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Accueil du site > Actualités > Politique > François Fillon et la « stratégie du choc »

François Fillon et la « stratégie du choc »

Il y a quelques jours, le site Investig'Action ressortait une video datée du 12 mars 2016, dans laquelle François Fillon, alors simplement candidat à la primaire de la droite, s'exprimait devant des membres de la fondation Concorde. Il y détaillait une partie de son programme économique s'il venait à être élu président. L'équipe de Michel Collon faisait un parallèle intéressant entre les propositions du désormais candidat de la droite et une stratégie hyper-libérale déjà mise en application dès les années 70 dans certains pays, y compris par la force. A l'heure où la probabilité de voir l'ex Premier ministre succéder à "goût cassis" apparait importante, il semble intéressant de se pencher à nouveau sur ces propositions. Or, à l'écoute de celles-ci et de certains termes utilisés par le policé Sarthois, il y a lieu d'être inquiet. Très inquiet.

(source de l'image)

 

Tout d'abord, la fondation Concorde, qu'est ce que c'est ? Il est important en effet de savoir à qui s'adressait ainsi M. Fillon ce jour là, qui il voulait convaincre, tant le verbe est parfois décomplexé (ce que nous verrons par la suite). Ce "groupe de réflexion" fort de 2500 membres, créé en 1997, se définit comme "un think-tank indépendant et ouvert dont la particularité est de faire travailler ensemble universitaires, experts, hommes et femmes d’entreprise [...] élaborant des propositions qui sont transmises aux décideurs politiques." Ce "réservoir à idées" se présente également comme "[tourné] vers les TPE/PME et la petite industrie." Composé de groupes de travail, ceux-ci ont pour double objectif de :

  • Renforcer l'efficacité économique [du] pays et faire de la France le pays des entrepreneurs, en libérant l'initiative privée
  • Réformer l'Etat et réduire la dépense publique

Bref, comme le présente Public Sénat sur le lien précédent, François Fillon s'adresse ici à une majorité de patrons qui espèrent bien peser dans la balance afin d'influer sur les politiques économiques du pays. Dans ce cadre, si on peut facilement comprendre que des chefs d'entreprises veuillent favoriser l'initiative privée, on peut légitimement se demander quelles sont leurs motivations pour vouloir "réformer l'Etat et réduire la dépense publique."

Le décor étant planté, nous allons pouvoir nous intéresser aux propositions formulées par l'ex Premier ministre devant cet auditoire.

 

Se définissant comme un ex-gaulliste social, François Fillon pense maintenant que le pays ne peut plus attendre, ne peut plus "se donner le temps de la réforme", qu'il a un "besoin impérieux de transformation radicale", d'un "choc psychologique" (6'57''). Plus loin, s'il est élu président évidemment, M. Fillon parle de former un "commando" de dix - quinze ministres maximum (14'40''). Ceux en charge des principales réformes, "l'économie, les finances, le travail pour l'essentiel", devront arriver le 1er juillet (2017, soit moins de deux mois après son élection) avec des "textes prêts", qu'ils feront passer devant le Parlement avec "tous les moyens que donne la Vème République : ordonnances, votes bloqués, 49-3". L'ex Premier-Ministre évoque le terme de "blitzkrieg" (15'40'').

Bon, en quelques minutes on a déjà la couleur qui est annoncée : fini de rigoler, avec un tel "commando", ce sera forcément la "guerre", eu égard à la terminologie particulièrement guerrière employée. Rappelons en effet que le terme "blitzkrieg" (de l'allemand : "guerre éclair") est d'une maladresse (ou d'une décomplexion) inouïe, puisqu'il fait référence à des techniques employées par l'armée allemande sous le IIIème Reich d'Hitler et consistant à engager simultanément un puissant ensemble de forces dans l'optique de frapper en profondeur les différentes capacités de l'adversaire, et ainsi d'annihiler sa capacité de riposte. Et on ne peut pas dire que le mot aura malencontreusement échappé au Sarthois, puisqu'il est répété un peu plus loin (19'24''). Il en est de même du "choc psychologique" voulu par François Fillon : il l'évoque à une deuxième reprise, associé d'ailleurs à la "blitzkrieg" (19'24''), et même une troisième fois en fin d'intervention (48'30''). Ceci dit, nous ne tenons pas là un scoop sur toute la ligne, puisque M. Fillon a déjà employé par le passé ce genre de terminologie.

J'entends déjà certains de mes lecteurs : mais non, il exagère, ça ne sera pas la "guerre" ; et puis d'ailleurs, la guerre contre qui ? J'aimerais rappeler à ceux-ci ces mots prononcés par la très libérale Margaret Thatcher en 1984, lors de la grève des mineurs :

« Nous avons dû nous battre contre l'ennemi extérieur aux Malouines ; nous devons maintenant nous battre contre l'ennemi intérieur, qui est beaucoup plus coriace, mais tout aussi dangereux pour la liberté. » [1]

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(source de l'image)         Margaret Thatcher, alias "la dame de fer"

 

La guerre contre "l'ennemi intérieur", en clair contre les citoyens qui n'accepteraient pas les réformes, quand bien même ils seraient majoritaires. Bref, la guerre contre la volonté populaire. On l'a déjà vu au premier semestre 2016 avec la Loi travail et le recours massif du gouvernement au 49-3, mais François Fillon veut développer et accélérer ce mode de gouvernance résolument anti-démocratique. Il le dit clairement plus haut : il veut faire passer ses "impérieuses réformes" par tous les moyens possibles, sans débat, sans concertation, en force, et, profitant de la léthargie propre aux premières chaleurs, "sans interruption estivale". Il réitère d'ailleurs encore le terme de "choc" (18'32''), en précisant cette fois-ci que celui-ci "rend très difficile la contestation sociale." On ne peut pas être plus clair !

De manière additionnelle, François Fillon, qui utilise près d'une dizaine de fois dans son discours le terme "radical", déclare vouloir :

  • Supprimer la durée légale actuelle du travail et repasser à 39 heures hebdomadaires (20'37'').
  • Réduire les effectifs de la fonction publique de façon très importante (20'53''). Le chiffre de cinq cent mille suppressions en cinq ans a depuis largement été confirmé par l'intéressé.
  • Faire passer l'âge légal de la retraite à 65 ans (23'51''), adopter une "réforme plus radicale" du système de retraite, et notamment passer progressivement d'un système de répartition à un système de capitalisation.
  • Adopter une "réforme radicale de l'assurance chômage" (23'59'').
  • Proposer une allocation unique regroupant toutes les allocations existantes (24'05'').
  • Supprimer tout de suite l'ISF (28'19'')
  • Abroger la loi santé de Mme Touraine (38'03''), et par voie de conséquence supprimer la généralisation du tiers payant (qui permet d'éviter d'avoir à avancer les dépenses de santé) [2]

 

M. Fillon, lorsqu'il évoque le passage d'un système de répartition à un système de capitalisation pour les retraites, prévient que cela ne pourra se faire que progressivement. Il cite de manière intéressante le seul pays, à sa connaissance, où ce passage s'est fait de façon brutale : le Chili. Selon lui, "il y a un pays qui a réussi cette opération" (42'38''), et d'ajouter "c'est dire qu'il y a peu de chances qu'on puisse le faire" (42'43'') comme s'il s'agissait d'un espoir déçu. Effectivement Monsieur Fillon, le Chili a effectué cette opération. Maintenant de là à parler de "réussite", on peut trouver cela osé, puisque le peuple y était manifestement hostile. Mais il n'a pas eu le choix. En effet, cette réforme est passée en force sous le régime dictatorial du général Pinochet (1973 - 1990).[3]

Augusto Pinochet a engagé, lui aussi, des réformes radicales lorsqu'il est arrivé au pouvoir. Ca n'est pas lui qui les a inventées, on les lui a proposées, certains diront imposées. Quoi qu'il en soit, le Chili a servi de laboratoire grandeur nature aux théories nées de "l'école de Chicago" dont le mentor fut l'économiste américain Milton Friedman, comme le rappelle Naomi Klein dans son ouvrage de référence « La stratégie du choc : la montée d'un capitalisme du désastre » :

« Nixon donna aux Chicago Boys et à leurs professeurs l'occasion dont ils rêvaient depuis longtemps : prouver que l'utopie capitaliste était plus qu'une théorie concoctée dans le sous-sol d'un immeuble universitaire - et rebâtir un pays de fond en comble. Au Chili, la démocratie ne s'était guère montrée accueillante envers les Chicago Boys ; la dictature se révèlerait plus accommodante. » [4]

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(source de l'image)          Milton Friedman et Augusto Pinochet

 

J'ai peine à croire que M. Fillon puisse méconnaitre l'histoire de ce pays d'Amérique du Sud et les conditions dans lesquelles cette réforme des retraites a vu le jour dans ce pays. Cet exemple dévoile à mon sens davantage la toile de fond idéologique du programme économique du candidat de la droite. Certes, au Chili, les réformes, complètes et radicales, ont été imposées de force, par la brutalité, suite à un coup d'Etat. Le fameux "choc" nécessaire à l'imposition des-dites réformes. Mais d'autres types de "chocs", naturels ou artificiels, peuvent tout à fait être judicieusement exploités, comme par exemple la menace terroriste. Naomi Klein décrit admirablement les mécanismes à l'oeuvre :

« Voici donc comment fonctionne la stratégie du choc : le désastre déclencheur - le coup d'etat, l'attentat terroriste, l'effondrement des marchés, la guerre, le tsunami, l'ouragan - plonge la population dans un état de choc collectif. Le sifflement des bombes, les échos de la terreur et les vents rugissants "assouplissent" les sociétés, un peu comme la musique tonitruante et les coups dans les prisons où se pratique la torture. A l'instar du prisonnier terrorisé qui donne le nom de ses camarades et renie sa foi, les sociétés en état de choc abandonnent des droits que, dans d'autres circonstances, elles auraient défendu jalousement. » [5]

 

Le choc exploité ou créé vise donc à terroriser la population, de manière à lui faire perdre ses repères, et in fine à lui faire accepter des mesures qu'elle aurait massivement rejetées sinon. Une fois la population en état de choc, il ne reste plus qu'à imposer les réformes ultra-libérales préconisées par les "Chicago Boys", qui constituent un cocktail de privatisations (y compris des secteurs clés de l'économie comme l'énergie, l'éducation, la santé,...), de déréglementation (ouverture ou libéralisation des marchés) et de réduction draconienne des dépenses sociales (santé, éducation, aides).

A terme, malheureusement (ou bien évidemment), il n'y a pourtant aucun miracle à attendre de telles mesures, qui ont été largement testées, y compris et même souvent par la force, dans de nombreux pays (une bonne partie de l'Amérique du Sud dans les années 70 et 80 et notamment dans le Chili de Pinochet, la Russie dans les années 90, l'Afrique du Sud,...) : les inégalités se creusent, la précarité et la pauvreté se développent de concert, les fleurons industriels des pays sont bradés à des multinationales étrangères qui en ont extrait les capitaux. Vous me direz : cela a déjà commencé en France. C'est vrai. Mais M. Fillon veut manifestement passer à la vitesse supérieure et éliminer rapidement les derniers obstacles.

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La répression des dissidents au Chili sous Pinochet (source de l'image) 

 

Ces méthodes, d'inspiration militaire comme le vocabulaire de M. Fillon, ont été reprises dans la fameuse doctrine "Shock and Awe, Achieving Rapid Dominance" ("Choc et effroi : parvenir à une rapide domination") élaborée en 1996 et qui a tant été utilisée en Irak pour briser les résistances. Il y est préconisé que :

« L'envahisseur doit investir l'environnement de l'adversaire et paralyser ou surcharger ses perceptions et sa compréhension des événements pour le rendre incapable de résister. Le choc économique opère de la même façon : l'hypothèse de base, c'est que les gens sont en mesure de réagir à un changement progressif - un programme de santé supprimé par-ci, une entente commerciale signée par-là - mais que, quand des dizaines de changement arrivent en même temps, de tous les côtés, ils ont le sentiment que leurs efforts seront futiles et ils baissent les bras. » [6]

 

Voilà donc l'idée de François Fillon pour faire adopter ses "impérieuses réformes", dont il sait qu'elles seront - à juste titre - impopulaires : saturer la population de nombreux changements simultanés à un moment judicieusement choisi pour annihiler toute contestation sociale. Pour faire passer ce type de mesures radicales, Pinochet, largement conseillé par "l'école de Chicago" de Friedman, avait donc choisi la terreur et la répression. Fillon, lui, vise à profiter de l'euphorie post-élections et des vacances estivales pour vaincre son "ennemi intérieur", pendant que les Français auront la tête ailleurs, et faire passer, y compris par tous les moyens pseudo-démocratiques (article 49-3 de la Constitution) les réformes qu'il juge bonnes pour... lui et ses amis. Gageons que les Français s'y opposeront malgré tout. Quelles méthodes utilisera alors M. Fillon ? A quels "chocs" devons-nous nous attendre pour nous assouplir et nous faire accepter l'inacceptable ? 2017 nous le dira peut-être. A moins d'éviter de donner le bâton pour se faire battre dès avril prochain.

 

 

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Notes :

[1] « La stratégie du choc : la montée d'un capitalisme du désastre », de Naomi Klein (éd. Leméac Actes Sud), p171-172

[2] Rappelons également que François Fillon, dans son programme, souhaite focaliser l’assurance-maladie sur des « affections graves ou de longue durée et l’assurance privée sur le reste ». Marisol Touraine lui a reproché le 28 novembre 2016 de vouloir privatiser le système de santé. Curieusement, ce volet controversé a disparu de son programme officiel. Mais le Canard Enchaîné a conservé une copie de celui-ci.

[3] Un rapport chilien d'août 2011 estime que la dictature a fait plus de 3 200 morts et disparus, plus de 38 000 torturés, et des dizaines de milliers d'arrestations de dissidents.

[4] « La stratégie du choc : la montée d'un capitalisme du désastre », de Naomi Klein (éd. Leméac Actes Sud), p83

[5] Ibid, p28

[6] Ibid, p182

 


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59 réactions à cet article    


  • Buzzcocks 26 janvier 09:40

    Le coup du gouvernement commando de 15 ministres, ils nous l’ont tous annoncés et aucun ne l’a réalisé. Déjà quand on voit son équipe de campagne, il a du faire plaisir à Le maire, Juppé, Sarko, NKM en intégrant leurs lieutenants... et pour le gouvernement, ça sera pareil, chaque chapelle de l’UMP voudra son portefeuille et donc il arrosera tout le monde (sa femme comprise ?).


    • Pilule Rouge Pilule Rouge 27 janvier 18:09

      @Tous !(Ceci n’est pas un spam mais une urgence nationale)

      Ce dimanche, éjectons définitivement Valls de la présidentielle, votons Hamon ! (ensuite on s’occupera aussi de lui) : https://www.youtube.com/watch ?

      Version Dieudo :http://www.egaliteetreconciliation.fr/Dieudonne-Votez-Hamon-43845.html


    • Pilule Rouge Pilule Rouge 30 janvier 02:27

      @Pilule Rouge
      Valls est hors jeu ! Merci à tous !


    • ENZOLIGARK 26 janvier 09:43

      La France est ruinee ( dixit Fuyons en 2007 ) ... . .... АФФ ИСС ...


      • leypanou 26 janvier 09:53

        On parle souvent des TPE/PME comme étant créateurs d’emploi alors que très souvent, ces TPE/PME ne sont que des sous-traitants de sociétés plus importantes qui leur permettent une plus grande flexibilité.

        Quant aux propositions économiques de F Fillon elles-mêmes, on les connaît : plus de précarisation, plus de privatisation (éducation, santé, énergie, etc, etc), plus de baisses de cotisations sociales pour prétendûment favoriser la compétitivité des entreprises -contre qui ? la Roumanie, la Chine ?- , recul de l’âge légal de la retraite avec un chômage de masse (combien de départ à la retraite sans les annuités donc décote de la pension).

        Cela fait des dizaines d’année que c’est mis en place et pour quels résultats ?
        Cette vidéo fait le point sur le fameux Crédit d’Impôts Compétitivité Emploi (CICE).


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 janvier 10:29

          L’auteur ne connaît pas les Traités européens.
          C’est normal, à part l’ UPR qui explique le dessous des cartes, personne n’en parle.


          C’est l’article 121 du TFUE qui permet à la Commission européenne d’élaborer les programmes économiques des 27 pays.

          Pour la France, voici la feuille de route 2014/2015.
          Ce que Hollande n’a pas fait, le suivant devra le faire.

          Et voici la feuille de route 2016/2017.

          A part l’UPR qui prévoit le Frexit si Asselineau est élu, tous les autres qui restent accrochés à l’ UE comme des moules à leur rocher, seront obligés d’appliquer ces programmes.

          Les Français et les Gouvernements n’ont plus le pouvoir, tout est déjà écrit dans les Traités européens.


          • foofighter foofighter 26 janvier 13:06

            @Fifi Brind_acier

            Effectivement, on peut voir ces « recommandations » comme une feuille de route, que suivront avec plus ou moins d’assiduité nos futurs dirigeants. François Fillon semble, quant-à lui, disposé à administrer le « traitement de choc » le plus vite possible.

            Ce qui est terrible à la lecture de ces recommandations, c’est également l’absence complète de la dimension humaine. On dirait (déjà) que les travailleurs ne sont que des robots, interchangeables à loisir.

            A la lecture de ces documents, il est évident aussi que le rôle de l’UE ne va faire que s’accroitre avec le temps. Si pour le moment ça ne sont que des « recommandations », ça ne va manifestement pas le rester très longtemps, témoin cette petite phrase extrait du document daté du 20 mai 2016 (point 21) :

            « [La Commission] a tenu compte non seulement [du] bien-fondé [des recommandations qu’elle a adressées à la France les années précédentes] dans l’optique d’une politique budgétaire et socio-économique viable en France, mais aussi de leur conformité avec les règles et les orientations de l’UE, eu égard à la nécessité de renforcer la gouvernance économique globale de l’UE par la contribution de cette dernière aux futures décisions nationales. Les recommandations figurant aux points 1 à 5 ci-après reflètent ses recommandations dans le cadre du semestre européen. »


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 janvier 13:22

            @foofighter
            Bonjour, ce n’est pas une option... ! Depuis 2013, Bruxelles presse la France de faire 6 grandes réformes.


            Les pays européens ont tous signé le Pacte de stabilité et de croissance. On peut lire :

            "Les pays qui ne respectent pas les règles des volets préventif et correctif du pacte de stabilité et de croissance risquent de se voir infliger des sanctions.

            Pour les États membres qui ont adopté l’euro, ces sanctions peuvent prendre la forme d’avertissements et, en dernier ressort, de sanctions financières, dont des amendes pouvant aller jusqu’à :

            • 0,2 % du PIB s’ils ne respectent pas les règles du volet préventif ou du volet correctif, ou
            • 0,5 % du PIB s’ils enfreignent à plusieurs reprises les règles du volet correctif. En outre, tous les États membres (à l’exception du Royaume-Uni) peuvent faire l’objet d’une suspension des engagements ou des paiements des Fonds structurels et d’investissement de l’UE (par exemple, le Fonds européen de développement régional, le Fonds social européen, le Fonds de cohésion, le Fonds européen agricole pour le développement rural et le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche)."

            Bercy tient à jour un calendrier des réformes. Le tableau est en annexe 4, page 160.


          • velosolex velosolex 26 janvier 20:09

            @Fifi Brind_de barbelés


            Décidément , toujours la même défense des foireux,
             de Poutine à Babar en passant par Trump, le révélateur à connerie fachisante nous montre la voix à ne pas suivre

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 janvier 10:56

            @velosolex
            N’hésitez pas à appuyer vos analyses sur des arguments... !


          • ENZOLIGARK 26 janvier 11:02

            ... corsematin . com du jour nous informe ... : ... « d ’ une violente explosion au lieu Rue du General de Gaulle , Propriano . » ... . ... AFF ISS ... 


