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Accueil du site > Actualités > International > Le cauchemar étasunien, partie 2 : l’éducation comme barrière (...)

Le cauchemar étasunien, partie 2 : l’éducation comme barrière sociale

Contrairement aux idées reçues, les Etats-Unis ne sont vraiment pas un pays qui permet l’ascension sociale. Une des raisons majeures de cet état de fait vient du système éducatif, largement privatisé au niveau de l’enseignement supérieur, qui créé un mur de l’argent difficilement franchissable. Un système extraordinairement cher et finalement bien peu performant.

 

Une éducation supérieure à vendre
 
Au risque de me répéter, la statistique rapportée par Paul Krugman est aussi révélatrice que choquante : un élève du dernier quart de sa classe de 4ème, mais du premier pour les revenus de ses parents, a autant de chances d’aller à l’université qu’un élève du premier quart de la classe, mais du dernier pour les revenus de ses parents. Voilà pour la méritocratie étasunienne : un très bon élève pauvre n’a pas plus de chances de faire de bonnes études qu’un très mauvais élève riche. Mais est-ce étonnant quand une année d’université coûte 10 000 dollars dans le public et 30 000 dans le privé et que leur prix a progressé cinq fois plus vite que l’inflation depuis 35 ans, comme le rapporte The Economist ?
 
 
Du coup, l’éducation supérieure représente 2,7% du PIB, un record de l’OCDE, quand les pays européens sont en moyenne deux fois plus bas, avec deux tiers des dépenses dans le privé, quand l’Europe dépense plus dans le public. Bien sûr, certains classements affirment que les universités étasuniennes sont les meilleures du monde, mais on peut se demander s’il n’y a pas un immense biais financier et que ces classements ne reflètent pas seulement le fait qu’elles sont les plus riches du monde, mais en aucun cas celles qui enseignent le mieux. Dans la jungle étasunienne, le coût est souvent peu corrélé à la qualité, comme on le voit avec la santé, sur laquelle je vais revenir.
 
 
D’ailleurs, plusieurs études pointent le piètre niveau scolaire des étasuniens, dont les performances dans les études PISA, déjà faibles, ne cessent de baisser. Mais après tout, pourquoi travailler si, finalement, c’est la richesse des parents qui comptera le plus au final ? Et dans ce système injuste, pas étonnant que les universités étasuniennes soient devenues des temples arrogants aux campus somptuaires, où l’éducation perd de son importance. Les administratifs occupent un poste sur deux, contre un sur trois il y a 40 ans, et les étudiants n’ont plus que 14 heures de cours par semaine contre 24. Les universités étasuniennes, c’est le royaume de l’arbitraire où seul l’argent semble finalement compter.
 
 
D’ailleurs, dans un ancien dossier de The Economist, on voyait que les Etats-Unis étaient, avec la Grande-Bretagne en bas des classements de l’OCDE pour le niveau scolaire des 25-34 ans étant passé par la fac  ! A quoi bon dépenser deux fois plus que les autres pays, si c’est pour obtenir un moins bon niveau ! Même Harvard est critiqué par The Economist, se demandant si cette institution, dont le MBA coûte 71 635 dollars par an, n’était pas « plus centrée sur l’argent et les contacts que les idées  ». Tout ceci montre que laisser l’éducation au marché est totalement improductif et créé de multiples effets pervers, entre baisse de niveau, gâchis extraordinaire d’argent, et profonde injustice sociale.
 
 
D’ailleurs, une étude récente rapportée par The Economist démontre l’incroyable prédéterminisme social de la société étasunienne, où les enfants de parents « bien éduqués » gagnent 75% de plus que les enfants de parents « peu éduqués », l’écart le plus important rapporté, devant la Grande-Bretagne, où l’écart est de plus de 50%, la France arrivant en milieu de peloton, à 40%, quand l’écart tombe à moins de 30% en Allemagne et au Canada et moins de 20% en Norvège. La coûteuse privatisation de l’éducation revient à édifier un mur d’argent entre classes sociales, qui, s’il n’est pas physique, pourrait bien être encore plus haut que les projets de Donald Trump entre les Etats-Unis et le Mexique.
 
