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Accueil du site > Actualités > Société > Comment perdre son employabilité en 10 leçons

Comment perdre son employabilité en 10 leçons

Nos concitoyens vivent depuis un an une profonde crise professionnelle et sociale. Beaucoup sont interpelés sur leur avenir au travail. Face à ces interrogations légitimes et (parfois) douloureuses, certains réflex ou aprioris, hérités de la défunte civilisation industrielle, sont à proscrire.

  1. Ne pas être adaptable : Le monde change, les anciennes valeurs ou dogmes peuvent se périmer. Dans la société industrielle les positions étaient fortement clivées : les ouvriers et employés peu investis dans le travail luttaient pour des augmentations généralisées de salaire, les travailleurs très qualifiés (cadres, ingénieurs) étaient mobiles, adaptables, investis dans le travail et leur entreprise. Aujourd’hui sans adaptation rapide, sans flexibilité, sans imagination et coopération au travail, celui-ci peut disparaître ou s’envoler pour de lointaines (et plus accueillantes) contrées.
  2. Ne pas être mobile (géographiquement, intellectuellement, professionnellement) : Autrefois la fidélité et stabilité professionnelles était nécessaires et récompensées comme telles par les entreprises (qui cherchaient à conserver leurs travailleurs qualifiés). Aujourd’hui (et encore plus demain) une trop grande stabilité professionnelle pourra faire perdre son employabilité. L’immobilisme dans un environnement rapide où tout change est porteur de risques de déclassement professionnel.
  3. Croire que la réussite passée à un concours ou à un examen préservera toujours l’avenir Notre pays voue un véritable culte aux diplômes, supposés sésames pour toute une vie professionnelle, mais que prouve un diplôme obtenu à 20 ans quand on en a 40 ? Le parcours professionnel devient plus important que le parcours initial et il faudra l’enrichir sans cesse de nouvelles expériences, de nouveaux postes, de nouveaux défis.
  4. Ne pas envisager d’autre statut que celui de salarié. Le salariat n’a pas toujours existé en France, il s’est principalement développé au XX ème siècle (et représentait alors un progrès social). Aujourd’hui le salariat régresse car beaucoup d’entreprises n’ont plus la visibilité nécessaire sur le long terme pour employer durant 40 ans aux mêmes métiers les mêmes personnes. Le statut de travailleur indépendant (ou d’auto-entrepreneur) peut être la solution, provisoire pour certains, définitive pour d’autres, afin de travailler, de se professionnaliser et de percevoir des revenus autres que ceux (précaires) d’aides ou d’allocations.
  5. Ne pas développer ses compétences linguistiques : Pour évoluer dans la société de la connaissance et de l’information il faut être curieux, ouvert aux autres et aux cultures étrangères. La pratique courante d’une (ou deux) langue(s) étrangère(s) devient une nécessité pour être mobile dans une Europe ouverte et entreprenante. La pratique de la langue maternelle doit quant à elle être irréprochable que ce soit à l’écrit comme à l’oral.
  6. Négliger les nouvelles technologies . Les nouvelles technologies constituent notre nouvelle langue commune, un alphabet commun à la terre entière et il est également disqualifiant de ne pas se servir régulièrement d’Internet que de ne pas lire ou écrire au XX ème siècle.
  7. Ne pas se former régulièrement. Depuis 2004 chaque salarié est doté d’un capital formation de 20 heures annuelles. 20 h tous les ans c’est encore trop peu (Jean Boissonnat estimait en 1995 que nous devrions passer 10 % de notre temps travaillé à nous former, le stock de connaissances nouvelles double tous les 7 ans).
     Le nouvel analphabète n’est pas seulement celui qui ne sait pas lire ou écrire mais celui qui ne sait pas apprendre, désapprendre, réapprendre.
    Les travailleurs non qualifiés doivent s’emparer au plus vite de leur droit à la formation (y compris hors temps de travail) et entrer dans cette démarche continue et humaniste de développements personnels (une formation tout au long de leur vie)
  8. Ne pas être en veille professionnel, négliger l’entretien de son réseau. L’ancien modèle du travailleur salarié impliquait une installation confiante dans le statut de travailleur protégé derrière le CDI. Mais ce statut (autrefois) protecteur a empêché nombre de personnes de prendre conscience que souvent leur entreprise ou le travail changeaient. Les signaux (parfois forts, parfois faibles) doivent être perçus, interprétés et chacun doit (re)construire son parcours professionnel, y compris en cherchant un travail alors qu’il est encore en poste.
  9. Ecouter d’une oreille complaisante ceux qui « vendent » des discours nostalgiques ou incantatoires en proposant un (bien improbable) retour en arrière. Les 30 glorieuses ne se reproduiront plus de sitôt (heureusement pourrait on écrire puisqu’elles coïncidèrent avec la reconstruction de l’après guerre seconde guerre mondiale). Aujourd’hui plus d’un milliard d’ouvriers chinois et indiens produisent presque tous les biens dont a besoin la planète, plus de 800 000 ingénieurs de haut niveau sortent des écoles chinoises tous les ans. Certaines activités ne reviendront sans doute plus jamais sous nous cieux et il faudra parfois changer de métier, de secteur, de région pour conserver son employabilité.
  10. Etre  passéiste : aucune époque n’est parfaite ou sans défaut et malgré la dureté des temps de nombreuses personnes pourront développer à l’avenir leur capacités professionnelles et sociales. L’époque est ouverte à tous, il faut être capable de saisir les opportunités qui se présentent et les transformer en challenge personnel et professionnel.

