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Accueil du site > Actualités > Politique > La révolution n’est ni à gauche, ni à droite, elle est en face de (...)

La révolution n’est ni à gauche, ni à droite, elle est en face de nous

La micropolitique va s’emparer, et jusqu’à l’élection présidentielle de 2007, d’une question fondamentale mais parfaitement obsolète : êtes-vous de droite ou de gauche ? Êtes-vous ségoliste de droite ou sarkozien de gauche ? Êtes-vous vert tendance gauche plurielle, ou vert nuance Hulot-Chirac ? Les journalistes et autres spécialistes de la géométrie de l’échiquier politique tourneront ces questions dans tous les sens, jusqu’à nous écœurer. Il faudra se positionner, de gré ou de force, se placer dans une case étiquetée, entrer dans le moule des idées vides.

Ces questions n’ont en effet plus de sens aujourd’hui. Ce sont des simplifications abusives qui se situent en décalage avec la complexité des problématiques et avec l’intelligence des électeurs. Les politiques qui vont se présenter à nos suffrages doivent comprendre que les citoyens ne sont pas désintéressés par la politique, bien au contraire ; en revanche, ils sont déçus des clivages politiques désuets, du manichéisme puéril des discours et de la réduction hypermédiatique des idées. Face aux enjeux de notre époque, ces artifices sémantiques ne sont que piètres déguisements pour occulter les réalités et éluder les questions qui méritent d’autres réponses que celles mijotées dans les vieilles marmites de la politique du siècle dernier. Des réponses plus radicales, en un mot : révolutionnaires.

Car c’est de révolution dont il s’agit. De révolution humaine.

Quand on parle de révolution humaine, on doit repenser le mot même de révolution. Il recouvre désormais une métamorphose multidimensionnelle qui se joue partout, qui modifie nos façons de penser, de nous comporter et d’agir. La révolution humaine vient de partout et de nulle part. Elle vient de l’inconscience des besoins primordiaux de l’humain et de la conscience devenue extrême de se survivre. Cette révolution ne renvoie pas à un monde meilleur mais à un monde que l’on aura sauvé de la catastrophe. La révolution humaine n’a pas de meneur, elle n’a pas de tactique, elle n’a pas non plus de noyau social. Elle est une galaxie de révolutions autonomes et interdépendantes, dans tous les domaines. Elle est la sortie de la grande confusion.

La révolution humaine c’est aussi celle de l’intelligence. On la voit se développer sous nos yeux et provoquer d’immenses formes de confusion et de résistances. Résistances culturelles fondées sur l’inégale capacité des individus à abstraire les informations, à utiliser les codes, les symboles, les langages et les procédures parfois complexes, sur la mise en évidence des décalages éducationnels, sur la circulation des productions intellectuelles et sur leur protection... Résistances politiques devant l’obsolescence des frontières nationales, l’émergence de nouvelles aspirations démocratiques, subversives ou révolutionnaires, devant les décalages entre les réglementations anciennes et la vocation de liberté des réseaux... Résistances économiques face à l’instauration de nouvelles organisations et de nouvelles formes hiérarchiques, à l’explosion territoriale des zones commerciales, à l’arrivée de nouveaux producteurs et modes de distribution... Résistances médiatiques face à l’émergence de nouveaux types de supports, l’accès immédiat à une multitude d’informations, l’ubiquité du réseau, l’automédiatisation de plus en plus répandue...

Ces résistances sont en décalage avec les mutations actuelles. Elles se déploient pour freiner, plus ou moins confusément, avec plus ou moins de succès, l’émergence des dispositifs de démocratie directe, de mise en réseau des intelligences et de développement du cyberespace politique, économique et social. Les couplets convenus récités sur la politique, les libertés et la démocratie, masquent mal ces combats d’arrière-garde qui luttent de manière pathétique pour canaliser un mouvement irréversible, certes éminemment subversif, mais hautement civilisationnel. Un mouvement qui n’a que faire de se positionner à gauche ou à droite.

Cette révolution implique de repenser fondamentalement le politique, et dans ces sociétés complexes qui naissent, de réinventer la démocratie. La tâche qui nous attend n’est pas aisée, car elle se déroulera dans une réalité confuse, violente et souvent imprévisible. Il nous faudra faire l’apprentissage de dimensions nouvelles, de réalités différentes et de disparités prodigieuses. Le réel devra être appréhendé dans sa contingence. Il ne souffrira pas de décisions ou d’initiatives souveraines ; il exigera des réponses qui ne seront formulées que si, au préalable, un accueil a été réservé aux réalités de l’autre.

Le politique, s’il ne veut pas être volatilisé par la révolution, doit trouver sa place dans un système de régulations à niveaux multiples dans lequel les relations souples, moléculaires et réticulaires entre les éléments seront plus importantes que les directives d’homogénéisation, d’unité et de sens imposé. Le politique devra abandonner ses certitudes et son orgueil, accepter que la société ne soit plus totalement objectivée ni homogénéisée, qu’elle n’entre pas forcément dans les cases de droite ou de gauche, et que, sans être opaque, elle comporte désormais une nouvelle dimension : celle d’une indétermination ouverte, susceptible d’une pluralité d’interprétations. Le politique devra se défaire de son aura archétypale d’incontestabilité ; il pourra alors jouer son rôle de pilotage vers une révélation partielle du réel, toujours susceptible d’amendements et de remises en question.

Cela ne signifie pas un aveu de faiblesse. Au contraire, de nouveaux axes orthogonaux devront apparaître dans ses plans, au-delà de la gauche et de la droite ; c’est ce qui lui donnera toute sa force.

Illustration : "Complexité" de Sylvestre Coulon


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95 réactions à cet article    


  • space_cowboy (---.---.113.32) 30 août 2006 14:35

    bla bla bla bla bla bla !!!

    ce que vous essayez de faire passer pour le meilleur goût en matière de communication tient de la chiasse verbale ! vous êtes pitoyablement assomant...

    Je n’essaie même plus de vous lire !!!

    mais c’est pas une tactique de troll ça ? vous en êtes à combien de post à la con comme celui là ? je ne vois pas de différence entre vous, milan, adolphos et cie !!!

    tout ce maximum pour en dire un minimum... mais si vous n’avez rien à dire, ne le dites pas bon sang !!!


  • space_cowboy (---.---.113.32) 30 août 2006 15:10

    nan certes mais vous êtes responsable de la lassitude des lecteurs qui essaie de déchiffrer ce que vous écrivez pour peu qu’un contenu probant existe dans vos commentaires !


  • space_cowboy (---.---.113.32) 30 août 2006 15:47

    je... je... je... je... magnifique autocongratulations et je constate que vous pouvez faire l’effort d’être compréhensible... ils en redemandent, parfait !!!

    mais je pense que vous êtes sincèrement ébloui par votre monstrueux ego, aveuglé par votre égocentrisme démesuré mais qu’importe après tout, si tout le monde vous aime... malheureusement le succès n’est pas toujours empreint de qualité !!!

    quant aux formules énigmatiques, elle ne me parle pas mais je reste persuadé que les clés résident dans l’ingestion de champignons ou la consommation de déjection de chameaux marocains... mais rassurez-vous, je ne pense pas que leur consommation soit indispensable à votre esprit pour la fabrication de vos délires verbaux !

    et ne pas trouver auprès des lecteurs de soutien ne veut pas forcément dire que j’ai tort... crier dans le désert c’est toujours crier... comme je le disais un peu plus haut, le succès n’est pas synonyme de qualité mais l’absence de succès n’est pas non plus synonyme d’erreur et je ne me trompe surement pas dans le jugement que je porte sur vos commentaires dont vous êtes le premier fournisseur sur ce site au vu des statistiques !!


  • (---.---.68.108) 30 août 2006 16:54

    Pauvre Pitre !


  • Stravos (---.---.58.60) 30 août 2006 17:45

    Je vous comprend Mr Space Cowboy et - rassurez-vous - vous n’êtes pas un isolé. En ce qui me concerne, j’ai fini par considérer Mr West comme une sorte de maladie que l’on attrappe en fréquentant ce site (ainsi que d’autres sites dixit l’intéressé !)... Une maladie que l’on finit ô paradoxe par aimer !! C’est donc une maladie grâve, aussi grâve qu’une 1er chtouille et qui peut durer longtemps,longtemps, sans espoir de remède, hélas. Essayons néanmoins de jouir des quelques spasmes qui sont à l’origine de cette étrange maladie et qui touchent un nombre croissant d’internautes... Considérons Mr West comme une sorte de sida virtuel, dont l’issue n’aurait heureusement rien de tragique et serait même, parfois, bénéfique. Bref, soyons avec lui infiniment patient et gentil, car il a au moins cette grande qualité de n’être jamais vulgaire et désobligeant avec ses ennemis... Bon j’arrête car je deviens grâve moi aussi...


  • (---.---.162.15) 30 août 2006 18:41
      Votre commentaire ne représente que vous.

    Nous sommes nombreux comme Space Cowboy à subir en Demian West la principale plaie d’Agoravox, une petite recherche sur le site le démontre amplement (voir aussi ici ses milliers de claques).

    Je sais que le répeter ne sert pas à grand chose, nous sommes d’humbles contributeurs, il est de la caste des rédacteurs, mais ce n’est pas une raison pour lui laisser dire une contre-vérité flagrante sans réagir. Faut pas pousser !!

    Am.


  • (---.---.242.12) 30 août 2006 18:49

    Mais vous êtes fou ! Demian c’est extraordinaire ! Essayez vous, d’être sur le site de tête à claques à coté de Sarkosy. Vous ne pouvez pas car vous n’êtes rien, personne ne vous connaît, qui êtes vous ? Place aux forts !


  • Fred (---.---.208.93) 30 août 2006 19:32

    @Demian, ou l’Incontournable Pollueur d’Agoravox Demian, IPAD

    Un article est publié, premier commentaire Demian, avec toujours la même pretention, avec autant s’autosatisfaction...

    Vraiment, je comprends que des personnes en fassent une OVERDOSE, j’en fais partis.

    Vous avez un métier, ou vous passez vos journées à polluer Agoravox ? smiley

    C’est drole, mais des que je vois votre photo hyper flashi toute autant prententieuse que vous, avec le meme style assomant, je perds le sourire parce que je sais d’avance que vous monopolisez l’articles, vous vous l’appropiez d’une certaine façon, , je verrais une bonne dizaine de fois cette photo incontournable, alors je perds le plaisir de venir sur Agoravox.

    Ce site ne vous appartiens, les articles qui y sont publier non plus. Je trouve que vous devenez vraiment un probleme sur se site !

    Aller, je suis enervé ! J’ai oublié de quoi parlait l’article, de Demian smiley ? smiley


  • (---.---.242.12) 30 août 2006 19:39

    Fred ton post est rigolo mais tu sembles malheureux. Alors détends toi, desserre le string, bois frais et dépêche toi d’être heureux avant de mourir. smiley


  • Fred (---.---.208.93) 30 août 2006 20:23

    @IPAD

    Je vous rassure, je ne suis pas malheureux, et je n’ai surement pas de votre « altruisme » pour trouver mon bonheur, je commence a savoir mis prendre... Rassurer...

    Par contre, lorsque je viens sur Agoravox, j’y viens aussi pour prendre du plaisir, mais j’avoue, lorsque je vois votre photo, vous devez posseder une faculter ingenieuse a enervé, voir a exasperer ce les personnes...

    IPAD, vous devriez quand meme avoir un peu plus de modestie, j’ai visité votre blog, me rendre compte a quel point vous etiez tant plebiscité, 37 commentaires depuis le 17 mars.

    J’en ai lu aller six, sur six, la moitié ne sont pas tant flatteur, soyez honnete !

    Exprimer tant que vous le voulez sur votre blog, IL vous appartient. Et que vous vous exprimiez sur se sute est tout a fait normal, mais que vous le coloniser devient VRAIMENT INSSUPPORTABLE !

    Quand je viens ici, je tris les commentaires qui ne sont pas de vous. J’aimerais vraiment que l’on fasse des stats, je suis sur que vous etes en tete de tres tres loin. Rien qu’aujourd’hui, une bonne vingtaine...

    Vous le redis, vous avez le merite de me gonfler, jusqu’a l’exasperation... je vous fais un post, j’ai ma reponse 5min apres... vous avez vraiment rien d’autre foutre hein ? Y pas qu’Agoravox dans la vie... smiley


  • (---.---.242.12) 30 août 2006 20:31

    Fred, les exploits de Demian sont recueillis et inscrits sur le site même d’Agoravox dans la catégorie « les auteurs ayant le plus commentés ». Va voir, Demian est champion toutes catégories. plus de 3 000 je crois. Essayes de faire mieux smiley

    Pour le reste, songe que le temps va s’améliorer demain si tu habites la France. cela va aller mieux.


  • Fred (---.---.208.93) 30 août 2006 21:54

    @IPAD

    Je vous laisserais ce derniers mot, je commence a croire que c’est votre façon de fonctionner. Je vous laisserais le dernier mot, non pas que vous m’aurez convaincu, mais plutot usé.

    Je me demande meme si je reviendrais sur Agoravox, enfin, DemianShow je voulais dire.

    Ce qui m’interperlle quand meme, c’est que des personnes vous qualifies de SIDA d’Agoravox, l’expression n’est pas de moi, je prefere pollueur, colonisateur ! A votre place, je me demanderais quand mem un tout petit peu, comment une personne en vient a me qualifier SIDA d’Agoravox, une personne qui ne vous connais qu’a travers ce site. Pourquoi DES personnes deviennent a etre aussi virulente a votre egard, je ne suis pas le seul !

    Quand a votre plebiscite, d’apres votre blog, vous avez en moyenne 1 commentaires tous les 5 jours, et 1 « sympathique » tous les 10 jours... Et encore, je dirais que ces moyennes sont plutot flatteuse !

    Si vous avez des sources plus sérieuses pour confirmer votre talent hors du commun, je suis preneur, juste par curiosité.

    Avez vous vraiment un metier et des choses a faire a part Agoravox ? Sans blague, j’y crois pas une seconde !

    Vous avez un blog, faites se que vous en voulez ! Poster ici, nous sommes en democratie ! Arretez de vous approppiez se site... Par la force des choses, enfin celle de IPAD, j’en arrive a me dire que je n’y reviendrais plus, je n’ai pas envie d’etre forcer a voir DemianShow. Rien que ce soir, la moitié des posts sont pour vous. Dans l’absolue, je ne souhaiterais en aucun cas y contribuer, mais je fait une OVERDOSE de DEMIAN WEST, IPAD.

    Votre plebiscite, a mon avis releve de la mythomanie, la sangsue d’Agorax qu’est votre comportement releve... Je commence a croire serieusement que votre cas releve de la pathologie et vous devriez penser a vous faire aider, et par la meme occasion, nous aider a vous supportez un peu plus !

    Mais bon, Demian, Demian, j’en ai tellement marre de voir ta photo, que t’auras le dernier mot, t’as contribution est devenue pollution, et quandAgoravox aurat autant de commentaires que sur ton blog, mais tu auras eu finalement le DERNIER MOT ! BRAVO, quel talent !

    IPAD, IMAD, ICAD, a force, je vais en faire une declinaison !!! smiley

    Je vous laisse le denier mot DemianShow... Je reviendrais plus tard.

    A quand des moderateurs sur AGORAVOX, ou DemianShow !


  • A West rien de nouveau (---.---.68.108) 31 août 2006 16:00

    Hé le pitre, faut se remettre de « clockwork orange », ça commence à dater tu sais ?


  • citoyen digital (---.---.60.48) 3 septembre 2006 02:21

    @ Demian

    « [...] voilà la question qui confuse grandement [...] ».

    Demian, arrêtez la masturbation linguistique. Vous en arrivez à utiliser des termes qui n’existent pas, tel le verbe « confuser » (sic).

    Votre façon pédante de vous exprimer devient irritante.

    La forme ne fait que redoubler le fond.

    En tout cas, je ne suis pas le seul à passer au commentaire suivant dès que je vois votre photo.


  • citoyen digital (---.---.60.48) 3 septembre 2006 02:32

    @ Demian

    Je dirais même plus : « connaissants » (sic) n’existe pas ou alors il s’agit d’un mot archaïque que je ne trouve pas dans mon dictionnaire.

    Vu comment vous polluez les articles et persistez, je crois que votre cas est effectivement pathologique.

    Désolé pour l’attaque ad hominem, mais là ça devient particulièrement exaspérant.


  • (---.---.9.238) 30 août 2006 12:29

    « Le politique, s’il ne veut pas être volatilisé par la révolution, doit trouver sa place dans un système de régulations à niveaux multiples dans lequel les relations souples, moléculaires et réticulaires entre les éléments seront plus importantes que les directives d’homogénéisation, d’unité et de sens imposé. »

    Pour ma part, je n’aurai pas utilisé ces termes-là, même si je sens que vous visez à juste titre quelque chose d’important. Il me semble que la perception de la politique est très liée à la perception de la nation, de l’état et de la démocratie. Tout cela baigne au niveau de l’opinion publique, quoi que puissent dire les savants de la politique. Le bain idéologique se transforme parce que l’état-nation est secoué, toutes les autres notions en sont affectées. Et c’est pour ça que la crise morale, idéologique, ce qu’on veut... est plus forte en France qu’ailleurs.


    • Jesrad (---.---.20.126) 30 août 2006 12:59

      En bref : assumez vos choix et vos opinions, plutôt que des étiquettes smiley


      • Yann Riché (---.---.114.114) 30 août 2006 13:37

        L’article est d’autant plus interessant que l’un de mes amis m’a récemment demandé de lire un livre d’Edgar Morin « Introduction à la pensée complexe ».

        Autre article qui aborde le même sujet, la tribune de Corinne Lepage dans le Monde daté du 28/08/06 que vous pouvez retrouver sur mon blog cette semaine, blog sur lequel voustrouverez justement trois « posts » récents sur ce sujet. (c’est un peu l’autopromotion du jour) mais je n’ai pas accès à tous les sites de mon lieu de travail... ni d’ailleurs le temps pour vous remettre tous les liens sur mes sources.

        La représentativité de l’échiquier politique n’est donc pas possible dans un système binaire, le fait qu’il y ait des courants peut être une solution mais au bout du compte c’est réducteur.

        L’enjeu n’est donc pas vraiment la présidentielle mais plutot les législatives pour obtenir une meilleure représentation (une solution pourrait être de multiplier les candidats sans étiquettes regroupés au sein d’un parti sans étiquette par exemple).

        Enfin cela explique aussi pourquoi les partis tels le FN ou le MPF sont des partis virulents car ils simplifient à l’extrême une problématique pour en sortir des solutions simplistes, solutions coupées des interactions existantes entre les différents sujets.

        Bref plutot que de me lire lisez Edgar Morin « Introduction à la pensée complexe » Editions Points - Essais au prix de 6€.

        très bon article.


        • Jimmy (---.---.178.30) 30 août 2006 14:14

          Article trop hermétique à mon goût Quand on a quelque chose à dire on peut s’exprimer clairement, à moins que ça ne soit inavouable, donc dès qu’on y comprend rien il faut se méfier. Dis-moi G.Ayache c’est un pamphlet libéral non ?

          Le politique doit s’adapter aux nouvelles réalités, à la « complexité des problématiques » entre autres choses ...Ca veux dire que le politique doit se mêler de ce qui le regarde, rester dans les domaines où on à encore besoin de lui et laisser d’autres pouvoirs s’installer. Et qui va défendre le pauvre citoyen dans cette jungle ? Il se débrouille, malheur aux faibles.

          Je pense que depuis toujours s’il y a un état c’est pour protéger les faibles contre les plus malins, et cet état doit être fort dans le passé comme dans l’avenir. Si un état doit s’effacer c’est pour être absorbé par un état plus grand mais certainement pas face à des réalités machin chose où à des problématiques trop complexes pour lui.


