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« L’ARBRE » GLYPHOSATE, un débat hypocrite occultant « la FORÊT PESTICIDES/OGM »

Les débats sur l'interdiction (urgente ?) du glyphosate cachent en réalité le grand débat sur les OGM et les pesticides : certains OGM sont autorisés dans l'UE, et interdits de culture en France. Interdire le glyphosate dans l'UE revient à pratiquement interdire la culture du maïs OGM, type Monsanto 810, dans l'UE, tout en acceptant, selon les accords commerciaux, les importations des USA et autres pays. En absence d'un autre couple maïs OGM/herbicide sélectif adapté et autorisé par l'UE, l'agriculture européenne serait un peu plus balayée du grand marché mondial du maïs et c'est là une partie du problème, l'autre étant l'interdiction de toute culture OGM dans l'UE avec un gros impact industriel sur les fournisseurs d'herbicides et de pesticides sélectifs spécifiques.

Enlever les mauvaises herbes autrement que par binage ou arrachage est une préoccupation majeure des chimistes et agrobiologistes depuis de nombreuses décennies. 

Il existe depuis plus d'un siècle un désherbant total, (quasi débroussaillant) le chlorate de sodium dont l'action principale est dans la sol où il reste efficace pendant au moins 6 mois : il pénètre par les racines et détruit les plantes ! Ses grands inconvénients sont d'une part sa durée d'efficacité qui empêche de semer ou planter près d'un an après son épandage et d'autre part ses effets secondaires sur les nappes phréatiques et aussi son instabilité chimique : ce super oxydant est instable, il était utilisé autrefois dans les poudres et explosifs. Le cyanure de calcium et le sulfate de fer étaient aussi utilisés comme désherbants avec une forte toxicité.

Des produits moins violents ont été mis au point par les industriels tel le (2,4 D) en 1946 efficace contre les dicotylédones (beaucoup de mauvaises herbes) et sans effet (aux doses préconisées) sur les monocotylédones dont font parties les céréales comme le blé, le maïs, le riz... cet herbicide peut être répandu avant et pendant la pousse des cultures. Mais les mauvaises herbes s'adaptent progressivement et deviennent plus ou moins résistantes, d'où la mise au point de variantes, tel l'agent orange (2,4,5 T famille de trichorophénols) utilisé entre autres au Vietnam, un herbicide défoliant puissant, interdit dans 24 pays (dont les USA) et en usage restrictif dans 7 autes pays, du fait de sa forte toxxicité pour les humains.

En 1950, l'atrazine bon herbicide mais polluant les nappes phréatiques arrive sur le marché, puis ses dérivés (triazines) pour corriger ses effets secondaires : l'atrazine est bien tolérée par le maïs (naturel ou OGM), assez bien toléré par le sorgho et pas du tout par le blé et le soja. Peu soluble dans l'eau l'atrazine reste dans le sol entre 6 et 12 mois et pose problème dans le cadre de rotation annuelle de cultures.

En 1974 c'est la naissance du fameux glyphosate sous la dénomination Round Up, marque de Monsanto. La formulation de ce produit est donc dans le domaine public depuis près de 25 ans. Monsanto avec des modifications mineures de la formulation et ses concurrents avec leurs propres modifications ou avec le produit de base, ont mis sur le marché une grande quantité de "glyphosates" comme soit déherbant total (mauvaises herbes et cultures) soit comme désherbant sélectif (round up) épargnant une variété de maïs OGM (le MON 810). Il existe plus de 2000 formulations commerciales à base principale de glyphosate dont certaies ont des additifs "surfaçants" dangereux et administrativement interdits.

Les glyphosates sont les herbicides les plus vendus pour ses applications agricoles et comme désherbant pour les allées, les cours, les trottoirs, les rues pavées, les voies ferrées,...

