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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > L’école éclatée

L’école éclatée

Le pas de trop.

J’ai longtemps pensé que l’école primaire conservait ce principe essentiel d’unité de temps qui permettait à chacun d’établir des repères immuables. Les horaires, partout identiques, donnaient ce sentiment confortable d’être tous à l’œuvre en même temps partout sur tout le territoire. L’heure de la sortie avait quelque chose de magique puisqu’elle concernait tout le monde.

Au-delà de cette dimension chronologique, cela favorisait grandement l’organisation des adultes qui savaient à quoi s’en tenir, où que leurs enfants soient scolarisés. C’était sans doute trop commode et une brèche avait été ouverte avec les zones de congés. Découpage ubuesque pour favoriser les professionnels du tourisme et éventuellement désencombrement sur les routes, ce fut le premier pas vers le mépris absolu du rythme de l’enfant, l’oublié des considérations ministérielles depuis toujours.

Puis nos amis socialistes, grands spécialistes en la matière, ont inventé une usine à gaz au nom des rythmes de nos têtes blondes. J’use à dessein de cette formule éculée car le dispositif choisi favorisait essentiellement les élèves des grandes villes riches. Il semble désormais impossible de penser la société dans sa diversité et sa complexité, les centres de décision ne permettent de voir que midi à sa porte, c’est là le problème majeur des ministères.

Avec cette merveilleuse idée, plus stupide et inégalitaire que pratique, plus idiote et démagogique que fonctionnelle, les horaires scolaires étaient devenus un casse-tête sans nom, chacun faisant à peu près ce qu’il voulait pour arranger la sauce à ses petits oignons personnels sans soucis de l’intérêt des enfants. Mais au moins, ils allaient tous à l’école les mêmes jours …

Super dérégulateur est arrivé. « Faites comme bon vous semble ! » s’est-il empressé de déclarer pour montrer à quel point c’était un homme libéral. Nous n’avions guère besoin d’une telle démonstration pour l’accepter, depuis le début nous avions compris que sous le masque illusoire de la gauche, l’homme était un représentant de la liberté d’entreprendre en brisant tout ce qui contraint et régule.

Les uns feront l’école de quatre jours, les autres auront une demi-journée de plus et tous nous diront en chœur qu’ils suivront le même programme et que les contenus ne seront pas perturbés. Joli mensonge que voilà, un de plus me direz-vous mais celui-là s’attaque au ciment même de notre République : l’école primaire pour la placer, elle aussi, dans la vaste cacophonie anarchique des collèges et des lycées.

Quand les écoles deviennent des hôtels des courants d’air, qu’on y entre et qu’on en sort au gré de ses fantaisies ou de celles de quelques décideurs inconscients, plus rien ne peut tenir. L’unité de temps devrait être un élément incontournable de l’enseignement pour les élèves d’ailleurs comme pour les professeurs - ce qui ferait hurler les professeurs du secondaire, grands spécialistes des horaires à la carte.

Au lieu de quoi, nous mettons le pied dans l’engrenage fatal qui va détruire le service public de l’éducation, service qui du reste devrait renoncer à cette appellation et se recentrer sur sa mission première et unique de l’instruction. Cette rentrée a entamé le cycle infernal qui va à terme faire exploser le système. Macron n’agit ici que dans sa logique personnelle qui vise à transformer la nation en un vaste espace sans droit.

Nous ne pouvons que déplorer cela. Il est bien fini le temps de notre école. On zappe ici comme partout ailleurs dans le joyeux désordre voulu par les tenants de la férocité sociale. Plus de repères, plus de droits, plus de code. Les uns esclaves, les autres profiteurs et la société sous surveillance militaire pour faire taire les voix discordantes. Vive la rentrée !

Primairement vôtre.

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46 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 11:34

    Je travaille avec Modératus (et bouche cousue). UN ARBRE,...Extrait :1983 J’avais perdu mon arbre qui est tombé sur le sol dans un grand fracas. J’ai recueilli les morceaux pour construire un bateau,…et vogue la galère (« Les Passagers du Vent » de François Bourgeon..ma mère de nom de famille s’appelait François,…). https://www.google.be/search?q=Fran%C3%A7ois+Bourgeon,+les+passagers&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwibo4e4l5DWAhWFZlAKHcLuDfIQ_AUICigB&biw=1280&bih=676#imgrc=wsOVyUrq-crlKM : Heureux qui comme ulysse « tte ». Entre 1984 et 2005, j’ai beaucoups navigué, me cognant à de nombreux rochers, des anguilles électriques, des requins, des sirènes. Mais j’ai tenu bon jusqu’à ce que le 1er mai 2005 (21 années après, « le Monde » au tarot), je rencontre mon OLIVIER….ami d’Isabelle Nyssen. La boucle est bouclée,…


    • C'est Nabum C’est Nabum 6 septembre 14:42

      @Mélusine7

      Vous avez toujours réponse à tout


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 15:30

      @C’est Nabum
      Oui, c’est ce qu’on disait de mon père,...


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 11:37

      Ma mère à pris la « Clé des Champs » (curés pédophiles à Renaix et puis, une bombe est tombée sur l’école,..), et j’ai abouti à Breton.


      • C'est Nabum C’est Nabum 6 septembre 14:43

        @Mélusine7

        Le curé a forcé la porte


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 15:28

        @C’est Nabum
        Non, c’est mon père JEAN,..(mais elle en aimait un autre,...qui ne voulait essayer avant le mariage,..). Ma mère s’entendait bien avec mon père comme avec un ami. Mais lui voulait aussi essayer avant le mariage. Ma mère un peu hystérique a déchiré le divan : c’est ça l’amour. Incompatiblité. Mais à l’époque, s’il y avait un enfant dans le tiroir on se mariait. Ma mère Sissy et lui le hussard. Je sentais la nervosité dans la chambre d’à côté.


      • Gorg Gorg 6 septembre 15:35

        @C’est Nabum

        Excellent, Nabum... Vous vous en sortez très bien dans le rôle de SOS Amitié... Une révélation...


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 15:50

        @Mélusine7
        Lapsus : qui voulait essayer avant le mariage. A cette époque, les jeunes filles attendaient 18 ans. Il s’appelait Pierre. Je voyais déjà très jeune qu’elle pensait à lui, quand elle disait, j’ai le drafac (cafard,...en Velan). Amusant ma mère quasi analphabète (elle écroivait comme Dersou Ouzala), son écriture ressemblait à un tableau abstrait. C’est sa propre mère (Flore, mon avatar qui m’a élevée,...). Le plus amusant de l’histoire est que le frère de son père (à ma mère=famille de forgerons,...) était le Roi des mots croisés, homo, ami de Cocteau (son nom était fFrançois et il fut éduqué par d’authentique flamands). Si mon histoire n’est pas surréaliiste, elle en a tout les airs d’accordéon que ma grand=mère Flore jouait très bien,..et d’ailleurs, ma mère s’appelait Yvette comme la seule artiste que Freud aimait (Yvette Guilbert,...)


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 15:53

        @Gorg
        Si cela vous intéresse : GRANDE FETE AU FOU CHANTANT (avenue de Fré (à Bruxelles,..). Les amis son bienvenus,...31 octobre (décès de Véronique Pirotton,...)


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 15:54

        @Mélusine7
        Connards mal venus,...


      • Gorg Gorg 6 septembre 18:21

         @Mélusine7

        « A cette époque, les jeunes filles attendaient 18 ans »

        Je suppose que tu attend toujours...

        « ma mère s’appelait Yvette Guilbert »

        Moi c’est Jemal Oglaoui... Mais pas de confusion,... Hein,... je ne candidate pas !!!


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 19:01

        @Gorg
        Vous nagez en eaux troubles GORG : Endroit profond d’une rivière. Occitan


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 19:23

        @Gorg


        j’ai lu vos commentaires. Vous êtes du style à marcher en arrière pour être certain de faire du sur=place. Ici et manitenant. Attention : ceux qui marchent sur l’eau, sont obligés d’avancer pour ne pas couler et si un vent arrière les pousse de l’avant, c’est encore mieux.

      • Gorg Gorg 6 septembre 20:15

        @Mélusine7

        Oui, c’est ça, tu as raison, continues à parler pour ne rien dire... Plus tu pédales moins fort, moins tu avances plus vite... et plus tu avances moins vite, moins tu pédales plus fort... C’est bien ça... ?
        Je m’y perds à la fin....


