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Accueil du site > Actualités > Economie > L’écologie et l’économie

L’écologie et l’économie

Introduction.

La question écologique est au centre des débats publics. Plusieurs problèmes se posent. Nous consommons des ressources qui finiront pas s’épuiser. C’est le cas de l’énergie avec le pétrole, le gaz et le charbon mais aussi de métaux même si on peut les recycler. L’économie amène à produire de plus en plus même si certaines personnes ont du mal à finir leurs mois. A cela s’ajoutent des pollutions non négligeables, la déforestation, ext.

Plusieurs freins s’opposent à la transition écologique. Nous n’avons pas envie de réduire notre train de vie collectif et certains ne le peuvent pas, cette transition écologique coûte très cher et enfin le système économique actuel lui même n’est pas compatible avec l’écologie et n’est pas soutenable.

Dans cet essai, je me concentrerai sur les aspects économiques tant ils sont un frein à la transition écologique et parce qu’ils nous amènent vers un monde non viable qui ne peut physiquement que s’écrouler à moins d’une action coordonnée au niveau mondial. Je parlerai peu du coût de la transition mais insisterai sur le système économique lui même qui intrinsèquement pose un problème. Une compréhension fine du système incluant le fonctionnement de la monnaie elle même est nécessaire.

 

La croissance économique.

Imaginez que vous construisez des voitures. Si vous êtes au début de l'automobile et que vous construisez 10 véhicules par an à la main, vous aurez du mal à en produire 10 de plus. Par contre, si vous êtes à la tête d'une usine moderne qui produit 100000 véhicules par an, il sera plus facile d'en produire 10000 de plus par an en changeant vos machines. En effet, on utilise la technologie à savoir les robots pour construire les voitures, mais aussi pour construire les robots qui construisent les voitures. 

Plus la technologie évolue, plus on est capable de faire évoluer rapidement les robots pour construire encore plus de voitures. En d'autres termes, on utilise la technologie présente pour créer la technologie future. Plus la technologie évolue, plus on a d'outils pour la faire évoluer vite et plus on peut augmenter rapidement la production. Plus l'économie augmente, plus elle augmente vite. C'est ce que l'on appelle la croissance économique. 

En mathématiques, elle est décrite par une fonction exponentielle, une fonction dont la vitesse d'évolution est proportionnelle à la valeur (voir lien 1). Cette fonction a une propriété. Toutes les n années vous doublez la production. Avec une croissance à 2% la production double au bout de 35 ans (n = ln 2/ln(1+2/100)), est multipliée par 4 en 70 ans (n = ln 4/ln(1+2/100)), par 8 en 105 ans. En 350 ans, elle est multipliée par 1000, en 700 ans par 1 million et en 1050 ans par 1 milliard. 

La quantité d’énergie consommé est très proche de l’activité économique. La quantité d’énergie consommé suit donc la même évolution exponentielle. (lien 2)

Cela ne peux pas continuer à l'infini. D'ailleurs la croissance économique ralentit constamment depuis les 30 glorieuses. Elle est passée de 8% en 1960 à moins de 2% après 2010. (lien 3)

Même le numérique qui semble immatériel génère déjà 3 à 4% des émissions mondiales de CO2, mais ceux-ci pourrait augmenter de 60% d'ici à 2040 (lien 4). Les services comme la livraison nécessite des véhicules, donc du carburant, ou des ordinateurs de plus en plus puissants, des locaux ext.

La croissance économique n'est pas forcément visible pour 2 raisons. En premier lieu, une grande partie de la croissance à profité aux les plus riches ces dernières années. (lien 5) Ensuite certains biens ou services qui n’existaient pas avant deviennent indispensables aujourd’hui comme le téléphone portable, internet ou l’ordinateur. Enfin, des biens se complexifient aux delà de l’usage que l’on a. Vous avez un ordinateur 10 fois plus puissant mais vous faîtes toujours la même chose avec, des documents Words, consulter ses mails ou consulter basiquement internet. Youtube a remplacé la télé pour le même usage mais au choix de l’utilisateur. Les voitures sont maintenant bordées d’électroniques, de plus de capteurs, d’équipements, de multimédia, mais on a juste besoin de se déplacer.

Pourquoi la croissance économique ?

