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France Inter. Thomas Legrand rappelle fort à propos « l’antisémitisme culturel » du général De Gaulle

Un extrait d’une conférence de presse du général De Gaulle parlant d’Israël. Cela devrait pouvoir élever le débat qui en a bien besoin.

Ce matin du 22/02/19, Thomas Legrand, éditorialiste, nous fait écouter quelques bribes de la fameuse conférence de presse du général De Gaulle après la victoire israélienne de la guerre des six jours en 1967.

« …Cer­tains même redou­taient que les juifs, jusqu’alors dis­persés, qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, un peuple d’élite, sûr de lui-même et domi­nateur, n’en viennent, une fois qu’ils seraient ras­semblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conqué­rante les sou­haits très émou­vants qu’ils for­maient depuis dix-neuf siècles : l’an pro­chain à Jérusalem… » (63 mots choisis dans une déclaration qui en compte 1286).

Thomas Legrand évoque sans appel "un antisémitisme culturel" du général pour préciser que l’antisionisme de l’époque était différent de ce qu’il est devenu maintenant et qu’il est bien sûr très réducteur d’assimiler antisionisme et antisémitisme. Quelle clarté et quelle précision. Ne serait-il pas plus clair de dire que ceux qui évoquent ce lien font le jeu de ceux qui comme Alain Soral installent méthodiquement la confusion pour entretenir le feu ? Et que peut-être que si chaque responsable politique le disait sans détour, cela priverait le feu au moins de ce combustible. Ce n’est pas rien de convoquer dans le contexte actuel le général De Gaulle et d’en parler ainsi. Thomas Legrand fait référence au sociologue et journaliste Raymond Aron, juif présent à Londres de 1940 à1945 au sein de la France Libre et qui n’a pas manqué de s’interroger, lui, sur le soupçon d’antisémitisme du discours politique tenu dans ces circonstances. Elie Barnavi, historien et ambassadeur d’Israël en France de 2000 à 2002 critiqua la politique de la France dans le conflit de 1967 qui visait, disait-il, à éviter que le Moyen-Orient ne fût entraîné dans la logique de guerre froide et qui eut un effet inverse selon lui. Régis Debray insista de son côté sur la pertinence des prises de position de De Gaulle durant cette année décisive et y voyait la seule base possible d’une solution au conflit du Moyen-Orient.

 Le général de Gaule n’avait pas l’habitude de parler pour ne rien dire sans peser ses mots. Il est connu pour sa politique internationale de non alignement et ses prises de position souveraines qui ne se dissimulaient pas derrière les voiles du langage diplomatique. Il avait hérité de la politique des gouvernements socialistes de la quatrième république qui soutenaient et aidaient matériellement Israël à accéder à la maîtrise des technologies atomiques. Revenu au pouvoir, il avait fait le point sur la volonté d’Israël d’accéder aussi aux technologies militaires et avait expliqué à ses dirigeants qu’immanquablement cela entraînerait une volonté réciproque des chefs d’états arabes. Qu’il y voyait un grand danger et qu’il mettait fin à cette collaboration tout en menant à bien les installations civiles en cours. Les Anglais prirent le relais. On connaît la suite.

La contribution médiatique de Thomas Legrand sur l’antisémitisme et l’histoire, concernant un de nos plus éminents responsables politiques, confronté aux plus aigues des crises géopolitiques de l’histoire, submergé par un antisémitisme culturel. C’est simple comme une comptine et sa petite morale.

L’antisémitisme est un sujet douloureux qui empoisonne et met en danger au quotidien la vie morale et matérielle, la vie tout court de ceux qui en sont les cibles. Il empoisonne le lien social qui tresse la vie de ceux qui, malgré leurs différences, leurs querelles quelquefois, se sentent citoyens d’un même pays. Il s’aggrave comme tous les problèmes dont on redoute d’être dérangé par l’explicitation des causes et des responsabilités. A celle-ci se substituent des postures morales visant à se placer avantageusement au détriment d’un adversaire si possible. A défaut de bien comprendre, le citoyen est sommé de suivre. L’antisémitisme relève maintenant d’une forme d’horreur banalisée par les postures politiciennes tellement stéréotypées qu’on en vient à douter du véritable objectif poursuivi. Qui déclenchent comme dans un scénario connu d’avance les inévitables mesures circonstancielles. Qui paradoxalement augmentent notre angoisse et notre écœurement de voir une fois de plus les calculs politiciens saturer la vie politique de notre pays, sans répit semble-t-il. Relayés sans fin par le tam-tam médiatique. Un citoyen mis au fait des racines des racismes, en capacité de détecter les jeux de ceux qui les suscitent, les entretiennent et les manipulent à des degrés divers, prospèrent ou se maintiennent finalement sur le dos des victimes et la santé de notre démocratie, naviguent au milieu du flot infernal des indignations surjouées et de l’escalade des provocations qui se répondent, serait en mesure de demander des changements incontournables et d’interroger les responsabilités de ceux qui différent ce moment.

Est-ce approprié sur le service public de relier encore une fois de façon si caricaturale l’état d’Israël et la conduite de ses politiques avec l’antisémitisme en France en ayant l’air de dénoncer ce lien ? Ce sont exactement les jeux auxquels se livrent les idéologues professionnels de tous bords avec le succès que l’on sait. 