          • Gérard Ayache Gérard Ayache 30 août 2006 14:30

            Bonjour Jimmy

            Non ce n’est pas un pamplet libéral. Cet article appelle à un renforcement du politique. Il appelle aussi les politiques à ne pas esquiver la complexité du monde comme ils le font en adoptant des étiquetages simplistes et des saupoudrages micropoliticiens.

            Les citoyens ne sont pas des handicapés civiques ; ils sont de plus en plus ultra-informés, les expériences d’intelligence collective, de médiatisation citoyenne (cf Agoravox) sont là pour prouver que les catégories d’antan sont définitivement obsolètes. Que l’humain fait sa révolution et qu’il va (je l’espère) sortir progressivement de sa « grande confusion ».


          • ZEN zen 30 août 2006 17:33

            « Les citoyens sont de plus en plus ultra-informés »

            Ah bon, cela vous semble évident ? Qu’appelez-vous « informés » ? Informés ou saturés de nouvelles formatées ?

            Croyez-vous que votre discours soit compréhensible et acceptable pour les 30 à 50 % de chômeurs du secteur ou j’habite ?...pour qui chaque fin de mois est trés problèmatique.


          • Zermikus (---.---.52.215) 30 août 2006 20:32

            Bonjour l’auteur,

            Je trouve bien téméraire votre assertion du « citoyen informé », comme ceux qui lisent Agora....

            Auriez vous une idée, sur cent électeurs, combien s’informent en regardant tf1, combien le monde, combien agora ?...

            Ne dites pas que « les français ne sont pas des imbéciles », kouched’air l’a dit avant vous....

            Pour l’anecdote, j’ai bien cru que le débat n’allait jamais commencer... Décidément, avec ses piliers de compétence, Agora est de plus en plus imbuvable....


          • Jesrad (---.---.20.126) 31 août 2006 11:04

            Les citoyens ne sont pas des handicapés civiques

            Tout est dit. Merci, M. Ayache smiley


          • (---.---.83.116) 30 août 2006 14:15

            Ecœure,ça fait longtemps...On est en 2006,ils sont incapables de loger les sans abris.L’environnement,ils s’en tapent completement.Les sans papiers,une mise en scene.Regularisons,ceux qui sont en france avec des enfants scolarises.Punissons severement les employeurs qui utilisent des sans papiers pour les extorquer.Ce sont des etres humains,pas du betail.LES DROITS DE L’HOMME,les politicards,ils s’en foutent royalement.Je voterais en ame et conscience. Amities


            • lss (---.---.51.168) 30 août 2006 14:49

              Vous pointez indirectement un phénomène qui ne concerne pas seulement les politiques mais aussi les individus : celle d’accepter de relativiser nos perceptions, d’éviter les parti-pris manichéens.

              C’est possible, mais pas simple : ça veut dire, par exemple, pour un libéral (au sens où l’entend l’extrème gauche ; à mes yeux, c’est à la fois plus compliqué et différent), de s’ouvrir aux idées de l’extrème gauche, et réciproquement. Ces personnes en sont-elles capables, ou plutôt, le voudront elles ?

              Posons la question autrement : les gens voudront-ils partir du principe que tout le monde, eux y compris, moi y compris, a tort... et raison, en partie...

              Il me semble que c’est un peu la question que vous posez : Sommes nous, politiques y compris, capables d’éviter les positions manichéennes (ie, par exemple : « c’est la faute à ceci, à cela, à celui-ci, à celui-là ») ?

              C’est une question Cornélienne...


              • Gérard Ayache Gérard Ayache 30 août 2006 14:57

                Devant la complexité des problèmes du monde, vous pensez que quelque part quelqu’un possède la solution ?? Non bien sûr ; nos certitudes les plus établies volent chaque jour en éclat. Comment les politiciens actuels seraient-ils plus sûrs de leurs certitudes que d’autres ?

                Pour en sortir, il faut abandonner les simplifications abusives et les moules préformés ; il faut mettre en oeuvre des procédures capables de favoriser l’émergence des intelligences les plus diverses, des avis les plus contradictoires et d’accepter de les envisager avec le maximum « d’hospitalité ».


              • space_cowboy (---.---.113.32) 30 août 2006 15:13

                y a une autre manière de faire... tout simplifier !


              • La Taverne des Poètes 30 août 2006 16:00

                Vive la tolérance, mais je dirai plus : vive l’alter-égotisme d’où naîtra la révolution humaine.


              • Phil Philippe Gammaire 30 août 2006 15:06

                @ Gérard Ayache : « Révolution humaine », l’expression est belle et je suis bien d’accord avec la description que vous faites des nombreux bouleversements en cours dans nos sociétés.

                Moi je veux bien qu’on donne un grand coup de pied dans les vieilles marmites des idéologies du siècle dernier, mais je ne suis pas certain qu’en faisant celà vous allez sortir « les gens » de « la grande confusion ». Ce ne seront que des repères en moins.

                A moins que vous nous présentiez autre chose que « réinventer la démocratie » : c’est un peu vague comme concept.

                « L’indétermination ouverte » dont vous parlez paraît séduisante sur le papier (enfin, sur l’écran), mais ce n’est pas franchement un facteur de stabilité, plutôt la porte ouverte à toutes les incertitudes. Les politiques doivent tracer des lignes pour le futur, pas se contenter de dire blanc un jour et noir le lendemain, en vertu d’une doctrine qui voudrait l’abandon des certitudes.

                L’abandon des idéologies est un leurre. Il ne sert que les petits malins, ceux qui tirent toujours profit d’une situation.

                J’imagine que vous allez me répondre que je résiste « de manière pathétique » à la « révolution de l’intelligence ».

                Je trouve bien au contraire que la politique est plus que jamais indispensable dans ce monde en mutation, pour réguler, ordonner, prévoir. Au fond dans votre article - et c’est le plus frustrant - vous dites que le monde ancien doit dispraître mais vous n’écrivez pas à quoi vous pensez pour le futur. Ah si, pardon, « de nouveaux axes orthogonaux » dites-vous... J’en reste coi. smiley

                Cordialement


                • Gérard Ayache Gérard Ayache 30 août 2006 15:36

                  @Philippe Gammaire

                  Il est bien difficile dans le cadre d’un papier comme celui-ci d’expliquer en détail ses idées. Il n’en reste que des bribes qui, forcément se retrouvent réduites et parfois déformées.

                  Sortir de la grande confusion n’est pas faire table rase du passé. C’est simplement prendre conscience d’un certain nombre de réalités et des rouages de la machine dans laquelle nous vivons.

                  Réinventer la démocratie, c’est simplement revenir aux sources d’un principe perverti degré par degré par le système technologique, intellectuel et économique dans lequel notre monde occidental évolue.

                  Parler d’indétermination ouverte c’est ni plus ni moins tenter de coller aux difficiles réalités du monde. C’est abandonner des certitudes empesées pour mieux ouvrir notre esprit à toutes les solutions possibles. Par ex. en matière de changement climatique, qui peut détenir une parcelle de certitude sur l’évolution du phénomène ? Doit on pour autant se mettre des oeillères idéologiques, scientifiques ou économiques ?

                  Imaginer que les politiques puissent tracer des lignes vers le futur (je suis d’accord avec vous, c’est là leur rôle) mais sans prétendre détenir la vérité souveraine et en laissant la place aux ajustements voire aux revirements salutaires.(c’est ce que j’appelle les « nouveaux axes orthogonaux »).

                  Parler d’abandon des idéologies est un peu rapide ; il faudrait plutôt parler d’obsolescence des idéologies du siècle passé. Auxquelles pourtant nombre de politique se réfèrent.

                  Enfin où avez-vous vu que je parlais de démission du politique ? Au contraire il doit être de plus en plus présent mais orienté dans ses pensées et dans ces décisions vers l’humain et non plus seulement vers sa propre perpétuation.

                  Sortir de la grande confusion c’est accepter de changer les réglages de la machine dans laquelle nous avançons. Une machine aujourd’hui réglée sur trois paramètres : le marché libéral, l’individu, la maîtrise de l’information. Ces trois paramètres devront demain être : liberté (liberté conçue non comme un bien dont un individu est solitairement propriétaire mais comme un bien qui concerne la société dans laquelle vit l’individu) ; humain (prendre comme axe de perspective de développement l’humanité dans son ensemble) ; hyper-information (intégrer les dimensions des nouvelles pratiques d’intelligence collective notamment).

                  Bien sûr je résume, mais sans faire de pub, vous trouverez tout cela détaillé dans mon bouquin qui sort dans quelques jours. Bien cordialement.


                • Daniel Milan (---.---.168.209) 30 août 2006 15:10

                  La Révolution est dans la prise de conscience de plus en plus grande du fait que la France nous a été confisquée. N’en déplaise aux partisans du totalitarisme Crifien, qui voudraient imposer partout et à tous leurs lois et leur vision totalitaire du monde. smiley


                  • Stravos (---.---.58.60) 30 août 2006 18:32

                    Vous n’êtes jamais fatigué de remettre sans cesse le même disque ? Franchement, il y a d’autres trucs nettement plus interressant dans la vie... Heureux les musiciens qui savent rendre belle la répétition, mais je crains mon pauvre monsieur Milan que vous n’ayiez aucun sens musical. Vraiment dommage qu’une bonne fée n’ait point songé à métamorphoser votre juif fantasmatique en un vrai Stadivarius...


                  • Stravos (---.---.58.60) 30 août 2006 18:34

                    Stradivarius et non Stadivarius comme je l’ai écrit. Excusez moi.


                  • (---.---.242.12) 30 août 2006 18:40

                    Stravos, il ne faut pas parler à Milan. il faut le laisser seul.


                  • Philgri (---.---.141.39) 30 août 2006 15:20

                    après la fracture sociale, après la rupture sociale, après le gouffre social,

                    Voici le patatrac social !

                    et il faut

                    Concilier l’inconciliable ! Accepter l’inacceptable ! Supporter l’insupportable !

                    Bon courage...

                    Philgri.


