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Accueil du site > Actualités > Politique > Vladimir Poutine ne pouvait pas être battu

Vladimir Poutine ne pouvait pas être battu

Avec un taux de participation de plus de 67 % et 76,67 % de votes en sa faveur au premier tour, Vladimir Poutine a écrasé tous ses rivaux à la course présidentielle russe.

Aucun dirigeant occidental ne peut se vanter d'avoir obtenu un tel score. i

Le président Poutine a non seulement gagné son pari mais il a aussi prouvé à tous ses détracteurs qu'il jouit d'une popularité exceptionnelle dans son pays.

 

L'immense majorité des Russes veut que Vladimir Poutine soit leur président et cela, c'est un fait incontestable.

Les détestables médias poutinophobes occidentaux vont comme d'habitude déverser tout leur fiel sur le système électoral russe qui ne permet pas aux candidats soutenus par les Occidentaux d'émerger. Ils ont définitivement décidé de ne rien comprendre et surtout de ne rien expliquer sur l'échec de l'influence occidentale en Russie.

La réponse est pourtant simple : quand les organisations financées par les Occidentaux  ne peuvent librement faire leur travail de propagande et financer l'opposition néolibérale, aucun candidat pro-occidental ne peut dépasser 3 % en Russie pour la simple raison que la Russie est le seul pays qui a connu trois systèmes politiques et économiques en moins de trente ans : l'étouffant système soviétique, le néolibéralisme qui lui a succédé et qui a mis la Russie au niveau d'un pays du tiers-monde doté de missiles nucléaires et le conservatisme libéral actuel qui a redressé le pays, économiquement mais aussi moralement et spirituellement.

Les médias mainstream ne vous expliqueront jamais, cela leur ferait trop mal, que Vladimir Poutine a été élu tout simplement parce depuis 18 ans il fait ce que le peuple demande. Il est l'arbitre entre toutes les tendances politiques, économiques et sociales russes.

Tous les courants étaient représentés à l'élection présidentielle et les débats télévisés ont prouvé l'inconsistance de l'opposition à Vladimir Poutine. Le peuple russe a fait le choix souverain de la stabilité et de la confiance dans la compétence du président sortant. 

Même Alexeï Navalny, un démagogue qui ne connaissait même pas les chiffres de son propre programme économique lors d'une interview télévisée menée par Ksenia Sobtchak en 2017 

et qui est présenté de manière clownesque par les médias occidentaux comme le principal opposant à Vladimir Poutine, ne pouvait espérer obtenir que 3 % des votes suivant un sondage réalisé par Gallup international réalisé le 20 novembre dernier. ii

 

Les six prochaines années seront décisives pour le destin de la Russie et pour l'avenir du monde.

 

Vladimir Poutine ne pourra plus garder son attitude attentiste d'arbitre entre le modèle du néolibéralisme mondialisé principalement défendu par le Centre de recherche stratégique d'Alexeï Koudrine et celui du club Stolypine de Boris Titov qui préconise une relance économique avec un soutien de l'État aux secteurs primaire et secondaire.

Les deux modèles tablent sur un doublement du PIB en 2035 avec d'un côté, une financiarisation de l'économie et de l'autre, une réindustrialisation.

Vladimir Poutine, grâce à la formation économique reçue de son mentor Anatoli Sobtchak, est néolibéral de pensée mais sa formation d'agent du KGB fait de lui un patriote convaincu.

Il n'y a pas de compromis possible entre ces deux voies. Il devra assez vite en choisir une et renoncer à l'autre ou peut-être choisir une troisième voie s'il veut laisser une Russie stable à son départ dans six ans.

Il y a de grandes chances que les Occidentaux ne lui laissent pas le choix et que le régime des sanctions forcera le président russe à renoncer au néolibéralisme mondialisé. Dans ce cas et si les tensions avec les Occidentaux s'aggravaient, rien ne dit qu'une réforme constitutionnelle ou même éventuellement une union politique avec la Biélorussie ne lui permettrait pas d'envisager de rester au pouvoir plus longtemps comme par exemple en Chine où un changement constitutionnel permet dorénavant au président Xi Jinping de faire un nombre illimité de mandats. iii 

La première partie de son adresse à la nation du 1er mars a été éclipsée par la seconde consacrée à la Défense, celle qui a laissé les Occidentaux KO debout.

Cette première partie est pourtant pleine d'indications intéressantes sur son programme socio-économique.

Les grandes lignes peuvent être décrites en sept parties.

 

Relance économique.

 

  • Permettre l'augmentation des investissements pour le rééquipement des industries avec des taux d'intérêts bas grâce à l'inflation maîtrisée qui permettra des crédits à moindre coût pour les entreprises.

  • Mettre en route une politique de soutien aux entreprises du secteur des technologies modernes avec un régime fiscal favorable à ces entreprises.

  • Doubler les exportations de produits finis en 6 ans.

  • Améliorer la productivité pour tous les secteurs.

  • Viser une croissance de 50 % du PIB par habitant pour le milieu de la prochaine décennie.

  • Soutenir les classes moyennes en développant l'aide à l'entrepreneuriat.

  • Développer la robotique, les drones, le transfert des données électroniques et la micro-électronique.

  • Favoriser le retour des expatriés en créant des centres de recherche en collaboration avec les universités et les financer avec des ressources privées et régionales.

  • Augmenter l'exportation de produits alimentaires.

  • Aussi développer l'élevage et l'agriculture familiale avec des aides pour le transport pour les régions les plus reculées. Veiller au confort des travailleurs de ce secteur.

  • Atteindre la stabilité économique à l'abri des menaces extérieures.

 

Communication et infrastructures.

 

  • Développer les villes suivant les modèles de Sotchi, de Kazan et de Vladivostok. 

  • Développer le tourisme en mer Noire grâce à l'ouverture du pont de Crimée aux voitures dans quelques mois.

  • Améliorer l'état des routes (régionales et locales) et la sécurité routière.

  • Développer les trafics routier et ferroviaire vers l'Asie. Multiplier par quatre le transport de containers par voie ferrée.

  • Augmenter la capacité des ports russes. L'actuelle capacité cumulée de tous les ports russes (un milliards et 25 millions de tonnes) est déjà le double de celle de l'URSS.

  • Développer l'Arctique et arriver à un trafic de 80 millions de tonnes par an en 2025.0

  • Garder le leadership en Arctique grâce à la flotte de brise-glace la plus puissante du monde.