 
Quel triste message la société étasunienne envoie à sa jeunesse ! Les méritants qui n’ont pas les moyens peuvent difficilement accéder à l’université, quand les sales gosses de riches peuvent toujours se rattraper à l’argent de leurs parents. Outre un caractère profondément injuste et oligarchique, les élites souhaitent-elles vraiment que la société qu’elles dirigent envoie un tel message à leurs enfants ?
 

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29 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 21 octobre 08:32
    À la base, le coût des études aux USA est élevé
    • Mais il convient de nuancer cette affirmation générale, en notant que dans tous les pays du monde les études supérieures ont un coût important (parfois aussi élevé qu’aux États-Unis). La vraie particularité américaine tient plutôt à la transparence en la matière....



    • bob14 bob14 21 octobre 08:33

      @bob14....

      La possibilité d’obtenir des bourses d’études
      • Il est courant qu’un étudiant américain décroche, d’une façon ou d’une autre, une bourse ou une aide (locale, régionale, nationale). En fait, près de la moitié des étudiants américains en obtiennent une. De leur côté, les étudiants étrangers qui en font la demande via des organismes compétents (type Go Campus) réussissent à obtenir une bourse, si tant est que l’organisme démontre que l’étudiant apportera par sa présence (ses connaissances, sa personnalité, sa participation...) quelque chose à l’université.

    • bob14 bob14 21 octobre 08:34

      @bob14....

      D’autres moyens de financement
      • Les étudiants américains profitent des nombreuses passerelles établies entre l’université et le monde professionnel pour financer tout ou partie de leurs études. En échange par exemple, d’une aide financière apportée par une entreprise, un étudiant peut s’engager à travailler un certain temps, de façon directe ou indirecte, pour cette entreprise.
      • Par ailleurs, des entreprises qui s’impliquent concrètement dans les universités (sponsorisation, financement direct) n’hésitent pas à recruter des élèves diplômés au sein de ces universités (connaissance parfaite du parcours et du bagage des étudiants). Toutes ces passerelles offrent des garanties aux élèves qui n’hésitent pas en retour, s’ils ne parviennent pas à financer dans leur totalité leur budget de formation, à contracter des prêts auprès d’organismes bancaires.
      • D’une façon générale, un Américain, beaucoup plus qu’un Français, considérera ses études en termes d’investissement. Le(la) jeune Américain(e) pensera investissement tant au niveau du bagage intellectuel et personnel qu’au niveau financier.


    • bob14 bob14 21 octobre 08:35

      @bob14....

      La possibilité d’avoir un job

      Il est tout à fait envisageable pour un étudiant américain de décrocher un emploi d’appoint. Les campus, on le sait, sont de vraies communautés, des centres actifs où l’on trouve assez facilement du travail (restaurants, cafés, librairies, magasins en tout genre…). Grâce à ces jobs, souvent assez bien rémunérés, certains étudiants américains réussissent à financer une partie de leurs études.


    • bob14 bob14 21 octobre 08:37

      @bob14....

      Ce que comprend réellement le coût des études 
      • C’est la question cruciale. Et la réponse surprend souvent plus d’un Français. En effet, quand une « University » américaine partenaire de Go Campus vous annonce un montant (frais annuels universitaires), ce prix, comprend :
        > la scolarité (cours, pédagogie, soutien administratif, mise à disposition des locaux, des structures, du matériel et des infrastructures) ; 
        > le logement (en général sur le campus) ; 
        > la nourriture 

    • bob14 bob14 21 octobre 08:38

      @bob14....

