour ?

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