  • Construire plus d'aéroports régionaux pour augmenter les vols directs entre les régions.

  • Accès à Internet dans 100% du pays grâce aux satellites pour les régions les plus éloignées

 

Programme social.

 

  • Lutter contre la pauvreté qui touche actuellement 20 millions de personnes dans le pays (c'était 42 millions en 2000) pour la réduire de moitié dans six ans.

  • Augmenter les revenus de 50 %.

  • Favoriser l'accès au logement pour les citoyens.

  • Améliorer la qualité du logement pour 5 millions de citoyens par an.

  • Réduire les taux des crédits hypothécaires pour permettre l'accès à la propriété pour tous.

  • Avoir pour but de construire 120 millions de m2 de nouveaux logements par an. (80 millions actuellement)

  • Augmenter les pensions de retraite.

 

Santé et médecine.

 

  • Aider les femmes pour les premiers et deuxièmes enfants en créant 200.000 places de crèche en trois ans avec l'aide des régions et aider les plus pauvres à avoir des enfants.

  • Favoriser l'augmentation de la population en construisant des cliniques pédiatriques et des maternités.

  • Faire passer l'espérance de vie à 80 ans et plus à la fin de la prochaine décennie. (73 ans actuellement)

  • Viser les standards les plus élevés en médecine et doubler le budget de de santé. (Viser les 5% du PIB par an).

  • Veiller à la qualité du personnel médical, permettre des accès de proximité aux centres médicaux et prévoir des réseaux médicaux mobiles pour les zones les plus éloignées et les moins peuplées.

  • Prévention médicale : arriver à ce que chaque citoyen passe une visite médicale par an.

  • Lutter contre le cancer pour atteindre le niveau des standards internationaux les plus élevés.

 

Enseignement et culture.

 

  • Créer de nouveaux complexes culturels, muséaux et éducatifs pour ouvrir la culture russe à tout le monde et dans tout le pays. Vladimir Poutine a insisté sur la grande importance de voir ces complexes accueillir des concerts, des spectacles de danses, du théâtre et des expositions venant des réserves des grands musées nationaux.

  • Développer l'enseignement général à tous les niveaux suivant de nouvelles méthodes permettant un apprentissage personnalisé des enfants.

  • Mettre en place un système de partenariat entre les écoles et les entreprises qui permettra aux étudiants d'essayer très tôt des emplois réels dans les grandes entreprises.

  • Attirer les jeunes universitaires des autres pays pour qu'ils étudient en Russie et y restent ensuite.

 

Écologie

 

  • Obliger sans délai les entreprises à arriver à la propreté écologique.

  • Prévoir un programme d’assainissement pour 22.000 décharges dans le pays.

  • Porter une attention particulière à la préservation écologique du lac Baïkal, du lac Teletskoïe et du bassin de la Volga.

                                     Que fais-tu ? Petit cochon !

 

  • Améliorer la qualité de l'eau potable qui est insuffisante dans de nombreuses petites villes.

  • Créer 24 nouvelles réserves et parcs naturels ouverts à l'écotourisme.

 

Corruption.

 

  • Faire cesser l'intolérable pression du pouvoir et des milieux policiers sur les entreprises.

  • Faire systématiquement condamner les fraudes fiscales et les escroqueries par la justice.

  • Lutter contre la corruption sera plus facile avec le guichet unique par voie électronique qui supprimera la possibilité de donner des pots de vin.

 

La plupart des points de ce programme sont déjà lancés depuis 2012. Ils ont connu un ralentissement en 2014 à cause de la crise (sanctions et effondrement des cours du pétrole) et à cause des obstacles mis en place par certains ministres qui ne respectaient pas les oukases du président. Il ne s'agit donc pas de lancer ce programme à partir de rien mais plutôt de terminer le travail qui avait été commencé à l'époque.

C'est un projet positif qui est budgétairement chiffré et une intéressante description de ce qu'il faut faire pour que la Russie devienne un pays phare d'ici une quinzaine d'années. C'est un programme concret qui contraste avec le « Pensez printemps » d'Emmanuel Macron.

On verra dans quelques années ce qu'il était possible de réaliser.

 

Y a-t-il une indication sur le modèle économique que compte suivre le président Poutine ?

 

Ce n'est certainement pas le néolibéralisme d'Alexeï Koudrine. Il y a déjà un énorme désaccord avec le budget de la Défense qui restera important et il n'y a pas beaucoup de passages du discours qui ouvrent le marché russe au capitalisme international dominé par le dollar. De plus, Dmitri Medvedev a dit que tout ce qui pouvait être privatisé l'a été et que les entreprises d'État qui restent ne le seront pas vu leur caractère stratégique.

On dira plutôt que la Russie doit compter sur elle-même si elle veut aller de l'avant.

Une relance par la consommation ne semble non plus pas envisagée sauf pour l'accès à la propriété de son logement même si Vladimir Poutine parle de relèvement des revenus pour les Russes. Pour qu'une relance de la consommation ait des effets positifs sur l'économie, il faudrait d'abord que le pays produise des biens de consommation à des prix compétitifs, ce qui n'est pas le cas pour le moment dans trop de secteurs.

Une relance keynésienne n'est non plus pas au programme. Il y a moins de 5 % de chômage en Russie donc pas un taux qui nécessite de relancer l'emploi.

Plutôt qu'une relance conjoncturelle, la Russie a besoin d'une réforme structurelle pour développer les secteurs d'avenir dans les meilleures conditions et pour moderniser ses secteurs traditionnels.

Ce programme semble plutôt être une adaptation du « Système national d'économie politique » de Friedrich List qui a eu une influence considérable sur le système économique allemand au XIXe siècle et jusqu'en 1914. Sa théorie du « protectionnisme éducateur » est sans doute la meilleure voie à suivre pour la Russie tant qu'elle n'aura pas rattrapé son retard compétitif.

 

Pour conclure, voici quelques remarques personnelles sur cette adresse à la nation.

  • L'idée libérale reste au centre du discours. Il n'y a pas d'allusion à un retour vers le marxisme.

  • Il n'y a pas de nouvelles ouvertures pour la création d'un climat favorable pour l'investissement étranger.

  • On ne demande pas de sacrifice au peuple. Pas de diminution des salaires, pas de nouvelles augmentations d'impôts ou d'augmentation de l'âge de la retraite comme le demandaient les néolibéraux.