Depuis un grand nombre d'herbicides ont été mis au point, agissant sur les feuilles ou sur les racines, avec une action totale ou sélective. En particulier le Dicamba, (75 à 400 fois plus puissant que le glyphosate), herbicide total détruisant aussi les mauvaises herbes devenues résistantes au glyphosate. Cet herbicide est très volatile et détruit trop facilement les cultures voisines, jusqu'à une trentaine de mètres sans vent. Parmi ces herbicides certains sont dédiés à des semences OGM comme le soja, le tournesol et le riz dits "Clearfield" utilisant le Pulsar 40 de BASF.

Il existe une dizaine de grandes familles de molécules chimiques donnant naissance à des milliers d'herbicides selon les compositions et dosage, selon leur mode d'action et leur destination (vergers, horticulture, maraichage, grande culture, sylviculture, fleuristes...) et selon les marques commerciales. Tous ses produits phytocides contribuent à la perte de biodiversité, certains agissent sur la photosynthèse et sur le fonctionnement interne des cellules végétales, en particulier la transformation des hydrocarbones en lipides. Certains inhibent la division cellulaire : la non-extension à la faune et à l'humain n'est absolument pas garantie !

 

Législations et réglementations en France et dans l'UE sur le glyphosate et sur les OGM

C'est le grand flou avec une dose de démagogie et un manque de logique !

L'UE autorise -au 5 mai 2015- l'importation de produits agricoles OGM (résistants aux pesticides : herbicides, insecticides, fongicides) ou résistants aux attaques directes d'insectes, de larves, de moisissures, en les tuant ou en les repoussant. Ces produits OGM comprennent :

12 sojas, 30 maïs, 4 colzas, 10 cotons, 1 betterave.

Les produits importés rentrent dans l'alimentation des animaux d'élevage et dans des produits directs d'alimentation humaine (sauce au soja...). Pour les aliments du bétail si la teneur en composants OGM dépasse 0,9% l'étiquetage du produit fini doit mentionner la présence d'OGM dans l'alimentation. A 0,9% ou moins l'étiquetage ne mentionne rien sur la teneur en OGM. Si l'étiquetage est conforme pour des volailles, des lapins, il subsiste des doutes sur les animaux de boucherie (produits découpés en barquettes) et surtout sur les produits transformés (pâtés, saucisses...).

En ce qui concerne les cultures dans l'UE, la logique voudrait que les produits OGM d'importation (réputés inoffensifs pour les consommateurs) puissent être autorisés à la mise en culture. Il n'en est rien et les batailles d'influences (gros agriculteurs, agriculteurs écolos et bio, organisme de santé protégeant les ouvriers répandant les produits, industriels de la chimie et des pesticides) ont finalement abouti à l'autorisation de mise en culture du maïs Mon 810 (et TC 1507 de Pionnier) résistant au glyphosate. Comme systématiquement le Conseil d'État en France rejetait (2007, 2012, 2014) toute loi d'interdiction contraire aux directives européennes (d'abord pour toutes les productions OGM, puis uniquement pour le Maïs). À ce jour le Conseil d'État a annulé (le 15 avril 2016) l'arrêté français de 2014 interdisant l'utilisation, la culture et la commercialisation du maïs Mon 810, alors que l'UE (le 4 avril 2016) excluait la France -à sa demande- de l'autorisation de culture du Mon 810 ! La publication par l'UE de ses décisions n'est pas instantanée ! La France a fait jouer cette clause, ainsi que 8 pays de l'UE et 4 régions (Wallonie, Ecosse, Pays de Galles, Irlande du Nord). Mais la France n'a pas pris un nouvel arrêté d'interdiction de mise en culture, donc le dernier rejet du Conseil d'État reste valable : on ne sait pas si des agriculteurs (maïsiculteurs) cultivent en France, sans la moindre publicité, du Mon 810, se sachant couverts contre une action judicaire gouvernementale. Comme le maïs OGM Mon 810 circule librement en France et en UE, comment différentier l'origine des produits par des analyses ?

À signaler que l'UE a autorisé en 2010 une variété de pomme de terre OGM : amflora de BASF, destinée surtout à la féculerie et non pas à la consommation directe. Devant le tollé général et la très faible demande, BASF s'est retiré et l'UE a supprimé son autorisation en 2013.

 

Quid d'une interdiction totale du glyphosate en France ?