                    • GRL (---.---.91.38) 30 août 2006 15:40

                      Il y a effectivement une séparation progressive mais assez aboutie des clivages politiques , au jour d’aujourd’hui . Si bien , que beaucoup se sentent tres ennuyés pour donner à leur futur vote , de la pertinence , ou tout simplement , il est de plus en plus difficile de se reconnaitre dans les idées véhiculées pas les partis. les élections à venir , devant la grande mascarade en préparation ( à coupe de tong ) est déjà synonyme de lourdeur . La France a été déçue , en votant pour , puis en votant contre , en s’abstenant , et maintenant elle sent qu’il est plus que jamais important de se prononcer au prochain scruttin , mais elle sent aussi , que se prononcer honnetement devient quasiment impossible . Le vote n’est pas un acte de satisfaction individuelle , il est lexpression de « mèmes » , de superstructures en combat codifiés par ce que l’on appelle la « démocratie » , et entre nous c’est déjà bien que cette lutte soit codifiée , on ne s’entretue plus pour la place de nos idées ... mais ...

                      Le sens propre ....s’est développé dans nos esprits , peut etre un héritage de la guerre de 40 qui par ses horreurs vécues et avérées post mortem , injonction à fuir , se méfier des partis et de l’esprit des masses, , une de ces douleur qui pousse les etre à réinventer plus ou moins adroitement leur vie , ... peut etre , peut etre pas , ou pas chez tout le monde .

                      Et peut etre est ce aussi, un mouvement de l’évolution de notre espece , tout simplement . Peut etre nous préparons nous lentement , à tout autre chose, à évoluer vers une autre forme de représentation du monde , et particulierement des hommes , voire même , du vivant . Cela n’a rien d’ésotérique pour qui se documente , cela s’est fait tout au long de l’histoire , sur des millénaires et des millénaires .

                      Et vouloir porter le fardeau de la marche de toute une societé sur ses épaules est une chose quasiment impossible. Rois , présidents, personne n’a pu empecher la montée idéologique d’un vaste groupe humain, et personne ne peut stopper un déclin social lorsque celui ci s’empare des âmes , une à une. Les plus grands empires ont connu celà au travers de toutes les époques. Certains ont tenté de démontrer leur puissance militaire pendant la phase de déclin, pour garder un moment de la superbe, d’autres ont revendus des part de leur appareil productif pour ré equilibrer temporarement quelques balances, quelques chiffres, mais personne n’a jamais pu stopper les choses en mouvement, le cycle de vie et de morts des idées autour desquelles nos societés, états, se sont toujours réunis.

                      Faut il alors commencer à écouter ceux qui depuis trente ans tentent de montrer que le comportement d’un etre social est tout à fait inscrit dans l’ordre de la nature , qu’il nait grandit , nous assimile en nations , combat , apprend , ... et meurt un jour avalé par un autre groupe de pensée ?

                      Somme nous presques prets , pouvons nous commencer à penser à nous alleger du fardeau de nos représentations du monde , alors que ces représentations , nos désirs , sont autant d’images différentes à l’interieur d’une toile connexionniste de cerveaux humains dont les idées sont les « marqueurs de soi » , ( comparables à des genes ) et nous réunissent par famille et par partis politiques , par nations ?.

                      Qui d’entre vous sait comment je vois le monde ? Personne en réalité . Ai je moyen de savoir comment vous , vous le voyez réellement ? Aucun moyen .

                      Pourtant , nous avons tous une représentation du monde qui, s’est extraordinarement diversifiée et précisée depuis l’ere de l’information , et malgré celà , des médiateurs politiques essaient encore de nous rassembler autour d’idées mais celles ci , ressassées , ne nous conviennent plus, ne nous unissent plus. Sommes nous à ce point divisés , ou alors sommes nous en train de faire évoluer notre esprit collectif , de le faire grandir , apprendre ? Ne sommes nous pas au contraire , beaucoup plus unis qu’il n’y parait , en attente de l’émergence de nouvelles directions à prendre ?

                      Quelle forme pourrait bien prendre alors un nouveau drapeau politique ? Le saurons nous de notre vivant ? Est il temps de nous renseigner à nouveau sur ce que sont nos sociétés comme tentent de le faire les découvreurs visionnaires de la « memetique » ou devons nous encore mûrir , et continuer à buter sur ce qui nous appartient pas pour commencer à comprendre qu’il y a des directions sociales que nous ne pouvons infléchir sans nous mettre en grand danger , que l’expression de notre créature sociale est plus « grande » que la somme de nos expressions individuelles , et que par ce fait , l’entelechie « societé » ne peut etre réellement contrôlée comme on le voudrait dans nos utopies ?

                      Nous y interesserons nous de notre vivant ou laisserons nous nos cette tache à nos enfants ?

                      Ah monsieur Ayache, il n’y a guere à mon sens , que l’évolution qui soit devant nous , mais peut etre est ce bien là encore une belle révolution , je vous l’accorde.

                      GRL.


                      • SilenT BoB (---.---.247.54) 30 août 2006 15:46

                        Il est serieusement temps que les politiques comprennent leur inneficacite a tout gerer et donc tout solutionner, nous vivons dans un monde dynamique ou la flexibilite est reine, du jour au lendemain les regles economiques peuvent changer. Ce que je reproche principalement a nos politiques c’est leur manque de pedagogie pour enfin faire comprendre aux francais que notre monde est en mouvement et que l’Etat doit toujours s’adapter, bouger, et non pas etre lent et toujours avec un train de retard.

                        La revolution doit venir des citoyens, elle doit venir de nous, pour montrer que nous ne voulons plus de vie mediocres qui se resument a travailler pour payer des impots ou vivre d’aides de l’Etat. Les hommes politiques ont endette le pays de trop, ont englouti NOTRE argent dans tout et n’inporte quoi, ils pensent toujours que l’argent est une solution. Ils ont fait partir tous les business angels de ce pays, les mecennes, les riches PME, plus que jamais ils essaient de nous faire comprendre que nous avons besoin d’eux,mais au final qui est le plus enclin a savoir ce qui est bon pour vous si ce n’est vous ?

                        La revolution doit venir de nous a comprendre que nous sommes maitres de ce que nous creons, de ce que nous possedons (materiel et immateriels) et que nos politiques n’ont fait que depenser nos richesses trop souvent en vain, tant d’argent aurait pu etre utilise pour financer de vrai refuges et de veritables aides pour des SDF, tant d’argent aurait pu etre utilise par nos PME pour se developper, creer des emplois, et rendre la France plus forte.

                        Les citoyens doivent faire leur revolution et accepter de vivre dans un monde pluriel, aux ecnomies, idees, conceptions differentes, nos politiques (Chirac en tete) donnent des lecons a l’international et sont detestes en leur pays, nous avons un minitre de la culture qui etablit uen loi douteuse a plus d’un titre et quand on sait que celui-ci a ete accuse de BLANCHIMENT D’ARGENT !!! Un Juppe qui revient en Vainqueur et quand je lis que pour le député UMP des Hauts-de-Seine Patrick Ollier, « Alain Juppé a payé pour des responsabilités qui n’étaient pas les siennes et il est légitime qu’il retrouve ses fonctions en tant que maire de Bordeaux ». Je suis desole un tribunal l’a reconnu coupable si meme les deputes mettent en doute officiellement la justice de la France mais ou va t’on ?!!

                        Honnetement, combien d’entre nous ont confiance en les politiques de quelque tendance que ce soit pour faire avancer le pays ? La revolution nous la portons en nous, car le peuple est maitre de son destin, pas nos politques.


                        • dapeacemaker (---.---.1.14) 30 août 2006 15:54

                          Je ne suis ni de droite, ni de gauche, juste Humaniste. Si vous le desirez, je vous invite a me contacter afin de partager nos idées et de les faire progresser.

                          Merci.

                          Dapeacemaker / peaceforevery0ne@hotmail.com


                          • (---.---.107.65) 30 août 2006 16:15

                            Le « Point de vue » de Corinne Lepage dans le monde, cet article dans Agoravox... Dépasser les clivages gauche/droite... N’est-ce pas là le message de François Bayrou depuis x années ?


                            • sod (---.---.110.176) 30 août 2006 16:20

                              Que les choses soient complexes , on s’en doutait un peu figurez vous.

                              Ce qui me parait limpide par contre, c’est que cet article participe à la promotion de votre prochain livre .

                              En l’occurence, je ne suis pas certain que l’intérêt particulier (le succès de votre livre)rejoigne l’intérêt général (un progrès pour la démocratie)

                              vous noterez au passage l’une des des différences entre pensée de gauche et de droite (intr part/intr gén smiley

                              Bonnes ventes


                              • Gérard Ayache Gérard Ayache 30 août 2006 16:48

                                @Sod

                                Méfiez-vous des simplifications abusives comme résumer un article dans une formule lapidaire ou à n’y voir que des objectifs publicitaires. Allez plus loin, si je peux me permettre ce conseil, dans la réflexion. Voyez les réalités de votre vie, essayez de comprendre le monde et tirez en les conséquences. Le persiflage cynique n’a jamais fait avancer les sociétés. Le courage des idées oui.


                              • sod (---.---.110.176) 30 août 2006 17:33

                                Gérard, je fais de gros efforts pour regarder les réalités du monde et finalement je suis assez d’accord avec bob qui en 64 déclarait.

                                “People talk about trying to change society, All I know is that so long as people stay so concerned about protecting their status and protecting what they have, ain’t nothing going to be done. Oh, there may be some change of levels inside the circle, but nobody’s going to learn anything.”

                                Mais je vous ai posé une question de fond (au delà de ma plaisanterie sur votre livre)et j’attendais une réponse ,je veux parler de la contradiction entre intér^ts particuliers et généraux.

                                Pour l’humour grinçant , je veux bien faire un effort, mais de grâce gérard, de votre côté, soyez un peu plus dans le doute et le questionnement.


                              • Gérard Ayache Gérard Ayache 30 août 2006 17:49

                                @Sod Vous avez raison, dans le feu de l’action j’ai un peu perdu mon sens de l’humour.

                                Pour ce qui est de votre question de fond, on pourrait l’aborder sous l’angle du dilemme qui oppose traditionnellement collectivisme et individualisme. Pour sortir de ce dilemme qui gangrène toute la politique depuis des lustres, il faudrait faire appel à une notion qui est actuellement développée par des gens comme le philosophe irlandais Philip Pettit : celle d’individu holiste.