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 20:25

        @Gorg
        Nabum est de la Marine, je quitte le bateau. Mais n’espérez pas me récupérer sur le vôtre. Il vogue à voile et à vapeur.


      • Gorg Gorg 6 septembre 20:38

        @Mélusine7

         Aucun risque... je te passerais plutôt par dessus bord... Bon vent...


      • Giordano Bruno 6 septembre 12:01

        "Au lieu de quoi, nous mettons le pied dans l’engrenage fatal qui va détruire le service public de l’éducation, service qui du reste devrait renoncer à cette appellation et se recentrer sur sa mission première et unique de l’instruction." écrivez-vous.

        Dans l’esprit des décideurs d’aujourd’hui, je doute fort que l’instruction soit la mission première et unique de l’école. En est-elle seulement une ? Ou n’est-ce qu’un discours de fumée pour garantir l’assentiment des foules et masquer l’essentiel ? Lorsque des actions sont si inefficaces pour atteindre un objectif déclaré, peut-être au fond servent-elles efficacement d’autres objectifs inavoués. Dans ce cas, ces décideurs doivent être ravis d’être taxés d’incompétence, car cela implique que l’on a cru leurs bobards.


        • Ciriaco Ciriaco 6 septembre 14:26

          @Giordano Bruno
          Excellent commentaire.


          Pour ceux qui sont en responsabilité des affaires publiques, quelques slogans aussi vagues qu’on peut l’être quand il s’agit de marcher dans l’air de temps feront visiblement brouillard nécessaire par temps politique.

          Pour ceux qui font leurs affaires, et qui invitent les premiers aux dîners, de quoi se justifieraient-ils (même pas de moins pleurer que les représentants du MEDEF), puisqu’il n’y a plus dans les mots du pouvoir que l’intérêt des entreprises en lieu et place du souci de voir se développer des solutions intelligentes adaptés à la situation d’extrême division sociale.

        • C'est Nabum C’est Nabum 6 septembre 14:44

          @Giordano Bruno

          J’en suis parfaitement conscient

          L’éducation, mot parfaitement fourre tout qui dénature la véritable mission de l’école


        • zygzornifle zygzornifle 6 septembre 13:21

          Quand on voit les reportages actuels sur la Syrie on comprend mieux ce que c’est une école éclatée , c’est révoltant .....


          • C'est Nabum C’est Nabum 6 septembre 14:44

            @zygzornifle

            Effectivement sur cette comparaison je suis proprement ridicule


          • Ciriaco Ciriaco 6 septembre 14:42

            Pour rappel, des mobilisation sont prévues. Réveillez-vous, septembre attends.


            • C'est Nabum C’est Nabum 6 septembre 14:45

              @Ciriaco

              Macron dégage


            • Ciriaco Ciriaco 6 septembre 14:52

              @C’est Nabum
              Et sa clique.


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 15:36

              @C’est Nabum
              Macron, ah, ah, ah,.. amie d’isabelle, cousine de Françoise Nyssen. Je vous direz la date de sa chute programmée.... Mon compagnon Olivier, chaque matin met une photo pour mon réveil : cette fois en rouge : un marteau et une faucille,...superbe. Le 31 octobre (retenez cette date,... on fête l’anniversaire de la mère d’Isabelle « au FOU CHANTANT ». Françoise est une Taupe. Tous une bande de vieux cocos dont Raoul Van Eigem,...J’aime juste pas la GPA, la PMA et tous ces traficotages (psy oblige,...)...


            • Gorg Gorg 6 septembre 15:40

              @Mélusine7

              « Mon compagnon Olivier, chaque matin me met une photo pour mon réveil »

              Eh oui, on le comprend...


            • C'est Nabum C’est Nabum 6 septembre 17:22

              @Ciriaco

              Clque claque


            • marmor 6 septembre 17:02
              Il n’est pas sorti de l’auberge le D’Orléans avec la belle sœur de la cousine de l’amie de Nyssen !!!
              Perso, je ne comprend pas un traître mot de ses discours. 

              • C'est Nabum C’est Nabum 6 septembre 17:23

                @marmor

                Il a été adoubé en Orléans


              • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 6 septembre 17:48

                @marmor


                Demande au Panda de traduire smiley

              • marmor 6 septembre 18:29
                @Sharpshooter - Snoopy86
                J’y ai bien pensé, mais j’ai peur de ne pas comprendre la traduction, j’ai pas fait psycho.......

