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Climat social : l’avertissement de… Tocqueville à Macron

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Emmanuel Macron, alias « Jupiter », en est persuadé du haut de son Olympe : il est l’homme qui, en rupture avec les atermoiements de ses prédécesseurs à l’Élysée, va sortir la société française de ses ornières et l’amener vers des lendemains qui chantent en matière de redressement des comptes de la nation, de relance de l’activité économique, et de retour progressif au plein-emploi...

Des objectifs que Macron, du haut de sa toute-puissance de « monarque républicain », a poursuivis depuis son accession à la présidence en se mettant avec zèle et détermination au service quasi-exclusif du néolibéralisme et de ses puissants bénéficiaires. Et cela en abandonnant délibérément le positionnement « ni de droite ni de gauche » qu’il avait vendu aux électeurs de 2017 avec le concours de médias libéraux complices. Macron a en effet d’emblée déporté le curseur de son action politique nettement vers la droite et mis en œuvre une politique socioéconomique dont la droite avait rêvé mais qu’elle n’avait jamais osé entreprendre, pas même sous le velléitaire Sarkozy, beaucoup plus déterminé en paroles qu’en actes. Cela s’est traduit, dès le début du quinquennat de Macron, par des mesures de confiscation des richesses, adoptées sans le moindre état d’âme au profit des oligarques de l’industrie et de la finance, mais également des héritiers fortunés.

Certes, Macron et son majordome Philippe ont, avec le concours de ministres potiches et des élus godillots de LREM, pris quelques mesures destinées à alléger les charges des Français modestes, à l’image de la disparition progressive de la taxe d’habitation, de quelques dispositions de la loi Pacte, ou de l’allègement des cotisations. Mais que pèsent ces mesures lorsqu’on en rapporte le coût pour l’État aux somptueux cadeaux faits sans contrepartie aux titulaires de grandes fortunes et aux entreprises (suppression de l’ISF, instauration de la « Flat tax ») ? Que dire en outre de l’augmentation de la CSG et du grave différentiel entre la hausse étique des pensions et la forte augmentation concomitante du coût de la vie qui vont gravement impacter les revenus des retraités et, par voie de conséquence, peser sur les aides qu’ils apportent à leurs enfants et petits-enfants ? Que dire en outre de la future réforme des retraites qui, sous couvert d’équité, devrait fortement pénaliser les fonctionnaires et augmenter de facto l’âge du départ de tous ceux qui voudront légitimement disposer d’une pension correcte au terme de leur vie de travail ? 

Tout cela mené à la hussarde par un chef de l’État dont l’arrogance naturelle – dissimulée durant la campagne électorale derrière un masque de séduction – et surtout la condescendance envers les humbles ne sont malheureusement plus à démontrer tant elles ont été illustrées à de nombreuses reprises par des paroles qui, à juste titre, ont choqué nos compatriotes et contribué à précipiter le Président en exercice à des niveaux d’impopularité jamais atteints à ce moment de leur mandature par les précédents occupants de l’Élysée.

Emmanuel Macron ne s’y serait pas pris autrement en matière de gouvernance s’il avait voulu désespérer non seulement les classes populaires, très durement touchées par la mondialisation néolibérale et les effets d’une crise économique persistante, mais également les catégories socioprofessionnelles médianes, victimes elles aussi d’une politique inéquitable, délibérément mise au service des classes supérieures, du grand capital et de capitaines d’industrie rongés par la cupidité.

Ajoutons à cela qu’un nombre croissant de nos concitoyens a pris conscience de la nécessité d’agir d’urgence dans deux domaines, l’un d’importance planétaire, l’autre concentré dans les banlieues de nos métropoles : le défi écologique et la reconquête des territoires perdus de la Républiques. Or, malgré des paroles fortes sur ces deux plans – nul n’a oublié par exemple le « Make our planet great again » prononcé par Macron –, rien de significatif n’a été engagé par l’exécutif sur ces questions vitales, l’une pour lutter contre le réchauffement climatique au plan national, l’autre pour mettre un terme aux dérives communautaristes et à la remise en cause de l’ordre républicain. En refusant de donner à ses ministres d’État Hulot et Collomb les moyens de prendre les mesures énergiques que nécessitent la situation écologique d’un côté et le climat social dans les cités de l’autre, Macron a fait preuve, non seulement d’un autoritarisme de mauvais aloi, mais également d’une consternante duplicité en matière environnementale et d’une pitoyable pusillanimité au plan sécuritaire.

Un exécutif aveugle et sourd

Comment s’étonner, dès lors, que des velléités de rébellion, des rêves de révolte, naissent et mûrissent ici et là, se propagent sur les réseaux sociaux ? Certes, rien ne laisse présager, en l’état actuel de la société française, un embrasement imminent, tant les ouvriers et les employés, trop souvent confrontés au chantage à l’emploi et, pour une partie d’entre eux, repliés sur un individualisme délétère insidieusement instillé dans les esprits par la doxa libérale, sont devenus frileux et craintifs. Mais il est des volcans dont les éruptions ne sont guère précédées de signes annonciateurs, des violentes tempêtes qui se lèvent soudainement sur un océan qui, jusque-là, faisait le gros dos en contenant sa fureur.

De tels climats d’incubation, la France en a déjà connus. Écoutons à cet égard le discours de l’un des plus brillants analystes de la chose politique qui se soit exprimé dans notre pays, l’un de ceux qui ont le mieux compris ce que devrait être une démocratie digne de ce nom :

