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Accueil du site > Actualités > Société > Après mai 68, à quand la deuxième révolution sexuelle ?

Après mai 68, à quand la deuxième révolution sexuelle ?

Les femmes ont acquis leur liberté sexuelle en mai 68. Les hommes l’ont toujours eue. Mais le couple ? Ne faudrait-il pas une deuxième révolution sexuelle pour libérer le couple de ce carcan moral qu’est la fidélité obligée et non choisie ?

 A quand la deuxième révolution sexuelle ? Si l’on doit considérer Mai 68 comme la première révolution sexuelle, celle qui a permis aux femmes de « disposer de leurs corps librement », on est en droit de se demander : à quand la deuxième ?
 
Une deuxième, et non pas une seconde, car il y en aura d’autres, encore, après cette deuxième révolution sexuelle. Le concept de « fin de l’histoire », développé par Fukuyama à la suite de la chute de l’URSS, étant non seulement suranné et inepte mais aussi prouvé comme infondé, il n’y a aucun doute quant à une prochaine révolution sexuelle. Mai 68 n’est pas l’apogée de l’histoire et de la libération sexuelle.
 
Certes, les femmes peuvent maintenant avorter librement (1975), sans consentement aucun d’un tiers ou de leur mari. Certes, elles peuvent prendre la pilule (1967). Elles peuvent discrètement et gratuitement avoir accès à la pilule du lendemain. Ces progrès à pas de géant sont indéniables. Pour autant, est-ce la fin de l’histoire ?
 
La prochaine révolution sexuelle ne sera pas forcément d’autres droits acquis par et pour les femmes. Peut-être sera-t-elle « mixte » ? Les femmes ET les hommes pourront y gagner, cette fois-ci. Car il n’y pas d’injustices flagrantes au sujet des femmes, aujourd’hui. Certes, les femmes, même en France, souffrent de graves handicaps liés à leur condition : salaires moindres, promotions plus ardues, discours misogynes et dégradants, humour tangent…
 
Pour autant, l’égalité sur le plan strictement sexuel peut être considérée comme effective. Un adultère féminin n’est pas plus condamné qu’un adultère masculin, puisque cette forme de trahison sentimentale n’est pas illégale.
 
Cependant, l’honnêteté nous oblige à dire que le pendant de cette égalité juridique est une profonde inégalité mentale. L’adultère, dans le schème masculin, est d’autant plus condamnable qu’il est le fait d’une femme. Alors que l’inverse n’est pas forcément vrai ; une femme considérera-t-elle un adultère masculin plus grave qu’une tromperie féminine ?
 
Conséquemment, l’égalité sexuelle dans les mentalités reste à conquérir. Reste que devant la justice, un homme et une femme sont maintenant strictement égaux, et indépendants l’un de l’autre quant à leur désidérata sexuel.
 
Alors, conquérir quoi, lors de cette deuxième révolution sexuelle ? La femme a acquis sa liberté sexuelle en 68, et dans les années qui suivirent. L’homme l’a toujours eue. Cette deuxième révolution sexuelle, actée mais dont la date est évidemment inconnue (avant 2020 ? 2030 ? 2050 ?), ne sera donc pas celle de la liberté de l’homme seul ni de la femme seule mais… du couple.
 
Le couple tel qu’il est aujourd’hui est littéralement englué dans un carcan moral dont il peine à se défaire : la fidélité. L’argument n’est plus, tant s’en faut, religieux. La morale s’est émancipée de la religion. Le ou la coupable d’adultère n’est plus condamnée devant l’autel, mais toujours publiquement malgré tout. La fidélité est un serpent de mer moral : tout le monde en parle et s’accorde sur sa nécessité, mais personne ne comprend son fondement. Tout le monde feint d’y croire, mais peu la pratique.
 
Une chape de plomb conjugale s’est ainsi insidieusement établie. Par conséquent, la deuxième révolution sexuelle pourrait être la chute de cette burqa morale qu’est la fidélité obligée, de laquelle les non-pratiquants sont considérés ni plus ni moins comme des hérétiques, et mis au ban. Le choix, en un mot, pourrait être le nouvel acquis possible de cette future révolution sexuelle. Le choix, libre, d’un couple à assumer une vraie fidélité ou à décider d’être infidèle, là aussi de façon pleinement assumée. Au pire, cela ne fera que mettre à jour des pratiques déjà largement effectives dans l’ombre. Au mieux, cela révolutionnera les rapports du couple.
 
 

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56 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 14 août 2009 11:31

    c’est du darwinisme à rebours ? seuls 4% des mammifères seraient fidèles , les humains font partie des exeptions à ce qu’il semble ! les oiseaux sont beaucoup plus nombreux à être fidèles , mais je me méfie des stats , les jeunes coqs et les dindes écervelées que l’on voit à secret story ne me semblent pas franchement être des piliers de vertu ! lol !


    • Lachésis 14 août 2009 13:43

      sans parler que les choses ont énormément changé depuis que les éthologues font des tests ADN... y a un nombre croissant d’oiseau dont le mâle qui s’occupe du nid n’est pas le père. Dans le même temps on a montré un taux d’homosexualité assez élevé chez les oies et les cygnes. Comme quoi finalement...