                                L’holiste sait que s’il pense, c’est parce qu’il entretient des rapports avec les autres. Le « je pense donc je suis » devient « Je pense parce que je suis avec les autres ».

                                Dans cette conception, les valeurs que peuvent mettre en oeuvre des institutions ne sont données que parce qu’elles s’adressent à des individus qui agissent en inter-relation avec d’autres individus. Cette idée s’oppose fondamentalement (en cela, elle est révolutionnaire) à l’engagement libéral qui conçoit un individu solitaire propriétaire d’une liberté dont la seule limite est la non-interférence avec celle d’autrui.

                                La conception individualiste actuelle qui privilégie l’intérêt particulier contre l’intérêt général, qui est parvenue progressivement au statut de référence dominante, oublie que la liberté est essentiellement une valeur sociale. Cela ne veut pas dire que l’individualisme ne puisse s’opposer qu’avec le collectivisme. Il est possible de faire émerger une autre conception de l’individu, conscient de son rapport aux autres et des interactions de sa liberté avec celle des autres.

                                C’est un des sens de ce que j’appelle « la révolution humaine » à faire...


                              • Borneo (---.---.64.173) 31 août 2006 10:52

                                Au départ, votre assertion parait assez juste. Mais dans le quotidien, on peut constater des comportements divergents. Par exemple les jeunes communiquant en permanence les uns avec les autres par portable et SMS, débattant de tout ou de rien et il se crée en temps réel des opinions « démocratiques ». On a vu des rassemblements spontanés générés en quelques heures par ce média.

                                A l’opposé, on peut voir qu’un groupe de jeunes au restaurant est incapable de partager l’addition en parts égales. Aucun ne voudra régler un euro de plus que sa consommation personnelle. En d’autres lieux, on constate une citoyenneté de « consommation » et les bénévoles se font rare. Je crains que nous évoluions vers une société à réaction épidermique ou la rapidité de l’information génére des mouvements prompts mais sans suite. La crise du politique est effectivement du à une obscolescence rapide des idées mais avant même qu’elles aient eu le temps d’être confrontées aux faits.


                              • demian au sud-est-nord-ouest (---.---.227.180) 30 août 2006 16:22

                                si le clivage gauche -droite est aujourd hui obsolete : c est que la gauche a disparu de l occident depuis des decennies contrairement a la droite qui elle est partout. les gens qui se disent « socialistes » aujourd hui ne sont que des gestionnaires de ce que fait l autre partie smiley


                                • Stravos (---.---.58.60) 30 août 2006 18:13

                                  Depuis que je vous lit, je n’ai plus besoin de me fournir en champignons... Comme quoi vos interventions ont sur moi un effet psychédélique... Et en plus c’est gratuit ! Dire qu’il y en a qui se plaignent... Moi je suis devenu accroc dure. Donc pour parodier la formule des bonnes soeurs : avec vous en communion de trip. Amitiés psychédéliques.


                                • Stravos (---.---.58.60) 30 août 2006 18:38

                                  Merci pour le palmier, c’était bien vu.


                                • keiser (---.---.174.166) 30 août 2006 19:12

                                  Salut Demian

                                  Le coup d’orange mecanique tu l’as deja fait , trouve autre chose et cesse de copier , en temps qu’artiste il faut creer .

                                  N’est ce pas ???


                                • (---.---.174.166) 30 août 2006 19:56

                                  Calme toi Demian !!!

                                  Je ne vois pas le rapport avec l’allemagne moi c’est keiser

                                  Je t’aime bien quand meme , sans toi le phorum serait un peu ....

                                  Essaye le verlan ou le loucheben


                                • Yann (---.---.61.246) 30 août 2006 21:04

                                  Y’a un rapport avec Louison Bobet ?..


                                • dscheffes (---.---.179.57) 30 août 2006 18:05

                                  Gérard Ayache sort un bouquin et se fait de la pub gratuite sur Agorax Vox !!!


                                  • (---.---.242.12) 30 août 2006 18:10

                                    dscheffes, ce n’est pas grave d’être jaloux


                                  • (---.---.242.12) 30 août 2006 18:22

                                    ... mais fait le en silence.


                                  • José w (---.---.25.142) 30 août 2006 18:40

                                    Pour une fois, je suis plutôt d’accord avec l’auteur.

                                    Toute cette bouillie gauche-droite n’est plus très crédible quand on regarde les programmes et surtout les réalisations.


                                    • pierrot (---.---.141.25) 30 août 2006 18:44

                                      Voilà un article bien vu. Il est temps de se défaire d’une politique partisane issue d’autre âge. Le monde hégelien à fait sont temps et la dialectique marxiste-léniniste qui en découle, gauche et droite s’affrontant sans fins et sans résultats jusqu’à la fin des temps à fait long feu ! Trop long feu !


                                      • (---.---.162.15) 30 août 2006 18:57

                                        Il me semble que le vote sur le référendum a été une étape importante dans l’atténuation du clivage gauche/droite quoiqu’en disent ceux nombreux qui se réclamaient d’un Non de gauche ou de droite.

                                        Je pense que la percée que pourrait (devrait...) faire François Bayrou dans l’élection présidentielle à venir poursuivrait cette atténuation.

                                        Le fait que Bayrou ait voté Oui au référendum montrerait à mon sens qu’il n’aurait pas une réelle adhésion des électeurs mais que ceux-ci le considérerait comme le « meilleur levier ».

                                        Am.


                                        • chantecler (---.---.146.14) 30 août 2006 18:59

                                          Votre article me rapelle un livre :« entre le cristal et la fumée » Sûrement ça fait avancer le schmilblic ! Bien à vous.


                                          • chantecler (---.---.146.14) 30 août 2006 19:11

                                            Désolé :« rappelle » livre d’Atlan


                                          • L'enfoiré L’enfoiré 30 août 2006 19:04

                                            Bonjour Gérard,

                                            Très bon article. J’en ai un sur le feu actuellement qui va dans le même sens Pourquoi parle-t-on de gauche et de droite ? Je me suis posé la question. Pourquoi pas haut et bas ? Ce serait plus en rapport. En cherchant la raison, je me suis dit, avec mon petit esprit, mais nous avons une main gauche et une main droite. Cette dichotomie existe sur une foule de pièce de notre moteur. Donc, l’imagerie fonctionne. On ne se trompe plus. Je me souviens être en République Dominicaine en 94 à l’occasion de la réélection de Balaguer qui avait à l’époque plus de 90 ans et à moitié aveugle (voilà pour le tableau). Pour distinguer son parti, un geste de main en plaçant les doigts à un endroit convenu et on savait le parti de l’électeur. Nous avons en effet beaucoup progressé. Je me sens un peu moins « bête » tous les jours quand j’apprends quelque chose. Le schmilblick est en marche et il n’y aura plus de croque en jambe de gauche ou de droite. De l’avant comme dit l’article. Révolution, c’est un gros mot. Mais évolution très certainement. A+


                                            • (---.---.242.12) 30 août 2006 19:29

                                              à te lire l’enfoiré smiley


                                            • Gérard Ayache Gérard Ayache 30 août 2006 19:41

                                              Bonjour l’Enfoiré,

                                              Merci de votre commentaire. mais pourquoi le mot Révolution serait-il un gros mot ? Selon moi, il induit une volonté, une force, une action. Evolution est plus cool, ménage l’idée que les choses vont s’améliorer toutes seules, tranquillement. Je ne le crois pas ; certes le mouvement de l’évolution est largement engagé mais il faudra beaucoup de volonté pour empêcher qu’il ne se perde dans les brumes de la grande confusion anesthésiante.


                                            • Yann (---.---.61.246) 30 août 2006 22:48

                                              Le terme gauche/droite vient tout simplement de l’emplacement des députés à l’assemblée depuis le Directoire je crois. Les cléricaux, les royalistes et les conservateurs s’installaient à Droite et les pourris de gauche à gauche...


                                            • Stravos (---.---.58.60) 31 août 2006 08:48

                                              Que de haine chez ce Yann, il doit s’emmerder grâve dans la vie ! Je suis à peu prés sûr qu’il doit regretter le clivage droite gauche, tel un tyranosaure antédiluvien et nostalgique.


                                            • L'enfoiré L’enfoiré 31 août 2006 10:45

                                              @Yann, Merci de l’explication. Je me doutais un peu de cette raison tout à fait fortuite de positionnement des autorités dans le cadre de décisions. Mais pourquoi pas inversémment. Tout dépend aussi de l’endroit où on se place. Gauche-droite-gauche. Ce serait donc une habitude artificielle. Dans le Sciences et Vie du mois, j’ai vu en vitesse que l’on avait découvert scientifiquement le pourquoi d’avoir son coeur à gauche dans la poitrine. Y-aurait-il une relation ? Question idiote et contestable. A+


                                            • L'enfoiré L’enfoiré 31 août 2006 10:49

                                              @Gérard, Pourquoi pas révolution ? Simple, je suis un modéré. J’aime défendre ma pensée bec et ongles. Elle n’est seulement pas unique. Et je n’ai pas peur de retourner ma veste si je comprends que j’ai tort. Tout se règle démocratiquement en douceur avec les gens de bonnes volontés ayant compris les règles du jeu. Je maintiens « évolution » mais concertée. A+


                                            • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 août 2006 10:59

                                              @ l’Enfoiré

                                              Curieusement, dans l’Histoire, les Révolutions ont toujours été menées par des modérés...Les modérés n’aiment pas le désordre et la confusion ; c’est pour cela qu’ils font la révolution.. smiley


                                            • Moloch (---.---.166.224) 30 août 2006 19:36

                                              « Face aux enjeux de notre époque, ces artifices sémantiques ne sont que piètres déguisements pour occulter les réalités et éluder les questions » OUI, cela est vrai aussi pour ce texte qui est un artifice sémantique, une bouillie, et nous plonge encore plus dans la grande confusion. « RESISTANCE »+« REVOLUTION » pour appâter le lecteur, du langage confus et analyses pour personnes se croyant intelligentes.

                                              J’ai l’impression d’écouter un discours politique dans un Conseil Général Départemental, mais les petits fours en moins.


                                              • Strategistes 30 août 2006 20:40

                                                il est vrai, le clivage gauche /droite n’a pu lieu d’etre.

                                                Mais l’evolution ou revolution n’a t elle pas commencé ??

                                                Sarkozy tient a avoir Borloo pres de lui, et Royal nous parle en bien de la politique blairistes tout en ayant Montebourg dans son etat-major.

                                                Hormis la democratie participative n’y a-t-il pas un debut là ????


                                                • (---.---.185.122) 30 août 2006 21:58

                                                  Dépassé le clivage gauche-droite ? Mais au fait quelle gauche ? Celle que représente le PS qui partage depuis 25 ans en ALTERNANCE le pouvoir avec la droite dans l’acceptation du système économique ou disons pour aller vite celle du NON de gauche au traité Constitutionnel européen qui conteste la domination exclusive du marché et qui cherche les moyens d’une véritable alternative aux politiques libérales ? Cet argument du dépassement et de l’obsolescence des clivages politiques n’a d’ailleurs rien de nouveau. Il émerge toujours dans les moments où les forces qui dominent la société voient leur domination remise en question par des citoyens de plus en plus nombreux qui s’interrogent sur l’avenir et aspirent à de profonds changements . Ce qui est le cas de la période que nous vivons (grèves de 1995, luttes contre les réformes libérales des retraites et de la sécurité sociale, victoire du NON au referendum sur le traité constitutionnel, lutte victorieuse contre le CPE) L’essentiel pour ces forces étant de procéder à des changements mineurs qui ne remettent pas en cause leurs privilèges et leur domination et de disposer d’un personnel politique au pouvoir qui « respecte bien les règles du jeu ». Alors évoquer la modernité et l’aspiration à faire du neuf SANS référence à ces intérets contradictoires de fonds qui tissent la trame concréte de l’actualité politique, économique et sociale n’est-ce pas jeter un voile pudique et interessé sur ces antagonismes et sur les véritables moyens pour les dépasser ? Une révolution à moindre frais et qui ne touche pas à l’essentiel en quelque sorte !


                                                  • Gérard Ayache Gérard Ayache 30 août 2006 22:25

                                                    Vous décrivez bien là l’obsolescence des classifications classiques qui pourtant gouvernent nos politiques. Elles sont de moins en moins cachées par ce voile pudique dont vous parlez ; elles apparaissent désormais au grand jour face aux enjeux qui nous font face.

                                                    Devant ces enjeux, seule une révolution de la pensée politique, qui dépasse les antagonismes dont vous parlez peut être efficace. Cette révolution peut se faire sans « grand frais » car elle est une force multidimensionnelle qui naît partout et qui s’enfle devant les désarrois des politiques et devant l’ampleur des enjeux et des risques. Les problèmes de l’eau, de la santé, de l’énergie, ... ne pourront être réglés par les vieilles recettes des castes politiques ; mais comme il faudra bien un jour ou l’autre affronter ces problèmes de face, peut être alors dans un dernier sursaut de conscience nous comprendrons l’intense obligation de dépasser les contradictions, de les intégrer. Pour avancer ou survivre.


                                                  • FyreFoog 6 juin 2013 18:00

                                                    Bonjour,

                                                    Je suis plutôt d’accord avec vos idées ou tout du moins l’orientation non manichéenne de la gestion des choses peut importe leur domaine. Mais pour arrivez à cela il faut une certaine conscience, un certain niveau de culture, savoir mettre son ego de côté, s’oublier quelque peu pour comprendre que notre intérêt individuel passe par la globalité de notre civilisation, il y’en a quelque uns parmis les commentateurs ils se remarquent ... Mais il faut garder à l’esprit une chose, c’est que notre système « démocratique » et basé sur le fait que la population choisit (vote), si on prend en compte que cette population n’est pas homogène dans son discernement de la réalité (individualisme, volonté d’ignorance, peur, lâcheté, ingurgitation de l’information sans analyse, croyance, etc....) et que sur une répartition gaussienne, seul 15-20% des individus possède une conscience suffisante pour envisager des changements, tout cela fait que l’autre partie de la population vote aussi et admettons qu’il y ait 60% de participation à ce vote, croyez vous qu’il soit très représentatif ?? 45% d’abrutis (et il y en aussi parmi les commentateurs) qui vote et croit au père noël ... vous m’excuserez du peu, mais je suis très pessimiste quand à la simple correction de nos systèmes politique, juridique et économique, car il sont tous basé sur la même chose ... nous ^^.

                                                    Je suis au boulot pas le temps de faire plus prècis ! Cordialement.


                                                  • rodrigue (---.---.185.122) 30 août 2006 23:00

                                                    @Gérard Ayache

                                                    dépasser les antagonismes, dépasser les contradictions pour traiter les grands enjeux. d’accord ! Mais à partir de quels rassemblements d’intérêts et structurés sur quels objectifs ?

                                                    Avec prédominance des intérets particuliers ou de l’intéret général ? Comment par exemple faire prévaloir une politique de développement durable respectueuse de l’environnement et de la préservation de la vie sur terre tant que règne la domination du sacro saint profit A COURT TERME qui pilote les choix de tous les conseils d’administration et qui guide les investissements des actionnaires ?

                                                    On voit bien avec le positionnement des dirigeants américains à l’égard du protocole de Tokyo par exemple comment cette contradiction est à l’oeuvre.

                                                    Faire prévaloir les intérets généraux de la société et de l’espèce c’est forcément bousculer non seulement des habitudes culturelles mais des intérets matériels, des positions de prestige et de domination.

                                                    Affronter les problèmes c’est aussi affronter les forces sociales et politiques qui ont intéret à ce que perdure ET se renouvelle avec les mutations de tous ordres leur domination.

                                                    Cela exige aussi du réalisme et de la lucidité loin du simple appel à des regroupements sans principes, ignorants de l’histoire et de son épaisseur.


                                                    • ZEN zen 31 août 2006 07:51

                                                      @ Rodrigue

                                                      Tu as exprimé ma pensée mieux que je ne l’aurais pu le faire.Merci de sortir de la « confusion ».

                                                      Je crois qu’il sera toujours nécessaire de distinguer entre « droite » et « gauche »,même s’il faut changer les mots.Dans notre système, il y aura encore durablement des forces conservatrices et des forces progressistes. Le nier, c’est faire le jeu de ceux qui sont les maîtres du jeu...Banalité qu’il faut rappeler...

                                                      Cordialement


                                                    • Luciole (---.---.250.177) 31 août 2006 11:18

                                                      Et paf. Au moins comme ça c’est dit.


                                                    • Luciole (---.---.250.177) 31 août 2006 09:46

                                                      Votre article est très bien et je partage votre opinion mais j’aimerais revenir sur deux passages que j’ai trouvés trop modérés, l’un « ils sont déçus des clivages politiques désuets, du manichéisme puéril des discours... » plutôt qu’utiliser le terme déçu j’aurais dit dégouté, c’est bien ça le problème, le deuxième c’est « il exigera des réponses qui ne seront formulées que si, au préalable, un accueil a été réservé aux réalités de l’autre. » Mais là on rentre dans le domaine de l’utopisme, c’est dommage, sinon le reste de votre article me plait mais sans sortir l’encyclopédie y’a déjà beaucoup à faire, ça va prendre un certain temps smiley. D’où Utopisme je le pense, j’ai plutôt peur, c’est peut être trop tard. Il faut déjà recoller les morceaux.

                                                      La Luciole


                                                      • (---.---.94.25) 31 août 2006 11:10

                                                        La revolution... encore faudrait il que les citoyens soit conscients des principaux maux qui fait que vivre en france c’est la merde et c’est avoir un avenir minable...La societe de communication n’est pas la societe de l’information... la quantite d’information qui releve de la communication arrive meme a se couper de la realite..masquage de la realite que l’on entretient pour masquer les degats des choix politiques... l’exemple du sentiment d’insecurité fabrique par la gauche en est la preuve flagrante...ou la discrimination positive de sarkosy dont on se garde bien de dire qu’elles signifit plus de chomage pour les blancs..

                                                        Je suis pas communiste mes les lobbys economique tiennent les medias et le monde politique.... Les syndicats majoritairement issu de la fontion publique (donc a l’abri du chomage) continue par leur utopies a plonger l’ensemble de la population dans la pauvrete par leur conservatisme....

                                                        Dans l’histoire du capitalisme, le capitalisme actuel n’a rien avoir avec le capitalisme des 30 glorieuses... le communisme et les utopies d’extreme gauche sont un echec flagrant...

                                                        Aujourd’hui y’a plus de revolution dans le fait de voter pour Jean Marie le Pen que pour voter pour les autres candidats.... quand on observe le contexte de la france...et de l’europe et du monde.

                                                        2,5 millions de chomeurs, 5 millions d’immigres...

                                                        La revolution serait t’il pas de lutter contre une immigration qui a tourné a la colonisation... notamment quand la frfance heberge 8 millions des musulmans sur les 20 millions present en europe...

                                                        La gauche et la droite qui s’inscrit dans la continuite et qui a fait le choix du chomage depuis 30 ans...

                                                        Etre revolutionaire en 2006 est ce que cen’est pas lutter contre le chomage par la seule chose qui n’a pas etait faite pour lutter contre le chomage et la pauvrete et les bas salaires a savoir le depart des immigres qui alimentent le desequilibre du travail français et qui permet au patronnat de faires sont marche comme les lobbys fincanciers internationaux mettent en concurences les salaries au bénéfices des pays pauvres et qui plonge l’europe de plus en plus dans la pauvrete des européens...

                                                        Le pouvoir craint la revolution... hors dans les medias l’extreme gauche beneficit d’une empathie de la par des journalistes... ces memes medias qui sont controles par les lobbys economiques ont une peur d’un seul partit le front national... LE front national est donc revolutionnaire puisqu’il fait peur a ce qui controle le pouvoir et dont l’affrontement gauche droite est un leurre pour endormir le peuple ûisque dans la realite la gauche et la droite s’inscrivent dans la meme logique economique et le choix du chomage qu’ils ont fait.