  • La lutte contre la corruption est très peu évoquée dans le discours. On cherche à préserver les entreprises des menées malhonnêtes des fonctionnaires et des services de police mais il n'y a rien concernant les petites malversations quotidiennes pour les citoyens ordinaires : les policiers qui encaissent des amendes pour leur compte personnel, le billet qu'on glisse sous la table pour voir son dossier médical remonter en haut de la pile etc. Globalement, la lutte contre la corruption a eu de bons résultats ces dernières années mais il me semble que Vladimir Poutine aurait pu insister davantage sur ce sujet pour rassurer les citoyens russes.

  • Il n'y a pas beaucoup de passages sur le fonctionnement de la justice qui pourrait encore être amélioré malgré les substantielles réformes lancées depuis 2012.

  • La classe moyenne moscovite est majoritairement acquise au néolibéralisme. La présidence et ensuite le gouvernement Medvedev ont placé des néolibéraux dans toute la sphère élitiste de la capitale : postes-clés dans les institutions et les administrations, directions et enseignants dans les écoles supérieures, ONG, groupes de réflexion économique etc. Il ne sera pas facile de changer de cap dans un environnement aussi hostile sans changer l'orientation économique de l'élite à commencer par la composition du gouvernement.

  • À aucun moment Vladimir Poutine ne cite Skolkovo iv comme pôle de développement de nouvelles technologies. Cela semble confirmer le demi-échec de ce projet qui est miné par les retards et les scandales de corruption.

 

 

                                           Technoparc Skolkovo

 

  • Vladimir Poutine trouvera sans doute plus de soutien dans les autres régions du pays et dans les campagnes d'où sans doute l'attention particulière qu'il porte aux autres installations de recherches comme Gatchina, Doubna, Akademgodord ou Pritvino v , au développement des autres villes du pays et à l'aide aux petites exploitations agricoles,

  • Il doit cependant s'attendre à une résistance de ce côté-là aussi. Il y a encore beaucoup de dirigeants et de fonctionnaires de l'époque soviétique en poste et un « coup de balai » sera peut-être nécessaire s'il ne veut pas être confronté à la résistance passive des cryptocommunistes.

 

La principale inconnue sera cependant les relations avec les États-Unis dans les années à venir. Si elles continuaient à se dégrader et cela semble se diriger dans cette direction, il y aurait beaucoup chances que Vladimir Poutine devra redéfinir les priorités de son programme.

Une deuxième inconnue, moins décisive, sera l'évolution de nos sociétés occidentales. Les partis antisystèmes gagnent de plus en plus de terrain en Occident et il peut y avoir un basculement anti-néolibéral à court terme aussi bien en Europe qu'aux États-Unis mais il est difficile de mesurer l'impact que cela aurait sur la politique économique russe.

Les Russes peuvent compter sur le feeling de Vladimir Poutine. Il est capable d'avoir une position attentiste (sanctions) ou de réagir rapidement quand c'est nécessaire dans d'autres cas (Crimée).

 

                                            Le pont de Crimée.

Il a besoin de gagner du temps pour préparer économiquement et militairement le pays à une éventuelle confrontation avec le néolibéralisme mondialisé.

Cependant, s'il maintient la politique économique actuelle, la Russie sera lentement étouffée parce qu’elle ne maîtrise pas les règles du système. L'exemple de la menace de l'exclusion des banques russes du système interbancaire de transactions SWIFT est un exemple récent.vi

Jusqu'à présent, la politique russe s'est distinguée par sa capacité de parler avec tout le monde. Le ministre russe des Affaires étrangère, Sergueï Lavrov, parcourt le monde depuis 14 ans pour défendre les positions de son pays. Il est certainement le diplomate russe le plus brillant de ces cent dernières années mais il a manifesté à plusieurs reprises son désir d'arrêter la politique. Est-ce que Vladimir Poutine trouvera quelqu'un d'aussi compétent pour le remplacer ? De la réponse à cette question dépendra aussi les futures relations internationales de la Russie.

Il reste à étudier les relations avec l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), avec les BRICS, avec l'Union économique eurasiatique et avec les nouveaux alliés du Proche et du Moyen-Orient qui seront les futurs partenaires de la Russie en cas de détérioration plus profonde des relations avec l'Union européenne.

Vladimir Poutine ne les évoque pas dans son discours alors que les relations avec ces organisations se renforcent continuellement et qu'un processus de dédollarisation est déclenché par la Chine avec le soutien de la Russie. vii

C'est une nouvelle étape vers l'émergence du monde multipolaire qui se dessine de plus en plus clairement.

Finalement, il restera le problème de sa succession. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il y a beaucoup jeunes politiciens compétents qui pourraient lui succéder notamment des quadragénaires formés en Russie et qui seront quinquagénaires dans six ans. 

Ce sera à lui de déceler la perle rare qui pourra donner un souffle nouveau à la Russie sans détruire tout ce qui a été construit depuis 2000.

 

 

i Jacques Chirac n'avait obtenu que 19,88 % au premier tour en 2002 avant de l'emporter avec 82,21 % au second tour contre J.M. Le Pen. Pour Emmanuel Macron contre Marine Le Pen, les chiffres étaient respectivement de 24,01 % et de 66,10 % avec un taux total d'abstention et de votes blancs et nuls de 36,90 %.

ii https://www.gazeta.ru/politics/news/2017/12/04/n_10893002.shtml

iii https://www.huffingtonpost.fr/2018/03/11/xi-jinping-pourrait-etre-president-a-vie-grace-a-cette-decision-du-parlement-chinois_a_23382636/?utm_hp_ref=fr-xi-jinping

iv https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_de_recherche_et_d%C3%A9veloppement_Skolkovo

v De nombreux centres de recherches se sont ouverts ces dernières années en Russie. Ils attirent de plus en plus d'étudiants et d'entreprises russes et étrangères. L'anglaise est souvent la langue de travail. Innopolis, près de Kazan, est un autre exemple de ce type de centres de recherches. https://www.youtube.com/watch?v=6qhRTJuJ9EE

vi http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/09/18/97002-20140918FILWWW00248-parlement-europeen-la-russie-exclue-de-swift.php

vii https://insolentiae.com/comment-le-commerce-rouble-yuan-mene-a-une-dedollarisation/

https://fr.sputniknews.com/economie/201803161035520411-russie-chine-tresor-argent/


Moyenne des avis sur cet article :  4.38/5   (40 votes)




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89 réactions à cet article    


  • leypanou 19 mars 09:14

    La présidence et ensuite le gouvernement Medvedev ont placé des néolibéraux dans toute la sphère élitiste de la capitale : c’est çà le plus important et l’indépendance de la Russie est donc assez fragile, car rien ne vaut ces gens-là pour vassaliser tout un pays.

