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Gilets Jaunes et journalistes

À la suite de la manifestation des Gilets Jaunes le 17 novembre sur les Champs Elysées des journalistes ont fait état de réactions de mauvaise humeur voire d’agression à leur endroit de la part des Gilets Jaunes, à Paris mais aussi sur les barrages en Province. Sur Facebook on a pu voir un message avec une vidéo d’une jeune journaliste qui se plaignait d’avoir été mal accueillie, d’avoir reçu des crachats et avouait avoir eu « la peur de sa vie », toutefois à aucun moment elle ne montrait d’image de « l’agression ». Ailleurs, plus solide comme preuve, nous avons pu voir un journaliste de BFMTV se faire casser un œuf sur la tête et essuyer quelques lointaines volées de gilet jaune… Était-ce suffisant pour que les journalistes publient un message sur Facebook appelant à boycotter les manifestations de Gilets Jaunes ? Certainement as et ce message est vraisemblablement à classer parmi les infos (fake new), pour autant il ne faut pas négliger le malaise qui s’est installé entre les Médias plus particulièrement télévisuels et les Gilets Jaunes.

Comme l’a montré Pierre Chartier dans ses travaux de recherche il y a une surreprésentation de la violence dans le discours médiatique qui donne l’impression aux protestataires que les journalistes ne s’intéressent ni à leurs problèmes ni même à eux. Chacun qui a suivi avec attention la journée du 17 novembre a pu faire ce constat notamment en étant à l’écoute de BFMTV et de France Info. L’accent était mis sur la violence et sur une sorte de désinformation de la réalité du mouvement organisée autour de la communication des seuls chiffres de participation donnés par le Ministère de l’Intérieur. Quiconque regardait les images se rendait bien compte que la participation, tant sur les Champs Elysées que sur les différents points de rassemblement, dépassait les chiffres donnés. Il ne s’agit pas de dire là que les journalistes seraient inféodés au pouvoir ni même qu’ils seraient malhonnêtes plus simplement comme l’écrit Pierre Chartier « les journalistes qui couvrent une manifestation produisent un discours déterminé moins par ce que qui se passe sous leurs yeux que par les stéréotypes et/ou les prénotions qu’ils ont du groupe manifestant et qui conditionnent leur perception des faits. » L’illustration de ce phénomène peut être donnée par trois exemples.

Le premier c’est lorsque Christophe Barbier, dans la lignée du prix Nobel d’économie Jean Tirolle, explique que le fond du problème pourrait être dans la méconnaissance des règles de la macroéconomie par les Gilets Jaunes. Comment à partir d’un tel présupposé peut-on comprendre la réalité de la situation ? D’abord le présupposé est partiellement faux, il y a des Gilets Jaunes qui comprennent la macroéconomie et même qui l’ont étudiée, d’autre part la macroéconomie vue depuis un studio de TV parisien n’est pas gage d’une vérité ni économique ni sociale. Enfin si la macroéconomie ne se décline pas en une microéconomie « bienfaitrice » cela voudrait dire que les Hommes ne comptent pas dans les politiques gouvernementales.

Le deuxième exemple se trouve dans la frappe néolibérale du spécialiste « économie » de BFMTV : Emmanuel Lechypre qui à longueur d’émission y compris lors des tables rondes relatives aux Gilets Jaunes ressasse la responsabilité du SMIC comme créature du chômage. C’est sûr, les manifestants qui ne bouclent plus leur fin de mois, voire qui ont un « mois » qui s’arrête le quinzième jour et qui ne mangent que des nouilles durant les quinze jours restants, sont tout à fait prêts à entendre ce discours qui ne repose que sur un parti pris théorique. Car l’impact social et économique du SMIC n’est pas si simple que semble l’énoncer Monsieur Lechypre (qui ne gagne pas le SMIC) avec une conviction qui frise le sectarisme. J’invite à lire sur Agoravox ce billet, pas scientifique diront certains mais l’économie n’est pas une science, « SMIC : Argumentaire et Contre-Argumentaire » [1]. Plus scientifique, on pourra aussi lire l’ouvrage de Pierre Cahuc et René Zylberberg « Le chômage, fatalité ou nécessité » qui a remporté le prix Européen du livre d’économie en 2004 et dans lequel les auteurs écrivent notamment : « L’imposition d’un salaire minimum a un impact positif et durable sur l’emploi », « Une hausse du salaire minimum peut augmenter le nombre d’embauche si l’employeur a un degré de contrôle. Chacun se fera son idée de la question mais comprendra que les éructations ultralibérales d’un journaliste n’expliquent en rien la situation des Gilets Jaunes et ne peuvent que contribuer à ce qu’ils se croient discrédités par ce journaliste.