                                                        Regardez le reportage « le chomage a une histoire » de gilles Belbastres qui a été diffuse sur france 5 qui illustrent bien que la gauche et la droite s’inscrivent dans la meme ideologie economique pro chomage... La facade mediatique que donne la politique est un leurre pour entretenir une democratie de facade qui dans la realite controle par les lobbys economique et notamment au niveau de l’europe....

                                                        La revolution en 2007 passe par le Front national seul partie politique reellement craint par le pouvoir de gauche comme de droite et qui trouve echo chez les citoyens... pas a l’extreme gauche vu ses scores...


                                                        • Thierry Crouzet Thierry Crouzet 31 août 2006 11:57

                                                          C’est drôle, hier j’ai publié un petit graphique qui va dans le sens de l’article et qui montre une direction possible pour une troisième voie, que j’appelle maintenant le cinquième pouvoir.


                                                          • ZEN zen 1er septembre 2006 12:42

                                                            « j’ai publié un petit graphique »

                                                            Je viens de regarder. C’est d’une prétention et d’une vacuité absolues...Des exercices de style à mille lieues des problèmes réels..


                                                          • candidat007 (---.---.122.128) 31 août 2006 12:02

                                                            la grande confusion a ses experts.

                                                            A force de confusion, on oublie que même dans une démocratie, il y a des décisions à prendre. S’il y a décision, il y a des pour et des contres. Certains s’abstiennent, mais ça ne remet pas en cause qu’il y aura prise de décision. Dans une démocratie il y a des élections et donc des candidats présentés au choix de l’électeur.Il n’y aura généralement qu’un élu. Certains seront contre d’autres pour. Certains s’abstiennent mais il n’empêche qu’il y aura un élu. Celui-ci devra être rouge ou bleu, de gauche ou de droite, croqueur de pommes ou fleuriste, beau ou moche, peut être même homme ou femme, et même s’ils veulent rassembler tout le monde, il faudra bien les différencier. Et ainsi va le monde du pouvoir politique sur le genre binaire.

                                                            Donc a moins de ne pas parler de démocratie, d’élections, de décision, votre article pourrait avoir un intérêt sociologique. Mais à mélanger le tout, confusément, on risque des réactions extrêmes et la révolution humaniste que vous semblez appeler de vos voeux, on risque bien de l’avoir dans le dos, avant de l’avoir eu en face de nous.


                                                            • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 août 2006 12:29

                                                              @candidat007

                                                              La démocratie contemporaine est fondée sur le vote. Le vote, si l’on reprend les classifications du philosophe Pierre Lévy, est essentiellement une pratique « molaire » c’est-à-dire qu’elle prend les choses en masse et les ramène à des divisions simples, binaires (oui non, gauche droite, bleu rouge etc...) dans cette démarche, le vote réduit forcément les opinions, les simplifie à l’extrème (ave le concours hautement pervers des systèmes médiatiques) alors que les enjeux sont de plus en plus complexes.

                                                              Par ailleurs, toutes les pratiques que nous avons aujourd’hui sont « moléculaires », c’est-à-dire qu’elles adressent finement les réalités (en biochimie, en biologie mais aussi dans l’usage que vous faites tous les jours d’Internet). Ces pratiques sont en décalage avec les formules massives et molaires ; elles leur donne un coup de vieux qui devient rapidement insuportable car ce sont elles qui contribuent, entre autres, à ce que j’appelle « la grande confusion ».

                                                              Pourquoi ne pas imaginer des formules de vote qui soient « moléculaires » ? elles sont possibles, grâce aux développement technologiques et à l’hyper-information bien employée. Un seul exemple, le référendum sur le traié constitutionnel européen. Il fallait répondre Oui ou Non à une question hautement multidimensionnelle et complexe. Ce qui a induit non seulement une surprise, mais surtout une haute confusion dans l’interprétation des résultats)

                                                              Ne peut-on imaginer dans l’avenir (proche) de faire appel aux citoyens plus finement, plus fréquemment, plus pertinemment ?

                                                              Aussi, quand vous prenez pour une fatalité « le genre binaire de la politique », je vous dis que d’autres solutions existent, qu’elles peuvent être mises en oeuvre,et qu’elles le seront tôt ou tard car elles se situent dans un mouvement qui apparaît dorénavant comme irréversible : celui des intelligences en réseau.


                                                            • candidat007 (---.---.122.128) 31 août 2006 15:47

                                                              Je prône pour certaines décisions le recours au référendum à options. (Voir mon site sur les questions institutionnelles). Ainsi le référendum n’est plus un plébiscite et un débat peut vraiment s’ouvrir sans les pollutions de la personnalisation ou des préjugés. Ceci me semble aller dans votre sens.

                                                              Dans votre schéma, evacuez vous la question de la décision et celle de la désignation des élus, qui sont, à mon avis, les questions liées à la vie démocratique ?


                                                            • Casabaldi (---.---.64.181) 31 août 2006 12:04

                                                              Mr Ayache (et au delà, tous ceux que celà pourra intéresser),

                                                              Il ne servirait pas à grand chose de vous dire combien je suis d’accord avec vous, ni combien je pense que nous sommes chaque jour plus nombreux.

                                                              Plutôt que se perdre en discussions interminables avec ceux qui n’ont pas encore compris, il me semble indispensable à ce stade que nous, car je crois pouvoir dire « nous », nous attachions maintenant à donner plus de corps à nos visions du monde.

                                                              Et pour celà, nous devons, je crois, augmenter les connexions et les échanges entre nous. Le réseau freemen, dont je fais partie, me semble être l’une de ces tentatives.

                                                              En connaissez-vous d’autres ? Où et comment selon vous, pouvons nous augmenter la quantité et la qualité de ces connexions afin de continuer à construire ensemble ? merci d’avance pour vos réponses.


                                                              • Daniel Milan (---.---.2.58) 31 août 2006 12:09

                                                                Je ne sais pas si M.Ayache apprécie tes gâteries...verbales ! smiley


                                                              • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 août 2006 12:34

                                                                OK avec votre idée. Allons-y ! Mettons nous en contact, pour l’instant via le site http://www.lagrande confusion.com


                                                              • Daniel Milan (---.---.2.58) 31 août 2006 13:32

                                                                Si votre esprit est aussi vide que votre lien, il n’y a aucun confusion possible... Cependant je suis d’accord avec vous quand vous dîtes que la Révolution est en face... Enfin, je veux dire que les gens en ont assez de voir ceux qui se trouvent en face à chaque élection présidentielle... Ils en ont assez de voir que la France leur a été confisqué au profit d’une minorité de « plus Français que les autres » en violation des principes fondateurs de la République !


                                                              • (---.---.94.25) 31 août 2006 12:55

                                                                Est ce que un partie politique présidentiable qui ne serait pas invite au universite d’ete du medef est il revolutionnaire ?


                                                                • Don Quichotte (---.---.52.254) 31 août 2006 16:05

                                                                  Merci, Monsieur Gérard Ayache, pour cette dissertation publiquement exposée. (Même si je ne connaissais pas votre nom avant de lire ce blog,) votre notoriété contribuera donc, par cet acte, à avaliser les multiples expressions d’une aspiration forte et profonde à une sorte de « révolution » des mentalités ... smiley En tant que citoyen lambda, j’éprouve tout de même le besoin d’exprimer ces remarques : les « commentaires » insipides et hors-sujet pourraient peut-être avoir un côté distrayant, et ils pourraient peut-être servir à illustrer la difficulté à appeler à un débat mature ... Ils m’inspirent en tout cas ce constat : beaucoup de place et de temps semblent pouvoir être accordés, dans ce blog, à ceux qui le souhaitent. Vos propos, fort intéressants, gagneraient certainement à être illustrés ici par des propositions concrètes ou tout au moins, des considérations un peu moins abstraites : cf Jimmy : « article trop hermétique à mon goût » ou : Zen : « Qu’appelez-vous « informés » ? Informés ou saturés de nouvelles formatées ? Croyez-vous que votre discours soit compréhensible et acceptable pour les 30 à 50 % de chômeurs ... » / cf itou : Zermikus , Philippe Gammaire ... dscheffes , Moloch, rodrigue ... la réaction de ’candidat007’ retient en particulier mon attention, et votre réponse imagée opposant les « pratiques moléculaires » aux « formules molaires » me plait bien ...

                                                                  vous écrivez : « Ne peut-on imaginer dans l’avenir (proche) de faire appel aux citoyens plus finement, plus fréquemment, plus pertinemment ? » ou encore : « il faut mettre en oeuvre des procédures capables de favoriser l’émergence des intelligences les plus diverses, des avis les plus contradictoires et d’accepter de les envisager avec le maximum d’hospitalité » Ceci n’est-il qu’un effet d’annonce ? Aura-t-on droit à plus que du discours sur le discours ? (Même quand on n’a rien contre la philosophie, on doit prendre la mesure des dépendances bassement matérielles.)

                                                                  En conclusion, il semblerait que certaines suggestions, énoncées depuis longtemps, aient eu pour objectif de dire, humblement, quasiment la même chose que vous, ... en proposant des solutions moins abstraites. Votre blog, qui paraît si libre et ouvert , sera-t-il l’occasion d’une première, en apportant une quelconque contre-argumentation ou un quelconque avis ( Oui, Non ou M...) à ces suggestions ? Bien sûr, il faudrait faire l’effort de nous lire encore (mais, ça a l’avantage d’être gratuit) sur : http://gonic.lyon.free.fr/vote_a_eau.html Merci de votre attention, en espérant avoir témoigné de la nôtre. Don Quichotte


                                                                  • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 août 2006 16:33

                                                                    @Don Quichotte

                                                                    Merci d’avoir pris le temps de lire l’article et ses commentaires. Mon objectif n’est pas de développer une liste de recettes qui révolutionneront le monde. Il est plutôt de repérer les traces de confusion de nos sociétés, de les exposer pour permettre, en les comprenant, en distinguant leurs rouages, de mieux en sortir. Dès lors, la révolution appartient à chacun de nous, elle réside dans toutes les initatives menées pour avancer (j’allais dire « survivre »). J’ai lu l’article que vous m’avez signalé ; au-delà de son humour, il met le doigt sur le problème d’adéquation des procédures démocratiques aux réalités d’aujourd’hui. Je ne pense pas que des arrosoirs règleront le problème, mais en revanche les expériences d’utilisation des moyens technologiques dont nous disposons désormais sont à suivre.

                                                                    Pour finir, certains effectivement butent devant le caractère un peu compliqué de certaines notions évoquées. Je ne pense pas qu’il faille nécessairement tout simplifier car les choses sont complexes. Les médias aujourd’hui mais aussi l’éducation nous habituent à la vulgarisation, à la simplification. Je ne suis pas sûr qu’il soit impossible de demander à nos congénères un peu d’effort. La pensée toute faite, en conserve nous a fait beaucoup de mal ; si nous voulons mettre en oeuvre des procédures d’intelligence collective, il faudra bien se résoudre à sortir des idées réflexes, télécommandées. Et accueillir « avec hospitalité » les contradictions car elles ne sont que le reflet de notre monde.


                                                                  • Don Quichotte (---.---.43.30) 1er septembre 2006 14:16

                                                                    Je suis enchanté d’obtenir un avis en réponse aux suggestions du « vote à eau(x) ». Merci d’en reconnaître l’humour ! Toutefois, si « Les citoyens ne sont pas des handicapés civiques », il pourrait paraître pour le moins surprenant de les suspecter de la prétention à vouloir établir des recettes visant à révolutionner le monde... Je ne faisais que m’appuyer sur les réactions de ce blog lui-même pour suggérer l’idée d’agrémenter vos propos de propositions moins théoriques. Il se trouve que consciemment ou pas, volontairement ou pas, cette discussion s’inscrit dans une pré-campagne électorale que personne ne peut ignorer. A l’heure où tant de citoyens courent après ces autres « recettes visant à révolutionner le monde » que l’on nomme « programmes électoraux », serait-il si saugrenu de les interpeller sur la question de savoir comment exprimer et faire entendre leurs propres demandes ? Si les arrosoirs peuvent faire rire, tant mieux ! Cela risquerait-il de dissuader qui que ce soit de réfléchir ? L’idée, au contraire, serait plutôt qu’une approche plausible pourrait s’avérer plus attrayante qu’une rhétorique, aussi savante et juste soit-elle, qui surclasserait, comme une fatale vérité indépassable, toute prétention à discerner, exprimer ou proposer . Comprendre qu’il est dans la confusion mettra-t-il du beurre dans les épinards du chômeur ? Le citoyen sait tout de même distinguer entre avis, conviction ... et (contre-) argumentation ; il sait que se contenter de se ranger derrière l’avis éclairé d’une élite ne rime pas nécessairement avec Démocratie. Pour se sortir des idées et réflexes télécommandés, ne faut-il pas oser parfois proposer et expérimenter des voies non conventionnelles ? Qu’elles paraissent prétentieuses, ou farfelues ne pourrait-il pas inciter à remettre à plat les a-priori ? ... ( on pourrait poursuivre avec : http://gonic.lyon.free.fr/partage_politique.html mais laissons faire les curieux !) Merci encore de cet espace d’expression !


                                                                  • Antoine Diederick (---.---.24.132) 2 septembre 2006 02:07

                                                                    Bonsoir Monsieur Ayache,

                                                                    Révolution, personnellement, je pense qu’elle va arriver en effet et que les structures étatiques vont prendre un coup de désorganisation et ce ds les 5 a 15 ans à venir. Cela me semble inéluctable.

                                                                    Mais cette conviction personnelle tient plus de l’empirisme ou de la subjectivité. Rien en effet ne peut dire qu’une révolution , une Révolution qui jette à terre un systeme puisse prendre corps sans qu’un ensemble de « déclencheurs » particuliers et pas forcement relies entre eux se présentent.

                                                                    Le mot révolution fait appel à une vision de changement radical et concernant tous les aspects de la société et en ces temps de « globalisation », nous pouvons penser que ce changement radical concernera non pas quelques territoires mais bien la planète entière.

                                                                    Fort de la conviction que cette « Révolution » arrivera bientôt, il faudrait que je me l’étaye par quelques descriptions, bref lui donner un nom, la définir.

                                                                    Il me faut avouer que je ne puis. Vous parlez d’intelligence collective mais n’existe-t-elle pas déjà ?

                                                                    Intelligence collective me fait penser au partage technologique des sociétés premières ou communautaires luttant pour la survie. Et je m’interroge ; quelle serait cette intelligence collective contemporaine capable de changer le politique ? Il ne faut pas oublier aussi que les forces de productions et les moyens de productions sont très déterminants des modes de l’agir et du pensé collectif.

                                                                    Si le politique craint les révolutions c’est que sa vocation est de maintenir une certaine perennité, une continuité et la vocation du politique, n’est pas le changement.

                                                                    Nous pouvons mme dire que toute entreprise humaine dans les avantages qu’elle procure resistera au changement.Et donc, toute novation ne l’emporte pas directement et peu mme avorter simplement non pas par impertinence mais par temporalité, pour employer une formule.

                                                                    Je crois que révolution il y aura mais qu’elle arrivera là où nous ne l’attendons pas ; un changement climatique, une catastrophe naturelle etc....ce n’est pas forcement la démarche humaine qui provoque le changement mais une conjonction d’èvènements propices. Et c’est bien là dans le propiciatoire que notre imagination et notre inventivité trouve les nouvelles définitions, les mots et les images pour dire et faire.

                                                                    Pour en revenir au politique, il semble qu’un pays centralisé comme la France soit très mal placé pour vraiment modifier les pôles de décisions (intégration-différenciation), il en va ainsi pour d’autres pays aussi.

                                                                    Là n’est pas la question. Et je crois que c’est votre propos de dire qu’il serait bien de penser le politique autrement que selon les idéologies prédominent aujourd’hui ds la vie politique et qui sont issues de l’histoire des pays industrialisés.

                                                                    Mais là aussi, quel serait le niveau visage du politique ds une société qui ne serait pas en mutation mais en révolution ? Mon imagination me fait défaut. Ainsi, je me dis plein de la conviction que la révolution arrivera mais je ne peux pas trouver comment l’appréhender, l’anticiper.

                                                                    On peut bien imaginer des formes de « démocratie directe » mais il faut se dire aussi que le pouvoir est au centre du politique et que sans la coercition légitime de la décision démocratique, l’application de la décision démocratique peut s’averer vaine et illusoire.

                                                                    Bien sûr la complexité de notre monde suppose une complexité des questions soumises à la consultation démocratique et populaire et que l’aspect du vote souvent dychotomique ne rend pas compte des multiples aspects de la décision, de son application et de ses résultats.

                                                                    La révolution...si elle vient prendra-t-elle une forme violente de contestation et de destruction ? S’agira-t-il de faire table rase ? Actuellement, rien ne vient dire que les sociétés modernes comme les nôtres ne puissent trouver naturellement dans leur organisation les ressources pour faire d’une « révolution » probable une mutation bien gérée et gagnante.

                                                                    Et sinon.... ?


                                                                    • Antoine Diederick (---.---.109.186) 3 septembre 2006 11:21

                                                                      Je me demande comment j’ai pu pondre un texte aussi intelligent à 02H07 du matin... ?

                                                                      J’ai écrit « niveau politique » là ou il fallait écrire « nouveau »

                                                                      Kokaine she doesn’t lie Ooooh yeah !


                                                                    • xlège 3 septembre 2006 00:39

                                                                      le principal est le recentrage autour des citoyens, de la compréhension des diversités existantes, mais pour réinventer un système complexe adapté, ou améliorer celui existant il faut redéfinir des principes, simples eux ?

                                                                      quid du bien, du mal, de l’intérêt commun, nous en tiendrons nous à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, l’enrichirons-nous ?

                                                                      il faut risquer de reprendre l’ancienne définition de la liberté une fois que l’empiètement des autres sur nous exaspérera ou autre.

                                                                      en clair, il faut certes arrêter la simplification abusive, mais pour établir les règles de la vie en société je ne veux pas me limiter à la contingence, mais aussi atteindre, ou approcher, afin de valider ces règles, l’universel : rude tâche


                                                                      • Gérard Ayache Gérard Ayache 3 septembre 2006 10:47

                                                                        Votre commentaire va tout à fait dans le sens de ce que je pense et écrit. Il y a un vrai travail à faire sur les concepts de liberté, de juste, de bien, d’intérêts communs, de perspectives universelle des enjeux, de mise de l’humain (au sens général d’humanité dans sa diversité) au coeur des actions.


                                                                      • (---.---.26.61) 3 septembre 2006 11:17

                                                                        Les Français sont tellement formatés par le bourrage de crâne scolaire que, quand ils parlent « révolution », ils perdent tout esprit critique, au point d’écarter négligemment quelques questions fondamentales.

                                                                        La révolution :

                                                                        - sous la conduite de qui ?

                                                                        - réalisée par qui ?

                                                                        - au profit de qui ?

                                                                        Se référant à 1789, les Français répondent « le peuple » dans les trois cas, alors que la révolution a été :

                                                                        - inspirée par les sociétés de pensée

                                                                        - réalisée par les avocats

                                                                        - accomplie au proft de Napoléon Bonaparte

                                                                        Le peuple, n’y apparaît que sous la forme de tourbe, le 14 juillet 1789 et en quelques autres bruyantes circonstances. Lorsque Napoléon réinstaure le trône, il n’a pas du tout l’impression qu’on lui confisque « sa » révolution.

                                                                        Il n’y a aucun mal à le dire, parce qu’on ne combat pas les idées reçues, fut-ce les plus délirantes, avec des rectificatifs.


                                                                        • Renaud Bouchard (---.---.42.5) 3 septembre 2006 19:52

                                                                          Analyse fine et pertinente. ne manquez pas de la diffuser. Cordialement,

                                                                          Renaud Bouchard

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