    Et cet article du Saker intitulé « le plus gros échec de Poutine » est un complément de lecture à cette analyse de l’auteur bien fouillée.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mars 07:19

      @leypanou
      Texte du Saker traduit en français. « Le plus gros échec de Poutine » 2016

      « (...) le groupe derrière Medvedev »les intégrationnistes atlantiques«  et les gens derrière Poutine »les souverainistes eurasiatiques". Les premiers veulent que la Russie soit acceptée par l’Occident comme un partenaire égal et sa pleine intégration à l’Empire anglosioniste, tandis que les autres veulent rendre la Russie souveraine puis créer un système international multipolaire avec l’aide de la Chine et des autres pays des BRICS.(...)


      Le coup d’état de Maïdan a mis un coup d’arrêt aux illusions d’union avec l’ Europe. « Eurasia, case sud ouest ». C’est donc le groupe derrière Poutine qui a gagné, non ?

    • Piere CHALORY Piere CHALORY 19 mars 09:26

      Bon lundi,


      Merci pour l’article, Pierre,

      ’’La réponse est pourtant simple : quand les organisations financées par les Occidentaux ne peuvent librement faire leur travail de propagande et financer l’opposition néolibérale, aucun candidat pro-occidental ne peut dépasser 3 % en Russie (....)

      à sujet, Trump prône actuellement ’’l’éviscération’’ 
      du ’’National Endowment for Democracy’’en le privant des deux tiers de son budget, histoire de limiter l’action des enragés du régime-change moyen oriental, entre autre.
      Pas étonnant que vu d’ici ; Trump soit diabolisé ou ridiculisé selon les sensibilités journaputiques, tous les journaux ou tv dits mainstream le font passer pour un abruti inculte, mais ils oublient que Trump est sinon génial, au moins très intelligent et très très riche, m^me milliardaire, synonyme de génie, au moins en macronie...


      • Pierre Pierre 19 mars 09:48

        @Piere CHALORY

        Bonjour,
        Le Boston Globe est un excellent journal. Il faut suivre ses « Spotlight » toujours très intéressants.
        C’est ce journal qui a soulevé le scandale des prêtres pédophiles aux Etats-Unis.
        Merci pour le lien.

      • leypanou 19 mars 10:25

        @Piere CHALORY

        à sujet, Trump prône actuellement ’’l’éviscération’’ 
        du ’’National Endowment for Democracy’’en le privant des deux tiers de son budget, histoire de limiter l’action des enragés du régime-change moyen oriental  : entre ce que D Trump a dit et ce qui se passe réellement, il y a pas mal de différences.

        Et s’il se confirme que John Bolton est nommé en remplacement de H.R McMaster, tout le cinéma d’une politique non-interventionniste est bel et bien caduque : les moyens en Afghanistan ont été renforcés, en Irak, toujours présent, et en Syrie, pareil.

        Et on dit toujours qu’ils ne partent de quelque part qu’avec un coup de pied dans le derrière.


      • Piere CHALORY Piere CHALORY 19 mars 10:37

        @Pierre


        Oui, c’est toujours intéressant d’aller prendre ses infos ailleurs que sur nos médias définitivement irrécupérables, il est certain qu’une fois qu’on est renseigné autrement que par nos scribes-sbires hexagonaux, tous à la solde d’un système en mode panique, les ficelles et fake-news sont tellement énormes que même le mougeon le plus extrême finira bien par s’en apercevoir.

        Une autre news détonante issue du m^me journal : pour lutter contre ’’l’épidémie opioïde’’, Trump propose d’instaurer la peine de mort pour les gros trafiquants de drogue ! 


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 mars 20:53

        @leypanou
        Sur les organismes qui fabriquent les « révolutions colorées » :
        « Alarme dans l’ establishment ! »

        "Le Département d’État a coupé le budget 2019 de la fondation National Endowment for Democracy (NED) et la sépare du National Democratic Institute (NDI) et de l’International Republican Institute (IRI). Le financement des instituts serait transféré au Département d’État, où le NDI et l’IRI seraient en concurrence avec des entrepreneurs privés, selon le chroniqueur du Washington Post Josh Rogin, qui a décrit la proposition comme « une agression non seulement contre leurs organisations mais aussi contre la mission en faveur de la démocratie à laquelle elles sont dédiées ». (...)


      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 19 mars 10:26

        «  »Avec un taux de participation de plus de 67 % et 76,67 % de votes en sa faveur au premier tour, Vladimir Poutine a écrasé tous ses rivaux à la course présidentielle russe.«  »


        Cela signifie que la démocratie en Russie n’est pas encore polluée comme elle l’est en Occident fortement oxydé ! Ce n’est donc pas Poutine qui « avait écrasé tous ses rivaux... », il ne s’est même pas donné cette peine, c’est bien « l’intelligence collective » Russe qui a produit cette « démocratie constructive » qui a éliminé les nano-opposants encouragés et manipulés par la propagande franco-occidentale à s’opposer aux intérêt de la Grande Russie ! Peine perdue Poutine est réélu !

        Complément de lecture, voir mon commentaire ici :

        • roman_garev 19 mars 13:59

          @Mohammed MADJOUR
          Bonjour.

          Bien dit. Poutine n’avait guère « écrasé tous ces rivaux », vu que :
          1) il n’y en avait pas un seul digne de ce nom ;
          2) ils se sont écrasés d’eux-mêmes, Poutine n’avait pas à intervenir.

          C’est un peu comme cette Ukraine nazie qui « fait la guerre à la Russie, en défendant l’Europe de ces ordes asiatiques durant quatre années ». Cependant la Russie n’a pas daigné se présenter à cette soi-disant guerre.


        • damocles damocles 20 mars 11:26

          @Fifi Brind_acier

          ...et l’ UE defend Navalny qui a fait des déclarations antisemites ...

        • Pierre Pierre 19 mars 11:43

          Une info qui vient de tomber.

