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Accueil du site > Actualités > Société > Avec une batte de base ball

Avec une batte de base ball

 

Il l’a attendue dans l’escalier. Et quand elle est arrivée, il a soulevé la batte de base ball et a frappé.

C’était sa femme, la mère de ses 4 enfants. Des enfants de 4, 7, 12 et 14 ans dont la vie est brisée. Papa a tué maman. Tellement, tellement plus fréquent que l’inverse…

« Il ne supportait pas qu’elle le quitte ».

Tiens, encore une fois ce mobile psychologique et si enfantin fait les gros titres. Dans la bouche de l’avocat du mari, cela ressemble à une justification, une explication face à cet assassinat.

Qu’ont les hommes à ne pas supporter d’être quittés. Que se passe-t-il dans les tréfonds de leur conscience, de leur cœur pour que cette perspective devienne si insupportable qu’ils préfèrent choisir d’éliminer l’objet de leur malheur à venir. Comment gèrent-ils les sentiments amoureux qu’ils (prétendent avoir) ont encore à l’égard de celle qui leur tourne le dos ? Comment comptent-ils affronter le regard et la douleur de leurs enfants qui ont perdu leur mère, tout ça pour une blessure d’égo, tout ce malheur parce qu’un homme ne peut envisager d’être quitté ?

On sait depuis longtemps que ce genre de drame peut arriver lorsqu’un homme préfère éliminer sa femme plutôt que de ne plus l’avoir sous le même toit et / ou entre ses mains. Des mains pas toujours bienveillantes.

Une plainte classée sans suite…

Magali avait porté plainte pour violences en septembre 2020, mais la police n’a pas jugé qu’une suite devait être donnée à ce qui fût pourtant un appel, une alarme… En faisant cette démarche, elle voulait signifier qu’elle refusait d’être violentée et cela marquait aussi sa volonté de ne pas être une victime. Mais Magali a rejoint maintenant la trop longue liste des femmes qui ont reçu ce « classement sans suite ». Comme un abandon de l’état, une justice dépassée ou indifférente ? Pourtant le sujet est si actuel et trône dans les débats médiatiques et publiques depuis 2 ans.

Magali n’avait peut-être plus de sentiments pour son mari et elle avait décidé de partir. Elle en avait le droit. Enfin, je crois.

Le divorce était en cours et ils avaient rendez-vous le 8 mars devant le Juge aux Affaires Familiales pour fixer les modalités de garde des enfants. Il craignait beaucoup cette entrevue, la peur de voir la fratrie divisée, l’appréhension de devoir organiser des semaines alternées, de voir aussi un jour son ex-femme refaire sa vie, la croiser en ville avec un autre.

Alors, ils ne sont pas allés au rendez-vous du JAF. Car le 8 mars, Magali reposait déjà sous la terre de Boisgervilly, le crâne défoncé par son mari. Tiens, le 8 mars c'est la journée de la Femme. Comme s'il fallait se rappeler que nous en sommes encore à définir une date pour célébrer et revendiquer cette cause. 

Un homme sans histoires.

Encore un, oui, un « homme normal », le gentil voisin qui dit bonjour ou vous prête sa tondeuse à gazon. Magali aussi l’avait sûrement trouvé gentil et très normal quand elle est tombée amoureuse de lui. A son doigt, l’alliance qui la condamnerait à ce funeste destin, celui d’être assassinée par l’homme qu’on a aimé.

Un gentil voisin, un gendre idéal comme Jonathann Daval. Comme lui, il a réussi à garder le secret de son crime pendant des semaines.

Cet homme sans histoires avait prémédité son coup depuis des mois et on apprend qu’il était même allé jusqu’à payer 20 000 € des géorgiens pour faire le sale boulot avant de se rétracter. On apprend que ses parents aussi sont impliqués et mis en examen dans cette terrifiante association.

Puis le mari a décidé qu’une batte de base ball serait l’arme de son crime. Et qu’une vulgaire pelle et un bout de forêt feraient partie de son scénario. Pourquoi s’encombrer avec des géorgiens, des dépenses et des complices familiaux, tout le monde le sait « on n’est jamais mieux servi que par soi-même ».