      Le coût réel grâce à Go campus
        • À partir de là, la simulation du coût réel des études pour un participant Go Campus (à partir de 10 000 euros par an en « University ») et la comparaison avec le coût réel des études en France fait clairement apparaître qu’il peut être très avantageux d’étudier de l’autre côté de l’Atlantique.
        • Si on prend maintenant l’exemple d’un étudiant français qui doit payer son école en France (et c’est le cas notamment de beaucoup d’écoles de commerce), on note qu’il devient très intéressant d’envisager tout ou partie de son cursus aux États-Unis.


    • sls0 sls0 21 octobre 18:13

      @bob14
      Pas trop envie de discuter mais au sujet du job étudiant sur le campus, s’il y a le plein emploi il n’y a plus de clients.

      C’est un raisonnement par l’absurde OK.
      Ca répond à l’absude de vos arguments.
      Je n’ai pris qu’un seul de vos arguments, je n’ai pas envie de perdre mon temps aujourd’hui et la minirobe de ma voisine dû aux 30° m’inspire plus.

    • Lugsama Lugsama 22 octobre 04:07

      @sls0

      Dire que le plein emploi fait disparaitre les clients..



    • Yvance77 Yvance77 22 octobre 09:44

       « Les étudiants américains profitent des nombreuses passerelles établies entre l’université et le monde professionnel »

      Genre de phrase qui permet de faire avaler n’importe quoi ! Comme si tous ces millions de personnes étaient tous des sportifs, y compris les asthmatiques !

      « un Américain, beaucoup plus qu’un Français, considérera ses études en termes d’investissement »

      Les Américains ont-ils simplement un autre choix possible ? Poser la question c’est y répondre !

      « contracter des prêts auprès d’organismes bancaires. »

      La corde au cou et même pas rentrer dans la vie active, c’est beau comme du Michele Angelo !

      D’autre part, il y a quelque chose que l’on ne dit pas beaucoup, c’est le niveau réel des étudiants diplômés, qui n’est en rien supérieur à ceux d’Europe, de Russie ou d’Asie. Ils bénéficient en revanche de meilleures infrastructures ... mais à quel prix !


    • Rincevent Rincevent 22 octobre 15:11

      @bob14

      Toutes ces passerelles offrent des garanties aux élèves qui n’hésitent pas en retour, s’ils ne parviennent pas à financer dans leur totalité leur budget de formation, à contracter des prêts auprès d’organismes bancaires. Oui et ce sera peut-être une des prochaines bulles qui va nous péter au nez. http://www.leconomiste.eu/decryptage-economie/134-menace-de-bulle-sur-les-prets-etudiants-aux-etats-unis.html


    • Franck Einstein Franck Einstein 21 octobre 20:35

      Les oligarques des GAFA interdisent à leurs enfants les écrans avant 13 ans ...
      La race des seigneurs du futur qui ne seront pas abrutis par les écrans et décideront des « fake news » ...
      Regardez cette très bonne conférence d’Hervé Juvin à l’UE sur le transhumanisme.


      • Lugsama Lugsama 22 octobre 03:58

        Le système educatif américain a beaucoup de défaut, mais dire qu’il est inefficace avec ce que produisent leurs universités n’a aucun sens.


        • francois 24 octobre 10:07

          @Lugsama
          Le système educatif américain : le systéme de propagande éducative américain.


        • Laulau Laulau 22 octobre 09:37

          Très bon article. C’est bien le dollar qui fait la renommée des universités et de la recherche scientifique américaines. Les USA ne forment pratiquement pas de scientifiques la grande majorité de leurs chercheurs sont des mercenaires formés au Japon, en Chine, en Inde, en Russie et même en France.


          • Lugtata Lugtata 22 octobre 12:02

            @Laulau

            Les universités US et leurs entreprises attirent forment et recrutent de grands scientifiques du monde entier. Leur système permet aux université d’obtenir des moyens colossaux, nos universités ont de la peine à se réformer et peinent grandement à suivre la competition puisque certains essaient par idéologie de tenir les entreprises à l’écart. Heureusement il semblerait que l’on s’y mette enfin.

