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Accueil du site > Actualités > International > Nicolas II et les bolcheviks : massacre familial

Nicolas II et les bolcheviks : massacre familial

« Il n’y a pas de fatalité extérieure. Mais il y a une fatalité intérieure : vient une minute où l’on se découvre vulnérable ; alors les fautes vous attirent comme un vertige. » (Antoine de Saint-Exupéry, 1931).



Faut-il voir dans la date du 17 juillet 1918, il y a tout juste cent ans, pour la Russie, ce que fut la date du 21 janvier 1793 pour la France ? La triste mort du souverain, tué par des révolutionnaires sanguinaires ? D’un point de vue politique, l’élimination physique de la famille régnante permettait d’éviter tout risque de restauration, en principe car en France, il y a quand même eu Restauration, et même sans restauration, Napoléon a prouvé qu’il n’y avait pas besoin de famille dynastique pour créer une monarchie ex nihilo.

Le parallélisme révolutionnaire franco-russe ne conviendrait pourtant pas sur le plan historique. Du moins dans la forme. Les parlementaires révolutionnaires français ont jugé puis condamné très officiellement (ou ouvertement) leur ancien roi Louis XVI. Alors que les bolcheviks ont massacré leur ancien souverain et sa famille dans la plus totale opacité, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 dans la cave de la villa Ipatiev à Ekaterinbourg, sur ordre de Lénine, selon les écrits de Trotski.

L’une des explications basiques, c’était que les armées "ennemies" étaient sur le point de s’emparer d’Ekaterinbourg et les bolcheviks risquaient de ne plus "contrôler" la famille impériale (les "Russes blancs" entrèrent effectivement dans Ekaterinbourg le 25 juillet 1918).

Onze personnes ont été assassinées dans ce massacre : l’ancien tsar, sa femme, leurs cinq enfants, ainsi que les quatre personnes qui ont accompagné la famille impériale dans son exil.

1. Nicolas II (né le 18 mai 1868 à Tsarskoïe Selo, la cité du tsar), l’ancien tsar (empereur) de Russie du 1er novembre 1894 au 15 mars 1917, a succédé à son père Alexandre III (1845-1894), n’était pas vraiment fait pour diriger les affaires d’un État et encore moins pour assurer une communication efficace auprès de son peuple. Quatre jours après son couronnement, le 30 mai 1896, lors d’une manifestation prévue pour les festivités, un mouvement de foule a provoqué la mort de 1 389 personnes identifiées au champ de Khodynka à Moscou. Traumatisé et avant d’aller au chevet des 1 300 blessés, le tsar participa malgré tout au bal (qu’il avait envisagé d’annuler) pour honorer l’ambassadeur de France, ce qui lui donna une mauvaise réputation. Considéré comme l’un des cinq hommes les plus riches de tous les temps, il a abdiqué le 15 mars 1917 à la suite de la première révolution russe (celle de mars 1917). Il fut le cousin germain de l’empereur d’Allemagne Guillaume II (1859-1941) et du roi d’Angleterre George V (1865-1936) qui ont eu, ces deux derniers, pour grand-mère commune la reine Victoria (1819-1901), dont le surnom de "grand-mère de l’Europe" n’était pas une vaine expression.

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2. Elle aussi petite-fille de la reine Victoria, Alexandra Federovna Romanova, anciennement princesse Alix de Hesse-Darmstadt (née le 6 juin 1872 à Darmstadt), s’est mariée au tsar Nicolas II le 26 novembre 1894 (quelques semaines après son accession au trône). Peu appréciée du peuple russe qui l’appelait "l’Allemande" (alors qu’elle n’aimait pas l’Allemagne et parlait, lisait et écrivait en anglais), elle avait introduit Raspoutine à la cour et ce dernier était son conseiller avec une influence considérable.

3. La première fille Olga (née le 15 novembre 1895 à Tsarskoïe Selo). Très volontaire, elle adorait lire.

4. La deuxième fille Tatiana (née le 10 juin 1897 à Peterhof, au palais impérial près de Saint-Pétersbourg), surnommée Tanya ou Tanouchka. Assez autoritaire, elle fut considérée comme la plus jolie des filles du tsar.