Je m’interroge sur cet objet. La batte de base ball. Ma fille en a une et je l’ai soulevée ce matin. C’est lourd. Et un crâne humain est fragile.

Est-ce Magali qui l’avait achetée pour les enfants ? Le père avait-il joué au base ball avec ses enfants ou se l’est-il procurée en prévision de son projet diabolique ?

 

Nous sommes dans une société qui n’en a pas fini avec le machisme et le patriarcat.

Depuis des millénaires nous sommes violées, battues et tuées.

Et quitter un homme peut être potentiellement un danger mortel.

 

A son avocat, il a confié qu’il n’était « rien sans elle ».

Il a préféré qu’elle meure pourtant.

 

Perdus quelque part dans un foyer de l’aide sociale, les 4 enfants de Magali ont brutalement quitté l’innocence.

 

 

Source : 20 minutes du dimanche 21 mars 2021.

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.24/5   (21 votes)




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44 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 mars 13:57

    C’est tellement simple de croire que « le monde se divise en deux catégories : ceux qui passent par la porte et ceux qui passent par la fenêtre, ou bien ceux qui ont la corde au cou et ceux qui la leur coupent ».

    Comme ça, on a l’impression de vivre dans un westerne avec des bons et méchantes.

    Euh, surtout des « bonnes », en fait !



    • Cristalle Cristalle 22 mars 14:29

      @Séraphin Lampion

      Source ministère : En 2019, les femmes représentent 84 % des victimes et 88 % des meurtriers sont des hommes. C’est SIMPLE à comprendre non ?
      Désolée, je ne connais pas les « westerns » (qui ne prend pas de e, pour votre information).


    • sylvain sylvain 22 mars 15:02

      @Cristalle
      C’est SIMPLE à comprendre non

      c’est pas bien dur en effet . Le problème de ce genre d’articles qui sont devenus quotidiens c’est qu’ils ont pour effet ( but ??) de créer des généralités : les tueurs sont des hommes, les victimes sont des femmes . C’est d’ailleurs écrit en début d’article a peu près comme ça .
      En général le homme blanc suit et on entre carrément dans le sexisme et le racisme

      Savez vous que les tueurs de bébés sont quasi exclusivement des femmes et que c’est loin d’être rare . Si il y avait dix articles par jour disant que les femmes sont des tueuses de bébés et décrivant des scènes de congélation ou d’étouffement avec systématiquement des affirmations du genre « les tueurs sont toujours des femmes blanches », « une proportion écrasantes de femmes chez les congeleuses de bébés » ... vous vous sentiriez peut être un peu agréssée . Peut être qu’en fin d’article vous mettriez un petit commentaire disant que tout de même ça concerne un nombre anecdotique de femmes , ce à quoi on vous rétorquerais surement  : « 95% des congeleuses sont des femmes, c’est SIMPLE a comprendre non ?? »

      Quelle est votre motivation à écrire un article de ce genre ???


    • Bendidon Bendidon 22 mars 16:26

      @sylvain
      on se croirait sur yahoo actualités IL FAUT ERADIQUER l’HOMME BLANC
      https://youtu.be/n1f6fy-9up8
       smiley


    • velosolex velosolex 23 mars 00:28

      @sylvain 

       « Comment comptent-ils affronter le regard et la douleur de leurs enfants qui ont perdu leur mère, tout ça pour une blessure d’égo ? »,

       
      Est il pertinent de rajouter du pathos et de l’émotionnel, n’importe quel lecteur comprenant très bien l’horreur de la situation ? 
      Je reproche plusieurs choses à cet article, qui veut se faire lanceur d’alerte. Le plus grave, c’est de systématiser, en présentant un portrait de l’homme à charge, ramenant chacun des lecteurs devant une sorte de tribunal, ou il se sent accablé et jugé parce qu’il est homme, comme si ce genre de crime était courant. (Ce que les infos en boucle suggèrent )
      L’homme à mauvaise presse. Il faut savoir que plusieurs hommes, des vieillards souvent, ont été pris par exemple pour des pervers, car assis sur un banc à proximité d’une école, et ont été passé à tabac par des bien pensant, croyant rendre justice. Plus d’un cas malheureusement traduisant un climat délètère https://bit.ly/3lE74lv

      Soupçonné d’être un « pervers sexuel », un retraité meurt ...