L'homme veut toujours plus, il ne se satisfait pas de ce qu'il a. On veut acheter plus, avoir les dernières technologies.

Il se pose aussi la question de l'emploi. Avec l'automatisation et la technologie, 1000 personnes peuvent produire de plus en plus. Pour faire travailler tout le monde à temps plein, il faut soit produire de plus en plus, soit produire de plus en plus de biens ou services nouveaux. Cela revient au même. Les bien et services nouveaux s'ajoutant aux anciens.

Enfin, le système financier est basé sur la dette, et plus on s'enrichit, plus on peut payer ses dettes.

 

Solutions aux problèmes psychologiques et d'emploi.

Pour éviter le toujours plus, une campagne de sensibilisation et d'action doit être menée à l'échelle mondiale pour faire comprendre que l'on peut vivre sans avoir toujours plus.

Concernant l'emploi, on ne pourra pas faire produire les personnes de plus en plus indéfiniment. Les options possibles sont :

-Ignorer volontairement le progrès technologique au travail pour que chaque travailleur ne produise pas de plus en plus. On peut éviter les procédés les plus gourmands comme une intelligence artificielle sur puissante pour vendre un peu plus. Cependant, pourquoi se priver de techniques qui permettent d'obtenir les mêmes résultats avec moins de travail.

-Accepter que certaines personnes ne travaillent pas. C'est déjà le cas avec le chômage de masse et c'est l'idée du revenu de base. Seulement, comment justifier que certains travaillent et d'autres pas ? Les personnes qui travaillent vont elles accepter que d'autres personnes ne travaillent pas ? Les personnes qui ne travaillent pas ne vont elles pas se sentir marginalisées ?

-Réduire progressivement le temps de travail. Cette solution peut sembler bonne. Il faut cependant lever des freins financiers et la compétition internationale qui freinent cette pratique. J’en parlerai par la suite. L'ajout de jour de congés ou l'avancement de l'âge de la retraite sont préférables à une réduction des heures de travail. En effet, face à la pression sur l'emploi et sur les résultats, un salarié aura tendance à faire des heures supplémentaires alors que s'il a des jours de congés, ils les prendra.

-Développer le travail dans les hôpitaux, les maisons de retraites, l’assistance sociale. De gros besoins y sont présents.

Le besoin de monnaie

La monnaie est au centre de l’économie. Elle est aussi au centre des problèmes économiques qui font que l’économie ne peut se maintenir qu’avec la croissance qui n’est pas viable à long terme.

Dans une tribu qui est une petite communauté humaine, il n’y a pas de monnaie. Il n’y en a pas besoin. La communauté sait globalement quels sont ses besoin, se nourrir, s’abriter, se vêtir (si nécessaire). Elle sait comment répartir ces tâches, toi tu vas m’aider à construire un abris ou à chasser. Enfin un individu qui ne voudrais pas participer aux tâches communes serait immédiatement repéré par le groupe. Devant la pression, celui-ci devrait faire sa part.

Dans une société complexe comme la nôtre, ces mécanismes ne fonctionnent plus. Personne ne sait exactement quels tâches sont nécessaires au fonctionnement global. Il existe des dizaines de milliers de métiers spécifiques. Qui aurait idée de se spécialiser dans une tâche précise d’un procédé complexe. Personne. Qui lui dirait de faire ça. Personne. Dans l’économie moderne, il y a un besoin donc quelqu’un est prêt à payer pour cela. Comme on peut y gagner de l’argent, on y embauche et le besoin est satisfait. Un nouveau procédé industriel a besoin d’un outil spécifique. On achète les outils aux fournisseurs qui se développe pour réponde à cette nouvelle activité. De ce fait, les outils nécessaires à satisfaire les besoins se développent automatiquement. Seul l’acheteur sait qu’il a besoin de cet outil et le vendeur qu’il peut gagner de l’argent avec. Tout le monde n’a pas besoin de tout savoir.

Dans une grande société, on ne surveille pas chaque individu. Cela devient impossible et l’absence d’une personne n’affecte pas directement les autres. Cependant si plus personne ne travail, les besoin vitaux ne sont plus assurés, Il faut un autre moyen de s’assurer que tout le monde apporte sa part aux tâches globales. Ce moyen est l’argent. Si on ne participe pas, on ne gagne pas d’argent et l’on ne peut pas manger.

