• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Santé > Coronavirus - Combien coûte le décalage du confinement

Coronavirus - Combien coûte le décalage du confinement

 

Les autorités ne publient pas les simulations de l’épidémie qu’elles utilisent. Il est cependant possible de reconstituer à partir des données publiques une modélisation de l’épidémie dans la période de début janvier à début mars 2021, qui à la fois rend compte du "plateau" actuel dans les contaminations et montre l’augmentation accélérée qui suivra en deuxième moitié de février, et qui rendra tôt ou tard inévitable un nouveau confinement strict.

L’outil permet encore de modéliser l’effet de ce nouveau confinement en fonction de la date à laquelle il sera décidé. Les conclusions sont sans appel : trois semaines de décalage supplémentaire rallongeraient encore le confinement de plus de deux semaines avec un surcoût de l’ordre d’une trentaine de milliers de vies, 35 milliards de PIB et 20 milliards de dette publique.

Les modélisations de l’épidémie utilisées par les autorités françaises comme base de leurs décisions ne sont pas publiques, ce qui peut renforcer l’impression d’une dispute de nature politicienne entre partisans par principe du reconfinement et partisans par principe de l’ouverture à tout prix. Cela participe de l’opacité des autorités françaises quant aux raisons de leurs décisions, qui contraste avec la communication complète et réaliste d’autres gouvernements, comme par exemple celui de Singapour.

Est-il possible, à partir des données publiques, de reconstituer une modélisation de la phase actuelle de l’épidémie qui fasse sens, et qui permette à chacun d’évaluer par lui-même les arguments des uns et des autres  ? Oui.

Construite par une seule personne et à partir des seules données publiques, la modélisation sera certes moins détaillée et probablement moins précise que celles dont les autorités doivent disposer - et qu’elles se gardent bien de publier. Mais elle permettra bien de comprendre ce qui est en train de se passer, et notamment :

  • Pourquoi au juste nous sommes actuellement sur un quasi-plateau du nombre des contaminations
  • Pourquoi ce plateau va, non pas "peut-être", mais presque certainement être suivi d’une augmentation accélérée du nombre des contaminations avant la fin février, ce qui forcera alors le président de la République à mettre en place un confinement strict, similaire à celui que la France a connu au printemps 2020, similaire à celui que le Royaume-Uni connaît aujourd’hui
  • Quel est approximativement le coût, en milliers de morts, en jours de confinement et en milliards d’euros de pertes supplémentaires, de la décision de décaler le confinement strict - sans parler du coût en emplois perdus

Dans un premier temps, j’exposerai les éléments de base du modèle, et discuterai également ses simplifications donc ses limites.

Dans un deuxième temps, j’en détaillerai l’aspect mathématique. La feuille de calcul permettant de générer les simulations est jointe. Cette partie peut sans inconvénient être négligée par les personnes que l’aspect mathématique n’intéresse pas.

Enfin, j’exposerai les résultats, avec les visualisations de la dynamique prévisible de l’épidémie dans les prochaines semaines, ainsi qu’après le début du confinement en fonction de la date à laquelle Emmanuel Macron, forcé par les événements et après avoir refusé les propositions des scientifiques cherchant à minimiser le coût en vies et en argent du confinement en le commençant plus tôt, décidera de reconfiner, comme Boris Johnson l’a fait le 5 janvier devant l’explosion des contaminations en Grande-Bretagne, et peut-être aussi tard que lui.

Voici pour commencer les principales conclusions

Principales conclusions

  1. En l’absence de confinement, le rythme moyen des contaminations augmentera nettement à partir de la mi-février et dépassera les 40 000 vers début mars
  2. A partir du 20 février environ, les nouveaux variants plus contagieux (britannique, sud-africain, brésilien) seront majoritaires parmi les nouvelles contaminations
  3. Par rapport à la mise en place dès lundi 8 février d’un nouveau confinement strict continué jusqu’à ce que les contaminations puissent être maîtrisées par traçage et isolation (situation similaire à juin-juillet 2020), le décalage du confinement au 15 février, 22 février et 1er mars coûtera respectivement de l’ordre de
    • 15 février : + 6 000 morts et + 4 jours de confinement soit presque 10 milliards d’euros de PIB et 5 milliards d’euros de dette publique
    • 22 février : + 15 000 morts et + 9 jours de confinement soit 20 milliards d’euros de PIB et 11 milliards d’euros de dette publique
    • 1er mars : + 29 000 morts et + 16 jours de confinement soit plus de 35 milliards d’euros de PIB et 20 milliards d’euros de dette publique

Les éléments du modèle

La modélisation est basée sur les données suivantes :