Le glyphosate comme tous les pesticides performants doit être utilisé selon des protocoles précis de protextion des manipulateurs des produits (combinaisons étanches, filtres performants au charbon actif, gants...) du fait de la dangerosité des produits pour la santé. Une attention particulière doit éviter les projections parasites vers le voisinage accessible au public, les espaces de circulation, de jeux et les écoles.

Du fait de sa dangerosité, la vente aux particuliers de glyphosate par les jardineries et drogueries serait interdite, ainsi que l'épandage dans les espaces publics (rues, trottoirs, allées de jardins, de cimetières, etc...). Subsiste donc soit un marché parallèle par internet pour les particuliers à leurs riques et périls (et pour le voisinage), soit un marché officiel pour les utilisateurs professionnels en agriculture. Notons que pour ces derniers le glyphosate doit être répaudu (pulvérisé) bien avant la levée, donc avant les semis pour toute culture autre que le OGM Mon 810. Si effectivement les maïsiculteurs français respectent l'interdiction de culture du Mon 810, conformément à l'interdiction implicite, l'interdiction de l'utilisation du glyphosate ne serait pénalisante qu'avant les semis pour détruire les mauvaises herbes existantes, et ce pour toutes les cultures. Et il existe d'autres herbicides de substitution ou des procédures culturales.

Il faut remarquer que certains viticulteurs et arboriculteurs répandent du glyphosate à toute période de l'année pour désherber les allées entre les rangs de vignes ou d'arbres fruitiers  : pour cela il pulvérisent sous une cloche rectangulaire avec des bords frottant sur le sol pour éviter aux souches et troncs d'être atteints. Ces agriculteurs déjà grands utilisateurs de divers pesticides ne se vantent pas de cette utilisation. A contrario, certains viticulteurs et arboriculteurs conservent un enherbagement dans les allées entre les rangs, quitte à enfouir ces herbes à l'automne comme engrais vert.

Dès aujourd'hui une interdiction totale du glyphosate en France est possible sans réellement gêner les agriculteurs.

Cependant la forte pression des lobbies des cultures industrielles et de l'agrochimie est à la hauteur de l'enjeu : l'interdiction du glyphosate serait perçue comme une première étape vers la disparition progressive de tous les pesticides, avec une généralisation de l'agriculture dite "biologique"  : d'où le refus récent des députés de la majorité d'inscrire dans la loi l'interdiction définitive du glyphosate (dans un délai de 3 ans). Un point supplémentaire pour justifier la démission de Hulot ! Les produits issus de l'agriculture bilogiques ne sont pratiquement pas contaminés, de meilleur goût avec plus de qualités organoleptique.

Le 22 février 2018 le Président Macron s'inquiétait d'un déficit commercial de 1 milliard € en produits bio, et annonçait un plan de développement, de conversion des exploitationa agricoles avec un objectif de 15% (en nombre d'exploitations ou en nombre d'hectares ! ?) d'ici 2022. Avec en prime l'incitation gratuite aux cantines scolaires de se pourvoir en bio (cantines subventionnées par les collectivités locales !). La position des députés aux ordres de l'Élysée de ne pas interdire le glyphosate vient en totale opposition aux déclarations du 22 février 2018. Les lobbies ont bien marqué leur territoire !

 

NOTA : il serait impératif, au niveau de l'UE, d'avoir des positions logiques sur les OGM (des dizaines autorisées en alimentation animales et humaine (farines dans le pain), et paratiquement aucune pour les agriculteurs : les solutions sont à trouver du côté des pesticides, poisons pour les plantes, les insectes, les animaux et les hommes. Pesticides dont il faudrait testreindre l'utilisation de façon drastique.


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30 réactions à cet article    


  • nono le simplet nono le simplet 18 septembre 10:08

    triste bilan où on tente de ménager la chèvre et le chou ...


    • pemile pemile 18 septembre 10:51
      @hugo BOTOPO "l’interdiction de l’utilisation du glyphosate ne serait pénalisante qu’avant les semis pour détruire les mauvaises herbes existantes"

      C’est l’argument utilisé par l’agriculture de conservation, en semis direct, sans labour, de dire il faut limiter l’usage du glyphosate mais ne pas l’interdire smiley

      Pour conclure, il faut reconnaître que c’est bien grâce au glyphosate que des agriculteurs et des techniciens pionniers mettent au point des systèmes agro-écologiques performants, efficaces et innovants qui se fondent sur des sols vivants. Et plus nous développerons et validerons des solutions alternatives, moins il deviendra nécessaire.

      Afin de poursuivre le développement de l’agriculture de conservation, sans prise de risque inconsidérée, la stratégie consiste à trouver de nouveaux leviers d’actions, quitte à restreindre les usages du produit sans pour autant l’interdire. Le glyphosate était le pilier du semis direct, il est devenu le filet de sécurité de l’agriculture de conservation.


      • hugo BOTOPO 18 septembre 16:38

        @pemile
        « mettent au point des systèmes agro-écologistes performants, efficaces et innovants qui se fondent sur des sols vivants »
        Cette mise au point n’a pas besoin de glyphosate

        Avant les semis l’agriculture conventionnelle dispose d’autres moyens (travail du sol en surface ou autre herbicide total).

        Actuellement le glyphosate ne se justifie que pour la culture du Mon 810 OGM interdite en France :
        l’interdiction est facile à contourner !


      • joletaxi 18 septembre 11:01
        du fait de la dangerosité des produits pour la santé
        vraiment
        40 ans que ce produit est étudié, disséqué, et on a rien trouvé, ni dans les études ni dans les faits.
        Et le seul organisme qui a émis un doute, a dans son équipe, un « chercheur » à la solde des avocats plaignantdans un procès aux USA, alors que tous les organismes officiels n’ont rien trouvé

        Les produits issus de l’agriculture bilogiques ne sont pratiquement pas contaminés, de meilleur goût avec plus de qualités organoleptique.

        toujours la même fable, toutes les études faites sur le sujet ne montrent aucun avantage d’une culture sur l’autre, sur aucun des points cités
        devra-t-on en passer par une bonne intoxication (dans une cantine bio par exemple) comme en Allemagne dernièrement ?
        Dans tous les domaines la secte écolo s’agite comme des poulets sans tête, sans le moindre progrès pour la société
        Parlons un peu du changement d’heure tiens
        on allait avec les économies pouvoir fermer Fesheneim non ?
        et que d’attaques mensongères contre les gens qui objectaient sur l’utilité du « bazar »
        voilà qu’après nous avoir imposé leur lubie pendant 20 ans, ben, finalement, dans les faits, ça n’a aucune utilité,et on pourrait, mais cela va discuter encore 20 ans, supprimer cette mesure imbécile
        et on pourrait multiplier les exemples, un qui a fait des millions de morts par exemple...
        mais quelle engeance...

        • Attila Attila 18 septembre 15:12

          @joletaxi
          Oui, encore le prêchi-prêcha des fanatiques de l’écologie, la religion d’extrême droite, contre le glyphosate :
          le glyphosate, c’est le Diable !
          Mais les expérimentations sur les rats de laboratoire prouvent que le glyphosate est légèrement moins toxique que le sel de cuisine, le chlorure de sodium, et une étude clinique récente prouve que le glyphosate n’est pas cancérigène. Lien.

          .


        • hugo BOTOPO 18 septembre 16:51

          @joletaxi
          « du fait de la dangerosité des produits pour la santé »

          Si la manipulation des pesticides dont les herbicides n’avaient aucun effet sur la santé humaine, alors pourquoi les industriels de l’agro-chimie imposent-ils des mesures contraignantes de protection aux personnels traitant les cultures ?  L’usage mal maîtrisé et à doses excessives des pesticides par les particuliers est dangereux pour les poumons et pour la peau.

          Si vous aimez un cocktail de glyphosate ou un rail de poudre pure de pesticides, alors ne vous gênez pas !


        • Trelawney Trelawney 18 septembre 18:22

          @joletaxi
          40 ans que ce produit est étudié, disséqué, et on a rien trouvé, ni dans les études ni dans les faits.

          A partir du moment où vous avez un savant (payé par Mosanto) qui vous fait une étude infirmant la dangerosité du Glyphosate, il se trouvera des personnes pour se jeter sur cette étude et bloquer toute loi limitant l’utilisation de ce produit.
          Il se trouve que je cultive du mais pour mes bêtes (poules et canards). je n’utilise pas ce produit, ni aucun engrais autre que mon compost. Je n’arrose pas non plus. Et ma production à la surface fait pâlir d’envie les agriculteurs du coin. Ces derniers ont abandonner les agricultures classiques et peu rémunératrices pour des produits comme le chanvre, le lin, le millet et même le quinoas.

          Manger des produits sains n’est permis que pour certaines personnes cultivant eux même ce qu’ils mangent. Les autres sont contraints de manger ce qu’ont leur fourni. C’est ainsi qu’une pomme du commerce aura subi pas moins de 45 traitements chimiques avant d’être mangé (pas par moi). Et je ne parle même pas des OGM. Donner des contraintes à des agriculteurs pour qu’à la fin la nourriture soit un peu plus saine, n’est pas si idiot que cela.
          Mais libre à vous de boire du glyphosate si vous pensez qu’il n’est pas dangereux

        • joletaxi 18 septembre 18:49
          @Trelawney
          toujours le même blabla
          il y a une liste impressionnante d’organismes officiels de nombreux pays qui ont étudié ce produit mais pour vous ils sont tous vendus, c’est plus simple,vous n’irez pas plus loin
          et cela fait 40 ans que le rpoduit est utilisé sans que l’on aie pu trouver d’effet sanitaire néfaste
          Et toujours cette manie de se donner en exemple, car vous bien entendu, vous êtes l’exemple à suivre, c’est certain
          il y a même un spécialiste ici qui fait pousser les tomates sans eau
          les récoltes rentrent toujours plus abondantes et saines, dans le monde entier, mais le monsieur lui, il sait
          Vous nous cassez les c ... avec votre nourriture saine, sous entendu, le reste c’est mauvais, vicié, dangereux, que je sache, la longévité ne cesse de croitre
          buvez donc un peu de bouillie bordelaise, l’élixir favori des bio, ou du purin d’ortie si vous voulez des considérations idiotes

        • joletaxi 18 septembre 18:56
          @hugo BOTOPO

          les fabricants se prémunissent de tous les cas de figure, même les plus improbables, lisez la notice de votre four à micro onde par exemple
          et il faut croire qu’ils n’en font pas assez puisque dans le procès aux USA, c’est bien de cela qu’il est question
          S’agissant de professionnels, les précautions à prendre sont encore plus exhaustives dans tous les domaines, des fois qu’un abruti s’en injecterait
          Concernant les particuliers, vous le dites vous même, mal maitrisé, car figurez-vous que ce qu’ils ont acheté ,ce n’est pas un sirop pour la toux, mais un pesticide, un produit pour se débarrasser de nuisibles, 

          et toujours cette remarque parfaitement idiote .. si vous aimez....


        • Attila Attila 18 septembre 19:10

          @Trelawney
          Vous radotez : si des études prouvent l’innocuité du glyphosate en matière de toxicité et de cancérogénéité, c’est forcément qu’elles sont payées par Monsanto.
          Ben non ! L’étude sur les agriculteurs n’est pas payée par Monsanto :
          « Les financements sont tous d’origine publique, et aucun des auteurs n’a de conflit d’intérêt déclaré. »
          " La directrice de l’étude (l’investigatrice principale Laura Beane Freeman) est une spécialiste de l’épidémiologie de cancer chez les travailleurs exposés. Vous pouvez aller voir sa liste de publications « 
          .
          Glyphosate, le nouvel amiante ?
          .
           » Mais libre à vous de boire du glyphosate si vous pensez qu’il n’est pas dangereux "
          Le seul inconvénient prouvé du glyphosate est qu’il est irritant pour les muqueuses, il faut donc un minimum de protection pour les agriculteurs qui l’utilisent régulièrement. Il est vrai que cet argument de vente a été irresponsable. Mais ça n’en fait pas un produit dangereux. L’alcool à brûler est bien plus dangereux à boire, demandez donc son interdiction.

          .



        • Attila Attila 18 septembre 22:43

          @Trelawney
          Un adulte digne de ce nom se base sur des preuves. Les résultats des études scientifiques validées sont des preuves.
          Les procédures judiciaires sont un autre domaine que la science, elles n’ont pas les mêmes règles. De plus, la procédure américaine que vous citez n’est pas terminée, il y a eu appel.
          La justice française peut condamner un médecin pour n’avoir pas soigné un de ses patients « conformément aux acquis de la science ». Je vois mal la justice française ne pas tenir compte des acquis de la science : le glyphosate n’est ni toxique ni cancérigène.
          .
          « C’est aussi instructif que VOS publications. »
          Ce VOS est très révélateur : ce ne sont pas MES publications. Vous êtes en train de tenter misérablement de discréditer un résultat de recherche scientifique reconnu comme remarquable par les scientifiques qui l’ont étudié. C’est minable et c’est vous que cela discrédite.

          .




        • zygzornifle zygzornifle 18 septembre 13:56

          Il y a encore « un pognon de dingue » a se faire avant son interdiction ....


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 septembre 15:26

            Encore une fois,je suis désolé pour cette intrusion !



            Cet auteur m’a, pour des raisons propres à lui, bloqué et m’empêche de commenter. 
            Voyez-vous, il y a pire que le Glyphosate ...

            Lisez mes commentaires suite à son article et surtout suite à ses menaces et vous aurez votre idée...

            • bob14 18 septembre 17:08

              Avec tous ces poisons, nous empoisonnons la terre qui nous rejette à son tour de quoi nous empoisonner...C’est con l’humanité et bon appétit...


              • Ruut Ruut 19 septembre 06:11
                Les Fruits de mon jardin garantis sans pesticides sont délicieux, contrairement a tout ce qui se trouve dans les magasins.
                Même bébé ne s’y laisse pas avoir.
                Je préfère 1 bon fruits qu’un beau.
                Le Fake (l’illusion) est la tendance, mais elle ne durera pas, car le Fake s’effondre toujours dans le temps.


                • raymond 2 19 septembre 10:33
                  Concernant le chlorate de soude : ce désherbant a de gros avantage au niveau résidu bien qu’il persiste quelques mois il ne laisse dans le sol que du sel de cuisine et dégage du chlore dans l’atmosphère il est en fait moins toxique que la plupart des désherbants de synthèse mais inconvénient il n’y a pas de brevets.
                  L’argument fabrication d’explosif bof il y en a bien d’autres.Merci au lobbyste de monsanto qui ont réussi a faire disparaître ce produit.
                  Utilisé en solution à 10 grammes par litre d’eau (2 cuillerées à soupe, à dos bien arrondi, pour un arrosoir de 10 litres) le chlorate de sodium constitue un désherbant efficace. Il agit grâce à l’oxygène qu’il contient, lequel détruit des structures cellulaires au niveau des racines. Cette action ayant eu lieu il ne reste dans le milieu que du chlore et du sodium, c’est-à-dire du sel de cuisine qui à la dose ci-dessus, correspond à environ 6 grammes de chlorure de sodium pour un litre d’eau, est pratiquement sans dommages pour l’environnement.

                  • Sozenz 19 septembre 12:47
                    monsanto a vendu sa part à bayer . il aurait ete inconvenable d interdire les glyphosate juste apres l achat , alors que les premiers procès contre monsanto se produisent .
                    bayer a racheté monsanto dont c est bayer qui va payer ; supprimez lui en plus le pesticide , .... voilà .

                    de plus la firme est allemande ...Allemagne poids lourd dans la balance des decisions de l UE.

                    le diable à plus d un tour dans son sac pour vous en faire bayer (baver)  !


                      • Attila Attila 19 septembre 19:02

                        @eau-du-robinet
                        Bonne idée : je vais écrire à tous ces députés pour les soutenir et leur communiquer tous les arguments à ma connaissance :
                        Ceux qui veulent l’interdiction du glyphosate ne sont pas du tout dans une démarche rationnelle, ils se foutent complètement des preuves scientifiques innocentant le glyphosate sur la toxicité et la cancérogénéité. Ils se foutent complètement de la pérennité de notre agriculture, ils se foutent complètement qu’à force d’imposer des contraintes supplémentaires à notre modèle agricole familial, celui ci va disparaître et être remplacé par des fermes des mille vaches. Ils se foutent même des questions d’environnement.
                        Nous avons affaire à des fanatiques religieux pour qui le glyphosate c’est le Diable !!!
                        .
                        Liste des députés opposés à l’interdiction du glyphosate
                        .


                      • eau-du-robinet eau-du-robinet 19 septembre 19:33
                        @Attila

                        Procès glyphosate : Si j’avais été averti des risques de cancer, « je n’en aurais jamais vaporisé »

                        JUSTICE Un Américain de 46 ans, atteint d’un cancer en phase terminale, a témoigné dans le procès qu’il intente au géant agrochimique...
                        https://www.20minutes.fr/monde/2312047-20180724-proces-glyphosate-si-averti-risques-cancer-jamais-vaporise

                        « Je n’aurais jamais vaporisé du RangerPro où que ce soit »

                        Pour Monsanto, il n’y a « aucun danger » et donc aucune raison d’avertir d’un risque quelconque. Selon la défense de Dewayne Johnson, au contraire, la firme a sciemment caché les risques possibles liés à ses produits et empêché toute étude scientifique fiable.

                        Contrairement à l’agence fédérale américaine de protection de l’environnement (EPA), la Californie a placé le glyphosate sur la liste des produits cancérigènes. Le glyphosate est aussi classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais pas par les agences européennes, l’Efsa (sécurité des aliments) et l’Echa (produits chimiques).


                      • malitourne malitourne 19 septembre 19:40

                        @eau-du-robinet@attila

                        Dans ces cas là, le principe de précaution ne pourrait-il pas prévaloir avant d’être sûr à 100% ?

                      • Attila Attila 19 septembre 19:57

                        @eau-du-robinet
                        J’ai déjà répondu à cela plus haut :
                        Un adulte digne de ce nom se base sur des preuves. Les résultats des études scientifiques validées sont des preuves.
                        Les procédures judiciaires sont un autre domaine que la science, elles n’ont pas les mêmes règles. De plus, la procédure américaine que vous citez n’est pas terminée, il y a eu appel.
                        La justice française peut condamner un médecin pour n’avoir pas soigné un de ses patients « conformément aux acquis de la science ». Je vois mal la justice française ne pas tenir compte des acquis de la science : le glyphosate n’est ni toxique ni cancérigène.
                        Les résultats d’une étude scientifique ayant suivi médicalement 54000 agriculteurs pendant 20 ans ont été récemment publiés. Cette étude a été jugée irréprochable par d’autres scientifiques compétent en cette matière, les résultats en sont reconnus comme fiables et les financements sont entièrement publics. Monsanto n’y est pour rien.
                        Résultat : il n’y a pas plus de cas de cancers chez les agriculteurs qui utilisent le glyphosate que chez ceux qui ne l’utilisent pas. Le glyphosate n’est pas cancérigène.
                        .
                        Glyphosate : le nouvel amiante ?
                        .


                      • Attila Attila 19 septembre 20:08

                        @malitourne
                        Mais pour la toxicité et la cancérogénéité du glyphosate, on est sûr : le glyphosate est légèrement moins toxique que le sel de cuisine, le chlorure de sodium et il n’est pas cancérigène, voir l’étude citée.
                        J’ai répondu à self controll sur le principe de précaution : c’est l’exigence du risque zéro. Lien

                        .


                      • malitourne malitourne 19 septembre 20:24

                        @Attila
                        Vous savez aucune vérité ne m’effraie. Si le glyphosate n’est pas dangereux, on ne peut pas faire l’économie de le prouver, puisque sa dangerosité, avérée ou pas, est installé dans l’esprit de beaucoup de gens...


                      • Self con troll Self con troll 19 septembre 22:08

                        @Attila

                        D’abord, je trouve l’article bien fait. Il vient après celui de Bella Ciao, où les considérations politiques dans les pratiques phytosanitaires avaient provoqué des échanges musclés.

                        Dans cette veine, je persiste dans la réponse que je vous ai faite. Les choix techniques sont aussi faits sous l’effet tyrannique de la compétition, on le constate dans bien des domaines.
                        Avant d’adopter des poisons puissants, il faut aussi se demander ce qui advient des sols. L’usage du glyphosate est-il gagnant si on considère des échelles de temps un peu longues ?

                        Le risque lié à l’appauvrissement génétique, avec la sensibilité à des parasites imprévus, n’augmente-t-il pas avec le nombre de générations de plantes ?

                        Je rappelle que je parlais principe de responsabilité, qui n’implique pas automatiquement principe de précaution. A vrai dire, je pensais à des échanges anciens avec Hervé Hum, et non à Jonas.

                        Pour revenir aux considérations politiques, avec l’appauvrissement des sols les désherbants modernes amènent l’appauvrissement de la culture agronomique de nos fermiers devenus exploitants agricoles.
                        Autre chose, que je n’ai pas vue dans l’article : Bayer n’aurait-il pas un intérêt économique à laisser critiquer une molécule tombée dans le domaine public ?

                        Enfin, si le glissement que fait G.Bronner de principe de responsabilité à principe de précaution est sujet à caution, j’apprécie sa remarque :aucun animal, contrairement à l’être humain, ne forge une représentation du monde pour négocier intellectuellement avec son environnement en redisant que la représentation du monde en question doit être une représentation partagée et non celle des seuls décideurs.


                      • pemile pemile 19 septembre 23:38

                        @Attila "il n’y a pas plus de cas de cancers chez les agriculteurs qui utilisent régulièrement le glyphosate. Le glyphosate n’est pas cancérigène."

                        Si ils s’équipent de combinaison et de masque ! Pour ceux qui trainent autour lors des pulvérisations sans protections, c’est une autre histoire ! 


                      • Attila Attila 20 septembre 00:28

                        @pemile
                        Si vous estimez avoir des critiques pertinentes sur cette étude, écrivez donc à Laura Beane Freeman :

                        " La directrice de l’étude (l’investigatrice principale Laura Beane Freeman) est une spécialiste de l’épidémiologie de cancer chez les travailleurs exposés. Vous pouvez aller voir sa liste de publications. Elle a bossé sur des sujets similaires pour l’exposition au formaldéhyde, à l’arsenic, et récemment à d’autres types de pesticides dans l’agriculture. Pour reprendre la formulation de Tom Roud sur Twitter : « On a affaire à des gens qui cherchent (et trouvent) manifestement ces cancers ». "

                        .


                      • pemile pemile 20 septembre 09:31
                        @Attila « On a affaire à des gens qui cherchent (et trouvent) manifestement ces cancers »

                        Oui, et lorsqu’on est payé par Monsanto, en ne cherchant pas, on trouve pas ! smiley

                      • Attila Attila 20 septembre 10:12

                        @pemile
                        Et PAF !!!
                        La diffamation habituelle ! Vous ne pouvez pas vous en empêcher : vous êtes de grands malades, les zécolos. Que ça vous plaise ou pas, cette étude n’est pas financée par Monsanto : " Les financements sont tous d’origine publique, et aucun des auteurs n’a de conflit d’intérêt déclaré « . C’est écrit dans l’article.
                         »Toute conclusion qui innocente le glyphosate ne peut qu’être payée par Monsanto", c’est votre point Godwin. Comme le point Godwin, cela révèle que vous n’avez rien de sérieux à opposer aux études scientifiques, vous en êtes réduits à de minables attaques ad hominem. Vous n’êtes qu’un ramassis de sombres crétins, âge mental 10 ans et fanatiques religieux

                        .

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hugo BOTOPO


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