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Accueil du site > Actualités > Politique > Gauche de progrès : un échec en trompe l’œil

Gauche de progrès : un échec en trompe l’œil

Inutile de le cacher, c’est un sentiment de profonde déception qu’ont éprouvé les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, et plus encore les militants du Front de Gauche, en découvrant le résultat de leur candidat. Avec un score de 11,11 %, le tribun du FdG est nettement en retrait d’un objectif qu’il avait lui-même revu à la hausse ces dernières semaines...

Pire, Jean-Luc Mélenchon est battu de près de 7 points par Marine Le Pen, celle qu’il s’était donné pour mission de devancer en ramenant dans les rangs de la gauche un électorat populaire égaré sur les terres frontistes. Faut-il voir dans ce résultat un échec de la stratégie de Mélenchon ? Oui et non, car si l’élan du Front de Gauche est retombé dans les derniers jours de la campagne de 1er tour, l’on peut quand même tirer des enseignements positifs de cette aventure électorale. Mais ne nous voilons pas la face, la gauche de progrès n’est qu’au tout début de sa reconquête, et elle devra manifestement beaucoup se dépenser pour parvenir à briser le mur d’indifférence, voire de rejet, qu’elle continue d’inspirer dans une opinion majoritairement conservatrice ou par trop sensible aux sirènes démagogiques du FN.

 Il y a plusieurs façons de lire les chiffres du 1er tour de la présidentielle pour la gauche non socialiste. Le plus éclairant est de les comparer aux trois scrutins précédents : 1995, 2002 et 2007. Encore faut-il savoir de quel électorat l’on parle. Deux grands ensembles peuvent être facilement comparés d’un scrutin à l’autre : 1) la gauche hors PS, composée de toutes les sensibilités communistes, trotskystes, révolutionnaires et écologistes ; 2) de manière plus limitée, la gauche communiste et radicale, autrement dit le PC, le NPA (LCR), LO, le PT et pour 2007 le vote anticapitaliste sur le nom de José Bové.

 Le 22 avril 2012, la gauche hors PS a totalisé 15,13 %. C’est nettement mieux qu’en 2007 (10,57 %), mais c’est moins bien qu’en 1995 (17,27 %) et surtout en 2002 (19,06 %), année où la mauvaise campagne d’un Lionel Jospin affirmant « ma candidature n’est pas socialiste » avait clairement favorisé le vote hors PS.

 Le 22 avril 2012, la gauche communiste et radicale a totalisé 12,82 %, principalement constitués des 11,11 % de Mélenchon. Là aussi, c’est mieux qu’en 2007 (9,00 %), mais c’est un point de moins qu’en 1995 (13,95 %) et en 2002 (13,81 %). Il n’y a donc pas lieu de pavoiser.

 La lecture de ces chiffres est éloquente : scrutin après scrutin, la gauche non socialiste ne parvient décidément pas à imposer ses idées dans l’électorat français, et cela quels que soient la configuration des candidatures et les soutiens dont disposent les candidats désignés. C’est évidemment déprimant pour tous ceux qui militent, parfois depuis fort longtemps et souvent avec une remarquable abnégation, pour faire progresser les idées de progrès dans notre pays.

 Mais les faits sont là, irréfutables et obstinés : présidentielle après présidentielle, nos concitoyens restent très largement insensibles dans les urnes aux discours tenus par cette catégorie de candidats. La faute à des engagements socioéconomiques pourtant crédibles, mais jugés la plupart du temps irréalistes, et cela jusque dans les milieux populaires, pourtant touchés de plein fouet par les agressions du libéralisme. Mélenchon n’a d’ailleurs dépassé la barre symbolique des 15 % que dans 4 départements, son meilleur résultat ayant été acquis en Seine-Saint-Denis où il obtient un score de 16,99 %.

 La flamme des meetings et le spectacle des auditoires galvanisés n’ont donc pas suffi à convaincre au-delà des communistes – ravis de retrouver leur fierté mise à mal par le score étique de 2002 et celui, désastreux, de 2007 – et des transfuges de LO et du NPA, séduits par la verve révolutionnaire de Mélenchon. Paradoxalement, on touche là le principal point positif de cette « épopée » aux accents souvent grisants mais porteurs d’un espoir sans doute excessif, eu égard aux réalités sociologiques de la France de 2012. En asséchant très largement les votes LO et NPA et en les amalgamant au sein du Front de Gauche avec ceux du PC, Mélenchon n’en a pas moins réussi à créer une dynamique en redonnant de facto des couleurs au vieux parti de la place du Colonel Fabien.

 Cela suffira-t-il à « prendre le pouvoir dans moins de 10 ans » comme continue de le clamer Mélenchon après les résultats du 1er tour ? On peut en douter, mais aucune histoire n’est jamais écrite d’avance, et il y a là un formidable challenge. C’est pourquoi il conviendra que tous les électeurs du Front de Gauche surmontent leur déception du 22 avril et continuent de se mobiliser dans les semaines à venir pour porter le plus haut possible les scores de la gauche de progrès lors des législatives à venir. Avec pour objectif de former un groupe conséquent à l’Assemblée Nationale afin que les élus de la « vraie gauche » puissent se faire entendre et, avec force et conviction, relayer les justes revendications des classes populaires. La reconquête des électeurs du Front National passe par cette mise en situation républicaine des tribuns du peuple, probablement emmenés par un Mélenchon député du Val-de-Marne.

 En attendant de livrer cette bataille législative, il en est une autre qui doit impérativement être gagnée : la bataille présidentielle. Un objectif unique : vaincre Nicolas Sarkozy et par conséquent débarrasser notre pays du pire ennemi des classes populaires qui ait accédé à la présidence de la République. Écoutons Pierre Laurent qui appelle à voter Hollande « sans ambiguïté ». Écoutons Jean-Luc Mélenchon : « Je vous demande de vous mobiliser comme s’il s’agissait de me faire gagner moi-même l’élection présidentielle ». Écoutons Clémentine Autain : « aucune voix ne doit manquer à Hollande » a-t-elle clamé avec force.

Ces trois là ont raison, mille fois raison : le 6 mai, il importera de « dégager » Sarkozy. Après quoi, il sera temps de placer le Président Hollande sous la surveillance du peuple. Et tant pis pour lui s’il redonne vie aux vieux démons libéraux du PS : son triomphe pourrait alors devenir un cauchemar !

 

Photo La Dépêche


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336 réactions à cet article    


  • Tall 25 avril 2012 08:34
    Oui, on peut d’ailleurs imaginer la stratégie sarkozyenne suivante :

    1 - stimuler l’engouement pour la gauche radicale ( sondages ), sachant qu’elle n’ira pas au 2e tour
    2 - exploiter ensuite sa déception pour encourager son abstention au 2e tour et faire réélire Sarkozy

    Bref, si on est de gauche, ou « noniste » pour l’UE, on se doit de voter Hollande, car on ne pourra pas changer l’UE si Sarkozy repasse.

    Ce serait une cata.

    A ce titre, le FN devrait même aussi voter Hollande. Il y en a qui le feront d’ailleurs.


    • Fergus Fergus 25 avril 2012 09:17

      Bonjour, Tall.

      En quelques mots, tu as parfaitement résumé la tactique sarkozyste de dernières semaines du 1er tour.

      D’accord également avec toi sur les deux autres points :

      1) S’il y a une chance de modifier le fonctionnement de l’UE, cela ne pourra se faire qu’avec un Hollande président qui, effet d’entraînement aidant, pourrait contribuer à la défaite de Merkel en 2103. Les données s’en trouveraient radicalement changées. Mais rien n’est gagné, et les Français devront continuer de peser sur Hollande (s’il est élu) afin qu’il prenne les bonnes décisions.

      2) Il est évident que l’intérêt du FN passe par une défaite de Sarkozy. D’une part, ce dernier a déjà roulé ses électeurs dans la farine depuis 2007. D’autre part, Le Pen pourrait espérer tirer les marrons du feu d’une implosion de l’UMP. Quoi qu’il en soit, Hollande a raison de rester sur sa ligne, contrairement à Sarkozy qui s’approprie chaque jour un peu plus les « valeurs » du FN, y compris les plus discutables, au point d’être maintenant en désaccord avec Guéant. Un comble !


    • Tall 25 avril 2012 09:38

      Tout-à-fait ...

      Autre source d’espoir, ce sont les élections grecques qui pourraient amener la victoire d’un parti radical qui suivrait alors le conseil de Mélenchon : déclarer la Grèce en faillite !

      Sans oublier les Hollandais où les nationalistes pourraient bien cartonner.

      Bref, autant d’éléments qui devraient pousser l’UE à revoir sa politique d’austérité suicidaire.

    • wesson wesson 25 avril 2012 10:14

      bonjour Tall,


      « Autre source d’espoir, ce sont les élections grecques qui pourraient amener la victoire d’un parti radical qui suivrait alors le conseil de Mélenchon : déclarer la Grèce en faillite ! »

      Je me méfierai,

      car en même temps que la gauche radicale monte en Grèce (majoritaire sur le papier mais pour l’instant divisé), l’extrême droite y fait son nid. Le parti le plus représentatif de cette extrême droite, le LAOS commence d’ailleurs à se lancer dans quelques actions violentes et coup d’éclat, bien entendu contre les étrangers (repliement sur une pureté nationale et xénophobie, c’est ce qui fédère toutes les formes d’extrême droite), et cela pratiquement impunément. Parallèlement, 2 membres du LAOS sont entrés au gouvernement d’union nationale, je crois d’ailleurs que depuis, ils en sont reparti.

      On voudrait favoriser la montée du LAOS que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Ce qui semble à l’oeuvre, c’est encore cette sacro-sainte alliance de la sociale démocratie et de la droite traditionnelle qui en Europe fait préférer l’extrême droite à la gauche radicale. Et bien entendu, tout cela va très mal se terminer.

    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 25 avril 2012 10:41

      @ Wesson.

      Exact. C’est le vieil adage des nantis et des puissances de l’argent : « Mieux vaut Hitler que le Front Populaire ».


    • Tall 25 avril 2012 11:01

      Salut !

      Cela ne m’étonnerait effectivement pas que la droite nationaliste l’emporte sur la gauche radicale, vu que la 1ère s’appuye sur l’identité communautaire, ce qui est toujours très efficace.

      C’est pour ça que je trouvais Mélenchon intéressant quand il évoquait les Lumières et 1789. C’était très bon ça.

      Et puis, Marseille ... patatras ....

      Bon alors, maintenant, si le nationalisme droitier de la Grèce l’emporte, ils vont quand jeter l’UE aussi, non ?
      Donc, si celle-ci veut éviter son implosion avec la montée de tous les nationalismes, elle va devoir revoir en urgence et illico presto sa politique d’austérité actuelle.
      Et pour moi, c’est ça qui est essentiel.

      Finalement le retour du nationalisme indique à l’UE qu’elle doit rouler pour les peuples, ou alors qu’elle aille se faire voir.



    • J-J-R 25 avril 2012 11:19

      Vous avez vu juste. Le vrai rôle confié au Front de Gauche commence à faire surface. Ce parti pantin du système établi est là pour stigmatiser le FN et affaiblir la base populaire. Sa mission partiellement accomplie, Mélenchon la grande gueule aux petits bras n’avez plus qu’à ordonner à ses moutons de rentrer à la bergerie sans poser de conditions, aucunes. Le noyau dur de ses électeurs se trouvant soumis à un lavage de cerveau intense, réitéreront le même « exploit » à chaque échéance. C’est un éternel recommancement pour ne pas perturber l’ordre politique établi. 


    • wesson wesson 25 avril 2012 12:00

      « Bon alors, maintenant, si le nationalisme droitier de la Grèce l’emporte, ils vont quand jeter l’UE aussi, non ? »


      et bien je ne le croit pas. Déjà parce que LAOS a bien accepté - au moins initialement - de participer à un gouvernement dont le seul but était d’appliquer l’austérité. Et également l’exemple Hongrois est bien significatif. Le gouvernement n’y va effectivement pas de main morte dans son discours anti-européen, mais donne tous les gages afin de rester dans cette Europe là. Je l’ai déjà évoqué ailleurs, le gouvernement Hongrois vient de facto de décider le déremboursement des traitements contre le diabète - et cela au nom des mesures d’austérité que l’Europe leur demande de prendre pour le paiement de leur dette. Comment ils tiennent ? principalement par la peur, et la stigmatisation des Roms, leur faisant porter le chapeau quasi exclusivement de la misère qui est en train de s’abattre sur le pays. 

      Ces anti-européanisme des extrêmes droite sont pour la plupart des postures. Que leur militants ou soutient y croient, c’est une autre chose. Mais lorsqu’ils sont aux affaires, on voit bien en définitive ce avec quoi ils sont d’accord. 
      Par contre, je reconnais que je ne sais pas ce que va faire exactement Geert Wilders et son PVV. Wait and see.

      « Donc, si celle-ci veut éviter son implosion avec la montée de tous les nationalismes, elle va devoir revoir en urgence et illico presto sa politique d’austérité actuelle.
      [...] Finalement le retour du nationalisme indique à l’UE qu’elle doit rouler pour les peuples »

      Au contraire, et c’est ce que je viens d’expliquer. l’Europe peut compter sur les nationalistes pour écraser toute volonté de justice sociale, ce qui justifie le « plutot hitler que le front populaire ». Les nationalistes ne veulent en général pas envoyer les créanciers d’un état aller se faire foutre. Là encore, les exemples historiques sont parfaitement clair. Hitler en arrivant au pouvoir s’est immédiatement attaché à attirer l’investissement dans son pays en y adaptant la législation sur le travail exactement aux réquisit des industriels. Plus de syndicats, plus de droit de grève, une population entière disponible quasi gratuitement. Associé à cela un anticommunisme viscéral, ce fut la clé d’un succès immédiat. Les investissements ont afflué en masse dans l’Allemagne nazie. Les installations de Ford à Dresde y étaient les plus importants du monde. D’ailleurs et sauf erreur de ma part, ils n’ont pas été bombardé par l’aviation alliée durant toute la guerre.

      Mais je m’éloigne. Laisser rentrer le nationalisme quelque part, c’est toujours une solution qui semble régler les problèmes à court terme, mais dont les effets sur le long terme sont eux par contre délétères. L’histoire bégaierai donc à ce point ?


    • Tall 25 avril 2012 12:25

      wesson

      désolé, ça n’a aucun sens
      les nationalistes grecs ne peuvent être élus que grâce au rejet de l’UE
      et puis, s’ils sont élus, ils vont dire >

      Hé bonnes gens, c’était une blague hein ! Ha ha ha !
      On va tout payer et vive l’UE !