    • LE CHAT LE CHAT 14 août 2009 14:00

      @lachesis

      sans compter que chez les fous de bassan , le mâle couve et s’occupe de la progéniture pendant que sa femelle volage va voir ailleurs si l’herbe est plus verte .....


    • Sophronius 14 août 2009 12:09

      C’est vrai que jusqu’à maintenant, la liberté féminine se cantonnait à pouvoir avorter d’un enfant sans le consentement du géniteur de l’enfant, il faudrait étendre cette liberté et faire en sorte qu’une femme puisse exiger à un homme une pension alimentaire pour un enfant dont il n’est pas le géniteur.


      • Bois-Guisbert 14 août 2009 15:04

        C’est vrai que jusqu’à maintenant, la liberté féminine se cantonnait à pouvoir avorter d’un enfant sans le consentement du géniteur de l’enfant, il faudrait étendre cette liberté et faire en sorte...

        Il y a longtemps que, pour ma part, j’exige l’extention à l’homme du droit de vie et de mort, sur ses enfants à naître. Tant que ce ne sera pas acquis, l’égalité homme/femme restera un mythe fallacieux.


      • LeGus LeGus 14 août 2009 16:17

        Bois-guisber, vous délirez !
        Allez y donc à l’opinel comme l’autre oreilles-sales tant que vous y êtes.


      • LeGus LeGus 14 août 2009 12:09

        Burqa morale ???
        Vous avez fumé la moquette ?

        Les gens ne vous ont pas attendu pour régler les modalités de leur couple.
        De plus la fidélité est aussi la fidélité aux engagements pris même si ceux ci sont libéraux.
        Vous regrettez quoi ? Qu’on ne puisse pas rompre avec ces engagement vis à vis de l’autre au gré des fantaisies sans passer pour un pauvre type ?


        • zelectron zelectron 14 août 2009 12:25

          @l’auteur
          votre morale c’est dêtre parjure ? à moins que vous ne soyez partisant du pas vu, pas pris ?
          C’est votre droit de prêcher l’immoralité, (bien que...) mais ne croyez pas que tout le monde est comme vous.
           Et n’en rajoutez pas, c’est déja assez difficile comme ça de respecter sa parole pour assurer ent’autre la stabilité de la famille ( et au passage ressentir, rarement il est vrai, une bouffée de bonheur conjugal...)


          • Christian Delarue Christian Delarue 14 août 2009 13:29
            A propos de la phrase d’introduction je dirais que MAI 68 a été un mouvement puissant de libéralisation des mœurs. Ce mouvement dans la mesure ou il a d’abord favoriser les hommes plus que les femmes peut se caractériser comme ambivalent c’est à dire tout à la fois libérateur et aliénant .
            - Aliénant car les dérives de la sexualité sont apparues : rapports sexuels avec des mineurs
            - émancipateur car effectivement un carcan patriarcal à forte composante religieuse a été brisé à cette occasion.
             
            EROTISME POUR L’EMANCIPATION HUMAINE
            Il y a certes une contradiction entre l’éthique de l’engagement et celle de la non exclusivité. Mais il importe de défendre les deux différemment, c’est à dire
            1 valoriser l’engagement amoureux qui implique un exclusivisme naturel non contraint et
            2 valoriser aussi la tolérance de mœurs en cas de trio ou de relations multiples. Non pas qu’il s’agisse dans ce cas d’un mode de vie éthique supérieur (et on ne sait pas à priori s’il est moins valable) mais il s’agit d’un mode de vie qui se comprend et qui n’a pas à être stigmatisé et source de violence barbare.

            Christian Delarue

            • Christian Delarue Christian Delarue 14 août 2009 13:47

              Qlques liens sur la tolérance à promouvoir :

              - TRIO : L’autre rupture possible : bonjour mais surtout merci !

              http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article702


              - TRIO : L’amant(e) en plus : La morale compréhensive des modernes.

              http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article533

              - Deux hommes car bcp de « moitié d’homme »

              http://www.legrandsoir.info/Deux-hommes-car-bcp-de-moitie-d-homme.html

              Enfin un bon texte :

              « L’amour n’est jamais du côté de l’ordre »

              http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article536


            • Den 14 août 2009 13:47

              « la deuxième révolution sexuelle pourrait être la chute de cette burqa morale qu’est la fidélité obligée »

              merci pour le fou rire.


              • monpetitavis 14 août 2009 14:22

                Benji27, je vois que vous êtes parfaitement dans l’esprit de Mai68, c’est-à-dire le « je jouis quand je veux, avec qui je veux et ou je veux ». Continuons comme ça et l’on arrivera à faire un darwin à l’envers. Après des millénaires de différenciation du singe, l’Homme tendra à se rapprocher du singe. La libération sexuelle étant parfaite lorsque nous n’arriverons plus à faire la distinction entre un homme et un bonobo.
                Au fait, vous avez pensé une seconde à la notion d’amour, de foyer, de famille, de respect, allez je lache le gros mot : de bonheur des enfants.
                Non je déconne, ces notions sont désuètes pour une mentalité comme la votre, aussi en avance sur son temps.