              • C'est Nabum C’est Nabum 6 septembre 19:48

                @marmor
                 Vous deux :

                Jehanne lui a montré la voie

                Le gentil page a raflé les voix


                Il convient désormais de croire aux miracles et à l’influence divine en matière Politique. Notre bonne République ne saurait plus se revendiquer d’une laïcité intransigeante quand c’est justement avec l’appui de Dieu et de sa collaboratrice : la petite bergère de Domrémy, qu’a eu lieu le plus grand miracle de la vie politique nationale.


                Je sens que je laisse quelques moutons en chemin avec ces propos liminaires quelque peu sibyllins. Il convient donc d’éclairer la lanterne de ceux qui, comme un seul homme, se sont précipités dans les bureaux de vote avec une même idée en tête. Pour moi, ayant eu vent de ce que je vais vous narrer, j’avoue que la marche est trop haute pour glisser mon bulletin aux cieux.


                Tout a commencé donc, dans la cité Johannique, celle-là même que les aléas de l’histoire et l’ingratitude des rois n’ont pas couronnée du statut légitime pourtant, de capitale du Royaume de France. Une fois par an, le 8 mai, le élus et les notables, les nobles et leurs vassaux tentent de se donner la belle illusion et se rêvent à nouveau au cœur de la grande Histoire.


                Ce 8 mai-là, ils avaient raison. Par leur entremise, portées collectivement par une hystérie collective sans précédent dans l’histoire contemporaine, la coterie et la plèbe, réunies dans un même élan mystique, ont ouvert la voie au petit banquier lisse. Lui déroulant un tapis rouge et lui offrant une haie humaine d’admirateurs enthousiastes,ils ont insufflé la conviction que tout était possible au petit page de la cérémonie.


                Emmanuel, car c’est de lui qu’il s’agit, faute de mieux, sans sollicitation sur son agenda d’alors, lui qui venait de quitter le gouvernement et était à la recherche d’un destin national, avait accepté l’invitation orléanaise à Présider les fêtes johanniques de 2016. C’est l’acte fondateur de son triomphe actuel, la pierre angulaire de son édifice politique. Le hasard, le manque de postulant, la recherche du candidat le plus consensuel, un coup de dé ou bien une inspiration diabolique prévalaient à ce choix de la part des organisateurs.


                Plus d’un an plus tard, les responsables d’alors doivent s’en mordre les doigts, eux qui ont été chassés de leurs sièges de parlementaires comme de vulgaires anglois par le petit page qu’ils ont élevé au rang de gloire nationale. Ainsi en va l’ingratitude des puissants et le gentil Emmanuel ne tardera pas à montrer qu’il est lui aussi un fauve plus redoutable encore que l’effroyable bête d’Orléans...


                Mais revenons à ce chemin de gloire et de sainteté qui poussa l’impétrant d’alors à devenir le maître du monde tricolore. Ce jour-là, la pauvre Jehanne avait été ravalée au rang de subalterne, de figurante de deuxième ordre, devant le fringant et sémillant jeune homme qui fendait la foule comme notre seigneur Jésus Christ marcha jadis sur les eaux du lac de Tibériade. Derrière lui, ceux qui allaient déchanter treize mois plus tard, arboraient alors le sourire béat des benêts qui n’y comprennent jamais rien.


                Le défilé traditionnel avait du plomb dans l’aile. Rien ne se déroulait comme prévu. Le retard s’accumulait et la foule en délire devait attendre que les journalistes, plus enthousiastes encore, arrachent une confidence à l’envoyé de Dieu. C’était une cohue inextricable, un bazar sans nom. Le bel ordonnancement du rituel défilé s’écroulait comme un fétu de paille. Emmanuel s’élevait au pinacle de sa destinée à venir.


                Déjà dans le peuple, entassé derrière les barrières, des murmures montaient. On devinait des « Macron Président » si prémonitoires que l’on peut légitimement se demander qui a prononcé le premier cette parole prophétique. Brigitte ne se serait-elle pas glissée subrepticement dans la foule des anonymes. On se perd encore en conjectures...


                La suite fut alors un chemin parsemé de roses et de hourras. La cité retrouvait sa ferveur de 1429 quand son héroïne boutait l’ennemi de la place. On criait, on se déchirait les vêtements au passage de l’étoile naissante de la bergère. Les porteurs d’écharpes tricolores s’étripaient pour figurer sur la photographie avec l’icône. Les « selfies » - dieu que ça me coûte d’écrire ce mot horrible – pleuvaient comme à Gravelote. Les dignes représentants des pouvoirs municipaux, départementaux, régionaux et même nationaux, se transformaient par la grâce du magnétisme de la divinité en marche en de simples et ridicules admirateurs d’une vedette adulée.


                Le défilé fut alors l’occasion de manifestations plus délirantes les unes que les autres. La cité toute entière était en transe. La foule se moquait bien de la parodie médiévale, c’est le héros qu’il convenait d’approcher, d’admirer, de toucher pour les plus chanceux et qui allaient voir toutes leurs mycoses disparaître à jamais. Emmanuel était en marche vers sa gloire et c’est à Orléans que naquit le phénomène.


                A la fin de la farce, l’horaire habituel largement dépassé, de la tribune d’honneur, là où se pressent habituellement tout ce qui se fait d’ego et de prétention, de vacuité et d’orgueil, de fiertés déplacées et de suffisances bourgeoises, montait alors de toutes les gorges pâmées le petit slogan qui avait jailli du bon peuple : « Macron Président ! » La folie gagnait ainsi les plus dignes spécimens de l’ordre établi, de la réaction et de la bien-pensance. Le miracle était en marche.


                Voilà vous savez tout et il vous sera désormais possible de dater l’avènement du nouveau messie. Je me prépare à subir les foudres des acteurs de cette parodie. Je sais que lors de sa prochaine et inévitable réélection en 2022, j’aurai droit au supplice sur la place du Martroi afin de punir mon impertinence et de célébrer dans le même temps le millième anniversaire du premier bûcher européen pour hérésie. Ainsi va la vie dans la nouvelle capitale du Royaume.


                Iconoclastement sien.


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 18:01
                • J’attends toujours le le premier livre d’Hubert Nyssen.Le Nom de l’arbre, Grasset, 1973. Passé-Présent n° 53, Babel n° 435.
                il y a un secret dans la famille Nyssen. Isabelle mon amie n’est toujours pas certaine qu’Hubert n’est son vrai père. Sa mère ayant connu les deux au même moment (fréquent dans les années 68).

                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 18:09

                  Fillon parlait de l’importance de la filiation. et comme le chantezur Renaud, j’aurais voté pour lui. Mais entre Fillon=filiation et moi, il y avait Madame Thatcher,...En psychologie, on appelle cela un « double bind » double contraite (se trouver devant un feu rouge avec un panneau qui vous oblige à avancer). Dans le Canard enchaîné, il y a un très bon dessin qui illustre mes propos. un gars, un sage (disons Socrate ou Anthony Quin qui se trouve sous un poteau avec deux panneaux indiquant des Directions opposées. L’un « En » (vers la gauche) et « Marche » (vers la Droite).


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 18:28

                    Double contrainte,...Très bien étudiée dans le film : Mon oncle d’amérique« . Parfois dans la vie, il faut faire des choix,...dur, très dur. Ma mère m’avait dit en fin de vie. Michèle si je vais dans un home, je meurs (il fallait la changer, cette fois par jour,...),...De toute façopn, c’était la fin. Nous le savions. Elle déniait en partie. Je l’ai mise à l’ »Olivier" et j’y allais tous les jours. Un choix comme souvent, nous sommes forcés d’en faire dans la vie.


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 18:57

                      Mon film préféré quand j’étais petite enfant :http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18743638&cfilm=131.html. Le Ballon rouge.


                      • C'est Nabum C’est Nabum 6 septembre 19:48

                        @Mélusine7

                        Vous parlez toute seule


                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 20:06

                        @C’est Nabum
                        Faux, puisque vous m’avez lue.


                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 6 septembre 20:11

                        J’ai compris, vous êtes de la Marine. Nos chemins se séparent. Dieu seul sait où me conduira le mien, ni le vôtre. On a les nostalgies qu’on peut

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