Alors, à quoi sert un éditorialiste au juste ? Discours médiatiques de circonstance. Avec la même envie, le même courage d’éclairer le débat citoyen tout en en sapant les fondements ? On a envie de chanter "Tout va très bien madame la marquise" et de rire ou de pleurer, ce qui dans certains cas relève de la même attitude.

Régis Debray, À un ami israélien-Avec une réponse d’Elie Barnavi (2010)

Elie Barnavi, Saul Friedländer, La politique étrangère du général De Gaulle (1985)

Conférence de presse du 27 novembre 1967, texte complet sur wikisource.


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41 réactions à cet article    


  • Christian Labrune Christian Labrune 23 février 17:17

    J’ai toujours eu la plus grande admiration pour De Gaulle. Son discours à propos d’Israël, je l’avais entendu en 67, puis à peu près oublié. J’étais jeune. Longtemps, il m’a paru impossible que De Gaulle ait jamais pu être antisémite. Il reste qu’il y a quelques années, puisqu’on peut désormais trouver pas mal d’archives sur le Net, je l’ai réécouté, ce discours. Je l’ai trouvé terriblement alambiqué, fort déplaisant, et pas du tout à la gloire du Général. Raymond Aron n’avait vraiment pas eu tort de réagir comme il a fait.

    Le plus grave, c’est que le quai d’Orsay peuplé encore à l’époque de pas mal de vichyssois que l’épuration avait épargnés n’attendait que cela pour mettre sur pied cette « politique arabe de la France » qui perdure et s’est considérablement aggravée depuis quelques années, lors même que les rapports de forces et les enjeux au Maghreb et au Moyen-Orient n’ont plus rien à voir avec la situation qu"on pouvait observer au lendemain de la guerre des six jours.

    D’où l’imbécillité quasi criminelle de la politique des derniers gouvernements. Celui d’un Valls approuvant à l’UNESCO une résolution négationniste qui niait pour ainsi dire les droits des Juifs sur la terre des anciens royaumes de Juda et d’Israël. D’où l’attitude lâche et répugnante d’un Macron au lendemain du transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Et surtout, la collaboration, au pire sens du terme, avec un Iran néo-nazi qui répète régulièrement son intention de détruire Israël. Le président du CRIF il y a quelques jours, dans son discours, a interrogé Macron sur l’Iran, faisant une peinture très exacte de ce régime criminel et pourri. Pas le commencement d’une réponse de la part de Macron dont la politique extérieure vis-à-vis de ce régime totalitaire est aussi complaisante que celle d’un Pétain face à l’Allemagne nazie dès l’été 40. Notre pays, peu à peu, s’enfonce dans une répugnante abjection.


    • hgo04 hgo04 24 février 07:54

      @Christian Labrune
      L’Iran..
      N’est ce pas ce pays du moyen Orient, qui, après Israel bien entendu, possède la deuxième population juive de cette région du monde ?

      Ont ils été massacrés ? déportés ? exterminés ? par le pouvoir Iraniens ?


    • Christian Labrune Christian Labrune 24 février 11:01

      @hgo04

      Avant de me poser la question, et puisque vous disposez de l’Internet, renseignez-vous un peu. Il y a un article de Wikipedia intitulé « Juifs d’Iran » ou « Juifs en Iran », et quantité d’articles que j’ai déjà signalés à des gens qui, comme vous, ignoraient tout de cette question.
      En gros : il ne reste plus qu’un quart des Juifs présents en Iran au moment de la révolution islamique. Ceux qui en avaient les moyens ont évidemment fait leur valise. Ceux qui restent sont réduits à l’abjection d’une espèce de dhimmitude : s’ils ne veulent pas être persécutés, ils n’ont plus qu’à collaborer, au pire sens du terme, avec le régime, c’est-à-dire cracher ostensiblement sur Israël et donc sur eux-mêmes.


    • Christian Labrune Christian Labrune 24 février 11:03

      Un article parmi tant d’autres qui décrivent à peu près la même situation :
      https://www.lepoint.fr/monde/etre-juif-en-iran-12-04-2012-1450630_24.php


    • Esprit Critique 24 février 17:15

      @hgo04
      d’où tenez vous cet idée ? d’où viennent vos chiffres ? Qui paraissent plus que douteux !


    • Christian Labrune Christian Labrune 24 février 21:48

      ADDENDUM

      https://fr.wikipedia.org/wiki/De_Gaulle,_Isra%C3%ABl_et_les_Juifs

      A cette page, rappel indispensable de quelques observations faites par Raymond Aron après la conférence dont il est ici question. Je recopie en gras quelques passages qui, lorsqu’on voit ce qui se passe aujourd’hui en France, sont quasi prophétiques.

      …...................................................................... ..............

      Raymond Aron écrit, sous le titre « Le temps du soupçon » (article d’abord paru dans Le Figaro du 28 décembre 1967) :

      « La conférence de presse autorisait solennellement un nouvel antisémitisme, les derniers propos du chef de l’État suspendent, pour ainsi dire, cette autorisation, mais dans le style propre du Prince, autrement dit, en rejetant sur les autres ses propres responsabilités. »

      — p. 12 (introduction)

      « Définir un «  peuple  » par deux adjectifs… expliquer l’impérialisme israélien par la nature éternelle, l’instinct dominateur du peuple juif… (les Juifs de France ou, pour mieux dire, du monde entier, ont immédiatement saisi la portée historique des quelques mots prononcés le 28 novembre 1967 par le Président de la République… Aucun homme d’État occidental n’avait parlé des Juifs dans ce style, ne les avait caractérisés comme «  peuple  » par deux adjectifs. »

      — p. 17 et 15

      « Le général de Gaulle a, sciemment, volontairement, ouvert une nouvelle période de l’histoire juive et peut-être de l’antisémitisme. Tout redevient possible. Tout recommence. Pas question, certes, de persécution  : seulement de «  malveillance  ». Pas le temps du mépris  : le temps du soupçon. »

      — p. 18

      « Si le général de Gaulle avait usé de son influence auprès du Président Nasser pour le détourner de l’aventure, si, seul ou en accord avec les États-Unis et la Grande-Bretagne, il avait honoré l’engagement pris par le gouvernement de la IVe République de maintenir la liberté de navigation dans le golfe d’Akaba, la guerre de Six Jours n’aurait pas eu lieu… le général de Gaulle ne fit rien pour empêcher le blocus du golfe d’Akaba, la concentration des troupes égyptiennes dans le Sinaï, l’alliance jordana-syrienne, l’entrée des troupes irakiennes en Jordanie, en d’autres termes les événements qui provoquaient inexorablement l’explosion… L’auteur du Fil de l’Épée, à la place de M. Lévi Eshkol, n’aurait pas agi autrement que ce dernier. »

      — p. 23

      « Pourquoi le général de Gaulle a-t-il solennellement réhabilité l’antisémitisme  ? Afin de se donner le plaisir du scandale  ? Pour punir les Israéliens de leur désobéissance et les juifs de leur antigaullisme occasionnel  ? Pour interdire solennellement toute velléité de double allégeance  ? Pour vendre quelques Mirage de plus aux pays arabes  ? Visait-il les États-Unis en frappant les juifs  ? Voulait-il soumettre à une nouvelle épreuve l’inconditionnalité de certains de ses fidèles qui ont souffert sous Charles de Gaulle  ? Agit-il en descendant de Louis XIV qui ne tolérait pas les protestants  ? En héritier des Jacobins qui aimaient tant la liberté qu’ils interdisaient aux citoyens d’éprouver tout autre sentiment  ? Je l’ignore. »

      — p. 45

      « Le cercle du soupçon se refermera sur les hommes tenus pour responsables des réticences de l’opinion. Cauchemar ou proche avenir, je ne sais.  »


    • Octave Lebel 25 février 00:10

      Merci pour cet échange qui me donne l’occasion de compléter mon point de vue. Certains juifs et d’autres d’accord avec cette position soutiennent que la critique de la politique israélienne est un alibi qui cache un réel antisémitisme. Cela revient à accuser tous les juifs en désaccord avec la politique menée actuellement en Israël à être antisémites et tous ceux qui pensent comme eux aussi .Cette position est malsaine, dangereuse et irresponsable.

      C’est l’islam politique qui a initié cette approche avec une toute autre stratégie idéologique et politique. Il amalgame le judaïsme et la version actuelle du sionisme d’extrême droite dominant actuellement en Israël pour mieux condamner tous les juifs et affaiblir l’état d’Israël dans une guerre de religion à vocation messianique. C’est explosif, c’est le but.

      Dénoncer le supposé antisémitisme culturel du général De Gaulle à partir d’une déclaration très élaborée dans une actualité encore brûlante qui porte sur un moment clef de la vie et de l’histoire politique internationale d’Israël par un chef d’état aux commandes ainsi que le fait Thomas Legrand nous remet dans les mêmes ornières alors qu’une mécanique infernale s’est installée dans le pays sur ce sujet.

      Raymond Aron dénonce un soupçon d’antisémitisme essentiellement à partir d’un profond désaccord sur la politique menée pendant le déroulement de la crise par le général qui prend les accents d’un sérieux désaccord personnel qui va au-delà (Le Figaro 18/12/1967).Pour mémoire, dès 40, Aron voyait en De Gaulle un danger bonapartiste pour la république. Michel Soulas, docteur en histoire contemporaine fit un point de situation en 2012 et 2013 sur la question auprès de l’association France-Israël et de l’Association Montpellieraine pour un Judaïsme Humaniste et Laïque.

       Chacun pourra se faire une opinion.

      (https://docplayer.fr/22606794-Charles-de-gaulle-et-les-juifs.html

       Les 3 éléments que je rapporte rappellent le poids de la géopolitique et de l’histoire et d’ailleurs c’est bien de cela dont parle le général dans sa déclaration. Pas sûr que Raymond Aron disposait de tous les éléments d’information dont disposait un chef d’état ni qu’il les aurait pesés de la même façon.


    • Christian Labrune Christian Labrune 25 février 09:59

      @Octave Lebel

      Le document que vous proposez est particulièrement intéressant, mais je connais par coeur cet argumentaire qui a été souvent développé, et il m’a longtemps rassuré sur un De Gaulle que j’admirais et que je ne voulais pas croire antisémite. Comme je l’écrivais plus haut : je n’avais pas encore vingt ans en 67 ; j’avais entendu le discours, et je n’avais retenu que l’éloge appuyé, peut-être même un peu trop, du « peuple juif ». Dans la bouche d’un De Gaulle, un « peuple sûr de lui et dominateur », mais dominateur avec les valeurs de la Torah, ça exprimait plutôt une admiration, et ça pouvait évidemment être mis en balance avec l’espèce de mépris que lui inspirait une France toujours tentée par le défaitisme, d’où sa formule célèbre : « Les Français sont des veaux ».
      Je me suis dit longtemps que Raymond Aron, dont j’avais aussi oublié l’article, devait être dans la même erreur calamiteuse qu’un autre Juif, lui aussi résistant de la première heure, Mendès-France, qui avait néanmoins poussé jusqu’au ridicule et à l’odieux son animosité contre le « pouvoir personnel » du Général, jusqu’à se mettre, dans son discours au stade Charlety, à la botte d’un ancien maréchaliste encore ami du chef de la police de Vichy.
      Beaucoup d’arguments sont idiots dans cet argumentaire. Il manque l’opération de la prostate. Là encore, De Gaulle confie en tout confiance son anatomie à un chirurgien juif réputé, le professeur Aboulker. Et alors ? Je suis soigné pour des problèmes oculaires depuis des années à la fondation Rothschild et j’y ai passé des dizaines d’heures dans les salles d’attente, lesquelles sont remplies à plus du quart de musulmans et de musulmanes empaquetées dans leurs traditionnels sacs à patates qui, sorti(e)s de là, ne doivent pas manquer de redevenir antisémites. Abou Mazen et sa femme se font soigner en Israël, et Haniyeh, l’abominable crapule du Hamas, qui ne manque jamais de féliciter les tueurs de femmes et d’enfants juifs, a envoyé aussi dans les hôpitaux israéliens des membres de sa famille.
      Il y a dans ce document quelque chose qui révèle la mauvaise foi complètement tordue de son auteur : la phrase à propos de Maurice Schumann converti au christianisme : « ça fera un chrétien de plus mais pas un juif de moins ». Comme si c’était un argument que le lecteur inattentif pût retenir en faveur de la thèse soutenue, alors qu’ils serait plutôt accablant. Ca fera un chrétien de plus, certes, et c’est très bien, mais ce serait mieux aussi, probablement, si on sait lire, qu’il y en eût moins en France.
      Il n’y a évidemment rien de commun entre la posture de De Gaulle concernant les Juifs et ce que nous font lire les salopards antisémites qui prolifèrent sur AgoraVox comme la vérole sur le bas-clergé breton. IDe Gaulle admirait les Juifs, cela ne fait aucun doute, mais dans son discours, qu’il suffit de réentendre, il regarde objectivement Israël comme une puissance ennemie. C’est une erreur politique majeure dont nous continuons à payer les conséquences. Il n’a alors rien compris, comme le fait remarquer Raymond Aron, aux exigences existentielles de l’état juif pour lequel le blocus du détroit de Tiran longtemps avant le décollage de l’aviation israélienne, avait été considéré, à juste titre, comme un casus belli.

      De Gaulle vieillissant, en 67, commence à être un peu dépassé par les événements. Il le sera tout à fait un an plus tard, quittant Paris le 29 mais 68 pour aller s’en remettre aux avis de Massu à Baden-Baden. C’est assez triste, mais il reste avant cela des années d’une action au service de son pays qui sont particulièrement courageuses et exemplaires. C’est ce qu’on ne pourra jamais oublier, mais il importe aussi de ne pas négliger les errements de la fin, parce qu’ils auront été lourds de conséquences dans la politique imbécile, depuis, du Quai d’Orsay.


    • Christian Labrune Christian Labrune 25 février 10:12

      ERRATUM
      ". Ca fera un chrétien de plus, certes, et c’est très bien, mais ce serait mieux aussi, probablement, si on sait lire, qu’il y en eût moins en France."

      J’aurais dû écrire : « qu’il y eût moins de Juifs » en France. On voudra bien excuser quelques fautes de frappe moins calamiteuses que je ne signale pas.


    • Débanni Débanni 25 février 12:29

      @Christian Labrune
      Il n’empêche que le CRIF a demandé que la grande Croix Lorraine en hommage au général De gaulle à Colombey-les-deux-églises soit purement et simplement détruite, et cela malgré le choc provoqué chez certains admirateurs du général.


    • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus 25 février 14:00

      @Christian Labrune

      Quand le chef d’ orchestre est defaillant c’ est toujours le clavier qu’ on acuse ...

      Anticlaviste ....


    • L'apostilleur L’apostilleur 26 février 00:23

      @Christian Labrune

      "..Le président du CRIF interrogé Macron sur l’Iran... ce régime criminel et pourri. Pas le commencement d’une réponse de la part de Macron ... : Macron a bien raison, il n’a rien à faire avec un CRIF qui n’a rien à dire sur la politique étrangère de la France. « ...l’imbécillité quasi criminelle de la politique des derniers gouvernements. Celui d’un Valls ... » Ce n’est pas très aimable pour Valls qui s’était laissé aller à dire au CRIF « sans les Juifs de France, la France ne serait pas la France » Vous allez dissuader nos gouvernants d’entendre le CRIF


    • Octave Lebel 26 février 09:22

      @Christian Labrune

      Le sujet ici n’est pas le supposé ou non antisémitisme de De Gaule ou d’un autre homme politique.

      C’est la dimension actuelle du procédé et de ses effets.

       Une réflexion subjective avant l’essentiel. Si antisémitisme, il y a eu chez De Gaule, et que l’antisémitisme qui a sévi ou sévit chez nous eût été ou soit seulement de cette nature, beaucoup de choses auraient été bien différentes.

      Ramener une analyse critique de la politique menée par Israël systématiquement à une accusation d’antisémitisme, c’est simpliste dans tous les cas . En 1967, il y avait un danger vital immédiat pour Israël et la passion était énorme. Maintenant en France, c’est devenu une démarche de certains qui produit des effets pervers. Elle nourrit la surenchère et la provocation, elle sert le révisionnisme, apporte sa part à l’exacerbation des communautarismes, réactive à l’endroit des juifs le rôle de bouc émissaire avec des mises en danger grandissantes. L’antisémitisme a suffisamment de sources et ressources pour que cette aubaine ne lui soit pas apportée.

      Il semblerait que l’angoisse suscitée par la croissance de l’antisémitisme rende certains aveugles à ce paradoxe .Ceux qui disposent d’un grand ou d’un petit pouvoir et composent avec ces pratiques font courir des risques à nos concitoyens juifs et à l’unité du pays. Combien de malheurs et d’opportunisme politique faudra-il encore pour le comprendre ?


    • Allexandre 23 février 22:40

      De Gaulle, né au XIXè siècle était un homme de son époque. Il avait bien compris avec subtilité, qui étaient les sionistes et comment ils avaient réussi à créer cet Etat (assez peu légitime tant dans la forme que dans le fond). Il avait compris ce que ses successeurs n’ont hélas pas compris. Les trois derniers sont les plus pitoyables, car élus présidents grâce aux manoeuvres sionistes. Si de Gaulle pouvait donner un peu de sa culture et de son intelligence à tous ces rigolos, qui considèrent la France comme une province israélienne...qu’elle devient peu à peu !


      • Christian Labrune Christian Labrune 24 février 12:04

        @Allexandre

        Le problème, c’est que De Gaulle arrivé à Londres après l’armistice, s’attendait à voir débarquer « le peuple des cathédrales ». Mais ce qu’il a surtout vu arriver dès les premières semaines, c’est celui de la synagogue.
        Les « vrais » Français restés en France applaudissaient le Maréchal, si peu capables de discernement qu’ils ne voyaient pas que, ce faisant, c’était l’Allemagne nazie qu’ils applaudissaient. Beaucoup, certes, étaient écoeurés, mais ils étaient loin de constituer une majorité. Les VRAIS Français n’étaient plus en France, ils étaient déjà à Londres.

        Aujourd’hui, l’Iran qui imite la stratégie d’Hitler en prenant progressivement le contrôle des pays arabes, en mettant à leur tête ses hommes de paille, ses Pétain que sont le général Aoun au Liban et l’ophtalmologiste à Damas, n’est pas moins résolue que l’Allemagne du IIIe Reich à en finir avec les Juifs.

        Les Européens se sont réjouis, après les accords de Vienne sur le nucléaire iranien, que la paix eût été enfin sauvée, imitant ces Parisiens venus applaudir Daladier au Bourget à son retout de Münich (« les cons ! » se serait-il écrié). Là encore, ils se plaisent à être dupes, à flirter avec un ennemi résolu comme la pauvre Mogherini, tout sourire avec l’immonde Zarif.

        Il n’y a qu’en Israël qu’on voie clairement le danger gravissime qui menace l’état hébreu mais aussi l’ensemble de l’Europe. Les Américains ont compris, mais les Européens, et les Français en particulier, sont tellement cons qu’il m’arrive d’avoir honte d’en être un. Pour comprendre quelque chose à ce qui nous menace aujourd’hui, j’en suis réduit à écouter quotidiennement i24news, la télévision de Jaffa, comme on écoutait la BBC dans les années 40.


      • Allexandre 24 février 16:55

        @Christian Labrune
        Je crains que vous ne tombiez dans le piège de la subjectivité. Peu de Français le rejoignirent, tout simplement parce que peu l’avaient entendu. On évalue à environ 7000 ceux qui quittèrent la France pour le Royaume-Uni. Et je puis vous affirmer que les 7000 n’étaient pas juifs. Il y avait de tout. Les juifs qui rallièrent Londres, sont en particulier ceux qui avaient mieux compris que leur sort ne serait pas des meilleurs.


      • Allexandre 24 février 18:10

        @Christian Labrune
        Le seul Etat à n’avoir pas déclaré la guerre aux XIXè et XXè siècles est l’Iran. Les US et l’Europe, on les compte par centaines.
        Le « danger gravissime » dont vous parlez, ne vient pas des musulmans, loin s’en faut, mais du sionisme, et c’est en partie la raison pour laquelle, après la chute de l’URSS, les sionistes de la Maison Blanche et du Capitole se sont empressés de trouver un nouvel ennemi de poids aux Etats-Unis et à l’Occident : l’islam. Ils savaient qu’ils n’auraient pas trop à se battre pour, vu le rejet des musulmans en Europe et aux US. Ils ont été très habiles, et certains continuent de le croire...


      • Montdragon Montdragon 24 février 21:22

        @Christian Labrune
        Cherami, si les français de 41 voyaient 2019, ils pendraient Laval pour incompétence...
        Ramenons tout à l’aune de son époque, svp.
        Et vous seriez en train de télégraphier la Torah depuis Madagascar.


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 février 08:31

        Et personne pour parler de l’antisémitisme viscéral de Mitterrand. CF interview de Jean D’Ormesson dans le Figaro.


        • Christian Labrune Christian Labrune 24 février 11:34

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          J’ai déjà lu une autre intervention où vous signaliez cela comme une espèce de révélation récente. Si personne ne vous a répondu, c’est parce qu’on le sait très bien depuis une éternité.
          Cet ancien serviteur du gouvernement de Vichy, décoré de la francisque (pour faits de résistance ?) et suffisamment intelligent pour comprendre qu’après Stalingrad il fallait peut-être songer à changer de camp au plus vite, avait été très proche de l’extrême droite avant la guerre, et tout particulièrement des milieux de la cagoule. Il y a une photo bien connue où on le voit dans une manif des années trente, au premier rang derrière une banderole exigeant que les « métèques » soient boutés hors de France.
          Sa rapide ascension politique, malgré l’affaire des Jardins de l’Observatoire, ne s’expliquerait pas sans l’aide obligeante de son copain René Bousquet, chef de la police de Vichy, organisateur des rafles, lequel avait réussi, comme Papon, et bien d’autres, à échapper à une épuration que De Gaulle, s’opposant aux communistes, avait réussi à enrayer. Sur ce point, on ne peut pas trop le désavouer : s’il avait fallu aller jusqu’au bout du processus, c’est une bonne moitié de la population française qui se serait retrouvée sous les verrous.
          Bousquet, avec sa copine, contrôlait pas mal d’organes de presse, particulièrement dans le Sud-Ouest. Cela permit à Mitterrand, en faisant main-basse sur le PS au congrès d’Epinay, de se refaire une virginité. Bousquet sera assassiné au tribunal avant la fin de son procès. Cela fait partie des nombreux décès mal expliqués du règne de l’homme à la francisque.

          Mais les Français aiment à être dupes, et il y en a encore qui préfèrent ne pas savoir, ou s’émerveillent bêtement de « l’intelligence » du Florentin (De Gaulle parle de lui en ces termes dans ses Mémoires de guerre) habile dans l’art des coups tordus et la pratique d’une raison d’état qui se confondait toujours avec ses intérêts personnels.

          Une anecdote atroce : à la fin des années 80, je corrigeais des copies dans la salle des profs d’un lycée où le personnel était complètement crétinisé par cet « homme de gauche ». J’avais des écouteurs dans les oreilles. D’un seul coup, je me redresse, je prends un air effaré jusqu’à ce que plusieurs le remarquent. Qu’est-ce qui se passe ? Mitterrand est mort : crise cardiaque foudroyante ! La nouvelle fait immédiatement le tour de l’établissement, et pendant une bonne dizaine de minutes, c’est presque le même spectacle de désolation qu’après la mort de Kim Jong-Ill ! Mais je n’étais pas seul à disposer de la radio. Plusieurs, la farce étant découverte, m’auraient tué s’ils l’avaient pu. Plusieurs années après, l’homme à la francisque étant enfin officiellement mort, un des rares qui eussent de l’humour dans cette pétaudière est tout de même venu me dire : tu avais raison !


        • OMAR 24 février 18:54

          Omar9
          .
          @Mél’usine en vente en Chine.
          .
          Encore une fois, arrête de raconter des inepties et des mensonges.
          .
          Tu n’es surtout pas mieux placée que Roger Hanin, un juif, qui était monté au créneau contre cet écrivaillon de Jean d’Ormesson pour défendre l’honneur, bafoué de F. Mitterrand.

          http://www.actuj.com/2015-02/france/1452-roger-hanin-francois-mitterrand-et-les-juifs#
          .
          Franchement, je ne pensais pas que les restes du diner du CRIF suffisaient à te combler, toi aussi.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 25 février 08:42

          @OMAR

          Mets l’usine de homards venus de la plage de Fukishima en vente chez homme’marre.


        • OMAR 25 février 10:02

          :Omar9
          .
          @Mél’usine en vente en Chine.
          .
          Je suis un homard radioactif par l’irresponsabilité des hoimmes et un accident naturel de la nature.
          .
          Toi, t’es une facho par la volonté de ton cœur noir et de ton bulbe brun...
          .
          Sinon, touchée, coulée.....


        • JL JL 24 février 09:47

          hier soir je regardais un débat sur l’antisémitisme vs l’antisionisme.

          L’un des participants a dit : «  l’antisionisme c’est la volonté de détruire Israël  ». Personne sur le plateau n’a réagi.

          Cette définition a pour corolaire qu’il est interdit de critiquer la politique du gouvernement d’Israël sous peine d’être accusé de racisme : antisionisme = antisémitisme = racisme ! Un comble pour ce régime, raciste par excellence puisque fondé sur la théorie de la séparation.


          La séparation : une idée simple et meurtrière

          extrait : « La fin du XIXème siècle est marquée en Europe par un véritable consensus antisémite chez les dirigeants européens. Alors que les grands empires (autrichien, russe, ottoman…) s’affaiblissent, les nationalismes naissants professent tous l’idée simpliste « un peuple = un État ». Or les Juifs sont devenus en Europe une minorité invisible, obstacle au rêve fou d’États ethniquement purs. La majorité des Juifs du monde vivent à cette époque dans un seul pays, l’empire russe, et le régime du tsar organise régulièrement contre eux des pogroms pour détourner la colère populaire.

          Le sionisme qui naît à la fin du XIXème siècle proclame dès le départ que Juifs et non Juifs ne peuvent pas vivre ensemble, ni dans le pays d’origine, ni dans le futur État juif qu’il faut construire. Les sionistes partagent les rêves de pureté des nationalistes de cette époque qui seront une des causes des deux guerres mondiales. »

          Le sionisme est l’avatar moderne ou archaïque, c’est selon, de ces thèses nationalistes et de pureté que l’on a tant reproché au nazisme, et aux extrêmes droites européennes !

