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Daniel Cueff, maire engagé contre les pesticides face aux démissions de l’État

Les photos et les interviews fréquentes depuis mai 2019 ont rendu son personnage familier et sympathique aux français : Daniel Cueff, maire de Langouët (Ille-et-Vilaine, 602 habitants, 710 vaches), fait figure d’Astérix dans sa confrontation avec les lobbys agro-industriels.

Si la sympathie de l’opinion lui est si facilement acquise, c’est que, tel José Bové en 1999, Daniel Cueff incarne de façon assumée le petit maire qui ne veut pas être écrasé par les puissances politiques et économiques. Le combat de la légitimité morale contre la défausse de l’État. La protection des habitants contre la logique de court terme de l’agriculture industrielle. La santé des populations (riverains, paysans responsables) contre des épandages de pesticides de synthèse aux effets soit dangereux, soit inconnus. La biodiversité contre les monocultures d’exportation. La qualité du vivre et du manger en France contre l’industrialisation mondialisée de l’alimentation. L’engagement d’un maire contre les arguties juridiques de la 5ème république.

Un sondage IFOP indique que 96 % des personnes interrogées se déclarent favorables à son arrêté́ d’éloignement des pesticides.[1].

 

Si son action de transformation de son village a commencé il y a vingt ans, c’est seulement depuis le 18 mai 2019 qu’il est devenu un sujet « médiatique ». Ce jour-là, dans le cadre d’une fête du Mouvement des coquelicots [2]] à Langouet, le maire vêtu d’une combinaison d’apiculteur et de son écharpe tricolore rend public un arrêté municipal. Interpellé par des habitants de la commune contaminés par du Glyphosate, le plus utilisé des pesticides, Daniel Cueff décide de créer une distance de sécurité, la Zone de non traitement (ZNT), jusqu’à 150 m des habitations.

 

Des plans Eco-phyto, juste pour la photo ?

Sans interdire complétement les pesticides de synthèse, son arrêté aménage les conditions de cohabitation dans le cadre de la ruralité entre la santé des riverains et l’utilisation de pesticides sur de nombreuses parcelles agricolesEt pourtant, ce recours aux pesticides a été régulièrement présenté comme excessif par les responsables politiques en France et en Europe. Le plan EcoPhyto  issu du Grenelle de l’Environnement en 2008 sous la présidence Sarkozy — prévoyait pourtant sa diminution de 50% d’ici 2018 ! Quelques années plus tard, en 2015, sous la présidence Hollande, le plan EcoPhyto II constate que la consommation de pesticides a poursuivi sa croissance. Il est décidé que celle-ci devait diminuer de 20% d’ici 2020 et de 50% d’ici …2025.

Même si ces deux plans EcoPhyto ont été accompagnés de financements publics significatifs, en février 2020, la cour des comptes constate que les résultats n’ont pas été au rendez-vous avec une augmentation de 25 % en nombre de doses unités — une nouvelle croissance plutôt que la diminution programmée !

 

Une vague de prises de positions

La décision du maire de Langouet de créer une zone de protection de 150 mètres est populaire. Elle suivie par plus de 120 communes et 2 départements qui bravent l’autorité de l’État.

Face à cette fronde, la réponse du gouvernement est de faire intervenir les préfètes ou les préfets (intimidation ou attaque devant les tribunaux administratifs).

Le 26 juin 2019, le Conseil d’État lui-même avait recommandé de combler le vide juridique sur les conditions précises d’utilisation des pesticides constatant que l’arrêté́ ministériel de 2017 ne « protégeait pas suffisamment la santé et l’environnement » ; Il donne six mois au gouvernement pour faire des propositions, au plus tard au 1er janvier 2020.

Le 23 août 2019, la réponse du président Macron, en direct sur la plateforme en ligne Konbini, relève d’un « en même temps » schizophrénique : « Le maire de Langouët a raison dans ses intentions, mais il y a des lois, [la préfète] doit les faire respecter, donc je serai toujours derrière les préfets qui font respecter les lois » … « la solution n’est pas de prendre un arrêté́ qui n’est pas conforme à la loi », mais plutôt « de mobiliser pour changer la loi »[3].

Avec pareil encouragement à aller de l’avant, on imagine que le gouvernement va agir avec résolution.