            Sinon c’est quoi un scientifique mercenaire, un scientifique compétent que l’on débauche avec un gros salaire et des moyen important pour son travail ? Un scientifique performant et ambitieux en réalité.


          • Laulau Laulau 22 octobre 16:37

            @Lugtata
            Sinon c’est quoi un scientifique mercenaire

            Les USA ne recrute pas que des « grands scientifiques » mais une armée de petits bras qu’ils recrutent dans les monde entier. Dans beaucoup de disciplines les équipes sont à 90 % étrangères.
            Les études scientifiques aux USA sont aussi chères que les autres mais elles débouchent sur des métiers relativement mal payés, d’où les désintérêt des jeunes pour ces cursus.


          • Lugtata Lugtata 22 octobre 17:27

            @Laulau

            Tellement mal payé que le salaire moyen y est le double du chercheur français.. Les chercheurs sous-payé c’est chez nous à cause d’un fonctionnement bureaucratque d’un autre siècle qui provoque un exode catastrophique des meilleurs « cerveaux » français vers les USA.


          • symbiosis symbiosis 22 octobre 21:53

            @Lugtata
            Dégage, alors, tu y seras mieux !


          • Laulau Laulau 23 octobre 09:24

            @Lugtata
            Un doctorat c’est bac plus huit. Quand je dis qu’à ce niveau, aux USA on est mal payé en temps que scientifique c’est par rapport à d’autres métiers A CE NIVEAU ET AUX USA. Peut-être qu’en écrivant en majuscule vous comprendrez ce que j’écris et vous ne répondrez pas à coté.. mais j’en doute vous m’avez l’air d’un sacré mulet.


          • Lugtata Lugtata 24 octobre 12:01

            @Laulau

            Avant de me traité de mulet vous pourriez commencer par vous relire puisque ce n’est pas ce que vous avez écrit et de toute façon cela reste relativement faux, l’obssessions françaises des diplomes n’est pas vraiment présente aux USA, les salaires varient grandement d’une université à l’autre.. et sont supérieur à la France, nos meilleurs éléments y partent pour une raison.

            Après si vous comparez avec les métiers des nouvelles technologies ou à la silicon valley un « simple stagiaire » gagne dans les 10.000$ mensuel évidement c’est peu, mais encore faut-il y entrer.

          • Ecométa Ecométa 22 octobre 10:01

            Et encore, ici, on ne parle que d’argent, et pas de ce qui se passe sur les campus : alcool, drogue et prostitution estudiantine ?

            Finir ses études et commencer dans la vie active avec quelques centaines de milliers de dollars de dettes, tôt ou tard se transformera en sérieux handicap, ceci, quand les choses iront un peu plus mal économiquement parlant aux États-Unis. Ceci, ne manquera pas d’arriver, le château de cartes s’écroulera avec cette économie mondiale, véritable partie de poker menteur, véritable jeu de dupe, basée essentiellement sur une géopolitique mondiale plus que chaotique, tout simplement guerrière, bien sûr, économiquement parlant, mais aussi en termes de conflits armés entretenus et provoqués.

            La chance, économiquement parlant, pour les États-Unis, pas pour les « pauvres victimes » bien sûr, mais pour la politique des États-Unis ce sont les récentes catastrophes naturelles, comme celles encore à venir, qui feront augmenter le PIB car il faudra reconstruite. Eh oui, en matière de PIB, les catastrophes sont des opportunités.

            Les contraintes sociétales sont aussi un formidable moyen d’augmenter le PIB, mais le libéralisme économique et son corollaire le capitalisme financier qui se regardent technoscientifiquement et dogmatiquement le nombril, ne le voit pas de ce point de vue pourtant tellement économique au sens complexe du terme...


            • eric 22 octobre 14:26

              Il me semble que comme Todd, vous sous évaluez 2 facteurs au moins.

