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Accueil du site > Actualités > Santé > Les protéines animales transformées (PAT) à base de carcasses de visons (...)

Les protéines animales transformées (PAT) à base de carcasses de visons sont-elles à l’origine des épidémies de COVID ?

Dans un récent entretien intitulé "Pourquoi cache-t-on la séquence des visons ?", le Pr RAOULT remarquait, à juste titre, la problématique des élevages de visons dans la genèse épidémique de SARS-CoV-2, notamment en France, sans toutefois s'attacher à celle des "protéines animales transformées" (PAT) issues de ces visons, le nouveau nom donné aux farines animales, ou encore à la viande crue de ces animaux destinée aux animaux dits "familiers".

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Les visons étant principalement élevés pour leur fourrure, leur chair et carcasse sont ensuite "revalorisées" en viande crue utilisée pour nourrir les animaux "familiers", ou en Protéines Animales Transformées (PAT), qui sont ensuite notamment massivement exportées de la France vers la Chine.

Des carcasses de visons contaminées au SARS-CoV-2 sont donc tout-à-fait capables de contaminer la chaîne alimentaire d'autres animaux d'élevage ou domestiques, et en conséquence, de contaminer la population, en favorisant l'incubation virale dans les populations animales, l'émergence de variants, et l'accroissement des risques pandémiques chez l'être humain.

En effet, les sous-produits animaux de catégorie 3, qui regroupent tous les sous-produits animaux exceptés 1) ceux suspectés d'êtres contaminés par l'encéphalopathie spongiforme transmissible (EST) et 2) ceux impropres à la consommation humaine, n'ont pas tous l'obligation de "stérilisation sous pression" et sont donc souvent seulement pasteurisés (Règlement UE n°142/2011) et n'ont également aucune restriction quant à leur exportation pour l'alimentation animale. Ces sous-produits peuvent également être donnés crus aux animaux dits "familiers" (DGAL/SDSPA/2017-879Règlement CE n°999/2001).

La viande crue de ces animaux est un vecteur immédiat de contamination des autres animaux, mais les protéines animales transformées peuvent l'être également. En effet, si in vitro, la pasteurisation est efficace pour désactiver un grand nombre de virus (Gröner et al), cette technique moins stérile que la stérilisation sous pression peut en fait constituer in vivo un moyen de sélection artificielle des virus résistants à la pasteurisation, et qui seront ensuite transmis à d'autres animaux par la chaîne alimentaire.

La situation in vivo est en effet bien plus complexe qu'in vitro, car contrairement à la stérilisation sous pression, la pasteurisation n'est pas suffisante pour détruire toutes les formes de pathogènes. Etant donné que les virus utilisent les cellules ou les bactéries qu'elles infectent comme leur propre spore à fin de réplication, seule la stérilisation sous pression peut offrir une réelle assurance quant à la limitation de la propagation virale dans la chaîne alimentaire in vivo.

La pasteurisation des sous-produits animaux peut donc agir comme une sélection artificielle qui désactive les virus non résistants à la chaleur ne pouvant pas infecter de cellules ou n'ayant pas encore contaminé de cellules au moment de la pasteurisation, mais elle peut également agir comme une sélection artificielle des virus ayant pu contaminer avec succès leur hôte animal, et qui seront ensuite transmis à d'autres animaux par la chaîne alimentaire. La pasteurisation des protéines animales transformées (PAT) peut donc artificiellement sélectionner les virus qui contaminent rapidement leurs hôtes et qui sont modérément capables de résister à la chaleur.

C'est effectivement ce que l'on contaste avec les nouveaux variants de SARS-CoV-2, qui sont de plus en plus contaminants en infectant rapidement leurs hôtes, tandis que le SARS-CoV-2, selon des chercheurs français, résiste aussi modérément à la chaleur in vitro (au moins une heure à 60°C et jusqu'à 15 minutes à 92°C) et peut donc se montrer encore plus résistant à la chaleur in vivo dans le cadre de la pasteurisation de sous-produits animaux.

En conséquence, la pasteurisation peut entraîner une diffusion, dans la chaîne alimentaire animale, de cellules infectées protégeant des virus ayant déjà réussi à infecter avec succès leurs hôtes précédents et qui seront transmis par voie alimentaire à de nouveaux animaux domestiqués (domestiques et d'élevage), comme l'indique le fait que le SARS-CoV-2 peut également contaminer les voies digestives.

De par les éléments scientifiques connus, cette faille structurelle dans la gestion sanitaire de la propagation des virus animaux via la chaîne alimentaire des animaux peut expliquer l'origine anthropique du coronavirus SARS-CoV-2, responsable de la pandémie de COVID-19.

En effet, le SARS-CoV-2 est un coronavirus de type betacoronavirus qui présente un "pattern d'excrétion de l'acide nucléique viral plus similaire à celui de la grippe qu'au SARS-CoV" (plus rapide) (Zou et al) et qui, par le fait qu'il s'attaque également aux cellules du système immunitaire (Wang et al), a des caractéristiques s'apparentant également au virus de l'immunodéficience bovine (BIV), qui est lui-même très similaire au virus du sida (HIV).

Le virus à l'origine de la COVID-19 pourrait ainsi être le résultat d'une sélection artificielle liée au système agro-industriel, d’une incubation évolutive, de la cocirculation de virus et de la recombinaison d'un coronavirus avec de l'ARN d’autres virus comme celui de l'immunodéficience bovine (BIV), au sein de multiples hôtes animaux comme les porcs, les volailles et les bovins, et à l'origine d'une zoonose via un animal domestique ou d'élevage.

Dans l'attente d'un éventuel moratoire sur l'utilisation des Protéines Animales Transformées (PAT), la stérilisation sous pression devrait donc être rendue obligatoire pour tous les sous-produits d'animaux à destination de consommation animale, et ce afin de prévenir la genèse de nouveaux virus à potentiel pandémique, tel que le SARS-CoV-2, tant chez les animaux que chez les êtres humains.

« Quiconque souhaite comprendre pourquoi les virus deviennent de plus en plus dangereux doit questionner le modèle industriel de l’agriculture et, plus spécifiquement, l’élevage. A présent, peu de gouvernements, et peu de scientifiques, sont préparés à le faire. »

Rob Wallace, biologiste de l’évolution (Entretien)


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27 réactions à cet article    


  • confiture 14 avril 16:50

    A t’on une idée du volume de ces carcasses sur le marché de la viande ?


    • Abolab 23 avril 11:26

      @confiture les sous-produits animaux (entre la viande crue et les protéines animales transformées) occupent sans aucun doute un volume considérable. Concernant les visons, en France, il n’existe que quelques élevages, donc le volume des carcasses de vison n’est pas important, mais toutefois suffisant pour assurer la propagation des virus dans d’autres espèces susceptibles de les accueillir de manière indétectée et silencieuse, telles que les porcs.
      https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/la-circulation-silencieuse-des-223404


    • Bendidon Bendidon 14 avril 17:21

      ENFUMAGE smiley


      • Abolab 23 avril 11:23

        @Bendidon Je doute que l’enfumage des carcasses soit susceptible de détruire les virus qui s’y sont réfugiés.


      • sylvain sylvain 14 avril 18:33

        le virus du covid ayant au plus 2 jours de survie a l’air libre, l’hypothèse ne tient pas trop la route


        • Abolab 23 avril 11:22

          @sylvain nous ne parlons pas de virus à l’air libre ou dans des boîtes de pétri, mais de virus présents dans leur environnement le plus propice à leur préservation et réplication : la chair animale ou la moelle osseuse. SARS-CoV-2 a déjà été montré capable d’infecter les macrophages de la moelle osseuse, et le squelette peut également constituer un moyen de préservation du virus lors de la pasteurisation.
          https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2021.04.14.439793v1





          • Old Dan Old Dan 15 avril 06:48

            ... et si les corps des victimes du COVID étaient recyclés... comme ds « Soleil Vert » ?...

            .

            [... et resservis ds les McDo ! ]


            • nono le simplet bientot vacciné nono le simplet 15 avril 07:31

              @Old Dan
              si je vivais en Australie je me demanderais pourquoi on nous bassine avec cette soit disant pandémie ... dans mon pays de 26 M d’habitants 909 morts en 2020 et le premier il y a trois jours en 2021 ...
              mais je ne suis pas australien ... je vis dans un pays de 67 M d’habitants où la barre des 100 000 morts a été franchie il y a quelques jours (DOM TOM compris) ... et pourtant on trouve quelques illuminés pour se demander pourquoi on nous bassine avec cette pandémie ...


            • Ben Schott Ben Schott 15 avril 08:25

              @nono le simplet
               
              Prends ton lexomil, tout va bien se passer mon gros !...

               
              Pourquoi faut-il qu’on nous bassine avec cette « pandémie », hein ?...
               
               smiley
               


            • nono le simplet bientot vacciné nono le simplet 15 avril 08:36

              @ZXSpect
              ben est le mister Hyde de fifi ... fifi ment comme il respire et ben invective ses contradicteurs ...
              de plus ça permet à fifi de faire croire qu’il ne passe pas sa vie sur AGV ...
              si on additionne leurs posts ben 188 en 5 jours ... fifi 290 ... 470 posts en 5 jours !!!


            • Old Dan Old Dan 15 avril 10:20

              @nono le simplet
              ... Hein ? 100.000 morts en France ?...
              (Ca vire à Verdun en 14-18...)


            • Ben Schott Ben Schott 15 avril 14:01

              @nono le simplet
               
              À qui tu parles ?...
               
               
               smiley  smiley  smiley 
               


            • Jjanloup Jjanloup 15 avril 17:18

              @Old Dan
              C’est probablement déjà le cas...


            • foufouille foufouille 15 avril 08:11

              prix neuneubel en vue et ensuite la terre creuse.



                • HELIOS HELIOS 15 avril 13:23

                  ... on nous a déjà fait le coup avec les prions de la vache folle ....


                  • Abolab 23 avril 11:29

                    @HELIOS Oui, il est fort probable que la COVID soit la nouvelle « vache folle », et que l’élevage soit le premier générateur des épidémies et risques sanitaires.


                  • Esprit Critique 15 avril 17:16

                    Cela fait plusieurs mois que le Prof Raoult a dénoncé un refus de lui communiquer les résultats des séquençages effectués sur les Covid du vison !

                    Surement un Hasard !


                    • Abolab 23 avril 11:32

                      @Esprit Critique Dans une vidéo plus récente, le Pr RAOULT a confirmé que la séquence génétique des visons prelévés en France et finalement rendue disponible correspondait à celle de nouveaux variants notamment détectés à Marseille. Ce n’est pas un hasard. Et curieusement, personne ne parle du problème des élevages de visons, « une bombe sanitaire à nos portes » selon l’expression même du Pr RAOULT.


                    • La campagne vaccinale étant freinée par une méfiance croissante sur les vaccins . Le ministère de la santé envisage de ne plus communiquer le nom du vaccin administré à la personne qui prend un RDV .

                      Le problème majeur tous les vaccins ne sont pas compatibles entre eux.
                      La date du rappel n’est pas la même pour chaque vaccin .

                      Comment accepter de mélanger un vaccin adénovirus avec un vaccin ARNm complètement opposé entre eux .

                      Les grands malades du ministère de la santé sont prêt à tout pour camoufler leur incompétence .



                        • ETTORE ETTORE 18 avril 20:27

                          Bah ! Les visons décarcassés, les PANdansleGOLIN, l’accrobatique Chauve qui sourit,( castexius Chir-optera pour rien qui puisse lui mettre la tête à l’endroit)

                          Le marché de Wu, pas vu Han ????, 

                          L’Institut du Bon (dé)Pasteur(isé), pas foutu de faire un pack de lait écrémé longue

                          CONservation.... 

                          Boule et Bil la Porte, qui après avoir fait disparaitre des millions de personnes, veut se créer une « gueule d’atmosphère, atmosphère » bien à lui. .....

                          Le Churros qui ne monte qu’en Amazon, et qui se marre sur chaque carton à 

                          1 milliard....

                          Rajoutez les sangs mêlés de LaRépublique Mensongère, et vous avez le cocktail à la ciguë le plus détestable qu’on ait eu à avaler depuis la dernière guerre.

                          Ils ont bien essayé en laxatif, mais ont préféré la seringue, c’est mieux, parce que soit, elle peut être posée sur une table de chevet, soit fichée ( comme vous le serez bientôt) dans votre bras.

                          Alors Vison, ou manque de Vision, au poil près, ce sont les mêmes qui se décarcassent.


                          • JulesDu13 19 avril 04:42

                            « Quiconque souhaite comprendre pourquoi les virus deviennent de plus en plus dangereux »

                            Bon, ce n’est pas vraiment ce que la mortalité en France ou dans le monde (tous pathogènes confondus) semble indiquer. On meurt surtout dans les pays développés de maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies dégénératives, abus de drogues/médicaments, et... extrême vieillesse. Dans les pays pauvres on meurt bien sûr de banales infections non-traitées, ainsi que du paludisme.

                            ***

                            Cependant, la disparition des espèces sauvages (en variété et en nombre d’individus) au profit des élevages, peut faire penser que la plupart des zoonoses viennent à l’avenir des élevages, et donc quelque part de la mauvaise gestion par l’homme de son industrie alimentaire.
                            * Biomasse mammifères sauvages + oiseaux sauvages représentent environ 1/10
                            * Biomasse humains + animaux d’élevage ou de compagnie représentent environ 9 /10

                            Fractions approximatives en biomasse sur le total de ces 2 catégories qui peuvent se transmettre des maladies. (J’ignore les maladies improbables communes à l’homme et aux poissons/reptiles/invertébrés)

                            De plus l’usage de médicaments (dont antibiotiques) dans les élevage est sans doute un gros problème. De même que le caractère intensif de ces élevages, qui en font des bouillons de culture.


                            • Abolab 23 avril 11:35

                              @JulesDu13 Maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies dégénératives, etc sont toutes associées avec la consommation des produits de l’élevage. Donc l’agriculture animale non seulement peut créer et aggraver les situations épidémiques, mais également contribue à la mortalité des autres « épidémies » que sont les maladies chroniques dites « non communicables ».

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