En guise de conclusion

Nos concitoyens (tout comme le reste de la planète) vivent de profonds bouleversements sociaux et économiques. Nous devons prendre conscience que notre employabilité est désormais une quête jamais finie, que sans volonté, persévérance, résilience et forte capacité à rebondir, nous aurons les plus grandes difficultés à construire un avenir professionnel et social dans la société des savoirs et des réseaux du XXI ème siècle.

 

Didier Cozin

Auteur des ouvrages « histoire de DIF » et Reflex DIF » -
Ingénieur de formation professionnelle.

 


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71 réactions à cet article    


  • Annie 16 novembre 2009 10:33

    D’accord avec ce commentaire. En outre, l’article ne porte que sur le parcours professionnel des cadres. Je me demande comment cette démonstration aurait été accueillie par les mineurs quand on a fermé les mines de charbon. Flexibilité, adaptabilité et mobilité, voici les trois mamelles de l’entreprise d’aujourd’hui, qui remplace l’expérience et la loyauté. Et on se demande pourquoi les chômeurs aujourd’hui sont dans les tranches d’âge les plus âgées. Cela explique quand même pourquoi la plupart des entreprises ne cessent de réinventer la roue.


    • Traroth Traroth 16 novembre 2009 16:04

      La flexibilité, c’est être d’accord pour travailler pour un salaire qui ne suffit pas pour vivre. Le reste, c’est du baratin.


    • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 16 novembre 2009 10:42

      Excellente imposture de la part d’un organisme de formation qui est venu vendre « son expertise » dans la reconversion des salariés ou chômeurs sans aborder une seconde l’état du marché du travail !

      Chacun sait, que tous les arguments avancés ne sont que des « fausses barbes » puisque même en étant : compétent dans le domaine des NTIC, adaptable et mobile, les entreprises auront toujours une objection sur l’âge, le sexe, l’origine, ... (plusieurs de amis et mo même en savons quelque chose)

      Combien de gens à BAC ++ sont actuellement en recherche ? Faudra t-il un jour être nobélisable pour travailler.

      Quant au DIF :

      Le fameux DIF dont l’auteur semble être un spécialiste est utilisé quasi exclusivement par les grandes entreprises. Dans les TPE ou PME, où chaque salarié est « indispensable » dans ses tâches, il est impossible d’utiliser son DIF et beaucoup de salariés que j’ai rencontré ne savent même pas que ce système existe ou ont fait une croix sur son utilisation.

      La formation n’est pas la panacée pour se sortir de la crise économique, mais reste un bon moyen pour le gouvernement d’expliquer le peu d’offres d’emplois disponibles.


      • histrion histrion 16 novembre 2009 12:37

        Le DIF est utilisé par certaines entreprises pour faire de l’intercontrat déguisé ...

        En effet il y a un but commercial derrière cet article .....



      • foufouille foufouille 16 novembre 2009 10:47

        1 - etre un sale handicape

        1 - etre trop vieux

        1 - refuser de travailler gratuitement

        1 - ne pas etre bien nee


        • K K 16 novembre 2009 11:30

          vos raisons sont sans doute plus réelles que celles de l’auteur.


        • perlseb 16 novembre 2009 18:55

          Tout a fait foufouille.

          Je rajouterai

          1 - Ne pas être fils du président de la République.

          Dans cette société, pour l’employabilité, seul compte le réseau relationnel. Pour les pauvres naïfs qui croient au travail et au mérité et bien allez-y, travaillez ! Et enrichissez la vermine indéboulonnable qui vous dirige mais qui, bien évidemment, ne s’abaisse pas à travailler.


        • Inquiet 16 novembre 2009 10:54

          Ah si, quelqu’un à oser écrire ça !!!

          C’est ce qu’on appelle la « décomplexion » il me semble non ?

          Monsieur Cozin aurait oublié la crise et la nécessaire prise en compte du changement de paradigme.

          En quoi devrions-nous nous adapter à nos bourreaux qui ne font que se servir de nous que comme des variables d’ajustement.