              Avec la plus grande population de migrants au monde sur les trente quarante dernières années, les écoles américaines sortent d’une période ou jusqu’à un enfant sur deux dans certaines régions, n’avaient pas l’anglais comme langue maternelle et/ou l’entendaient peu à la maison.

              Jusqu’aux nouvelles politiques d’immigration, les migrants avaient en tendance des niveaux scolaires beaucoup plus bas que les locaux. Avec les nouvelles politiques, c’est le contraire (immigration choisie). Les nouveaux arrivants sont en tendance plus scolarisés que les américains parait-il.
              Cela est massif. On estime à 60 millions le nombre de latinos d’origine en 2020. Ils sont déjà plus nombreux que les noirs. Et c’est sans compter les autres, notamment asiatiques.

              Un facteur clef, susceptible d’avoir fait baiser le niveau scolaire moyen mais aussi dans l’avenir de le faire monter, me semble méconnu par vous et Todd.

              Et si toutes les femmes de ménages et boueux mal payés sont latinos et parlent mal l’anglais, le fait que leurs gosses s’en sortent avec difficulté n’est pas nécessairement significatif a soi tous seul d’une question uniquement sociale. Le culturel peut jouer..

              Les universités, les écoles, sont le sanctuaire, chez eux comme chez nous des intellos progressistes, politiquement corrects. Ce que Todd et vous négligez complètement, c’est que les enfants d’enseignant raflent les meilleurs places partout, là bas comme ici, mais plus en France bien sur.

              La grande différence est qu’avec du fric, les parents américains peuvent encore franchir les filtres du politiquement correct. En France, c’est plus difficile. SI tu ne répond pas que « ce sont les capitalistes qui ont voulu les guerres », ou ose prétendre que « le solaire est très polluant du fait du processus de production du silicium », , tu n’aura pas ta mention au bac par exemple et la bonne prépa...

              Et c’est ces milieux éducation nationale and co, autogérés par les syndicats, qui ont systématiquement tenté d’éliminer les gosses des autres. Et à leur frais.

              Todd montre très bien que l’acceptation des inégalités croissantes à été« conceptualisée intellectuellement avant de devenir une réalité économique ». Il voit aussi que « certaines élites » se coupent du peuple« . Il ne voit pas que ce sont les enfants et petits enfants des profs socialisant démocrates, peuplant les universités et désormais les banques, qui méprisent les petits. Et quand il parlent des moins éduqués plus éloignés des élites, il ne comprend pas que c’est faux... ! Le prolo de base est beaucoup moins éloigné du prof d’école ou de fac que leurs arrières grand pères respectifs.

              Dans leur mode de vie, leurs modes de consommation, leurs loisirs, etc...ils sont proches comme jamais, et c’est pour cela que les élites macronistes s’efforcent de voir des analphabètes partout....

              Ils pensaient, grâce au diplôme, échapper à la stigmatisation dont ils font preuve pour leurs ancêtres pauvres et pour les pauvres actuels. Mais ils ont la trouille d’être confondu avec des bac plus 2 voir des bacs moins trois qui réussissent.

              Parce qu’un autre secret qu’ils négligent, c’est que le filières pro qu’ils méprisent, sortent des gens qui gagnent parfois pas mal plus qu’eux et sont culturellement sans doute également au dessus. Je pense à des copains fleuristes, coiffeurs, cuisiniers, boulangers, qui ont des vies variées et intéressantes, plus que beaucoup de bac plus 6 jamais sorti du système éducatif/.

              Même Todd en son temps avait dénoncé le caractère fantasmatique des articles du monde de libé qui pensaient que 10% des prolos ne savaient pas vraiment lire...

              Mais il tombe dans le piège.

              C’est la classe moyenne sup éduquée de gauche qui à des états d’âme. Ceux de ses gosses qui sont devenu banquiers comme Macron sont plutôt content, ceux qui sont resté prof pensent que la société est injuste ( les fifi par exemple), mais tous pensent que les prolos s’abêtissent...