Le gouvernement prend la décision de lancer une consultation publique en ligne sur le site du ministère de l’Écologie. Celle-ci ouvre le 9 septembre pour un peu moins d’un mois. Pourquoi si peu de temps et si peu d’information sur cette consultation ? Le questionnaire limite singulièrement les options possibles : 3, 5 ou 10 mètres.

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) syndicat puissant et hégémonique ainsi que le ministre de l’agriculture Didier Guillaume martèlent l’impossibilité de mettre en place de véritables « Zones de non-traitement » qui protègent les populations au-delà de ces distances dérisoires.

Finalement le résultat de la consultation publique (53 000 répondants) ne semble pas encourager l’attentisme, au contraire malgré les efforts de la FNSEA de mobiliser ses réseaux. Il n’est pas rendu public.

Une décision contestée prise en catimini

Le 27 décembre 2019, le gouvernement publie enfin un arrêté lénifiant confirmant des distances minimales de « protection » et provoquant la colère des défenseurs de l’environnement et de la santé ainsi que celle des mouvements paysans coincés dans l’agriculture intensive dopée aux pesticides.

 

Pendant cet hiver les édiles appelés « maires courage » se sont organisés en un « collectif des maires face aux pesticides » défendu par Corinne Lepage qui fut ministre de l’Environnement de 1995 à 1997. Des communes non rurales et des grandes villes ont rejoint le mouvement pour exclure désormais aussi de tous les usages la possibilité d’utiliser les pesticides de synthèse y compris dans les propriétés privées, les cimetières et autres situations non couvertes par la loi Labbé de 2017.
Ce collectif présidé par Daniel Cueff rassemble des maires de toutes tendances (exceptée ceux du front/rassemblement dit national). Corinne Lepage a attaqué devant le conseil d’État le dernier arrêté du ministère de l’Écologie.

Vendredi 14 février, la plus haute juridiction administrative a, sans surprise, rejeté́ la demande de suspension en urgence du décret et de l’arrêté́ qui établissaient des distances minimales en matière d’épandage des pesticides. Mais elle ne s’est pas prononcée sur le fond de ce dossier[4] ! »

 

En attendant que cet enjeu de santé ne soit abordé d’abord par les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie, puis par le Conseil d’État, c’est le déni qui règne en maitre sur ces « décisions ».

 

Une recherche sans moyens

La Science et l’ANSES – Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail – sont invoquées mais les études ne sont pas financées, les alertes sont ignorées, la dernière sur les fongicides SDHI (Inhibiteurs de la Succinate Déshydrogénase en anglais Succinate DeHydrogenase Inhibitor).

Ansi les tests et les recommandations d’usage de Monsanto servent tout bonnement de références puis de règles. Le jeu des défausses peut se poursuivre.

Comme hier les cigaretiers, les industriels de l’amiante, les fabricants d’opioïdes dangereux ou du Mediator[5] la stratégie pour gagner du temps (et des millions) est toujours la même : d’abord le déni, puis le brouillage en suscitant la publication d’études complaisantes, la mise sous influence d’agences de régulations, l’utilisation de la presse ou des médias sociaux.

Dans un premier temps la science est invoquée (quelle nocivité ?), puis quand elle parvient à démontrer des corrélations, elle est dénoncée. En l’absence de preuves isolables du fait de causalité multifactorielle, le scrupule méthodologique et rigoureux des scientifiques est présenté comme un feu vert par des industriels ou des politiques sans scrupules.

Cette confrontation entre d’un côté ces maires et la majorité de l’opinion, de l’autre le lobby agro-industriel qui souffle sa conduite au gouvernement n’est pas près de cesser.

Merci à Carlito

Les apprentis sorciers de la chimie en sont encore à l’époque où ils croyaient modeler le vivant à leurs besoins, réduire les plantes à des fonctionnalités utiles à l’agro-industrie et condamner le paysan dépendant à une perpétuelle fuite en avant. Ils ignorent l’interdépendance des écosystèmes fragiles (dont les humains font partie). Ils croient pouvoir répéter les mêmes techniques d’année en année et hectares après hectare. Les populations européennes averties des dégâts de ce modèle intensif perdent confiance après tant de signaux des menaces (algues vertes, vache folle, trafics des viandes, pollution des eaux, malbouffe, obésité, déforestation, sucres dangereux).

 

Le 19 février l’appel de 1700 scientifiques engage le gouvernement à prendre des mesures rapides pour sortir des pesticides[6]. Par ailleurs le nombre de cancers augmente de façon significative en milieu agricole où il était plus faible que la moyenne, en particulier les lymphomes. Aux Antilles le perturbateur endocrinien a pour nom Chlordécone — un insecticide pourtant banni depuis 1993 mais toujours présent dans les sols— est responsable d’une forte augmentation des cancers de la prostate[7].

 

Le récit d’un maire en phase avec l’évolution de l’opinion

Il sera intéressant et fondamental de lire l’ouvrage que Daniel Cueff vient d’écrire sur la situation d’un maire interpellé par sa population.
Son titre constructif : Paysans, on vous aime Défendez-vous, défendez-nous… contre les pesticides de synthèse illustre bien la nécessité d’intégrer pleinement des paysans nombreux en France et en bonne santé à l’encontre de la FNSEA. Sa bureaucratie grassement payée[8] défend en priorité les grosses exploitations, et amalgame dans l’agribashing[9] des incivilités déplorables face aux agriculteurs et une remise en cause du modèle agricole dominant.

 

 

La préface est rédigée par Corinne Lepage. Le maire breton a choisi les éditions Indigène, qui ont diffusé le fameux « Indignez-vous » de Stéphane Hessel à plus d’un million d’exemplaires.

L’ouvrage de Daniel Cueff de 64 pages vendu 4,90 € en librairie à partir du 5 mars devrait connaître un large succès.

 

 

 

 

 

 

Notes

[1] Sondage IFOP du 22 août 2019 demandé par l’association Agir pour l’Environnement auprès d’un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.

[2] Le mouvement « Nous voulons des coquelicots » a été lancé le 18 septembre 2018 par Fabrice Nicolino. La pétition en ligne contre les pesticides de synthèse a été signé par plus d’un million de personnes.

[3] Dans le Figaro avant le sommet du G7 à Biarritz

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/arrete-anti-pesticides-macron-soutient-le-maire-dans-ses-intentions-20190823

[4] Voir le journal La Croix du 14/02/2020

https://www.la-croix.com/France/Justice/Le-Conseil-dEtat-rejette-demande-maires-anti-pesticides-2020-02-14-1201078377

[5] Le mediator des laboratoires Servier dénoncé par Irène Frachon

[6] Le Monde 19 février

[7] Voir le cancer de la prostate aux Antilles françaises : état des lieux

http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2016/39-40/pdf/2016_39-40_6.pdf

[7] Voir chiffres élevés publiés dans Challenge qui indiquent une augmentation massive en 2019 alors que les revenus des agriculteurs

https://www.challenges.fr/economie/agriculture/les-salaires-tres-eleves-des-dirigeants-de-la-fnsea_699818

[7] Agribashing : littéralement dénigrement des agriculteurs, terme suggéré par des communicants pour éviter tout débat sur les différents modèles d’agriculture. Ou comment emmener des paysans dans une impasse et désigner ceux qui s’y opposent comme responsable du désarroi et des suicides ainsi créés.

 


Plus

Les communes qui ont pris des décisions de restriction des pesticides ; carte collaborative de  Bretagne-creative (réseau de l’innovation sociale et des transitions en Bretagne)

Le site des coquelicots

Le site de Daniel Cueff autour du livre

 

et sur le blog de l'auteur de cet article

Sur d’autres « lanceurs d’alerte » L’amiante, les pesticides : le combat des sentinelles

et Lobbytomie-Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie


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25 réactions à cet article    


  • Le421 Le421 29 février 18:49

    Les bretons sont très cons. Je le sais, ma mère était bretonne !!

    Mais ça marche dans les deux sens.

    Pour le bien ou pour le mal.

    Les bonnets rouges ont semé le bordel pour un système qui existe partout sauf en France.

    Et si les gilets jaunes avaient semé la moitié du quart du bordel qu’ils ont mis, je pense que ça aurait fini au tir à vue au HK...


    • JMBerniolles 29 février 22:38

      @Le421

      Je connais bien la Bretagne et pas mal l’île et Vilaine... C’est particulièrement faux de dire que les bretons sont « idiots ». Il faut être assez vif d’esprit pour naviguer au large des côtes bretonnes ce que faisaient les sardiniers à voile jusqu’aux années 60. Ne parlons pas de la haute mer... Il y a toujours eu une agriculture intelligente, un amour et une préservation du pays très forts...