    • ZEN ZEN 25 avril 2012 12:33

      Tout à fait Wesson
      Le capitalisme financier, amoral par définition, peut s’accomoder des pires droites, si les circonstances et ses intérêts l’exigent
      Relire : Une étrange défaite et relire N.Klein


    • Guillaume D. 25 avril 2012 12:42

      Ne poussons pas trop, quand même. Hollande ne changera pas plus l’Europe que Sarkozy. S’il en avait eu ne serais ce que l’intention, ses partisans ne se seraient pas abstenu sur le MES. Ne rêvons donc pas et ne comptons pas trop sur Hollande pour changer les choses.


    • wesson wesson 25 avril 2012 13:36

      « Hé bonnes gens, c’était une blague hein ! Ha ha ha !
      On va tout payer et vive l’UE !
       »

      Bien évidemment, ce n’est pas ce que l’extrême droite arrivé au pouvoir dit, mais c’est ce qu’elle fait. La dualité de son discours et de ses intentions réelle est une des caractéristique de ce mouvement.

      Hitler et son NSDAP a réglé la contradiction avec la nuit des long couteaux, ou toute la frange « gauchiste » a été purement et simplement zigouillée et la population juive réduite du jour au lendemain en esclavage (ce qui, du point de vue des non juifs paraissait être une très bonne idée, au moins initialement).

       Mais aujourd’hui autre époque ou l’extrême droite tente plus de s’imposer en faisant rentrer ses idées dans la droite classique, mais à l’exception de la Hongrie, est n’est réellement au pouvoir nulle part. Et d’ailleurs en Hongrie, la réduction de la population ROM à l’esclavage a bien été entamée, sauf que - paradoxe assez croquignol - il n’y en a pas assez pour remonter l’économie du pays qui est de toute manière par terre, et surtout sur laquelle personne ne veut réellement miser.

    • wesson wesson 25 avril 2012 13:47

      bonjour Guillame,


      « Ne rêvons donc pas et ne comptons pas trop sur Hollande pour changer les choses.  »

      parfaitement d’accord. Ni Hollande, Ni Sarkozy (bien évidemment), ni même MLP (qui ne ferait qu’empirer les choses), et je vais peut-être vous étonner, ni Mélenchon non plus.

      C’est le peuple, et seulement le peuple qui fera changer les choses.

      Le rôle du président alors ? De soutenir ce mouvement, plutôt de d’essayer de le contrecarrer, voire d’envoyer la troupe pour l’écraser.

    • Tall 25 avril 2012 14:12

      oui, oui, wesson

      J’ai déjà pu voir que votre haine de l’extrême-droite et corollaires pouvait vous amener loin, très loin.... jusqu’à hologrammer la Grèce si nécessaire ... smiley
      Je n’insisterai donc pas.

    • Tall 25 avril 2012 14:28

      wesson

      en + de votre argument de ne pas voir Sarkozy allié au FN pendant 5 ans, il y a aussi que le moumou, on pourra le bouger vers sa gauche : législatives, syndicats, manifs ...


    • wesson wesson 25 avril 2012 14:37

      " jusqu’à hologrammer la Grèce si nécessaire "


      ah ce coup çi, c’est pas moi qui ai déterré la hache de guerre. smiley

      Tall, au delà de nos divergences onzeseptembristes, faites-moi juste la grâce de considérer que je puisse être aussi anti-islamiste que vous ne l’êtes. Ne n’apprécie pas plus que vous tous ces illuminés qui s’échinent à justifier cette stupide théorie qu’est le choc des civilisation. Je suis tout à fait d’accord sur le fait que ce sont des personnes à combattre avec la plus extrême sévérité, mais je persiste à penser qu’il ne représentent pas en importance le danger que on leur prête, ni même que cette question de l’islamisme radical ne puisse être traité efficacement par la police, si on ne passait pas son temps à diviser par deux le nombre de fonctionnaires.





    • Tall 25 avril 2012 15:02

      wesson

      Et je vous crois, car l’islamisme djihadiste, ce n’est finalement rien d’autre que de l’extrême-droite musulmane.
      Réciproquement, je peux vous assurer que je n’ai jamais pu piffer la clique à Bush non plus.
      J’espère qu’Obama sera réélu. Il a de très bonnes chances.


    • wesson wesson 25 avril 2012 18:15

      «  l’islamisme djihadiste, ce n’est finalement rien d’autre que de l’extrême-droite musulmane. »


      entièrement, totalement d’accord avec ça, à 1000%


      « J’espère qu’Obama sera réélu. Il a de très bonnes chances. »

      C’est leur François Hollande à eux ... D’un autre coté, le fait qu’il ai « soldé » Ben Laden - quelque soit les réserves que l’on puisse faire sur la forme - est à inscrire du coté positif de son bilan.

    • Tall 25 avril 2012 20:09
      wesson

      Et il n’a pas seulement soldé Ben Laden. Il a fait beaucoup mieux encore, et qui devrait vous faire plaisir sur le fond des choses >

      il a rompu net avec la stratégie du choc des civilisations de la clique à Bush !

      Car il n’amalgame pas la communauté musulmane dans son vaste ensemble à ces tueurs fanatiques. Et pendant ce temps les services secrets font leur job sur les vrais terroristes, avec discrétion et efficacité.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 avril 2012 22:11

      @ Tall


       Oui, la dernière montée de la Gauche a été instrumentée oar ce que j’appelle « Le Système ». Le mouvement pour pousser vers le FN il y a quelques années aussi et de façon encore plus évidente.


      Pour faire élre Sarko ? Peut-être ? Mais ça peut être plus subtil et ça n’a de toute façon aucune importance, Quiconque sera élu fera ce que les banquiers lui diront. La seule chose qui fatigue - un peu - le pouvoir, c’est une abstention massive : un virus qui pourrai se déveloopper et justifier un tas de choses, 

      C’est pour éviter ça demain qu’ aujourd’hui on mobilise tout pour faire voter. On feint d’appeler les anti-sarkosystes... alors qu’il est pourtant évident que l’abstention favorise Hollande, puisque le plus gros bloc d"abstentionnistes potentiels est le report des voix du FN qui ira certainement vers Sarkozy.... ! 

      Il faut bien comprendre que si le Systeme gagne si facilement, c’est qu’il est plus futé que ceux qui s’y opposent...

      Whatt fools these mortals be.... 

      PJCA

    • Tall 25 avril 2012 23:50

      Allard

      On a déjà vu « le système » se planter, et en beauté ... ainsi la vie garde tout son charme.

    • taktak 26 avril 2012 00:32

      @ tall et wesson

      votre discussion est symptomatique de ce que je dis depuis longtemps sur agoravox :

      L’UE (et l’euro) est incompatible avec toute politique progressiste car elle est l’outil de l’hégémonie des capitalistes sur la classe ouvirère par la suppression de la souveraineté du peuple.

      C’est là que ce situe la faiblesse de la gauche actuelle. Faiblesse entièrement récupérée par le FN pour se présenter comme anti système alors que le FdG ne serait que le flan « populaire » d’un UMPS mondialiste. C’est bien vu de sa part. Mais Wesson a raison, il ne s’agit que de discours. Pour preuve, quand Le Pen dit qu’elle veut sortir de l’euro, il s’agit en fait de négocier avec les capitalistes allemand un nouveau SME avec un franc indexé sur une monaie commune étalonnée sur un mark fort. Vive l’austérité renforcée façon FN.

      Bref, plutot que d’être aveuglé par un idéalisme moralement compréhensible, il faut faire preuve de réalisme politique, ce qui est le premier devoir d’une politique de gauche.
      Oui le discours de Mélenchon à Marseille (dans une moindre mesure à la bastille) est un très beau discours sur le plan philosophique. Sur le plan politique il est très mauvais.
      1) la problématique actuelle, ce n’est clairement pas les problèmes sociétaux qui ne sont que des symptômes des agressions du système capitaliste. Alors, oui il faut être anti racistes, oui il faut proner la tolérance etc...mais non l’affrontement du FN et de la droite ne doit pas se faire sur les thèmes de l’immigration clandestine, de l’euthanasie ou du mariage homosexuel. Car c’est tomber justement dans le piège de se positionner sur des clivages qui dépassent ceux de l’exploitation de la classe ouvrière par les capitalistes. Il faudra traiter ces questions mais une fois le rapport de force idéologique plus favorable, et en tenant compte de l’évolution culturelle : on avance en marchant. Avec seulement 1/3 du corps électoral s’exprimant clairement pour la gauche (plus ou moins nette d’ailleurs) on est trop faible pour conduire le débat sereinement en dehors des invectives façons Le Pen la semi démente qui ne convaincront pas une partie des classes populaires de nous suivre sur le fond par un simple rejet culturel.
      2) la problématique majeure, en partie identifiée par le FdG c’est bien celle de rendre sa pleine souveraineté au peuple (« Place au peuple ») et ce afin qu’il applique ce qu’il conduise un projet politique au service de tous (« l’humain d’abord »). Mais l’objectif politique est ici totalement discrédité par le fait que tout cela est conditionné par un objectif primant le reste : redresser l’UE en une europe sociale. Cela n’apparait pas réaliste et reste au rang du discours si on ne pose pas clairement l’alternative suivante : ce sera notre europe, rendant pleinement la totalité de la souveraineté à chaque peuple (et en l’occurence à la nation française en france, grecque en grèce etc...) ou ce sera sans nous (sortie unilatérale de l’europe et de l’euro). Là, clairement, on marque le clivage de classe. Et on montre dans quel camps chacun se trouve, et que du FN et du FdG ce n’est pas le premier qui est contre le système mais bien le second qui veut le changer.
      Car le FN et les Le Pen ne sont qu’une autre face de la droite capitaliste réactionnaire dont le but principal est d’exploiter la classe ouvrière et donc de maintenir l’ordre établi.

      Un dernier point, et je m’excuse pour ce long commentaire, je veux revenir sur la question de souveraineté nationale. D’abord à travers un exemple pratique. Dupont Aignan pour qui ce thème représente le fondement de sa pensée politique, sur cette seule thématique en arrive sur le plan économique à proposer la renationnalisation de tout ceux qui relève du service public (énergie, transports...). Paradoxal pour quelqu’un qui est très réactionnaire sur bien des questions de société. En choisisant la souveraineté nationale sur de grande question essentielle, il est logiquement amené à choisir l’intéret du peuple contre l’intéret de la classe dominante.
      C’est tout simplement qu’à notre stade de l’histoire, le peuple français est aujourd’hui confondu avec la Nation (de façon similaire à 1793 quand les monarchies européenne coalisées agressé la jeune république), que la nation c’est la classe ouvrière puisque les capitalistes ont fait le choix d’organiser l’exploitation au niveau de structures supra nationales, alors que la classe ouvrière, à travers ses syndicats, ses victoires sociales, est structurée dans chaque cadre national. Avec ce que cela suppose pour chaque peuple de spécificités culturelles qui empèchent (et l’expérience le prouve) toute jonction réelle et efficace des luttes à un plan international ou d’avancer sur tout les sujets ensemble. Défendre la souveraineté populaire, base de toute République, c’est donc avant tout défendre la Nation, qui est le bien du peuple. Et ce qui va avec sur le plan culturel : la langue, la laicité, l’unité nationale contre les régionalismes féodaux ou les communautarismes ethnique ou religieux, l’exception culturelle contrela culture unique main stream...

      On remarquera d’ailleurs, que lorsque Mélenchon a axé son discours avant tout sur la défense des valeurs de la république (de la Patrie si on reprend un terme de la révolution française, galvaudé par la droite et l’extrème droite) en montrant que ce sont celles de la Gauche, c’est là qu’il avait la meilleure dynamique dans l’opinion, et c’est la que le FN se trouvait en difficulté.
      C’est lorsqu’il s’est replié sur un anti racisme niais et sans fond politique, sur les arguments véléitères de « je vais taper du point sur la table et on va négocier l’europe sociale) qu’il s’est coupé d ’une partie des classes populaires qui n’ont alors plus identifié le clivage de classe, plus perçu le fond du projet politique de changement du système. Et se sont perdu sur un discours pseudo anti système du FN qui a le bénéfice de l’ancienneté, du simplisme et des incohérence jamais relevé par des médias friant de l’odeur du souffre, de référence dans le discours clairement marqués classe ouvrière contre la classe dominante. Sauf que quand le pen parle de »lhyper classe mondialisée" elle ne parle pas des patrons, de banquiers ou des actionnaires, mais de ceux à droite qui occupe les fauteuils qu’elle convoite... Et c’est là toute la différence substile qu’il nous faut démasquer.


    • Tall 26 avril 2012 07:18

      taktak

      Oui, tout-à-fait d’accord avec cette analyse ... d’où le concept de « socialisme nationaliste démocratique » évoqué hier dans un autre forum, et qui semble pratiqué dans certains pays d’Amérique du sud, je crois.

      Il y a effectivement un énorme bras de fer entre les forces capitalistes et les peuples européens qui tentent de conserver leurs acquits sociaux malgré l’énorme concurrence des pays émergents.

      De +, l’UE organise un dumping social interne, avec une libre circulation des biens entre des pays où les normes salariales et sociales sont trop différentes.

      Sans oublier la non-maîtrise des banques qui reçoivent du fric à 1% de la BCE et le reprêtent à des taux de 3 à 15% aux Etats !!?
      On marche sur la tête là.

      Bref, l’UE actuelle est à vomir. Il faut la gauchiser. Et la France a le poids pour ça.
      La Grèce va virer radicale aux prochaines élections ( très bientôt ), l’Espagne gronde aussi, et maintenant la Hollande.

      Et il faudra que la Merkel vole dehors ( 2013 ? ). Cette conasse est nulle en économie. Ou alors elle le sait mais c’est : Deutchland über alles. On est pas loin du 4e reich là.

    • Connolly 26 avril 2012 09:41

      Commentaire très intéressant Taktak. Je pense que vous devriez le soumettre à JLM ou au FdG, via leur blog respectif.