      « Qu’ont les hommes à ne pas supporter d’être quittés. Que se passe-t-il dans les tréfonds de leur conscience ? » 
      Cela pourrait s’appeler ; De l’homme, cette espèce dangereuse et méconnue...
      . Il est possible de donner des réponses cliniques ou judiciaires de façon singulière sur un individu, un psychopathe par exemple, ou un pervers. Indifféremment de son sexe d’ailleurs. Ou de sa race. C’est là pas ailleurs que l’auteur de cet article aura des réponses à ses questions...C’est ce fera Truman Capote dans « de sang froid », un livre magistral. Ou alors Liza Ward dans « Outside Valentine », ou Levin Meyer dans « Crime » des livres enquêtes de faits divers ayant réellement existé et qui sont des chefs d’oeuvre
      Mais interroger la fonction « homme » est une impasse de réflexion. Bien qu’état homme, je suis incapable comme l’auteur de répondre aux questions qu’elle pose benoitement. On a dans la colonne filante, Hitler, Gandhi, Attila, Néron, Einstein et Dutroux. 
      Il existe sans aucun doute par contre une impulsivité et un facilité à produire de la violence chez les hommes, comme chez tous les autres animaux d’ailleurs, notre espèce ne pouvant être différenciée.
      Hors la manipulation et l’influence sur les autres, pousse au crime, ou notre espèce excelle, dans par exemple l’esthétisation de la violence. Il y a beaucoup à dire sur la culture de la violence, en représentation de plus en plus décomplexée, et des ses substrats : Mépris des autres, volonté de puissance et de domination, sans cesse exploités par le cinéma. (inutile de dire que le monde de la culture s’en lave les mains, et prétend que l’homme est capable de faire la différence entre réalité et fiction...mais alors comment marcher la publicité ?)
      Les hormones, la testostérone, sont des déterminants qu’il faut prendre en compte. Mais inégalement. L’enfance, l’éducation, les traumas, la culture, la socialisation, les lois morales, les affects, l’empathie ou pas déterminent ou empêchent un passage à l’acte. Le pathologique, en sommeil, est catalysé par des événement extérieurs, comme la guerre, la maladie, la perte de tout repère, inhérents aux états de crise. Et le divorce en est un. Ce qui peut interroger sur le libre arbitre de certains individus, mais évidemment ne leur enlève pas la responsabilité entière de leur crime. 
      Il semble néanmoins, que dans l’espèce humaine, certains mâles se seraient même débarrassés de leur batte de base ball, et marcheraient sur deux pattes, à découvert. Des relations courtoises et abouties, et même aimantes auraient été observées par des ethnologues entre les deux sexes. Méfiance !. Le grand mâle dominant a plus d’un tour dans son sac. Mieux vaut fermer sa porte à double tour. 


    • Aimable 28 mars 23:47

      @velosolex
      Ceux qui soit disant ne supportent pas que leur femme les quittent avec de bonnes raisons , je pense que c’est a cause de la pension alimentaire qu’ils devrons payer , ce meurtre est tout simplement une histoire de gros sou , il ne faut pas croire que c’ est du a un quelconque sentiment de leur part , ce sont des assassins qui se lâche .


    • Clocel Clocel 22 mars 14:28

      La batte de base-ball est pourtant l’instrument ultime du génie humain, pensé et manié par la fine fleur de la civilisation moderne dont on prétend même que certains spécimens auraient marché sur la lune !?

      Comment se peut-il ?


      • cevennevive cevennevive 22 mars 14:57

        Bonjour Cristalle,

        Tous les fous ne sont pas dans un asile !

        Un homme normal disent certains de ses proches ? Ah bon.

