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Accueil du site > Actualités > Politique > La faille de sécurité du système politico-médiatique et financier : (...)

La faille de sécurité du système politico-médiatique et financier : Comment retourner la puissance du système contre lui ?

Cet article a deux objectifs. Le premier est de vous convaincre que le système politico-médiatique et financier comporte de nombreuses « failles de sécurité », comme c’est le cas pour tout système informatique. Le second est de vous montrer comment les simples citoyens peuvent s’y prendre pour « hacker » ce système-là. Car il est toujours possible de retourner la puissance d’un système contre lui : l’aïkido ne s’applique pas qu’aux individus, mais à tout système organisé.

Mais pour commencer, constatons que pour différents analystes politiques, le déroulement et le résultat de la dernière élection présidentielle a schématiquement révélé deux aspects de la réalité politique :

  • Le clivage traditionnel gauche/droite ne serait plus pertinent. Il aurait été remplacé par un clivage mondialistes/souverainistes
  • le système politico-médiatique et financier est omnipotent car, en particulier il a réussi à imposer son candidat.

De mon point de vue, on peut dire qu’à quelques nuances près ces deux idées étaient déjà vraies depuis longtemps. Il s’agit là plus d’une prise de conscience collective, que d’une nouvelle réalité. C’était déjà le cas au début des années quatre-vingt dix, lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la politique et l’économie, délaissant les maths et la physique dont je suis issu.

A cette époque, de nombreux analystes disaient déjà que nous étions dans la pensée unique, cette idée où il n’y a pas d’autre choix possible que des politiques néo-libérales dictée par les marchés. Ces politiques néo-libérales étaient conduites par nos politiciens avec l’aide, ou peut-être sous la pression, des experts et des financiers. Le clivage gauche-droite n’existait déjà plus depuis le revirement politique de François Mitterrand en 1983, ce qui avait fait dire à Lionel Jospin en 2002 que seule une feuille de papier à cigarette séparait son programme de celui de Jacques Chirac. En définitive, l’élite de la nation (les politiciens, les experts, les financiers), que je qualifierais de mondialistes, imposait déjà son programme « unique » aux masses populaires (les classes moyennes et ouvrières). Ces dernières ont vu leur situation se dégrader depuis cette période. Elles ont fini par constater que la mondialisation ne leur était pas favorable, ni politiquement, ni économiquement. Elles sont alors naturellement devenues souverainistes, ce que nous avons constaté lors de la dernière élection présidentielle. Rien n’a donc réellement changé depuis 40 ans. Ce mouvement s’est progressivement structuré, cristallisé et renforcé au rythme de la construction européenne, du développement de l’Euro, et de l’avènement des multiples crises économiques et géopolitiques.

In fine, on a effectivement le sentiment que le système politico-médiatique et financier composé des élites mondialisées s’est rodé sur une période de 40 ans. Il a mis au point une mécanique implacable. Il a ainsi pu imposer sa vision, et on peut dire d’une certaine manière sa religion, la mondialisation libérale, aux populations du monde entier. En France il a fini par imposer son candidat en maîtrisant en particulier l’espace médiatique.

 

Ceci étant dit, on peut faire plusieurs remarques.

Malgré le caractère déplaisant de la toute-puissance du système, sur le plan de la morale ou même de la « Justice », il faut bien avouer qu’il n’est peut-être pas possible qu’il en soit autrement. Tout être vivant, individu ou organisation, ici bas, est enclin à maintenir ou conforter sa position par rapport à son environnement. Il n’est pas rare de voir un membre influent ou dominant d’une famille chercher naturellement à conserver, voire à renforcer, son influence sur ses proches. De même, j’ai aidé de nombreuses entreprises dans ma vie de consultant à réfléchir et mettre à jour périodiquement leur stratégie. Elles analysent leur marché, leurs concurrents, les opportunités et les menaces qui se présentent, et définissent le plan d’action qui leur permettra de maintenir leur position, voire d’accroître leur parts de marché. Pour certaines, c’est pratiquement une condition de survie. Celles qui ne le font pas risquent de péricliter et disparaître. Alors pourquoi les « élites mondialisées » ne le feraient-elles pas ? Elles le font aussi !! Et d’autant mieux que notre monde est naturellement instable par certains aspects. Le succès amène le succès, l’échec amène l’échec et il est naturellement plus probable de devenir plus riche lorsqu’on est déjà riche, et plus pauvre lorsqu’on est déjà pauvre. Les élites mondialisées, qui ont donc manifestement réussi par définition, sont donc naturellement enclines à accroître leur pouvoir, tant qu’elles ne rencontrent pas un obstacle, ou un contre-pouvoir.

Ensuite, il y a plusieurs type de souverainismes, et au moins deux : le souverainisme politique, qui consiste à pouvoir décider des lois applicables dans un pays en toute indépendance des influences extérieures, et le souverainisme monétaire, qui consiste à avoir le contrôle de sa monnaie et en particulier de l’émission monétaire et des taux d’intérêt. Et il est clair que le second, même s’il n’implique pas totalement le premier, est prépondérant par rapport au premier. Lorsqu’un pays n’est plus maître de sa monnaie, les puissances d’argent finissent toujours par lui imposer leurs volontés et influencer les politiques économiques et sociales. Pour redevenir politiquement souverain, il est donc au moins nécessaire de retrouver la maîtrise de sa monnaie. Cependant, il ne semble pas que l’on s’oriente vers cela, en tout cas à court et moyen terme.

Pour ma part, je suis convaincu que la perte de la souveraineté monétaire est la principale cause des désordres économiques et géopolitiques actuels, et que le sort des populations ne peut s’améliorer sans une reconquête de la souveraineté monétaire, accompagnée de surcroît, par une réforme des règles du jeu monétaire et financier international. J’en discute en détail dans mon article publié sur Agoravox à cette adresse : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/une-proposition-concrete-en-106005

Il est révélateur de remarquer qu’en Europe, les inégalités se sont réduites pendant les trente glorieuses, lorsque les Etats avaient encore la maîtrise de leur monnaie, alors qu’elles se sont accrues de nouveau à partir des années 80 suite, entre autre, à la modification des règles monétaires et financières internationales. En fait, à partir des années 70, le système politico-médiatique et financier a progressivement réussi à dessaisir les populations européennes du contrôle de leur monnaie, ce qui a été un atout essentiel pour leur imposer leur vision et leur volonté.

Cependant, et c’est ma troisième remarque, tout ceci est sans compter sur les réalités physiques incontournables : tout système physique organisé comporte des failles de sécurité. Même les théories mathématiques les plus sophistiquées sont soumises à cette vérité !!! Voire, plus un système est puissant et complexe, plus il est vulnérable du fait de ses inévitables failles de sécurité. Ceci est particulièrement évident concernant les systèmes informatiques. Nous en avons encore eu des exemples récemment. Le système politico-médiatique et financier, aussi puissant soit-il, ne peut échapper à cette règle.