5. La troisième fille Maria (née le 26 juin 1899 à Peterhof), surnommée Ange, Macha ou Machka. Elle fut considérée comme la plus romantique et la plus sage des filles du tsar.

6. La quatrième fille Anastasia (née le 18 juin 1901 à Peterhof), surnommée Nastya ou Nastanka.

7. Le seul fils Alexis, le tsarévitch, héritier du trône (né 12 août 1904). Malade par la transmission du gène de l’hémophilie par sa mère, provenant de son arrière-grand-mère Victoria, Alexis fut plusieurs fois "sauvé" de ses hémorragies par Raspoutine à partir de 1905, ce qui conforta l’attachement de la tsarine et de ses enfants auprès du conseiller occulte.

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8. Le médecin de la famille impériale Evgueni Botkine (né le 27 mars 1865 à Tsarskoïe Selo). Fils du médecin des tsars Alexandre II et Alexandre III, il fut, à partir du 13 avril 1908, le médecin de Nicolas II et de sa famille qu’il a accompagnés dans leur exil intérieur. Son frère aussi était médecin. Parmi sa descendance, il y a eu son petit-fils Constantin Melnik (1927-2014), qui fut un proche de Michel Debré à Matignon et responsable des services de renseignement.

9. Le valet de chambre Alekseï Egorovitch Trupp (né le 20 avril 1856 à Madona, en actuelle Lettonie). Ancien colonel de l’armée impériale, il se mit au service personnel du tsar et l’a suivi dans sa disgrâce.

10. Le chef cuisinier Ivan Kharitonov (né le 14 juin 1870). Ayant suivi la famille impériale dans son exil, il connut le même sort qu’elle.

11. La femme de chambre Anna Stepanovna Demidova (née le 26 janvier 1878 à Tcherepovets), surnommée Niouta. Accompagnant la tsarine dans son exil, comme sa femme de chambre depuis 1901, elle fut diplômée de l’Institut Iaroslav, a obtenu un certificat d’enseignante, savait parler plusieurs langues et jouer du piano. Amoureuse du précepteur du tsarévitch Alexis, elle fut anoblie ainsi que sa famille par la tsarine.

Les personnages principaux viennent donc ici d’être présentés. Les filles (grandes-duchesses) étaient âgées entre 17 et 22 ans, le tsarévitch Alexis avait 13 ans, et le couple impérial 50 et 46 ans.

Une quinzaine de personnes au moins auraient participé au massacre. Parmi elles, il y aurait eu Imre Nagy (1896-1958), le futur acteur de la révolution hongroise en 1956, mais c'est probablement faux, car son nom dans les documents n’est jamais apparu qu’après l’écrasement soviétique à Budapest, pour discréditer le leader réformiste.

Les onze ont été fusillés dans des conditions terribles, parfois, achevés à la baïonnette et au revolver, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918. Les corps furent ensuite dénudés, transportés dans la forêt de Koptiaki, à une quinzaine de kilomètres de la villa impériale, certains aspergés d’essence et d’acide sulfurique pour y être brûlés, d’autre brûlés à la chaux vive. Le but était de les rendre méconnaissables. Le 20 juillet 1918, l’annonce de l’exécution du tsar a été publiée mais rien sur sa famille dont beaucoup ont cru à la survie après un transfert à Perm (certaines personnes se sont même fait passer pour l’une des quatre filles, par exemple Anna Anderson, morte le 12 février 1984, qui était persuadée d’être Anastasia).

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Plusieurs enquêtes ont été ordonnées (la première dès février 1919) pour savoir ce qu’il s’est réellement passé. Le massacre de la famille impériale a nourri de nombreuses rumeurs et hypothèses en raison du mystère de la disparition de leur corps. Ce fut environ trois quarts de siècle plus tard que la vérité a été clairement établie grâce à la technologie moderne d’identification par ADN que n'avaient pas imaginée les bolcheviks assassins.

Le chef du KGB Youri Andropov imposa à Boris Eltsine, alors chef du parti communiste de l’oblast de Sverdlovsk, de détruire la villa Ipatiev le 27 juillet 1977 pour éviter tout "tourisme" historique (la villa était pourtant classée monument national depuis 1974). Devenu Président de la Fédération de Russie, Boris Eltsine a fait exhumer en 1990 neuf des onze corps du massacre. Après sept ans d’expertises, tous ont été identifiés grâce à l’ADN, et il manquait cependant deux corps, ceux du tsarévitch Alexis et d’une de ses sœurs, Maria.

Le jour du quatre-vingtième anniversaire du massacre, le 16 juillet 1998, les neuf corps ont été finalement inhumés dans la chapelle Sainte-Catherine de la cathédrale Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg (aux côtés notamment de Pierre Ier de Russie, Catherine II de Russie, etc.) en présence de Boris Eltsine et des descendants de la famille Romanov (cette cathédrale a été fermée entre 1919 et 2000). Entre 2000 et 2003, l’Église de Tous-les-Saints fut construite à Ekaterinbourg sur le lieu même de l’ancienne villa Ipatiev, et fut consacrée le 17 juillet 2003 par un représentant du patriarche de l’Église orthodoxe Alexis II de Moscou.

Des ossements découverts le 29 juillet 2007 près d’Ekaterinbourg ont été identifiés le 30 avril 2008 par des analyses ADN comme appartenant effectivement aux deux corps manquants, ceux du tsarévitch Alexis et de sa sœur Maria (résultats confirmés par d’autres analyses ADN le 25 juin 2008). À partir de cette dernière date, près de quatre-vingt-dix ans plus tard, il n’y a donc plus aucun mystère et la confirmation scientifique que toute la famille impériale a été effectivement massacrée cette nuit du 16 au 17 juillet 1918.

Boris Gryzlov, Président de la Douma d’État de Russie du 28 décembre 2003 au 21 décembre 2011, a reconnu le 7 juin 2008 que le massacre de la famille impériale fut un crime commis par les bolcheviks. Quant au à la Cour Suprême de Russie, après plusieurs années d’imbroglio judiciaire, son Présidium a réhabilité le 1er octobre 2008 le tsar Nicolas II et sa famille, considérés comme victime des bolcheviks qu’il condamna.

Politiquement, ce fut donc sous Vladimir Poutine (qui n’a rien d’un dirigeant communiste, rappelons qu’il n’y a plus de pouvoir communiste depuis Noël 1991) que le mystère a disparu définitivement. Partisan d’honorer la famille impériale et se plaisant à renouer avec la Russie impériale, Vladimir Poutine, comme son prédécesseur Boris Eltsine, ont su faire le "travail de mémoire" pour "pacifier" l’histoire de la Russie.

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Religieusement, ce fut avant même la chute du communisme que la famille fut canonisée. En effet, le Saint-Syndoe de l’Église orthodoxe des Russes de l’étranger a canonisé le 1er novembre 1981 les sept membres de la famille impériale et les quatre personnes à leur service en tant que martyrs. Douze autres proches de la famille impériale furent également canonisés à la même occasion, dont Élisabeth Federovna, sœur de la tsarine, assassinée par les bolcheviks le 18 juillet 1918 avec d’autres membres de la cour, et deux servantes (dont Catherine Adolphovna Schneider) assassinées le 4 septembre 1918 à Perm. Ces canonisations furent confirmées par l’Église orthodoxe russe le 20 août 2000.

À ma connaissance, Alexis et Maria n’ont encore pas été inhumés dans la Cathédrale Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg, mais cela devrait se faire dans un proche avenir.

L'assassinat de la famille impériale a choqué la grande majorité des citoyens russes de l’époque et a montré la face réelle du bolchevisme et plus tard, du stalinisme, plus généralement, du communisme : la couleur rouge du drapeau représentait le sang qu’il a fait couler de si nombreuses fois, plus d’une centaine de millions de fois, dans l’histoire si tourmentée de ce siècle écoulé…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 juillet 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Nicolas II et les bolcheviks : massacre familial.
Le nouveau sacre de Poutine.
Dmitri Medvedev.
Youri Gagarine.
Katyn.
Karl Marx.
La Révolution russe.
Spoutnik.
Hannah Arendt.
Totalitarismologie du XXe siècle.
Mstislav Rostropovitch.
Raspoutine.
Léonid Brejnev.
La fin de l’URSS.
La catastrophe de Tchernobyl.
Trofim Lyssenko.
Anna Politkovskaia.
Vladimir Poutine a 60 ans.
L’élection présidentielle de mars 2008.
Mikhail Gorbatchev.
Boris Eltsine.
Alexandre Soljenitsyne.
Andrei Sakharov.
L’Afghanistan.
Boris Nemtsov.
Staline.
La transition démocratique en Pologne.
La chute du mur de Berlin.
La Réunification allemande.
Un nouveau monde.
L’Europe et la paix.

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39 réactions à cet article    


  • Christian Labrune Christian Labrune 16 juillet 18:03
    @Sylvain Rakotoarison

    Très bon article. 
    Il se trouvera aura encore des fanatiques ou des crétins du genre Badiou pour venir nous faire l’apologie d’un idéal communiste que les accidents de l’histoire ne sauraient condamner. Feu à volonté sur les cocos !

    • Venceslas Venceslas 16 juillet 22:53

      @Christian Labrune
      La mort est chose grave, même pour les « cocos ». Et bravo à l’article.


    • Xenozoid Xenozoid 16 juillet 23:11
      @Venceslas

      on reconnait,l’abatoire

    • McGurk McGurk 17 juillet 10:46

      @Xenozoid


      Pas besoin. Enfermons-les dans un kolkhoze.

      Lorsqu’ils en auront assez de jouer au fermier pour trois queues de cerise chaque mois, ils reviendront peut-être à la réalité.

    • McGurk McGurk 17 juillet 10:48

      @Venceslas


      Bah je ne sais pas trop à vrai dire.

      Sur les articles du détestable Fortin, l’auteur lui-même dit que Maduro a parfaitement le droit de flinguer « les terroristes » (à savoir l’opposition sous toutes ses formes) et ses fans lui donnent à chaque fois raison.

    • Paul Leleu 17 juillet 13:30

      @Christian Labrune

      -

      j’imagine que vous pleurez également M et Mme Ceauscu mis à mort par les crétins capitalistes... 

      Quant aux 3 millions de soviétiques anonymes morts (chiffre ONU) dans les années 1990 à cause de votre saloperie de capitalisme, que leur dites vous ? 

      Vous vous en foutez, et ça en dit long sur votre idéologie. 

    • Venceslas Venceslas 17 juillet 16:19

      @Xenozoid
      Je n’ai pas compris.


    • mmbbb 18 juillet 08:56

      @Christian Labrune le communiste est venu apres la chute des empires liberaux. Qui a voulu la guerre ? Ce n est pas Lenine . Ludendorff eut une alliance avec ce dernier pour arrête la guerre sur le front est de l Allemagne .  Nicolas II fut un pietre politicien, il ne comprit pas les enjeux et fut depasser par les événements a l instar de Louis XVI ou il ne vit pas une rupture de lhistoire . Il l fit tire sans etat d ame sur la foule C ’est un marqueur que les Bolchévics retinrent . En Chine le parti communiste est aussi arrive puisque la derniere dynastie Quing etait degenére Par ailleurs les Anglais et les Francais avaient introduits le marche de l Opium Ne faites votre d ORMESSON en omettant de citer des pans entiers de l histoire. Sans cette guerre de 14 18 , il n y aurait pas eu d’avènement du communiste en Russie Cette premiere mondiale a ete le suicide des nations


    • V_Parlier V_Parlier 18 juillet 22:42
      @Christian Labrune
      Vous écrivez : « Il se trouvera aura encore des fanatiques ou des crétins du genre Badiou pour venir nous faire l’apologie d’un idéal communiste... » (Je ne sais pas qui est « Badiou »)
      -> Mais il se trouvera aussi des fanatiques qui cracheront sur la Russie conservatrice, son Eglise et sa société, en espérant sans le dire qu’une boucherie recommence là-bas afin de remettre ce pays à terre encore une fois. Viktor Loupan a d’ailleurs écrit un très bon livre au sujer du rôle des puissances occidentales dans le soutien des bolcheviks jusqu’à 1917 et même un peu après, et particulièrement l’entretien du bobo Trotsky tout aussi sanguinaire que ses « collègues » (et plus hypocrite).

    • V_Parlier V_Parlier 18 juillet 22:45

      @mmbbb
      L’histoire des tirs dans la foule est très bien expliqué dans ce même livre que je cite plus haut (V. Loupan - Histoire secrète de la révolution russe). C’est un odieux coup monté de l’organisateur du rassemblement.


    • V_Parlier V_Parlier 18 juillet 22:51

      @Paul Leleu

      Vous écrivez : « j’imagine que vous pleurez également M et Mme Ceauscu mis à mort par les crétins capitalistes »
      -> Le sort de ceux-là m’indiffère peu, je l’avoue. Les « crétins capitalistes » (que je préfère appeler plus précisément les impérialistes dans la sphère US) ont fait bien pire que ça depuis. Et encore une fois ce sont eux qui essayent à tout prix de fomenter (en vain pour l’instant) une déstabilisation de la Russie. Ils font feu de tout bois, que celui-ci soit capitaliste, communiste, nazi, islamiste radical, ou autre...

    • jesuisdesordonne 16 juillet 18:29

      Les communistes nous diront si le capitalisme d’État mis en place à partir d’octobre par les bolcheviques était communiste au sens premier du terme.
      Voir aussi
      Comment les banquiers américains et britanniques ont fait chuter Ernest MAKNO et les paysans révolutionnaires soviétiques, au profit des bolcheviques.


      • Odin Odin 16 juillet 18:47

        Merci à l’auteur de rappeler cette triste date anniversaire de l’assassinat  de toute la famille impériale ainsi que leur employés alors qu’aujourd’hui encore des décérébrés de trotskistes nient encore ce massacre abject.


        • Paul Leleu 17 juillet 13:33

          @Odin


          ce nest rien en comparaison de la mort de 3 millions de soviétiques civils innocents dans les années 1990 (chiffre ONU) à cause du capitalisme... mais ça, l’auteur se garde bien de le rappeler... « vous niez encore ce massacre abject »... 

        • Venceslas Venceslas 17 juillet 16:21

          @Paul Lele
          20 millions de morts rien qu’avec Staline, il n’y a pas de quoi pavoiser.


        • jeanpiètre jeanpiètre 16 juillet 19:58

          Comme quoi ,il suffit de taper sur la révolution russe pour avoir l approbation des reacs habitués du site et de vérifier par la même que le macronisme n est que réaction


          • Paul Leleu 17 juillet 13:33

            @jeanpiètre


            oui... j’attends de voir le même article compassionnel sur les Ceausecu assassinés par la vermine capitaliste... 

          • Jelena Jelena 16 juillet 21:31

            « Rasticot le progressiste » faisant la promotion de Nicolas II.
             
            Jour après jour, cette « civilisation » s’enfonce de plus en plus dans le ridicule.


            • V_Parlier V_Parlier 18 juillet 22:53

              @Jelena
              Pour une fois je ne l’avais pas trouvé si mauvais. Et comme « promotion » c’est tout de même limité.


            • cassini cassini 17 juillet 06:22

              Pas un mot sur l’essentiel : tous ces gens sont canonisés . On doit dire saint Nicolas II, saint Ivan Kharitonov, etc. 


              • Laulau Laulau 17 juillet 09:39

                Nicolas II, ce triste sire a envoyé des millions de soldats russes à l’abattoir sans que cela émeuve Rakoto. Nicolas banquetait à des centaines de kilomètres du front pendant que sa femme se faisait tirer par Raspoutine à Petrograd ... Tout ça avec l’onction de l’église orthodoxe et les larmes de Rakoto.


                • Paul Leleu 17 juillet 13:36

                  @Laulau


                  l’introduction du capitalisme en Russie a tué 3 millions d’innocents civils dans les années 1990 (chiffre ONU). Les morts n’ont visiblement pas tous la même valeur... 

                  56% des soviétiques regrettent l’URSS (sondage 2015)... Le peuple sait... 






                • Venceslas Venceslas 17 juillet 16:22

                  @Paul Lele
                  Qu’est-ce que c’est que cette salade ? 3 millions tués comment ???


                • V_Parlier V_Parlier 18 juillet 23:00

                  @Laulau

                  L’Eglise orthodoxe avait été décapitée (privée de son patriarche) depuis Pierre Premier. Donc son rôle éait réduit à celui d’une administration d’Etat. Les conséquences furent désastreuses au point de participer à la création de ce climat explosif. (Ca fait à présent longtemps que l’Eglise orthodoxe russe a retrouvé son autonomie et son patriarche).

                  Et il faut se souvenir que si Nicolas II a envoyé ses soldats à l’abattoir c’est parce-qu’en bon pigeon il a voulu rendre service à la France et à ce pourri de Poincarré qui a tout fait pour déclencher la première GM. Un peu facile de lui reprocher ça de la part d’un français.

                • nietzsche1510 17 juillet 10:28

                  Sylvain,on connait aujourd’hui les noms des elements du peloton d’execution:tous etaient juifs et en majorite non-russes.j’espere que dans un prochain article tu parleras du ressentiment des hordes « khasar » qui ont si sauvagement ensanglante la Russie revolutionnaire:entre 5 et 10 millions russes etaient massacres pendant la guerre civile et des milliers d’eglises orthodoxes detruites:viendra le temps ou l’on etalera les dessous de la grande revanche des judeo-bolcheviks envers les goyim orthodoxes russes.


                  • Odin Odin 17 juillet 11:54

                    @nietzsche1510

                    « viendra le temps ou l’on etalera les dessous de la grande revanche des judeo-bolcheviks envers les goyim orthodoxes russes. »

                    Malheureusement le temps de cette vérité n’arrivera jamais à moins que l’on abolisse cette loi de mai 1990 du député communiste Jean-Claude Gayssot. Elle est là pour empêcher de dévoiler ces réalités historiques aux mougeons et si on le fait, on encourt des sanctions pour délit de négationnisme.

                    L’histoire n’est pas une science exacte, elle est écrite par des politiques pour développer une mémoire collective en occultant certaines réalités historiques et dans ce domaine nous sommes encore une fois les champions du monde. 


                  • V_Parlier V_Parlier 18 juillet 23:02

                    @nietzsche1510
                    J’avais publié un article approchant, mais plus diversifié en termes d’accusations : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ces-russes-a-qui-on-demande-des-197150 .


                  • McGurk McGurk 17 juillet 10:43
                    * "Politiquement, ce fut donc sous Vladimir Poutine (qui n’a rien d’un dirigeant communiste, rappelons qu’il n’y a plus de pouvoir communiste depuis Noël 1991) que le mystère a disparu définitivement. Partisan d’honorer la famille impériale et se plaisant à renouer avec la Russie impériale, Vladimir Poutine, comme son prédécesseur Boris Eltsine, ont su faire le "travail de mémoire« pour »pacifier« l’histoire de la Russie. »

                    Non il n’a « rien de communiste ». Mêmes méthodes, même politique, un visible regret amère de la période soviétique qu’il a remis plusieurs fois au goût du jour via des expositions et restaurations de patrimoine de l’URSS. Continuons à nier les putain d’évidences.Le travail de mémoire est une chose. Aspirer à être le « nouveau tzar » en est une autre. Un pas que Poutine et ses prédécesseurs ont largement franchi.

                    * "Les parlementaires révolutionnaires français ont jugé puis condamné très officiellement (ou ouvertement) leur ancien roi Louis XVI. Alors que les bolcheviks ont massacré leur ancien souverain et sa famille dans la plus totale opacité« 

                    Ah parce que maintenant on fait la distinction entre un massacre et un massacre ? Le résultat est fondamentalement le même.

                    Louis XVI s’est tout pris dans la gueule malgré ses tentatives d’aider les Français en réformant fortement son pays - le peuple les a même ignorées même si elles auraient pu changer leur destin. Cette famille n’a pas été simplement »massacrée« mais aussi torturée psychologiquement (séparation des enfants et des parents, meurtre du père puis de la mère, isolement total du dernier né dans des conditions épouvantables) par lesdits »révolutionnaires".

                    • Paul Leleu 17 juillet 13:40

                      @McGurk


                      Louis 16 s’est fait buter pour haute-trahison... il s’apprêtait à faire massacrer les français par des armées étrangères... mais ça, vous n’en avez rien à foutre... 

                      D’ailleurs, l’émeute du 14 juillet à la Bastille a été déclenchée par le postionnement de régiments de mercenaires étrangers autour de Paris, par la racaille capétienne... C’est Louis 16 qui a alimenté la révolution, étape après étape... 

                    • Venceslas Venceslas 17 juillet 16:24

                      @Paul Lele
                      Vous voulez parlez du manifeste de Brunswick ? Ce n’est pas de son fait à lui. 


                    • McGurk McGurk 17 juillet 18:04

                      @Paul Leleu


                      Je ne suis pas d’accord. Ce sont ses prédécesseurs qui ont vidé les caisses et totalement abusé de leurs privilèges pendant des siècles pendant que le peuple crevait de faim.

                      Les « révolutionnaires » ne se sont pas gênés à massacrer tout ce qui bougeait un peu trop, à détruire notre patrimoine sous des prétexte parfaitement fantaisistes. Idem pour l’Europe sur laquelle ils ont déferlé et tué à qui mieux mieux.

                      Personne ne lui a proposé une alternative raisonnable (ex : le système anglais), ignoré ses interventions en faveur du peuple, et on a fait que l’humilier, étape par étape, ainsi que sa famille. Montrés comme des singes au zoo, parqués dans un bâtiment humide froid et insalubre, séparé de leur enfant qui a, lui aussi, fait de la tôle à à peine dix ans.

                      Qu’il en soit arrivé à de telles extrémités semble logique, je pense que tout le monde aurait fait la même chose dans cette situation. La seule chose que je trouve dommage, c’est qu’il n’ait pas vu (et approuvé) que l’avenir se trouvait dans la représentation parlementaire.

                    • V_Parlier V_Parlier 18 juillet 23:11

                      @McGurk

                      Vous écrivez : "Mêmes méthodes, même politique, un visible regret amère de la période soviétique qu’il a remis plusieurs fois au goût du jour via des expositions et restaurations de patrimoine de l’URSS".
                      -> Non. Le patrimoine de toute l’histoire de la Russie est restauré, y compris toute l’histoire de l’ancien empire russe, de l’Eglise, etc... (Et ne confondez pas les initiatives des partis communistes avec ce qui est fait par le gouvernement en matière de restauration du patrimoine).

                    • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 17 juillet 11:59
                      Le complot Germano-Bolcherique .....Robert Wilton...



                      Une belle brochette de j..... à la clé.
                       smiley



                      • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 17 juillet 12:06
                        Complot précurseur, ponérologie, de toute la haine semée lors de la deuxième guerre mondiale.... 

                         smiley


                      • Paul Leleu 17 juillet 13:46

                        @SPQR Sono Pazzi Questi Romani


                        mais bien sûr... c’est d’ailleurs pour cela que 26 millions de soviétiques sont morts pour vous libérer de la botte nazie... les soviétiques ont perdu autant de vies dans la seule bataille de Stalingrad que les américains ou les français dans toute la guerre (400 000). 

                        je lisais récement que 25% de la population bielorusse est morte entre 1941 et 1944... en France cela équivaudrait à l’époque à 10 millions de morts... 

                        je crois qu’il faudrait commencer à respecter un peu ces gens. 56% des soviétiques regrettent l’URSS (sondage 2015)... 

                      • Venceslas Venceslas 17 juillet 16:25

                        @Paul Lele
                        Ce n’est pas un argument. Les gens regrettent leur jeunesse, c’est tout. 


                      • CN46400 CN46400 18 juillet 04:57

                        J’ai beaucoup pleuré pour les Capet, je n’est plus de larmes pour les Romanov.....


                        • biquet biquet 18 juillet 19:34

                          « bolcheviks assassins »
                          Et en 1905, il était où le boucher de la Russie qui a ordonné de tirer sur la foule désarmée ?


                          • Venceslas Venceslas 18 juillet 19:42

                            @biquet
                            Il n’était pas sur place, justement, et on n’a jamais su qui avait donné cet ordre. En revanche, là où Nicolas II est impardonnable, c’est qu’il s’est senti obligé de ne pas désavouer cet ordre. Bêtement, sans réfléchir à l’horreur de la situation. 

                            Quoi qu’il en soit, étant viscéralement opposé à la peine de mort, je ne puis approuver la fusillade à bout portant, et sans jugement, y compris des enfants qui n’étaient pour rien là-dedans. Question de principe. 

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