          Lorsque les actionnaires souhaitent une progression du résultat par un taux sur 2 chiffres, peu importe qu’on soit mobile et flexible, il faudra au pdg virer une masse salariale significative pour atteindre les objectifs .... cette année du moins, car on n’investit pas (évidemment l’investissement est un coût) pour les années qui suivent.
          Les solutions pour avoir un emploi sont de 3 natures :
          - revoir à la baisse sa rémunération
          - travailler au delà des possibilités physiques et/ou psychologiques jusqu’au burn-out
          - habiter en Chine, ou en Inde ou tout pays dans lequel on délocalise la main d’oeuvre

          Il est tellement plus facile de pointer l’inefficacité des travailleurs plutôt que celle des dirigeants, et pourtant ce n’est pas les exemples récents qui manquent smiley


          • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 10:57

            Bonjour,

            Beaucoup de bêtises dans ces commentaires...

            Vous ne vous formez pas que pour la « firme », vous vous formez d’abord pour vous même...

            S’il est vrai que jusqu’ici ce sont surtout les « cadres » qui ont surtout bénéficié de formations (plus que les autres en tout cas), ce n’est plus le cas aujourd’hui, 6 ans après la loi qui a institué le DIF.

            Une très grande proportion des salariés (ceux en CDI à temps plein depuis 2004) vont, dans un mois, disposer de 120 heures de formation gratuite...(et c’est très cher une formation)

            Seulement, il faut le demander...Une des particularités du DIF est d’ailleurs qu’il relève toujours de l’initiative du salarié.

            Et c’est bien le problème...Vous disposez d’un droit et vous ne voulez pas l’utiliser...Si vous ne demandez rien, vous n’obtiendrez rien. L’expérience montre que c’est toujours en cas de licenciement que l’on se préoccupe du DIF mais c’est alors trop tard pour en bénéficier sans perte (la portabilité n’y change rien).

            Les bancs de l’école, cela a été à ce point un cauchemar ?


            • Gemini Gemini 16 novembre 2009 15:02

              Il me semble que vous oubliez un tout petit détail : bien que le DIF soit en effet à l’initiative du salarié, la demande du salarié doit être acceptée par l’employeur.

              Au final, le DIF, c’est donc du flan. Je n’ai jamais pu en profiter et j’ai tout perdu en changeant d’employeur. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir soumis des idées et fait des demandes.

              Où je travaillais, le seul moyen d’utiliser sont DIF était d’attendre une initiative de l’employeur et concernaient seulement des formations dispensées en interne et par des interne. Le patron nous demandait alors, après la formation, de signer un papier comme quoi on acceptait que ça soit pris sur notre DIF.

              C’est ça la différence entre la théorie et la pratique. En théorie, c’est à l’initiative du salarié, mais dans la pratique, ça n’est pas ça. C’est un peu comme le volontariat pour le travail le Dimanche …


            • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 15:21

              A Gemini...

              Non, ce n’est pas tout-à-fait vrai...si vous regardez le code du travail, vous verrez que le refus de l’employeur ne peut porter que sur le choix de l’action de formation et sur rien d’autre...


            • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 15:24

              A gemini...

              Et vous vous êtes mal défendu...Ce cas de figure est en effet très courant mais, il n’empêche que vous vous êtes mal défendu.


            • Traroth Traroth 16 novembre 2009 16:07

              @NOVATEM : Bref, vous n’avez rien à répondre à Gemini. « Vous vous êtes mal défendu », ce n’est pas un argument. Qu’est-ce que vous en savez ? Le fait est que l’employeur a un droit de véto, et qu’on ne peut strictement rien faire s’il l’emploie. Avez-vous un argument qui permette de contredire ceci ?


            • Yohan Yohan 16 novembre 2009 17:13

              Cette instance à foutre la trouille aux salariés et aux entreprises et les culpabiliser est suspecte.
              De plus, un refus de l’employeur ne l’expose à pas grand chose, sinon à reverser les heures DIF non utilisées à pole Emploi en cas de licenciement. En revanche, si le salarié démissionne, il perd des droits au DIF, qui pourraient être transférables, parait-il, sauf que, personne ne souhaite se retrouver plombé d’un sac d’heures de DIF à l’heure de l’entretien d’embauche.
              Pour finir, l’employeur a bien d’autres moyens de décourager un employé à prendre son DIF, notamment en l’acceptant sur les bases minimum de calcul légaux, soit en moyenne 320€ par formation, assez dissuasif donc pour trouver une formation de qualité à ce prix là sans piocher dans sa réserve.


            • Yohan Yohan 16 novembre 2009 17:14

              oups : insistance


            • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 17:50

              Je vous invite sur ce point à lire mon article paru il y a quelques temps ; vous y trouverez ma réponse...

              http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/formation-professionnelle-et-61910

              En matière de formation, et contrairement à ce que vous pensez, les employeurs ont du souci à se faire...Cela a d’ailleurs déjà commencé...


            • sleeping-zombie 16 novembre 2009 11:25

              @NOVATEM
              Les bancs de l’école, cela a été à ce point un cauchemar ?
              Ben ouais.

              Le problème principal du DIF réside plutôt dans sa concurrence avec les congés. 5 semaines par an, c’est pas lourd. On est pas les plus malheureux a ce niveau-là, mais ca reste pas très lourd. