Palestine : la bombe risque d’exploser...
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Peur, tr�s peur... De la Cor�e du Nord, « nucl�aire ». De l’Iran en voie d’�tre « nucl�aire ». Des terrorismes de l’ « islamo-fascisme ». Des explosifs pakistanais qui sont des bombes � retardement trop minimis�es. Et de la Palestine, surtout. Une « trag�die annonc�e », titre Le Monde dans son « �dito » de son �dition d’aujourd’hui. Il a raison. M�me si l’ampleur de cette « trag�die programm�e » reste impr�visible...
"Un jour, vous regretterez Arafat", avait dit Mitterrand aux responsables isra�liens. C’est fait...Tant que le Hamas s’en tiendra � sa position de base et de principe (« Nous ne reconna�trons jamais, jamais, jamais l’Etat d’Isra�l ») , nous avons le devoir d’avoir peur... Nous payons ainsi une grave erreur : la d�mocratie, si lou�e, ne se r�sume pas � une arithm�tique de votes, � des additions de suffrages, � des consultations « populaires ». Elle est d’abord une grille de valeurs. Les Am�ricains l’ont trop oubli� en acceptant que le Hamas se lance dans une comp�tition dite « d�mocratique », qui n’�tait qu’arithm�tique....
Je cite l’�dito du Monde : « Il y a presque un mois, le 11 septembre, Mahmoud Abbas, pr�sident de l’Autorit� palestinienne, et Isma�l Haniyeh, premier ministre, concluaient un accord pour former un gouvernement d’union nationale palestinien. Ce texte, dit "d’entente nationale", ouvrait une porte de sortie honorable � l’impasse politique dans laquelle se trouve le gouvernement palestinien domin� par le Hamas, organisation inscrite sur les listes europ�enne et am�ricaine des mouvements terroristes, sortie victorieuse des �lections du 25 janvier. Cet accord offrait �galement la possibilit� de reprendre l’aide internationale, suspendue au lendemain de ce scrutin. Cette petite lueur n’a pas dur� longtemps. »
C’�tait pr�visible ; le Hamas, dont le d�veloppement a �t� favoris� par les « services am�ricains », n’a jamais accept� les r�solutions de l’ONU sur la cr�ation de l’Etat d’Isra�l.
J’en reviens � l’�dito du Monde : « Certes, il n’�tait pas facile de mettre sur pied un gouvernement dont la composition et le programme politique devaient respecter les diff�rentes forces. Pourtant, le document d’entente nationale, fruit d’un compromis laborieux, est suffisamment clair. Mais c’�tait compter sans les r�ticences des irr�ductibles du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, qui n’a toujours pas accept� d’avoir perdu le pouvoir en janvier. C’�tait aussi compter sans la direction politique du Hamas, bas�e � Damas, qui voit d’un mauvais oeil tout arrangement avec "l’ennemi sioniste". Cette hostilit� trouve � s’alimenter dans le comportement du gouvernement d’Ehoud Olmert, qui laisse se poursuivre la colonisation des territoires occup�s et dont l’arm�e continue de mener des op�rations militaires dans la bande de Gaza, pourtant �vacu�e il y a plus d’un an. »
Non. Le bricolage, en diplomatie, peut �tre catastrophique. Or, l�, nous avons (mal) « bricol� ». « Nous avons notamment oubli� « les exigences de la communaut� internationale, et particuli�rement du Quartet - Etats-Unis, Union europ�enne, Russie et ONU -, pour lequel la reconnaissance d’Isra�l, le renoncement � la violence et l’acceptation des accords pass�s entre l’Organisation de lib�ration de la Palestine et l’Etat juif sont les conditions de toute solution ». Eh oui ! Il s’agit l� de pr�alables....De conditions. D’imp�ratifs. Le Hamas ne les a en rien respect�s.
Le Monde poursuit : « L’exacerbation des tensions, relanc�es par la privation de salaire des fonctionnaires palestiniens et le blocus impos� � la bande de Gaza, a entra�n� de nouveaux affrontements inter-palestiniens meurtriers lors du week-end des 30 septembre et 1er octobre. Cette absence d’issue, apr�s une mont�e continue des tensions depuis sept mois, est la parfaite recette pour provoquer une trag�die, h�las, programm�e. » Oui. Mais � qui la faute ?
La paix ne sera possible entre Palestiniens et Isra�liens que si l’on suit les principes que Sadate (assassin� par un Arabe) et Rabin (assassin� par un juif) avaient d�fendus devant les instances europ�ennes, � Luxembourg, Bruxelles et Strasbourg : paix, d�mocratie authentique, march� commun r�gional. Nous en sommes loin, tr�s loin. Et �a fait peur, tr�s peur... Cette trag�die annonc�e nous concerne directement, nous, les Fran�ais d’Europe... nous, les Europ�ens de France.