      Le problème est que cette région a été dominée par la religion et que l’éducation y a toujours été très élitiste. Un exemple particulièrement notable est l’établissement jésuite de Saint François Xavier à Vannes. Je préfère dire que mon cousin Germain, mon frère, y a été brillamment formé pour devenir un non moins brillant chirurgien, plutôt que citer Le Pen.

      L’Ile et Vilaine a une agriculture de petites exploitations, mais il y a tout de même de l’agro quasi industriel avec les cidres Loic Raison à Guenrouet près de Redon.

      Ce Maire est clairement en campagne électorale.


    • Fergus Fergus 1er mars 09:34

      Bonjour, JMBerniolles

      Une petite précision : le département 35 est celui d’Ille-et-Vilaine.

      Pour ce qui est du maire de Langouët, il est en effet « clairement en campagne électorale », mais pas pour gagner dans sa commune où il ne se représente pas !

      La campagne qu’il mène a pour objectif de faire avancer  et si possible gagner  les idées écologistes qu’il a développées à Langouët et que d’autres élus bretons ont prises à leur compte, voire enrichies par de nouvelles initiatives.

      C’est dans ce but Daniel Cueff intervient dans ces Municipales en allant soutenir ici et là les candidats Verts ou d’Union de la gauche et des écologistes.


    • JMBerniolles 1er mars 11:05

      @Fergus

      Merci pour cette correction. Et cette information.

      Tel que présenté dans l’article son programme « écolo » ne va pas très loin il me semble. Le problème de l’agriculture en France c’est avant tout celui de la PAC et des règles imposées par Bruxelles qui impose une agriculture néo libérale contre nature. Avec de grandes surfaces en monoculture souvent en contradiction avec la topographie, les sols et le climat de la région, la liquidation de l’agriculture maraichère et des exploitations en dessous de 20 ha ou plus. On voit ce que donne à grande échelle une agriculture néo libérale en Argentine, au Brésil … 
      Donc si l’on veut revenir à une agriculture raisonnée il faut sortir de l’UE néo libérale.

      A propos des pesticides il est dit dans l’article que des agriculteurs se sont plaints de problèmes dus à l’exposition aux pesticides. C’est un peu léger. Vis à vis du Glyphosate, dont l’impact sanitaire est mal connu parce qu’il manque un grand Institut national de la Biologie humaine et végétale, que l’on pourrait supposer indépendant, les seules études un peu fiables sur les conséquences de l’exposition au Glyphosate sont précisément des études épidémiologiques sur des agriculteurs concernés sur de longues périodes. Justement il n’a pas été noté de problèmes, mais ce n’est que statistique.

      L’Agriculture a la lourde tache de nourrir l’humanité. Une humanité dont la démographie est galopante. Cela impose naturellement des rendements assez élevés. 

       


    • Fergus Fergus 1er mars 11:44

      @ JMBerniolles

      « si l’on veut revenir à une agriculture raisonnée il faut sortir de l’UE néo libérale »

      Cela ne changerait rien : en France, c’est le modèle productiviste de la FNSEA qui domine de manière écrasante le monde agricole avec la complicité des pouvoirs publics. Or, le modèle agricole européen a été calqué sur celui de la FNSEA. Autrement dit, on tourne en rond.

      « Cela impose naturellement des rendements assez élevés »


      Vous avez raison, il ne faut pas avoir une vision trop étroite du problème : à l’évidence, on ne peut pas mettre en place partout des modèles parfaitement vertueux visant à une distribution dans les seuls circuits courts. Cela ne répondrait pas aux besoins. Mais il n’en est pas moins nécessaire d’aller vers des modèles plus respectueux des sols pour l’agriculture  l’usage massif des produits phytosanitaires les détruisent à petit feu , et du bien-être animal pour l’élevage. C’est possible, et les exploitants qui sont passés au bio le reconnaissent eux-mêmes.



    • JMBerniolles 1er mars 12:11

      @Fergus

      Cela ne servirait à rien de reprendre sa destinée en main ?
      Pour faire de que vous dites avec lequel je suis d’accord il faut précisément être capable de maîtriser sa politique agricole. 


    • Fergus Fergus 1er mars 13:41

      @JMBerniolles

      « il faut précisément être capable de maîtriser sa politique agricole »

      D’où la nécessité d’un changement au niveau européen car au niveau français la FNSEA  cul et chemise avec l’industrie agro-alimentaire*  ne bougera pas ! Il faudrait, pour que la FNSEA bouge, qu’elle y soit contrainte par des directives. Notez à cet égard que les améliorations qui sont intervenues ces dernières années sur le bien-être animal ont été imposées par l’UE, en aucun cas elles ne sont nées d’initiatives de la FNSEA !

      * Avant Christiane Lambert, la FNSEA a souvent été dirigée par des personnalités portant une double casquette de gros exploitant et d’industriel. Cela a notamment été le cas de Xavier Beulin — auquel Mme Lambert a succédé après son décès soudain — : il était tout à la fois un gros céréalier, le pédégé du groupe industriel Avril, un actionnaire de Carrefour Market et un administrateur du Crédit Agricole. Un pedigree qui ne prédispose pas, c’est le moins que l’on puisse dire, à se soucier des petits paysans et de la sauvegarde des écosystèmes !


    • JMBerniolles 1er mars 15:17

      @Fergus

      Changer l’Europe cela fait une éternité que l’on entend cela de la part de gens qui ne veulent rien changer. Jusqu’au maastritchien Melenchon.

      Il n’y a pas d’Europe. Juste un empilage de traités qui institutionnalisent le néo libéralisme.... Il faudrait les remettre en cause de A à Z. La Grande Bretagne, qui était plus libre que nous dans L’UE, vient de sortir sans problème. Pourquoi avoir peur d’en sortir, ce serait tuer le néo libéralisme de L’UE.

      Pour changer vraiment dans un sens social il faut se battre. Cette complicité de la soit-disant Gauche laisse la voie à des partis néfastes...


    • nono le simplet nono le simplet 1er mars 08:33

      « la solution n’est pas de prendre un arrêté́ qui n’est pas conforme à la loi », mais plutôt « de mobiliser pour changer la loi »

      [Macron]

      je ne connaissais pas cette tirade ... hallucinant de démagogie smiley


      • Fergus Fergus 1er mars 09:47

        Bonjour, nono le simplet

        En l’occurrence, Macron n’a pas tort, l’arrête retoqué en 2019 étant effectivement illégal au strict plan juridique, d’où la décision de la Cour d’appel.

        Mais il est évident que Macron aurait pu appuyer l’initiative de Daniel Cueff sur la base de la « mise en danger des habitants » invoquée par le maire de Langouët dans son arrêté. Il n’a évidemment rien fait de tel, ce qui n’est pas surprenant tant il est, comme ses prédécesseurs, soucieux de ne pas froisser les puissants lobbies de l’agro-alimentaire, FNSEA en tête. (Pour mémoire : Langouët : le village écologique en lutte contre le glyphosate).

        Cela dit, « mobiliser pour changer la loi », c’est exactement ce que tentent de faire Daniel Cueff et les associations avec lesquels il est en lien. C’est pourquoi Daniel Cueff bat la campagne  électorale  pour sensibiliser le maximum de monde à la nécessité de promouvoir une autre approche de la vie rurale.


      • Odin Odin 1er mars 12:18

        @Fergus

        Bonjour,

        « En l’occurrence, Macron n’a pas tort »

        Comment micron pourrait il avoir tort à Paris, sur la façade atlantique et particulièrement en Bretagne où l’on trouve le plus grand nombre d’habitants souffrant du syndrome de Stockholm comme nous le montre la carte électorale de 2017 smiley 

        https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/05/08/presidentielle-la-carte-des-resultats-du-second-tour-commune-par-commune_5124025_4355770.html


      • Fergus Fergus 1er mars 12:54

        Bonjour, Odin

        J’ai écrit qu’il n’avait pas tort « au plan juridique ». Car pour le reste, il n’a pas pris la moindre initiative en vue d’engager une modification des dispositions qui donnent au seul ministère de l’Agriculture le pouvoir d’entériner ou de rejeter les arrêtés municipaux de protection de la population des épandages agricoles.

        Le fait est que c’est, avec Paris, dans l’Ouest et le Sud-ouest que Macron a fait ses meilleurs scores. Et ce phénomène s’est mis en place dès l’automne 2016 avec l’émergence  je l’avais signalé à cette époque  de nombreux comités de soutien En Marche ! dans les villes et villages de l’Ouest. Le plus étonnant est que beaucoup, notamment sur ce site, ont refusé de voir cette réalité et ont cru que Macron allait se crasher alors qu’il suscitait manifestement un vrai désir de changement de paradigme politique par le biais de sa personne. 

        J’imagine qu’aujourd’hui, la situation ne serait plus la même. Mais Macron a sans doute gagné à droite ce qu’il a perdu à gauche dans l’électorat. La question est : dans quelles proportions ?


      • Odin Odin 1er mars 14:28

        @Fergus

        « alors qu’il suscitait manifestement un vrai désir de changement de paradigme politique par le biais de sa personne »

        Changement de paradigme en votant pour la 2ème fois, après Pompidou et la perte de notre souveraineté monétaire (loi du 03/01/1973) pour un banquier de chez Rothschild qui lui avec son 49-3 vient de nous niquer notre système de retraite et c’est pas terminé avec les GOPÉ, encore plus de 2 ans à accroître la déliquescence de notre nation pour les 1 % du satanisme.

        Désolé Fergus, mais faut vraiment être con pour ne pas avoir deviné dans quelle direction cette nouvelle marionnette allait diriger notre pays. Fort possible qu’une nouvelle confrontation en 2022, avec les mêmes candidats, donnerait le même résultat.

        J’aime mon pays mais je suis consterné par le manque d’analyses politiques, de connaissances historiques d’une majorité de nos concitoyens pensant que l’histoire de la France commence en 1789 avec cette putain de république et laïcité maçonnique.

        Il n’y a plus, depuis longtemps, de gauche ou de droite mais d’un côté l’UE et le mondialisme et de l’autre les souverainistes.

        Les français ne comprennent toujours pas ce réel paradigme et il est possible que la majorité ne le comprennent jamais et que nous finissions en province du nouvel ordre mondial, ce que nous sommes déjà en grande partie.


      • Fergus Fergus 1er mars 15:12

        @ Odin

        « Désolé Fergus, mais faut vraiment être con pour ne pas avoir deviné dans quelle direction cette nouvelle marionnette allait diriger notre pays »

        C’est ce que j’ai essayé  en m’appuyant sur le parcours de Macron  de dire dans ma ville pour convaincre les gens séduits par ce technocrate mégalomane de faire un autre choix. Sans grand succès. Comme le serpent Ka dans Le livre de la jungle, il avait hypnotisé la plupart de ses groupies.


      • Spartacus Spartacus 1er mars 10:11

        Obscurantisme vert de gris dans toute sa splendeur... 

        Les arguments sont « moraux faisant appels aux peurs et l’ignorance pour se faire élire.

        Les pesticides sont nécessaires et indispensables à l’agriculture, comme le savon au corps humain, c’est la dose qui est importante. 

        Les terres non traitées laisseront place aux toxines naturelles des plantes invasives et créeront plus de mal que ces mesures débiles sont censée arrêter.

        C’est juste »électoral".

        Détruire l’économie des paysans pour acheter les voies des bobos qui demain verront leur enfants allergiques ne plus se balader dans les champs pour cause de respirer les pollens de datura.

        Ils verront leur pelouse impossible de verdir avec la fusariose et à force d’enlever les chénopodes semés par les vents chaque jour en rentrant du travail leur donnera envie définitive de quitter le pavillon phénix à la campagne.


        Après avoir détruit les paysages Français d’éoliennes, appauvrit les populations de taxes sur les carburants et énergies.

        Détruits de normes et contraintes l’agriculture, détruit la production automobile et industrielle du pays, créé des millions de chômeurs et un état qui laissera un pays pauvre et endetté aux générations suivantes.

        L’avenir liberticide avec les verts de gris devient la norme...

        L’écologie est un nouveau communisme. Misère, pénuries et étatisme directiviste en sont les points communs....

        Aujourd’hui diabolisation et destruction des revenus et moyens des agriculteurs pour de fausses raisons idéologiques, demain ils tueront les gens coupables de rejeter du CO2 par la respiration.


        • Jordi Grau Jordi Grau 1er mars 14:21

          @Spartacus

          L’agriculture biologique sous toutes ses formes montre qu’il est possible de traiter des champs sans passer par les pesticides massivement utilisés par l’industrie agro-chimique. Par ailleurs, ne pensez-vous pas qu’il y a de bonnes raisons d’avoir peur d’inhaler des substances cancérigènes quand on habite à 10 mètres d’un endroit où les pesticides sont épandus ? Croyez-vous que ce soit des doses homéopathiques qui sont utilisées. Enfin, vous oubliez le fait que les insectes (et avec eux un grand nombre d’oiseaux, entre autres) sont en train de disparaître à cause des pesticides. En réalité, tout le monde et pas seulement quelques maires démagogiques ou quelques ignorants reconnaît aujourd’hui qu’il y a un problème avec les pesticides. Même le conseil d’Etat le dit, même Macron le reconnaît.. Relisez l’article.


        • Fergus Fergus 1er mars 15:13

          Bonjour, Jordi Grau

          Commentaire de bon sens. 


        • JMBerniolles 1er mars 16:55

          @Jordi Grau

          C’est la présentation formatée idyllique d’ « ecolos » de salon..... Autrefois on utilisait du cuivre, du plomb, de l’arsenic, du Sodium,.... Cela montrait bien d’ailleurs qu’il y a une question de doses. L’affirmation selon laquelle on peut se passer de pesticides n’est absolument pas étayée, de même que le caractère cancérigène de pesticides usuels.... A vrai dire ces « ecolos » ne se soucient pas de demander des études sérieuses. Ce que n’est pas celle du Prof Seralini. Il est clair que l’agriculture actuelle, encore une fois néo libérale, fait des sols des supports à produits chimiques, force trop sur les rendements,.... On peut se douter que l’emploi de pesticides joue sur les insectes. C’est le néo libéralisme qui entraîne ces étendues immenses de monoculture entièrement traitées.

          Nous avons les moyens en France d’étudier les possibilités d’agriculture raisonnée. Il faut naturellement un plan national coordonné. En même temps on ne peut pas nationaliser l’agriculture.

          Toutes ces vraies questions sont loin de la démagogie politicienne qui plombe cette question chez nous.


        • Spartacus Spartacus 1er mars 21:48

          @Jordi Grau
          Non vos arguments sont de la propagande militante...Comme l’article ou Macron vous êtes dans la démagogie...

          Les substances cancérigènes, il y a le soleil , la viande rouge, ou la ciboulette...
          Je viens de vous expliquer que c’est la dose qui compte...
          Il est là votre obscurantisme...
          Les plantes sont toxiques....
          Le datura envahi les cultures bio. Chaque semaine une nouvelle affaire.

          Les insectes ne disparaissent pas à cause des insecticides mais de multiples raisons dont l’urbanisation. 

          Les insectes c’est la 3eme raison mondiale après le cancer et les maladies cardio vasculaires de destruction de la vie humaine. Chikungunya, paludisme, maladie de Charco...

          Pendant que vous pleurnichez de démagogie sur les « pauv insectes », la moitié de la terre souhaiterai s’en débarrasser et doit vivre sous moustiquaire....

          Actuellement des démagogues comme vous verts de gris sont des criminels.
          Au Kenya ils s’opposent aux pesticides contre les criquets qui affament les populations ; C’est immonde....

          L’écologie actuelle c’est de la démagogie.....


        • taketheeffinbus 2 mars 03:41

          @Spartacus

          L’idée que la dose fait le poison est simpliste et limitée, ça fait un moment qu’on a dépassé cette idée moyenâgeuse, avec la chimie de synthèse, on a désormais le droit également à l’inverse, où, plus la dose est faible, plus c’est dangereux, où, la simple exposition est déjà dangereuse. Sans parler du fait que l’additionnement des molécules incriminées n’en additionne pas les effets, ça les démultiplie.

          Histoire de péter un peu les idées reçues à ce sujet...

          https://www.bastamag.net/SDHI-pesticides-fongicides-Anses-Rustin-Nicolino


        • Spartacus Spartacus 2 mars 11:01

          @taketheeffinbus
          La guignolade permanente de militants qui parlent au militants....

          C’est toujours le même topo....
          L’apocalypse et la peur comme promesse avec une pseudo étude « scientifique » qui a chaque fois que l’on creuse est en fait un militant kmert vert de gris engagé dans une ONG qui croque de la subvention proportionnelle à l’angoissite des rapports bidonnées produits...