          92,15 % des votes pour Vladimir Poutine en Crimée avec un taux de participation de 71,47 %.
          Cela va-t-être difficile de contester le référendum de 2014 !  
          Et il y en a qui rêvent d’un retour à l’Ukraine.  smiley smiley smiley

          • Dom66 Dom66 19 mars 13:35

            @Pierre

            Merci, et super votre article

            Pour le retour de la Crimée en Ukraine...là, je pense que ceux qui y rêvent, peuvent toujours attendre, ce n’est pas pour demain ni pour plus tard. smiley


          • alinea alinea 19 mars 16:17

            @Pierre
            Pierre, vous savez bien qu’il y a des annexés masochistes, et d’autres bien payés ! smiley


          • grangeoisi grangeoisi 19 mars 11:56

            Le petit colonel a donc bien manœuvré. Il faut dire qu’à crier au loup on obtient les moutons bien rangés. Reste à avoir le retour du contrôle des fraudes : ça ne sera pas une menace et s’il en était, cela sera  plus une menace pour les rapporteurs.

            En fait Poutine est dans l’engrenage qu’il a fabriqué mais avec des difficultés parfois ingérables :

            -  Oligarque lui-même …une fortune colossale, souvent évoquée dans les papiers de Panama dit-on, de toute façon mise en sécurité. Etant le numéro un dans ce domaine…Il ne peut pas passer la main…Trop de comptes à rendre.

            -  Des forces de police qu’il faut diriger mais aussi contrôler autant que faire se peut. Que de meurtres à connotations étatiques et politiques.

            -  Une économie qui a  crû, bien évidemment, après  la fin de la collectivisation, principalement dans le domaine agricole. Mais avec la résultante de nouvelles forces indépendantes qu’il faut surveiller. Les marchés nouveaux n’étant pas très en forme le moins que l’on puisse dire, ça ne sera pas de son pouvoir de contrôler la macro-économie malgré toute sa douteuse spéculation informatisée. A ce petit jeu on crée des bulles mais jamais des globes.

            -  Une démographie en berne, Le régime des retraites (pourtant pas mirobolantes) est  plus que flageolant  et bien sûr comme partout c’est un tonneau des danaïdes à remplir par l’emprunt ou la dévaluation.

            -  Enfin une armée certes bien remise en selle, mais coûtant un max et avec tout ce que cela implique : industrie de l’armement obligatoirement à fonds perdus sinon  vente à l’extérieur, et marchés douteux au possible.

            C’est dur d’être omnipotent pour ne pas dire plus, alors que la démocratie est si pratique.


            • JC_Lavau JC_Lavau 19 mars 12:00

              @grangeoisi. N’hésite pas à nous présenter TON bilan à toi que tu as.


            • grangeoisi grangeoisi 19 mars 12:21

              @JC_Lavau


              Oui ! C’est à quel sujet ?

            • Pierre Pierre 19 mars 13:02

              @grangeoisi
              Une série de ragots de café du Commerce.


              - L’ami du voisin de ma sœur a un compte au Panama donc je suis multimilliardaire. smiley
              - Les meurtres à connotation politique seraient une spécificité russe !!! (lien)  (lien) Les enquêtes sont au point mort. 
              - Une économie nouvelle demande du temps avant de produire des effets. En France, une usine ferme tous les jours et un agriculteur se suicide tous les deux jours. En Russie, une nouvelle usine est inaugurée tous les jours et l’agriculture est en plain essor. Des bulles !!! Ce sont les économies occidentales qui ont besoin de bulles et de l’économie souterraine pour gonfler leurs PIB. La Russie table sur l’économie réelle.
              - Démographie en berne ! Non, le taux de fécondité par femme est actuellement de 1,76 enfants (il vient de 1,16 en 2000). C’est à peu près le même qu’en France et beaucoup plus qu’en Allemagne (1,50) qui remonte grâce à l’immigration. La Russie a actuellement un problème démographique à cause de la crise de 1990 - 2000. Le « petit colonel » n’en est pas responsable.
              - Si la démocratie (occidentale) était si pratique, cela se verrait et Emmanuel Macron aurait 76,67 % d’opinions favorables.
              - Régime des retraites ! Il faut demander aux retraités français ce qu’ils en pensent.
              - L’armée. Il faut m’expliquer pourquoi avec un budget sensiblement pareil, les Russes arrivent à développer des armes nouvelles tout en équipant leur armée de matériel neuf (70 % aujourd’hui et 100 % en 2020). En fait, comme la Russie produit toute ses armes elle-même, de A à Z et même les carburant sont russes, produire des armes en Russie fait tourner l’économie. Vous allez me dire que quand on produit des chars, on ne produit pas de tracteurs mais il se fait que la Russie n’a jamais produit autant de tracteurs qu’aujourd’hui et qu’elle en exporte même.

              Ce n’est pas bien d’épancher sa frustration d’être dans un pays en pleine déprime en s’en prenant à l’espoir que suscite en Russie la confirmation de Vladimir Poutine à la tête de l’Etat. 
              Il faut commencer par balayer devant sa porte et ce n’est qu’ensuite qu’en est en droit de porter un jugement sur les autres.

            • Fanny 19 mars 14:44

              @grangeoisi


              « Le petit colonel a donc bien manœuvré »

              Quand on est mécontent du résultat, on fait ce qu’on peut. Celui dont tout le monde parle devient « petit », les citoyens deviennent « moutons », d’autres citoyens s’approchent d’un goulag fantasmé.

              Peut mieux faire.

              « Oligarque lui-même …une fortune colossale »

              Bof, il ne doit pas être pauvre. Le « colossal », c’est probablement bobard, sauf à apporter qqes indices crédibles.

              « Que de meurtres à connotations étatiques et politiques »

              Le pays est violent. Plus hard que nos ténébreuses affaires de Broglie, Fontanet, Boulin… Mais on ne sait pas qui commandite (là-bas comme chez nous).

              « Les marchés nouveaux n’étant pas très en forme »

              Point faible de la Russie de Poutine. Compétition entre une économie occidentale entièrement fondée sur l’efficacité et la rentabilité, quel qu’en soit le coût politique et social, sacrifiant l’identité de peuples entiers (ça commence à râler ferme), n’hésitant pas à guerroyer contre des populations sous-développées (pas très glorieux), et une économie russe en peine, moins innovante, mais s’appuyant sur des valeurs conservatrices plébiscitées par le peuple (le « petit » colonel). Le match est ouvert, sorte de revanche du match de hockey sur glace USA-Russie(URSS) de 1980, remporté par les USA dans un style efficace hyper agressif. On ne sait pas qui gagnera la revanche sur l’échiquier mondial (peut-être la Chine).

              « Une démographie en berne »

              On est à égalité sur ce critère. Chez nous, on compense et on remplace. Le meilleur choix ? On verra.

              « vente (d’armes) à l’extérieur, et marchés douteux au possible »

              Presque à égalité avec nous (2ème et 3ème mondial). Pour le « douteux », on ferait presque mieux (Arabie …).

              « C’est dur d’être omnipotent pour ne pas dire plus, alors que la démocratie est si pratique. »

              C’est dur pour tout le monde. La démocratie est « pratique », mais est aveugle au-delà de 5 ans. Elle compte sur le fait qu’elle est le « meilleur système ». Mais elle perd la main, et doit plier face à d’autres qui prennent la relève (multinationales gafesques, « dictateurs » chinois, russe, syrien…, bandits de grands chemins…). Quand la « démocratie » perd la main, il lui arrive de péter les plombs : danger pour tout le monde.


            • Lugsama Lugsama 19 mars 14:44

              @Pierre

              « Démographie en berne ! Non »


              Amusant, le pays est sur la voie du déclin à cause de ça et de la corruption, allez donc demander au russes ce qu’ils pensent de leurs pays après la disparition de Poutine.

            • grangeoisi grangeoisi 19 mars 15:43

              @Pierre

              En effet avec tes dires on ne peut que rester confondu....  taux de fécondité russe de 1,76 (peut-être) et le taux de reproduction est de ? Donc population en hausse ou en baisse ?

              Une démocratie s’exprime dans les urnes mais pas dans le bourrage de celles-ci.
               En ce qui concerne les résultats toujours dans les démocraties, il est d’usage de dire qu’ un bon résultat pour un candidat va de 30 à 60 %,.en ayant laissé s’exprimer préalablement tous les autres candidats avec accès à tous les médias, temps d’accès également répartis, sans passer par les cases arrestations, emprisonnements, pressions diverses si ce n’est assassinats, de journalistes entre autres.

              Quelle frustration ? Aucune sinon de remarquer qu’ Agoravox, restant dans son désir d’ouverture, te permet toi et à pas de mal d’autres thuriféraires pro-russes de vous exprimer, ce qui est bien mais avec pas dans l’excès.

              En conséquence sans avoir à balayer devant ma porte je continuerai à commenter, et entre autres à dire que Poutine n’est pas ma tasse de thé et que les russes qui méritent surement mieux que le petit colonel.


            • Fanny 19 mars 17:15

              @grangeoisi

              « les russes qui méritent surement mieux que le petit colonel »

              Les Russes ne sont pas de votre avis.

              C’est donc qu’ils ne pensent pas mériter mieux.

              « thuriféraires pro-russes » 

              Il y a ceux qui fantasment la Russie vue comme héritière de Tolstoï, Tchekov, Moussorgsky, Prokofiev. Ils pensent alors qu’elle mérite mieux que Poutine. Que dire alors de la France et ses derniers présidents. Entre politique et culture, il y a un gap.

              D’autres qui voient la Russie comme héritière d’Ivan le Terrible, Pierre Le Grand, Staline. Ils pensent que Poutine est à sa place, mais ne l’apprécient guère (Le Régent et le jeune Louis XV recevant Pierre Le Grand avec des pincettes ou une longue cuillère).

              Enfin, il y a ceux qui cherchent à s’informer sur ce grand pays (au moins en superficie), en discuter, et constatent  que AV est bien meilleur que Le Monde et Le Figaro, qui jouent aux cow boy et aux indiens côté cow boys. Ne pas confondre ceux-là avec des « thuriféraires », même s’ils n’ont pas a priori d’antipathie particulière vis-à-vis de la Russie.


            • Pierre Pierre 19 mars 17:57

              @grangeoisi
              Je n’ai absolument rien contre une réponse comme celle-ci puisqu’elle reste courtoise ce qui n’est pas le cas de beaucoup d’autres.

              Pour être clair, le taux de fécondité des femmes russes est remonté à 1,76 enfants par femme en âge de procréer à peu près comme en France. On dit qu’il faut 2,1 enfants pour stabiliser la population d’un pays mais aucun pays occidental n’atteint ce chiffre.  
              La diminution de la population actuelle est due à la très forte baisse du taux de fécondité des femmes dans les années 90. Ces femmes sont actuellement en âge de procréer mais comme il y en a moins, il y a forcement moins d’enfants même si en moyenne elles font plus d’enfants que leurs parents.
              C’est un problème conjoncturel et il faut attendre qu’il passe. La conséquence va-t-être une diminution de la population de 1 millions d’habitants. C’est et ce sera compensé par un apport de travailleurs immigrés venant des anciennes républiques et par des entreprises étrangères. Ce sont par exemple des entreprises turques qui travaillent sur les chantiers de la Coupe du monde de football.
              Ce n’est pas la faute de Poutine. Il essaie de redresser la situation avec de substantielles primes à la naissance et une allocation mensuelle de 10.000 roubles (150 €) pour le premier enfant à partir de 2018. (lien
              Vous savez très bien que le bourrage d’urne est une habitude russe de l’époque Eltsine. Ce n’est pas Poutine qui l’organise puisque que c’est lui qui a fait installer les caméras qui ont constaté cette fraude. Vous ne pouvez pas rejeter toute une élection parce que quelques énergumènes ont triché.
              Je suis désolé mais je ne suis pas d’accord avec votre affirmation de 30 à 60 % pour un candidat. Il arrive parfois qu’un candidat est tellement au-dessus des autres qu’il fait l’unanimité. C’est encore une fois une norme inventé par les Occidentaux et ils voudraient qu’elle soit universelle.
              Vous n’avez pas suivi la campagne présidentielle russe pour dire que les candidats russes n’ont pas pu librement s’exprimer. Celui qui a fait le moins de campagne électorale, c’est Vladimir Poutine, il n’en a d’ailleurs pas fait du tout. Les autres ont pu dire librement ce qu’ils voulaient. Ils n’ont pas convaincu, c’est tout.
              C’est plutôt en France et aux Etats-Unis que les candidats n’ont pas pu librement s’exprimer dans les médias.
              La frustration, c’est que les médias mainstream souhaitaient un faible taux de participation, dans les 50 % et un score de moins de 60 % pour Vladimir Poutine pour mettre sa légitimité en cause alors que les Russes l’ont plébiscité comme jamais.
              La question n’est pas de savoir si on peu critiquer Vladimir Poutine ou pas. Le problème est que la Russie s’est choisi un leader qui n’est pas sur la même voie que nous. Ni en économie ni en géopolitique ni en évolution sociétale. 
              Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On rompt les ponts ? Pas possible vu que les Allemands doivent exporter leurs voitures de luxe, leurs machines-outils, leur TGV etc. Ils ont aussi besoin du gaz russe pour compenser les fermetures des sites nucléaires et le demi-échec de leurs éoliennes.
              Donc, on va devoir parler avec un chef-d’Etat bien conforté dans sa place par le résultat des élections et qui ne va rien lâcher. Bravo les stratèges occidentaux qui nous ont menés là. 





            • agent ananas agent ananas 19 mars 18:37

              @Lugsama
              Amusant, le pays est sur la voie du déclin à cause de ça et de la corruption, allez donc demander au russes ce qu’ils pensent de leurs pays après la disparition de Poutine.

              Si un pays est sur la voie du déclin, c’est bien les US... et je suis bien placé pour le savoir étant installé depuis novembre dans la banlieue nord de Washington dans le Maryland. Attendons l’entrée en vigueur du pétro-yuan jeudi 22 mars pour voir quelle sera la valeur du dollar ... Coïncidence sûrement, le prince saoudien MBS est en visite aujourd’hui à la Maison Blanche. Est-ce que Trump va lui demander de ne pas accepter des yuans pour son pétrole ? ...
              Quant aux russes, il est prématuré de leur demander ce que sera la Russie post Poutine. Pour le moment ils veulent leur pays stable et
              ne pas pas revivre le cauchemar des années Elstine qui avait réduit la Russie au niveau du tiers-monde. Poutine a mis fin au pillage de la Russie et reconstruit le pays malgré les sanctions occidentales...
              Bonne chance et bon courage à lui (et son peuple).


            • Pierre Pierre 19 mars 18:44

              @agent ananas
              Merci pour cette réponse très simple et très claire.


            • roby 19 mars 19:02

              @grangeoisi
              N’oubliez pas que si vous pouvez vous exprimer ici en ce moment c’est grâce au sacrifice de millions de morts Russes de la 2ème guerre mondiale 



            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 mars 21:19

              @grangeoisi
              « Les implications politiques des révélations sur les nouveaux systèmes de défense russes. »


              Et Pierre n’a pas tout dit, vous allez en tomber de l’armoire !
              Poutine a présenté les nouveaux armements russes, qui ont plusieurs années d’avance sur les armements américains et occidentaux. D’où les cacas nerveux de tous nos Mamamouchis, stupeur et tremblements...
              Même Theresa May en a perdu son flegme britannique !!

              Ils n’ont pas l’habitude qu’on leur explique qu’ils ont une cible dans le dos, qu’ils vont devoir s’y habituer, et faire leur deuil, lentement, mais sûrement de leurs prétentions de domination planétaire et de mettre le boxon partout.

              Désormais, la Russie peut atteindre tous les pays de l’ OTAN, y compris à basse altitude en dessous des radars, ou en passant sous la calotte glaciaire !
              Pour les pays de l’ OTAN, décidément, les nouvelles sont mauvaises, d’où qu’elles viennent ...

            • Oceane 29 mars 09:26

              @grangeoisi



              « ... les russes qui méritent surement mieux que le petit colonel. »

              D’où l’obsession de l’Europe occidentale des « regime change » pour « apporter la démocratie » à des peuples qui n’ont rien demandé. Côte d’Ivoire, Irak, Afghanistan, Lybie...


            • zygzornifle zygzornifle 19 mars 13:29

              Il est comme Macron , il ne pouvait pas être battu ....


              • McGurk McGurk 19 mars 14:11

                L’article n’est absolument pas pro-russe, n’est-ce pas ? Autant je comprendrais qu’on puisse dire que ce pays a beaucoup d’atouts et qu’en se prenant en main il pourrait avoir le destin qu’il mérite, ça oui.
                Mais nous asséner que les élections ne pouvaient pas se passer autrement parce que « Poutine c’est l’Homme de l’avenir », il y a de quoi se fendre la poire.

                La Russie n’a, politiquement, pas évolué bien qu’ayant massacré la famille du dernier Tzar - remplacé par les présidents soviétiques puis par les présidents de la « nouvelle Russie ». Elle s’appuie toujours sur un « homme fort » pour la gouverner, une personne qui « règnera » sur le pays en faisant la pluie et le beau temps.

                La corruption n’est pas près de se tarir car le système est corrompu jusqu’à la moelle et n’a absolument rien de démocratique. Les élections ne sont que de l’enfumage pour les idéalistes et les pro-russes qui veulent croire que « c’est la décision du peuple ». Mais on ne compte pas du tout, ici, les milliers de fraudes, l’intimidation des candidats et la violence exercée sur eux (allant même jusqu’à la prison pour des motifs grossiers), etc.

                Pourquoi y en a-t-il qui peuvent se présenter alors ? Ceux qui restent sont trop insignifiants pour représenter une quelconque menace pour le régime et ils ne peuvent quand même pas supprimer le parti communiste (dans le pays d’origine du communisme). Il n’y a aucune réelle opposition, comme actuellement en France.


                • roman_garev 19 mars 14:26

                  @McGurk
                  « La Russie n’a, politiquement, pas évolué »...


                  Et pour de bon. Quand on contemple votre soi-disant évolution à l’occidentale, avec ces trumps, merkels, hollandes, macrons, mays et autres clowns à la Boris Johnson, tout désir d’évoluer s’évapore... Une telle « évolution », gardez-la pour vous et surtout n’essayez pas nous l’imposer par force. parce que la force n’est plus à votre côté...

                  Non, en Russie on préfère la bonne vieille société. Avec un père et une mère, avec les notions de la Patrie, du devoir et de charité, du bien et du mal, et du « mir ». Cette notion-là, vous ne l’avez même pas, ayant traduit le roman de Tolstoï comme « La Guerre et la Paix ». Non, dans ce titre il s’agit non de la « Paix », mais du « Mir », ce qui veut dire « Monde ». Mais le monde en Russie et à la russe... Ce monde que ne serez jamais apte à concevoir.