Le troisième temple est celui de Cécile Danré, journaliste au service « police-justice » de BFMTV, qui dans l’émission du matin le 30 novembre, en prévisions de supposés incidents pour la manifestation du 1er décembre vint nous faire une description des audiences en comparution directe auxquelles elle a assisté, son message venait en appui aux descriptions apocalyptiques des violences commises lors des manifestations qui obligent les commerçants à protéger, à bunkériser leurs boutiques ; ces démonstrations oublient de parler de la multitude de manifestations qui se sont déroulées sans incident laissant ainsi croire qu’il n’y aurait pas de manifestation sans violence. Organiser l’information à propos des manifestations principalement autour de la violence corrobore ce qu’écrit le philosophe Yves Michaud[2] : « La violence, qui vient interrompre le cours normal des choses, est un objet idéal pour les médias qui consomment essentiellement des faits divers et du sensationnel. […] Présentée sous le signe de la transparence, la violence est montrée dans les pays démocratiques sous la forme de clichés et de stéréotypes où les formes de la fiction contaminent et, de plus en plus, modèlent celles de la réalité ». Pour prouver la réalité de l’interprétation sensationnaliste des faits organisée et perpétrée par les journalistes, Cécile Danré nous parla des interpellés qui possédaient « des marteaux, des clous de 7 cm… » dans leur sac. Bien qu’elle n’en apporte aucune autre preuve que son discours, elle oublie, a contrario du journal Le Monde du 27 novembre, de nous parler de l’autre face de la situation : celle des Gilets Jaunes interpellés seulement au profit de la démonstration de force des policiers, car chacun sait que pour le ministère de l’intérieur il faut des interpellations pour montrer des « têtes de malfaisant » au public. Ainsi à aucun moment sur BFM n’a évoqué ces cas (pris parmi d’autres » : « Il vit en Ardèche, dans un camion. « En fait, je suis woofer sur un petit terrain. Je paie pas d’électricité en échange de quelques travaux. Le pavé, je l’ai ramassé parce que là, je fais une formation de tailleur de pierres. Et le couteau, c’est une question d’habitude, je me lève le matin, je mets mon pantalon et mon couteau dans ma poche. » Condamné à deux mois avec sursis pour port d’armes. », et « Pas venu casser du policier ! », Le suivant portait, lui aussi, un couteau, un Opinel. Il a 26 ans, il vient de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie. « Détenir une arme de catégorie D est une infraction », lui explique solennellement la procureure. Le prévenu hausse les épaules. « Vous savez, chez nous, tout le monde a un Opinel sur soi. Je vais pas me défendre de ça. » Il avait aussi une matraque dans son sac. « Je l’ai ramassée par terre, je voulais la ramener en souvenir. Je suis conseiller financier, je suis pas ne suis pour casser du policier ! Je voulais juste exprimer mon mécontentement. » Et à part Mediapart qui sur les télés a évoqué le cas de Gabriel, 21 ans, « Lundi soir, Gabriel, un jeune de 21 ans venu en famille au rassemblement des « gilets jaunes », a subi sa troisième opération après avoir été grièvement blessé par l’explosion d’une grenade, avenue Franklin-Roosevelt, vers 18 heures samedi. « J’avançais avec ma fille et ma nièce, on était en train de discuter, et mes deux fils et mon neveu nous suivaient, lorsque la grenade a explosé, raconte la mère de Gabriel, jointe par Mediapart. A priori, des gens levaient les mains en l’air devant la police. Alors que nous avancions, les garçons ont vu un truc tomber. Ils se sont baissés, mais Gabriel a pris la grenade pour protéger son frère et son cousin. Aussitôt après l’explosion, j’ai vu Florent venir vers nous en portant Gabriel. J’ai vu mon gamin avec la main arrachée. J’ai vu les os de sa main. C’était comme dans une guerre. Et alors qu’il était blessé, on s’est encore fait bombarder de lacrymogènes. »

Alors les journalistes ne peuvent être vécus que comme des ennemis ou des colporteurs de la propagande gouvernementale. En aucun cas les Gilets Jaunes ne peuvent voir dans le discours des journalistes qu’ils sont entendus, écoutés, compris ou simplement pris en considération. Ces journalistes-là, parce qu’il faut répondre à des impératifs d’une production d’images fortes, ont perdu toute éthique de la profession et ils sont rejoints, dans une démarche inconsciente devenue une manière de faire son métier, par une kyrielle d’éditorialistes qui, comme le dit le sociologue Gérald Bronner, cèdent au biais de la conformation « qui nous fait préférer les informations flattant nos propres croyances ». Ce faisant le journalisme n’est plus une œuvre de communication des faits pas plus qu’un tremplin d’explication pour aider les gens à se forger leur propre opinion, les médias transmettent « un kit de bonne pensée ». On oppose la bien-pensance à la pensée malveillante, et ce n’est pas dû à une quelconque malhonnêteté des journalistes, la cause doit être recherchée sur ce qu’est la télévision et l’information en continu, mais aussi dans le fait que les journalistes ne connaissent pas, quand ils ne méprisent pas dans un grand mouvement d’arrogance, les gens comme ici les Gilets Jaunes.

Il y a une immédiateté réactionnelle, à la fois affective et sensationnaliste, très liée à l’ambiance sociale générale, qui ne conduit pas à l’analyse des faits et des situations et qui est sclérosante pour le développement d’une pensée rationnelle et surtout analytique. Comment pourrait-il en être autrement alors que Mark Thompson écrit : « Nous devons continuer à décrire le monde tel qu’il est et pas tel que nous pensons qu’il devrait être », mais il ne faut pas non plus ne le voir que comme on voudrait qu’il soit. Or un observateur voit à partir de ce qu’il est et en fonction de ceux vers qui il portera le résultat de son observation, comme l’évoquait Margaret Sullivan, éditorialiste au New York Times, au lendemain de l’élection de Donald Trump : « Les journalistes, diplômés, urbains, et pour une bonne part, libéraux, sont encore susceptibles de vivre et travailler dans des villes comme New York, Washington ou sur la côte Ouest. Et bien que nous nous soyons tous rendus dans les États les plus favorables aux Républicains, ou que nous ayons interviewé des mineurs ou des chômeurs de l’industrie automobile dans la Rust Belt, la région ouvrière du Nord-Ouest des États-Unis, nous ne les avons pas pris au sérieux. Ou pas suffisamment ».

L’honnêteté pour le journaliste c’est d’aller voir au-delà de l’image première et surtout au‑delà de ses présupposés, Faute de cela, ne nous étonnons pas que les gens, les Gilets Jaunes notamment, n’accordent que peu de crédit à la presse et aux journalistes.

 

[2] Yves Michaud, La violence, 2004, Que Sais-je ?


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100 réactions à cet article    


  • math math 1er décembre 10:39

    Gilets Jaunes et journalistes ?..les premiers crèvent la faim, et les second crèvent le plafond du mensonge...


    • Arogavox 1er décembre 21:31

      Le lapsus pathétique répété à l’envi par les « experts » orchestrant les différents plateaux TV commentant l’actu : 

       « on va vous dire ce qu’il faut en penser »  !!

       

      cf :  les médias transmettent « un kit de bonne pensée ».

        Ben oui , c’est démentiel 


    • Paul Leleu 1er décembre 22:46

      @math

      les journalistes (des grands médias) ne doivent se surprendre de la haine qu’ils soulèvent... ils sont purement et simplement les propagandistes visibles du système... il est normal que la colère de la population se tourne contre eux...

      le recrutement des journalistes (des grands médias) est intéressant... à la télé, c’est les mêmes minois sélectionnés sur leur physique et nullement sur leur compétence... la moindre pimbêche ou le moindre puceau vient se trémousser... c’est pas digne... on en a rien à foutre d’avoir des pimbêches ou des damoiseaux de 25 ou 30 ans faire le « correspondant » pour BFM... avec en plateau leurs maquerelles et maquereaux de la génération précédente...

      je pense que la plupart d’entre eux sont essentiellement stupides, incultes, soumis (formés et recrutés pour ça)... la méchanceté n’est probablement pas à leur portée... ils ne comprennent même pas le rôle que leurs patrons leur font jouer... mais peut-être que ça va commencer à se fissurer dans leurs certitudes, à force de voir la différence entre la parole de papa-patron, et la réalité sur le terrain


    • placide21 2 décembre 02:12

      @Paul Leleu

      S’ils ne sont pas capables de gérer les conséquences de leurs actions (de propagande) qu’ils changent de métier et arrêtent de pleurnicher comme les chouchous du pouvoir qu’ils sont,ils n’auront pas toujours la protection de leurs mentors , les flics , les éducateurs ect......doivent gérer cela au quotidien.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 2 décembre 09:32

      @Arogavox

      Dans une démocratie bien « organisée », la Presse est de fait le « Ministère de la Propagande » de l’oligarchie. Généralement, cette oligarchie contrôle l’État et le public se voit donc servi une vision biaisée, mais cohérente du monde. Aux USA, où un mouvement populiste a pris le pouvoir par surprise contre l’OLIGARCHIE traditionnelle, assiste à l’action inusité dune Presse qui joue le role d’une opposition à la gouvernance sans trop se préoccuper de la vérité ou même du bon sens : on SAIT que Quidam Lambda n’a ni mémoire ni cervelle. En France, ce sont les suites de la crise des Gilets Jaunes qui définiront ce que sera l’information publique pour les prochaines décennies. Les échanges entre journalistes, politiciens ET INTERVENANTS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE auront donc dans les semaines qui viennent un impact bien plus important qu’à l’ordinaire.

      PJCA.


    • JL JL 2 décembre 09:48

      @Pierre JC Allard
       
       ’’le public se voit donc servi une vision biaisée, mais cohérente du monde. ’’
       
       Donc une vision complotiste.


    • Désintox Désintox 2 décembre 10:24

      @math

      Le masque est tombé !

      Nous savons maintenant ce que sont vraiment les « gilets jaunes » ! Ils nous en ont fait la démonstration toute la journée d’hier, pour tous ceux qui n’avaient pas encore compris !



    • Doume65 2 décembre 20:44

      @Désintox
      Tu devrais lire le lien que tu donnes : [...]des-casseurs-qui-massacrent-l-interieur-de-l-arc-de-triomphe. Ce sont des casseurs qui s’infiltrent. Ce ne sont pas « les gilets jaunes. »


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 décembre 06:19

      @Arogavox

      « Donc une vision complotiste ».

      Tout ce qui ne correspond pas à la vision acceptée est décrit comme complotiste. La vérité ou la fausseté de l’information n’est pas pris en compte... et le jugement porté n’en est donc ni confirmé ni infirmé... 

      PJCA


    • JL JL 3 décembre 08:22

      @Pierre JC Allard
       
       en l’occurrence c’est la vision réputée ’acceptée’ qui est complotiste : la ’’vision biaisée mais cohérente’’.
       
      J’aurais pu ajouter CQFD.
       
      nb. Par définition, toute version complotiste qui se respecte est cohérente, et comme toute vision subjective, plus ou moins biaisée ; cf. les biais cognitif, ce travers dont le pouvoir n’est jamais le moindre affecté.


    • zygzornifle zygzornifle 1er décembre 17:04

      Les journalistes savent que les infos données par les politiques sont fausses mais ils les diffusent quand même ce qui est encore pire, on ne crache pas dans la soupe hein les journalopes , pendant la campagne ils ont pris un malin plaisir a défoncer tous les opposants a Macron , hé bien c’est le rendu monnaie maintenant , on va pas vous plaindre , pas vu un seul journaliste manifester avec un gilet jaune comme quoi ce sont de privilégiés bourrés d’avantages, et dire que l’on paye une redevance pour en gaver une bonne partie car ils sont loin du SMIC ....


      • aimable 1er décembre 17:34

        @zygzornifle
        quand on les entend palabrer sur des plateaux de télé nous nous rendons compte qu’ ils racontent n’importe quoi avec une très grande assurance qui se veut vérité , avançant des théories qui démontrent qu’ils sont totalement hors sol et nuisible a la classe ouvrière .


      • Sergio Sergio 1er décembre 19:09

        Ce matin, un journaliste (France-info) sur place aux Champs Elysées, disait que quelques commerces étaient toujours ouverts, et que l’on pouvait prendre un café et quelques croissants.... avant que ça commence.

        Vous en connaissez beaucoup qui, parmi les gilets jaunes ou moi, et vous d’ailleurs, peuvent se permettre d’aligner 20 euros pour ’petit déjeuner’ ? Et voilà donc la différence ! Il faut que ça casse, hélas.


        • Paul Leleu 1er décembre 22:51

          @Sergio

          l’immense majorité des « journalistes » des grands médias sont des fils et filles à papa... suffit de voir les patronymes souvent connus, les prénoms socialement marqués, et les petits minois bien peignés, et cette assurance des enfants de la haute... ça tranche totalement avec les visages des gilets-jaunes qui correspondent au peuple...

          c’est d’ailleurs très éclairant de comparrer comment la lutte des classes se retrouve dans l’usure des corps... (mais chut... c’est un tabou).



          • Désintox Désintox 1er décembre 21:45

            Aujourd’hui, les « gilets jaunes » ont montré leur vrai visage.


            • Eric F Eric F 1er décembre 21:52

              @Désintox
              Non, les casseurs cagoulés ont acheté des gilets jaunes, mais ce sont les mêmes casseurs anarchistes ou fascistes qui ont parasité les manifs d’étudiants, les manifs de cheminots, etc. Castaner a pour une fois dit une chose pertinente ce soir sur TF1, à savoir que certains vrais gilets jaunes se sont parfois laissé « chauffer » et ce sont eux qui ont été interpellés, les habitués de la guérilla urbaine s’en servent de couverture et en profitent pour filer.
              .


            • Emohtaryp Emohtaryp 1er décembre 21:55

              @Désintox

              Tout le monde a vu les images des « casseurs patentés de la police » à l’oeuvre......c’est ballot ! La vielle ficelle éculée du manuel du petit dictateur illustré...


            • Yanleroc Yanleroc 1er décembre 22:02

              @Eric F
              ce qui est nouveau c’ est qu’ il est apparu une nouvelle sorte de casseurs : ceux qui ne sont ni de droite ni de gauche !



            • pemile pemile 1er décembre 22:08

              @Désintox « Aujourd’hui, les « gilets jaunes » ont montré leur vrai visage. »

              Les vicieux, depuis 15 jours ils se cachaient ! smiley

              Dans mon coin, au rond point près du village de 2000 habitants, ils n’ont pas changé de visage depuis 15 jours, des retraités le jours, des ouvriers la nuit, aucun incident à déclarer smiley


            • Balkanicus 1er décembre 22:19

              @Yanleroc

              Ca c est une tres bonne remarque et vrai, je pense


            • Yanleroc Yanleroc 1er décembre 22:30

              @Balkanicus, merci smiley je le pense aussi, de tte façon si elle est vrai, elle est bonne, et si elle est bonne, elle est vrai (? !)


            • Balkanicus 1er décembre 22:42

              @Yanleroc

              Bonne ou pas bonne, je ne sais pas

              Un debut de revolution, c est l inconnue, car la on assiste a un debut de revolution, quoi qu en dise les media et commentateur et politique

              La colere produit de la violence, mais la peur aussi.... donc la suite peut etre extremement sanglante ....


            • Yanleroc Yanleroc 1er décembre 22:57

              @Balkanicus, j’ aurais plutôt dit Insurrection et chaos pré-révolutionnaire. Il faut une idéologie ou un message spirituel, pour une révolution ! 

              Macron n’ a pas la carrure pour gérer la situation, sinon par la force.

              Le petit prince doit sauter, car il n’ a plus de mage de manœuvre,
              et l’ AN doit être dissoute car elle n’ est pas représentative !

              Il faut finir ce qui a été commencé et ne surtout pas s’ arrêter en chemin. 

              Pour une fois j’ écoute les merdias, étonnamment, j’ y trouve les même mots que les notre, chaos, révolution, démission..on n’ est pas obligé de recevoir les interprétations ! 


            • Paul Leleu 1er décembre 22:59

              @Balkanicus

              oui... nul ne sait où ça peut aller... ça s’écrit au présent...

              le Pouvoir (et la Bourgeoisie en embuscade) espèrent bien tirer la couverture à eux, comme d’habitude... ils vont se servir de la force du peuple, et la retourner contre lui-même, comme au judo... attention, ils sont redoutables dans cet art...

              Quant au Peuple, on ne sait pas si c’est un début, un renouveau, ou un simple « chant du cygne » qui précède le grand crépuscule, de l’Europe occidentale dans son ensemble, et de la France en particulier.

              Ca, personne peut le savoir, malgré l’enthouisasme du moment... Les mêmes qui crient « dignité » aujourd’hui, hier trouvaient super Johnny, le Foot et le Week-end chez Bricomarché ou Mobalpa... Et on a le sentiment, que sans les provocations macroniennes, ils seraient restés bien content devant Hanouna...

              Faut faire gaffe... ils peuvent nous remettre un renard-rusé, qui va nous la mettre finement... au Luxembourg, ils viennent de légaliser le cannabis et d’augementer le SMIC de 100 euros... Est-ce que de telles mesures suffiraient à rassasier la « dignité » des gilets-jaunes ? On verra sur le moment... en attendant, ça croît...


            • Yanleroc Yanleroc 1er décembre 23:04

              @Paul Leleu, ça ne serait pas con , le coup du cannabis, vraiment vicieux !
              d’ accord avec vous.
              J’ attend toujours les exégètes !


            • Balkanicus 1er décembre 23:26

              @Paul Leleu

              Je viens de voir.... non aux emissions de gaz lacrymogènes sur un mur a la tv.....

              Je trouve ca drole quand le depart c est une taxe soit disant ecologique. ....


            • Balkanicus 1er décembre 23:48

              @Balkanicus

              Et la plus drole France info tv 27

              Une voiture calciner avec des tag au marqueur dessus

              Alors on attend que la voiture brule, soit froide, et on marque dessus, dans une rue a la con

              C est drole je trouve....pas vous ?


            • placide21 2 décembre 02:27

              @Eric F

              Les casseurs et appariteurs pour casser un mouvement (en s’attaquant aux symboles par exemple) , c’est pas nouveau ,mais cela a de moins en moins d’effet sur les gens , lesquels commencent à être immunisés.


            • Ouam Ouam 2 décembre 05:50

              @pemile
              Pour une fois je suis presque d’accord avec toi.
              Les propos et les analyses pertinentes de des-intoxs ne refletent que lui meme (pour ne pas changer).

              Deumeurant sur paname, la ce n’est pas les GJ qui onts mis le riiff et le boxon,
              c’est une partie de la banlieue qui est descendue, des groupes d’ultra droite (ceux sur l’arc de triomphe qui chantent la marseillaise clairement identifiés, aucun doute n’est possible sur ceuxs la), comme ceuxs de l’extreme gauche parfaitement identifiables avec leurs tenues spécifiques et slogans + tags, comme les ntms le sonts aussi.
               
              Peut etre que quelques GJ y onts participé mais cela doit etre archi anecditique,
              mais ici c’est pour Paname
               
              En revanche à la campagne, la ce n’est ni des groupuscules d’extreme droite, ni de gauche, ou des NTMs, c’est bien des GJs
               
              Il faut dire que lorsqu’un gouvernement désigne clairement et de plus éffrontément à plusieurs reprises ET le sachant completement faux en désignant la tres grande majorité des GJ comme étant la peste brune, des nazis (etc... la semaide derniere)

              Le résultat à du plus qu’en énerver bcp, rajoutant bcp d’huile sur le feu tel le pompier pyromane, ces gpersonnes se sentant particulierement insultés avec de tels propos.
               
              D’ailleurs dans ces cas présents (la campagne) ,pas des pillages, ni des incendies de véhicules comme cela c’est passé chez moi mais bien une attaque particulierement ciblée vers les institutions d’un pouvoir particulièrement autiste et méprisant / et ou de certaines grandes surfaces jonglant sur un mondialisme inéquitable (mulliez etc).
               
              D’ou le feu et les assauts des préféctures.
               
              Les médias d’ailleurs onts recu des consignes tres fermes du GVT (je ne me l’explique pas autrement ?)
              car ce We il n’y à eu aucun amalgame de ce genre.
              Ne croyant pas trop au hazard ... ceci explique dela.
               
              Si le gvt ne change pas tres vite de braquet, ca va chier des bulles et ce n’est amha que les prémices d’une révolution qui se profile,
              meme si chez toi cela est encore relativement pacifique.
               
              J’en profite pour remercier l’auteur du billet.

