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Accueil du site > Actualités > International > Turquie v/s OTAN ; Kramer contre Kramer !

Turquie v/s OTAN ; Kramer contre Kramer !

 

Des soldats turcs ont pénétré dans l'enclave kurde d'Afrin, au nord de la Syrie. La guerre par procuration mnée contre le régime syrien à travers l’instrumentalisation d’un « état islamique » disqualifié puis anéanti entre dans une nouvelle phase. La Turquie affirme qu'elle envisage de créer une zone de sécurité de km et de la « contrôler ». Selon l'armée turque, ses avions de chasse et son artillerie ont déjà atteint touché 153 cibles. Les forces kurdes (YPG) ont déclaré que l'assaut militaire turc avait été repoussé.

L'attaque turque complique encore le jeu d'échecs politique et militaire en Syrie qui présentait déjà beaucoup d’aspects ambigus et contradictoires. Cette initiative devrait logiquement provoquer une confrontation directe entre les Etats-Unis avec un pays allié de l'OTAN, la Turquie, puisque le partenaire américain actuel en Syrie est justement le YPG. Ce sont les troupes au sol d’YPG, soutenues par des frappes aériennes américaines, qui ont conduit à la reddition d’ISIS à Raqqa en octobre.

Pour la Turquie, la montée des Kurdes syriens, qui comptent une population d'environ deux millions d'habitants et vivent principalement dans le nord-est de la Syrie est depuis longtemps un véritable cauchemar. Depuis 2012, Erdogan considère que l'YPG est le bras armé syrien du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) que l’état turc combat depuis 1984. Depuis plusieurs années, le Président turc considère le PKK et l’YPG comme une seule et même organisation « terroriste », et a promis à plusieurs reprises de les éliminer à ce titre, considérant que ce seul anathème est suffisant pour justifier une guerre civile de l’état menée contre une partie de la population..

L'avenir de cette enclave semi-indépendante connue par les Kurdes syriens sous le nom de Rojava est désomais suspendu, et sera déterminé par la tournure que prendront les événements. Les Etats-Unis sont intervenus sur le terrain pour la première fois militairement en Syrie en 2014 pour défendre la ville kurde de Kobani qui était attaquée par Isis. Les dirigeants régionaux s’étaien talors demandé si les Etats-Unis soutiendraient leurs nouveaux alliés kurdes une fois qu'Isis aurait été éliminée ou feraient s’ils exfiltreraient leurs « conseillers militaires » de Syrie et laisseraient l’YPG livré à lui-même et aux puissances locales.

Les Etats-Unis disent ne jamais avoir eu de forces à Afrin et que les derniers développements étaient à imputer à la Russie, en s’appuyant sur le fait que des observateurs militaires russes auraient été présents dans l'enclave. Cette version n’empêchera pas que la chute d'Afrin sera considérée comme un signe de l’incapacité des Etats-Unis ou de leur manque de volonté à défendre leurs alliés kurdes. En fait, la confrontation actuelle est le fruit d’une sous-estimation par les États-Unis de la fragilité des la situation dans le nord de la Syrie et des enjeux cruciaux.

Début janvier, les États-Unis ont déclaré qu'ils appuyaient la création d'une force frontalière de 30 000 hommes qui, dans la pratique, serait dominée par l’YPG. Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a affirmé que son annonce avait été mal comprise par la Turquie, mais en fait, les Turcs ont été consternés par ce qu'ils considèrent comme une orientation pro-kurde de la politique américaine.

En fait, comme il l’avait fait à l’époque récente de tension des relations américano-turques, en croyant pouvoir intervenir comme un maitre d’école dans une cour de récréation en sifflant la fin des parties de billes, Tillerson a provoqué une tension encore plus grave, devenue insupportable pour les Turcs quand il a déclaré la semaine dernière que les Etats-Unis garderaient leurs 2 000 conseillers militaires et troupes logistiques en Syrie dans un avenir prévisible. La justification est d’empêcher la résurgence d'Isis, mais le but réel est d’affaiblir la position de Bachar al-Assad et de l'Iran. Quoi qu’il en soit, la conséquence factuelles et bien concrète du discours de Tillerson a été de donner une garantie militaire à long terme à l'enclave kurde syrienne.

Cet engagement d'une présence militaire américaine permanente en Syrie a exaspéré Erdogan et agacé la Russie, la Syrie et l'Iran qui voient dans la nouvelle politique américaine en Syrie un engagement des dirigeants kurdes syriens dans une alliance avec les Etats-Unis. Auparavant, les Kurdes avaient tenté de trouver un équilibre dans leurs relations avec la Russie et les États-Unis et d'éviter d'être perçus comme des ennemis permanents d’ Assad dans sa tentative de réunifier la Syrie. Sans aller plus loin dans les conclusions, on peut constater que cette fois ci, l’aviation russe n’est pas intervenue comme elle l’avait déjà fait pour contrerl’opération aérienne turque.

Les Kurdes en Syrie n'ont pas beaucoup de marges de manœuvres. Ils sont entourés d'ennemis et le fait même de la défaite d’ISIS à laquelle ils ont largement contribué leur retire un atout maître une fois qu’ils ne sont plus indispensables. Ils ont pu observer que les Kurdes irakiens, qui menaient de leur côté un combat pour établir un micro-état semi-indépendant, avaient perdu tous leurs acquis en organisant un référendum mal inspiré sur l'indépendance.

Les unités YPG sont beaucoup plus résistantes que les peshmergas irakiens, mais Afrin est détachée du reste du Rojava et difficile à défendre. Sa perte ne signifierait pas une défaite pour les Kurdes syriens, mais serait déterminante pour l’évolution d’un conflit dont l’issue devrait modifier non seulement la géographie locale, mais aussi les pages consacrées aux alliances dans les atlas géopolitiques. 

 


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72 réactions à cet article    


  • pierre 22 janvier 11:34

    Merci de votre regard, pour moi ces événements à peine évoqués sur le merdia, sont gravissimes


    • Clark Joseph Kent Clark Joseph Kent 22 janvier 11:51

      @pierre

      Oui, gravissimes en effet.

      Habitué depuis Bush père à voir le monde en termes binaires (axes du bien et du mal), et d’autre part à croire qu’un état se gère comme une entreprise e en réduisant les êtres humains à des « ressources humaines », l’ancien patron d’Exxon, Rex Tillerson, n’a pas compris qu’en profitant d’un bout de laine qui dépasse du pull (le Kurdes), et en tirant dessus pour boucher l’accroc, il étatit en train de détricoter l’ensemble.

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 12:52

      @Clark Joseph Kent

      une situation « gravissime » ? Mais en quoi ? J’ai du mal de voir.

      depuis 1991 (et Erdogan n’existait pas) l’armée turque est intervenue régulièrement dans le nord Irak contre les combattants kurdes. Elle a juste changé de « cible », depuis la déréliction syrienne.

      Il faudrait vous réveiller car le monde entier intervient militairement en Syrie.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 12:53

      @pierre
      ces événements à peine évoqués sur le merdia

      Quel jugement pertinent... de source « sûre » !


    • Clark Joseph Kent Clark Joseph Kent 22 janvier 13:56

      @pierre

      L’ironie de la situation est illustrée par les errements des médias occidentaux qui présentent Afrin comme une « enclave » syrienne en Turquie, alors que n’importe quelle carte montre que c’est la province d’Antakia (Antioche) qui est une enclave turque en Syrie !

      Cette situation est le résultat d’une magouille française au moment du démantèlement de l’empire ottoman. En 1918, le sandjak d’Alexandrette dont Antioche faisait partie a été occupé par l’armée française, comme la Cilicie et la Syrie. La SDN prévoyait d’intégrer Antioche à la Syrie, mais, pour ménager la Turquie dont on souhaitait la neutralité en cas de nouvelle guerre, le gouvernement de Daladier a laissé l’armée turque pénétrer dans le Sandjak en juillet 1938 et un « référendum d’autodétermination » pour la population qui a choisi la Turquie. Pourquoi là et pas ailleurs ? Simplement par choix stratégique à un moment donné, comme aujourd’hui !


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 15:04

      @Clark Joseph Kent

      Toujours de source sûre, je ne suis pas certain que de touiller la m..... de 1918 fasse avancer quoi que ce soit dans l’imbroglio actuel.

      La guerre en Yougoslavie aussi prenait sa source chez des fanatiques qui puisaient leurs arguments au delà du réel....


    • Clark Joseph Kent Clark Joseph Kent 22 janvier 15:26

      @Olivier Perriet

      il n’y a que les « peuples heureux » qui n’ont pas d’histoire. Il yen a peut-être su la planète Mars, mais ici et maintenant, les enjeux géopolitiques ont des racines très profondes. 

      O. Marcard a baptisé les frontières politiques des états « cicatrices de l’histoire ». Les frontières qui avaient existé dans un passé lointain sont de manière générale facilement identifiables dans le paysage culturel et politique, et sont parfois également visibles dans le paysage physique.Les contours des départements français correspondent grosso-modo aux territoires des « pagi » gaulois. 

      Dans ces conditions, 1918, c’était hier. Nier cette rémanence revient à ignorer toute espèce d’analyse géopolitique et s’en tenir à une vision myope limitant les événements présents à des contorsions dont le but est de piller les richesses du voisin, sans même savoir pourquoi ce voisin n’est pas un co-locataire !

    • Clark Joseph Kent Clark Joseph Kent 22 janvier 16:08

      @Olivier Perriet

      comment expliquez-vous les frontières actuelles de la Bosnie ?
      par les brillantes interventions de BHL ?

    • vesjem vesjem 22 janvier 21:42

      @Olivier Perriet
      change de site ; tu as la crédibilité d’une chèvre


    • vesjem vesjem 22 janvier 21:43

      @Olivier Perriet
      olive : troll de service ? ou parfait abruti ?


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 22:35

      @Clark Joseph Kent

      La quoi ? la Bosnie ? Pourquoi ne me parlez-vous pas de la Transnistrie ?

      Et la Corse alors ? Pourquoi ce doigt accusateur pointé vers le Nord, si ce n’est à cause du sous-sol plus solide du Cap Corse ? Encore un coup de la géologie.. ;)

      Sans parler de la Manche, qui sépare la perfide Albion du continent, justifie la rancœur des « remainer » (dont vous ne faites pas partie, je le sais de source sûre) et créé tant de problème avec les migrants de Calais :
      qui faut-il incriminer cette fois ?

      La fin de la dernière glaciation ?

      Pour ne pas répondre à cette question existentielle, j’ignore si Turquie vs USA c’est Kramer contre Kramer ou si c’est juste un logiciel qui est inadapté pour faire des analyses.


    • baldis30 23 janvier 09:41

      @Clark Joseph Kent
      bonjour et merci pour l’article ..

      mais dans votre dernière réponse vous semblez - hum - penser que BHL n’est que brillant !

      Noooon !

      Reprenez vous ! BHL est génial tout le monde le sait ...

      Le tenir seulement pour brillant enlève énormément à sa réputation mondiale ....


    • MAIBORODA MAIBORODA 25 janvier 08:54

      @baldis30


      Excellent second degré

    • Pere Plexe Pere Plexe 22 janvier 17:22

      Les Usa ont cette constance à ignorer le monde et les faits qui les dérangent.

      Ainsi il tente de garder , via les kurdes, un pied à terre dans la région.
      Ignorant superbement le fait qu’ils ont lamentablement échoué en Syrie à renverser Al Assad pour le remplacer par une de leurs marionnettes.

      Quant à l’aspect juridique n’en parlons pas...une fois de plus l’oncle Sam se torche le cul avec le droit international.

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 22:37

        @Pere Plexe

        c’est marrant, vous semblez parler de respect des frontière au moment même où l’armée turque entre directement chez son voisin 


      • Pere Plexe Pere Plexe 23 janvier 18:15

        @Olivier Perriet
        C’est clairement une atteinte à la souvraineté de la Syrie.

        Mais bien moins grave que celle des Usa qui prétendent occuper militairement ce pays.

      • Vraidrapo 22 janvier 19:16

        Que les sionistes cessent de maintenir les Phantoms d’Erdogan et, sans appui aérien, l’armée turque ne bougera plus...
        Nietamiaou et Erdogan s’entendent comme des petits fous. Aussi bien Poutine que le Yankee auront du mal à maitriser totalement leurs satellites régionaux.


        • roman_garev 22 janvier 21:18

          @Vraidrapo

          Est-ce la Turquie qui serait un « satellite » de Poutine ??
          Cette même Turquie qui a abattu dans le dos le bombardier russe ??
          Cette même Turquie qui possède la deuxième armée de l’OTAN après les USA ??
          Maintenant les Kurdes détruisent par les TOW américains des « Léopards » turcs livrés par l’Allemagne....
          Les Allemands crient au secours, ils ne comprennent plus rien du tout.
          Et ce n’est que le commencement de la partie d’échecs. Fallait pas essayer de jouer au poker avec le grand-maître... 

        • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 22:39

          @roman_garev

          vous voyez quelqu’un qui maîtrise quoi que ce soit là dedans ?

          Je sais que l’amour rend aveugle, mais quand même...


        • simplesanstete 22 janvier 23:36

          @Olivier Perriet
          Poutine a parfaitement maîtrisé la Syrie, la Crimée, la Géorgie, l’empire du chaos de fantaisies est stoppé, what else ?


        • generation désenchantée 23 janvier 02:46

          @roman_garev
          les turcs ont acheter du matériel anti aérien russe dernièrement , le S400 , je me demande contre quelle aviation ce type de missile va être utiliser

          http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/09/12/97002-20170912FILWWW00075-la-turquie-achete-des-armes-a-la-russie.php


        • roman_garev 23 janvier 08:00

          @generation désenchantée
          Une seule question : c’est pour QUAND, ces S-400 chez les Turcs ?


        • roman_garev 23 janvier 08:15

          @Olivier Perriet
          Vous voulez tout et maintenant, n’est-ce pas ?...

          Attendez un peu, la partie d’échecs (la vraie) ne se joue pas si vite que ça...

          En tout cas, pendant que les Turcs s’occupent des Kurdes à Afrin (lesquels ont occupé à basse note des territoires des tribus arabes sunnites qui n’appartenaient jamais aux Kurdes, à consulter cette carte où les acquisitions kurdes sont tigrées), l’Armée arabe syrienne est en train de libérer la province Idlib jusqu’à présent inondée de bandes de bandits de tout poil, y compris pro-turcs. Ceci, on ne vous le raconte pas ?

        • Olivier Perriet Olivier Perriet 23 janvier 09:20

          @roman_garev
          l’Armée arabe syrienne est en train de libérer la province Idlib jusqu’à présent inondée de bandes de bandits de tout poil, y compris pro-turcs. Ceci, on ne vous le raconte pas ?

          Si si, on en a parlé il n’y a pas longtemps, et Erdogan avait - déjà - piqué sa crise.
          à tel point que je me suis demandé si l’intervention anti kurde n’était pas qu’un prétexte pour lui.

          Mais bon, tout ce cirque, l’extermination/expulsion des anti Assad, ça ne rendra pas la Syrie plus gérable. Le malade sera guéri quand il sera mort.

          Mais je comprends que vous vous en foutiez, après tout ce n’est pas votre problème, et fondamentalement ce n’est pas le mien non plus.


        • covadonga*722 covadonga*722 23 janvier 09:34

          @roman_garev
          « La première livraison des S-400 aura lieu en 2019 », a déclaré le ministre.

          ministre défense turc
          pour l’instant veulent payer en LT mais le ministère russe chargé de ses transactions veut des euros à la limite des dollars us.Sont pas fous les Russes 

        • vesjem vesjem 23 janvier 10:21

          @Olivier Perriet
          caisse tu viens foutre ici ?


        • Vraidrapo 23 janvier 18:20

          c@roman_garev
          Aujourd’hui, Erdogan a choisi Poutine au gré des circonstances, demain, il repartira dans le giron Yankee. De toutes façons, il garde toujours 2 fers au feu : Poutine et Nietamiaou.
          Dans cette partie du monde, les alliances sont multiples et complexes. On ne peut pas raisonner comme on le faisait au cours des siècles précédents, le progrès a aussi révolutionné la géostratégie. Les alliances se renversent très vite, il n’y a aucune stabilité mais, beaucoup d’arrières pensées.
          Si nous voulons le pouvoir de la Connaissance, nous devons nous mettre à jour sinon nos raisonnements seront souvent à contre pied et ce sera frustrant...
          En tout cas, il ne faut pas compter sur Patrick Cohen, Nicolas Demorand ou ce brave Claude Askolovitch pour une analyse impartiale des conflits. Pas d’accord ?...
          Lisez Le Monde Diplomatique une fois, vous ne pourrez plus vous en passer.


        • roman_garev 23 janvier 19:01

          @Vraidrapo
          Merci, mais je n’ai aucune raison ni envie de lire ni ce Monde Diplomatique (si encore je savais ce que c’est), ni quelque autre média français. De même, ces noms ne me disent rien...


          Quant aux alliances, où est-ce que vous les voyez ? Je n’en vois pas une seule, même pas une ombre d’alliance. La Russie n’a, Dieu merci, aucune alliance, et c’est très bien comme ça. Des alliances, c’est pour des nuls. Oui, bien sûr, la Russie a des alliés (son armée, son aviation et sa flotte), et cela lui suffit...

        • Michael13 24 janvier 09:00

          @roman_garev
          Pas demain la veille.

          Ces contrats d’armements sont tellement compliqués que la signature d’un accord de principe n’est que la partie immergée de l’iceberg. Entres autres points d’achoppement, les transferts de technologie réclamés par Ankara ne sont pas prêts d’arriver. 
          Comme d’habitude, la Turquie est dans la posture et l’effet d’annonce. 

        • generation désenchantée 24 janvier 15:15

          @Michael13
          le problème , c’ est surtout que les turcs voudrait produire le missile et pouvoir accéder a des parties sensible du missiles , dont ses codes

          https://fr.sputniknews.com/presse/201710041033325651-turquie-russie-missiles-antiaeriens/


        • HELIOS HELIOS 22 janvier 22:21

          ... et ma perception a moi, dans tout cela, comme la votre j’espère... c’est que les kurdes me plaisent bien surtout chez eux.

          Je ne participe a rien, mais je les soutiens moralement, pour qu’ils aient un chez eux....

          • roman_garev 23 janvier 08:31

            @HELIOS
            Et pas seulement un chez eux, mais aussi des morceaux chez leurs voisins arabes, voir la carte actuelle d’Afrin avec des territoires arabes dont les Kurdes se sont appropriés à basse note (tigrés).


            Libre à vous de soutenir aussi leurs revendications territoriales (voir, p.ex., cette carte).

          • baldis30 23 janvier 09:48

            @roman_garev

            bonjour,

            « Libre à vous de soutenir aussi leurs revendications territoriales »

            Bouh ouh ouh ... c’est à pleurer sur le sort des populations .....du golfe persique à la Méditerranée .... Quel beau trajet pour un pipe-line ...

            Pourquoi écris-je UN pipe-line .... avec une telle largeur (.... de vues) on pourrait en passer plusieurs ...


          • roman_garev 23 janvier 10:51

            @baldis30
            Bonjour,

            Et je me demande pourquoi ces futures étendues kurdes n’atteignent pas encore les mers Noire et Caspienne qui sont pourtant toutes les deux à la portée de leur main...
            Sans doute, c’est réservé pour la prochaine version du « Grand Kurdistan » smiley

          • HELIOS HELIOS 24 janvier 01:24

            @roman_garev


            ... désolé, je ne cherche pas a savoir d’où viennent les uns et les autres.
            Je sais seulement que les Kurdes n’ont plus de chez eux depuis bien longtemps malgré les -NOS- promesses.

            Alors que les arabes qui ont pris ces territoires les perdent a leur tour ne me fait ni chaud ni froid. idem pour les turcs

            Dans tous les cas, ne connaissant ni les uns ni les autres, j’aurais plutôt une petite faiblesse pour les kurdes, voyez vous... eux ils s’impliquent et ils payent au prix fort le prix de la m... que les arabes de Syrie, d’Irak d’Iran et de Turquie ont foutu partout.

          • roman_garev 24 janvier 14:34

            @HELIOS

            Ces sympas n’ont même pas eu besoin d’être chez eux pour être le fer de lance dans le Génocide arménien... Voilà un peuple qui a payé vraiment fort, et justement des mains griffues de vos favoiris, qui, eux, n’ont jamais souffert d’un génocide pareil.
            Jamais entendu parler de cet exploit kurde ? N’avez disposition qu’aux faits qui vous arrangent ?

          • slave1802 slave1802 24 janvier 16:05

            @roman_garev

            Faire l’amalgame entre la population kurde actuelle et les criminels kurdes du début du siècle libérés tout exprès par le régime turc...

            Pas très objectif comme argument !


          • roman_garev 24 janvier 20:24

            @slave1802
            D’accord. Parlons de l’actualité. 


            Voici les paroles du coordinateur du Conseil suprême des tribus de la Syrie, Moudhar Hassan al-Assad (lien en russe, car les MSM français ne publient jamais des choses qui ne vont pas avec la ligne générale) : « Jusqu’à présent PYD/PKK a forcé 2 millions de Syriens quitter leur maisons ». Rien que dans Tell Ryfaat et ses environs 250 mille d’habitants ont été bannis, laissant aux terroristes de PYD/PKK 60 villages natales...

            Croyez-vous que cent ans auraient changé quoi que ce soit dans la façon de penser et d’agir des bergers du Moyen Orient ?

          • generation désenchantée 25 janvier 00:29

            @roman_garev
            cette carte n’ existe pas en version anglaise ou française
            le traducteur ne fonctionne pas en alphabet cyrillique


          • roman_garev 25 janvier 08:32

            @generation désenchantée
            Oui, et c’est ce que je dis : vous n’avez pas toute l’information.

            J’ai donné le lien rien que pour montrer que ce n’est pas moi qui aurait inventé ce chiffre de 2 millions d’exilés (le chiffre, vous le voyez).
            En Russie, pour suivre de près les évènements au Moyen Orient, on utilise des sources en russe, en arabe, en turc, en kurde... L’anglais comme le français n’y sont pour rien, faute de sources réelles sur le terrain.

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