                Bonne journée


                • John McLane John McLane 14 août 2009 14:54

                  « Benji27, je vois que vous êtes parfaitement dans l’esprit de Mai68, c’est-à-dire le « je jouis quand je veux, avec qui je veux et ou je veux ». Continuons comme ça et l’on arrivera à faire un darwin à l’envers. Après des millénaires de différenciation du singe, l’Homme tendra à se rapprocher du singe. La libération sexuelle étant parfaite lorsque nous n’arriverons plus à faire la distinction entre un homme et un bonobo. »

                  En lisant ces lignes éblouissantes, je dirais plutôt que c’est en laissant des petits réacs frustrés cracher leurs invraisemblables conneries qui font honte à l’intelligence humaine, que nous n’arriveront plus à faire, un jour ou l’autre, la distinction entre un homme et un bonobo.


                • monpetitavis 14 août 2009 15:39

                  John, je ne sais pas si j’ai bien compris votre message. Le mien était ironique


                • John McLane John McLane 14 août 2009 16:22

                  @ amonpetitavis

                  Ah bon ? Ben il fallait la déceler l’ironie, hein ! La prochaine fois que vous ironisez, je vous invite à placer davantage de signaux qui permettront de saisir le second degré de vos paroles. Toutes mes excuses pour vous être rentré dedans, en tout cas.


                • monpetitavis 14 août 2009 16:32

                  En effet, mon message manquait de smiley


                • Christian Delarue Christian Delarue 14 août 2009 18:03

                  La différence entre l’humain et le singe n’est pas dans le respect de la pudeur ou du mariage mais dans le consentement avant d’entreprendre une relation.

                  Les enfants n’ont pas à connaitre des aventures de leur parents. Le principe d’humanité est là et pas dans le respect du mariage, qui ne l’est pas. Le nombre d’infidélités est exponentiel ce qui signifie que l’exclusivisme n’est plus respecté. Pour autant il ne s’agit pas de faire n’importe quoi.

                  De plus bien souvent, l’infidélité est de l’ordre de la responsabilité partagée. Le nombre de couple qui se laissent aller à une vie terne sans amour sur ses deux versants, tendresse et sexualité est très important. Il ne faut pas s’étonner qu’il y ait des échappées.

                  Puisqu’il y a des juristes sur le fil, il faut signaler qu’en droit « les tromperies coup de canif » (qui durent peu de temps) ne comptent pas .

                  Celles qui perdurent plusieurs années c’est qu’en fait le trio s’en accommodait d’une façon ou d’une autre.

                  CD


                • RougeNoir 14 août 2009 18:58

                  L’esprit de mai 68 ? Heureusement que certains l’aient encore. C’est ce qui nous protège de l’ordre puritain et chiant d’une classe conservatrice, puritaine et chiante, c’est cet esprit qui permet aux diversités en tous genre d’être, c’est ça le progrès, mon coco.


                • RougeNoir 14 août 2009 19:02

                  Bien de ton avis, John McLane ;)) Excellent !


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 14 août 2009 14:34

                  @ l’auteur,

                  « Le couple tel qu’il est aujourd’hui est littéralement englué dans un carcan moral dont il peine à se défaire  » Tu sais ce qu« il me dit mon pote, » venez chez moi ce soir tous les deux, on va faire une partouze, on sera trois ! "

                  Ca m’étonne pas ce genre de pensées, le couple, un vieux principe qu’il faut faire tomber comme une vieille muraille désaffectée et ringarde. Il n’y a que ceux qui le pratiquent et qui le vivent chez eux qui savent que là est le secret du bonheur. vivons heureux, vivons cachés. Personne d’autre qu’eux même ne peut en témoigner puisqu’ils ne chantent pas leurs louanges sur les toits.

                  Vous considérez que l’homme qui décide de choisir une femme à vie avec consentement réciproque constitue un manque à gagner pour celui qui préfère faire son marché de croix sur son catalogue de putes disponibles à souhait et à volonté. Il y a incompatibilité entre ces deux méthodes la fidélité ou le marché ouvert, mais lequel des deux est le plus nuisible pour l’autre ? Celui qui décide que l’autre est ringard et désuet !

                  Allez, remballez votre comptabilité et réapprenez l’amour, jeune homme. 


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 14 août 2009 23:33

                    @ l’auteur,

                    J’ai relu votre article et je ne suis pas surpris que quelques intervenants vous comparent à certains animaux. Votre attitude relève de la chasse pure et simple, avec l’arme entre les jambes, le tableau de chasse au mur, les posters de vos proies, nues, et en brochettes...Vous êtes incompatible avec les lois humaines et sociales établies dans nos contrées civilisées, vous répondez à la loi du chiffre, comptabilisez vos victimes,vous n’êtes qu’un vulgaire prédateur commun et vous encourage à aller planter votre graine ailleurs que chez les miens. Votre place est parmi vos frères les bonobos qui ne sont pas beaucoup moins intelligents que vous, mais néanmoins...beaucoup plus rapides. L.S.


                  • sleeping-zombie 14 août 2009 14:37

                    Je plussoie l’auteur quand il dit que la fidélité est une convention et rien d’autre qu’une convention.

                    Mais de là à parler de carcan moral, faut pas pousser, on doit pas vivre dans le même monde.
                    Par ailleurs, une révolution ne peux se faire que contre un ordre formellement établi. Le seul vestige qu’il reste de la fidélité dans la loi est qu’une infidélité est cause recevable de divorce pour cause de torts. Et je suis même pas sûr que ce soit le cas pour le PACS.

                    Ce serait assurément une bien petite révolution...


                    • Bois-Guisbert 14 août 2009 15:07

                      Le seul vestige qu’il reste de la fidélité dans la loi est qu’une infidélité est cause recevable de divorce pour cause de torts.

                      Et si ce n’est plus recevable, le cocu qu’est-ce qu’il fait, il bute ?


                    • Canine Canine 14 août 2009 21:42

                      A vrai dire, l’adultère (même constaté par huissier) n’est plus aujourd’hui une cause de divorce pour faute. Il faut au minimum prouver l’entretien ou la construction d’un autre foyer pour obtenir la faute...


                    • Iren-Nao 15 août 2009 03:09

                      @ Bois Guibert

                      Les Cocus ne butent vraiment plus assez, meme plus une bonne tannee ou alors on est qualifie de sauvage.

                      Iren-Nao
                      ancien Cocu sauvage.


                    • Bois-Guisbert 14 août 2009 15:02

                      J’avais préparé une réponse argumentée, allant dans le sens des intervenants précédents, puis je me suis avisé de la mention d’un 27, dont je ne sais s’il correspond à l’Eure, à la date de naissance de l’auteur, à son âge ou à son Q.I. Il valait donc mieux renoncer...


                      • Bois-Guisbert 14 août 2009 15:10

                        Les intervenants précédents étaient, en fait, LeGus, Den et monpetitavis...


                      • Sophronius 14 août 2009 15:21

                        Bois Guisbert, mon post était tout à fait ironique, et je serais affligé d’associé aux tristes sbires qui voudrait que les humains se comportent comme des bonobos, sans doute parce qu’ils ont le même qi que l’espèce simienne dont ils revendiquent la paternité. 


                      • Bois-Guisbert 14 août 2009 15:31

                        Bois Guisbert, mon post était tout à fait ironique

                        Le mien aussi, cher Sohpronius. Et, en même temps, provocateur...


                      • fonzibrain fonzibrain 14 août 2009 15:14

                        mon dieu

                        comment vous êtes dégénéré

                        la libération de la femme,mais vous rigolez

                        les femmes n’ont jamais été si peu respecté,elle se sont plié aux désirs pornographique des hommes,c’est ça la liberté,vous etes des jobards
                        parcequ’une femme peut travailler,abandonner ses enfants à l’état,elle est libre ?

                        et la voila que ce dégénéré d’auteur veut encore plus détruire les structure familliales,c’st ahurissant,les gens ne sont pas assez perturbé comme ça,putain en définitive c’est baba cool sont aussi stupide que les extrémites religieux.


                        en occident nous vraiment dégénérés,détruire la cellule familiale a été la pire des choses réalisé,nous le voyons tout les jours


                        • RougeNoir 14 août 2009 18:47

                          Il n’y a pas que les hommes qui sont pornographes. Les femmes le sont aussi, du moins certaines, mais c’est férocement réprimé par le discours ambiant (la famille, les mecs, la société) avec des jugements moraux type « Les femmes sont vierges, mères ou putains ». Des femmes ont tout de même réussi à se libérer de ce carcan à la mode en Europe, qui se prétend féministe mais qui est influencé par des orgas cathos. La libération des femmes, DE TOUTES les femmes. C’est cela le message féministe. Aux Etats-Unis, les féministes sont qualifiées de « pro-sexe ». C’est d’elles que les femmes en Europe se sont inspirées pour faire des groupes et orgas féministes que l’on a connu et que l’on connaît, mais sur la question du sexe, elles rste très à l’écart de leurs consoeurs états-uniennes. Elles ne prônent pas le sexe et appellent à suivre des règles très précises en matière de comportement sexuel.

                          Je suis moi-même féministe, mais pas de ce « féminisme »-là. Une femme doit pouvoir disposer de son corps, explorer sa sexualité, expérimenter autant qu’il lui plaît, à égalité avec les hommes, elles doivent pouvoir travailler si elles le souhaitent, et être respectées dans la vie quotidienne et dans leur sphère professionnelle et sexuelle. C’est cela le message féministe. Il faut arrêter de prétendre que le sexe est un domaine masculin et que les femmes doivent être fleur bleues et attendre sagement le prince charmant !


                        • King Bounty 14 août 2009 15:52

                          Vous savez , avec les 70% de femmes voilées qui constituent l essentiel de la population feminine de ma commune , la liberation sexuelle j ai fait une croix ( hihihi c est involontaire ) dessus...meme en tant que mâle , pas envie de perdre la tete ( au propre , pas au figuré ).
                          Quand au délire habituel du désespérant fonzibrain , je lui repondrai simplement ceci : la plupart des euopeennes que je connait , se font engrosser par un mâle et puis vivent seules , ne désirant nullement un compagnon , mais juste un enfant ! ( et parfois une bonne pension alimentaire , on sait jamais.. ).
                          Les « désirs pornographiques » ( quelle expression de malade !!! ) des hommes , les pauvres les assouvissent actuellement avec un kleenex et un « bon » film , decidément irrécupérable l illuminné new-age...