  • Circulent en France d’une part le variant classique du Covid-19 actuellement majoritaire, d’autre part plusieurs autres variants (britannique, sud-africain et brésilien) qui sont plus contagieux. 
  • Des restrictions supplémentaires à la circulation du virus ont été mises en place à partir du 17 janvier (couvre-feu à 18 heures), dont l’effet a du apparaître dans les chiffres des contaminations à partir du 22 janvier compte tenu d’un délai d’incubation moyen de 4 jours + 1 jour pour obtenir le résultat d’un test
  • Le compte des contaminations détectées en France, moyenné sur 7 jours, chaque jour entre le 7 janvier et le 5 février
  • La proportion des nouveaux variants dans les contaminations était de 3,3% le 8 janvier et 21,3% le 3 février
  • Le nombre des décès par rapport aux contaminations détectées (rappelons que les contaminations réelles sont nettement plus nombreuses, beaucoup n’étant pas détectées) peut être estimé à environ 2,4% en comparant le nombre des contaminations détectées en deuxième moitié de décembre soit 14 300 par jour en moyenne et le nombre des décès en première moitié de janvier soit une moyenne de 345 par jour
  • Le coût économique d’un confinement strict est estimé à une perte de 16 milliards d’euros de PIB et un supplément de 8 à 9 milliards d’euros de déficit public pour chaque semaine de confinement

Les hypothèses suivantes sont utilisées :

  • S’il est confronté à une augmentation brutale des contaminations, le président de la République décidera de réagir, même avec retard comme il l’a fait en mars 2020 et octobre 2020. Le scénario où il choisirait de viser l’immunité collective en acceptant le débordement des services de réanimation et la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes en quelques mois ainsi que le handicap de centaines de milliers d’autres par les séquelles longues du covid n’est pas pris en compte (1)
  • Emmanuel Macron décidera alors un confinement strict similaire à celui que connaît la Grande-Bretagne actuellement et celui qu’a connu la France au printemps 2020. Comprenant sans délai qu’un confinement allégé comme celui de l’automne 2020 ayant tout juste réussi à maîtriser les contaminations au variant classique, il ne permettrait pas de maîtriser les nouveaux variants beaucoup plus contagieux, le président de la République ne cherchera pas à se contenter d’un tel confinement plus léger dans un premier temps - ce qui n’aurait pour conséquence que d’augmenter encore les dégâts en morts, en handicaps et en argent
  • Ce confinement sera poursuivi jusqu’au moment où le rythme des contaminations sera maîtrisable par la stratégie tester / tracer / isoler qu’ont utilisée tous les pays qui ont le mieux protégé à la fois leur population et leur économie (Japon, Australie, Corée du Sud, Finlande, Singapour, Chine, Vietnam, Nouvelle-Zélande, Islande…) (2) Ce rythme a été estimé à 5 000 contaminations détectées par jour. Le scénario où Emmanuel Macron choisirait de relâcher le confinement avant qu’il ait produit ses pleins effets - menant naturellement à une relance des contaminations - n’est pas pris en compte

D’autre part, le modèle présente les simplifications suivantes :

  • L’ensemble des nouveaux variants sont supposés avoir la même contagiosité. Cette simplification est justifiée, au minimum pendant les quelques prochaines semaines, du fait que le variant britannique est très majoritaire parmi les nouveaux variants
  • L’effet du confinement strict une fois mis en place est supposé parallèle à celui que la Grande-Bretagne a établi à partir du 5 janvier, c’est-à-dire un ralentissement de l’augmentation des contaminations pendant 5 jours suivi de leur diminution au rythme de -4% chaque jour. C’est une simplification parce que le rythme de diminution peut varier légèrement selon les circonstances, par exemple il était de -4,6% en France au mois d’avril 2020 pendant le premier confinement. Elle est cependant justifiée du fait que l’exemple britannique doit être le plus représentatif, puisqu’il fait intervenir la même version du virus, dite "variant britannique"
  • Ni le ralentissement des contaminations à l’école du fait des vacances de février, ni le risque d’accélération des contaminations du fait des départs en vacances ne sont pris en compte, pour la simple raison que l’un comme l’autre ne sont guère modélisables. Du fait que ces deux effets sont de sens contraire, ils devraient dans une certaine mesure se compenser. Si les départs en vacances devaient être peu nombreux, il faut sans doute s’attendre à ce que l’épidémie progresse un peu moins vite et prenne donc quelques jours de "retard" par rapport à la modélisation, le seuil de 40 000 contaminations par jour étant donc franchi non le 1er mars mais plutôt dans les premiers jours de mars

Aspect mathématique

Dans les conditions prévalant en France jusqu’au 22 janvier - apparition de l’effet du couvre-feu à 18 heures - le rythme des contaminations au variant classique du Covid-19 augmente d’un facteur quotidien inconnu ρo, tandis que le rythme des contaminations aux nouveaux variants augmente d’un facteur quotidien ρa. D’autre part le passage au couvre-feu à 18 heures diminue le rythme des contaminations à tous les variants du virus d’un facteur inconnu α.

Ces facteurs peuvent être évalués à partir du nombre moyen des contaminations au 8 janvier (15 338) et du pourcentage des variants dans le total (3,3%), au nombre moyen des contaminations au 3 février (20 615) et pourcentage des variants dans le total (21,3%) ainsi que du nombre moyen des contaminations en milieu de période (19 760 au 22 janvier). Il vient :

  • ρa = 1,09755
  • ρo = 1,01351
  • α = 0,97862

Les valeurs calculées servent de base à la modélisation de la propagation de l’épidémie entre début janvier et début mars - voir visualisation plus bas. La simulation prévoit une proportion des nouveaux variants dans le total des contaminations de 13,4% au 27 janvier, proche de la valeur mesurée de 14%, ce qui crédibilise le modèle.