              T’chao


            • seken 2 décembre 08:16

              @Ouam

              Euuu, légaliser la ganjga, ça représenterai ENCORE une augmentation de taxe, une baisse de niveau de vie... On vas devoir distinguer illégalité, tolérance(non répression de l’illégalité), vide juridique(par indéfinition, inconstitutionnalité, par contradicuion, ilégitimité), de la vraie légalité (la loi est appliqué exactement comme prévu)

              La distribution du pilon « d’état », marocain, est un marché toléré, très libéral, ultra-concurrentiel, une foule de dealer sans qualification ni permis, en concurrence, qui doivent nécessairement comprimer leur marges au maximum, car ils achètent les mêmes plaquettes de poids et prix réglementés a Rungis.

              L’import-revente de pilon a 90% marocain est un flux international légal. Ca vous trouera peut étre le cul d’aller verrifier, mais notre deal de libre échange avec le maroc est clair, autant que notre bilant de commerce extérieur. une unique mafia francais(sur lesquels l’état a la main via dossier pénal) achéte a des prix incroyablement bas, et nourisent l’unique stupermarché national.

               
              L’import-revente de pillon suisse, holandais, est traité comme ilégal, alors qu’en fait, il est dans un vide juridique par contradiction entre les lois FR et UE. Malgré sa composition fabrication et distribution pourtant techniquement similaire a celle du pilon d’état. S’y essayer est trés risqué, le temps de service des dealer hors du parti unique est de quelques mois, une demie année.

              Légaliser la ganja, sa reviendrais a privatiser, mettre en concurrence, plusieurs mafia d’importateur distributeur, plusieurs pays de production. Ca voudrais aussi dire plus de controle sanitaire, de normes, d’administratif et de taxes, donc finalement, le budget pilon de 30-60€ pourrais passer a 50-100, peut étre méme plus.

              Ce me semble pas étre une urgence de la semaine.

              ++


            • troletbuse troletbuse 2 décembre 08:53

              @Emohtaryp
              Y’a peut-être Benallah avec, non ? C’est un bon taf pour lui


            • Désintox Désintox 2 décembre 10:58

              @Balkanicus

              Ah, les théories du complot...


            • JC_Lavau JC_Lavau 2 décembre 12:39

              @100% intox. Plot, c’est ton nom de famille ?


            • Croa Croa 2 décembre 15:30

              Merci Emohtaryp,
              Tout le monde le savait mais là c’est prouvé.
              *
              Ce n’est pas pour rien que la CGT recommande depuis toujours de ne pas se laisser aller à suivre ceux qui cassent dans les manifs. Les vrais casseurs ne sont jamais inquiétés (et pour cause) mais l’imprudent qui les suit en prend aussitôt plein la gueule et se retrouve vite fait au tribunal !


            • Ouam Ouam 3 décembre 23:58

              @seken
              Bonjour,
              Tu est sur que ta réponse ici m’est destiné ?
              Je n’ai pas parlé de ton sujet ici, enfin il me semble smiley
              Merci d’apporter des précisions dans ce cas, j’ai peut etre loupé un truc ?
              Malgré une double relecture .

              Vu que tu m’en parle
              Une foultitude de pays deviens la norme y compris le Liban dernièrement
              (et ici cela me fait mal au c.l).
              La rareté crée par la prohiibition n’est crée QUE pour enrichir une mafia ET certainement « poser » une partie d’une population dans une précarité voulue
              celle ci ne revandiquant plus ses droits légitimes...

              Mais comme tu le dis à la fin...ce n’est pas le sujet.


            • Eric F Eric F 1er décembre 21:46

              « ne pas comprendre la maco-économie » (on croirait lire « macron-économie ») signifie ne pas admettre que la tendance lourde dans le cadre de la mondialisation financière est que les 1% les plus riches accaparent de plus en plus de richesses et qu’il n’y a -disent les « experts » rien à faire que s’y résoudre, et aussi qu’il faut aligner les couts salariaux sur les pays low cost (mais dont la valeur de la monnaie est trois fois sous évaluée à parité de pouvoir d’achat) « there is no alternative ».

              Alors non, les gens ne s’y résignent pas, ils ne sont pas des cases dans un tableau excel. Certains économistes défendent la théorie du « ruissellement » ça a peut être marché, mais ça ne fonctionne absolument plus, l’argent aspiré va directement dans le marché spéculatif, tout comme les milliards de la BCE qui les donne aux banques mais les refuse aux états. Les économistes réalistes reconnaissent que sans pouvoir d’achat il n’y a pas de consommation, et sans consommation il n’y a pas d’activité économique.

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