 « La France avait jeté dans le monde, la première, au milieu du fracas du tonnerre de sa première révolution, des principes qui, depuis, se sont trouvés régénérateurs de toutes les sociétés modernes. Ç’a été sa gloire, c'est la plus précieuse partie d'elle-même. Eh bien ! Messieurs, ce sont ces principes-là que nos exemples affaiblissent aujourd'hui.(…) On dit qu'il n'y a point de péril, parce qu'il n'y a pas d'émeute. On dit que, comme il n'y a pas de désordre matériel à la surface de la société, les révolutions sont loin de nous. Messieurs, permettez-moi de vous dire que je crois que vous vous trompez. Sans doute le désordre n'est pas dans les faits, mais il est entré bien profondément dans les esprits. Regardez ce qui se passe au sein de ces classes ouvrières qui, aujourd'hui, je le reconnais, sont tranquilles. Il est vrai qu'elles ne sont pas tourmentées par les passions politiques proprement dites, au même degré où elles ont été tourmentées jadis. Mais ne voyez-vous pas que leurs passions, de politiques, sont devenues sociales ? Ne voyez-vous pas qu'il se répand peu à peu dans leur sein des opinions, des idées, qui ne vont point seulement à renverser telles lois, tel ministère, tel gouvernement même, mais la société, à l'ébranler sur les bases sur lesquelles elle repose aujourd'hui ? N'écoutez-vous pas ce qui se dit tous les jours dans leur sein ? N'entendez-vous pas qu'on y répète sans cesse que tout ce qui se trouve au-dessus d'elles est incapable et indigne de les gouverner ; que la division des biens faite jusqu'à présent dans le monde est injuste ; que la propriété repose sur des bases qui ne sont pas équitables ? Et ne croyez-vous pas que, quand de telles opinions prennent racine, quand elles se répandent d'une manière presque générale, quand elles descendent profondément dans les masses, elles doivent amener tôt ou tard, je ne sais pas quand, je ne sais comment, mais elles doivent amener tôt ou tard les révolutions les plus redoutables ? Telle est, Messieurs, ma conviction profonde : je crois que nous nous endormons à l'heure qu'il est sur un volcan, j'en suis profondément convaincu… »

Ces paroles fortes et d’une étonnante actualité ont été prononcées par... Alexis de Tocqueville le 27 janvier 1848 dans l’enceinte de la Chambre des Députés. Moins de 5 semaines plus tard, éclatait une nouvelle révolution. Elle contraindra Louis-Philippe à l’abdication et débouchera sur la proclamation de la IIe République.

Emmanuel Macron et ses amis politiques, zélés serviteurs du grand patronat et promoteurs de contreréformes socioéconomiques d’inspiration néolibérales particulièrement injustes pour les retraités et les travailleurs, feraient bien de méditer ce précédent ! On ne peut en effet s’en prendre aux classes populaires avec une détermination aussi manifestement teintée d’arrogance et de cynisme et, « en même temps », sauvegarder toujours plus les intérêts des puissants et des riches sans risquer, à tout moment, de voir les torrents de lave surgir du volcan que l’on croyait endormi !

Une éruption qui pourrait prendre la forme d’insurrections, certes ! Mais aussi – et c’est plus probable en l’état actuel des mentalités et du contexte social – se traduire, comme ailleurs sur le continent, par une arrivée en grand nombre dans les instances européennes et locales d’élus populistes dont la démagogie tient lieu de projet. Une première étape avant que les forces politiques ainsi portées par l’élan populaire impulsé par des électeurs pauvres, des retraités démunis et des travailleurs précaires toujours plus nombreux n’en viennent à viser plus haut, avec des chances de réussite renforcées par l’incroyable aveuglement de nos gouvernants. Et tout particulièrement par la cécité du « monarque ».

Isolé dans son palais républicain au point de ne plus voir la réalité sociale de nos territoires, de ne plus écouter les mises en garde de son entourage, pas plus que celles des observateurs avisés de la vie politique, Macron est-il capable d’entendre l’avertissement de Tocqueville ? Est-il capable de réagir à un discours qui semble avoir été prononcé hier tant il décrit avec lucidité la France contemporaine  ? Rien n’est moins sûr, hélas ! Et c’est ainsi que l’homme qui prétendait redonner de la grandeur à notre pays pourrait être celui qui la précipitera, au mieux dans la crise de régime, au pire dans un chaos dont nul ne sait ce qu’il pourrait en sortir.

Note : cet article est une reprise partielle actualisée d’un texte de ... 2010

 


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164 réactions à cet article    


  • Legestr glaz Ar zen 17 octobre 09:42

    @Fergus

    Comment « réforme t-on » l’Union européenne à 27 ? Il faudrait que vous y réfléchissiez parce que de marathons de la dernière chance en sommets de tous les dangers, de l’eau a coulé sous les ponts.

    Pourriez vous nous donner un reflet de la méthode envisageable pour "réformer’ l’UE ?

  • Fergus Fergus 17 octobre 09:53

    Bonjour, Ar zen

    Le jour où les 27 se rendront compte qu’ils sont au bord du précipice, ils se réuniront en Conseil européen d’urgence et décideront de mettre en œuvre très vite la fameuse réforme qui pourrait leur permettre de pérenniser l’Union. Cela demandera du temps car il faudra remettre à plat les traités existants.

    Mais cela se fera. Et si tel n’est pas le cas, l’UE implosera, avec de graves conséquences pour tous ses états membres qui se retrouveront désarmés au plan économique face aux grands blocs, et en situation de dangereuses concurrences et rivalités au sein même du continent. 


  • Legestr glaz Ar zen 17 octobre 11:53

    @Fergus 


     C’est une vision non critique des traités européens que vous livrez, je dirais presque naïve. 

    En effet, il suffit simplement de prendre en considération la manière dont les traités européens ont abouti à ce qu’ils sont aujourd’hui pour comprendre qu’une, voire de nombreuses réunions du Conseil européen, seront inefficaces pour modifier les traités, qui se changent à « l’unanimité des membres du dit Conseil européen mais aussi des Peuples puisque ces traités ont force »constitutionnelle« compte tenu de la hiérarchie des normes. 

    Nous pouvons maintenant être certains, compte tenu des soldes »Target« ayant cours dans l’Union européenne, que celle-ci va imploser. Mieux vaudrait, pour la France et ses habitants, de prendre les devants de cette catastrophe en sortant d’une manière organisée de cette union maléfique. 

    Je vous livre en pièce jointe une analyse d’un des plus brillant connaisseur de l’Euro. Il faut toujours partir des »réalités« pour comprendre les choses. Les soldes »Target« sont une réalité incontournable.

     »Je profite de l’occasion pour faire observer que les événements s’enchaînent et se déroulent selon le schéma que l’UPR explique de longue date. 

    La ligne de raisonnement que nous développons depuis des années a pu être décriée par les européistes comme étant fallacieuse et fantaisiste. Mais elle démontre aujourd’hui – et chaque mois un peu plus – un pouvoir prédictif certain. 

    Les lecteurs en feront ce qu’ils voudront.

    Mais s’ils ne sont pas incorrigiblement européistes, nous leur disons, dans la langue de la BCE (le globish)  : « Stay tuned. More to come. »  : Restez branché, la suite arrive… !"



    Autre source :


  • Aristide Aristide 17 octobre 12:02

    @Fergus


     graves conséquences pour tous ses états membres qui se retrouveront désarmés au plan économique face aux grands blocs, et en situation de dangereuses concurrences et rivalités au sein même du continent. 

    Il me semble, sans polémiquer ou vous contrarier outre mesure, que votre affirmation est assez ... paradoxale. 

    La concurrence est un fait, que l’on soit dans une union douanière ou pas, elle existe, c’est d’ailleurs une des causes du progrès, un meilleur produit ou service au meilleur prix. Les unions douanières ou accords douaniers de toutes les formes enlèvent aux états des outils de régulation des échanges par la libre utilisation de règles de contingentement, protection de secteurs dits stratégiques, ... On peut être pour ou contre l’UE, mais se seule existence implique « une concurrence libre et non faussée ». 

    On peut discuter de l’efficacité d’une politique qui rétablirait des barrières douanières, mais en tout état de cause, il n’y a pas à mon sens une vérité toute crue comme voudrait nous les faire avaler les UPR, partisans sans modération de l’UE ou pire ceux qui prônent un changement imposé par une conviction. Si vous y voyez une allusion à Mélenchon et son fameux « on la change ou on la quitte », et bien ... vous avez raison.

    L’UE a déjà dépassé un point de non-retour pour ceux qui sont à l’Euro, la solution, comme à chaque fois, est très difficile, peut être arriver à un droit des états à poser des barrières sur les produits importés, mais là ... le libéralisme revendiqué de toutes les instances constitue un vrai obstacle. 





  • Fergus Fergus 17 octobre 12:49

    Bonsoir, Aristide

    « La concurrence est un fait, que l’on soit dans une union douanière ou pas, elle existe »

    Bien sûr qu’elle existe, mais elle pondérée par les pratiques internes de l’UE. Hors Union, cette concurrence pourrait redevenir frontale.


  • Aristide Aristide 18 octobre 13:06

    @Fergus

    Bien sûr qu’elle existe, mais elle pondérée par les pratiques internes de l’UE. Hors Union, cette concurrence pourrait redevenir frontale.

    Vous croyez une minute que la concurrence entre pays qui sont au même niveau technologique pourrait ne pas etre frontale ? Allons, tous les industriels, commercants, services, ... de TOUS les pays ne laissent la place à personne. Vous laissez entendre que la concurrence serait plus sévère hors UE, alors que l’UE interdit tout « entrave » à une concurrence libre et non faussée. « Entrave » que constitueraient par exemple les droits de douanes, le contingentement, ... 

    Vous contestez la solution de l’UPR, sortie UE et Euro, à juste titre mais pour de mauvaises raisons si c’est par crainte d’une concurrence plus sévère. L’UPR est comme Mélenchon dans une vision simpliste, les deux s’opposent sans tenir tenir des réalités économiques. 

    Au niveau international, il est reproché à la Chine ses excédents, de nombreux sommets évoquent ce sujet, renchérissement de la monnaie, ... Dans l’UE, rien sur l’Allemagne, la solution monétaire est inutilisable pour l’Allemagne, il reste seulement des droits ou la mise en place d’une chambre de compensation. Ou par exemple, modifier le calcul des contributions en injectant une part basée sur le niveau d’excédent commercial. ... 

    Enfin, il existe des solutions sans sortir de l’UE à la mode UPR ou la quitter à la mode FI.

  • math math 15 octobre 09:03

    Il est complètement « cramé » , son Ego et son incompétence l’aillant pousser hors du court..

    Il a fait illusion un temps..c’est terminé !
    Au prochain... smiley

    • Fergus Fergus 15 octobre 09:24

      Bonjour, math

      Ne vendez pas trop vite la peau de l’ours : en politique, il ne faut jamais sous-estimer un adversaire ! Et cela d’autant moins qu’en l’état actuel du panorama, les oppositions sont loin d’être fringantes, entre un LR acculé à vilipender la politique qu’il aurait menée, un PS en pleine décomposition, un RN bridé par l’incompétence de ses caciques, et une FI qui, seule, aura bien du mal à imposer ses idées.


    • math math 15 octobre 09:40

      @Fergus...Ce sera la ligne droite pour le FN, et vous verrez les autres partis faire alliance pour avoir des miettes au gouvernement (j’ai vu madame soleil ce ouic-end).. smiley


    • pallas 15 octobre 09:22
      Fergus
      Bonjour,

      Macron est largement ignoré des autres présidents,on ne le vois jamais invité nul part.

      Pendant ce temps, L’Algérie va acheter son blé en Russie et fait commerce avec La Chine, Le Maroc a une participation active avec les Américains via Boeing, formant des techniciens et ingénieurs.

      Et pendant ce temps la, En France, les fils et filles de bourges font des festivals, des manifestations « Techno », elle est belle la futur élite française, des camés et incultes, rempli de MST.

      Le temps des illusions est terminé, ce monde n’est pas celui des bisounours.

      La France est bord de la guerre civil au même niveau que celui de La Syrie en terme de comparaison.

      Salut

      • Fergus Fergus 15 octobre 09:29

        Bonjour, pallas

        « Macron est largement ignoré des autres présidents,on ne le vois jamais invité nul part »

        Cela me semble erroné. Mais je n’ai pas étudié la question.

        Pour le reste, je trouve là aussi que votre propos manque de nuances : la situation du pays n’est pas brillante, c’est un euphémisme, mais pas au point que vous décrivez. Et à trop vouloir grossir le trait, on rate le but que l’on poursuit !


      • pallas 15 octobre 10:04

        @Fergus


        Bonjour,

        La situation du pays est catastrophique et ça n’est pas un euphémisme.

        Je peut voir des gamins et gamines de la bourgeoisie arrogants qui ont entre 15 à 25 ans, tous malades, faire des festivals, physiquement faible, faire dans la leçon de moral, ne sachant pas écrire correctement, n’y aucuns savoirs, de vrais zombies.

        Ho et d’un autre coté, les cités, je ne parle pas des dealers, mais des pauvres gamins et gamines, faisant dans l’intérim, survivants simplement.

        La nuance est là, ceux qui survivent et ceux qui vivent dans l’oisiveté permanent.

        Fatalement ça ne peut finir qu’en clash.

        J’en est plus que marre des festivaleux, des techno fetards, cette petite bande de bourges, incapable de survivre par eux meme, de ces sales parasites, qui sont les premiers consommateurs de drogues, ou leurs dealers sont dans les cités justement.

         smiley

        Hééééééé.

        La fete est fini, l’heure est à la guerre civil, les forces militaires Russes et Américaines savent cela, les manoeuvres actuel sont la préparation du chaos qui s’installe ici.

        Salut

      • Fergus Fergus 15 octobre 10:10

        @ pallas

        Vous décrivez des situations extrêmes qui sont loin, fort heureusement, de refléter l’état de la société française dans sa majorité. La situation n’est est pas moins très préoccupante.


      • pallas 15 octobre 10:58

        @Fergus


        Bonjour,

        Sa n’est pas une situation extrême que je décris, mais la simple réalité.

        Vous tout comme moi vivons dans des lieux apaisés (nous avons de l’argent) néanmoins, il ne faut pas s’aveugler et regarder dehors, justement je viens de l’extérieur.

        Le mot « amour » n’est plus utilisé par les gamins, hors sa devrait être le phare de l’existence.

        La situation est bien pire que vous ne le croyez, des jeunes femmes sans une once d’instinct maternels et des jeunes hommes sans instincts paternels, en d’autre terme la disparition de l’instinct primitif « parentaux », sans ça une espece disparait et meurt, car pas de descendants, en corrélation avec la grave défaillance génétique rendant les gens stupides ou attardés mentaux.

        Vous ne voyez pas ce que je regarde, votre vision est limité et vous entraine dans l’archaïsme d’un humain encore conscient de lui meme, alors qu’il n’est qu"une machine dorénavant.

        L’humanisme est votre défaut.

        Salut

      • Armelle Armelle 15 octobre 15:10

        @pallas
        Vous serez pas seul à penser ce que vous écrivez, je le pense aussi, et ma foi je pense que ceux qui minimisent la situation sont soit à 10000 lieux de la réalité, dans un petit cocon bien douillet, soit ont peur de perdre leurs acquis, ces fameux « zaquis » bien Français, dans un ras de marée de violence qui effectivement se prépare de façon latente, et donc tentent de se rassurer !!!
        Mais en France, nous sommes aussi les rois de la politique de l’autruche !!! la tête dans le sable et on ne voit plus les problèmes !!! l’anticipation n’a jamais été notre fort, ça se remarque dans tout, et en politique notamment où la règle semble être « après moi le déluge », vous avez des retraités( qui pour 80% sont proprétaires) qui gueulent parce qu’on leur ponctionnent une misère de csg alors que 11 millions d’individus n’ont pas de boulot, bon nombre de couple sur vivent avec enfants vivent avec un smic, sans compter les gens qui doivent sur vivre avec un RMI... en France c’est MOI JE, avec des grèves et manifestations QUE corporatistes. Rien n’est calculé sur le long terme, dixit notre système de répartition dans son ensemble, retraite maladie etc qui à l’époque a seulement négligé le problème de la démographie et de potentielles baisses d’activité ; un e paille !!!
        Alors ce ne sera que mérité si nous essuyons ce ras de marée, car avoir laissé un pays dans un tel état de délabrement, que ce soit en terme d’écologie, de finance et de social tout ça parce qu’une génération, celle d’après guerre, s’est « empiffrée », et a littéralement « consumé » sans se poser la moindre question sur les générations à venir en pensant BÊTEMENT que l’histoire pouvait perdurer infiniment est carrément irresponsable. Et ce sont ces mêmes clowns qui osent donner des leçons aux autres. Quelle bonne blague !!!


      • baldis30 15 octobre 09:32

        félicitations à l’auteur ... !

        mais sera-t-il entendu ?


        • Fergus Fergus 15 octobre 09:52

          Bonjour, baldis30

          Dans un intertitre, j’ai mentionné un exécutif « aveugle » et « sourd ».

          Les questions sont donc :

          Enfermé dans son château et n’écoutant que son ego, Macron est-il capable d’entendre les avertissements sur la dégradation croissante et inquiétante du climat social ?

          Ou bien est-il à ce point asservi par les puissants qu’il ne puisse dévier de la ligne qui lui a été imposée par ceux qui l’ont porté au pouvoir ?


        • Armelle Armelle 15 octobre 17:16

          @Fergus
          « Enfermé dans son château et n’écoutant que son ego, Macron est-il capable d’entendre les avertissements sur la dégradation croissante et inquiétante du climat social »

          Ce ne sera pas le premier ni le dernier à vivre cela, et que ces rois restent « tranquilles » dans leurs dorures, il n’y a aucun risque de soulèvement en France, les mentalités aujourd’hui ne sont pas de ce format, la misère n’est pas assez grande, et le Français moyen aurait trop peur de « risquer » et perdre ce qu’il a, vous savez ces trucs qu’on appelle les acquis.
          Seriez-vous assez naïf pour ne pas supposer que la mesure du climat sociale et des limites supportables ne soient pas un sujet majeur au chateau ? Ce serait alors sous estimer l’intelligence de ces gens, car si nous avions tous autant que nous sommes ici, les mêmes capacités intellectuelles que ces « enfoirés », nous ne serions certainement pas ici, à raconter nos vies et nos opinions... Et puis c’est un tort que d’inconsciemment faire de son intelligence un étalon, c’est humain qqe part mais c’est un tort !!!


        • baldis30 15 octobre 18:24

          @Fergus
          bonsoir,

          dans un autre fil j’ai comparé le voyage en Arménie à celui de Pompidou en Afghanistan à la veille de mai 68 ... Même distanciation physique et intellectuelle entre pouvoir et réalités !

          Au delà de la politique les avertissements ne sont pas mieux entendus : sans parler encore de ce qui vient de se passer dans l’Aude (*) , je ne prends que deux événements récents dans le Gard ayant chacun entrainé la mort : Un camping installé à Saint Julien de Peyrolas en bord d’Ardèche et du Valat d’Aiguèze ... malgré les avertissements, et les interventions réglementaires du maire.

          Autre problème à Aigues-Mortes avec l’imprudence avérée d’une personne alors que là aussi le maire avait averti ...

          On ne veut pas savoir ... on ne veut pas savoir... Inversement des appels tonitruants sans justification intéressent bigrement les journalistes dont l’impudence comble facilement les lacunes, sinon les abimes de leur savoir et de leur intelligence.

          (*) je ferai bien peut-être quelque rédaction là-dessus mais sans connaissance des faits et du terrain ce seraient des propos de café du Commerce ... ce qui ne fut pas le cas en 1999 ou en 2003 dans deux autres épisodes meurtriers


        • Fergus Fergus 15 octobre 18:51

          Bonsoir, Armelle

          Comme vous, je ne crois guère à un « soulèvement », et j’ai d’ailleurs exprimé cette réserve en fin d’article.

          « Seriez-vous assez naïf pour ne pas supposer que la mesure du climat sociale et des limites supportables ne soient pas un sujet majeur au château ? » 

          De l’aveu même de personnalités LREM (confirmé par le Canard enchaîné), Macron s’est coupé quasiment de tout le monde, ce qui ne facilite pas la prise en compte des avertissements. Autre chose : croyez-vous qu’en 1848, Thiers et Guizot n’étaient pas à l’écoute d’éventuels frémissements du peuple ? Or, ils n’ont rien vu venir !


        • Armelle Armelle 16 octobre 00:08

          @Fergus
          Thiers et Guizot étaient bien sûr à l’écoute mais pensez-vous qu’à cet époque ces hommes de pouvoir disposaient de moyens de communications tels qu’aujourd’hui ? Là est justement toute la différence, permettant à nos gouvernants contemporains d’aller chatouiller les limites supportables par le peuple à partir du moment où quelques heures suffisent pour que la France entière puisse être informée de telle ou telle disposition permettant de faire baisser la pression !!!
          Et vous faites justement un parallèle intéressant, le peuple ne disposait pas plus de moyens de communication ni d’information et pourtant ces gens valeureux et RESPECTABLES EUX, en ont pas moins réussi à organiser une révolte qui changea la France à jamais !!!
          Pallas a raison, aujourd’hui, notre gouvernance a affaire à un peuple de mauviettes, de planqués, elle le sait et en joue !!! Et ma foi elle a bien raison. On a ce qu’on mérite. Quand on veut qqe chose, il faut s’en donner les moyens, mais comme dans ce pays les gens se sont habitués à attendre que ça tombe tout cuit dans le bec, alors pensez-vous ! une révolution ? Vous plaisantez, il y a de quoi en rire !!!
          Et c’est le même principe en terme de conditions de vie, les gens ne se défoncent plus, ne tentent même plus de donner le meilleur d’eux même pour obtenir mieux. Ils attendent de la politique, ben voyons !!! le parfait bouc émissaire permettant en même temps de se dédouaner de toute médiocrité !!!
          Trop simple toute votre histoire !!!
          Toujours cette même escapade bien Française ; c’est pas moi , c’est lui... Burk !!! Et s’il existe une « mentalité nationale », je comprends alors mieux la France de 1940. La facilité est l’ennemi de l’humain, elle l’endort et le lobotomise
          Un peuple de oisifs ne comptant tjrs que sur les autres pour que les choses changent, et c’est pour cette raison que je hais la notion d’état nation, ses frontières et son pouvoir que la démocratie représentative perpétue en laissant à chaque tour 75% de citoyens non représentés et en désaccord, ceci entretenant la division. Décidément il est dit que la sagesse vient avec l’âge, pour le coup je suis convaincue et certaine que c’est faux, archi faux !!! Chouette la démocratie


        • Fergus Fergus 16 octobre 09:34

          Bonjour, Armelle

          Au risque de vous surprendre, je suis globalement d’accord avec votre analyse du caractère des Français. Avec le constat que le relatif confort de la grande majorité de nos compatriotes émousse leur combativité. Avec cet autre constat navrant : à défaut de pouvoir s’en prendre aux puissants, trop souvent l’on tape sur plus précaire que soi en dénonçant des mesures d’« assistanat » dont on ne bénéficie pas soi-même. J’avais rédigé un article sur ce thème il y a quelques années. Notre échange m’amène à penser qu’il serait intéressant d’en écrire un autre sur ce thème.

          En attendant, au cas où vous ne l’auriez pas lu auparavant, je vous mets en lien un autre article (de 2013) qui éclaire la différence de perception de la société qui sépare les décennies passées de notre époque : 1953 vs 2013 : paradoxe des conditions de vie. Malgré des progrès évidents en termes de conditions de vie entre ces deux périodes, le climat social s’est à l’évidence dégradé pour différentes raisons, et ne manque pas de susciter la déprime en alimentant du même coup un cercle vicieux potentiellement délétère.


        • Armelle Armelle 16 octobre 11:33

          @Fergus
          Merci pour ce lien. C’est un article intéressant, j’ai bcp aimé l’approche et la notion d’espoir en l’avenir qui finalement caractérise et constitue ce paradoxe ; C’est sans aucun doute ce qui manque dans le climat social toxique qui s’est installé depuis les années 80 et qui n’a cessé d’enfler.
          Alors que, si l’empathie était là et si le monde avait qqe peu de respect pour les générations à venir, nous verrions nos programmes politiques construits et articulés autour d’un axe prometteur que serait par exemple l’écologie et le respect de notre environnement. Environnement qu’ UNE SEULE génération a trouvé le moyen de détruire dans une frénésie de consommation insensée ou consumation plutôt. Cette génération, ayant toujours le pouvoir aujourd’hui, est responsable de cette catastrophe, elle ne peut donc faire partie de la solution !!!
          L’écologie ne peut constituer un parti politique à part entière, comme celui des verts, elle doit être au coeur de tous les mouvements politiques et le problème doit être traité de façon global.
          A mon avis, et pour revenir à ce paradoxe, ce qui manque en politique, c’est un fil rouge, un point de mire commun à tous les citoyens mais dans cette déprime profonde, ces derniers préfèreront alimenter cette guerre immédiate et tout aussi insensée qui est celle de la chasse aux riches, la traque aux gens qui réussissent, sans doute pas jalousie, préférant voir tout le monde pauvre parce que ça rassure !!!
          Dans mon métier je rencontre tous les jours des jeunes gens qui, dans un esprit totalement inverse, se dépassent et construisent des choses formidables, créent même des emplois, ce qui prouve que ce n’est pas la situation qui définit l’avenir de chacun mais bien la volonté. Attendre de la politique me semble puéril et pour en rencontrer des wagons tous les mois, je sais que tout individu sans exception, possède des compétences susceptibles d’être monnayées et qu’il serait opportun aujourd’hui de compter sur soi plutôt que d’attendre l’hypothétique patron ou le messie Elyséen pour espérer mieux... 
          C’est d’abord la crise économique qui engendre la crise sociale, et la crise sociale qui engendre une crise morale, c’est ce dernier stade que nous vivons actuellement je pense, c’est dire l’ascension que nous avons à se taper !!! Et si nous ne faisons pas en sorte de redonner de l’espoir aux jeunes, les considérer, les respecter, faire ressortir leurs compétences afin qu’ils les exploitent eux-mêmes, alors oui, cette fois cette nouvelle génération aura elle les c........ pour tout casser.
          Les enfants d’après guerre sont des enfants gâtés, gâtés et égoïstes, incapables de faire preuve de la moindre objectivité pour conserver leurs intérêts dans un mépris total des générations à venir. Et 68 avec ces mêmes protagonistes aura terminé de saloper cette belle société, dans une forme de « libération » tout aussi puérile et débile, avec l’instauration d’une hégémonie intellectualiste anéantissant nos savoir faire et ses pensées « new age » sociologiques à la con ayant totalement détruit « la famille », et je ne me considère pas has been en pensant qu’un enfant avec deux pères et sans mère est franchement n’importe quoi...
          A chacun son avis, mais j’ai la faiblesse de penser que les observateurs du siècle prochain verront l’histoire sous cet angle...
          Merci pour cet échange


        • Fergus Fergus 16 octobre 11:52

          @ Armelle

          « nous verrions nos programmes politiques construits et articulés autour d’un axe prometteur que serait par exemple l’écologie et le respect de notre environnement »

          Vous pointez là une question essentielle. Il n’y aura pas d’alternative au libéralisme, tel qu’il domine la planète, autre qu’une économie de marché régulée et soumise aux impératifs de sauvegarde de l’environnement. Cela va devenir une question vitale, et à cet égard je ne suis pas mécontent de la forte percée des Verts de Bavière.

          Personnellement, je soutiens la France Insoumise avec laquelle je suis en accord sur la majorité des points. Mais ce mouvement ne pourra réellement progresser que s’il intègre encore plus les questions écologiques dans son approche sociétale.

          « la chasse aux riches, la traque aux gens qui réussissent, sans doute par jalousie »

          Personnellement, je n’ai rien contre les « riches » qui le sont devenus grâce à leur travail ou grâce à des prises de risque financières en entreprise. Mais je ne supporte pas les dérives consistant à se gaver toujours plus (les salaires du grand patronat sont devenus exorbitants) en n’accordant que des miettes aux employés. Je ne supporte pas non plus le système de transmission qui fait la part à des héritiers sans mérite et induit l’émergence de nouvelles dynasties. Tout cela doit être revu.

          Enfin, pour ce qui est de 68, je ne partage pas votre avis, même si je reconnais que la génération dorée qui en est issue a été chanceuse. Mais elle a fait également avancer la société sur de nombreux points. Et les retraités d’aujourd’hui sont bien souvent un soutien indispensable à leurs enfants et petits-enfants. Ajoutez à cela que si les jeunes travailleurs se montraient plus solidaires entre eux au lieu de céder aux sirènes individualistes de la doxa libérale, sans doute ne connaîtraient-ils pas la précarité qu’ils subissent !


        • Aristide Aristide 16 octobre 12:47

          @Fergus


          Mais je ne supporte pas les dérives consistant à se gaver toujours plus (les salaires du grand patronat sont devenus exorbitants) en n’accordant que des miettes aux employés. 

          Vous devez avoir lu de trop prés le programme de la France Insoumise. Vous arguez comme Mélenchon de la nécessité d’un plafonnement de l’échelle des salaires. Bon, ce sont tous des travailleurs, super-payés ou pas, c’est le résultat du travail. On en connait les conséquences qui touchent tous les niveaux, même les cadres intermédiares seront touchés. 

          Limiter les salaires, en voilà de la bonne mesure démagogique et surtout injuste, car quid des revenus mobiliers, immobiliers, la rente, .... La mesure d’une tranche supérieure ? Le conseil constitutionnel l’a censurée.

          Les salaires du patronat, cela n’existe pas, ce sont les revenus du capital. Si vous parlez des patrons de PME, généralement ils triment et souvent tiennent leur entreprise aux bouts de leurs mains. Je suppose donc que vous ne confondez pas ce patronat là et les rentiers, possesseurs d’actions, de part de société et qui n’en foutent pas une rame.



        • Fergus Fergus 16 octobre 13:08

          @ Aristide

          Je ne confonds rien du tout, et surtout pas les petits patrons de PME ou de TPE avec les pédégés des grosses boîtes !

          Et lorsque je parle de salaires, c’est bien de cela qu’il est question. Expliquez-moi à cet égard comment les patrons des grandes boîtes réussissaient à faire tourner leur entreprise et à vivre dans une grande aisance lorsque les écarts de salaire n’étaient que de 1 à 40 alors que maintenant ils sont plutôt de 1 à 200 ou 1 à 300 ? Et cela alors que l’on n’avait pas encore inventé les primes de résultat exorbitantes, les stock-options, les « golden hello » et les parachutes dorés, bref tous moyens de se goberger sans limites ! 

          Et vous me faites carrément rire lorsque vous prétendez que limiter les salaires des grand patrons aurait un impact sur la hiérarchie intermédiaire. Ce serait peut-être vrai pour quelques rares cadres supérieurs membres des comités de direction, mais certainement pas en-dessous, la courbe des salaires ayant une forme exponentielle, ce que vous ne pouvez ignorer !

          Pour ce qui est des autres sources de revenus, c’est le problème de la fiscalité, pas celui de l’équité en entreprise ! Et je suis partisan d’une réforme drastique des droits de succession visant à alourdir fortement tout ce qui ne constitue pas un outil de travail, la part successorale de cet outil de travail étant soumise à une taxation différée lorsqu’elle cédée ultérieurement à un tiers, en proportion du montant de ladite cession.


        • Aristide Aristide 16 octobre 13:45

          @Fergus
          Tous les salaires sont en contrepartie d’un travail, que vous trouviez quelques salaires exorbitants n’est qu’un effet de loupe sur quelques cas assez marginaux, le plafonnement de ces salaires est un vrai rideau de fumée pour mieux dissimuler les vrais bénéficiaires dans cette affaire(*). La vrai injustice dans la répartition des bénéfices dans une entreprise c’est entre le travail et la capital.


          Vous ne parlez pas une seconde du constat fait depuis des décennies de cette tendance lourde à la baisse des revenus du travail et d’une augmentation de la part du capital. C’est vrai que cela fait plus peuple de limiter le salaire des dirigeants que les revenus des actionnaires. D’ailleurs partout on parle de patron, terme assez ... flou qui ne défini pas la relation réelle avec l’entreprise, relation de travail ou propriétaire ? C’est vrai qu’un écart de 1 à 104 ( vrai chiffre pour la France), tout le monde voit ce que c’est c’est, par contre les sommes exorbitantes des dividendes des actions c’est moins parlant. 

          Vous pouvez rire, mais un plafonnement de l’échelle des salaires a toujours une conséquence sur l’échelle globale, les syndicats sont d’ailleurs en général très attentifs à cette dérive consistant à désigner les mieux payés des salariés comme responsables des bas salaires. On l’applique pour les revenus des dirigeants, puis des niveaux inférieurs, etc .... La fonction publique qui a subi cette règle idiote de plafonnement voit des échelles se réduire et toujours dans le sens de la diminution de tous les niveaux.

          Vous vous trompez de cible, ce sont les exigences de rendement du capital qui alimentent la pression sur TOUS les salaires, bas mais aussi moyens et élevés. Vouloir plafonner les revenus du travail n’est qu’une mesure ridicule et de plus assez ... significative : débrouillez vous entre salariés mais ne touchez pas aux revenus du capital. Le plus idiot dans cette histoire c’est de croire que cette limitation bénéficierait aux bas salaires, allons, ce seront les actionnaires les seuls servis. Alors pour moi, en rajouter à la baisse de la part du travail, non merci. 

          (*) La baisse de l’impôt des sociétés à 25% est en route, le gouvernement en profite pour augmenter les taux de réductions d’impôts sur les cessions d’actifs, même les députés LREM sont contre. C’est le sens du libéralisme de favoriser le capital en lésant le travail.

        • Fergus Fergus 16 octobre 17:20

          @ Aristide

          « Vous ne parlez pas une seconde du constat fait depuis des décennies de cette tendance lourde à la baisse des revenus du travail et d’une augmentation de la part du capital. »

          Voilà un point sur lequel nous sommes d’accord ! Je n’en parle pas parce que les revenus du travail sont un sujet venu dans les commentaires de manière incidente, mais ce n’est évidemment pas pour fuir ce qui constitue un scandale et qu’il m’est d’ailleurs arrivé de dénoncer.

          « les syndicats sont d’ailleurs en général très attentifs à cette dérive consistant à désigner les mieux payés des salariés comme responsables des bas salaires. »

          D’accord avec vous là aussi, c’est parfaitement démagogique, eu égard à la part du salaire du patron dans la messe salariale. Mais lorsqu’un de ces patrons se fait voter par un conseil d’administration une augmentation de 25 % alors que ce même patron accorde une augmentation de 1,25 % à ses employés, il y a un vrai problème, et l’on comprend que les syndicats puisse utiliser un biais détourné pour protester.

          « Vouloir plafonner les revenus du travail »

          Je n’ai jamais écrit que j’étais partisan de cela, le plafonnement des salaires exorbitants étant une mesure de salubrité morale dans le monde du travail.

          « ne touchez pas aux revenus du capital. »

          Vous plaisantez ! Bien sûr que la taxation accrue des revenus du capital doit être envisagée et mise en œuvre par un gouvernement progressiste s’il parvient au pouvoir.


        • foufouille foufouille 16 octobre 17:36

          @Aristide

          mais si le sénile parle de tout ça, il suffit de relire ses vieux commentaires avec le travail à 5€/h qui ne le dérange pas.


        • Aristide Aristide 16 octobre 19:20

          @Fergus


          Mais lorsqu’un de ces patrons se fait voter par un conseil d’administration une augmentation de 25 % alors que ce même patron accorde une augmentation de 1,25 % à ses employés, il y a un vrai problème, ...

          Toujours une fixette sur les revenus du travail, dirigeant ou simple OS ce sont des salariés. Par contre si les actionnaires, vous savez ceux qui possèdent et n’en foute pas une rame pour l’entreprise double ou quadruple les dividendes là rien dans votre message ? 

          Allons, votre obsession sur les revenus de quelques dirigeants sur payés entraîne une impossibilité de discussion autour de ce sujet : les revenus du capital ne seront jamais taxés au niveau souhaité encore moins plafonnés, par contre taper sur le salarié dirigeant en laissant entendre que c’est lui le vrai spoliateur .... Enfin, du populisme qui plait visiblement ....

        • Fergus Fergus 16 octobre 19:48

          @ Aristide

          OK ! Je vois que c’est reparti pour une polémique stérile. Brisons-là ! comme on disait naguère.

          Je vous souhaite une excellente soirée.


        • Aristide Aristide 17 octobre 07:24

          @Fergus

          Quelle polémique ?

          Il s’agit simplement de mettre en évidence que le plafonnement des revenus du travail est injuste alors qu’il est impossible de limiter les revenus du capital. Ce ne serait pas constitutionnel. Maintenant continuez à gémir sur les salaires des mieux payés des salariés et ignorer les revenus incroyables du capital.

        • Le Panda Le Panda 15 octobre 10:12

          @Fergus

          Bonjour

          cet article est une reprise partielle actualisée d’un texte de ... 2010

          En 8 ans même légèrement modifié à ne pas en douter Macron restera toujours ce qu’il a toujours été. Tu verras sous peu même l’alliance qui s’annonce petite avec le PS qui ont toujours suivi la fausse majorité. Macron va réussir où tous les autres ou presque ont échoué faire tomber l’U.E. et l’Allemagne avec mais que représente la France à la Macron sans le 1er pays de l’Union Européenne. Il suffit de le constater à la prise de position de l’Angleterre qui il a fort à parier quittera l’U.E. sans accord avec les 27 autres. Donc juste une question se pose Macron finir a-t-il son quinquennat ? La position de révoltes civiles dans l’hexagone et hors est en route. Tousles gouvernements depuis 30 ans sont responsables. La démonstration est faite la seule façon à mon sens de s’en sortir peut-être et de supprimer un nombre important de Ministères et leurs conseillers. Bien à toi Le Panda


          • Fergus Fergus 15 octobre 11:30

            Bonjour, Le Panda

            Je vois mal Macron ne pas finir son mandat. N’oublie pas que certains avaient, sur un ton convaincu, affirmé de manière péremptoire que Sarkozy non plus ne finirait pas son mandat. Et même chose pour Hollande.

            Cela dit, et c’est l’objet de l’article, il est toujours possible qu’à tout moment un évènement puisse mettre le feu aux poudres et jeter en masse les Français dans la rue. Le plus étonnant étant que c’est presque toujours une question mineure qui provoque ce type de réaction insurrectionnelle.

            Mais on n’en est pas là, et le plus probable est une montée significative du vote populiste lors des prochaines échéances électorales.

            Pour ce qui est du nombre des ministères et des conseillers, c’est à mon avis un détail, le principal n’étant pas là - les électeurs n’y attachent d’ailleurs pas grande importance, à mon avis - mais dans la ligne politique mise en œuvre !


          • Le Panda Le Panda 15 octobre 11:43

            @Fergus
            Pour ce qui est du nombre des ministères et des conseillers, c’est à mon avis un détail, le principal n’étant pas là - les électeurs n’y attachent d’ailleurs pas grande importance, à mon avis - mais dans la ligne politique mise en œuvre !

            Mais attend j’ai pas du tout comprendre, la ligne politique ne correspond pas au « budget » et au cout des ministères et de leurs conseillers ? Il est vrai qu’il est plus évident de frapper les vieux et les hôpitaux ? « La rémunération moyenne brute (primes comprises) des 232 membres des cabinets ministériels s’élève à 9186 euros mensuels soit +20,5% par rapport au gouvernement Valls », dénonce René Dosière en octobre à l’AFP. « Dans douze ministères, la rémunération est supérieure à cette moyenne : au total, plus de 80 membres de cabinet sont mieux payés que leur ministre », a-t-il également relevé, estimant que ce n’était « pas le fait du hasard » et que c’était « choquant ». Alors pardon effectivement tu dois avoir raison….


          • Fergus Fergus 15 octobre 12:49

            @ Le Panda

            A titre personnel, je suis moi aussi partisan d’un gouvernement resserré et d’une limitation du nombre des conseillers. Mais force est de reconnaître que, rapporté au budget de la nation, le coût de fonctionnement des ministères c’est une goutte d’eau dans la masse des dépenses. 


          • Le Panda Le Panda 15 octobre 14:09

            @Fergus
            1000 milliards d’euros. 1000 milliards d’euros !!

            Le total des prélèvements obligatoires en France, impôts, taxes et cotisations sociales, a dépassé pour la première fois les 1000 milliards d’euros. Et ça continue en 2018. On va atteindre les 1100 milliards. Ras-le-bol fiscal. On se posant le reflexe quand cela va cesser ? Y compris si aussi je partage une bonne partie de ton article et réponses, il n’y aps de petits gains surtout lorsque tu le verras dans les 15 premiers jours de 2019 le montant de la majorité des services d’Etat. Il faut toucher là, où cela peut faire mal, mais non priver certains anciens d’une baguette de pain, ou d’autres d’une place de cinéma tu ne crois pas ?


          • Sergio Sergio 15 octobre 18:53

            @Fergus


            On mécontente les gens, on profite de la désorganisation du PS, avec un possible retour de François Hollande en sauveur, Mélanchon s’est disqualifié, on rejoue une élection avec un Front Nat. nouvellement nommé, et on recommence avec Macron qui redynamise son parti et nous rejoue un tour de passe passe, et qui gagne faute de concurrence. Donc il tient le cap dans sa tour d’ivoire, il a raison.

          • Fergus Fergus 15 octobre 19:06

            Bonsoir, Sergio

            Beaucoup trop tôt pour envisager un scénario qui tienne la route. Mais il est clair qu’en l’état actuel du panorama politique français, Macron est loin d’être en réel danger. Je souligne simplement qu’une étincelle en apparence insignifiante suffit parfois pour mettre le feu aux poudres, et de cela, Macron - aussi sûr de lui soit-il - serait avisé de se méfier. Comme en 1848 !


          • Armelle Armelle 16 octobre 12:15

            @Fergus
            « le coût de fonctionnement des ministères c’est une goutte d’eau dans la masse des dépenses »

            Certes mais on pourrait commencer par cette chose immonde qu’est le CESE, lequel créé par De Gaulle avait sa légitimité à l’époque. Aujourd’hui il ne sert plus à rien et coûte la peau des fesses pour entretenir une bande de 250 fainiasses à 3000 euros net par mois !!! pour qqes heures de « boulot » par mois...Le truc idéal pour placer les potes dans le besoin ...http://www.observatoiredesgaspillages.com/2012/10/combien-coute-le-cese/
            Pffff la politique est l’antre de la malfaisance, du mensonge et de l’escroquerie en bande organisée, la populasse ne voit rien mais tous les cinq ans court aux urnes pour élire son nouveau bourreau.
            La connerie a encore de beaux jours devant elle...

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