L’argent pourrait être remplacé par le troc. Sauf que c’est compliqué. La fabrication d’un avion de ligne nécessite des dizaines de milliers de transactions financières. Le faire en échangeant des sacs de blé est très compliqué. L’argent est plus pratique. Lorsque le troc remplace la monnaie, la complexité des échanges diminuent. Même le régime soviétique avait besoin d’une monnaie.

La monnaie et la dette.

Maintenant que l'on sait pourquoi la monnaie est indispensable, voyons sa nature.

Au moyen âge, la monnaie était faite en pièces d'or. C'était l'or contenu dans les pièces qui en garantissaient la valeur. Il n'y a plus assez d'or aujourd'hui pour garantir l'argent dont la société à besoin. En outre, la valeur des métaux varie énormément et n'est pas stable donc ce n'est pas un bon moyen de fixer une valeur.

Aujourd'hui, un billet de 10 euros est un papier qui donne un droit à acheter pour une valeur de 10 euros. Si vous disposez d'un droit à consommer pour 10 euros, cela signifie que quelqu'un doit vous les garantir. Cela peut être la banque centrale, un anonyme. Autrement dit quelqu'un vous doit ces 10 euros. Quelqu'un a une dette de 10 euros. Cela semble contre intuitif. Vous gagnez de l'argent. Vous achetez quelque chose avec. Vous pouvez ne pas avoir de dettes, votre employeur non plus et le magasin auquel vous achetez non plus. Mais si la banque crée ces 10 euros, et les donnent à quelqu'un, elle crée un droit à consommer pour 10 euros, donc elle a un devoir de les fournir . Elle a une dette de 10 euros. Pour tout euro, dollar, yen et tout argent en circulation correspond une dette équivalente.

Autrement dit, vous achetez un pain à 1 euro au boulanger en échange d'une reconnaissance de dette. Celui-ci achète avec 1 euro une crème à la crémière. Celle-ci vous acheté 5 pièces à linge pour 1 euro. en vous donnant ce papier. Vous vous devez 1 euro a vous même. La dette est remboursée de fait.

Aujourd'hui, cela passe par le crédit bancaire (lien 6). Imaginez que vous vouliez acheter une voiture à 20000 euros. Votre banque vous accorde un prêt. Elle n'a pas cet argent. Elle le créé. Elle vous donne ces 20000 euros. Cela signifie que la banque vous doit 20000 euros. En échange, vous lui devez aussi 20000 euros plus les intérêts et frais de dossier. La banque a vérifié que vous êtes en capacité de rembourser ses 20000 euros en s'assurant via l'intérêt du prêt. Elle peut donc garantir ces 20000 euros. Au fur et à mesure que vous remboursez votre prêt à la banque, celle ci détruit cet argent. Vous devez moins à la banque donc elle ne peut plus garantir l'argent que vous lui remboursez. Cet argent est donc détruit.

Si l'argent était gagné et dépensé au même moment, il n'y aurait pas de dette et pas d'argent. La différence de temps entre le moment où vous travaillez ou vendez et Celui ou vous achetez crée la dette. Un ratio dette sur PIB élevé signifie donc simplement que l'argent gagné n'est pas dépensé rapidement.

La valeur de l'argent dépend de la quantité de monnaie en circulation. Imaginons que 10 personnes disposent collectivement de 10 euros en tout pour acheter un paquet de pâtes. Le paquet de pâtes vaudra 1 euros et 1 euro vaudra un paquet de pâtes. Si ces 10 personnes n'ont plus que 5 euros en poche, le paquet vaut 0,5 euros et 1 euro vaut 2 paquets. On parle alors de déflation. L'argent prend de la valeur. Si au contraire, ils disposent de 20 euros, le paquet vaudra 2 euros. On parle alors d'inflation. 1 euro vaut 0,5 paquet, l'argent perd de sa valeur.

En période de déflation, les gens ne sont pas pressés de dépenser leur argent parce qu'ils pensent que les prix vont encore baisser (lien 7). Cela déprime la demande, l'économie et fait encore plus baisser les prix. Le risque est de déprimer l'économie.

Au contraire, en période de forte inflation, les gens sont pressés de dépenser avant que leur argent ne perde sa valeur ce qui fait encore monter les prix. Le risque est de ne plus contrôler ce phénomène et que l'argent perde toute sa valeur (lien 8).

La banque centrale doit donc créer de la monnaie en période de déflation pour inciter les gens à dépenser et faire monter les prix et en retirer en période d'inflation pour décourager les gens à dépenser et faire baisser les prix.

Pour cela, elle fixe un taux d'intérêt pour le crédit, le taux directeur. Plus ce taux est bas, moins il sera cher de s'endetter, plus les gens s'endetter ont et plus il y aura d'argent créé. Au contraire, plus le taux sera élevé, plus il coûtera cher d'emprunter, plus les emprunteurs rembourseront leurs dettes et plus l'argent sera détruit (lien 9).

En d'autres termes, en période de déflation, on dit aux emprunteurs. Il y a plein de gens qui gagnent de l'argent et qui ne le dépensent pas immédiatement. Endettez vous pour consommer leur travail (Ils n'en réclament pas la contre partie) et pour qu'il y ait assez d'argent (=de dettes) pour les payer et ne pas déprimer l'économie. En période d'inflation, on leur dit, les gens dépensent et réclament donc d'avoir leur dû (la contrepartie de l'argent qu'ils ont gagné et qui est une dette). Remboursez vos dettes. On va vous imposez un fort taux d'intérêt pour vous y inciter.

La dette et la croissance économique.

Quand on est endetté, il vaut mieux s'enrichir pour pouvoir rembourser, donc il vaut mieux avoir de la croissance. Si vous vous endettez de 2% par an et que votre croissance est aussi de 2%, la dette est stable par rapport à votre richesse. Cependant, plus les personnes sont riches, moins elles dépensent leur argent. Une grande partie de l'argent ne circule pas et ne permet pas de rembourser les dettes (lien 10). La croissance évite que tout ne s'effondre. En effet, les personnes riches ont besoin de dépenser une part de leur argent moins importante pour satisfaire leurs besoins. A la place, ils épargnent. C'est souvent parce que les riches dépensent moins leur argent qu'ils le restent. Ce phénomène s'accentue avec la bourse. La plupart des grosses fortunes se font aujourd'hui par la bourse. Ceux qui y gagnent le plus y ont mis le plus d'argent. C'est un argent qu'ils n'ont pas dépensé. Plus vous avez d'argent et moins vous le dépensez, plus vous pouvez en gagner. Le phénomène est exponentiel et donc s'emballe jusqu'à devenir insoutenable. C'est les personnes qui vont dépenser le moins d'argent qui vont en gagner le plus. Ainsi, les dettes deviennent difficiles à rembourser.

Il y a aussi la concurrence internationale. Certains pays arrivent mieux que d'autres à vendre à leurs voisins. Les premiers sont en excédent commercial, les second en déficit commercial. Quand un pays est en déficit commercial, il achète plus qu'il ne vend. Ce qu'il achète en plus l'est a crédit (lien 11) puisqu’il n’a pas gagné en vendant l’argent qu’il dépense. Si il s'enrichit chaque année, il pourra rembourser. Sinon, l'état déficitaire risque la faillite, la population la misère et la famine. On ne peut plus importer faute de pouvoir acheter à crédit à l'étranger. Les faillites d'états sont là plupart du temps liés à des déficits commerciaux comme avec la Grèce par exemple. Pour rester dans la compétition, il faut être à la pointe de la technologie, en faire toujours plus, sinon on disparaît ou on est en déficit commercial. Dans un monde mondialisé, où l'on peut produire et vendre plus facilement pour la planète, la concurrence devient rude et seuls les plus gros survivent (lien 12). 5 sociétés se disputent la quasi-totalité du marché du biscuit. Google a le monopole des recherches en lignes. Les états encouragent les sociétés à grossir pour peser dans la compétition mondiale. Cette concentration économique est aussi une concentration de richesse. Les salaires des personnes les plus diplômées augmentent plus vite que les autres car ils sont plus à même de s'adapter à un monde technologique. La fiscalité pourrait corriger une partie de ces problèmes. Seulement, les plus aisés et les entreprises risquent de partir vers des pays à la fiscalité plus avantageuse.

Les politiques d’économies d’énergies

Les politiques qui cherchent simplement à économiser l'énergie se heurtent à l'effet rebond. Plus un procédé est économique, plus on a tendance à l'utiliser (lien 13). L' Allemagne a adopté une politique ambitieuse d'isolation des bâtiments. Comme se chauffer est devenu moins cher, les allemands se sont plus chauffés et les gains espérés étaient nuls au bout de 5 ans (lien 14). Autre exemple, le covoiturage (lien 15). Il permet de dépenser moins d'essence par passager, mais comme voyager coûte moins cher, on voyage plus. Le seul moyen de sortir de cette impasse est de réduire son niveau de vie, autrement dit de s'appauvrir et de se concentrer sur l'essentiel. Ce n'est pas sexy mais c'est la seule solution. On privilégiera ainsi l'humain sur le matériel.

Quelles solutions

Sur le long terme, le capitalisme actuel n'est pas viable parce qu'il amène à des déséquilibres et à des dettes croissantes qui ne sont remboursables que par une économie croissante, ce qui n'est pas possible à l'infini et parce que la richesse a tendance à se concentrer, à moins d'un ré-équilibrage du système. L' ouverture des moyens de communications amplifie le phénomène et provoque une concurrence fiscale depuis les années 1980. Il devient plus facile d'échanger entre les zones ayant beaucoup ou peu d'impôts, de se renseigner sur la fiscalité. Les impôts étaient plus élevés dans le monde avant (ex TVA sur le luxe). Le capitalisme a cependant une grande faculté à s'adapter aux besoins à court terme mais pas a long terme sauf pour des problèmes apparaissant progressivement (ex un minerais se raréfie lentement, son prix augmentent lentement et on cherche progressivement à s'en débarrasser.

Le système communiste n'est pas plus viable. Comme le salaire est indépendant du travail réalisé, personne n'a intérêt à y travailler et le système finit par s'effondrer. C'est ce qui est arrivé à l'URSS.

Collectivement, on a intérêt à éviter les déséquilibres, à éviter que quelques personnes captent toute la richesse, que des entreprises aient un monopole et deviennent trop grosse pour que l'argent circule et que les dettes restent remboursables. Il faut un niveau important d'impôts pour les personnes et sociétés plus aisées. Il faut que les pays évitent d'êtres trop dépendants les uns des autres (déficits commerciaux). La mondialisation permet aux pays pauvres de s'enrichir mais met les pays plus développés en danger de faillite. Une relocalisation avec un transfert de technologies vers les pays plus pauvres leur permettrait de se développer. Cependant un pays ne peut pas faire du protectionnisme tout seul, au risque d'être plus cher que ses voisins, de ne pas profiter de nouvelles technologies étrangères pour ses propres exportations et donc de se faire dépasser. Les règles de l'OMC devraient intégrer des règles d'équilibre commercial entre les états.

On n'a collectivement intérêt à mener une politique qu'aucun état n'a intérêt à faire individuellement. Le premier état qui la mènerait sombrerait à cause de la concurrence. C'est le cas de la France. Mais si on ne le fait pas collectivement, le système économique s'écroulera. C'est ce que l'on appelle l'aléa moral. Il est illustré par le dilemme du prisonnier (lien 16). 2 cambrioleurs sont arrêtés par la police qui n'a pas de preuve contre eux. Elle les isolé et leur fait à chacun un deal. D'accord, si vous ne dénoncez pas votre copain et qu'il ne vous dénonce pas vous êtes libres. Mais si vous ne le dénoncez pas et qu'il vous dénonce, vous faîtes 5 ans de prison. Si vous vous dénoncez mutuellement vous faîtes 2 ans de prison. Si vous le dénoncez et qu'il ne vous dénonce pas, vous êtes libres. Individuellement chaque prisonnier a intérêt à dénoncer l'autre. Si l'autre ne le dénonce pas, il ne perd rien, car il sort libre qu'il le dénonce ou pas. Si l'autre l'a dénoncé, il fait 2 ans de prison au lieu de 5. Collectivement, ils ont intérêt à ne pas se dénoncer parce qu'alors, ils restent tous les 2 libres au lieu de faire 2 ans de prison tous les 2.

Pour que cette politique coopérative puissent aboutir. Il faut informer un maximum de personnes à travers le monde, dans toutes les langues. Elles doivent connaître les détails techniques du problème et les solutions à adopter. A leur tour, elles feront pression sur les politiques pour les obliger à prendre ces mesures. Ces déséquilibres provoquent des crises économiques qui s’enchaînent, et le seul moyen de l'éviter est de se mobiliser mondialement pour prendre des mesures d'équilibre et de redistribution.

Cette technique peut aussi s'employer face aux enjeux globaux que sont le réchauffement climatique et l'épuisement des énergies fossiles.

Références

 

(1) La croissance et la diabolique fonction exponentielle (economiematin.fr)

(2) Etude du lien entre PIB et consommation d'énergie (theshiftproject.org)

(3) Trente Glorieuses — Wikipédia (wikipedia.org)

(4) L'empreinte environnementale du numérique | Arcep

(5) Rapport_Oxfam_Davos_inegalites_2021.pdf (oxfamfrance.org)

(6) La création monétaire | economie.gouv.fr

(7) Spirale déflationniste — Wikipédia (wikipedia.org)

(8) Spirale inflationniste - Qu'est-ce que c'est, définition et concept - 2021 - Économie-Wiki.com (economy-pedia.com)

(9) Taux directeur — Wikipédia (wikipedia.org)

(10) Selon l’Insee, les plus riches épargnent et les plus modestes dépensent de manière contrainte (mieuxvivre-votreargent.fr)

(11) Thierry Aimar : Le déficit extérieur, trou dans la raquette de la dette publique - L'Express L'Expansion (lexpress.fr)

(12) rdb45-fr.pdf (banque-france.fr)

(13) Effet rebond (économie) — Wikipédia (wikipedia.org)

(14) En Allemagne, les rénovations énergétiques des bâtiments n’ont pas fait baisser la consommation (lemonde.fr)

(15) Les vertus écologiques du covoiturage font débat | Les Echos

(16) Dilemme du prisonnier — Wikipédia (wikipedia.org)


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14 réactions à cet article    


  • malhorne malhorne 4 mars 13:52

    en parlant d’écolos carriéristes , notons que ce crétinus de jadot a du virer la radicale fanatique rousseau..........heureusement que ces parasites pseudos écolos s’entretuent entre eux !! 


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 4 mars 14:07

      Les services comme la livraison nécessite des véhicules, donc du carburant

      Oui mais la consommation est beaucoup plus optimisée. C’est l’équivalent des transports en commun.

      Le seul moyen de sortir de cette impasse est de réduire son niveau de vie

      Ca se fera (fait) naturellement. Le problème c’est que ceux qui ont le plus haut niveau de vie (matériel) ne sont pas près à le baisser.


      • Séraphin Lampion Kaa 4 mars 14:23

        @Opposition contrôlée

        L’auteur n’a pas intégré la notion de classe sociale dans son schéma, alors il ne peut pas y avoir de lutte des classes.


      • Séraphin Lampion Kaa 4 mars 14:21

        « Le système communiste n’est pas plus viable. Comme le salaire est indépendant du travail réalisé, personne n’a intérêt à y travailler et le système finit par s’effondrer. C’est ce qui est arrivé à l’URSS. »

        Non, ce n’est pas ce qui est arrivé en URSS pour autant que ce pays ait mis en place un système baptisé « communisme ». Attribueriez-vous ce même qualificatif à la Chine aujourd’hui ?

        Ce qui a causé la disparition de l’URSS, c’est la corruption et une sclérose due au vieillissement de la nomenklatura, la bureaucratie, une classe sociale dominante née de la prise de pouvoir par Staline et devenue une gérontocratie qui ne contrôlait plus l’économie mais l’avait laissée à une mafia corrompue et corruptrice qui a montré tout son savoir faire quand les oligarques se sont partagés les richesses nationales. Ces escrocs (toujours en place pour la plupart) étaient déjà présents avant Eltsine, maison ne les voyait pas.

        Vos préconisations ne son pas nouvelles. Keynes n’a rien proposé d’autre, et ça n’a fait que repousser les limites.