                          • monpetitavis 14 août 2009 16:19

                            King Bounty

                            Vous trainez ou pour ne connaitre que des femmes qui voient dans l’homme uniquement des procréateurs et absolument pas des éventuels père de famille ? C’est bizarre, moi j’ai tendance à croiser des femmes qui vivent avec des hommes et construisent un foyer à deux. Peut-être que je ne connais que des gens pas très net (ou peut-être est-ce l’inverse, non ?)


                          • RougeNoir 14 août 2009 19:00

                            70 % de femmes voilées dans ta commune ??? Es-tu sûr de ne pas avoir bu avant de les avoir comptées ?


                          • LeGus LeGus 14 août 2009 17:35

                            [MODE IRONIQUE : ON]
                            Léon ôtez immédiatement votre burqa morale !
                            [MODE IRONIQUE : OFF]

                            @monpetitavis,

                            Vous voyez c’est simple huhuhu.....

                            Cordialement.


                          • Christian Delarue Christian Delarue 14 août 2009 18:15

                            Léon ce n’est plus une revendication c’est du réel.

                            La vie en trio n’est pas une exception. En fait, on dit ici tout haut ce qui se cachait auparavant.

                            Ce qui est sûr aussi c’est que cela fait souffrir. En fait, il importe de protéger les enfants, d’aimer tous les membres des familles, de respecter ses ex.

                            Il ne faut pas non plus s’étonner si votre compagnon(e) va voir ailleurs si vous entretenez pas une vie conjugale. Propos banal. Bien souvent il y a des confrontations du type « est-ce qu’on continue longtemps comme çà ? » Et çà continue.

                            On peut « faire attention à » ou « prendre soin de » de multiples façons lorsque l’exclusivisme n’est plus là. Ce qui veut dire qu’aimer est transversal.

                            CD


                          • Christian Delarue Christian Delarue 14 août 2009 23:54

                            La fin de mon propos ne vous était pas spécialement adressé. Désolé donc. Je n’ai de leçon à donner à personne sauf peut-être à repousser l’intolérance contre les vies intimes qui se chevauchent parfois plus longtemps que la morale le veut !


                          • soi 14 août 2009 17:38

                            « Les hommes l’ont toujours eue », vous rêvez.


                            • Mohammed MADJOUR Mohammed 14 août 2009 18:33

                              Le Eros de 1968 est en prison, l’Homme est toujours sous la dictature féminine !


                              • Mohammed MADJOUR Mohammed 14 août 2009 18:35

                                Le Eros de 1968 est en prison, l’homme est toujours sous la dictature féminine !

                                Mohammed.


                                • spoon 14 août 2009 18:43

                                  Si l’on tient compte de la proportion des couples qui se séparent, du taux dans les couples restant formés de femmes ayant une relation extérieur, et des hommes faisant de même, on est contraint de constater que la notion de fidélité sexuelle n’est qu’une vieille idée basée sur une morale étroite, cette idée ne rend ni meilleur père ni meilleur mari, piètre amant tout au plus.
                                  La vision monstrueuse qui voudrait que lorsque l’on s’engage vers un homme ou une femme, dans le même temps on prenne la décision de ne plus JAMAIS rencontrer une autre femme ou un autre homme est dépassée, et cela nécessite que la parole sur la non fidélité amoureuse soit ouverte.


                                  • RougeNoir 14 août 2009 18:54

                                    Bravo, Benji27, pour votre article. Même si je ne souhaite pas que tout le monde soit infidèle avec tout le monde. Je suis plutôt pour que tout le monde reconnaissent et respectent la diversité des autres et la manière dont votre article a été saqué veut bien dire qu’une révolution sexuelle est à nouveau indispensable.

                                    Je sais qu’il existe des échangistes, des clubs échangistes, des partouzes et autres types de comportements classés « infidèles », mais le sujet reste néanmoins gênant pour beaucoup et les lieux sont discrets, voire cachés, ce qui veut bien dire ce que cela veut dire : l’infidélité n’est pas encore acceptée comme une forme normale mais différente de relation. Alors j’ai voté pour ton article.


                                    • RougeNoir 14 août 2009 19:36

                                      Ce qui est « amusant » avec Agoravox (en fait ce qui est réellement décevant), c’est qu’au début on nous demandait de voter sur un article pour savoir si on le trouve intéressant ou non, pas pour savoir si l’on est pour ou contre ce qu’il dit. Mais tout le monde (y compris moi) vote pour dire si on est pour ou contre les propos qu’il développe. Je viens de réaliser que cela peut s’apparenter à une forme de censure opérée par les internautes eux-mêmes. Il ne manquerait plus pour que cela soit bel et bien le cas que la présence de l’article sur le site soit conditionnée à l’évaluation de celui-ci.

                                      Pour moi, réagir sur l’aspect intéressant ou non d’un article revet d’autres appréciations bien plus objectives qu’être ou non en accord avec ce qu’il défend. Cela implique la qualité de présentation, de l’usage lexical, la qualité orthographique, de la pertinence d’une réflexion, de la qualité d’analyse, et de la qualité de résonnance du sujet traité (est-ce un sujet auquel on repense ensuite).

                                      Des changements, il y en a eu également pour l’évaluation des commentaires. Au début, on pouvait voter Oui ou Non, maintenant on ne peut voter que +1. Si on trouve le commentaire mal développé, ou ayant quelque défaut que ce soit, on ne doit rien faire, juste se taire au niveau du vote. Et si on l’apprécie, on peut voter +1.

                                      N’est-ce pas un peu déséquilibré ?

                                      Imaginez un peu : J’ai fait partie du LAP (le Lycée Autogéré de Paris), on votait chaque semaine (le mardi, si ma mémoire est bonne) les changements à apporter au lycée. On pouvait voter « Pour », « Contre », « Abstention » ou « Refus de vote ». (« abstention » signifiant « sans opinion » et « refus de vote » que le sujet était peu clair ou alors qu’on était en partie d’accord avec le projet, mais pas sur toute la ligne)

                                      Imaginez la réduction de l’expression démocratique si le seule vote possible aurait été « pour » un projet. « Que ceux qui sont pour lève la main » et basta.

                                      Imaginez un referendum type celui du 29 mai 2005 ou le seul billet que l’on pouvait glisser dans l’urne était un « Oui »...

                                      Etrange...


                                      • Christian Delarue Christian Delarue 15 août 2009 00:11

                                        Ces dérives-là sont apparues à la suite de la libération de 68 mais cela n’a pas duré et c’est évidemment une bonne chose. Il en va autrement de subir la volonté ancienne de devoir rester avec le même compagnon ou compagne toute une vie ou de subir des punitions dures en cas de transgressions. Aujourd’hui on parle plus qu’avant de polyamour. Ce ne sont pas des personnes qui font n’importe quoi dans la vie. Elles peuvent se retrouver dans les bras de différentes personnes sans problème puis rester dix ans avec une seule ensuite sous l’effet d’un grand amour. Des situations variées loin des préceptes religieux mais pas pour autant sans principes.


                                      • Albator71 Albator71 15 août 2009 10:10

                                        Quand j’ai lu cette article j’ai tout de suite pense à 2 adultes qui se donnait du plaisir

                                        Je pense qu’on y lit ce que veux en fonction de ses désirs propre... dans certains cas il faudrait se poser des questions peut etre non ?

                                        Pour revenir à l’article, c’est en effet une nouvelle révolution sociologique qui nous attend

                                        Avec l’allongement de la durée de vie, des loisirs et donc du temps passé à 2 qui augmente, la lassitude à beaucoup plus de chance de s’etablir qu’auparavant

                                        Certains s’en sortent, d’autres masque un manque et a terme la plupart vont voir ailleurs de maniere breve ou definitive, c’est un fait indiscutable et le nier ou y voir ses propres démons comme notre cher Léon n’y changera rien

                                        Il va falloir apprendre à reinventer le couple pour qu’il dure et que l’amour gagne non ?



                                      • Philou017 Philou017 15 août 2009 00:31

                                        Je crois que beaucoup d’intervenants ici confondent la fidélité de l’engagement envers quelqu’un avec la fidélité sexuelle.

                                        S’engager avec quelqu’un est quelque chose d’important, qui représente même un acte sacré.

                                        Mais il ne faut pas confondre avec une exigence de fidélité sexuelle, qui correspond plus selon moi, à une réaction de peur et de jalousie envers l’autre. Je ne vois pas la nécessité à notre époque de considérer cette exigence comme allant de soi.

                                        Du reste, cette exigence a surtout été officialisée par la religion chrétienne, qui y voyait une garantie de la pérennité du couple, en même temps qu’elle lui permettait de mettre en place un éloignement des plaisirs terrestres censé permettre aux croyants d’être plus sensibles à des valeurs spirituelles.

                                        Je ne veux pas dire qu’il faut tromper l’autre. Je dirais plutôt qu’un « contrat » en couple regarde les gens qui s’y engagent. A eux de décider si la fidélité doit s’appliquer à tous les domaines de la vie. Du reste, il ne s’agit pas de tromper l’autre, mais d’envisager ce qu’on accepte de lui donner comme liberté.

                                        Quand aux craintes qui sont évoquées sur les hommes qui ressembleraient aux animaux, elles ne sont que cela : des peurs basées sur des craintes personnelles, sur la peur de l’inconnu et de ses fragilités.

                                        Je trouverais bien plus sain une vie de couple où les gens s’autorisent une certaine liberté, plutôt que des tromperies multiples cachées par une fidélité apparente et hypocrite. Je ne dis certainement pas que c’est facile. Mais l’exigence absolue de fidélité ne repose pas sur des sentiments si nobles que cela. Cela me parait une garantie artificielle pour des gens qui ne sont pas surs d’eux.