Peut-être avez-vous vu le film « Ennemis d’Etat » avec Gene Hackman, jouant un ancien agent de la CIA et Will Smith, jouant un jeune avocat pris dans une intrigue politico-mafieuse à rebondissements. Vers la fin du film, les deux personnages qui à ce moment-là ont tout perdu, se retrouvent au calme après la tempête dans un restaurant. Gene Hackman explique alors la teneur de son ancien métier. Et il affirme pouvoir retourner le système qui les pourchasse contre lui, car dit-il « lorsqu’on est gros et puissant, on est aussi visible et peu mobile, et lorsqu’on est petit et faible, on est aussi invisible et agile », C’est ce qu’il avait appris de la guerre du Vietnam que les (sur-puissants) Etats-Unis ont finalement perdue. Il en est de même pour tout système. On peut toujours retourner la puissance d’une organisation, d’un système, d’un individu contre lui. L’aîkido ne s’applique pas qu’aux individus, mais à tout système organisé.

Pour bien comprendre cela, et trouver la, ou au moins une, faille du système, il faut remarquer que le système politico-médiatique et financier, n’est pas totalement autonome, c’est-à-dire que ce n’est qu’un sous-système d’un système plus large comprenant aussi les populations.

Pour aller plus loin, comprendre l’essentiel sans se noyer dans les détails, il faut simplifier un peu. Nous allons considérer donc simplement deux sous-systèmes en interaction et tenter de les nommer de manière neutre, pour ne pas introduire de connotations non pertinentes. Nous allons nommer le système politico-médiatique et financier simplement « les élites ». De même, nous allons nommer les populations simplement « les populations ».

Nous sommes donc en présence des élites et des populations qui interagissent entre elles de multiples manières. En particulier, les élites ont étudié les populations et ont compris comment elles fonctionnent. Les élites ont compris la sociologie des populations, les comportements de groupe, l’influence du marketing et de la communication, leur relation au pouvoir et à l’argent, etc…et l’importance de la maîtrise de la monnaie. C’est à partir de cette connaissance que les élites ont progressivement trouvé les « failles de sécurité » des populations, ce qui leur a permis de tirer profit des populations, contre leur gré. J’ai lu il y déjà une trentaine d’années le livre intitulé « petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » de Jouve et Beauvois que certains d’entre vous connaissent peut-être. Comme son nom ne l’indique pas, ce petit fascicule est un manuel de psychologie. Il montre en particulier que, connaissant les ressorts de la psychologie humaine, il est possible, en règle générale, d’obtenir ce que l’on souhaite d’autrui. On imagine bien les conséquences si ce traité était malencontreusement tombé entre des mains malhonnêtes !!!

Cependant, les populations ne sont pas idiotes. Elles savent aussi comment fonctionnent les élites ! Elles peuvent aussi trouver leur faille de sécurité et retourner leur puissance contre elles.

Les populations savent bien que les élites veulent que les populations consomment sans réfléchir. Car dans notre monde de consommation de masse, on devient, et on se maintient « élites » en vendant un produit ou un service à un grand nombre de personnes. Les élites cherchent donc à inciter, voire à contraindre les gouvernements à voter des lois qui favorisent le commerce et le libre échange. Elles souhaitent aussi voir le pouvoir de l’Etat diminuer, et voir augmenter celui des entreprises privées. Si on lit, par exemple, les projets de traité de libre échange entre l’Europe et les Etats-Unis, on constate qu’elles souhaitent voir voter des lois qui autorisent les grandes entreprises transnationales à vendre des produits comme les OGM ou le bœuf aux hormones, dont les populations ne voudraient pas, et punissent ceux qui s’y opposeraient.

Eh bien, allons-y. Consommons, comme veulent les élites … avec juste deux ou trois petites différences !!

Mais avant d’aller plus loin, et pour comprendre la magie mathématique du processus de piratage du système, il faut considérer la phrase : « le maître dit l’élève est un âne ». Que comprenez vous ? En réalité, vous pouvez comprendre une chose et son inverse tant qu’on ne précise pas la ponctuation car en l’état cette phrase est ambigüe. En effet « le maître dit : l’élève est un âne » et « le maître, dit l’élève, est un âne » ont des significations opposées. C’est encore plus éloquent si l’on considère cette phrase non pas écrite, mais parlée. Le sens dépend alors, non pas des mots, mais de l’intonation, voire simplement d’une légère inflexion de l’intonation. Le sens change radicalement à cause d’une infime différence d’intonation !! C’est une sorte d’effet papillon. Or, comme nous le verrons ci-dessous, plus un système est puissant et complexe, plus il renferme d’ambiguïtés qui permettent de retourner le sens des choses.

Alors reprenons. Consommons … à travers une centrale d’achat-vente coopérative. Une centrale d’achat coopérative est un organisme privé. Il va donc jouir de tous les avantages que les élites ont voulu octroyer aux entreprises privées. Par exemple, cette coopérative pourra refuser tout à fait légalement d’acheter, et donc de vendre, des produits OGM. Par contre si une bonne partie de la population en est adhérent, ce sera pratiquement un organisme public, où chaque client-coopérateur aura droit de vote. On a donc un organisme « public » qui grâce à « une inflexion d’intonation » a récupéré une souveraineté que les élites voulaient lui interdire. De plus, si les coopérateurs échangent entre eux par l’intermédiaire de la coopérative, alors la comptabilité commerciale de cette coopérative devient un système monétaire, où les échanges peuvent être réalisés sans transaction bancaire. Cette coopérative permet ainsi, grâce à une seconde « inflexion d’intonation » de récupérer la souveraineté monétaire que les élites refusent aux Etats. En conséquence, cette simple coopérative de consommation devient capable d’élaborer des plans de relance économique à l’intérieur de son réseau de coopérateurs, dont chaque coopérateur sera co-concepteur par définition. Cette coopérative devient ainsi, par une troisième ambiguïté, une sorte d’Etat-privé-coopérateur, dans l’Etat. Il faut bien voir qu’en voulant que nous consommions, les élites nous donnent un puissant droit de vote qu’ils voudraient nous confisquer par ailleurs. En effet, choisir les produits que nous consommons, et aussi à qui nous les achetons, est un véritable droit de vote, que nous utilisons de manière répétée tous les jours.

Mais je vais arrêter là ces explications, car j’ai déjà développé ces idées dans l’article que j’ai publié en janvier dernier et que vous trouverez à ce lien : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/voulez-vous-etre-president-de-l-188770?pn=1000#forum4793759

Cet article présente justement un scénario concret d’utilisation des failles de sécurité du système pour retourner sa puissance dans l’intérêt des populations. Cet article était à usage d’élites dissidentes qui auraient voulu agir dans l’intérêt des populations. Car bien sûr la réalité est plus complexe que la simplification binaire que j’ai présentée. Cependant, ce scénario présente en creux le comportement des populations. Il peut d’ailleurs être mis en œuvre à l’initiative des populations. Il « suffit » simplement qu’elles réussissent à rassembler suffisamment de coopérateurs pour enclencher le mécanisme.

En fait, cet article a suscité un commentaire humoristique.

J’imagine que cet internaute voulait dire que ce projet était une utopie mégalomaniaque, du fait qu’il implique la création d’une société devant rassembler à terme 100 millions de clients en l’espace de quelques années.

Si c’était bien cela le sens de ce commentaire, alors il est en dehors des réalités actuelles.

Des entreprises comme Google ou Facebook ont comptabilisé bien plus que 100 millions d’utilisateurs en quelques années. Ceci ne signifie pas qu’il soit facile de réussir à atteindre cet objectif, mais que ce n’est pas impossible. Trouver et utiliser une faille de sécurité d’un système n’est pas immédiat. Sinon, cela se saurait et serait déjà fait. Mais les récentes attaques d’envergure de pirates informatiques internationaux nous ont montré ce qui est réalisable.

En conclusion, on peut dire que les populations peuvent récupérer leur souveraineté économique et in fine politique en utilisant et en détournant la puissance des élites à leur profit. Evidemment, cela ne se fait pas en claquant des doigts. Il faut s’introduire dans les failles de leur système de fonctionnement, à la manière des pirates informatiques. D’ailleurs, on ne souhaite pas détruire ou endommager leur système. On veut juste s’en servir pour retrouver notre souveraineté. Par conséquent, il faut mouiller un peu sa chemise. Mais ce n’est pas impossible, comme on pourrait le croire. Une des possibilités pour retrouver la souveraineté est décrite dans mon dernier article mais on peut en imaginer une multitude d’autres sur le même principe. D’ailleurs, cette possibilité resterait intacte, même si, d’ici quelques années, les « élites » s’arrangeaient (pensaient s’arranger) pour verrouiller les choses de telle manière que les populations ne puissent pas récupérer leur souveraineté par une approche politique classique.


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37 réactions à cet article    


  • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 22 juin 12:47

    Un article plein de bon sens, ce qui devient rare sur agoravox.

    Cependant le système s’accommode assez bien des failles de sécurité, il en profite même pour les corriger au jour le jour. L’agriculture et les produits bio ? Pas de problème, on détourne le concept et on vend du bio comme tout autre produit commercial, on crée même des rayons spécialisés pour cela. Les coopératives ? Très bien, on vous propose nos réseaux encore plus pratiques et avec des réductions et des bons de fidélité !

    Non désolé, les failles de sécurité ne suffiront pas à lutter à armes égales avec un système tentaculaires, Snowden eest bien gentil, mais il est marginal.


    • armand tardella armand tardella 22 juin 15:14

      @Gilles Mérivac

      Effectivement, le système va chercher à se défendre, je l’évoque d’ailleurs dans l’article, cela fait partie du jeu.
      Mais on sait bien que malgré leurs systèmes de défense les organismes les plus performants sont vulnérables : les êtres vivants, comme les empires.

      Votre comparaison avec le domaine du bio ne me paraît pas adaptée, car ces acteurs là n’avaient pas du tout les mêmes objectifs.

      La question que je me suis bien sûr posée depuis le temps que j’essaie de monter ce projet (une petite vingtaine d’années), c’est bien sûr comment le système va chercher à se défendre ?

      Le principe est basé globalement sur l’échange marchandise. Or il existe actuellement des milliers d’entreprises d’échange marchandise dans le monde. Toutes ces entreprises, utilisent une sorte de monnaie interne, tout à fait légalement. C’est ce mécanisme qu’on peut détourner pour créer un système monétaire différent (pour ne pas dire alternatif). Comment le « système » pourrait-il interdire une entreprise, sans les interdire toutes. Et quelles seraient toutes les conséquences d’une telle interdiction sur d’autres pans de l’économie ?

      Le fisc pourrait poser problème ? Mais toutes ces entreprises sont en règle avec le fisc !!

      Je dispose d’une une étude juridique qui montre qu’il n’y pas d’obstacles légaux à la mise en place d’un tel système. En gros, on peut contourner toutes les difficultés juridiques éventuelles

      Que reste-t-il ? des menaces larvées pour dissuader les gens d’agir ? effectivement, c’est possible. C’est déjà probablement le cas. Cependant, pour mettre en oeuvre un tel système, il suffit d’un petite proportion de personne en Europe. Moins de 1%. Il peut se trouver que moins de 1% des gens ne se laissent pas intimider.


    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 22 juin 19:20

      @armand tardella
      Malgré votre remarque qui suppose que personne ne peut être en dehors du système mis en place par les élites mondialisées, il existe des pays qui le sont, comme Cuba ou la Corée du Nord. Il est à remarquer que ces deux exemples font figure de repoussoir, et il est vrai que les libertés sont très restrictives dans ces deux pays et que la propagande d’état est omniprésente. Mais c’est justement le prix à payer pour sortir du système !

      Il est vrai que Cuba n’est pas une réussite économique, mais contrairement à ce que l’on croit, la vie n’est pas si désagréable en Corée du Nord. Le pays est presque aussi propre est soigné que la Suisse, ses habitants mangent à leur faim et ne sont pas plus malheureux qu’ailleurs.


    • Jeff Parrot Jeff Parrot 22 juin 13:47

      Utopiste, donc un peu naif.

      D’une part, les elites s’adaptent tres vite aux changements en faisant voter de nouvelles lois et en re-orientant leur propagande. Le liberalisme n’est que de facade, reserve aux milliardaires...
      Il y a mille facons de corrompre, detourner, infiltrer, discrediter, orienter quand on a les moyens.

      D’autre part, le coeur de cette cooperative devrait etre forcement sous forme de web2.0 pour fonctionner, et la faut des investiments lourds, en tout cas il va falloir impliquer des pointures du logiciel libre
      LA comparaison avec google ou facebook est non avenue, ce ne sont pas des petits geniesqui ont conquis le web, non ce sont d’enormes investisseurs qui ont fait tapis (come au poker) pour acheter le web, c’est a dire financer en // toutes les startup qui se sont lancer et fatalement avoir des grosses parts dans le cheval gagnant.


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 22 juin 14:38

        @Jeff Parrot


         « et fatalement avoir des grosses parts dans le cheval gagnant. »

        excellent !

        et même plus : prendre la majorité dans toutes les start-up.
        Le retour sur l’ensemble des investissements compense largement une mise qui parait aberrante, mais dans la vie réelle, les gains ne sont pas constitués que du tottal des mises des joueurs. Les consommateurs ultérieurs sont rackétés directement à travers les marges réalisées et indirectement par le fisc de leur pays qui doit rembourser une dette illégitime aux même finaciers qui ont prêté de l’argent à leur pays, en leur faisant payer des taxes.

      • armand tardella armand tardella 22 juin 15:45

        @Jeff Parrot

        Les élites peuvent s’adapter très vite, mais les populations aussi : il n’y a pas de lois qui puissent être interprétées différemment (pour ne pas dire contournées)

        A ma connaissance, Google et FaceBook n’ont pas démarré avec des capitaux énormes. Il me semble que c’était de l’ordre de 1M$

        Il me semble par exemple que l’investissement du Bon Coin était de 2 ou 3M€

        J’ai étudié effectivement un peu les outils logiciels dont on aurait besoin pour démarrer. Il s’agit en fait d’outils assez classiques. Il me semble qu’avec 1M€ on peut démarrer.

        Bien sûr, cela ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, mais ce n’est pas non plus démesuré.

        Ensuite, c’est le succès ou non du « produit » qui permettra ou non de croître.

        Soit le « produit » (pour reprendre le langage du système, ou plutôt pour s’y infiltrer) correspond à un besoin, et alors il se développera naturellement, soit il n’apporte rien de nouveau, et auquel cas, effectivement, il vaut mieux ne rien faire.

        Il me semble que Microsoft s’est développé grâce à « une faille de sécurité » d’IBM. Et Microsoft (qui était tout petit à l’époque), s’est développé malgré les tentatives d’IBM (puissant mais peu mobile) de récupérer la main.



      • armand tardella armand tardella 22 juin 20:03

        @Fifi Brind_acier

        Oui, vous avez peut-être raison dans l’absolu. Cependant, le Frexit c’est un fusil à un coup tous les cinq ans !!! Et cela suppose qu’il y ait lors d’une élection présidentielle, 50% de la population qui vote pour. La marche est très haute !! Le nouveau président vient d’être élu. Il n’y a pas d’autre fenêtre avant 5 ans.

        Ce que je propose, bien que ce soit pas évident non plus, je vous l’accorde, me paraît plus accessible. Il « suffit » de réunir de l’ordre de 1 million de coopérateurs, en Europe, ce qui semble plus accessible, et de plus, il n’est pas nécessaire d’attendre 5 ans pour le faire. On peut commencer demain, en toute indépendance, car il ne s’agit en apparence que d’une start up (coopérative) commerciale.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 juin 06:19

        @armand tardella
        Qui sait combien de temps Macron restera ?


      • Yanleroc Yanleroc 23 juin 09:49

        @Fifi Brind_acier, vous êtes de mauvaise foi et prompte à décourager les bonnes initiatives, faut d’ mander l’autorisation à papa ?


      • Giordano Bruno 22 juin 13:49

        Merci pour cet article. Je pense que votre recherche de failles de sécurité est la voie à suivre. Puissiez-vous être entendu.

        Une autre faille de sécurité est l’élection. Un citoyen honnête cherchant l’intérêt de la nation parvenant à se faire élire à un poste clé (idéalement la présidence de la république) pourrait ensuite se retourner contre l’oligarchie dominante. Pour y parvenir, il devrait dans un premier temps donner des gages au système, cacher son jeu, jouer la carte de l’allégeance à des valeurs qu’il abhorre, accepter d’être un salaud, pour ensuite pouvoir agir dans l’intérêt de la France. 


        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 22 juin 14:45

          @Giordano Bruno

          Si Eliott Ness était assez adroit pour devenir le lieutenant d’Al Capone et lui succéder sans qu’aucun mafieux s’aperçoive de quoi que ce soit, il aurait quand même un problème avec les dits mafieux quand il commencerait à « agir ». A moins qu’il leur ait donné de cours de morale entre temps et qu’il les ait convaincus de faire amende honorable. On peut tout envisager !

        • Giordano Bruno 22 juin 15:12

          « il aurait quand même un problème avec les dits mafieux quand il commencerait à « agir ». »

          C’est vrai. Mais il pourrait commencer à agir. Jusqu’où ? Je l’ignore.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 juin 19:28

          @Giordano Bruno
          Junker : « Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les Traités européens »
          Les Traités organisent un système supranational, et sont au dessus de la démocratie.


        • Giordano Bruno 23 juin 09:04

          Vous écrivez « Les Traités organisent un système supranational, et sont au dessus de la démocratie. »
          Au-dessus en droit ou en force ?

          Tout dépend de vos conceptions philosophiques relatives au contrat social, à la souveraineté et par suite à la légitimité. Si vous considérez que les traités européens ne sont pas fondés sur un contrat social, vous les jugez nuls, non avenus et illégitimes. Bien entendu, ils disposent de la force brute. L’obéissance qu’on leur doit n’est fondée que sur cette force. Nous sommes pour l’instant du mauvais côté de la matraque.

          C’est ce qu’a fait De Gaulle vis-à-vis du régime de Vichy. Il lui a dénié toute légitimité.
          S’il avait existé un article 50 dans la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940, aurait-il fallu nécessairement en passer par lui pour s’y opposer ?


        • Ar zen Ar zen 23 juin 09:47

          @Giordano Bruno

          Votre conclusion est curieuse. 

          Si la « désobéissance » pouvait régler les problèmes, depuis longtemps la France aurait désobéi à ses créanciers. Ni la France, ni d’autres pays d’ailleurs, n’établissent jamais de rapport de force ni ne désobéissent à leurs créanciers qui sont de simples banques. Pourquoi à votre avis Giordano Bruno ? Pourquoi se coltiner une dette de plus de 2000 milliards et des intérêts annuels d’environ 50 milliards alors qu’il est si simple, si simple vraiment, de refuser de les rembourser ? Légitimité et souveraineté n’y parviennent pas ? 

          En 1940 la France ne disposait pas d’un dispositif pour s’émanciper de l’occupant. 

          En revanche, les traités contiennent les conditions de leur dénonciation. C’est pas compliqué à comprendre. Si des personnalités ont signé ces traités d’autres personnalités peuvent les dénoncer. L’article 50 existe pour cela. 

          Quel est le problème pour utiliser l’article 50 puisqu’il est légal ? Cet article 50 prévoit une « négociation » de sortie. Dans une « négociation » il y a au moins deux parties. L’une n’est pas plus de pouvoir que l’autre. Il s’agit de « négocier » au mieux de ses intérêts particuliers. Il n’y a donc aucun risque à « négocier » par l’article 50, tout au contraire. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’au bout de 2 années la sortie est « de droit ». Il n’y a pas une partie qui domine l’autre, les deux sont à égalité, elles cherchent une sortie honorable pour les deux. Placer systématiquement l’UE comme étant la partie qui domine l’autre c’est faire une erreur fondamentale. 

          Pour que la négociation réussisse les parties doivent réaliser des concessions mutuelles  !

          La négociation est l’action de négocier, c’est-à-dire de :
          • traiter une affaire avec quelqu’un, de faire du négoce,
          • discuter sur les conditions d’un arrangement afin de parvenir à un accord ou une convention satisfaisante pour toutes les parties, que ce soit dans le domaine privé ou public.
            Exemple : négociation entre une centrale d’achat de la grande distribution et un producteur.
          • par extension, engager avec la partie adverse des pourparlers en vue de mettre un terme à un différend ou à un conflit ou de rédiger un texte commun, notamment au niveau international.
            Exemple : négociation pour un accord de paix.
          • discuter entre partenaires sociaux pour parvenir à un accord sur un sujet de politique économique et sociale.
            Exemple : les négociations salariales.

          La négociation est un processus qui se traduit par la confrontation d’intérêts matériels ou quantifiables incompatibles pour deux ou plus interlocuteurs, en général, durant un laps de temps déterminé. Pour que la négociation aboutisse les différents interlocuteurs doivent réaliser des concessions mutuelles afin de rendre compatibles les différents intérêts en jeu.


        • zygzornifle zygzornifle 22 juin 14:40

          les failles sont colmatées au fur et a mesure qu’elles apparaissent , c’est possible de les exploiter mais faut être très rapide et bien protégé car la sanction est lourde .....


          • Daniel Roux Daniel Roux 22 juin 15:16

            Le monde a mille et une facettes, sans doute plus encore.

            Il peut être expliqué par un géographe comme dans l’émission « le dessous des cartes ».

            Il peut aussi être expliqué de manière convaincante par un historien, un généticien, un politique, un psychiatre, un fou même.

            L’auteur est mathématicien, informaticien. Il a des connaissances sur le budo et le cinéma. Sa vision du monde est aussi intéressante que celles présentées par d’autres spécialistes et, bien entendu, aussi incomplète, sinon fausse.

            Tout système comporte ses failles, affirme t-il. Est-ce exact ? Qu’appelle t-on faille ? Le système solaire a t-il une faille ? Peut-on appeler faille le fait que le soleil, une naine jaune, est une durée de vie limitée ou est-ce une donnée banale qui indique que tout système a un début et une fin ?

            La dette, par exemple, est-elle une faille ou un virus utilisant une faille du système ?

            L’égoïsme ? L’avidité ? L’angoisse ? La finitude ? Que de paramètres..

            L’intelligence d’un homme y suffit-il ?


            • leypanou 22 juin 18:13

              Le clivage gauche-droite n’existait déjà plus depuis le revirement politique de François Mitterrand en 1983, ce qui avait fait dire à Lionel Jospin en 2002 que seule une feuille de papier à cigarette séparait son programme de celui de Jacques Chirac. : déduire que le clivage gauche-droite n’existe plus depuis que Mitterand a fait le tournant de la rigueur en 1983 et que Jospin avait dit qu’il n’y a pas grande différence entre son programme et celui de Chirac c’est montrer qu’on n’a pas compris la différence entre la gauche et la droite.

              Je vous fais seulement remarquer que L Jospin est celui qui a le plus privatisé des entreprises publiques, avec l’aide de son ministre de l’économie, DSK.

              Quand au mot « mondialiste/mondialisme » que vous utilisez, c’est un mot qui ne veut pas dire grand-chose, utilisé essentiellement par l’extrême-droite.

              Les marqueurs gauche-droite existent toujours, et la place des services publiques en fait partie : pour la droite, c’est zéro, pour la gauche, tout ce qui est monopole de fait entre autres.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 juin 19:48

                @leypanou
                Je crois que l’auteur confond la situation présente avec le long terme.
                Actuellement, si nous voulons la souveraineté par la sortie de l’ UE, il faut rassembler provisoirement tous ceux qui rejettent la politique libérale de l’ UE et de la mondialisation des échanges.

                Comme l’avait fait le CNR, du PCF à la Droite conservatrice pour libérer la France.

                Cela ne supprime pas le clivage Droite/ Gauche. Les intérêts des uns ne sont pas ceux des autres.


              • armand tardella armand tardella 22 juin 20:23

                @leypanou

                Il me semble que « mondialisation » est un mot plutôt prononcé par des gens de gauche, voire très à gauche. Pour ne pas alourdir le discours, on est bien obligé de simplifier un peu. Pour moi le « mondialiste » est celui qui est pour la mondialisation de l’économie et de la finance, pour diminuer le rôle des Etats, et surtout supprimer autant qu’il est possible tous les systèmes de régulation, et en particulier pour exploiter à sa guise toutes les ressources, matérielles ou humaines, de la planète à sa guise,

                Pour moi tout cela était évident, mais peut-être aurais-je du le rappeler dans l’article, au risque d’alourdir le texte


              • Coriosolite 22 juin 21:46

                @armand tardella
                Bien que je trouve que comparer une société fracturée comme la société française à un système informatique à « hacker » soit un peu simpliste, l’article est intéressant et développe une idée à creuser.

                Il me semble que le terme de « sécession » convient bien aux nouvelles formes de luttes à engager. A chacun de prendre ses responsabilités là où il est et de mettre ses actes du quotidien en cohérence avec ses idées.

                Pour cela une nécessité, faire sécession : intellectuellement, culturellement, politiquement et économiquement.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 juin 06:24

                @armand tardella
                Nous sommes d’accord sur la définition.
                Ce sont les Traités européens qui ont ouvert la porte à la mondialisation avec les 4 libertés de circulation : des hommes, des capitaux , des services et des marchandises.
                C’est parfaitement réversible.


              • Yanleroc Yanleroc 23 juin 09:09

                @Fifi Brind_acier, en théorie !!


              • Le421 Le421 22 juin 19:47

                Le système, comme vous dites, est basé sur la consommation imbécile de neuneus formatés à la Hanouna / TF1...
                Il suffit de se réveiller et de boycotter le dernier smartphone dont on n’a finalement rien à péter, la boite de raviolis au minerai de viande inqualifiable et le marchand de burgers insipides qui vous vends sa merde parce que vous êtes trop feignants pour le faire à domicile.
                Vous voulez une photo de ceux que je fais pour mes petits-enfants ?
                Sans Photoshop ni tricherie.
                Le meilleur des Mc Do en pâlirait.

                Boycott !! Point.
                Et surtout, ne vous plaignez pas.
                VOUS avez voté nouvelle société avec LREM !!
                Que du bonheur.
                Déjà, au lieu de la pluie Hollande, vous avez le soleil Jupiter...  smiley


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 juin 19:51

                  @Le421
                  Ma foi, 53% des électeurs de Mélenchon ont aussi voté Macron !
                  C’est l’hôpital qui se fout de la charité ?


                • chantecler chantecler 23 juin 07:50

                  @Le421
                  Ce qui est curieux c’est qu’historiquement ce sont les états producteurs qui ont poussé au libéralisme .
                  Ca servait leurs intérêts , le développement de leurs usines, du commerce etc, etc ....
                  Aujourd’hui il n’en est rien :
                  Notre pays s’est largement désindustrialisé .
                  Avec les conséquences que nous connaissons : chômage de masse .
                  Mais dans le cadre de l’UE , nous subissons une politique néolibérale quasi fanatique .
                  Le secteur tertiaire est sur les dents pour nous pousser à acheter des produits sans cesse renouvelés (cf pression publicitaire, plate formes téléphoniques) , les entreprises de service se multiplient à l’infini(start up) alors même que la masse de clients potentiels diminue du fait de la paupérisation .
                  Bref le combat fait rage et il est probable qu’il soit vain .
                  Les économies prônées ne peuvent compenser les pertes de rentrée , les balances commerciales déficitaires , etc, etc ...
                  Et rogner les salaires pour entretenir la « compétitivité » qui n’a pas de limite n’a pas de sens non plus : appauvrir le quidam ne le rend pas consommateur pour autant , même s’il s’agit de lui faire acheter de la m... et de l’inutile .
                  Bref de mon point de vue l’avenir est sombre pour une majorité de plus en plus nombreuse.
                  Et les secousses « sociales » , style émeutes , sont à craindre .
                  Comme les effondrements .
                  Le libéralisme en potion est peut être efficace mais certainement pas érigé en système permanent sur des dizaines d’années .
                  Ici nous atteignons les 40 ans d’impérialisme libéral .
                  Et ses limites .


                • Hervé Hum Hervé Hum 23 juin 01:03

                  je viens de terminer de lire votre premier lien « proposition concrète » et lirait l’autre demain.

                  Je connaissais pas Silvio Gesell, mais ma propre analyse m’a mené au même constat, que j’ai donné dans l’article suivant "monnaie de dépôt ou de crédit ? . Sauf peut être à un détail près.

                  C’est à dire, que l’intérêt usuraire est à la monnaie, ce que la plus-value est à l’échange marchand.

                   Autrement dit, pour que le système soit effectivement en équilibre il ne suffit pas de supprimer l’intérêt sur la monnaie, il faut aussi supprimer la plus-value ou profit du propriétaire économique, sans cela, le déséquilibre ne sera pas rompu. C’est de la physique pure ! or, si vous supprimez l’intérêt, vous supprimer aussi, de fait, la propriété économique. Or, il est impossible de supprimer la propriété sans lui trouver un substitut de valeur au moins égale et il n’y a que la responsabilité économique qui lui est très largement supérieure. Ce qui nous amène effectivement à la coopération et donc, coopérative.

                   Le système actuel et donc ceux qui en sont les propriétaires, peut accepter des taux d’intérêts négatifs si dans le même temps son profit reste très positif. Mais l’intérêt fondamental de votre excellente proposition est qu’elle soit réalisable immédiatement et servir de vitrine. Quoi qu’il en soit, les deux sont exclusifs l’un à l’autre. Pour l’illustrer, j’utilise une métaphore, celle disant qu’on ne peut pas jouer deux parties d’échecs en même temps sur un même plateau, mais uniquement sur deux plateaux ou bien, une partie après l’autre

                  Bon, vous commettez beaucoup de confusions, mais la solution que vous proposez suit la raison.

                  En attendant plus, très content de lire quelqu’un qui est dans la proposition concrète !


                  • armand tardella armand tardella 24 juin 16:57

                    @Hervé Hum

                    Merci pour votre commentaire encourageant (merci pour les quelques autres aussi).
                    Il est vrai que depuis la parution de mon premier article dans Le Monde en septembre 1998, je n’ai pas eu beaucoup de strokes positifs sur le sujet !!!

                    Par contre, je ne suis pas d’accord avec vous sur la métaphore de l’échiquier. Au contraire, je pense que les 2 systèmes peuvent et doivent co-exister.

                    C’est d’ailleurs la même chose lorsque une entreprise change de système informatique, voire même d’organisation. Il est très périlleux pour une entreprise qui veut changer de système informatique (surtout si c’est un gros système) de basculer tout du jour au lendemain. On est donc obliger de gérer un biseau et de basculer progressivement.

                    Dans le système que je propose, il faut pouvoir justement gérer les 2 systèmes en même temps, disons pour simplifier, les 2 monnaies en même temps, comme si l’on avait 2 devises, de telle manière que les choses puissent se faire progressivement, que les gens ne perdre pas leurs repère, qu’il puissent graduellement évoluer de l’ancien système vers le nouveau (en supposant bien sûr que le nouveau apporte quelque chose de plus ou de mieux, sinon les gens s’en détourneront de toute façon.

                    J’ai fait cette expérience dans le Système d’Echange de Saint Quentin en Yvelines que j’ai créé en 1995, et cela a très bien marché


                  • Hervé Hum Hervé Hum 25 juin 00:33

                    @armand tardella

                    Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il ne s’agit pas de tout bouleverser sur la forme, mais essentiellement sur le fond.

                    Il y a un dicton qui dit « tout changer pour que rien ne change ». Dit ainsi, cela n’a pas de sens

                    Pour qu’il soit compréhensible il faut le dire ainsi « tout changer sur la forme, pour que rien ne change dans le fond » . C’est la politique actuelle !

                    L’idée inverse consiste à dire « ne rien changer sur la forme, pour que tout change dans le fond » et c’est, je crois, ce que vous cherchez à faire autant que moi même.

                    Je ne sais pas si vous avez pris le temps de lire l’article que je vous avais mis en lien, mais le plus important à lire, c’est celui traitant de la définition de la responsabilité et intitulé

                    « droits, devoirs et responsabilité ». J’a écris d’autres articles développant de manière sommaire le principe de responsabilité, D’abord pour montrer que le système capitaliste interdit fondamentalement le principe de responsabilité et ensuite, pour montrer que seul le principe de responsabilité permet de résoudre toutes les crises actuelles, sans exception et ce, de manière la plus efficiente.

                    mais l’idée est là, pour que rien ne change sur la forme et tout sur le fond, il faut transposer la propriété économique en responsabilité économique.

                    Comme je vous l’ai écrit, les exemples que vous donnez fonctionnent de manière locales et en mode réduit, mais dès lors où elle dépasseront ce stade disons confidentiel, il y aura forcément conflit entre les détenteurs de la propriété économique et les autres. Au niveau global, donc mondial car celle ci est une évidence et où l’enjeu consiste de savoir ce qu’elle doit être, les deux systèmes ne sont pas superposables, soit c’est l’un soit c’est l’autre. Ce n’est pas une opinion, un point de vue personnel, c’est la raison seule qui l’explique. En effet, tout système quel qu’il soit obéit à son ordre premier ou directeur et il ne peut y en avoir deux ordre premier contradictoires. L’un commande l’autre mécaniquement. C’est une loi physique indépassable.

                    Par contre, un principe établit ne peut plus être supprimé, autrement dit, il ne s’agit surtout pas de supprimer le principe de capitalisation, mais de le décaler d’un degré, soit, au 2eme degré.

                    Je dispose d’un outil très puissant pour démontrer ce que j’écris, c’est le principe de relation de causalité qui s’appuie sur trois piliers fondamentaux. La récurrence, l’itération et la division fractale. Pour l’instant, je n’ai pas réussie ni vraiment entrepris de l’exposer, mais sa puissance explicative et argumentaire est phénoménale.

                    C’est grâce au principe de relation de causalité, qui conditionne toute la réalité physique et fait qu’il n’existe aucune science approximative, même et surtout l’économie que je suis arrivé aux mêmes conclusions que Silvio Gesell. Sauf sur un point précis, mais qu’il ne pouvait voir en son temps et que j’aborderai une fois totalement lu son livre.