            • Etbendidon 26 janvier 11:13

              Bonjour ami conspi
              Pour tout savoir lisez la REVUE DES DEUX MONDES qui vient de sortir en kiosques avec en première de couverture : DE QUOI FILLON EST IL LE NOM ?
              Sa femme s’appelle Pénélope et c’est elle qui tisse la toile du NWO
               smiley


              • captain beefheart 26 janvier 21:03

                @Etbendidon
                Je la vois en effet bien en undercoveragent de la couronne,puis de la N.O.M. instauré par les Bush,continué par les Clinton et Sarkozy,tout ça se passe dans des thinktank ,des CFR,Bilderberg,Clinton Foundation,Open Society.
                Au fait,Fillon a-t-il été invité d’une conférence de Bilderberg ?Accompagné par sa femme ?


              • JL JL 26 janvier 11:48
                Clairement, Fillon compte mettre en oeuvre la stratégie du choc dès son arrivée à l’Elysée. 
                 


                Sur la réduction des effectifs de la fonction publique : Si c’est pour les remplacer par des contractuels, ou pire, pour sous-traiter les fonctions, le surcoût sera forcément, soit à la charge de l’usager, soit à la charge du contribuable.
                 
                 
                Sur l’âge légal de la retraite à 65 ans : Ben voyons, il n’y a pas assez de travailleurs en France, sans doute.
                 
                Sur le passage d’un système de répartition à un système de capitalisation : Qu’il soit progressif ou non, ce remplacement de système revient à tuer le système par répartition qui devient de fait, un système de Ponzi. En effet, ou bien l’on accepte qu’il y ait un ’trou’, ou bien que le Trésor Public met la main à la pâte, puisqu’il y aura tarissement des recettes des caisses actuelles. 
                 
                 
                Sur la « réforme radicale de l’assurance chômage » : c’est nécessaire en effet, puisque avec un tel taux de chômage, on ne peut plus garder ce système archaïque conçu dans un cadre de plein emploi qui ne reviendra jamais.
                 
                Sur une allocation unique regroupant toutes les allocations existantes : Pourquoi pas.

                Sur la durée légale actuelle du travail : je préfère le retour au 39 heures plutôt que la défiscalisation des heures supplémentaires. Mais je remarque que les deux mesures obéissent à deux logiques contradictoires : C’est donc clairement du bricolage absurde ; 
                 
                 Ce bricolage me rappelle ces deux constructeurs automobiles concurrents qui avaient construit chacun une voiture dont les roues arrières tournaient en même temps que les roues avant. Pour le premier, les roues AR tournaient en sens contraire, augmentant de fait le rayon de braquage ; pour le second, c’était l’inverse. 
                 
                 Inutile de dire que le second s’est rendu compte assez vite de sa bévue : je n’ai jamais vu sa voiture ailleurs que dans des plaquettes publicitaires. Quant à l’autre, son truc n’a pas non plus fait long feu. L’un et l’autre étaient des partisans du principe : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
                 
                 Je proposerai pour ma part, la fiscalisations de toutes les heures, quelles qu’elles soient, mais obligation à l’employeur de payer les cotisations sociales salariales dès les premières heures, avec un système à deux taux pour les charges patronales : taux mini en deçà de la durée légale ; taux maxi au delà.
                 
                Ce système devrait dissuader l’employeur de recourir systématiquement aux heures sup et ne pas pénaliser les travailleurs au niveau de leurs droits sociaux. Un tel système serait parfait en complément d’un RU.

                • Spartacus Spartacus 26 janvier 13:08

                  Le passage de la répartition à la capitalisation au Chili a été réalisé par le ministre José manuel Pinera en 1981.

                  Les gens sont devenus par l’intermédiaires des fonds de placement les habitants les plus riches d’Amerique du Sud.
                  Le passage de la répartition à la capitalisation a engendré 15 années de croissance ininterrompue.
                  Le pays a créé des millions d’emplois avec l’investissement induit.
                  Le pays est devenu le plus riche d’Amérique du Sud en partant du plus détruit par le communiste Alliende.
                  Les fonds de pension ont dégagé un rendement de 12 % au-dessus de l’inflation sur les 15 premières années et les capitaux accumulés des fonds des travailleurs s’élèvent à 90 milliards $ soit environ 80 % du PNB chilien. 
                  L’âge de départ à la retraite est désormais libre, c’est le salarié qui prend la décision en fonction du capital qu’il a accumulé par ses cotisations.

                  Les gens tellement content ont élu le frère de Pinera en 2010.
                  Le pays a une note AA à l’égal de la France.


                  • foofighter foofighter 26 janvier 13:21

                    @Spartacus

                    « Le passage de la répartition à la capitalisation au Chili a été réalisé par le ministre José manuel Pinera en 1981. »
                    Oui, donc sous Pinochet (1973-1990).

                    Pour le reste, je ne conteste pas qu’un pays peut devenir plus « riche », avoir une belle croissance, un joli PNB, sans que cela ne profite à la majorité de ses habitants. C’est d’ailleurs ce qu’il advient systématiquement dans les systèmes purement capitalistes.

                    Quant-à partir à la retraite quand on veut, le cas échéant j’ai envie de dire « super » ! Mais si on n’a (quasiment) rien, à quoi bon ?