              Tous prétendent que la mixité sociale et le vivre ensemble sont devenus impossible. Il suffit d’aller dans une église évangélique ou catho pour voir que c’est bien chez eux, que les »progressistes« ne veulent pas voir de gens différent.

              Alors que l’abstention ouvrière dépassait toujours les 70%, et encore, sans compter les fonctionnaire à statut d’ouvrier, leur refus de comprendre que la participation croissante du monde ouvrier aux élections, sous la forme de vote Fn est un progrès social est une des meilleures preuves de leur tendance à l’apartheid social et à un mépris de classe qu’on ne trouvait jamais chez les »riches antiques".

              On fait mine de plaindre les gosses de pauvres et de mépriser les gosses de riches ( qui en tant que tels, ne sont pas nécessairement soit des imbécile ou des salauds), mais c’est pour cacher que tous notre système éducatif a été délibérément dévoyés pour que les gosses de progressistes vivant dans le système prennent toutes les places.

              On disait que 50% des polytechniciens étaient des enfants de profs, sans préjudice des gosses d’autres types de fonctionnaires ; Or, il y a beaucoup moins de profs que de riches en France.

              et il n’emm..pas la terre entière au nom d’un égalité qu’ils refusent à tous autres qu’eux mêmes.
              Et eux, ce sont leur parents qui payent.

              Les gosses de profs ? Ce sont les impôts des pauvres qui financent des études facilités par la connaissance des rouages du l’école. Bien sur qu’il ne veulent pas de sélection en fac...ils ne pourront plus favoriser aussi facilement leurs propres rejetons... La principale réforme qu’ils ont obtenu depuis 3à ans, ce sont des passerelles pour que les rejetons puissent entrer dans de grandes écoles par équivalence, même quand ils n’ont pas le niveau...

              Tous cela est asses peu respectable au fond....


              • L'enfoiré L’enfoiré 22 octobre 15:42

                « Un système extraordinairement cher et finalement bien peu performant »

                Extraordinairement cher. Oui, d’accord.
                Les MOOC’s vont totalement changer la donne/
                Peu performante ?
                Là, il y a erreur de conception de ce qu’est la performance.
                Les écoles américaines sont dans le pelotons de tête dans toutes les statistiques PISA et autres.
                Un Master où le fait-on ?
                Renommée ?

                La plupart des prix Nobel sont américains.
                Les prix Nobel sont biaisé ?
                Peut-être mais il y a plus de crise de l’éducation avec une recherche de trouver de meilleures solutions en Europe qu’aux States .
                Il n’y a que les pays nordiques qui ont trouvé comment sortir leur épingle du jeu.


                • Laulau Laulau 22 octobre 16:32

                  @L’enfoiré
                  La plupart des prix Nobel sont américains.
                  Les prix Nobel sont biaisé ?

                  Oui doublement !
                   La neutralité de la fondation Nobel est une vaste rigolade sans pârler des prix Nobel de la paix....
                   Les équipes scientifiques qui sont derrière les nobélisés américains ont étés formées à 90% hors des USA.


                • Lugtata Lugtata 22 octobre 17:09

                  @Laulau

                  Inventez dez chiffres ne changera pas la reussite extraordinaires des universités US, attirés des chercheurs du monde entier est une reussite de toutes façon..


                • L'enfoiré L’enfoiré 23 octobre 08:23

                  @Lugtata
                   Exactement. J’ai lancé le Nobel et je connaissais la réaction de quelqu’un avant de lancer les idées.
                   La renommée efface tous les préjugés.
                   Mettez quelques lignes dans votre CV disant que vous avez passé un master au MIT et vous verrez le poids qu’elles représentent.


                • zygzornifle zygzornifle 23 octobre 12:35
                  l’éducation comme barrière sociale.... ici c’est bien pareil

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