                    Je vous invite à lire certains de mes articles pour vous faire une idée plus précise, notamment ceux ci.


                    droits, devolirs et nouveau paradigme


                    la monnaie du XXIème siècle... La révolution des citoyens responsables"


                    la monnaie expliquée aux nuls, mais surtout aux experts

                    et enfin, les Bourses d’Activités Locales citoyennes

                    Le modèle économique peut être synthétisé en un aphorisme, soit

                    l’intérêt général est la somme des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale, définit par la somme des besoins et aspirations de chacun, dans la limite des droits/devoirs intergénérationnels et du respect des autres formes de vies.

                    Qui peut aussi s’écrire

                    le laisser faire économique commence là où s’arrête les nécessités du contrat social et s’arrête là où commence les contraintes jugés supérieures que sont les droits/devoirs intergénérationnels et le respect des autres formes de vies.

                    Le laisser faire économique est la variable d’ajustement des nécessités et contraintes.


                  • armand tardella armand tardella 30 juin 17:06

                    @Hervé Hum

                    J’ai lu 2 de vos articles, l’un sur la responsabilité, l’autre sur la monnaie.

                    J’ai aussi un avis sur ces questions, et nous pourrions être d’accord sur un certain nombre de points.

                    Je sais bien que le capitalisme, la propriété économique et les marges posent problème. Mais cela n’implique pas qu’il faille abolir tout. Et d’ailleurs, il est impossible de tout changer à la fois.

                    Aussi j’ai adopté une démarche très pragmatique, avec des objectifs limités. Le principal est de lutter contre les inégalités, car comme je le mentionne dans l’article, les inégalités apparaissent et se creusent naturellement : les riches deviennent naturellement plus riches et les pauvres deviennent naturellement plus pauvres. C’est presque une loi de la physique ! Il faut donc avoir une politique volontariste pour lutter contre les inégalités ! Et, de mon point de vue, la lutte contre les inégalités implique que chacun puisse vivre décemment de son travail sur cette planète. Et ceci ne peut se faire, au moins dans les conditions actuelle, qu’en retrouvant la souveraineté monétaire. C’est le sens de ce projet.

                    Par contre, je ne sais pas si cela implique l’abolition du capitalisme, du libéralisme, de la propriété économique, etc. D’ailleurs il n’existe pas UN libéralisme, si UN capitalisme. il en existe une infinité au moins dénombrable ! Car par exemple, contrairement à ce qu’on pourrait croire, le libéralisme est très réglementé. Il faut bien des règles qui disent ce qu’on a le droit ou pas d’échanger, comment on organise la concurrence non faussée, qu’est-ce qu’on fait s’il y a transgression etc. Et pour chaque règle il y a libéralisme différent. il en est de même pour le capitalisme, la propriété économique, etc.

                    Il est tout à fait possible que « un certain capitalisme », « un certain libéralisme », et « une certaine propriété économique » soit compatible avec la lutte contre les inégalités, (et le plein emploi).

                    Le projet que je défends, et qui utilise les failles du système, prétend simplement restaurer l’efficacité des mécanismes keynésiens en environnement économique mondialisé. Si l’on y arrivait, ensuite, le capitalisme, le libéralisme, etc. s’adapterait à cette nouvelle donne (contrainte).

                    Pour donner un exemple, si vous avez lui le livre de Silvio Gesell, il dit, vers la fin, que malgré le fait que sa monnaie soit « accélérée » (pour ne pas dire fondante), il ne souhaite pas imposer que les taux d’intérêt soit nuls, mais il pense que le marché se réarrangerait et que progressivement les taux d’intérêt deviendraient naturellement nuls au bout d’un certain temps.

                    L’idée du « réarrangement » progressif du capitalisme après « l’exploitation des failles de sécurité du système » est de même nature.


                  • Hervé Hum Hervé Hum 1er juillet 10:38

                    @armand tardella

                    Il est possible et sans doute indispensable de tout changer à la fois et ce, sans que la forme change, juste en touchant au fond. C’est à dire, de garder tous les instruments et la structure économique actuelle, mais juste en touchant ses réglages internes. Mais laissons cela de coté.

                    Ce que vous ne voyez pas, c’est que si les riches deviennent « naturellement » plus riche, c’est uniquement en raison de la propriété économique et de la plus-value que seule la propriété permet. Notez que je ne parle pas de la propriété d’usage qui n’est pas touché.

                    La preuve est élémentaire, elle repose toute entière sur le principe des vases communiquant que sont les flux monétaires. En effet, l’économie ne fonctionne pas sur l’équilibre de l’échange où il y a 1 = 1, mais sur son déséquilibre où l’égalité est de 1 = 1 + marge bénéficiaire. A la différence de l’impôt public, l’impôt qu’est la plus valu est privé et ne vise pas à revenir vers les citoyens, donc, dans l’économie pour satisfaire les besoins, mais bien au contraire de lui être soustraite et d’être épargné et de nourrir ce qu’on appelle l’économie virtuelle. Pour satisfaire aux besoins primaires de tous les citoyens, soit on augmente l’impôt public, soit on crée de la dette en empruntant aux épargnants soit enfin, on crée de la monnaie. Dans le dernier cas, si la création est élevé parce que l’assiette des impôts est basse, on crée de l’inflation et on risque de perdre la confiance des étrangers. Bon, je conviens que c’est plus complexe, mais la base est là, si l’impôt public ne compense pas le prélèvement opéré par l’impôt privé, il y a fatalement déséquilibre de l’échange économique. Or, dans le système capitaliste il est impossible que l’impôt public compense l’impôt privé sans détruire le système lui même.Il peut certes ralentir le flux migratoire de la monnaie, mais en aucun cas l’arrêter. C’est mécanique !

                    Ce qu’il faut absolument comprendre et qui est une réalité physique, c’est que la propriété économique n’a de sens QUE pour permettre la plus-valu visant à permettre l’enrichissement des uns et le maintient en servitude ou esclavage de tous les autres. Donc, l’iniquité économique et sociale.

                    Je n’ai pas encore lu tout le livre, loin s’en faut, mais j’ai pu me rendre compte que Silvio Gesell avait compris cela et ne disait pas de conserver la propriété économique, mais de passer par une phase de transition où celle ci serait rachetée (et les propriétaires obligés de vendre) par l’ensemble des citoyens pour donner un caractère légal et dans l’espoir d’une transition pacifique. J’ai fais la même démarche intellectuelle, pas exactement de la même manière, mais c’est accessoire.

                    Enfin, s’il y a effectivement différentes formes de capitalismes, il n’y a qu’une seule définition possible. C’est à dire « l’exploitation du temps de vie d’autrui à son profit ». Trouvez moi un seul cas où le capitalisme ne répond pas à cette définition ! Un point où je ne suis pas d’accord avec Silvio Gesell sans que cela change le constat, c’est que la monnaie n’est pas une marchandise, c’est un contrat d’échange de valeur au porteur. Contre une billet ou tout ce qui sert de support à la monnaie, vous passez un accord d’échange soit de service, soit de biens matériels. La monnaie est « la mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui et donc, détenu sur autrui ». La subtilité enseigné nulle part et pourtant fondamentale, c’est que la monnaie contient en elle même une partie créance et une face dette, or, seule la créance est nominative, tandis que la dette est anonyme, car porte sur tous ceux qui sont en besoin de détenir une créance pour pouvoir acquérir ce qui leur est nécessaire. Celui ou celle qui naît avec des parents ne détenant aucune créance disponible, naît avec tout le fardeau de la dette.

                    Il est un fait établit et connu de la majorité, c’est que ceux qui détiennent le pouvoir, gouvernent d’autant plus facilement que le peuple est ignorant, or, avoir une fausse information, une fausse idée de la réalité est une forme d’ignorance. Sans doute la pire, car il est plus facile d’apprendre quelque chose dont on ne sait rien, que de remettre en cause un enseignement erronée, parce qu’il faut accepter d’avoir été manipulé.

                    Je partage l’essentiel de ce que vous écrivez, simplement, si vous ne vous attaquez pas à l’ordre directeur du système qu’est de permettre l’exploitation d’autrui à son profit, vos solutions ne pourront pas aboutir. Et le système colmatera très vite les failles.

                    La seule manière de « réarranger » le capitalisme, c’est de le décaler d’un degré dans la réalité physique, c’est à dire, qu’il devient impossible de capitaliser le travail d’autrui, mais uniquement le sien propre (sur la base du mérite personnel). Car comme je vous l’ai dit, un principe établit ne peut plus être détruit, mais uniquement décalé dans la réalité physique. C’est ainsi que fonctionne la matière toute entière, où décalé ne veut pas dire détruit, mais où sa manifestation dans la réalité physique du présent est modifié selon la mécanique de la division fractale !


                  • BA 23 juin 08:24

                    Le début de la décadence, c’est le 19 mai 1974.

                    Le 19 mai 1974, le peuple français choisit un chef de l’Etat qui n’a plus comme priorité l’intérêt national.

                    Pour la première fois de son histoire, le peuple français choisit un chef de l’Etat qui a comme priorité numéro un : la construction européenne.

                    L’élection de Valéry Giscard d’Estaing est un tournant historique : à partir du 19 mai 1974, tous les chefs de l’Etat auront comme priorité numéro un : la construction européenne.

                    De même, tous les premiers ministres auront comme priorité numéro un : la construction européenne.

                    Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, François Fillon, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron : tous ces européistes sont les responsables de la décadence de la France.

                    Ils ont été au pouvoir, ils ont été ministres, ils ont été Premiers Ministres, ils ont été présidents de la République : on les a vus à l’oeuvre.

                    Conclusion :

                    Depuis le 19 mai 1974, le peuple français est le premier responsable de la décadence de la France, car il vote toujours pour des européistes.

                    Aujourd’hui, nous avons la décadence de la France, car nous sommes devenus un peuple décadent.


                    • microf 23 juin 13:22

                      @BA

                      Bravo @BA pour votre commentaire, et comme l´écrit @Gilles Mérivac dans son commentaire, cet article est plein de bon sens, car pour moi aussi il avance des propositions.
                      La société ne saurait restée bloquée ou se croiser les bras sans réactions parcequ´une bande d´apprentis sorciers veut diriger ce monde, alors, il faut une réagir, voir dans les propositions faites par l´auteur, apporter sa contribution positive ou une critique constructive, bien sûr ce n´est pas facile avec un peuple qui est lobotomisé par la propagande et la surconsommation, mais il faut un début á tout, en commencant quelque part, le mouvement grandira.

                      J´avais pensé quant á moi que ces élections Législatives allaient apporter un changement positif, mais au point oú sommes, les mêmes ont été repris et on va recommencer, mais recommencer en pire, alors, il faut une réaction.


                    • non667 23 juin 15:26

                      @BA

                      Depuis le 19 mai 1974, le peuple français est le premier responsable de la décadence de la France, car il vote toujours pour des européistes.

                      cela date déjà de bien avant  :
                      l’attaque judéo-mondialiste de mai 68
                      1969 et le référendum qui a causé son départ a de gaulle celui ci s’étant rendu compte à cette occasion que les français étaient irrémédiablement des veaux politiques ’52%contre 48%pour ,20% abstention
                      confirmé en 1972 qui a laissé sans broncher la france perdre sa souveraineté monétaire par la loi Rothschild-pompidou-giscard !
                      confirmé en 1974 par l’élection de giscard !
                      confirmé en 1983 par l’abandon du socialisme au profit de la finance judéo-mondialiste cédant à la menace de georges soros de couler le franc comme il l’avait fait de la livre quelques temps auparavant !
                      confirmé en 2002 avec l’élection du judéo- mondialiste chirac (reconnaissance de la responsabilité de la france ’ et des trains de la sncf ) dans la shoa ! avec 80% pour (ça s’aggrave !)
                      confirmé en 2017 avec macron de chez Rothschild 10 millions pour marine souverainiste sur 50 million inscrits =80% de mondialistes !

                      décidément a quoi ça sert que le fn et l’auteur ils se décarcassent ?????????????????
                       ne vaut-il pas mieux attendre que 80%des français soient vautrés dans la m.... afin qu’ils comprennent ?


                    • Hervé Hum Hervé Hum 24 juin 09:59

                      Bonjour

                      ce petit commentaire juste pour vous remercier de m’avoir fait découvirir Silvio Gesell.

                      J’ai entrepris la lecture de son livre « l’ordre économique naturel » et tout ce que j’y lis est en parfaite adéquation avec ce que j’écris moi même avec mes articles publiés sur Agoravox.

                      C’est la première fois où un auteur me donne envie de le lire en entier. C’est le premier auteur qui me donne le sentiment que celui ci suit la raison, se soumet à elle et non essaie de la plier à sa propre croyance. Que la richesse de l’analyse occupe tout l’espace de son livre et non peut être réduite à un paragraphe ou quelques pages comme par exemple pour Marx.

                      Le seul qui réfléchit aux causes premières et non au causes secondaires qui pour être conséquentes de la causes première ne peuvent rien changer au système capitaliste.

                      j’aurai juste une seule « critique », mais pour cela il me faut lire en entier le livre pour vérifier si elle est fondé.

                      S’il y a un livre que tout un chacun doit lire et du moins, tout ceux qui affirment vouloir changer les règles du jeu pour les rendre justes, c’est celui ci tant il me semble tout révéler et être inattaquable sur le plan logique.

                      Encore merci pour cette découverte et je pense même qu’il devient urgent d’écrire un article pour inciter les gens à lire ce livre.


                      • prismsoul prismsoul 20 juillet 12:30

                        Bonjour, je vous ai trouvé via votre projet de monnaie locale AMARE, et je pense qu’un projet vous intéresserait très sérieusement si vous ne le connaissez pas encore, puisqu’il va vraiment dans la même direction que vous : la monnaie libre par Stéphane Laborde, et le projet Duniter lancé cette année qui est une implémentation de monnaie libre. Vous pouvez retrouver ce projet par exemple sur le forum : https://forum.duniter.org/
                        Bien à vous.

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