      Un bémol toutefois : qu’entendez-vous par « régionalisme féodaux » ? Si cela vise ceux qui aspirent à maintenir voir développer les particularités régionales (comme les langues par ex) et / ou à une décentralisation politique, administrative accrue (un système fédéral à l’échelle national en d’autre termes), alors sachez qu’avec ce type de qualificatif vous risquez fort de vous aliéner nombre d’électeurs bien ancrés à gauche (ne vous en déplaise), sympathisants voire membres indirects (je pense à la FASE) du FdG. Souhaiteriez-vous une nation uniforme d’un point de vue ethnico-culturel ? Si tel est le cas alors votre conception de la nation serait quasi similaire à celle du FN puisque vous lui conféreriez une dimension ethnique. Ce serait aussi, d’une certaine manière, cautionner à l’échelle nationale ce qui est rejeté à l’échelle internationale. Alors que originellement le concept de nation née à « gauche » dans le cadre du siècle des Lumières se voulait essentiellement socio-politique et faisait référence à une communauté de citoyens libres et égaux en droits, toutes origines confondues, et aspirant à la souveraineté dans un territoire particulier.
      Cette conception centralisatrice et « uniformatrice » de la Nation peut en outre paraître paradoxale quand on sait que le FdG comprend dans son programme le projet d’une décentralisation accrue, notamment dans le domaine économique. 
      Bref, tout cela pour dire que la France n’a pas à avoir peur de ses particularités « endogènes », puisque ce sont elles qui l’enrichissent culturellement. Les nier voire les étouffer aboutiraient inéluctablement à un appauvrissement de ce point de vue là. Enfin, il convient aussi de se réapproprier la notion originelle de nation évoqué ci-dessus, pour bien mettre en avant que le politique et le social (via la laïcité) doivent avoir la primauté sur l’ethnique et le culturel, sous peine du FN de « gauche », si vous me permettez cet oxymore.

      Dernier point : que vient faire le terme « féodal » dans ce contexte ?

    • Fergus Fergus 26 avril 2012 10:12

      Bonjour, Taktak.

      Excellent commentaire dont la conclusion met le doigt sur ce qui a été à la fois la force et la faiblesse de Mélenchon

      Un Mélenchon qui a par ailleurs découvert (ou plutôt a nié dans son for intérieur) que la belle philosophie humaniste ne fait pas très bon ménage avec le pragmatisme politique. Oublié également que les médias ne rendent pas justice à un discours en le réduisant à quelques mots sortis du contexte. Nul doute qu’il en tirera la leçon.


    • taktak 26 avril 2012 14:36

      Cette analyse a été présentée à Mélenchon (par exemple par le M PEP ou par le PRCF ici , sans réponse du FdG pour le PRCF)
      Elle est d’ailleurs en partie partagée à la base du FdG. Ce qui est logique puisque c’est une analyse de classe qui se situe dans la droite logique de ce que disait le PCF jusqu’au début des années 1990. Le problème se situe probablement plutot du coté d’une parti de l’appareil du PC. Il faut se souvenir que P Laurent est président du PGE et que ce parti comme tout parti européen s’engage à promouvoir la construction européenne...


    • taktak 26 avril 2012 15:24

      @ Connely

      « Un bémol toutefois : qu’entendez-vous par »régionalisme féodaux" ? Si cela vise ceux qui aspirent à maintenir voir développer les particularités régionales (comme les langues par ex) et / ou à une décentralisation politique, administrative accrue (un système fédéral à l’échelle national en d’autre termes), alors sachez qu’avec ce type de qualificatif vous risquez fort de vous aliéner nombre d’électeurs bien ancrés à gauche (ne vous en déplaise), sympathisants voire membres indirects (je pense à la FASE) du FdG.

       Souhaiteriez-vous une nation uniforme d’un point de vue ethnico-culturel ? Si tel est le cas alors votre conception de la nation serait quasi similaire à celle du FN puisque vous lui conféreriez une dimension ethnique. Ce serait aussi, d’une certaine manière, cautionner à l’échelle nationale ce qui est rejeté à l’échelle internationale. Alors que originellement le concept de nation née à « gauche » dans le cadre du siècle des Lumières se voulait essentiellement socio-politique et faisait référence à une communauté de citoyens libres et égaux en droits, toutes origines confondues, et aspirant à la souveraineté dans un territoire particulier.

      Cette conception centralisatrice et « uniformatrice » de la Nation peut en outre paraître paradoxale quand on sait que le FdG comprend dans son programme le projet d’une décentralisation accrue, notamment dans le domaine économique. 
      Bref, tout cela pour dire que la France n’a pas à avoir peur de ses particularités « endogènes », puisque ce sont elles qui l’enrichissent culturellement. Les nier voire les étouffer aboutiraient inéluctablement à un appauvrissement de ce point de vue là. Enfin, il convient aussi de se réapproprier la notion originelle de nation évoqué ci-dessus, pour bien mettre en avant que le politique et le social (via la laïcité) doivent avoir la primauté sur l’ethnique et le culturel, sous peine du FN de « gauche », si vous me permettez cet oxymore."

      D’abord pour lever toute ambiguïté j’accepte parfaitement votre définition de la Nation. Il n’est absolument pas question de vouloir une uniformisation culturelle. Ce n’est pas compatible avec l’idée de Nation au sens de la république. Je suis donc d’accord avec vous sur ce point

      Ensuite, pour préciser le terme de régionalisme féodaux.
      Je vise effectivement ici les derniers mouvements de décentralisation, et ceux à venir, voulu aussi bien par la droite que par la gauche (surtout quand ils tiennent les executifs régionaux).
      D’une part formellement, il faut reconnaitre que sous cette décentralisation se cache en fait une recentralisation qui éloigne le pouvoir de l’échelon de proximité (Commune / communauté d’agglomération, Département / région, Etat / Europe). D’autant que dans le même temps les services déconcentrés de l’état (DDE, DDA, DASS...) sont recentralisées (DREAL, agence régionale de santé...).

      Quel est le bénéfice pour le citoyen de voir l’ex réseau routier national remis au département ? ou que le personnel des lycées soit confiés à la région ? Si ce n’est de perdre justement le bénéfice et la force de la solidarité nationale.

      D’autre part, il ne s’agit nullement ici de reconnaitre et de défendre des cultures menacées (comme les langues régionales) ce qui est parfaitement possible de faire dans le cadre de la solidarité nationale, mais bien de renforcer les prérogatives de certains élus locaux. Vous parlez à ce sujet de système fédéral de région. C’est effectivement le projet de certains. Mais si celui peut être progressiste lorsqu’il s’agit de reconnaitre le droit des peuples à disposer d’eux même, on ne comprend pas la logique quand on parle aujourd’hui d’un état nation déjà ancien, centralisé depuis 4 siècle. Il ne s’agit alors effectivement que d’une division féodale : féodale car il s’agit pour chaque potentat local d’arracher le maximum de pouvoir, de richesse y compris face à ses voisins, féodal car la question n’est pas d’apporter un supplément de souveraineté populaire - ce qui pourrait être souhaitable mais on l’a vu la région c’est accroitre la taille de l’échelon local (avant de le dissousdre dans l’euro région ?), féodal enfin car ce régionalisme se construit contre la nation qui est une expression de la souveraineté qui va du peuple vers ses dirigeants, alors qu’il s’agit ici d’une construction descendante.

      Bref, il faut avoir sur la question un raisonnement fin et dialectique : celui que vous tenez au fond. C’est à dire être nationaliste de gauche, c’est à dire défenseur d’une nation qui est le résultat d’une volonté populaire d’exprimer ensemble - par de a des particularismes culturels qu’il convient de partager pour les faire vivres - la souveraineté du peuple qui se reconnaît en tant que peuple. Cette nation là est à la fois porteuse d’unité et de diversité, de valeurs sociales (au sens d’organisation de la société) commune et de particularisme locaux.


    • Connolly 26 avril 2012 18:49

      Merci Taktak

      J’abonde globalement dans votre sens. 

      Toutefois ce que vous appelez « féodalisme » n’est qu’une dérive potentiel du fédéralisme national. Au même titre qu’un système centralisé peut avoir pour dérive une bureaucratisation à la soviétique, par essence « démocraticide » . Et puis le centralisme est-il vraiment aussi égalitaire que cela ? Il est permis d’en douter tant il tend justement à privilégier (à tout point de vue) le « centre » aux dépens de la périphérie. Si les dérives fédéralistes peuvent s’apparenter à du féodalisme, celles du centralisme peuvent être assimilées à une forme d’impérialisme.

      Bref, nul système n’est parfait ! Faudrait-il pour autant suivre la voie d’un néo-bonapartisme et remplacer tous les élus locaux (du maire au conseiller régionale) par des préfets désignés par l’Etat central via le président de la République, de par sa qualité de seul et unique élu du peuple ? Je n’ai pas l’impression que ce soit ce à quoi vous aspirez.

      Maintenant afin d’éviter les dérives fédéralistes évoquées plus haut plusieurs pistes existent : d’abord il ne s’agira nullement d’annihiler « l’Etat central » (toujours présent dans les fédérations américaine, espagnole, britannique et allemande pour ne citer que quelques exemples ; il ne faut pas confondre fédération et confédération), lequel aura pour tâche, entre autres, de garantir une certaine égalité ou équité entre régions (c’est ce qu’on appelle le principe de péréquation) ; ensuite il est toujours possible de réduire les mandats (deux maximum voire un seul comme le proposent les objecteurs de croissance) pour éviter le carriérisme et la professionnalisation de la politique (la politique devant être à mon sens plus un sacerdoce qu’autre chose) ; et pour empêcher tout enrichissement les citoyens ne pourront occuper qu’un seul poste (maire, conseiller général, conseiller régional ou député) avec en outre des émoluments qui correspondront avec ceux qu’ils touchaient avant d’être élus. Voilà au moins trois pistes ...

      "Mais si celui peut être progressiste lorsqu’il s’agit de reconnaitre le droit des peuples à disposer d’eux même, on ne comprend pas la logique quand on parle aujourd’hui d’un état nation déjà ancien, centralisé depuis 4 siècle". 

      D’une part, le processus de centralisation ne s’est vraiment accéléré qu’à partir de la Révolution française.

      D’autre part, si ce processus pouvait se justifier historiquement, l’objectif étant aujourd’hui atteint (l’unité nationale) je ne vois pas en vertu de quoi il ne serait plus possible de poursuivre la décentralisation entamée au début des années 80. D’autant que la décentralisation envisagée n’est ni une fin en soi ni imprégnée d’un quelconque romantisme. Elle a, au contraire, pour objet principal de favoriser la démocratisation de l’Etat en le débureaucratisant.

      Dernier point enfin : comme pour toute organisation politique il existe une vision de droite et une vision de gauche de l’Europe des régions. La vision de gauche pourra s’appliquer le jour où l’UE prend la forme d’une fédération de nations socialistes.


    • interlibre 27 avril 2012 14:28

      Les libéraux psychopates qui tirent les ficelles préfereraient prendre le risque qu’un nouvel Hitler puisse voir le jour plutot qu’un pays bascule rééllement à gauche et qu’un effet boule de neige se créé qui transormerait (je parle en terme de politique publique) l’Europe en une nouvel Amerique Latine et ca les Anglais et les Américains ne le laisseront JAMAIS arriver.


    • Fergus Fergus 27 avril 2012 16:36

      Bonjour, Interlibre.

      Vous avez raison, et cela rend la possibilité d’accéder au pouvoir pour la gauche de progrès très difficile. C’est l’une des raisons pour lesquelles je ne partage pas l’avis très optimiste de ceux qui pensent prendre la pouvoir avec l’appui de la rue.

      Nul doute que les forces réactionnaires se mettraient, y compris par la force, en travers de la route et pourraient sasir l’occasion de mettre en place un pouvoir autoritaire, potentiellement dictatorial. Le pire n’est jamisi sûr, mais le meilleur non plus, malheureusement !


    • emile wolf 25 avril 2012 08:53

      bonjour Fergus

      Analyse lucide, prudente et bien exposée.

      Compliments et merci


      • Fergus Fergus 25 avril 2012 09:33

        Bonjour, Emile.

        Merci pour ce commentaire.

        Je me permets d’y ajouter un point que je ne n’ai pas voulu développer dans l’article pour ne pas l’alourdir :

        Mélenchon a, dans sa tentative de reconquête des votes populaires allés vers le FN, commis une double erreur :

        1) En ne prenant pas en compte l’exaspération d’une part croissante de nos concitoyens confrontés à un problème d’identité culturelle du fait de la forte proportion de personnes issues de l’immigration ayant adopté un mode de vie ostentatoire. Le paradoxal étant que ce n’est pas dans les cités que cette exaspération augmente mais dans des lieux où les immigrés sont relativement peu nombreux, voire quasiment absents. Mélenchon, avec 17 % des voix, domine d’ailleurs Le Pen, 13 % des voix, en Seine-Saint-Denis.

        2) En agressant Le Pen au lieu de l’ignorer pour s’adresser directement aux Français tentés par le vote FN. Ce faisant, nombre d’entre eux se sont sentis également agressés. Mais je en doute pas que Mélenchon saura tirer les enseignements de cette campagne et, en homme intelligent, adapter désormais sa communication au pragmatisme politique, infiniment plus payant électoralement que les grandes et belles envolées lyriques.


      • nicolas_d nicolas_d 25 avril 2012 10:26

        Bonjour,

        Je suis d’accord que le mépris (du FN par Mélenchon) n’est pas la bonne solution. Ca ne doit pas être une arme politique. D’autant que le FDG ne manque pas d’armes.

        En revanche, je trouve que les envolées lyriques de Mélenchon sont... pragmatiques justement. (surtout en début de campagne). Mais comme c’est un pragmatisme « de gauche », il faudra peut être aussi mieux expliquer en quoi il est pragmatique. Car il est chiendegardé comme utopiste.


      • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 10:49

        Passer son temps à frapper sur le FN, son pendant anti-mondialiste de droite, au lieu de s’attaquer aux vrais ennemis (UMPS en tête).
        Pensez vous qu’un homme aussi expérimenté et intelligent que mélenchon aurait pu faire une telle erreur ?


      • ZEN ZEN 25 avril 2012 12:38

        Bonjour Fergus

        J’apprécie ton analyse
        Mélanchon a fait preuve parfoisde trop d’arrogance (comme on le dit autour de moi), de triomphalisme et ses références à Robespierre et St Just auraient pu être évitées, pour éviter les amalgames et les peurs irrationnelles des ignorants de la Révolution Française


      • Guillaume D. 25 avril 2012 12:50

        Je suis assez d’accord avec Cocasse. Ce n’est pas une erreur mais une stratégie. C’est malheureux à dire, mais il n’y a que ce genre de choses qui interesse les médias. A méditer.


      • bigglop bigglop 25 avril 2012 13:09

        Bonjour à tous,
        Merci @Fergus pour cette excellente analyse des stratégies et des forces en action.

        Mais le problème réside dans le fait que depuis, au moins 2007, l’extrême-droitisation du discours de Sarkozy jouant sur les peurs, réelles ou illusoires (Grenoble, affaire Mehra,….) a été combattue par une indignation mollassonne des cadres du Parti Socialiste, qui se réjouissaient de l’affaiblissement de l’UMP et de ses divisions.

        Résultat : ils ont permis au Front National d’acquérir la stature d’un parti ordinaire républicain et jetant dans ses bras un vote populaire d’ouvriers, d’employés, de petits agriculteurs, artisans, commerçants, retraités et de jeunes.

        Le Front de Gauche (que je soutiens) a fait l’erreur de stigmatiser outrancièrement le FN, MLP et surtout ses électeurs dont la plupart ne connaissent pas les vraies idées, valeurs d’extrême-droite, mais y ont trouvé un refuge pour leurs peurs, leurs angoisses.

        Il eût été préférable et souhaitable de démonter le mécanisme du FN en faisant appel à la raison, sinon l’intelligence des citoyens au lieu de provoquer un effet papillon ou boomerang

        Je me suis donné un mal de chien pour convaincre mes amis, mon entourage de voter pour le FDG avec un argumentaire bétonné.

        Certains m’ont appelé, déçus, et d’autres ont commencé à me parler de risques de révolution car ils ont visionné cette vidéo
        http://www.voie-militante.com/politique/elections/plan-bataille-financiers-apres-elections/

        Sarkozy et Hollande ne sont que les mains droite et gauche de l’oligarchie financière qui termine de mettre en place une dictature européenne

        Tous les articles sur ce thème occultent le problème qui va se présenter à l’issue des législatives, celui du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la gouvernance économique et monétaire européenne accompagnée des Six-Pack et Two-Pack qui vont permettre d’établir définitivement une dictature européenne financière.

        Depuis le début de la campagne, le silence est de règle alors que les enjeux ne sont rien moins que la démocratie, la liberté des nations et les droits de l’homme et du citoyen.
        http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/silence-sur-le-pacte-budgetaire-115480

        Il serait temps de se réveiller pour une bonne fois et nous avons moins de quinze jours pour cela


      • Tall 25 avril 2012 13:12
        Cocasse

        Pensez vous qu’un homme aussi expérimenté et intelligent que mélenchon aurait pu faire une telle erreur ?

        Oui .... l’histoire et l’actualité sont remplies de gens intelligents et expérimentés qui ont fait des bourdes. Il suffit d’un peu trop d’amour / haine, et on devient vulnérable. 

        Mélenchon a passé les 11 premières années de sa vie au Maroc, avant de revenir en métropole suite au divorce de ses parents.
        A partir de ça, on peut comprendre pourquoi il est ce qu’il est.


      • Fergus Fergus 25 avril 2012 13:49

        Bonjouyr, Zen.

        Merci pour ton commentaire. Je suppose que Mélenchon va tenir compte des quelques fautes qu’il a commises pour corriger dans l’avenir son comportement et sa communication. Si tel est le cas, et en se référant aux résultats du FdG lors de ce 1er tour, cela donne de sérieux espoirs d’une progression significative dans l’avenir.


      • Fergus Fergus 25 avril 2012 13:56

        Bonjour, Bigglop.

        Rien à ajouter à cet excellent commentaire qui pointe le doigt sur le principal problème rencontré par Mélenchon : son rapport au FN et à sa dirigeante qui a malheureusement été perçu par de nombreux électeurs du FN comme une agression à leur égard, et cela a été fort logiquement mal vécu. J’imagine que tout cela sera redressé pour l’avenir, avec l’aide des certains caciques du PC, peut-être moins romantiques mais certainement plus pragmatiques.


      • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 14:28

        Je vais aller plus loin, même la posture limite haineuse de mélenchon à l’égard de Marine Le Pen, même ses condamnations excessives, ses insultes, ne sont qu’un masque.
        Quand il traite MLP ou ses militants de xénophobes ou je ne sais quoi, comme sa porte-parole, il s’en fout complètement derrière. (elle je sais pas par contre, j’ai l’impression qu’elle y croit vraiment, elle a vraiment l’air sotte).

        Mélenchon est de l’autre coté du théâtre. La totalité de son propos est parfaitement maitrisée et artificielle.
        D’ailleurs, dans le fameux débat face à Marine, il se heurte à une stratégie de sa part totalement imprévue, qu’elle avait soigneusement préparée. Un coup comme ça, on en avait pas vu depuis longtemps.
        Mélenchon est déstabilisé, il improvise ce qu’il peut en jouant sur ses quolibets habituels.

        A un moment donné, il la regarde, et esquisse un sourire. Pas un sourire moqueur.
        Non, un sourire qui à plutôt l’air de dire :
        « Ca fait plus de 30 que je suis rompu à toute les techniques de manipulation, et voila que cette jeunette arrive à me surprendre, bien joué ! comme quoi on a toujours quelque chose à apprendre. »

        Il a les moyen de s’en amuser.
        Mélenchon joue avec toute cela, il joue avec les apparences, les médias, il joue avec vous.
        Car derrière ça, il fait parti des intronisés.



      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 avril 2012 23:19

        Bonjour Fergus


         Vous avez raison. Grave erreur d’avoir mis le FN en évidence et qui ne pouvait qu’attirer à ce dernier des voix supplémentaires. Quand on joue la carte « émotive populiste » , à gauche ou a droite, il faut bien se créer un monstre, mais on donne alors un charme au protagoniste. 

        Ce n’est pas si différent d’imaginer un bin Laden... Maintenant, etait-ce une erreur ou un calcul, je n’en sais rien.... Mais le résulat tangible d’avoir joué des extremes Lepen et Melenchon a été d’envoyer voter des gens que la totale platitude du débat sans eux aurait dissuadé de le faire... alors je me pose des questions..

        Pourquoi les medias qui n’ont pas parlé de Asselineau ou de Villepin ont-ils tant parlé de Lepen et Melenchon ? Parce qu’un candidat des extremes est sans danger, alors qu’un centriste autre que Bayrou aurait fait un malheur.... Le Systeme est bien futé... « et c’est d’ailleurs à ça qu’on le reconnait »



        Pierre JC



      • bert bert 25 avril 2012 23:56

        gauche du progrès et de la terreur

        pour tous les esprits embrumés un peu de lumière sur saint just ......



      • Bracam Bracam 26 avril 2012 00:21

         

        A Fergus du 25 avril 09:33

        Merci pour ce complément d’article. J’ai énormément souffert des éclats et de ce que je considère comme excessif chez Jean-Luc Mélenchon. En pleine campagne, l’exprimer eut été la garantie de se faire incendier, alors même que c’était, pour le sympathisant, une occasion de nourrir le débat, d’apporter une réflexion en principe utile. Mais dans la logique d’un guerre idéologique (JLM a souvent répété : oui c’est idéologique), cela a paru inconcevable, peut-être faut-il le comprendre. Mais cela mène parfois à commettre avec une force décuplée des actes qui par la suite apparaissent dans l’aberration que l’on craignait.

        Que j’ai souffert de certains abus que je trouvais manifestes, dans des actions verbales violentes, des insultes contre le FN dont je pensais également qu’elles ne pouvaient que braquer des gens dont la légitime inquiétude porte sur leur pays tel qu’ils le voient ou le rêvent. Que j’ai espéré que Mélenchon apporte avant tout les éléments de compréhension permettant de se défaire du FN par l’intelligence de la réflexion et celle du coeur, plutôt que d’en faire cette « tête de Turc » grotesque qu’il n’est pas raisonnable de désigner sur le principe de la vindicte populaire : qui peut-il raisonnablement honnir un parti sans s’exposer à une inquisition du même type ?

        Il était également incompréhensible de mener un pareil effort en faveur de la fraternité des peuples de son enfance de manière aussi viscérale qu’il l’a fait. Il m’a semblé qu’il avait été victime de ses rêves intimes, hors des préoccupations réelles du peuple dont il veut porter la parole. A mon avis, il a dépassé de beaucoup ce qu’il pouvait réellement exprimer au nom de ce peuple qui ne s’y est pas reconnu, je l’ai trop souvent ressenti. Le discours de Marseille était humainement remarquable, et très émouvant. Mais sur le plan politique, je l’ai perçu, alors même que je l’écoutais, comme très dangereusement contre productif.

        Alors oui, un candidat doit forcer et simplifier son message dans ses rassemblements publics. JLM y a prononcé des paroles remarquables ; il a débuté par un « didactisme » parfois un peu pesant, mais qui honorait ses auditeurs. Son évolution l’a mené vers de grandes perspectives. J’ai détesté ses diatribes contre le FN, mais je n’ai pas trouvé justifiés ses envolées pour l’universalisme et la fraternité méditerranéenne. Oui, la guerre est finie, mais alors pourquoi tant insister sur cette question ?

        Il m’a semblé également que pas un candidat n’a parlé de l’inconcevable condition à laquelle sont réduites les cités (pardon, je ne veux pas stigmatiser ses habitants), archétype des inégalités et de l’injustice. Plutôt que de tant parler du FN, j’aurais aimé des heures de parole d’espoir pour ces cités, que bien entendu le programme du FDG englobait dans ses perspectives. Encore eut-il fallu, à mon avis, en faire un thème de campagne fraternellement rappelé. C’est dans de nombreuses interviews ou conférences qu’il faillait aller chercher le fond de la plus belle pensée de Jean-Luc Mélenchon, j’y ai entendu des propos bouleversants.

        Qu’il semble facile, une fois la bataille passée (la présidentielle), de prétendre tirer le bilan de ce qu’il aurait fallu faire et dire. Néanmoins, mes craintes durant la campagne même se sont confirmées. Et je suis très affecté par ce que je considère comme un échec. Je crois qu’il faut dire et penser les événements sous leurs différents aspects. Je vois bien la manière dont les militants se remettent en marche, trop souvent dans le déni, ou la manipulation de la réalité.

        Et l’on brandit le formidable bond en avant du FDG, parti de 3% à sa naissance. JLM, sur le ton de sa campagne, martèle qu’avant dix ans le Front (du peuple) sera au pouvoir. Jean-Luc, ce ton a été votre atout, mais que savez-vous du fait, acceptez-vous l’idée qu’il a pu aussi vous coûter une énorme part de votes ? Qu’hier, mêlé d’un profond agacement parfois, il a galvanisé pourtant bien des volontés, mais qu’aujourd’hui il n’est plus que la manière du tribun qui chuta ? De telles constatations sont très dures pour moi également, mais je pense qu’il est préférable de ne pas les balayer.

        Jean-Luc Mélenchon a souvent dit que le mouvement dont il était le porte-parole ne s’arrêterait plus, et dépassait sa personne. Nous l’aurions aimé son représentant au moins au deuxième tour. Je pense que la France avait un choix extraordinaire à sa portée en ce mois d’avril. Un espoir exceptionnel lui a été offert, qui sous cette forme presque inconnue dans l’Histoire, vient de s’éteindre. Personne ne peut savoir si les promesses dessinées se seraient concrétisées ; je ne parle pas smic ou de la régularisation de sans papiers, mais de la Révolution Citoyenne, qu’il était le seul à proclamer.


      • taktak 26 avril 2012 01:27

        @ Cocasse

        vous dites :
        « Pensez vous qu’un homme aussi expérimenté et intelligent que mélenchon aurait pu faire une telle erreur ? »

        et je répond oui. par exemple, il a reconnu s’être tromper sur le fédéralisme européen dont il fut un partisan. Depuis 2005 ce n’est plus le cas. Donc acte. Je crois qu’il se leurre toujours sur l’euro et l’europe. Mais je lui donne acte de la sincérité de son programme. Donc du fait qu’il choisira le peuple plutôt que l’UE quand il faudra choisir.
        Je vous cite un vers connu par tout citoyen de gauche « il n’y a pas de sauveur suprème, ni dieu ni césar, ni tribun ». Bref, il dit forcemment aussi des conneries. A nous de forger notre propre opinion et de corriger le tir.
         
        Sur le font il a raison d’attaquer aussi le discours du FN (en plus de celui de l’UMP et du PS) qui est de faire croire, pour préserver le système, que l’ennemi (celui qui fait que l’on ne peut pas conserver notre contrat social, notre modèle social, notre mode de vie, notre culture) c’est l’immigré alors qu’en vérité c’est le patron, l’actionnaire, le financier bref la classe capitaliste.


      • Fergus Fergus 26 avril 2012 10:19

        Bonjour, Pierre.

        Les médias ont moins parlé d’Asselineau ou de Villepin que de Le Pen et Mélenchon pour deux raisons, à mon avis :

        1) Le potentiel électoral, et par voie de conséquence l’intérêt des auditeurs et téléspectateurs ; les médias, prgamatiques, sont allés vers les meilleurs facteurs d’audience.

        2) Le « bruit et la fureur », incontestablement du côté du FN et du FdG. Avec à la clé des pugilats verbaux de nature, là aussi, à doper les audiences.

        N’oublions pas que les médias, publics ou privés, ont tous l’oeil rivé sur les chiffres de Médiamétrie.


      • Fergus Fergus 26 avril 2012 10:33

        Bonjour, Bracam.

        Merci pour ce long commentaire.

        Je suis d’accord avec vous sur à peu près tous les points - notamment les contradictions politiques du discours de Marseille -, et content que vous ayiez évoqué ces cités dont Mélenchon a si peu parlé dans sa campagne ; c’est évidemment nos concitoyens des quartiers populaires que Mélenchon aurait dû mettre en valeur et non susciter un conflit contreproductif avec Le Pen. Mais il est si facile de réécrire l’histoire...

        Pas d’accord en revanche sur la conclusion : non, le mouvement n’est pas mort, du moins ai-je la faiblesse de la croire...

        Cordialement.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 avril 2012 15:03

        Bonsoir Fergus


        Oui, mais ce qui passionne les gens est ce que les médias leur présente comme passionnant. On a dejà fait du hula-hoop une frénesie nationale. Pour une saison, bien sûr, car l’effet de la transe induite s’estompe, mais elle dure le temps qu’il faut pour que les lemmings sautent...

        On peut maintenant tester sur un échantillon-panel relativement petit, mais parfaitement stratifié - 1 500 personnes suffisent - l’impact de tous les énoncés et de leurs combinaisons. Avec le contrôle des médias et sans aucune contrainte budgétaire, vous pouvez obtenir EXACTEMENT le vote que vous voulez. On a « monté » Melenchon au niveau voulu en faisant vibrer la corde révolutionnaire, puis on a arrêté la cuisson avec les propos « xenophiles » de Marseille. 

        Si la manipulation ne donne pas les bons chiffres... on corrige impudemment les chiffres. Comment le FN est-il passé de 20% à moins de 18% des suffrages, perdant dont plus de 10% de ses votes entre les premiers résultats et les résultats définitifs ? On ne sait plus compter ?

        Et si personne ne proteste, n’est-ce pas que l’on a distribué ce qu’il fallait de promesses et de menaces ? Présentement, le Systeme es encore en équilibre et il ne faut pas espérer autre chose que des améliorations mineures. 

        Si un changement intervient, c’est qu’une volonté de changement aura été perçu par « ceux d’en haut » chez « ceux d’en bas » et qu’on aura jugé qu’il était plus simple de modifier la consistance de la vaseline que de pousser plus fort. Il suffit que la volonté de changement soit clairement manifestée. 

        S’abstenir le 6 mai est le signal le plus clair et qui laisse le plus d’avenues ouvertes,

        Pierre JC Allard









      • Bracam Bracam 27 avril 2012 02:03

        Oui Fergus, je me suis mal exprimé ; je ne pense pas non plus que ce mouvement soit mort, et je crois volontiers avec Jean-Luc Mélenchon qu’il ne peut que grandir. Je voulais dire que lui représentait cet espoir d’une fantastique mise à l’épreuve portée par le mouvement engagé, celle de la présidence qu’il aurait incarnée, celle de la VIème République, et tout ce que nous savons. Sous cette forme en tout cas, il faut en faire son deuil (un mot très fort, que certains éprouvent).


      • JACKTURF JACKTURF 25 avril 2012 09:20

        LA RÉVOLUTION ISLANDAISE PASSÉE SOUS SILENCE

        Le changement c’est possible si on en a la volonté !
        Lire la révolution existe je l’ai rencontré !

        http://jackturf.blogspot.fr/


        • Fergus Fergus 25 avril 2012 09:37

          Bonjour, Jackturf.

          L’expérience islandaise est sympathique. Mais vous savez très bien qu’il est impossible de comparer la situation de l’Islande, microscopique pays de 350 000 habitants (un département de taille moyennne chez nous), avec celle de la France, 65 000 000 d’habitants et 5e puissance économique mondiale.


        • nicolas_d nicolas_d 25 avril 2012 10:40

          @Fergus

          Finalement la comparaison est faite : un département VS la France entière.
          Pourquoi pensez-vous que cette différence d’échelle rende « impossible » la même « révolution » ?

          Un problème d’appartenance à l’Europe ?


        • Fergus Fergus 25 avril 2012 11:36

          Bonjour, Nicolas.

          Je ne dis pas que c’est impossible, mais qu’il s’attendre, concernant la France, à une résistance autrement plus vive de la part des institutions et de marchés. Ce qui ne nous empêche évidemment pas de faire le forcing pour obtenir un réajustement de la dette et la purgeant de sa part illégitime.


        • nicolas_d nicolas_d 25 avril 2012 17:12

          @Fergus

          Haaaa me voilà rassuré

          C’est le monde à l’envers : la finance qui fait de la « résistance » et le peuple qui fait du « forcing » ;)


        • DSKprésident 25 avril 2012 09:25

          Mélenchon, ancien trotskiste, 32 ans de PS, mondialiste, ayant voté Maastricht, la guerre en Lybie et toutes ces saloperies pour les élites oligarchique ultra-libérale et contre les peuples, se serait soudainement découvert défenseur des masses populaires ???

          le peuple ne s’est pas laissé prendre à ses grossières manipulations mensongères.

          Il m’a rappelé Sarközy qui en 2007 s’est fait élire grâce à ses mensonges et ses fausses postures gaulliste et nationales...

          En fait d’indépendance de la France, Sarko 1er a mis la France sous les diktats de l’UE et de l’OTAN, pieds et poings lié à l’Empire hégémonique US (le plus grand faiseur de sales guerres...)

          avec Sarko, c’est par la FRANCE FORTE, mais plutôt : LA FRANCE MORTE.


          • Fergus Fergus 25 avril 2012 09:50

            Bonjour, DSK.

            Evidemment d’accord avec vous sur Sarkozy.

            En ce qui concerne Mélenchon, vous n’avez pas tort sur son passé. Mais son départ du PS et la création du Parti de Gauche ont montré qu’il avait réellement tiré un trait sur le passé. Et cela sans savoir, à ce moment, qu’il pourrait prendre la tête du Front de Gauche et devenir le candidat mandaté par le PC à la présidentielle. Gageons quand même qu’il en avait l’espoir, la modestie n’étant pas sa qualité première.

            Péché véniel, cependant, en regard de son engagement sans doute sincère pour aller à la rencontre du peuple. A cet égard, la campagne de 2012 est en demi-teinte car c’est avant tout un électorat de classes moyennes qu’il a rencontré. D’où l’énorme travail restant à faire en direction des ouvriers et employés. 


          • escudo escudo 25 avril 2012 15:05

            C’est bizarre... DSK n’a ecrit que des vérité, des faits dans son commentaire et il est moinsse grave ! C’est ou la logique ????

            J’ai l’impression que sur agoravox il y aussi bcp d’attarde mentale...au moins les dix qui ont moinsser DSK !

          • Connolly 25 avril 2012 09:27

            Bonjour Fergus,


            Juste une question pour commencer : qu’entendez-vous par « la France est sociologiquement de droite » ? 

            • Fergus Fergus 25 avril 2012 09:56

              Bonjour, Connolly.

              Vous avez raison de me reprendre sur cette formule car la France est avant tout « politiquement » à doite. Mais les études sociologiques qui analysent les comportements sociaux et les votes de nos concitoyens en fonction de leur éducation, de leur culture, de leur religion, de leur mode de vie, de leur parcours personnel, convergent toutes vers ce constat. D’où la formule synthétique « sociologiquement de droite ».


            • Connolly 25 avril 2012 10:40

              Merci Fergus,


              Que faudrait-il faire, du coup (et selon vous) pour que la France devienne « sociologiquement de gauche » ?

            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 25 avril 2012 10:53

              En réalité la France est sociologiquement à droite sur certains thèmes régaliens comme la sécurité, la souveraineté, l’ordre, le contrôle migratoire, mais elle est aussi très à gauche sur les sujets sociétaux, ceux d’égalité, de justice sociale, de fraternité.

              Javert et Jean Valjean à la fois.


            • Dzan 25 avril 2012 11:05

              Connoly

              Les sexagénaires comme moi, et des millions d’autres, sont de parents qui ont vécu sous Pétain et l’Etat de VIchy, bien sûr pour certains à leur corps défendants..
               C’est la population la plus nombreuse à l’heure actuelle, et les parents les ont formatés.
              Et je trouve juste que de dire la France est sociologiquement de droite.


            • Tall 25 avril 2012 11:17

              Peachy

              Oui, bonne synthèse ..... + catholique.

            • Tall 25 avril 2012 11:19

              Donc, la France pourrait adopter un national-socialisme démocratique.


            • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 14:31

              On peut faire dire un peu n’importe quoi à cette expression « national socialiste ».
              Par exemple : Chavez pourrait être qualifié de national-socialiste.
              Pourtant je vois pas de rapport avec le toto à moustache.


            • Tall 25 avril 2012 15:23

              Pas besoin qu’il y en ait des masses ... autre époque, autre continent

              Nationaliste veut dire qu’on accorde une priorité importante à l’Etat souverain
              Et socialiste signifie la lutte contre la fracture sociale et la paupérisation.

              Maintenant qu’il y en ait qui trichent, qu’ils le jouent mal, qui y rajoutent des ingrédients persos ou d’adaptation au contexte, ça ne change rien aux principes ci-dessus.

              Bien sûr, en terme de com’, il vaut mieux éviter l’expression « national-socialisme » vu que ça évoque immédiatement qui on sait


            • JL JL1 25 avril 2012 09:27

              Entre la peste de droite dont on connait le programme : son bilan en pire ;

              et le choléra « liberal not dangerous » : en français « libéral dangereux » ;

              je ne choisirai pas. Si Hollande veut le job, il doit faire des concession au FDG.


              • JL JL1 25 avril 2012 09:31

                La première des concession c’est de mettre un holà à la bancocratie.

                « Au lieu de se taire, l’homme des spéculateurs mondiaux, de la stratégie du choc, de la violation de notre Constitution, du mensonge avéré, et de la bancocratie, préside toujours l’Internationale « Socialiste » et parle en son nom. Pourquoi ? Je suppose que cette déclaration « Papandréiste » sera ignorée par les médias français, et pour cause. François Hollande pourrait sans doute se passer d’un tel soutien.

                 »Nos démocraties occidentales étaient bien trompeuses depuis longtemps. Mais elles conservaient pourtant ce « mérite » de l’existentialisme représentatif, institutionnellement fantasmé. Je crains fort que ces élections en France, en Grèce ou ailleurs, seront pratiquement les dernières sous « l’ancien régime », car le pouvoir directement exercé par les « créanciers » ou les « actionnaires », passera bientôt l’éponge sur ces pratiques, « gênantes et coûteuses ». Comme au Chili, il y a déjà un moment, l’expérience du « marché » sans la « démocratie » a préparé la seule véritable issue au méta-capitalisme. Puis, il y a eu la découverte « soudaine » des « dettes souveraines », permettant la poursuite de l’expérience chilienne en Europe, derrière les instances de l’U.E., co-fécondatrices de l’ordre nouveau. Sous la conduite des « affaires » également, par un certain dirigisme allemand, dont les initiateurs auront peut-être du mal à convaincre durablement du bien-fondé de leur démarche, y compris devant le peuple allemand. "

                C’est là : la bancocratie n’a plus d’autre choix que d’imposer son capitalisme « matrixien » ou sinon, imploser


              • Fergus Fergus 25 avril 2012 10:06

                Bonjour, JL1.

                Je suis atterré de constater qu’il existe encore des personnes pour manier ce repoussoir de la peste et du choléra. Malgré les préventions que l’on peut avoir à l’égard d’un Hollande héritier du social-libéralisme, on ne peut mettre ce candidat sur le même plan que le calamiteux sortant. En l’état actuel du pays, la priorité n°1 est de virer Sarkozy. Après quoi l’on pourra mettre Hollande sous surveillance.

                En conclusion, après avoir démoli Sarkozy durant des années, soyez cohérent avec vous-même et votez Hollande, même si c’est un vote de rejet de l’autre, et non un vote d’adhésion au candidat du PS. Ne pas voter reviendrait d’ailleurs à aider Sarkozy. A vous de décider si c’est ce que vous voulez pour les 5 ans qui viennent. Laissons une chance à Hollande de montrer qu’il est capable d’infléchir les lignes traditionnelles du PS...


              • JL JL1 25 avril 2012 10:11

                Fergus,

                je crois que vous devriez avoir un peu de respect, sinon pour moi, au moins pour vous-même et les relations cordiales et d’estime que nous avons entretenues ici jusqu’à ce jour.

                Je ne vous salue pas.


              • Fergus Fergus 25 avril 2012 11:42

                @ JL1.

                Je regrette sincèrement que vous le preniez sur ce ton car je ne vous ai pas insulté, mais simplement mis devant les contradictions que porte votre choix de ne pas suivre la position de Mélenchon et de tous les caciques du PC. Cela dit, libre à vous d’agir comme bon vous semble...

                Bonne journée.


              • JL JL1 25 avril 2012 12:08

                fergus,

                j’ai une perception assez aiguë de l’insulte : se déclarer atterré par ce que je dis, c’est de mon point de vue, attenter directement à ma capacité à raisonner correctement. Désolé.


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 25 avril 2012 12:51

                JL1.

                Pense aux têtes de Sarkozy, Copé, Morano quand les chiffres tomberont le dimanche 6 mai. Pense aux juges qui attendent l’affreux sur le perron de l’Elysée. Songe à son procès. Imagine ce que fera le groupe parlementaire du Front de Gauche si Sarkozy est battu.


              • JL JL1 25 avril 2012 13:10

                Peachy,

                Je ne vais pas changer d’opinion pour sauver la tête des sarkozy et autres voyous. De toutes façons, je pense qu’ils n’ont pas grand chose à craindre si Hollande est élu.

                Ceci dit, il y a dans ce pays, des millions de personnes que je respecte qui s’apprêtent à voter pour Sarkozy. C’est eux qu’il faut convaincre : ils ne voteraient pas, ce serait déjà très bien.

                Non, je le répète :

                Entre, d’un coté ceux qui, pour promouvoir Hollande et l’ultralibéralisme qu’il porte, me demandent d’obéir aux aux ordres de JLM ; et de l’autre, ceux qui, haïssant la gauche, se foutent ouvertement de ceux dont « le gourou Franc-maçon » s’est bien moqué,

                je n’ai pas peur de le dire, je suis droit dans mes bottes : fidèle aux idées, pas à ceux qui prétendent les porter.


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 25 avril 2012 23:38

                Bonsoir JL1.

                Félicitations, vraiment. C’est tout à ton honneur et je salue ta rectitude. Je comprends ta position mais, pour autant, je me déplacerai pour chasser le « monstre » afin d’éviter qu’un électeur sarkozyste vienne voter à ma place. Ces gens-là n’ont aucun scrupule.


              • GoustiFruit 25 avril 2012 09:30

                Déjà si Sarko dégage, la droite explose - il est le général/dictateur qui tient ses troupes, après lui ils vont s’écharper, il va y avoir du sang ; ensuite en fonction des mesures que va prendre Hollande (ou pas) la fin de l’année risque d’être très chaude. S’il se laisse dicter sa politique par l’Europe, l’Allemagne et les marchés, ça peut être la révolution dès cet automne. Si les gauches hors PS arrivent à s’entendre d’ici là (ça passera déjà par le refus de qui que ce soit au FdG de participer au gouvernement PS), ils auront une grande opportunité pour imposer leurs idées.


                • Fergus Fergus 25 avril 2012 10:11

                  Bonjour, Goustifruit.

                  Priorité : dégager Sarkozy. Pour le reste, pas d’emballement : laissons se mettre en place la politique de Hollande et voyons de quelle manière il exercera sa volonté vis-à-vis des diktats allemands. Tout cela demandera des mois, et sans doute faudra-t-il attendre 2013 pour tirer un premier bilan de l’action de Hollande, tant sur le plan national qu’international. Alors, nous verrons quelle attitude adopter...


                • Lutin Lutin 25 avril 2012 09:32

                  Bonjour Fergus

                  Pour ma part le discours de Marseille ouvertement pro-immigration lui a fait perdre un bon nombre de voix, et ceci au profit de MLP

                   Je veux parler de celles et ceux qui hésitaient entre un vote FDG et FN. Ce type d’électeur existe forcément puisque les 2 candidats chassaient sur les mêmes terres ouvrières. Dans l’entreprise où je travaille, j’ai entendu quelques personnes parler de cet appel de Marseille en termes assez négatifs alors qu’elles étaient hésitantes, le discours de Mélenchon à Marseille les a chassées vers l’autre front. A l’échelle nationale ce genre de comportement a pu lui coûter 1, 2 voire 3 points. Non seulement ces points sont perdus mais ils sont allés vers son adversaire direct d’où l’écart important entre les deux partis.

                  Ce n’est que ma vision des choses, elle vaut ce qu’elle vaut
                   


                  • Jean Valjean Jean Valjean 25 avril 2012 09:55

                    Je suis tout à fait d’accord et il n’y a pas que le discours de Marseille.
                    A force de mettre la tête sous le sable dès qu’il s’agit d’Islam et d’immigration, il est évident que le FDG (comme le PS) s’est coupé des classes populaires qui sont baignées par l’Islamisation de leurs quartiers et la concurrence d’une immigration non maitrisée qui ne profite qu’à un patronat toujours en demande d’esclaves sur le sol Français.
                    -
                    La tactique consistant à traiter en permanence le FN de fasciste est aussi à mon sens une grossière erreur qui a accentué la fuite du vote ouvrier vers le FN.
                    Il faut combattre le parti de l’héritière en démontrant sa démagogie et son absence de sincérité sur des thèmes comme la laïcité, mais l’insulte de fascisme ou l’expression « F.haine » (usée jusqu’à la corde) ne fait vraiment plus recette, il serait temps que Méluche s’en rendes compte.
                    -
                    Il est évident qu’il s’agit d’un échec pour le FDG (pour qui j’ai voté) et j’ai été aussi très déçu par les consignes de votes appelant à voter pour le social traitre Hollande.
                    Les consignes de votes c’est quand même vraiment prendre les électeurs pour des cons et le vote du premier tour n’appartient qu’a celui qui a voté.


                  • maQiavel machiavel1983 25 avril 2012 10:35

                    @jean val jean
                    Ca fait plaisir de voir une personne ayant voté Melenchon capable de faire une telle auto-critique sur son camp.
                    Si le FdG tire les leçons de ce que tu dis , il peut effectivement rebondir très fortement ! Mais tu seras minoritaire dans ton propre camps, dommage pour vous !


                  • wesson wesson 25 avril 2012 10:47

                    bonjour Lutin, et Jean Valjean.


                    d’une part, le FDG est un parti qui prône avant tout des droits égaux tant pour les immigrés que pour les Français. C’est un de ses marqueur principaux et justement une différence fondamentale avec le FN.

                    Pour le dire plus simplement et sans aucune acrimonie, si vous n’êtes pas d’accord avec le fait que les immigrés en France doivent être traités aussi bien que les Français, cela veut simplement dire que vous êtes en accord avec le FN, et il est dès lors normal que vous votiez pour ce parti. Sans espoir de vous convaincre je peut au moins vous donner mon point de vue : le but réel du FN n’est pas du tout d’empêcher une immigration, mais de faire des immigrés une sous-catégorie de la population française n’ayant en pratique aucun droit mais qui travaille, et qui dont se retrouve directement en concurrence avec les travailleurs Français, faisant baisser leur salaire. Et je peut vous citer des tas d’exemples d’entrepreneurs votant FN qui emploient des illégaux parce qu’ils peuvent les payer au tiers du prix de la main d’oeuvre locale.

                    Toutefois, dans le programme du FDG il n’est nullement question de faire rentrer tout le monde en France - qui est en fait la grande peur sur laquelle le FN joue et qui fonctionne si bien. Le discours du FDG prends en compte la réalité des migrations, et plutôt que de vouloir construire des murs dont on se rends parfaitement compte qu’ils sont inutiles - et économiquement ruineux - le FDG se propose de négocier et coopérer avec les états fournisseurs, afin de favoriser leur développement, ce qui ferait cesser cette immigration économique bien plus certainement que tout autre chose.

                    Pour ma part, j’ai trouvé que le discours de Marseille était bienvenu sur le sujet : Vous évoquez une perte de 2 à 3% à cause de ce sujet : mettons 5% et rajoutons-le au score du front de gauche, et on voit bien qu’il ne serait de toute manière pas arrivé au second tour. Bref, renier son propos, dénaturer son programme aurait effectivement peut-être permis au fdg de faire un meilleur score, mais au final ça n’aurait servi à rien - si - ça aurait servi aux opposants du FDG qui auraient pu railler ce grand écart idéologique.

                    En conséquence de quoi aborder ces thèmes là, et avec cette clarté là, ce n’est pas à mon sens une erreur. Ensuite, si vous êtes pas d’accord, ça veut simplement dire que vous n’êtes pas de cette sensibilité politique là, ce qui est votre droit le plus strict.

                  • maQiavel machiavel1983 25 avril 2012 11:01

                    Voilà wesson vient remettre les pendules à l’ heure. C’ est bien ce que je pensais , jeanval jean est une exception qui confirme la règle.
                    Fais gaffe jean val jean , bientôt tu feras comme nous parti des fachos ...


                  • nicolas_d nicolas_d 25 avril 2012 11:19

                    Tout à fait Wesson

                    L’ouverture, le respect, la solidarité,... en plus d’être des « axiomes » de la gauche, sont les outils de l’avenir.
                    L’avenir c’est l’Emigration choisie (et non pas forcée par misère)


                  • maQiavel machiavel1983 25 avril 2012 11:21

                    L’ émigration choisie est une valeur de gauche ? Mais les gens ne comprennent plus rien à la gauche ... Aspirer les forces vives de l’ Afrique , c’ est une valeur de gauche ?


                  • Jean Valjean Jean Valjean 25 avril 2012 11:43

                    @ Père la morale Weston :
                    si vous n’êtes pas d’accord avec le fait que les immigrés en France doivent être traités aussi bien que les Français... bla, bla, bla....
                    -
                    Ou ai-je dit qu’il fallait que les immigrés ne soient pas aussi bien traités que les Français ?
                    D’ailleurs votre commentaire est comique car défendre l’immigration actuelle des plus pauvres venant du sud et qui constituent ni plus ni moins une ressource inépuisable d’esclaves pour le patronat tout en pillant les forces vives de leurs pays (comme le fait justement remarquer Machiavel) c’est considérer ces personnes comme égaux des Français ?
                    -
                    Je connais beaucoup d’enseignants en zone difficile, qui votent Hollande ou Mélenchon (normal) et qui en petit comités avouent honteusement qu’ils n’en peuvent plus de la montée de l’Islam dans les établissements et les quartiers (cantines, programmes d’histoires niés, machisme, etc...)
                    Le problème de la gauche c’est bien cette hypocrisie caractérisée qui empêche de regarder les réalités en face et cette hypocrisie qui fait finalement le jeu du patronat en divisant ouvriers (ce qu’il en reste...) et classes moyennes, l’acceptation d’une caste d’esclaves au nom d’un prétendu humanisme bidon et je pourrais encore continuer...


                  • Fergus Fergus 25 avril 2012 11:45

                    Bonjour, Lutin.

                    Le discours de Marseille a effectivement été maladroit, et sans doute a-t-il été à l’origine de la baisse de Mélenchon. Nul doute qu’il saura s’en souvenir dans l’avenir.


                  • lemouton lemouton 25 avril 2012 12:14

                    Bonjour Lutin..

                    Pour ma part le discours de Marseille ouvertement pro-immigration lui a fait perdre un bon nombre de voix,

                    et oui Lutin , c’est bien ce que je me suis dit tout au fond de moi, quand je l’ai entendu.. smiley

                    Ho.. juste une petite voix qui me disait :
                    « heu .. là il va trop vite.. les français ne sont pas encore prêts à intégrer une notion d’universalité.. »

                     et une autre en écho..
                    « allez tais toi.. raciste.. l’internationale n’a pas été écrite hier.. il se peut bien que le jour soit enfin arrivé.. »


                  • wesson wesson 25 avril 2012 12:18

                    jean vous m’avez mal lu.


                    Je n’ai pas cherché à vous faire la morale, mais à être logique envers vous-même. 

                    Je n’ai pas honte de dire que je suis sympathisant du FDG, ni de tenir les propos que je tient. 

                    Vous avez des idées du FN qui ne sont pas celle du FDG, pourquoi alors ne pas dire que vous êtes sympathisant de ce parti, et que vous allez - ou avez - voter pour lui ?

                    L’islam vous emmerde, moi aussi. Mais autour de moi, dans ma campagne Toulousaine, je ne voit aucune mosquée, aucun mollah, aucun minaret ni en construction, ni en projet, et personne n’est jamais venu me dire que je devait croire en mahomet. Par contre, un macdo s’est monté pas très loin, des services publics ont disparu, et on va nous imposer une décharge absolument gigantesque. En ce moment se négocie sur Toulouse la reprise d’un terrain militaire pour en faire une cité du cinéma, aux prix de subventions exorbitantes, d’avantages fiscaux et d’une adaptation de la législation du travail pour y faire travailler des gens avec la législation du travail de leur propre pays. Une quasi zone franche. Et je vous le donne en mille, c’est pas des films de Djihadiste qui vont se faire là, mais bien des bouses américaines qui vont un peu plus nous vendre le choc des civilisations que vous semblez apprécier.

                    Alors désolé de vous le dire, si pour vous le danger c’est l’Islam, d’une part votez pour le FN car il pense pareil, et d’autre part j’ai parfaitement le droit de penser que vous faites fausse route.

                  • wesson wesson 25 avril 2012 12:39
                    « Le discours de Marseille a effectivement été maladroit, et sans doute a-t-il été à l’origine de la baisse de Mélenchon. Nul doute qu’il saura s’en souvenir dans l’avenir. »

                    Fergus, non pas vous !

                    Le discours de Marseille n’a pas été maladroit, mais courageux. Qu’il n’ai pas plus, peut-être, mais en faire un autre plus racoleur n’aurai à mon avis servi à rien. Que voulez-vous que Mélenchon dise pendant ce discours : « renvoyons tous les arabes chez eux » - le créneau est déjà occupé ! Oui, il faut légaliser tous les immigrés qui travaillent en France, et oui, c’est une mesure de gauche, et de salubrité publique.

                    et de quelle baisse parlez vous ? c’est la première présidentielle du FDG, et comparé aux cantonales, c’est supérieur. On présente une baisse par rapport à des sondages qui ont sous estimé la lâcheté des électeurs qui leur font déclarer qu’ils ont leur coeur à gauche mais qui dans l’isoloir mettent un bulletin MLP. Et c’est exactement ce qui transparait des échanges que j’ai sous ce fil : des gens qui se disent de gauche et n’assument pas leur vote FN, qui ont envie qu’on les rassure en leur disant que oui ils sont de gauche, et qu’ils ont eu raison ! Ben non, ils sont FN, qu’ils l’admettent !

                  • Valeska 25 avril 2012 13:46

                    >> A l’échelle nationale ce genre de comportement a pu lui coûter 1, 2 voire 3 points.

                    N’importe quoi. Ce n’est pas comme si il était passer à TF1, c’était à Marseille devant 120 000 personnes et sur ce site il n’y a (évidement) que des frontistes qui ont réagit violemment à ce qui a était dit.


                  • Veniza Veniza 25 avril 2012 14:01

                    Pour ma part le discours de Marseille ouvertement pro-immigration lui a fait perdre un bon nombre de voix, et ceci au profit de MLP


                    Je suis bien de cet avis aussi ! Il ne défend pas assez l’âme française. On veut bien accueillir des étrangers mais c’est à eux de s’intégrer à nous et non le contraire.
                    Ouvrir le pays à une immigration de masse ceci aucun français ne le souhaite.
                     smiley


                  • Fergus Fergus 25 avril 2012 14:04

                    @ Wesson.

                    Je continue de penser, comme Jean Valjean (que je salue) que le discours de Marseille n’a pas été une bonne idée. Non que je veuille dire que Mélenchon aurait dû renier ses valeurs, mais sans doute ne pas les mettre en avant de manière aussi potentiellement clivante et, de facto, agressive pour les sympathisants du Front National.


                  • leypanou 25 avril 2012 14:39

                    @lutin :

                    Parfaitement d’accord avec vous. Je pense que c’est une erreur de tactique, comme d’autres propositions aussi d’ailleurs.

                    Pourquoi dire tout de suite augmenter le smic à 1700€ brut qui risque de braquer des milliers de gens qui ne comprennent pas la faisabilité de cela, surtout qu’il n’y a pas de débat à la télé pour expliquer cela, et que l’une des priorités des journaleux crétins c’est la réponse à la question si Cuba est une dictature ou non.

                    Même prendre tout au-delà de 360 000€/an est discutable : il se serait inspiré de ce qui a été fait aux Etats-Unis, qui, comme chacun sait n’a jamais été communiste, avait fait à 80 ou 90% je crois le taux marginale maximal d’imposition jusque vers les années 70.

                    Tout çà, additionné, fait que le compte n’y est pas à l’arrivée. Tant que l’on compte arriver au pouvoir par les voies légales, il faut prendre les électeurs à leur niveau de compréhension, sans faire de l’opportunisme et les exemples sont nombreux où celui qui a 1 € va se battre avec le multi-millionnaire pour que l’état ne lui prenne pas son 1€, en même temps que le bas de laine du millionnaire.


                  • nicolas_d nicolas_d 25 avril 2012 15:43

                    @machiavel
                    Je parle d’ « Emigration choisie » et pas d’ « Immigration choisie » vous l’aurez remarqué.
                    Qu’est ce que j’entends par là ? Le choix (et non l’obligation) pour une personne d’aller s’installer autre part (et d’y être accepté)
                    Et je pense (mais je ne suis le porte parole de personne) que la libre circulation des personnes est une valeur de gauche oui.


                  • mbdx33 mbdx33 25 avril 2012 16:12

                    Mélenchon a commené à dévisser fin mars début avril dans les sondages, c’est à dire bien avant le discours de Marseille. En revanche les éditos de Barbier, Joffrin, Daniel et les porte- flingues du PS étaient déjà passer par là.

                    Si vous le croisez en vacances, le père Barbier, vous ferrez œuvre de salubrité publique en lui refaisant le portrait, voici le portrait qu’il a dressé de Mélenchon :"« nourri aux fromages de tous les mandats et au gâteau du carriérisme politicard…Un meunier déguisé en Don Quichotte…(qui) se vautre dans l’invective et dans l’injure. Même s’il aboie sans jamais mordre, car sa prudence reste plus fort que son courage, il est impardonnable et ridicule quand il s’affuble d’un masque de pitbull ».

                    Quel pourri,


                  • gébé gébé 25 avril 2012 22:54

                    bonjour,

                    je partage tout à fait votre analyse :

                    qu’on le veuille ou non, il y a quelques similitudes dans les thématiques du FG et du FN.