On peut noter que compte tenu d’un intervalle intergénérationnel moyen estimé à 6 jours - intervalle entre deux "générations" du virus - les facteurs calculés correspondent pour la période depuis le 22 janvier à un facteur de reproduction pour le variant classique et pour les nouveaux variants respectivement de :

  • Ro = ( ρo * α )6 = 0,95
  • Ra = ( ρa * α )6 = 1,54

Voici la feuille de calcul générant les simulations.

Les résultats

La simulation de la propagation de l’épidémie dans la période entre début janvier et début mars 2021 mène bien au "plateau" actuel dans le rythme de contaminations, suivi à partir de la mi-février d’une augmentation de plus en plus rapide.

La raison apparaît clairement à la lecture du graphique : le couvre-feu à 18 heures d’une part fait diminuer lentement le variant classique du virus, d’autre part est insuffisant pour faire mieux que légèrement ralentir les nouveaux variants. En ce début de février, le variant classique restant majoritaire, il y a équilibre entre la lente diminution de ce variant et l’augmentation des autres, certes rapide mais partant d’une base beaucoup plus basse. Au cours du mois de février, les nouveaux variants devenant progressivement majoritaires, l’équilibre est rompu et c’est le comportement d’augmentation rapide des variants britannique, sud-africain et brésilien qui apparaît.

PNG

Contaminations détectées, moyenne sur 7 jours
Orange = total mesuré  ; Gris = modélisation variant classique  ; Bleu = modélisation autres variants

Sous les hypothèses listées plus haut, voici l’effet sur les contaminations d’un confinement strict, de type "Britannique" actuel, s’il est mis en place lundi 8 février. La date de chute du nombre moyen de contaminations quotidien en dessous de 5 000 - permettant de mettre en place la stratégie la plus efficace "Tester Tracer Isoler" - est calculée au 23 mars soit un confinement de 43 jours : environ 6 semaines.

PNG

Confinement strict mis en place le 8 février
Durée 43 jours - Levée du confinement le 23 mars

Les trois simulations suivantes modélisent l’effet d’un confinement strict mis en place 1 semaine, 2 semaines ou 3 semaines plus tard, c’est-à-dire les 15 février, 22 février et 1er mars respectivement.

A chaque fois, la durée du confinement augmente car la situation de départ est empirée. De plus, le nombre total des contaminations est augmenté, à la fois parce que la situation de départ est pire et parce que le tout - décalage + confinement - a duré plus longtemps. Il en résulte naturellement un plus grand nombre de morts. Ce décalage a également un coût économique important, estimé à partir des données citées plus haut sur le coût de chaque semaine de confinement.

Enfin, un nombre plus grand d’emplois sont mis en danger, et le poids psychologique subi par l’ensemble de la population - durée de l’isolement notamment - est alourdi.

PNG

Confinement strict mis en place le 15 février
Durée 47 jours - Levée du confinement le 3 avril
Décalage 1 semaine entraîne + 6 000 morts et + 4 jours de confinement

PNG

Confinement strict mis en place le 22 février
Durée 52 jours - Levée du confinement le 15 avril
Décalage 2 semaine entraîne + 15 000 morts et + 9 jours de confinement

PNG

Confinement strict mis en place le 1er mars
Durée 59 jours - Levée du confinement le 29 avril
Décalage 3 semaines entraîne + 29 000 morts et + 16 jours de confinement

Une grande partie des pertes humaines et des coûts monétaires et psychologiques subis pendant un nouveau confinement strict sont désormais inévitables. Seuls les pays qui ont su d’abord éradiquer le virus sur leur territoire, ensuite lutter contre toute nouvelle flambée par la combinaison des stratégies tester / tracer / isoler et sas de contrôle aux frontières, peuvent les éviter.

L’enjeu à ce stade est de limiter ces pertes humaines, ces coûts en argent et ces dégâts psychologiques en reconnaissant l’inévitable et en n’acceptant plus aucun délai, qui ne fait qu’empirer la situation.

La décision est dans les mains du président de la République Emmanuel Macron. Elle dépend de son sens de l’anticipation et de sa capacité à regarder en face les réalités, même les plus dures.

Charles de Gaulle le disait : "Toujours le chef est seul en face du mauvais destin".

 

(1) - Le taux de létalité moyen au Covid-19 tous âges confondus compte tenu d’une prise en charge médicale du meilleur niveau (hospitalisation, réanimation) est estimé suivant les études entre 0,5% et 1%. L’immunité collective étant estimée aux alentours de 66% de la population pour le variant classique du virus, donc 80% pour le variant britannique plus contagieux, il faudrait envisager la mort d’au moins 0,5% à 1% de 80% des 67 millions de la population française c’est-à-dire 250 à 500 mille personnes - mais en fait davantage étant donné que tous ne pourraient être pris en charge par des services de réanimation débordés. Ce sacrifice ne procurant d’ailleurs aucun bénéfice aux survivants puisque l’immunité collective à un variant du virus ne garantit pas l’immunité aux autres, voir la situation de Manaus au Brésil, il faudrait donc compter sur une autre ponction de centaines de milliers de vies un peu plus tard dans l’année