        A un moment de ma vie (lointaine) j’ai dû m’enfuir et ne laisser aucune trace derrière moi pendant un long moment, à cause de la velléité que j’avais de quitter un mari jaloux et violent.

        Mais chut ! C’était un homme normal. Et la preuve, c’est qu’il a fini par se résigner et simplement me maudire.

        Peut-être ceux qui vont laisser un commentaire sous votre article n’ont-ils jamais côtoyé cette sorte « d’homme normaux » ? Ou pensent-ils qu’une épouse est un bien, comme un meuble ou une bagnole ?

        Heureusement, la plupart des hommes sont gentils, aimables, intelligents et amicaux, des hommes « anormaux » quoi...

        Et pour m’en assurer, j’ai ai aimé deux depuis, de ces hommes gentils, aimables, intelligents et amicaux. Et c’était bon d’avoir ce genre de compagnon.

        Bien à vous.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 mars 15:11

          @cevennevive

          merci de remettre un peu les pendules à l’heure
          j’ai croisé des hommes « normaux » et « anormaux », mais j’ai aussi croisé des harpies et des lolitas dont je ne sais pas si elles étaient « normales » ou « anormales », mais dangereuses en tous cas, pas forcément pour la santé, mais pour le portefeuille.


        • cevennevive cevennevive 22 mars 15:26

          @Séraphin Lampion, bonjour,

          Oui ! Il y a de fieffées salopes.
          J’en ai rencontré plein et je puis affirmer ici que ces bizarreries humaines sont également partagées entre hommes et femmes.


        • Clocel Clocel 22 mars 15:36

          @cevennevive

          Le couple est un piège auquel il faut consentir mutuellement, sans promesses, et surtout sans réclamer aucunes bénédictions de qui que ce soit, ni civiles, ni religieuses.

          Des prisonniers sur parole chante Brassens...

          Partant de là, on est moins contraint lorsqu’il s’agit de prendre des décisions capitales.

          Le mariage bourgeois semble fait pour lier des biens, mais peu conforme à la vraie nature des êtres, c’était la clé de voûte du patriarcat, voir les homos (pas tous) en faire leur cheval de bataille, c’est à mourir de rire.

          Après, il y a les aménagements avec le « contrat », la plupart d’entre nous semble s’en accommoder, mais c’est rendre compliquées des choses qui devraient rester simples.


        • oncle archibald 22 mars 17:11

          Bonjour Cevennevive,

          Très belle réponse, toujours précise et bienveillante. Merci pour les hommes « normaux » parmi lesquels j’espère être compté !

          Ces mecs qui tuent la femme qu’ils prétendent aimer sous prétexte qu’ils ne supporteraient pas d’en être séparés et ceux qui en prime liquident aussi leurs enfants avant de se suicider sont des fous furieux.

          Ils devraient confier leurs intentions homicides à un psy pour essayer de se remettre d’aplomb, ou au minimum commencer par la fin, se suicider, et laisser tranquilles ceux qui n’en ont encore envie de vivre. Je suis toujours subjugué par ces gens qui tuent tout le monde y compris eux même. Quel égoïsme monstrueux révèle cette façon de faire, qui n’est pourtant pas si rare que ça.


        • vaietsev1 22 mars 18:21

          @cevennevive

          Dès lors que les hommes se trouveront sous tutelle de l’autre alors de chacun JE ,il y a pas lieu qu’il y est un risque .
          Le contraire serait que l’on laisse les hommes devenir ,se construire ,jusqu’a se trouvé pour que l’irréparable advienne,sauf ça l’Autre ne le veut pas.
          Vous souhaitez devenir des quelqu’un pour vous grandir ? bien sauf quand les dés sont pipés ,y’a pas lieu de s’essayer à se trouver quand la planète est envahi de suffisant,ce ne sera jamais assez.
          Je qui est un Autre sera nous déservir si nous nous contentons de vivre avec nos valeurs ,celle alors que nous nous sommes construites et accaparer lors de nos études pour nous construire ou lors de nos écarts chez l’ennemi pour en savoir un peu plus ;demandez plus et l’Autre vous répondra, or vous resterez souvent en désaccord total renfrognée,solidement ancrée sur vos valeurs ,sauf l’irréparable surviendra, aussi car ça alors l’Autre ne veut que l’homme ne se détache de sa tutelle .

          Vassily  


        • velosolex velosolex 23 mars 00:47

          @cevennevive
          Ce n’est pas l’horreur du crime qui fait le malade. Sinon Hitler aurait jugé dément . Par contre beaucoup d’homme malades mais très paisibles et gentils dans les hôpitaux psychiatriques.
          La paranoïa n’’est pas une maladie mentale ; ce sont juste des dispositions mentales vers la méfiance, la rigidité, l’hypertrophie du moi, très bien socialisés d’ailleurs, car ces personnes excellent grâce à ces défauts devenant des qualités dans le cadre de leur travail, surtout s’ils occupent une place de dirigeant.
          Certains d’entre eux par contre dans leur vie personnelle entendent exercer ce même contrôle.
          Ce peut être le clash alors dans un divorce, car leur narcissisme ne supporte pas ce qu’ils estiment être intolérable. Ce sont souvent ces types de personnalité qu’on retrouve dans les faits divers dramatiques
          Mais il y en est d’autres qui sont immatures émotionnellement, et qui vivent le divorce comme une fin du monde qu’ils ne surmonteront pas. Dés lors, ils décident de liquider toute la famille. 
          Des combinaisons entre les deux structures sont possibles. Comme dans l’affaire Roman, qu’a décrit Carrière. 


        • JC_Lavau JC_Lavau 23 mars 14:45

          @velosolex. Je ne ferais pas appel à toi pour remettre la nosographie d’aplomb. Vraiment pas ton truc.


        • velosolex velosolex 22 mars 15:07

          « Qu’ont les hommes à ne pas supporter d’être quittés »

          Attention tout de même à cette systématisation !. Bien sûr cette histoire est épouvantable, mais prudence quand aux mots utilisés. 

          Heureusement, tous les divorces ne se terminent pas de cette façon. 

          Etre un homme en ce moment devient difficile à assumer. Pas un journal sans qu’il n’y ait une affaire de meurtre conjugal, de viol, d’inceste. D’une chaine à l’autre, c’est le même tourbillon d’horreurs masculines. De fait les statistiques sont plombantes. Les prisons sont à 80% au moins constitués de prisonniers hommes.

          L’homme a mauvaise presse. En général. Tant pis pour le particulier. Qu’il rase les murs ! Il n’a pas à être fier de lui ce salaud. Ne tournez jamais le dos à un homme. Sait on jamais....

          Voilà un effet concomitant. Ce matin sur inter j’entendais une pédagogue raconter benoitement qu’une enfant qu’elle suivait s’était mis à sangloter : Ses poupées étaient toutes mortes, car un vilain monsieur leur avait donné le covid. Pour elle c’était le signe que les enfants avaient du mal à supporter les restrictions. Mais comme moi, beaucoup ont du y voir l’expression de l’ angoisse profonde que représente le sexe male, pour une enfant, qui devrait normalement être protégée de ces informations déstructurantes. Viols, incestes, sites pornos, harcèlement en ligne : Voilà le copié collé de notre société pour ces jeunes pousses....

           Je veux par là tenter de dire que ces affaires interagissent non seulement sur l’image de l’homme, mais sur le reste de la société. Et les enfants sont bien plus dépourvus que les autres pour nuancer. Car les représentations que nous élaborons sont fondamentales et nous façonnent le subconscient et nos échanges. Evitons les clivages, les pièges qui nous sont tendus. Certains font leur fricot dessus. Voilà que la méfiance entre les sexes a permis à l’UNEF de faire dans la surenchère, et d’interdire de participer à des réunions les éléments non ethnisés, c’est à dire non blancs. Car la violence supposée ou fantasmée n’est plus liée là à l’homme, mais à la race. 


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 mars 15:14

            @velosolex

            pour aller dans le même sens, je dois dire que, quand me femme entonne des couplets sur la « violence masculine », je me dis que ça doit être pénible d’être d’origine arbae en France quand on n’est ni un faignant ni un vouleur mais que tout le monde vous traite comme tel parce que c’est la pensée dominante.


          • Clocel Clocel 22 mars 15:40

            @velosolex

            Un divorce pour celui qui n’a pas les moyens de se payer des domestiques, c’est une catastrophe.

            C’est quand même bien pratique une femme à domicile.


          • cevennevive cevennevive 22 mars 15:40

            @Séraphin Lampion

            « C’est la pensée dominante » du moment.
            Cela passera comme tant d’autres pensées dominantes...

            Mais j’ajouterais (et certains ne me pardonneront pas) que les « arabes, les faignants, les voleurs », etc, dont vous parlez ne sont pas plus violents avec les femmes que les notables et les bourgeois.
            Le mien était professeur émérite, et écrivain de surcroît.

            Je pense sincèrement que ces hommes et femmes jaloux et violents ont quelque chose de détraqué dans leur personnalité et qu’il faut leur pardonner. Mais leur pardonner en allant le plus loin possible d’eux à moins d’être psy.

            Et, je le répète ici, ce n’est pas le propre des mâles.


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 mars 16:16

            @Clocel

            moi, ma femme est partie, et je suis un peu perdu, je dois dire !
            Bon, elle est partie faire les courses et elle rentre dans un quart d’heure ça va aller...


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 mars 16:19

            @cevennevive

            oui, mais ce n’est pas parce que 1% des hommes sont comme ça contre 0.50% des femmes qu’il faut en conclure que ce sont LES HOMMES qui sont violents, comme le fait l’auteuse un peu plus haut.


          • Clocel Clocel 22 mars 16:33

            @Séraphin Lampion

            Tiens ? C’est la femme qui chasse le mammouth chez toi !?

            T’as pas honte ? smiley


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 mars 16:41

            @Clocel

            maintenant qu’elle a un aspirateur tout neuf, une lave-linge, un lave-vaisselle et un robot, elle s’ennuie, alors ça la distrait de faire les courses et elle peut bavarder avec les voisines qui sont confinées et ne peuvent plus organiser les gouters à la maison


          • velosolex velosolex 22 mars 17:31

            @Séraphin Lampion
            Etre un homme maintenant commence à nous faire comprendre ce que c’est être noir, ou arabe, dans certaines conditions, face à certaines personnes. Le délit de sale gueule devient systémique. Cela a commencé un peu avant l’affaire DSK, et se potentialise un peu plus chaque année. 


          • velosolex velosolex 22 mars 18:06

            @Clocel
            Entendu sidéré sur France culture commenter une fouille qu’elle a fait au moyen orient. Des tombes ont été mises à jour sur le site d’une bataille. Des squelettes féminins sont trouvés avec des armes à coté. 
            Elle jubile, car elle pense ainsi être devant la preuve manifeste que les femmes guerrières existaient en quantité dans l’antiquité. Des recherches plus poussées révèlent en fait que ce massacre n’est pas le produit d’une bataille, mais du massacre d’une colonne de civils escortés par des soldats....Mince, encore ratée !
            On peut tout de même s’interroger sur la démarche. C’est à dire confondre le militantisme et la recherche historique, pour tenter de faire rentrer ses intuitions aux forceps. D’une façon un peu étrange d’ailleurs. Car pourquoi revendiquer l’agressivité des mâles ?...Est ça l’avenir du féminisme ?
            « Non les femmes ne balayaient pas la caverne » : Tentative de déconstruction de l’histoire, qui est une OPA sur le passé et les représentations....https://bit.ly/3c82uIP


          • Trelawney Trelawney 23 mars 08:45

            @Séraphin Lampion
            oui, mais ce n’est pas parce que 1% des hommes sont comme ça contre 0.50% des femmes qu’il faut en conclure que ce sont LES HOMMES qui sont violents

            C’est une simple question de génétique. Si un homme s’attaque à une femme, c’est qu’il sait que physiquement il aura souvent le dessus. Et en plus pour le cas de cet homme, il l’attaque par derrière avec une batte. Ce qui pour moi est le comble de la lâcheté.
            Il faut aussi noter que la majorité des personnes armés s’attaquent pour les même raisons à ceux qui n’ont pas d’armes. Parce qu’ils savent qu’ils auront le dessus.

            L’humain est ainsi fait !


          • Ben Schott 23 mars 08:48

            @Trelawney
             
            Vaut mieux lire ça que d’être aveugle...
             


          • Decouz 22 mars 16:29

            Plus précisément les femmes représentent 64 % des victimes à l’intérieur de la cellule familiale,et les hommes 80 % des victimes de l’ensemble des homicides.

            Je prends ces chiffres, ils peuvent varier, mais la proportion ne doit pas beaucoup changer :

            https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/wp-content/uploads/sites/4/2020/03/ODD_16_Rapport2019.pdf


            • Decouz 22 mars 16:33

              @Decouz
              probablement parce que ce sont des règlements de compte entre bandes criminelles et qu’elles sont surtout composées d’hommes.


            • TSS (...tologue) 22 mars 16:30

              la plupart des hommes que j’ai connu  violents avec leur femme, 

              etaient souvent de veritables khouilles molles face à un homme... !!


              • foufouille foufouille 22 mars 16:49

                la justice est la même pour tous les sans dents qui ont des incivilités.

                quand c’est un magistrat, il a 30 flics sur son affaire comme toutes les frances d’en haut qui puent.


                • ZenZoe ZenZoe 22 mars 16:50

                  Terrible affaire. Comment dit-on à des enfants que leur papa a tué leur maman avec l’aide de pépé et mémé ? Comment vivre avec ça ? Ca crève le coeur. Est-ce qu’un homme avec des idées de meurtre peut penser à ses gamins, avant de se venger de sa femme éprise de liberté ? (D’ailleurs, oui en fait, certains hommes tuent aussi les gamins, ou seulement les gamins, problème réglé !).

                  Pour répondre à certains commentateurs, ce type de crime possessif est en écrasante majorité le fait d’hommes. Les femmes tuent aussi bien sûr, mais pour d’autres motifs, et jamais toute la famille.


                  • raymond 22 mars 16:56

                    @ZenZoe
                    si, il arrive que des femmes tuent tous leurs enfants, mais j’ose penser qu’elles sont dans des situations désespérées.


                  • velosolex velosolex 22 mars 17:38

                    @raymond
                    Le meurtre de ces enfants est un thème mythologique. Médée et Jason incarnaient le couple idéal, avant que Médée ne liquide ses enfants pour se venger. Jason se tire. Ca fait la une du journal l’humanité à l’époque....


                  • velosolex velosolex 22 mars 17:50

                    @ZenZoe
                    « Ecrasante majorité le fait d’hommes. »
                    Ne pas oublier tout de même, que ce genre de choses est d’une écrasante minorité. 
                    De façon globale, les faits d’infanticides et de maltraitance ont extraordinairement diminués tout de même, en rapport aux siècles derniers. 
                    Des faits qui restent épouvantables mais qui à partir du moment qu’ils occupent maintenant la moitié d’un journal d’information, prennent le risque de déformer la vision générale, les représentations chez les enfants, la méfiance entre les sexes, avec cerise sur le gâteau, le risque de reproduction chez les esprits faibles, ou non structurés. 
                    L’information trop répétée, banalise le geste, et le transforme soit en exutoire permis, ou fait office de scénario attractif d’imitation possible. Ainsi chez des pervers voulant tétaniser l’opinion, à l’heure de la banalisation de la pornographie , la transgression peut s’établir sur le passage à l’acte sur les enfants, dernière représentation du sacré. 
                    Enfin il a été établi que l’effet miroir marche sans doute pour les émotions, mais pour ceux qui en sont coupés, la volonté de frapper l’opinion et d’exister, par un crime, peut se faire en reprenant un passage à l’acte médiatisé. Ainsi dans le métro parisien, par exemple, on a vu des vagues de gens poussés sous les rames, faits par des personnes différentes. 


                  • karim 22 mars 22:43

                    Ce qui devrait intéresser la justice c’est l’acte et non le mobile psychologique du tueur et ce qui se passe dans les tréfonds de sa conscience. Ceux qui ont fait la Loi, ne l’ont pas faite pour la paix et la tranquillité de la société.


                    • picpic 23 mars 00:32

                      Le jour où quelqu’un recensera les chiffres qui comptabilisent les hommes qui se sont suicidés des suites de ce que leurs conjointes leur à fait traverser, on en reparlera..

                      Parce que cette statistique là, elle restera mystérieuse ad vitam croyez moi

                      Et je suis certain que les femmes tuent moins « physiquement » les hommes, tout simplement parce qu’elles ne le peuvent pas...c’est aussi bête que ça.

                      Si l’ours l’emporte tout le temps dans le combat face à la souris, ce n’est pas parce que l’ours est intrinsèquement plus mauvais que la souris...

                      ha et autre chose...
                      le couples plus plus violents sont dans l’ordre de leur violence.

                      1 le couple lesbien
                      2 le couple hétéro
                      et 3 le couple homo...
                      et oui...j’aime la ressortir à chaque fois, renseignez vous là dessus.

                      l’homme et la femme sont tout aussi violent l’un que l’autre, ça s’exprime différemment et les moyens sont différents...


                      • @picpic

                        Tu te trompes, les femelles peuvent tuer aussi bien, y compris leur progéniture. Et c’est naturel, ce que les tribunaux ne parviennent pas encore à cerner.


                      • zygzornifle zygzornifle 23 mars 08:10

                        Il l’a attendue dans l’escalier. Et quand elle est arrivée, il a soulevé la batte de base ball et a frappé.

                        On remplace batte par tonfa et on croirait une intervention de la BAC .....


                        • alanhorus alanhorus 23 mars 10:03

                          Plainte pour violence classée sans suite c’est bien la le problème, notre société ne veut pas détecter ni protéger contre les pervers narcissiques, car c’est le cas de cet homme comme l’est aussi Jonathan daval.


                          • jymb 23 mars 13:04

                            Dans l’épouvantable affaire des bébés congelés, la coupable est passée en cour d’assise le 18 juin 2009, et sortie de prison ( conditionnelle) le 17 mai 2010

                            Pour 3 infanticides...

                            Donc si l’on raisonne proportionnellement le meurtre d’un conjoint c’est 1/3 donc 4 mois de prison réelle puis stage d’horticulture ? 


                            • Abou Antoun Abou Antoun 23 mars 13:18

                              Américanisation rampante. Avant on en était au traditionnel rouleau à pâtisserie, Madame en la matière était, disait-on, experte.


                              • JC_Lavau JC_Lavau 23 mars 15:00

                                La guerre sexiste est une guerre sainte, et suprême avantage, elle est une guerre civile qui peut ravager presque toutes les familles  surtout les familles sans dents.

                                Aussi, chaque fois qu’un homme réchappe de son vivant des violences conjugales et familiales féminines, et qu’il ose parler ou écrire, il est immédiatement traité de pleurnichard, de macho-facho-dégénéré, de punaise masculiniste, de misogyne, et « atteint d’un délire de persécution », etc... Ces gentes dames s’indignent de ce que les assassinats de cette saleté de témoin gênant aient encore tous échoués à ce jour, et se vantent que elles, elles n’auraient pas loupé la victime.
                                Misandre victimaire mais avec femme de ménage, feu ma môman s’est vantée d’avoir protégé la criminalité organisée féminine parce qu’elle est féminine.
                                http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/Fam_Lavau/proteger_criminalite_feminine.html

                                Gudrun Schyman avait sa solution, dictée par György Soros : un impôt spécifique sur le délit de masculinité, commis dès la naissance par 51 à 52 % des bébés.

                                http://info.deonto-famille.org/index.php?topic=26.0


                                • yvesduc 24 mars 06:50

                                  Les féminicides sont souvent précédés d’alertes : menaces, violences. Mais ceux-ci font rarement l’objet d’enquêtes, même signalés à la police. Il faudrait commencer par là !

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