                    Et une différence de taille : le sujet de l’immigration.

                    Celui-ci a certainement été déterminant dans la différence de score entre les deux partis.


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 avril 2012 23:22

                    @ Cool Mel


                     Quel panier de de crabes vous ouvrez ! Ça devrai faire dévier ce fil loin de son intention prmière. Est-ce une erreur... ou voulu ?

                    PJCA

                  • Fergus Fergus 26 avril 2012 10:40

                    Bonjour, Gébé.

                    Quel que soit l’angle par lequel on aborde l’analyse du scrutin, c’est effectivement l’immigration qui a été le facteur de déplacement de la partie d’électorat qui a permis à Le Pen de faire la différence.

                    Une bascule qui s’est faite après le discours de Marseille, à la fois superbe dans ses intentions humanistes mais périlleux politiquement.


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 avril 2012 16:12

                    @ Wesson 


                    Bien sûr tous les étrangers en France devraient être traités comme des Français. Mais ils ne le sont pas. On ne réglera pas le problème du tiers-monde en amenant quelques centaines de milliers d’immigrants se faire maltraiter en France, alors que c’est chez eux qu’il faudrait aider les quelques centaines de millions qui souffrent. Faire soutenir une immigration massive par la Gauche est une grande victoire de la Droite cynique sur la Gauche bebète et sur le simple bon sens.



                    PJCA

                  • simir simir 29 avril 2012 15:33

                    @ cool mel

                     les tests du Q.I , lorsqu’utilisés hors de leur champ d’utilité, le dépistage, sont aussi controversés que ridicules. Ces tests sont pourtant bien utiles parmi une batterie d’autres outils pour détecter et pallier à d’éventuels problèmes cognitifs pouvant entraîner un retard scolaire, ou une précocité, lorsqu’’ils sont bien interprétés. Hors ce champ-là, ils sont aussi inutiles et grotesques que ne le fut la phrénologie, la craniométrie, ou la Théorie du criminel-né, fruit de l’imagination de César Lombroso en son époque... Les thèses que vous défendez ne sont que la version contemporaine de ces théories dépassées. 
                    Une croyance cocasse pour moi

                  • Fergus Fergus 29 avril 2012 16:00

                    Bonjour, Simir.

                    Entièrement d’accord avec vous. Qui plus est, on sait que les capacités d’un homme évoluent en fonction de l’usage qu’il fait de son potentiel d’origine. Quant à de prétendues différences entre les peuples en fonction de leur implantation géographique ou de leur ethnie, elles renvoient celui ou ceux qui les profèrent à l’obscurantisme.


                  • Pierre Régnier Pierre Régnier 30 avril 2012 09:13

                    @ Jean Valjean (du 25 à 11 h 43)

                    Votre évocation de ce qui se dit en « petits comités » de gauche me rappelle cette réunion d’anciens du PSU, dont j’étais, lorsque Rocard fit sa célèbre déclaration sur « La France » qui "ne peut pas accueillir toute la misère du monde".

                    Je ne sais s’il y avait une suite comme l’a précisé Rocard plus tard quand on lui reprochait cette phrase, mais c’est sur cette première partie qu’il y eut discussion dans notre « petit comité ». Il y avait ceux qui disaient leur accord avec la phrase de Rocard (La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde) et ceux qui disaient : Non, c’est dégueulasse, même si c’est vrai, ça n’est pas à un responsable de la Gauche de le dire !

                    Cette seconde réaction résume pour moi toute la bêtise, les ambiguïtés, les hypocrisies, les lâchetées ultérieures, paralysantes ou pire encore, de nos très mauvais responsables »de Gauche" ne="ne" rien="rien" faire="faire" ou="ou" des="des" conneries="conneries" que="que" de="de" sur="sur" points="points" en="en" accord="accord" avec="avec" la="la" droite="droite">span>

                    Sur le problème précis que vous évoquez ça donne : Il faut, si l’on est de gauche, répéter incessamment, comme à l’époque des « trente glorieuses » que

                    l’immigration est une chance pour la France

                    et que

                    l’islam ne pose pas de problème, il est parfaitement compatible avec la laïcité républicaine.


                  • sisyphe sisyphe 25 avril 2012 09:38

                    Bonjour Fergus

                    Entièrement d’accord avec votre analyse ; et pas une voix de la gauche radicale ne doit manquer à Hollande pour battre Sarkozy.

                    Mélenchon l’a parfaitement compris et explicitement demandé à ses électeurs.

                    Ceux qui renâcleraient se feront les alliés objectifs de Sarkozy, et contribueraient à continuer le démantèlement du pays, et sa livraison clef en mains aux marchés financiers.

                    C’est aux législatives qu’il faudra voter au maximum pour les députés du Front de Gauche, et après qu’il faudra peser sur le politique de Hollande ; d’ici là, la stratégie est claire et évidente : voter Hollande, pour éliminer Sarko, et faire exploser l’UMP.


                    • sisyphe sisyphe 25 avril 2012 11:49

                      Qu’est-ce qu’on s’en fout de vos posts de telle ou telle heure ?
                      Vous n’arrivez même pas à en percevoir la conclusion qu’ils induisent.

                      Le pire ennemi du FdG, c’est bien vous, en l’occurrence, qui veut jouer les plus royalistes que le roi, et va à l’encontre du mot d’ordre clairement donné par Mélenchon.

                      Vous jouez les idiots utiles de la droite.


                    • JL JL1 25 avril 2012 12:20

                      Entre, d’un coté ceux qui, pour promouvoir Hollande et l’ultralibéralisme qu’il porte, me (oui je ne représente que moi) somment d’obéir aux aux ordres du gourou JLM ; et de l’autre, ceux qui, haïssant la gauche, se foutent ouvertement de ce que « le Franc-maçon » s’est bien moqué de nous au FDG,

                      je n’ai pas peur de le dire, je suis droit dans mes bottes : fidèle aux idées, pas à ceux qui prétendent les porter.

                      Ceux qui ne comprennent pas ça ne comprennent pas grand chose.


                    • Fergus Fergus 25 avril 2012 12:38

                      Bonjour, Sisyphe.

                      Entièrement d’accord avec vous :

                      1) Virer Sarkozy

                      2) Amener le Front de Gauche le plus haut possible aux législatives.


                    • Laurent 25 avril 2012 17:13

                      Entiièrement d’accord, quand je disais ça avant le premier tour je me faisais moinnser à qui mieux mieux.


                    • Robert GIL ROBERT GIL 25 avril 2012 09:50

                      Le discours de Mélenchon était simple, logique et rationnel, mais ce sont les theses du FN qui ont eu la préférence du corps électoral, avec certes, l’artillerie des arguments basiques : islamophobie, xénophobie, la France a peur, les barbus, le voile, le halal, etc.........
                      http://2ccr.unblog.fr/2012/04/24/cirque-et-manipulation-electoral/


                      • Veniza Veniza 25 avril 2012 19:11

                        Je ne pense pas que ce soit la xénophobie qui fasse voter pour le FN : près de chez moi un village rural de 300 votants a mis MLP à 38% !!

                        Et je ne crois pas qu ce soit à cause de l’immigration, même dans les villes aux quartiers très peuplés par des immigrés on ne fait pas un tel score.

                        Ce sont des méfiances des partis établis, le ras-le-bol de voir partir le pays en miettes, etc.... et tant que les grands partis n’apporteront pas de réponses concrètes MLP va continuer à bien se porter.


                      • Fergus Fergus 26 avril 2012 10:42

                        Bonjour, Robert Gil.

                        Rien à ajouter, hélas !


                      • PascalR 25 avril 2012 09:57

                        Je suis bien content de ne pas voir le communisme revenir en force car il me semble que cette idéologie n’a jamais rien fait de bon dans l’histoire du monde et qu’elle véhicule des valeurs d’intolérance et de dogmatisme insupportables.
                        Je suis également pas content de voir la montée du FN dans notre pays pour les mêmes raisons.
                        Extrême gauche ou droite, bonnet blanc et blanc bonnet.


                        • Fergus Fergus 25 avril 2012 11:48

                          Bonjour, Pascal.

                          Ce ne sont pas tant les idéologies qui sont en cause que la manière dont elles sont servies par les hommes, lorsque l’intégrisme prend le pas sur la modération.


                        • simir simir 29 avril 2012 15:50

                          @ Pascal

                          Cette idéologie a fait passer un pays l’URSS de pays moyennageux à la 2eme puissance mondiale en 30 ans
                          Tous ceux qui ont connu les 2 systèmes veulent revenir en arrière malgré la formidable propagande et le manque de moyens voire les interdits qui frappent les pamais vous signale quand même ce que nos médias n’ont pas daigné relater : La République tchèque (pays ou l’on prends 100 jours de prison ferme pour avoir dessiné des cornes sur les affiches électorales du parti au pouvoir) vient de connaitre sa plus grande manifestation depuis 1989 150000 personnes dans les rues de Prague pour proterter contre la coruption, les réformes des retraites, les difficultés de vivre. 
                          Quand je pense que gustav Husak est parti en 1989 pour simplement 10000 personnes dans les rues ! Qui sont les véritables démocrates ?

                        • simir simir 29 avril 2012 15:51

                          faute de frappe lire « qui frappe les partis communistes »


                        • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 10:22

                          Mélenchon n’a jamais voulu le pouvoir et a sciemment commis les erreurs qui l’empêcherait de rallier une majorité, provenant de gauche comme de droite.
                          Conscient que son rôle était de servir le vote ultra-libéral PS, il ne devait pas prendre le risque de se trouver au second tour.


                          • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 10:26

                            Par contre, il a un rôle utile concernant la perpétuation des dogmatismes socialistes, axés sur l’extrémisme migratoire, la répétition des slogans creux de la « diversitude métissée », et l’accentuation du sectarisme consistant à traiter de tous les noms ceux qui souhaitent un autre choix de vie, dans la modération, et ainsi couper court à tout débat. Rien de bien neuf en somme, mais en plus radical.


                          • mbdx33 mbdx33 25 avril 2012 11:42

                            Vous me faites marrer Cocasse quand vous parlez de votre ultra libéra au PS et que l’on connait vos accointances avec la Marine.

                            Non pas que le programme du PS actuel ne soit pas libéral, trop à mon gout. Mais en dehors du côté souverainiste du FN, son programme c’est aussi de l’ultralibéral
                            Quelques exemples :

                            Fin des 35 heures.
                            abaissement de 21 % du taux de la plus haute tranche de l’impôt sur le revenu.
                            baisse de l’impôt sur les sociétés et de celui sur la fortune, en retirant de l’assiette 
la résidence principale.

                            et la liste est encore longue.

                            On voit clairement quand on le lit que la plupart des gens qui votent pour vous dans le milieu ouvrier et dans les classes moyennes ne l’on pas lu ou compris, car ce sont des mesures qui ne les concernent pas ou qui sont contraires à leurs intérêts.


                          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 avril 2012 17:18

                            Impôt à 21% ? Si l’on était sérieux, à Gauche, on ne parlerait même plus d’impôt sur le revenu. On financerait pour un temps l’État - incluant le remboursement de la dette - par un impôt sur le capital.... 


                            Mais on n’est pas sérieux à gauche. Ce qui est bien compréhensible, puisque la France est solidement au centre droit et qu’il est ainsi contradictoire de vouloir simultanément un vrai socialisme et une vraie démocratie. On a donc un socialisme pour rire qui découle d’une démocratie pour rire. L’esprit révolutionnaire va de replis tactiques en retraites stratégiques dans une longue déroute.... On ne pourrait pas prendre la tête de Hollande-révolutionnaire au sérieux, même dans un panier. L’Histoire n’est sans doute pas finie... mais elle prend certes des vacances.


                            PJCA

                          • leglod 25 avril 2012 10:26

                            bonjour,

                            Depuis dimanche, je cherche à comprendre comment l’engouement de la campagne du FDG n’a pas débordé sur un plus vaste électorat que celui habituellement attribué à la gauche du PS.
                            Mon analyse du faible score du FDG, vient du fait que grisé par une montée dans les sondages les dirigeants du FDG ont oublié l’essentiel dans la dernière ligne droite. Le discours de MARSEILLE qui sur le coup m’avait paru excellent, s’est en fait révéler contre productif, après relecture et surtout auprès de mes collègues de boulot, ce discours internationaliste a paru décaler par rapport à la situation réelle des français, surtout des gens dans la souffrance et la détresse sociales, ce n’est pas la grandeur de la FRANCE et ses belles valeurs dont les gens voulaient qu’on leur parle mais comment ils allaient boucler leur fin de mois.
                            C’est à partir de là, que les courbes ont commencé à fléchir, aidé par une propagande indigne de la part des soutiens de FH.
                            D’autre part, pour la suite, je ne suis pas fan de la réaction à chaud du FDG le dimanche soir, 
                            car c’est une vision à court terme qui est en opposition total avec la campagne à long terme du FDG. J’aurai préféré qu’ils prennent leur temps d’analyser les différents votes, de prendre du recul par rapport à une réaction impulsive de déception.

                            Le fait d’avoir appeler dès les résultats à un vote pour FH valide la théorie de voiture balai du PS. Pour la suite cela me paraît précaire voire préjudiciable, car en cas de victoire de FH, l’argumentaire de campagne du FDG, qui est la métamorphose de celui-ci en Hollandréou tient la route. 
                            Le problème est pour la suite, car en cas d’échec du PS, les prochaines élections ne verront comme possible alternative que cet horrible FN, alors que le front de gauche aura été assimilé au bloc social-démocrate. 
                            Voilà l’analyse critique d’un électeur du FDG de cette campagne magnifique qui m’a regonflé le moral en tant que militant syndical. 

                            • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 10:35

                              Le FDG est la complémentarité du PS.
                              Le PS assure la dérégulation économique et l’abandon de la souveraineté politique.
                              Le FDG assure la dérégulation morale ou identitaire, et l’abandon de la souveraineté sociale.

                              Ensemble, ces deux entités assurent de façon optimale ces deux formes d’extrémisme, car le PS ne peut plus assumer comme avant la radicalité du FDG, en matière de préférence étrangère, ou de perversion de la déclaration des droits de l’homme. De son coté, le FDG doit montrer patte blanche concernant les thèmes du libéralisme. La gauche globale en a besoin pour garder le troupeau au bercail de l’ultra-libéralisme.


                            • maQiavel machiavel1983 25 avril 2012 10:39

                              @leglod
                              Je suis vraiment étonné que toi et jean val jean soyez capable de faire une analyse aussi lucide. J’ en était arrivé à penser que les militants d’ extrême gauche étaient incapable de faire pareille auto-critique ! Mais je suis aussi sur que vous etes minoritaires ...


                            • Connolly 25 avril 2012 10:48

                              «  J’ en était arrivé à penser que les militants d’ extrême gauche étaient incapable de faire pareille auto-critique ! Mais je suis aussi sur que vous etes minoritaires ... »


                              Ils en sont capables parce qu’ils ne sont pas des militants d’extrême gauche (aujourd’hui ceux de LO et du NPA) mais de la gauche radicale, ce qui n’est pas tout à fait la même chose (le PS n’étant plus un parti de gauche à proprement parler mais de centre gauche). 
                              Ce qui signifie aussi qu’ils ne sont nullement minoritaires. 

                            • maQiavel machiavel1983 25 avril 2012 10:58

                              Extrême goooche ou goooche radicale , quelles différences , vous pouvez mettre toutes les étiquettes que vous voulez, vous n’ avez rien avoir avec Jaures , Proudhon , Marx , Bakounine etc.
                              Votre paradigme gauche droite se fonde sur Mai 68 , alors goooche radicale de mes fesses oui , bien sur ...
                              La vraie gauche n’ existe plus !


                            • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 11:02

                              Extrême goooche ou goooche radicale , quelles différences , vous pouvez mettre toutes les étiquettes que vous voulez, vous n’ avez rien avoir avec Jaures , Proudhon , Marx , Bakounine etc.
                              Votre paradigme gauche droite se fonde sur Mai 68 , alors goooche radicale de mes fesses oui , bien sur ...
                              La vraie gauche n’ existe plus !

                              Je ne pensais plus que je pourrais lire quelque chose d’aussi intelligent ici, merci de votre intervention !


                            • maQiavel machiavel1983 25 avril 2012 11:03

                              Et le la goooche radicale qui appelle à voter Hollande qui a dit : «  La gauche a gouverné pendant 15 ans pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir  ».
                              C’ est même pas goooche radicale de mes fesses mais de mes couilles plutot ...

                               


                            • JL JL1 25 avril 2012 11:14

                              D’une certaine façon, machiavel et cocasse,

                              je ne peux pas vous en vouloir, quand je vois comment sisyphe et fergus traitent ic ici la gauche de gauche - et non pas gauche de la gauche !

                              A bon entendeurs ...


                            • JL JL1 25 avril 2012 11:29

                              C’est quand même un comble, coul mel, que ce soit un militant du parti héritier (pfff !) des pétainistes et collabos qui parle comme ça et se revendique de De Gaulle ! Pauvre France.

                              Je vous rappelle que la légende de l’entrée en résistance de JLM c’est du bidon.


                            • Al West 25 avril 2012 11:34

                              Allez le dire à l’Express alors, je suis sûr que ce journal profondément anti-FN serait ravi de le savoir :

                              http://www.lexpress.fr/actualite/politique/quand-le-pen-voulait-rejoindre-les-ffi_463702.html


                            • Al West 25 avril 2012 11:36

                              Au fait, ce qui relève de la légende c’est que les pétainistes et les collabos sont tous au Front National. Ne vous renseignez pas trop, ça risquerait de chambouler vos certitudes.


                            • Al West 25 avril 2012 11:40

                              Au temps pour moi JL1, je viens de relire, vous dites bien :

                              Je vous rappelle que la légende de l’entrée en résistance de JLM c’est du bidon.

                              ce sur quoi nous sommes parfaitement d’accord !


                            • JL JL1 25 avril 2012 12:13

                              Al West,

                              oui, bien sûr, il fallait lire JMLP !

                              Quant à l’entrée en résistance de JLM, je ne sais pas, je ne suis pas dans sa tête : moi je ne juge que sur le discours. Et ce discours était un authentique discours de résistance.

                              Maintenant, s’il s’est foutu de nous ...


                            • Al West 25 avril 2012 12:17

                              D’accord avec vous, son discours était en tout cas celui d’un résistant. Ces choses-là se jugent à l’instinct, l’avenir nous en révélera sûrement plus smiley


                            • lemouton lemouton 25 avril 2012 12:34

                              Bonjour JL1..

                              on se calme...
                              on respire un bon coup...
                              sinon on écrit des conn***ies en dérapant sur le clavier.. smiley

                              mais ce n’est pas grave...

                              1- Mélenchon a cristallisé la gauche, en ressucitant son maillon fort (le PCF), sur ce point je n’ai pas de doute..

                              2- Sa campagne, même si elle ne lui a pas permis d’être 3ème, lui aura permis de se faire une place médiatique..

                              3- Une bataille de perdue (?), mais la guerre contre le capitalisme financier continue..

                              4- Mélenchon gagnera, à coup sûr dans l’avenir...
                              car le système capitaliste financier
                              , gouverné par la cupidité égoïste, est pourri, et s’autodétruit.. smiley

                              donc
                               5- RESISTANCE.. !!! smiley


                            • Connolly 25 avril 2012 12:46

                              Pourquoi cette vulgarité et cette agressivité Machiavel ? Pourquoi tant de haine et d’aigreur ?


                              La dichotomie droite-gauche existe depuis 1789, ne vous en déplaise, et repose essentiellement sur des divergences ayant trait au concept d’égalité. En clair, ce clivage symbolise de façon synthétique la pluralité idéologique de tout régime politique depuis grosso modo la Révolution française.

                              La gauche peut se diviser en trois courants principaux : l’extrême gauche (aujourd’hui principalement incarnée par LO et NPA), la gauche radicale (aujourd’hui principalement incarnée par le FdG) et le centre gauche (aujourd’hui principalement incarné le PS). La différence entre les trois se situe sur deux plans :
                              1) le premier concerne le degré d’opposition au système en place : l’opposition dans le système pour les uns (le centre gauche), afin de le rendre moins inégalitaire ; opposition contre le système en place pour les autres (gauche radicale et extrême gauche), afin de lui substituer un autre plus égalitaire ;
                              2) le second concerne le degré de concessions vis-à-vis de ses propres desseins idéologiques : la compromission pour le centre gauche (où l’on va jusqu’à renoncer à ses desseins initiaux pour s’adapter au système) ; le compromis pour la gauche radicale (où l’on accepte certaines concessions à condition néanmoins de préserver l’essentiel) ; aucune concession pour l’extrême gauche (où l’on obéit à une logique dogmatique et manichéenne du tout ou rien)

                              Depuis toujours, une partie de la droite et de l’extrême droite a combattu le clivage droite-gauche (faisant d’elle une vue de l’esprit) pour tenter de mieux transcender les différences idéologiques, du point de vue socio-économique, autour notamment du concept de nation -compris dans son acception ethnico-culturelle - et de maintenir ainsi un ordre fondé sur la hiérarchie et l’inégalité. Déjà dans les années 20 le philosophe Alain avait tenu ce propos sur la question : « Lorsqu’on me demande si la coupure entre partis de droite et partis de gauche, hommes de
                              droite et hommes de gauche, a encore un sens, la première idée qui me vient est
                              que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de
                              gauche ». En clair : ni gauche, ni droite, donc à droite (as simple as that !).

                              Quant au fait que nous n’ayons plus rien à voir avec Marx, Proudhon, Bakounine et Jaurès, désolé cher ami, mais cela c’est vous qui le dites. Je dirais même que c’est un peu court. Il conviendrait donc, je pense, que vous nous fassiez une démonstration circonstanciée pour que votre remarque dépasse le cadre de l’assertion assénée gratuitement (du genre, si je le dis avec vulgarité et agressivité, c’est que c’est vrai !). Car pour avancer de telles choses, il est clair que vous possédez une excellente connaissance des écrits de Marx, Proudhon, Bakounine et Jaurès, et bien entendu des desseins du FdG. A vous de nous le prouver, cher ami. Nous vous attendons avec impatience...

                            • Connolly 25 avril 2012 12:59

                              « Et le la goooche radicale qui appelle à voter Hollande qui a dit : «  La gauche a gouverné pendant 15 ans pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir  ».
                              C’ est même pas goooche radicale de mes fesses mais de mes couilles plutot ... »


                              Il s’agira d’un vote de rejet (contre Sarko), et non d’adhésion cher ami.

                              Quant à votre éructation (teintée de vulgarité) contre la libéralisation de l’économie, elle prête plutôt à l’hilarité. La droite dite classique n’a-t-elle pas elle aussi largement contribué à « libéralis(er) l’économie et (à) ouv(rir) les marchés à la finance et à la privatisation »  ? Quant au FN, non seulement celui-ci a soutenu la révolution regano-thatchérienne qui ouvrit la voie à la situation actuelle, mais en outre il ne combat nullement le capitalisme en tant que tel, le capitalisme qui est tout de même à la racine du marasme dans lequel on vit aujourd’hui.

                              Conclusion : nous n’avons aucune leçon à recevoir de vous. Et vos éructations de vulgaire petit roquet n’y changeront rien


                            • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 14:15

                              Attendez 5 ans de plus, le gougnafier mélenchon appellera encore à voter libéral-socialiste.
                              Il serait même foutu de le faire en opposition à un candidat souverainiste.


                            • Connolly 25 avril 2012 14:43

                              Le souverainisme n’est qu’un élément (comme le centralisme ou le fédéralisme) constitutif d’un ensemble idéologique, qu’il soit situé à droite ou à gauche de l’échiquier politique. Ce qui signifie qu’il existe un souverainisme de droite et un souveraine de gauche, chaque camp ayant une vision particulière de ce concept. Pour aller vite : à droite le souverainisme est une fin indépassable ; alors qu’à gauche il n’est qu’un moyen vers une fin.

                              C’est pourquoi, pour ma part, je ne voterai jamais pour un candidat souverainiste de droite, qu’il soit modéré ou radical tel MLP.

                            • simir simir 29 avril 2012 16:03

                              Je ne suis pas d’accord avec cette façon de voir les choses. Mélanchon n’avait pas à s’aligner sur les plus bas instincts de la population et dans ce sens le discours de Marseille est en tout point remarquable.

                              Pour ma part partisant d’un système étatiste comme le furent les pays du bloc soviétique c’est c’est aspect humanitaire qui m’a fait mettre le bulletin Mélanchon dans l’urne étant entendu que je ne vote plus pc depuis la dérive mutante de ce parti. 
                              Un plus aussi pour moi les invectives contre MLP J’ai beaucoup apprécié l’expression de semi-démente.
                              Dans mon entourage des ex electeurs du pc qui ne votaient plus sont allés déposer leur bulletin sur ce seul critère étant entendu que l’Europe sociale c’est un mythe.
                              Faut arrêter les bisounours avec le fhaine et le seul qui a pris sa part dans ce combat c’est lui.
                              Honte à tous les autres dont Hollande

                            • wesson wesson 25 avril 2012 10:27

                              Bonjour Fergus, 


                              en ce qui me concerne, et après mure réflexion et - je le dit bien - sans strictement aucune illusion sur le personnage ou le PS, je vais malgré tout aller donner ma voix à François Hollande.


                              Ce qui a achevé de me convaincre : les dernières paroles du président candidat, ainsi que les agissements des députés UMP, déjà en train de passer des accords avec le FN.

                              L’UMP s’apprête à accueillir en son sein l’extrême droite, non pas en assimilant ses affidés, mais en reprenant son argumentaire, ses thèmes de campagne. Et ça c’est effectivement plus insupportable à mes yeux que tout le reste. Comme le dit si bien Aliot , le No 2 du FN, il ne manque plus à envoyer à l’Élysée une perruque blonde, et on y sera.

                              De plus à l’évidence, la crise a jeté dans les bras du FN bien plus de monde que le FDG n’a pu en convaincre, c’est pourquoi je pense qu’une politique du pire n’est pas non plus une bonne option. Un nouveau mandat de M. Sarkozy et il doublerait le score du FN.

                              Bref, là il faut effectivement choisir le moindre mal, et là quand même, ce sera Hollande, même si à titre personnel, j’irai en traînant les pieds.

                              • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 10:44

                                Bonjour cher militant socialiste.

                                Je vous rassure sur deux points :
                                - Les déclarations UMP ne sont qu’un racolage temporaire, ou utilisées dès que le baromètre devient trop bas.
                                - Elles sont populistes et extrémistes, car ne s’accompagnant pas d’une réflexion de fond et d’un modus opérandi bien préparé, qui permettrait leur application dans un esprit républicain de justice sociale.

                                L’UMP s’imagine travailler pour lui en ratissant des voix, et en fait, il travaille pour la Marine. Ce qui n’est pas plus mal.
                                Je condamne ces déclarations UMP ne faisant qu’attiser les tensions. Le manque de cohérence de leur discours les cantonne à une forme de xénophobie.


                              • wesson wesson 25 avril 2012 10:53
                                Bonjour Cocasse,

                                et bien donc, à votre avis, qu’est-ce que le « militant socialiste » doit faire pour le second tour ?

                                Il y a 3 possibilités :

                                * voter Hollande
                                * voter Sarkozy
                                * Aller à la pêche 

                                éclairez-moi !

                              • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 11:04

                                Êtes vous en accord avec vous même ? Avec vos idées ? Vous sentez vous capable de les trahir ?
                                Acceptez vous de jouer la mascarade stérile, illusoire et perpétuelle écrite à l’avance ?
                                Moi non.
                                Je vais à la pêche.


                              • Cocasse Cocasse 25 avril 2012 11:06

                                J’ajoute que je n’ai pas à vous dire ce que vous devez faire ou ne pas faire.
                                Lorsque je vous apostrophe en vous taxant de socialiste, c’est avant tout pour mettre en avant l’imposture de Mélenchon.


                              • wesson wesson 25 avril 2012 11:20
                                Merci pour votre réponse.


                                " en vous taxant de socialiste, c’est avant tout pour mettre en avant l’imposture de Mélenchon "


                                C’est votre avis, pas le mien. 

                              • nicolas_d nicolas_d 25 avril 2012 11:26

                                @Cocasse

                                De quelle imposture parlez-vous ?


                              • Fergus Fergus 25 avril 2012 11:55

                                Bonjour, Wesson.

                                C’est effectivement la bonne décision, car la nauséabonde dérive frontiste de Sarkozy montre qu’il existe une très grande différence entre les deux candidats. C’est pourquoi, malgré les préventions que l’on peut avoir sur la politique socioéconomique de Hollande, il importe de tourner définitivement la page UMP au moment où elle fraye de plus en plus ouvertement avec le FN. Quant à Hollande, à lui de se montrer à la hauteur des attentes, une fois élu...


                              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 25 avril 2012 10:33

                                Bonjour Fergus.

                                Très bonne analyse et excellent résumé de la situation. Il faut maintenant chasser l’abominable Sarkozy et le livrer à la justice.

                                J-11

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