          Plus ça fait peur, plus ils veulent y croire.....

          Par contre les bobos intoxiqués et morts au Datura sont bel et bien réels :
          https://www.lepoint.fr/sante/nantes-il-meurt-apres-avoir-mange-une-plante-de-son-jardin-19-05-2019-2313521_40.php 
          https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/28529-Des-haricots-verts-contamines-plante-toxique-rappeles-ELeclerc

          https://www.lepoint.fr/debats/jean-de-kervasdoue-bio-et-bon-ne-sont-pas-synonymes-16-09-2019-2335962_2.php

          http://www.leparisien.fr/societe/martinique-une-farine-contaminee-envoie-une-trentaine-de-patients-a-l-hopital-07-02-2019-8006802.php

          Les faits sont les faits...
          les intoxications alimentaires sont largement plus nombreuses et quasi permanentes avec l’agriculture non traitée que traitée....

          Simplement parce que les plantes invasives sont plus toxiques que les produits de traitement pour les éradiquer.
          Mais vous êtes tellement idéologisés et tellement auto-conditionnés que vous refuser de le dire le voir et êtes tellement peut diversifiés intellectuellement que vous êtes dans le déni....
          C’est comme expliquer le goulag a un communiste.... Il vous explique que c’était pas le « vrai » communisme....


        • Ratatouille 2 le retour Ratatouille 2 le retour 2 mars 12:03

          @Spartacus
          MDR....
          maladie de Charcot
          L’origine de la maladie serait multifactorielle avec une composante génétique et une autre environnementale. La maladie de charcot est familiale dans 10% des cas. Certains facteurs sont suspectés : le tabac, le sport de haut niveau, les pesticides, les métaux lourds ainsi que la cyanotoxine BMAA présente dans certaines algues.


        • Spartacus Spartacus 2 mars 13:01

          aut @Ratatouille 2 le retour
          Désolé c’est une confusion de mot..  smiley lire Chaga.
          La maladie de chaga causé par les punaises fait 7 millions de victimes par an.

          On pourra ajouter les morts de la pandémie du coronavirus dans les victimes de la « bio-diversité »...
          Mais faut pas accuser la religion vert de gris....Ils idéalisent le bio-diversité comme les croyant idéalisent un messie ou un prophète.


        • Spartacus Spartacus 2 mars 14:23

          @taketheeffinbus

          Je me suis donc « renseigné » sur ton article de militants sur les « SDHI » dans les fongicides....
          Et en fait c’est assez catastrophique comme désinformation....

          Voici donc la réponse argumentée à ton article :
          https://www.europeanscientist.com/en/features/a-major-source-of-food-contamination-europes-moldy-ideas/

          En résumé, La moisissure naturelle produit des mycotoxines, qui contaminent à peu près toutes les principales cultures.
          Les périodes humides en Europe sont a risque élevé.
          Sans traitement aux pesticides fongicides, elles provoquent le cancer, même à faible niveau d’exposition...
          La létalité des mycotoxines

          naturelles peut devenir létale comme le cyanure ou le venin de scorpion.

          Ce qui confirme bien que les pesticides sont « indispensables » à ceux qui veulent vivre vieux et sans risques.

          Les fongicides SDHI, sont les seuls efficace pour éliminer les moisissures. Ils sont donc « in-dis-pen-sables ». A 10m des habitations en période humide sans traitement, les cultures moisies peuvent contaminer les animaux e SDHI, les cultures sont a risque.
          Interdire le SDHI c’est comme interdire le vaccin contre la rougeole a des enfants.

          Vos idées sont justes criminelles.


        • Ratatouille 2 le retour Ratatouille 2 le retour 2 mars 11:55
          Le scandale des cours d’eau fantômes Depuis deux ans, en France, des dizaines de milliers de kilomètres de cours d’eau ont été gommés des cartes liées à la réglementation sur les pesticides. L’épandage d’engrais chimiques auprès de ces rivières n’a plus de limite  ! En cause : l’inaction de nombreuses préfectures, mises sous pression par les agriculteurs, comme le révèle un rapport paru en juillet.

          https://www.youtube.com/watch?v=TEpsoBn9_qc&feature=emb_logo


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