                • husky husky 19 mars 14:42

                  @McGurk
                  Tu remarqueras que quand ça ne leur convient pas ils disent les élections sont truqués et quand ça leur convient ils disent c’est le peuple, laisse tomber c’est inutile ils sont aveugles 


                • Pierre Pierre 19 mars 14:50

                  @McGurk
                  Vous ne comprenez rien. Les Russes vous envoient un message et vous continuez à lire les messages anciens. La Russie change, les Russes aussi et vous ne voulez pas le voir avec votre fixation sur les vieux clichés. 

                  N’allez surtout pas en Russie pour le constater, de toute façon vous ne verriez que ce qui n’est pas au normes occidentales et cela vous conforterait dans vos idées fixes.
                  La corruption n’est pas un phénomène russe. Il est universel. Rien qu’en Europe, elle coûte un peu moins de 1000 milliards d’euros par an... une paille. Et je ne parle pas des Etats-Unis avec leurs surfacturations, les magouilles de la CIA avec le trafic de drogue pour se faire une caisse noire et le financement des fondations, celle des Clinton entre autres.
                  Le problème n’est pas de trouver l’homme d’avenir pour la Russie mais choisir celui qui a l’expérience et qui peut stabiliser un pays qui subit une pression économique énorme du système néolibéral.
                  La Russie évolue vers le destin qu’elle mérite mais il lui faut du temps. C’est un peu comme si elle était sortie des années 90 comme l’Europe de la guerre 39-45 et elle n’a pas un plan Marshall pour l’aider.
                  Un candidat n’a pas pu se présenter parce qu’il a été condamné et c’est bien parce que c’est juste un agitateur qui de toute façon n’aurait fait que 3% maximum. Il les aurait d’ailleurs pris aux autres candidats, pas sur les abstentions.
                  Voyez la vidéo et vous verrez comme c’est un piètre personnage.


                • roman_garev 19 mars 15:01

                  @Pierre
                  « @McGurk. Vous ne comprenez rien »

                  Plus ils ne comprennent rien du tout, plus d’aplomb dans leur discours qu’il croient intellectuel, envers tous ces arriérés comme vous et moi.
                  Cela ne se guérit pas.

                • McGurk McGurk 19 mars 15:09

                  @roman_garev

                  Je n’ai jamais rien imposé et l’évolution ne signifie pas forcément « amélioration ».

                  Vous ignorez volontairement le contexte économique et social au sein d’un pays et du monde pour le résumer à quelques noms qui font la une des journaux. Des personnes qui n’auraient pas forcément été élues (sauf à la rigueur Merkel) si l’Europe se portait bien.

                  Je ne sais pas bien à quelle « vieille société » vous vous référez étant donné le changement drastique de régime au cours des cent dernières années. Toutes les notions que vous citez sont également importantes en France mais sont érodées à la fois par le système économique et par le monde politique qui tend à détruire (merci Macron) ce qu’il reste de cohésion entre les individus.

                  C’est intéressant que vous parliez de patriotisme étant donné la bouffonnerie grotesque des élections, des pressions de toutes sortes sur les candidats, du nombre de personnes dans la pauvreté, de la chasse aux homosexuels, de l’annexion honteuse de territoires ne vous appartenant pas du tout. Si c’est ça votre « monde », vous pouvez vous le mettre là où vous savez.

                  Comme dit précédemment, j’ai parfaitement conscience du potentiel de ce pays mais je suis triste de constater qu’il préfère une voix despotique pour arriver à ses fins. Que Poutine soit réélu jusqu’à la mort, je m’en fous royalement, mais alors qu’on ne vienne pas me dire que c’est un pays « évolué ».


                • McGurk McGurk 19 mars 15:18

                  @Pierre

                  Je n’ai pas de sympathie pour ce type, il est fou. Mais ça se signifie pas pour autant qu’on doit inventer des chefs d’accusation pour le freiner parce qu’il représente, qu’on le veuille ou non, une sorte d’opposition (moi je ne fais pas trop la différence avec l’autre mais bon).

                  La stabilisation d’un pays ne se fait pas en mettant un despote au sommet pour tout gérer, un pays se construit dans le compromis, avec ses adversaires, et c’est ça qui fait qu’une évolution est lente mais qu’elle prend tout son sens - positif ou négatif. Lorsqu’on est seul aux commandes, on décide à la place des autres et on appauvrit d’autant plus le débat - qui est généralement prolifique.

                  Dans ce cas, inutile de faire des élections. Ca décrédibilise le pays aux yeux du monde, c’est une perte de temps et d’argent. On sait déjà qui sera le prochain c’était plus qu’évident.

                  Pour autant, comme je l’ai dit et quand bien même les différences culturelles sont énormes, je suis conscient du potentiel de la Russie et souhaite à ses habitants un avenir meilleur. Mais sans démocratie, sans choix, cela s’annonce plutôt difficile...


                • JC_Lavau JC_Lavau 19 mars 15:38

                  @McGurk : « Je n’ai pas de sympathie pour ce type, il est fou ». Ce doit être affreux de se détester soi-même à ce point. Raconte !


                • roman_garev 19 mars 15:43

                  @McGurk
                  « étant donné la bouffonnerie grotesque des élections »


                  Qui s’exprime en... (exemples).

                  « des pressions de toutes sortes sur les candidats »

                  Exemples ? Nom des « pressés » ?

                  « du nombre de personnes dans la pauvreté »

                  Et alors ? On ne peut pas faire tout à la fois. Même en USA il y en a trop.

                  « de la chasse aux homosexuels »,

                  Exemples ?

                  « de l’annexion honteuse de territoires ne vous appartenant pas du tout »

                  Crimée ? Qui vote 92 % pour être annexée ? Alors ce n’est pas une annexion, mais la volonté du peuple. Jamais entendu ça ?

                  Et surtout votre « ne vous appartenant pas du tout » ? Étiez cancre en histoire ?
                  Mais le principal que la Crimée appartient aux Criméens. Pas aux Kiéviens, pas aux Moscovites. Et s’ils ont décidé de vivre au sein de la Russie au lieu de ce malentendu nazi qui s’appelle Ukraine, c’est leur choix. Pas celui de vous, de moi ou de Poutine. 

                • roman_garev 19 mars 15:45

                  @Jarnicoton
                  On a traduit le titre étant nul en réalité russe...


                • roman_garev 19 mars 15:48

                  @McGurk
                  « Je n’ai jamais rien imposé »


                  Bien sûr, car vous n’avez pas de moyens pour ça. Les moyens sont dans les mains de ceux que vous avez élu. Vous ne faites que les soutenir en tant que propagandiste dans la guerre qu’ils ont déclaré à la Russie.

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