        • ZenZoe ZenZoe 4 mars 15:14

          @Kaa
          Vous avez raison, mais l’auteur aussi. Toute idéologie plaquée sur une société sans tenir compte de la nature humaine conduit immanquablement au désastre absolu. Il faut croire que le système communiste ne répondait pas aux aspirations profondes des Russes, et surtout pas de ses élites, qui ont bafoué comme des crapules le système qu’elles avaient elles-mêmes mis en place, ce que n’a pas manqué de constater le peuple, pas si simple d’esprit que ça. Le communisme est d’abord mort rongé de l’intérieur, et des causes extérieures lui ont porté l’estocade.
          Le meilleur système est celui qui respecte l’individu tout en préservant le collectif. L’essentiel est de savoir où place le curseur, ce qui n’est jamais évident.


        • Séraphin Lampion Kaa 4 mars 15:54

          @ZenZoe

          Je crains que vous ne confondiez « stalinisme » et « communisme ».


        • ZenZoe ZenZoe 4 mars 16:57

          @Kaa
          Non. Je pense aux régimes communistes ailleurs aussi smiley


        • Séraphin Lampion Kaa 4 mars 17:03

          @ZenZoe

          où ça ?


        • ZenZoe ZenZoe 4 mars 14:59

          L’écologie est une fumisterie. J’y ai cru jusque dans les années 70, décennie où tout a commencé à déraper. On pouvait encore choisir une autre voie à l’époque, on ne l’a pas fait. Ceux qui tentaient de vivre modestement étaient ridiculisés et d’ailleurs beaucoup ont laissé tomber.

          Maintenant c’est trop tard. Toutes les solutions proposées aujourd’hui n’en sont pas, car elles ne remettent pas en cause l’origine du problème : une société basée sur la consommation de masse et le règne du superflu. Ce système auto-destructeur est beaucoup trop bien installé pour qu’on puisse changer sa trajectoire et l’impact final, et la seule chose qui pourra sauver la planète est une bonne guerre mondiale, une sacrée baffe qui mettra tout le monde KO pour longtemps, voire éradiquera l’espèce nuisible que nous sommes, mais la planète elle s’en remettra, tout doucement, comme elle l’a déjà fait pendant des millions d’années. A cet égard, le havre de paix qu’était devenu Tchernobyl (avant l’invasion des Russes) est un bel exemple de régénération (un peu radioactif certes, mais bon...).


          • Séraphin Lampion Kaa 4 mars 16:20

            @ZenZoe

            Dans les années 70, la notion d’écologie ne se limitait pas à « gardarem lou Larzc ». Le premier à s’être présenté sous l’étiquette « écologiste » à une élection présidentielle française a été René Dumont, en 1974.

            Pour lui, le « développement » (pour sortir les pays les plus pauvres du « sous-développement) n’était pas seulement une question d’argent (problème économique), de système social, ni de techniques (engrais, semences), mais plutôt la résultante d’un équilibre entre les trois. Il considérait que les relations entre les hommes et leurs champs reposaient sur les relations existantes entre les hommes eux-mêmes, les relations sociales constituant les bases sur lesquelles reposent une agriculture et un développement industriel « de qualité » (terme qui mériterait un développement).

            Il a été un des premiers à dénoncer les effets de l’explosion démographique, le productivisme, le gaspillage, la pollution, les bidonvilles et les inégalités entre pays du Sud et pays du Nord.

            Comme on le voit avec cet article, ses héritiers n’ont pas su garder la même cohérence globale.


          • ZenZoe ZenZoe 4 mars 18:36

            @Kaa
            Tout à fait.


          • Albert123 4 mars 17:38

            « Collectivement »


            il suffit,


            vous arrivez après la bataille mon bon, après la psychose sanitaire et ukrainienne, je suis tellement blindé que votre psychose climatique je lui pisse dessus.




              • Claude Courty Claude Courty 7 mars 18:26

                « La question écologique est au centre des débats publics. »

                C’est la démographie mondiale qui devrait y être, la prolifération humaine étant la cause première de tous les maux de la Terre et de tout ce qui la peuple (mis à part ceux qui résultent des caprices de la nature.

                https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/10/le-syndrome-de-lautruche.html

                https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2015/03/schema-sans-commentaire.html

                http://economiedurable.over-blog.com/2022/01/surpopulation-toujours-d-actualite.html

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