                                        La vraie solidité d’un couple repose sur l’amour, et non pas sur la fidélité. Un couple où il y a beaucoup d’amour n’a pas grand chose à craindre de libertés qu’il s’octroie.


                                        • spoon 15 août 2009 05:04

                                          Voila qui est bien dit


                                        • Albator71 Albator71 15 août 2009 10:12

                                          Un mot : Bravo !


                                        • bobov 15 août 2009 01:19

                                          Ben dis donc, à lire les commentaires on se rend compte à quel point l’hypocrisie est de retour et de nouvelles « révolutions » sont souhaitables, même si je me partage pas tout à fait les idées de l’auteur sur le contenu de la suivante.


                                          • Iren-Nao 15 août 2009 03:22

                                            Article sans interet de quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle.
                                            De fait, toujours dans l’histoire les moeurs ont fait le balancier comme le reste, un exces de liberalite mene droit a un retour vers plus de rigorisme, on l’apercois qui vient et c’est sans doute necessaire.
                                            Il ne vous est jamais venu a l’esprit que les sexes sont par essence fondamentalement differents dans leur perception de la vie, donc pourquoi vouloir a tout prix toujours tout mettre a egalite.
                                            Une arnaque de plus.

                                            Iren-Nao


                                            • spoon 15 août 2009 05:14

                                              Vous êtes une personne agressive, quelque chose doit vous gêner au plan personnel dans ce qui est dit dans cet article. Cet article est d’un haut intérêt dans la mesure où il se propose de ranger la fidélité à un autre rang que celui de l’exercice de la sexualité, il ne prône pas le n’importe quoi sexuel, ni l’excès, mais la fin de la notion au combien calamiteuse de TROMPERIE dans le couple, il propose qu’il pourrait y avoir un accord de haut niveau dans la vie de couple, qui intègre la possibilité d’aimer un ou une autre.
                                              C’est vrai que c’est compliqué


                                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 août 2009 11:22

                                              La révolution sexuelle c ’est faire l’ amour à l’ intérieur d’ un grand cerceau qui tourne ...


                                              • pigripi pigripi 15 août 2009 14:14

                                                La « libération sexuelle » conquise par les femmes est très relative.
                                                En effet, les hommes se la sont appropriée pour développer la pornographie, pour chassser sans scrupule, pour abandonner leurs enfants sans remords et favoriser la division des femmes en distinguant les « femmes libérées » des « femmes coincées » et, maintenant des ’femmes pudiques’.

                                                Si les femmes ont effectivement gagné des libertés, ce ne sont pas celles de se faire sauter par le premier venu.
                                                Ces libertés sont de nature légale (contraception, avortement, droit de la famille, droit du travail, liberté de circulation sans autorisation, liberté d’ouvrir un compte en banque, liberté de transmettre son nom à ses enfants, mixité de toutes les grandes écoles et autres formations, statut des mères célibataires, etc.)
                                                Ces libertés sont de nature psychologique et morale : les « filles mères » ont été remplacées par les « mères célibataires ou les parents isolés, le divorce n’est plus une tare, le concubinage n’est plus sale, mais et surtout, la physiologie de la sexualité féminine est mieux connue et respectée. Le désir, la jouissance, le plaisir sexuels ne sont plus réservés à l’homme.
                                                La femme a aussi le droit d’éprouver du plaisir, de rechercher du plaisir et d’aimmer faire l’amour avec le partenaire de son choix.
                                                Elle a aussi le droit de se masturber comme les hommes si cela lui chante (Ophélie Winters).

                                                Le problème c’est l’articulation de la liberté de la jouissance féminine avec celle de l’homme.
                                                Les hommes ont du mal à l’accepter autrement que selon leurs règles, leur mise en scène et le focus du fonctionnement de leur propre jouissance. Ainsi, l’orgasme féminin est mesuré à l’aune de l’ogasme masculin et le fait qu’une femme peut éprouver énormément de plaisir en la totalité de son corps et pas seulement au niveau de son clitoris, est souvent qualifié de »frigidité« .
                                                L’orgasme, à l’image de l’orgasme masculin, est la plupart du temps l’unité de mesure du plaisir sexuel.

                                                Non seulement la sexualité féminine n’est pas toujours acceptée dans sa richesse et sa complexité, mais elle n’est pas beaucoup explorée par les scientifiques et ce n’est que très récemment qu’une chercheuse à reproduit le clitoris en 3D, mettant en évidence sa taille (7 à 8 cm) et surtout son anatomie interne, avec deux racines qui vont du »bouton« à l’anus et qui expliquent pourquoi on peut penser qu’il y a un orgasme vaginal. En effet, la pénétration stimule les racines du clitoris qui est extrêmement innervé alors que le vagin ne l’est pas.

                                                La libération sexuelle réelle de la femme, c’est la connaissance de son propre corps et de ses mécanismes de jouissance. Ce n’est pas du tout le fait de baiser n’importe où, avec n’importe qui et d’être prête à écarter les cuisses à tout moment comme le prétendent et l’affirment certains hommes que ça arrange bien.

                                                Pour illustrer mes propos, je rappelle que dans les années 70, les femmes partaient à la découverte de leur corps en regardant comment était fait leur sexe avec un miroir. Elles découvraient le fonctionnement de leur clitoris avec une masturbation déculpabilisée.
                                                Les hommes, eux, n’ont jamais eu à découvrir leur pénis et leurs testicules avec un miroir et la masturbation masculine, même réprimée par les morales religieuses, était parfaitement banale et acceptée et même encouragée puisque la littérature érotique et pornographique destinée à la masturbation masculine (même si ce n’est pas dit explicitement) a toujours existé. (photos, dessins, romans, films, objets destinés exclusivement aux mâles)

                                                Pour ce qui est de la polygamie, institutionnalisée en particulier dans l’Islam mais aussi chez les Mormons ou chez les animistes ou polygamie de fait dans toutes les sociétés, elle a toujours existé. La polyandrie est beaucoup plus rare et on l’explique par la nécessité de devoir identifier le géniteur.

                                                Il résulte de la nécessité réelle ou imaginaire, religieuse ou philosophique, sociale ou psychologique, d’identifier le géniteur, qu’un homme qui possède plusieurs épouses, plusieurs maitresses, plusieurs concubines ou plusieurs copines est un séducteur, un don juan, un homme puissant -sens propre et figuré) et qu’une femme qui a plusieurs hommes dans sa vie est une pute, une trainée, une marie couche toi là, une salope et, éventuellement une »cougard woman" (une prédatrice de mecs).

                                                Curieusement, quand il s’agit du marché lucratif de la procréation médicale assistée, l’identification du géniteur n’est plus une nécessité. Les banques de sperme ne révèlent pas l’identié du donneur. Comme quoi, l’hypocrisie règne dans les arguments qui visent à justifier juridiquement, socialement et moralement le nom du père et toute la chaine du pouvoir patriarcal.
                                                Pour ma part, j’estime que tout enfant a le besoin de connaître ses origines et qu’il ne devrait pas y avoir de secret sur l’identité du géniteur, même s’il ne veut pas devenir père.

                                                Pour finir, je dirai que nous sommes actuellement confrontés à un décalage entre les conceptions de la jouissance entre hommes et femmes et que, dans ce domaine, il est sans doute beaucoup plus difficile aux hommes de remettre en question des conceptions et convictions millénaires qu’une partie de la société coninue à encourager.

                                                Les femmes, elles ,n’en ont pas fini de découvrir les potentialités de leur sexualité et beaucoup regrettent de ne pas trouver de partenaires masculins prêts à tenter l’aventure d’un réel échange sexuel respectueux, ludique, égalitaire et généreux.


                                                • nevenael nevenael 15 août 2009 18:43

                                                  Bravo sur toute la ligne, mais pourriez-vous préciser pourquoi la polyandrie s’« explique par la nécessité de devoir identifier le géniteur » ?


                                                • Domja 16 août 2009 12:19

                                                  Excellente intervention !


                                                  Etant un homme curieux de la sexualité féminine -dans un sens positif et respectueux- je pense depuis quelques années que la richesse de la sexualité féminine fait peur aux hommes.

                                                  Peut être pour des raisons sociales, peut être pour des raisons physiologiques, la peur que l’homme peut ressentir devant cette complexité mystérieuse l’a poussé de tout temps à simplifier et à ramener à lui la sexulaité féminine.

                                                  Ne pas comprendre la sexualité de la femme, celle dont il a besoin pour ’s’exciter’ et pour jouir vraiment, devrait simplement être un motif de curiosité et d’excitation ’saine’. Mais façe aux pressions sociales et autres, peut aussi devenir -et est devenu depuis des lustres- très anxiogène. Du coup, une sexualité masculinisée est une très bonne réponse : plus de question à se poser.

                                                  L’Homme moderne doit en effet passer par un stade un peu angoissant, il doit apprendre la complexité de la sexualité féminine et accepter ses propre limitations par rapport à l’hégémonie qu’il a eu l’habitude d’avoir en tête, afin de finalement progresser vers un bel équilibre. La sexualité féminine n’est pas plus puissante que la sexualité masculine, elle a aussi ses faiblesses, ses difficultés ; aucune vraie raison d’avoir peur de ne plus être à la hauteur. Mais c’est un état d’esprit qui demande du temps, de l’ouverture et de l’humanité à nous les hommes, qui étrangement en manquont singulièrement.



                                                • pigripi pigripi 16 août 2009 00:51

                                                  Par nevenael (xxx.xxx.xxx.50) 15 août 18:43

                                                  Bravo sur toute la ligne, mais pourriez-vous préciser pourquoi la polyandrie s’« explique par la nécessité de devoir identifier le géniteur » ?

                                                  _________________________________________________________________

                                                  Pardon pour le raccourci, il s’agit de la rareté de la polyandrie qui ne permettrait pas d’identifier le géniteur dans les sociétés où on ne fait pas d’analyse ADN smiley)))

                                                  C’est pour cela que la polyandrie est rare ...

                                                  Avec les analyses génétiques, la polyandrie deviendrait moins tabou puisqu’on pourrait identifier le géniteur mais ça remettrait en cause le système et le pouvoir patriarcal et ça, ce n’est pas demain la veille qu’il disparaitra ....

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Benji27


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