          Bien que je déteste les manipulations de Soros je dirais qu’il représente l’antisioniste par excellence.

          Moi j’ai dit dit bizarre ? comme c’est étrange !


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 24 février 11:37

            @JL

            Le sionisme était l’activité militante ayant pour but la création de l’État d’Israël. L’antisionisme est donc bien l’activité militante visant à détruire l’État d’Israël. Le combat contre la politique israélienne n’a aucune raison d’être nommé autrement que « combat contre la politique israélienne », ce qui implique que ce combat soit, comme tous les combats politiques, dépendant du contexte où il est mené.

            Vous citez cet extrait d’un article de l’UJFP "Le sionisme qui naît à la fin du XIXème siècle proclame (c’est moi qui souligne) dès le départ que Juifs et non Juifs ne peuvent pas vivre ensemble, ni dans le pays d’origine, ni dans le futur État juif qu’il faut construire".

            Lorsque j’ai lu, il y a bien longtemps, L’État des Juifs de Théodor Herzl, j’avais compris qu’il était l’oeuvre d’un journaliste ayant avant tout constaté, au procès de Dreyfus, que « Juifs et non-Juifs ne peuvent pas vivre ensemble ». Hitler a, me semble-t-il, épouvantablement confirmé cela pour ses descendants.

            Ce sont avant tout des non-Juifs qui ont créé le terrible sentiment.


          • JL JL 24 février 11:50

            @Pierre Régnier
             
             ’’L’antisionisme est donc bien l’activité militante visant à détruire l’État d’Israël.
            ’’
             
             Non ! Cela serait vrai si Israël serait un État en paix avec ses voisins et ses démons. On en est loin.


          • Christian Labrune Christian Labrune 24 février 12:22

            Le sionisme était l’activité militante ayant pour but la création de l’État d’Israël. L’antisionisme est donc bien l’activité militante visant à détruire l’État d’Israël.

            =======================================
            @Pierre Régnier

            C’est l’évidence même, et un des premiers articles parus il y a quelques jours sur cette question, un vrai tissu d’âneries, le confessait bêtement : Israêl était une « erreur » de l’histoire.
            Si l’histoire est mal écrite, il paraît clair qu’il n’y a pas d’autre solution que le Tipex !
            Or, c’est la solution (finale) que propose le régime islamo-nazi de l’Iran.

            Je vais donc devoir répéter ce que j’ai déjà expliqué bien des fois : avant la dernière guerre, il y avait des antisémites. La plupart n’imaginaient pas la shoah. Après la guerre, beaucoup se sont mordu les doigts et ont fait d’amères réflexions sur leur connerie : ils n’avaient jamais voulu ça.

            Les antisionistes viennent après la shoah, et là c’est beaucoup plus grave : ils sont antisémites, mais ils savent très bien à quoi cela peut conduire. On peut donc distinguer deux sortes d’antisémitismes :

            l’antisémitisme des imbéciles qui n’aiment pas les Juifs comme on peut ne pas aimer les Belges, les Suisses, les Berrichons ou les Anglais. Pas grave : ceux-là, il n’a jamais été question de les exterminer, et on peut raconter des blagues qui se moquent des Belges, ça n’aura jamais de conséquence.

            L’antisémitisme des antisionistes qui ajoute à cette imbécile passion triste une intention délibérément génocidaire. C’est cette intention génocidaire qui spécifie nécessairement l’antisionisme.


          • Christian Labrune Christian Labrune 24 février 12:37

             Non ! Cela serait vrai si Israël serait un État en paix avec ses voisins et ses démons. On en est loin.

            ==========================================
            @JL
            Un état en guerre ne serait donc plus un état ? C’est la première fois que je lis une pareille assertion.

            Par ailleurs, Israël n’est pas en guerre avec ses voisins : un traité de paix a été signé avec une Egypte qui serait bien embarrassée si les raids israéliens dans le Sînaï ne lui permettaient pas, par des moyens dont elle ne dispose pas, d’y endiguer le développement du jihadisme.
            Le traité de paix avec la Jordanie n’a jamais été remis en question.
            Tous les états sunnites de la région qui ne sont pas tombés sous la domination iranienne, même s’ils ne reconnaissent pas encore officiellement Israël, sont ses alliés de fait. Particulièrement ceux de la péninsule arabique. Voir la récente conférence de Varsovie.
            Israël sera peut-être bien en guerre avec l’Iran, qui arme les milices du Hezbollah au Liban et le jihad islamique à Gaza, mais quand l’actuel régime islamo-nazi de Téhéran se sera effondré, le Mussolini des Turcs n’aura plus d’autre solution que fermer sa gueule avant de disparaître lui aussi, et Israël n’aura plus d’ennemis, sauf évidemment, en France, des gens comme vous, mais c’est négligeable.


          • JL JL 24 février 12:40

            @Christian Labrune
             
             ’’Un état en guerre ne serait donc plus un état ?’’
             
             Quelle étrange déduction !
             
            Essayez donc de transposer ça à une autre nation !
            Est-ce que que les Occidentaux ont voulu détruire l’Allemagne à cause d’Hitler ?


          • François Vesin François Vesin 25 février 10:33

            @JL
            « Non ! Cela serait vrai si Israël serait un État en paix avec ses voisins
            et ses démons. On en est loin. »

            C’est la clef de tout !
            Israël pacificatrice de la Palestine et actrice majeure
            de la pacification du Moyen-Orient anéantirait l’antisionisme
            ou, au pire, le limiterait aux strictes opposants de l’existence
            même d’un Etat Hébreux (souvent le fait des antisémites).
            Le problème aujourd’hui consiste dans impossibilité d’être opposé
            à la politique menée par Israël tout en étant viscéralement
            ni antisémite, ni antisioniste et favorable à l’existence de deux états
            Israël et l’Etat Palestinien.


          • Eric F Eric F 25 février 10:52

            @François Vesin
            entièrement d’accord avec votre remarque, le but de la polémique actuelle est de créer un délit de blasphème contre toute critique des expansions territoriales israéliennes. D’une certaine manière, les signataires de l’« appel à la raison » sont inclus dans cette excommunication


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 25 février 11:30

            @François Vesin

            Il est parfaitement possible aujourd’hui d’exprimer une ferme opposition à une politique expansionniste et colonialiste d’Israel si on pense qu’existe une telle politique.
            Il est tout aussi possible d’exprimer le souhait de deux États : Israel et l’État palestinien.
            Il n’est nullement nécessaire, pour cela, d’exprimer un quelconque « antisionisme », qui met celui qui l’exprime dans le camp de ceux qui veulent détruire l’État des juifs.


          • Débanni Débanni 25 février 12:33

            @JL
            serait un état ou était un état


          • JL JL 25 février 13:17

            @Pierre Régnier
             
            ’’Il est parfaitement possible aujourd’hui d’exprimer une ferme opposition à une politique expansionniste et colonialiste d’Israël si on pense qu’existe une telle politique. ’’
             
             Ben non, justement : il n’est pas possible aujourd’hui d’exprimer une quelconque opposition à une politique expansionniste et colonialiste d’Israel sans être accusé d’antisionisme et par suite, d’antisémitisime  !


          • izarn izarn 24 février 12:32

            De Gaulle intervient dans le cadre de la guerre des 6 jours...

            C’est du grand n’importe quoi de relier ça à de « l’antisémitisme culturel »

            A la radio, ils n’ont pas d’autre chose à foutre que de fantasmer sur le soit disant antisémitisme de de Gaulle ?

            « On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu de peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’innombrables, d’interminables frictions et conflits. »

            De Gaulle

            Ou se trouve l’antisémitisme ?

            France inter, radio de merde...


            • Esprit Critique 24 février 17:05

              Si Thomas Legrand connaissait l’histoire , et la langue française il aurait pu dire que le général de Gaulle craignait de voir le sionisme entrainer trop loin la politique israélienne grisée par ses succès militaires. 

              Le mot antisémitisme n’est pas ici que grotesque, il est totalement imbécile.
              Comme si le fait de chier sur de Gaulle pouvait en grandir l’auteur !


              • harry stot 25 février 10:12

                Ras le bol avec votre antisémitisme. Ca n’est la préoccupation que des élites , pas du peuple !

                Rappel : les juifs c’est 0.01% de la population !

                De plus , il y a beaucoup plus d’actes anti chrétiens !

                La victimisation mémorielle ça suffit.


                • Eric F Eric F 25 février 10:48

                  Le problème de l’article est que le titre affirme que l’évocation d’un antisémitisme culturel du général de Gaulle serait « fort à propos ». Mais le contenu de l’article semble bien plus circonspect sur le caractère judicieux de cette allégation.

                  En fait, la phrase du général de Gaulle est à relier au contexte de l’occupation des territoire palestiniens suite à la guerre des 6 jours. On peut tout d’abord relever l’extrême retenue des propos, et l’emploi de termes presque admiratifs (Malraux les avait perçus comme tels). La phrase est exacte sur la situation d’alors et prophétique sur celle d’aujourd’hui, par contre elle est douloureusement anachronique concernant l’époque du projet de foyer national jusqu’aux années 30. D’où les réactions organiquement négatives des commentateurs juifs à l’époque et depuis lors.

                  Pour revenir au contexte de 1967, le général de Gaulle s’était efforcé auparavant de dissuader le gouvernement israélien d’effectuer une attaque préventive, celui-ci a passé outre, d’où une rupture par rapport au soutien unilatéral antérieur. Mais la politique française est devenue alors multilatéraliste, et non pas anti-israélienne comme le prétendent fallacieusement les courroies de transmission de la propagande de ce pays.

                  PS : concernant le débat « antisionisme » vs « antisémitisme », il suffit de dire que le terme « antisionisme » est PARFOIS détourné de sa signification réelle pour exprimer de l’antisémitisme (c’était évident dans le cas de l’invectiveur contre Finkielkraut). Dans d’autres cas, il est utilisé dans un sens dérivé pour condamner l’expansionnisme israélien. Donc c’est un terme polysémique sujet à contresens.


                  • harry stot 25 février 12:26

                    Autre rappel : Degaulle a aussi dit que ceux qui se disait victime de racisme sont ceux qui ne VEULENT PAS s’assimiler !

                    Ceux là qu’ils dégagent ! (ça c’est moi, pas de gaulle)


                    • pipiou 25 février 12:41

                      Et l’antigentilisme culturel des Israeliens, on en parle ?

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Octave Lebel


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