                  • Pyrathome Pyrathome 26 janvier 13:25

                    @Spartacus
                    Hey spartacrasse, trouve toi une autre idole, Fion vient d’exploser en plein vol... smiley


                  • Jean Pierre 26 janvier 14:04

                    @Spartacus
                    Plus d’un million et demi de Chiliens ont marché dans tout le pays, dimanche 21 août 2016, pour dire « no mas AFP », non à leur système de retraite hérité de la dictature d’Augusto Pinochet. Ces fonds de pension garantissent à la fois aux travailleurs de misérables retraites et des bénéfices incroyables aux six entreprises privées qui les gèrent.


                  • Jean Pierre 26 janvier 14:33

                    @Spartacus
                    Les fonctionnaires de l’armée et de la police, dont Pinochet avait grand besoin pour réaliser ses réformes dans le sang, ont été dispensés de la retraite par capitalisation rendue obligatoire pour tout les autres Chiliens. Curieux choix si la retraite par capitalisation est aussi favorable que vous le dites, non ? 

                    Le Chili a toujours été un pays favorisé (1er producteur de cuivre, terres fertiles, climat tempéré, facade maritime, eaux poissonneuses, etc). Cela fait monter le PIB moyenne par habitant. Mais dans ce pays qui est un des plus inégalitaire de la planète cette moyenne est obtenue par la coexistence d’immenses fortunes et d’une grande misère.
                    L’accumulation de capital dont vous parlez permet aux gestionnaires des fonds de pension de s’octroyer des rémunérations indécentes, mais ne garanti pas l’amélioration des niveaux des retraites qui restent misérables.
                    C’est d’ailleurs précisément parce que la gestion de l’argent des autres, (voire la spoliation pure et simple comme cela s’est produit au Chili) permet à quelques uns de s’engraisser au delà de toute limites que le monde de la finance milite activement pour la privatisation de la santé et pour les retraites par capitalisation. C’est dans cette optique de propagande conforme à leur intérêts que ces milieux là financent Contrepoints, votre journal de référence.


                  • Pyrathome Pyrathome 26 janvier 14:40

                    @Jean Pierre
                    Absolument, et ce n’est pas par hasard que spartacrasse soutient Fillon, car c’est un air de ressemblance certain avec Pinochet, mais son idole vient de se prendre un chêne pénélope avec sa grosse Ferrari...... smiley
                    Joyeuses condoléances, Spartalooser smileysmiley


                  • Jeff84 26 janvier 18:43

                    @Jean Pierre
                    N’importe quoi, vous ne connaissez rien au Chili. C’est un pays montagneux et ingrat, sans ressources précieuses. Les terres arabes représentent 2,6% (! !!) du territoire. Du cuivre ? La belle affaire, ce n’est pas exactement un métal précieux. C’est sans aucun doute LE pays le plus pauvre en ressources du sous-continent.


                    C’était aussi un pays pauvre, avant son tournant libéral, contrairement à ce que vous affirmez. Allende avait mis le pays à genoux avec ses collectivisations et son contrôle des prix. Exactement comme Chavez avec le Vénézuéla, d’ailleurs.

                    Quitte à raconter des sornettes, évitez ce qui peut être démenti par une recherche basique.

                  • Jean Pierre 26 janvier 19:31

                    @Jeff84
                    Le cuivre est présent partout ou il y a de l’électricité (bâtiment, automobile, électro-ménager, etc). En être le premier producteur et une richesse évidente. 

                    Ce qui avait mis a genoux l’économie Chilienne sous Pinochet c’est surtout la grève des transporteurs routiers indépendants (grève soutenue financièrement par les Etats Unis).
                    En défendant les mérites de la sanglante dictature de Pinochet vous me rappelez Le Pen soutenant en son temps l’apartheid en Afrique du sud sous le prétexte qu’elle était alors le plus riche pays d’Afrique. Avec des ressources abondantes et une main d’oeuvre sous payée n’importe quel pays peux enrichir son oligarchie. 
                    C’est souvent comme cela avec les soit-disant « libéraux », dès que l’on gratte un peu, leur sympathie pour les méthodes autoritaires apparaît au grand jour.

                  • Spartacus Spartacus 26 janvier 20:56

                    @foofighter

                    Si une dictature est déplorable, 
                    Il existe une différence importante entre une dictature socialiste et une dictature capitaliste.

                    Une dictature socialiste supprime les libertés et s’ingère dans tous les rouages économiques.
                    Elle crée de nombreux mort et elle laisse des pays exsangue et dans le chaos et la misère après leurs passage.

                    Une dictature libérale remet le marché libre en place et s’ingère peut dans les rouages économiques. 
                    Le nombre de morts est faible.

                    Les faits sont là. Le Chili doit son étonnante économie à la retraite par capitalisation.

                    La France doit sa dette, ses iniquités corporatistes à la retraite par répartition.

                  • samuel 26 janvier 22:38

                    @Spartacus

                    « y a la bonne et la mauvaise dictature. la mauvaise dictature elle voit un truc qui bouge elle tire. la bonne elle voit un truc qui bouge elle tire mais c’est une bonne dictature... »

                    mouahahaha smiley smiley


                  • Xenozoid Xenozoid 26 janvier 22:42

                    @Spartacus


                    quand je dis que c’est la fête au village


                  • Garibaldi2 27 janvier 08:56

                    @foofighter

                    C’est l’habituel pipeau de Sparta. J’y avais déjà répondu avec des faits. ’’Géré par six entreprises privées appelées Administratrices de fonds de pension (AFP), ce système promettait d’offrir aux travailleurs chiliens de meilleures retraites, et même 100 % de leur salaire, comme le titrait le journal de droite El Mercurio en 2000. La réalité est toute autre : un retraité chilien reçoit en moyenne 270 euros par mois, neuf Chiliens sur dix gagnant même moins de 209 euros, loin derrière les 345 euros que représente le salaire minimum, déjà peu élevé au regard du coût de la vie.’’ L’ensemble de l’article est là : http://urlz.fr/4Ijy Au Chili il a fallu que l’état (Bachelet) se porte garant du paiement d’un minimum vieillesse (120€/mois) SUR FONDS d’ETAT car des centaines de milliers de retraités ne touchaient qu’une misère. En Argentine, l’état a décidé de renationnaliser le système de retraite qui avait été privatisé et qui faisait faillite. En France, dire que le système de retraite n’est que de la répartition est FAUX, les retraites complémentaires ont obligation de constituer des réserves sous forme de placements financiers. Par exemple, en 2010, le RSI (qui gère le régime vieillesse de base et le régime vieillesse complémentaire des indépendants) avait 11 milliards d’euro de réserves placés en bourse ou en patrimoine immobilier. Ces réserves sont contrôlées par la cour des comptes.


                  • Le421 Le421 27 janvier 09:51

                    @Jeff84
                    Les terres arabes représentent 2,6%

                    Excellente !!


                  • foofighter foofighter 27 janvier 09:54

                    @samuel
                    C’est exactement ce que je comprends aussi smiley


                  • Spartacus Spartacus 27 janvier 13:22

                    En France 1/3 est une retraite par taxation....Celle des fonctionnaires et régimes spéciaux.


                  • Jean Pierre 27 janvier 13:54

                    @Spartacus
                    L’assemblée parlementaires Française qui a voté les lois Fillon (recul de l’age de la retraite, plus de trimestre exigés, etc, etc) s’est simultanément attribué un régime de retraite extrêmement favorable : 1500 de retraite par mandat de 5 ans, soit 6000 € de retraite pour 4 mandat .

                    De nombreux députés ont utilisé l’indemnité allouée pour la location de leur permanence parlementaire pour rembourser l’emprunt de l’achat (a titre personnel bien sur) de ce même local. L’argent public leur permettait de se constituer un patrimoine privé. 
                    Et enfin pour abonder dans votre sens sur la question de l’argent public je vous cite les propos tenu la semaine dernière par Fillon lui-même : 
                    « Il y a injustice sociale entre ceux qui travaillent dur pour peu et ceux qui ne travaillent pas et reçoivent de l’argent public ».
                    Ce genre de propos 

                  • Jean Pierre 27 janvier 14:09

                    @Jeff84
                    Quelques recherches basiques, comme vous dites, permettent voir que le cuivre représente le plus gros montant dans les exportations Chillienne (entre 60 et 30 % de l’export suivant le court du cuivre). C’est bien pour cela que ITT finançait ceux qui préparaient le coup d’Etat : les richesses naturelles doivent rester privées

                    Le Chili est le premier exportateur de lithium (batteries). Il exporte de l’or et de l’argent. Il est le premier exportateur de lapis-lazulis, Premier exportateur mondial (avant la Norvége !) de saumon. Etant dans l’hémisphère sud ses productions agricoles sont valorisées en arrivant à contretemps dans les principales zones de consommation (hémisphére nord).
                    C’est vraiment un pays pauvre en ressource...

                  • Jeff84 28 janvier 08:15

                    @Jean Pierre
                    C’est le 44e exportateur mondial selon l’OEC pas exactement flamboyant, mais surtout, les exportations sont à peu près égales aux importations, ce qui est absolument incompatible avec votre fable de richesses naturelles.


                    Je vois que vous faites preuve d’une magnifique mauvaise foi en ne reconnaissant pas que vous avez raconté n’importe quoi concernant les terres arables.

                    Je ne soutiens absolument pas Pinochet, et je n’ai jamais rien dit de la sorte. Face à la politique d’Allende qui a fait perdre 70% de pouvoir d’achat des salaires en 4 ans (en plus évidemment de violer tous les droits individuels de la population), à peu près n’importe quoi était mieux. Par exemple, entre Staline et Hitler, je préfère l’un des deux, mais ils restent des barbares sanguinaires.

                  • BA 26 janvier 14:48

                    De 1998 à 2001, Penelope Fillon a gagné 3900 euros par mois, comme attachée parlementaire de son mari, le député François Fillon.


                    En janvier 2002, son salaire explose : 4600 euros par mois !


                    En juillet 2002, François Fillon est devenu ministre, son suppléant Marc Joulaud le remplace comme député. Penelope Fillon continue à être payée en tant qu’attachée parlementaire, … et son salaire continue à exploser : 6900 euros par mois !


                    Le Canard Enchaîné écrit que les deux attachés parlementaires sont en réalité Igor Mitrofanoff et Jeanne Robinson-Behre :


                    « Igor Mitrofanoff et Jeanne Robinson-Behre, contrairement à Penelope Fillon, apparaissent dans les biographies et les trombinoscopes de l’Assemblée nationale, et ils travaillent. Jeanne Robinson-Behre ne garde aucun souvenir de sa « collègue » Penelope : « Je n’ai jamais travaillé avec elle, je n’ai pas d’info à ce sujet. Je ne la connaissais que comme femme de ministre. »


                    En 2006, Penelope Fillon voit encore une explosion de son salaire : 7900 euros par mois !


                    Le 31 août 2007, Penelope Fillon n’est plus payée : son mari est devenu Premier ministre et il gagne 21 300 euros par mois.


                    En juillet 2012, Penelope Fillon retrouve un salaire : elle va toucher un salaire d’attachée parlementaire de 4600 euros par mois, et aussi un salaire de 5000 euros par mois que lui verse « La Revue des Deux Mondes ». Total : 9600 euros par mois.


                    Total : Penelope Fillon a gagné 500 000 euros comme attachée parlementaire, et aussi 100 000 euros payés par « La Revue des Deux Mondes ».


                    Christine Kelly a publié en 2007 une biographie de François Fillon, alors Premier ministre de Nicolas Sarkozy (« Le Secret et l’ambition », Editions du Moment) et avait pour l’occasion rencontré François Fillon ainsi que son épouse et leurs proches. Elle avait été nommée membre du CSA par le président du Sénat, Gérard Larcher, soutien de longue date de François Fillon.


                    Interrogée par l’hebdomadaire satirique sur le rôle de Mme Fillon, Christine Kelly a déclaré : « C’est surprenant. Je n’ai jamais entendu dire que Mme Fillon travaillait. Personne ne m’a parlé de cela. Ce n’est pas non plus ce qui est ressorti d’un entretien que j’ai eu avec elle et de plusieurs autres avec François Fillon. Elle m’a juste dit qu’elle assistait aux réunions de François Fillon lors des campagnes mais pour moi, c’était vraiment la femme au foyer qui s’occupait de ses enfants. »


                    Depuis la parution de son témoignage dans le Canard Enchaîné, Christine Kelly a dénoncé ce mercredi sur Twitter des « menaces » et des « pressions » reçues par téléphone de la part d’une « équipe politique » qu’elle n’a pas nommée.


                    Jointe par l’AFP, Christine Kelly confirme qu’elle a reçu des menaces. "Oui, j’ai reçu des pressions. On m’a appelée au téléphone, et on m’a laissé deux messages depuis ce matin. Je les garde, et je les garde secrets. Mais je n’aime pas ça du tout et le deuxième avertissement sera public", a-t-elle confié à l’agence.


                    http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/25/apres-avoir-temoigne-sur-penelope-fillon-christine-kelly-se-dit/




                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 janvier 19:29

                      @BA
                      La question n’est pas le salaire, mais de savoir s’il s’agit d’un emploi fictif ?
                      Vous pouvez poser la même question aux 25% d’élus qui emploient un membre de leur famille, ainsi qu’aux Députés européens ....


                    • zygzornifle zygzornifle 26 janvier 16:03

                      la fondation Concorde.... 

                      Le 25 juillet 2000, un Concorde s’écrase sur un hôtel de Gonesse, faisant 113 morts.

                      • egos 26 janvier 19:28

                        En guise de choc, F Fillon ne pouvait mieux dire, il vient de se prendre un uppercut du droit.

                        Le premier, de quoi lui remettre les idées en place,
                        enfin après qu’il ait repris connaissance.

                        • BA 26 janvier 19:42

                          Penelope Fillon gagnait 5000 euros par mois, payés par « La Revue des deux mondes ».


                          Elle a été salariée par « La Revue des deux mondes » pendant 20 mois. Elle a donc gagné un total de 100 000 euros.


                          Quel travail a-t-elle fait pendant ces 20 mois ?


                          Réponse :


                          Les preuves concrètes du travail effectué par Madame Fillon ne peuvent pour l’instant se résumer qu’à deux notes de lecture, publiées en septembre et octobre 2012 à la toute fin de la revue, sous le pseudonyme « Pauline Camille ».


                          Ces notes, les voici : la première fait 2.500 signes, s’étale sur deux colonnes et concerne un ouvrage du romancier Lucien Azay, récompensé par le prix de La Revue des deux mondes en 2012.


                          La seconde, publiée le mois suivant, est encore plus courte : moins de 1.000 signes consacrés à l’essayiste William Marx, lui aussi sélectionné à l’occasion du même prix.


                          Visuellement, cela donne ça :


                          http://www.marianne.net/voici-les-2-notes-100000eu-penelope-fillon-revue-deux-mondes-100249455.html



                          • smilodon smilodon 26 janvier 21:01

                            .....« Qu’un sang impur abreuve nos fillons » !!.... Désolé pour ce mauvais jeu de mots.... Mais c’est d’actualité !..... Et je crois savoir que « Pénélope » n’est pas vraiment « Marseillaise »....Adishatz.


                            • olivier cabanel olivier cabanel 26 janvier 21:42

                              à l’auteur

                              merci de cette piqûre de rappel

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