(2) - Bien sûr, la stratégie tester / tracer / isoler n’a pu être efficace que jointe à un "sas" de contrôle aux frontières permettant de protéger le pays contre les recontaminations venues de l’étranger. A titre d’exemple, un voyageur entrant en Corée du Sud non seulement subira un test Covid-19 mais devra même en cas de résultat négatif se soumettre à une quarantaine obligatoire de 14 jours avant d’être autorisé à se déplacer dans le pays. Un tel dispositif est praticable pour des pays au commerce extérieur plus intense que le français - Corée du Sud et d’autres - il le serait à plus forte raison pour la France, soit à ses frontières nationales, soit à celles de l’espace Schengen suivant le choix des partenaires européens du pays


Moyenne des avis sur cet article :  1.85/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

39 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 8 février 08:09

    @Alexis Toulet

    Simple recherche parmi tant d’autres juste sur LCI un site non complotiste ...

    https://www.lci.fr/international/coronavirus-covid-19-pandemie-la-suede-a-t-elle-contre-le-variant-britannique-sans-confinement-2176793.html

    C’est quoi cette folie de vouloir confiner sans comprendre que c’est contre productif ....

    C’est quoi votre idée à vous ?

    Vous touchez des laboratoires ?

    Vous aimez rester bien cloitré comme si un virus ne se diffusait pas ?

    Et quand vous ressortez de chez vous après 3-4 semaines , vos défenses sont affaiblies et hop on en reprend une petite couche d’infections ...

    Ensuite on remet une petite couche de confinement ....

    Et vous semblez oublier que le corps produit des défenses immunitaires , c’est pas en faisant l’autruche que l’on peux se renforcer

    Un autre site non complotiste ...

    https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/2020-la-moisson-des-morts-230659

    Après un an de coronacircus on dispose des remontées statistiques des décès et de l’impact de cette grande fable sur les nombre de décès.

    Je vous invite à vous mettre à jour dans vos réflexions


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 8 février 08:37

      @devphil30

      C’est quoi cette folie de vouloir confiner sans comprendre que c’est contre productif ....

      Le signe qu’il ne s’agit pas de mesures sanitaires mais de mesures policières.

    • devphil30 devphil30 8 février 11:25

      @Opposition contrôlée

      Ma question s’adressait surtout à l’auteur et une frange de la population qui pense que sa survie dépend des jours d’enfermement.

      Comment ce gars peux prôner l’enfermement en nous balançant des chiffres à la noix comme si le virus était mathématicien.

      La servitude volontaire est dépassé par l’enfermement volontaire au secours La Boetie il s ont devenu encore plus fous que tu ne le pensais ...

      Quand je lis cet article je me dis qu’au gouvernement ils doivent être encore plus atteint par le syndrome d’enfermer sauf que maintenant au bout d’un an les Français ouvrent légèrement une paupière pour entrevoir la lumière mais avant de se rendre compte qu’ils ont été berné , il faudra une forte réflexion et remise en question.


    • Eric F Eric F 8 février 18:52

      @devphil30
      l’article de LCI que vous pointez indique :
      1° que si la Suède n’a pas confiné, le gouvernement a préconisé des mesures restrictives massivement appliquées par la population locale, par exemple la plupart des lycées ont opté pour le téléenseignement, et les déplacements ont été fortement limités (la circulation est 30 ou 40% de la normale)
      2° qu’en tout état de cause, les contaminations sont très nettement plus élevées par rapport à la population en Suède que dans les autres pays scandinaves Norvège et Finlande


    • I.A. 8 février 19:30

      @devphil30

      Peut-être devriez-vous envisager qu’il existe, sur terre, des gens

      • que cela rassurent, d’être enfermés : contention à la fois morale (ah, ils nous protègent !) et physique « mais-juste-ce-qu’il-faut ». Ça s’appelle aussi des poltrons...
      • qui n’aiment pas le grand air, la nature, les bêtes non domestiques, le nouveau ou l’inconnu : besoin de maîtriser l’environnement immédiat, de ne pas se sentir vulnérable ou insignifiant, de rester dans l’entre-soi.
      • des fainéants, pour qui toucher son salaire sans aller taffer est une forme de réussite sociale
      • qui ne supportent pas de voir les autres vivre, boire un coup entre copains, rire à gorge déployée, aller au cinéma, en boîte, au resto, danser, faire la fête, être simplement heureux
      • qui trouvent dommage que pour une fois qu’il se passe quelque chose dans le monde, ça serait dommage de ne pas s’en emparer pour le monter en chantilly : surtout ne pas bouder son plaisir, ne pas continuer à vivre fadement et sans histoire (vive les guerres, les catastrophes, les épidémies bien mortelles)
      • qui suivent la pensée dominante, parce que bon, ils ne s’agirait pas de se risquer à avoir une opinion, une critique, voire  et là c’est pire que tout  une lucidité !

    • pipiou2 8 février 23:25

      @Opposition contrôlée
      De la part d’un mec qui bloque les commentateurs qui le contredisent c’est assez jouissif de t’entendre dénoncer des « mesures policières » !


    • @pipiou2

      De la part d’un mec qui bloque les commentateurs qui le contredisent c’est assez jouissif de t’entendre dénoncer des « mesures policières » !


      Pt’êt qu’il sait faire la différence entre un commentateur et un troll, tout simplement ?

      Bisou smiley


    • devphil30 devphil30 9 février 05:13

      @I.A.

      Vu sous cet angle alors ils existent ... mais ils ne vivent pas car ils sont dans la peur.
      Ils vont donc exister pendant des mois reclus chez eux en ayant peur d’un virus médiatique alors que des milliers de virus existent. 
      Pour cette frange de peureux existentiels devons nous sacrifier l’ensemble des autres personnes ?

      Assurément non !


    • Francis, agnotologue Francis 8 février 08:41

      Combien ça coûte un confinement ?

       

      « Le confinement est devenu hors de prix »


      • BA 8 février 08:57

        Lundi 8 février 2021 :


        « Selon le groupe scientifique du gouvernement britannique, le NERVTAG, qui s’appuie sur plusieurs études, la variante anglaise serait plus mortelle d’entre 30% et 40%. »


        Lisez cet article :


        Variants sud-africain et brésilien du Covid-19 : la durée d’isolement allongée en cas d’infection.


        La Direction générale de la Santé a diffusé, dimanche 7 février, une note urgente aux professionnels de santé. Elle détaille de nouvelles mesures à appliquer pour lutter contre la propagation des différents variants du Covid-19.


        Isolement allongé, test négatif obligatoire de sortie... La Direction générale de la Santé (DGS) a transmis de nouvelles règles dans sa stratégie de lutte contre les variantes du Covid-19, dimanche 7 février. 


        Pour prévenir la diffusion des deux variantes sud-africaine et brésilienne, la DGS a allongé la durée d’isolement des personnes contaminées à 10 jours. Un second test négatif est désormais obligatoire pour sortir de la quarantaine. Si ce test se révèle à nouveau positif, il faudra observer 7 jours d’isolement supplémentaires.


        La DGS a également renforcé son dispositif de détection des variants à l’aide de tests antigéniques. Lors d’un test antigénique positif au Covid-19, un second prélèvement devra être réalisé pour rechercher la présence des variantes cette fois-ci. En cas de contamination à un variant, le laboratoire aura la responsabilité d’informer le patient.


        Les trois principales variants du Covid-19 proviennent du Royaume-Uni, d’Afrique du Sud et du Brésil. Ils sont sources d’inquiétudes de la part des autorités sanitaires car plus contagieuses par rapport à la souche initiale du Covid-19.


        Selon le groupe scientifique du gouvernement britannique, le NERVTAG, qui s’appuie sur plusieurs études, la variante anglaise serait également plus mortelle d’entre 30% et 40%.


        https://www.lci.fr/sante/coronavirus-pandemie-epidemie-variants-sud-africain-et-bresilien-du-covid-19-la-duree-d-isolement-allongee-en-cas-d-infection-2177750.html


        • Decouz 8 février 09:22

          J’ai fait l’hypothèse que Macron n’a pas voulu confiner, entre autres, parce qu’il craignait les manifestations hostiles et la désobéissance civile (de plus en plus de Français étant contre le confinement, accepté pour le premier, toléré pour le deuxième, maintenant ils se disent « ça va durer tout le temps, ça suffit ».

          En disant « je vous fais confiance pour prendre les précautions », il met la responsabilité dans le camp des citoyens, et pourra dire ensuite « je suis obligé, la situation est trop grave » ou éventuellement « vous n’avez pas été assez prudents ».

          Pour les morts en plus on peut en dire autant au sujet des vaccins. Souvenons-nous de ce que disait Véran vers la fin de l’année, il ne fallait pas aller trop vite, car il y avait des résistances dans la population contre la vaccination, peut-être simplement les vaccins n’étaient pas en nombre suffisant, ni la stratégie bien planifiée. A l’encontre de cet argument la vaccination n’est pas obligatoire et il y a au contraire une forte demande et il y a un retard.


          • devphil30 devphil30 8 février 11:29

            @Decouz

            Oui il y a de ça mais ça va se retourner contre lui car cette histoire de pandémie est terminée depuis l’été et les décès et réanimations vont diminuer.
            Donc on verra l’inutilité de ce qu’aurait pû être un autre confinement

            Les morts sont mis sur le dos du virus mais nous sommes sur des grippes ou autres

            N’oublions pas 2022 et le roitelet s’y prépare


          • Eric F Eric F 8 février 15:03

            @devphil30
            « cette histoire de pandémie est terminée depuis l’été »

            On peut critiquer le catastrophisme excessif, mais de là à nier carrément la poursuite de l’épidémie, c’est tomber dans l’excès inverse, totalement découplé des faits reconnus dans la plupart des pays du monde.


          • devphil30 devphil30 8 février 17:15

            @Eric F

            N’est ce point à l’automne qu’il y a des montées importantes de grippe faisant environ 10.000 morts par an en France /

            Combien de cas de grippe déclarées fin 2020 ?

            Aucun cas tous sont passés sous le corona ...

            Combien de morts en 2020 et quelle hausse par rapport aux années précédentes ?

            Une fois ces questions posées, vous pouvez considérer que l’épidémie est terminée depuis l’été 2020.


          • Eric F Eric F 8 février 17:54

            @devphil30
            Vous faites donc l’hypothèse que la quasi totalité des médecins de l’ensemble des pays du monde touchés par l’épidémie mentent sciemment, que tous les labos qui font des tests PCR les truquent délibérément, que la totalité des observateurs, administrateurs, etc. relaient ou couvrent ces falsifications ?

            Les épidémies de grippe commencent généralement en fin d’automne, et non pas en fin d’été, puisque le regain des contaminations date de Septembre. La dernière forte grippe, celle de 2017, a duré 3 mois.
            Ceci étant, il a pu effectivement y avoir des cas de grippe non identifiés comme tels, mais le test PCR de lever de doute, systématique à l’hôpital et en Ehpad pour les cas graves, ne pourrait pas confondre, ce serait donc des personnes non dépistées et comptabilisées « présumés covid » à domicile.


          • I.A. 8 février 18:56

            @Eric F

            « Vous faites donc l’hypothèse que la quasi totalité des médecins de l’ensemble des pays du monde touchés par l’épidémie mentent sciemment, que tous les labos qui font des tests PCR les truquent délibérément [...] »
            Désolé, hein, mais ce n’est plus vraiment une hypothèse... ni pour les médecins alarmistes, ni pour les labos.

            « [...] il a pu effectivement y avoir des cas de grippe non identifiés comme tels, mais le test PCR de lever de doute [...] »
            En gros, vous nous dites que les tests sont fiables, là, ou je me trompe ? Dans ce cas, moi, je vous dis que j’ai vu, hier, la vierge en slip devant le Monoprix... et toc !


          • devphil30 devphil30 9 février 05:34

            @Eric F

            Est-ce que une contamination se calcule et se détermine avec des tests dont la fiabilité est très aléatoire ?

            Est-ce qu’une pandémie se détermine sur ces critères ou sur le nombre de personnes développant gravement la maladie ?

            Début février non avons failli avoir un troisième confinement pour cause de variant qui se répandait d’après les tests , macron n’a pas confiné pour cause de risque social et de 2022.

            Nous en sommes où actuellement , ça se passe bien beaucoup moins d’alarmisme virale sur les TV.
            Le matraquage du nombre de cas a diminué probablement avec moins de tests et la nécessité de passer à la préparation médiatique de 2022.

            Nous sommes en train de passer au sujet du coût , de la reprise après etc .....

            Je n’ai pas parlé de grippe de fin d’été mais de fin de pandémie en fin d’été

            Si ce virus était si dangereux serait il normal que les gens soient tassés dans le métro avec leur petit masque chirurgical dont la seule fonction est d’éviter aux personnels soignants lors d’une opération de postillonner sur une plaie.

            Vous pensez sincèrement que 30 à 40 personnes dans un wagon de métro qui respirent ne vont pas propager un virus malgré leur masque dérisoire ?
            Combien de rames de métro circule par jour sur Paris ?
            Et pourtant combien de personnes en réanimation à Paris ?

            Le fameux variant hyper contagieux , hyper puissant a fait pschitt comme cette pandémie artificielle.
            D’autres pandemies ont eu lieu dans le passé , grippe de Hong Kong.

            L’économie n’a pas été arrêté, les personnes n’ont pas été enfermé , les populations n’ont pas été décimé donc un peu de recul sur les mesures prises qui vont détruire des pays , la France va plonger comme la Grèce en son temps.

            Aujourd’hui la France emprunte à 0 % il parait c’est les soldes de la BCE par contre quand les soldes seront finis les taux vont augmenter ...
            Comme nous ne pouvons pas rembourser le capital emprunté mais seulement les intérêts de la dette , on fait tourner la dette , nouvel emprunt pour rembourser le capital à terme et on repart sur un nouvel emprunt alors dans 5-10 ans à combien seront les taux 1 % ou 2 %.
            Ce sera alors la destruction des services publics, des retraites , du chômage.
            Conservez ce message pour dans quelques années

            La seule question n"est pas de savoir à qui profite financièrement une telle situation mais si cette situation n’a pas été instauré sciemment pour casser les états


          • Eric F Eric F 10 février 10:05

            @devphil30
            Je sais que certains font profession de tout nier, mais le masque a permis de diviser par 2 le R0 par rapport à la période initiale de l’épidémie. Les études sur les lieux de contamination n’incriminent ni les transports en commun ni les magasins comme sources principales, mais justement les endroits où on enlève le masque, notamment -mais c’est évidemment inévitable- dans la vie privée, mais aussi les bars et restaurants, comme cela a été le cas à l’origine de l’épidémie au Royaume Uni.
            C’est vrai qu’en début d’épidémie les experts étaient sceptiques sur l’efficacité du masque « en population », l’OMS était réticente alors dans ses avis, mais le retour d’expérience des pays d’Asie (dont on se moquait sur ce point il y a un an) a fini par prévaloir. Auparavant à l’hôpital, le masque n’était pas porté seulement en salle d’opération, mais aussi dans les services de maladies infectieuse.

            Concernant les tests PCR il y a effectivement un coefficient d’amplification excessif qui peut marquer « positif » des cas ayant seulement des résidus viraux, mais il détecte a fortiori les vrais cas, le taux de cas positif est signification des évolutions et des zones les plus touchées (7 fois plus dans les alpes Maritime qu’en Cote d’Armor).
            Mais je suis d’accord que les indicateurs effectifs de suivi d’épidémie sont les cas graves, et que pour l’instant le niveau est assez stable à un niveau non alarmant,. je ne suis absolument pas sur la « ligne » des catastrophistes de l’APHP (il leur manque surtout du personnel polyvalent, semble-t-il).

            Les mesures en vigueur en France ne sont pas un simple couvre-feu, mais un semi-confinement, avec bars et restaurants fermés, mais aussi (sans vraie raison) musées, théâtres et cinéma, et surtout confinement ultra strict dès la fin d’après midi avec même fermeture des magasins essentiels (ce qui est un contresens pour le coup).

            Concernant l’hypothèse d’une fausse épidémie avec de faux morts et de faux malades intubés, machiné pour casser sciemment les états et le plaisir de mettre fin à la protection sociale, cela ne me parait pas avoir la moindre plausibilité. Mais ce serait un intéressant scénario pour un épisode de Blacklist.


          • nono le simplet nono le simplet 10 février 10:19

            @Eric F
            C’est vrai qu’en début d’épidémie les experts étaient sceptiques sur l’efficacité du masque « en population »

            les experts, mais aussi le monde médical en général ... j’ai eu quelques discussions en mars sur le sujet avec des personnes du milieu en activité et tout le monde trouvait le port du masque sans intérêt pour la population ...
            de plus de nombreuses fautes d’asepsie ont été commises en hôpital entraînant de nombreuses contaminations du personnel ... et des morts ... par sous estimation de la contagiosité du virus et habitudes un peu éloignées de l’asepsie stricte de certains qui devrait pourtant être la norme ...



          • Eric F Eric F 10 février 10:48

            @nono le simplet
            En tout début d’épidémie, quand on avait extrêmement peu de risque d’être contaminé ou de croiser des gens contaminés, le masque était statistiquement inutile.
            Mais lorsque « le virus circule », la question se pose différemment.
            L’une des réticences des experts (notamment de l’OMS il y a encore quelques mois) était que les gens qui portent le masque se considèrent trop en sécurité et « oublient » les autres précautions, et également que le masque soit mal porté. Sur ce dernier point, c’est hélas souvent le cas, surtout quand les gens parlent le masque glisse sur le nez, il ils le tripotent pour le remettre en place.


          • nono le simplet nono le simplet 10 février 11:06

            @Eric F
            oui, je sais, en France et même en Europe on n’a pas cette culture du masque porté correctement ... ça viendra peut être ... certains spécialistes insistent aussi sur la propreté des mains ... encore quelque chose qui n’est pas trop dans notre culture, au moins en France ... et c’est pourtant essentiel ...


          • troletbuse troletbuse 10 février 11:08

            @Eric F
            Quand tu respites, d’où il vient l’air ?
            Quand tu expires, il part où l’air plein de méchants virus ?
            Réponse pour neuneus ;
            L’air respiré vient de l’intérieur du masque et l’air expiré reste à l’intérieur du masque.


          • troletbuse troletbuse 10 février 11:12

            @nono le simplet
            on n’a pas cette culture du masque


            Tu peux en planter quelque-uns près de tes tomates ! Tu nous mettra les photos quand ils seront poussés  smiley


          • Eric F Eric F 10 février 13:45

            @troletbuse
            Le virus ne vole pas comme un mini-moustique, il est porté par des gouttelettes

            ou la buée.
            Le masque « filtre » l’air inspiré et surtout expiré, et retient en expiration les gouttelettes et permet de disperser le flux pour qu’il ne soit pas direct vers la gueule de celui qui nous fait face (ce dernier point vaut y compris pour les masques artisanaux, mais leur filtration est moindre).
            Gardé trop longtemps, il peut en effet devenir un bouillon de culture, d’où le changement (ou lavage des masques réutilisables).
            Il y a un compromis à trouver entre la finesse de filtration et la « respirabilité », ainsi les FFP2 ne peuvent pas être gardés longtemps.


          • Bendidon Bendidon 10 février 13:52

            @Eric F
            Bref faut porter sa muselière (ou moutonnière) jusqu’en 2025 au moins !
            béééééééééééééééééééééééééééé
            Faut les piquer d’urgence vite 
            Vaccin obligatoire et dodo éternel, waouh le panard, tous claqués


          • troletbuse troletbuse 10 février 14:08

            @Eric F
            Ah bon, tu en as déjà vu avec ton microscope ? Parce que quand tu es seul dans la rue, tu parles, tu éternues et tu craches.
            Tu es un bon mougeon à ce que je vois. On te racontes toutes les conneries et tu les gobes.
            Mais les Vériants sont encore plus contagieux. Ils doivent probablement passer sur les côtés du masque. Y’a une épidémie de Vériants, du nom de l’inventeur, identique à l’épidémie de vaccins.


          • Eric F Eric F 10 février 15:06

            @troletbuse
            Je ne parle pas du port du masque dans les rues désertes ni de manière générale en plein air, ce que je trouve totalement inutile (ce n’est pas faute de l’avoir déjà écrit cent fois), mais du port du masque en lieu clos à forte densité de personnes, comme les transports en commun et les magasins.
            Ce n’est pas en tout ou rien : ni le « trop » des catastrophistes, ni le « rien » des immatures.


          • troletbuse troletbuse 10 février 15:26

            @Eric F
            Qu’est qu’il fait le virus quand il sort avec l’air sur tous les côtés du masque ?


          • @troletbuse

            Qu’est qu’il fait le virus quand il sort avec l’air sur tous les côtés du masque ?


            Il sait qu’il doit s’auto-désactiver parce que la personne a bien respecté les consignes sanitaires, donc le virus n’a pas le droit d’infecter qui que ce soit.

            C’est un peu comme « chat perché », tu vois ?


          • Eric F Eric F 10 février 15:34

            @Bendidon
            Pour l’instant le R0 a été divisé par deux par rapport au début d’épidémie du fait des mesures de précaution, alors on peut évidemment tout nier par esprit systématique de contradiction, mais ça ne fait pas avancer le schmilblick.

            Ceci dit, ces mesures ne pourront effectivement pas durer jusqu’en 2025, ce qui serait un échec général et ramènerait la situation économique au moyen âge. Bien avant ce terme, s’il n’y a pas de progrès dans les traitements on en viendra à une stratégie « à l’espagnole » de précautions réduites et de réouverture des activités sans préjudice du bilan sanitaire.


          • Eric F Eric F 10 février 15:45

            @Troletbuse et @Philippe Huysmans
            Le masque n’est évidemment pas un scaphandre autonome, l’air sort soit partiellement filtré soit par les côtés (au moins ce n’est pas directement dans le flux d’aspiration du vis à vis), il n’a jamais été considéré comme infaillible mais même s’il divise seulement la contamination par deux c’est déjà important.

            Dans les labos à haut risque, ils portent des combinaisons étanches hyperbares pour la manipulation d’échantillons à forte charge virale.


          • binary 8 février 12:17

            Combien coute de ne pas détruire l économie ? ? ?

            On est au sommet du délire !


            • Eric F Eric F 8 février 17:25

              @ l’auteur

              Bonjour. Il est tout à fait intéressant de nous montrer les algorithmes de modélisation. Mais il y a une hypothèse implicite, c’est que les taux « constatés » dans les toutes dernières semaines resteraient constants pour l’avenir. Or on a vu à plusieurs reprises que la courbe des contaminations n’est pas exponentielle mais comporte un point d’inflexion, un pic, puis une redescente, et cela plus ou moins accentué selon les mesures prises, mais même sans mesure nouvelle. Ce qu’on ne peut pas prévoir c’est à quelle hauteur et dans quel délai se fera « naturellement » l’inflexion, dépendant de la conjoncture (saison, congés...) et des mesures en vigueur.

              Si on regarde la situation entre le 21/1 et le 4/2, la variante anglaise du virus « se substitue » à la variante initiale à total constant, aussi on ne peut pas affirmer qu’il y aura décollage abrupt ou alors si la courbe globale actuellement plane deviendra un « faux plat ascendant », puisque nous avons déjà des mesures restrictives et -pour quelques semaines, l’« effet congé » sur 1 puis 2 zones-.

              Je note au passage -et je reconnais que c’est une de mes crispations- qu’avoir avancé le couvre feu à 18h donne, dans l’estimation, une réduction de 2% (valeur du coefficient alpha), or la marge d’incertitude est vraisemblablement du même ordre (ainsi, il a pu y avoir par ailleurs l’effet d’inflexion naturel de courbe dans les départements les plus touchés), donc beaucoup d’emmerdements pour la population et un coût en perte de travail disproportionnés en regard du gain éventuel obtenu sur les contaminations (CQFD)

              En tout cas, vous avez le courage de prendre le risque de prévisions qui pourront facilement être vérifiées dans les tout prochains jours, puisque votre courbe prévisionnelle indique un net décollage dès cette semaine.

              PS : attention à la « significativité » de la cible des 5000 contaminations quotidiennes, rendue quasi impossible par l’actuel taux exagéré d’amplification des PCR (détectant des résidus de virus), et un nombre de contrôle désormais bien plus grand qu’à l’époque ou cette valeur avait été fixée. On peut craindre que ce soit un sorte de leurre.


              • pemile pemile 8 février 17:42

                Un fait à aussi prendre en compte, c’est que la décision se joue au moment des vacances scolaires étalées sur 4 semaines.


                • Jean Claude Massé 8 février 18:40

                  Alors s’il est ingénieur et en plus analyste on ne peut que lui faire confiance.


                  • waymel bernard waymel bernard 8 février 21:19

                    Il faut qu’il se marie avec le statisticien fou de l’Impérial College dont les calculs donnaient aussi des centaines de milliers de morts si on ne confinait pas.


                    • yvesduc 9 février 06:53

                      Merci pour votre article. Notez que les Britanniques ont peut-être relâché trop vite les mesures à l’automne…


                      • devphil30 devphil30 9 février 08:46

                        Allez un petit scoop

                        https://reseauinternational.net/agnes-buzyn-a-pris-de-la-chloroquine/

                        La chloroquine est efficace sur les politiques mais pas sur le bon peuple


                        • Eric F Eric F 9 février 14:52

                          @devphil30
                          Les politiciens font parfois pour leur usage personnel le contraire de ce qu’ils préconisent pour la population générale.
                          C’est valable dans différentes configurations, ainsi Trump, qui prenait de l’HCQ en préventif, quand il a été vraiment atteint symptomatiquement, on lui a administré des anticorps monoclonaux dont l’efficacité est redoutable, mais le prix pharamineux.
                          Pour les pauci-symptomatiques, des molécules plus courantes peuvent être efficace ...ou pas.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité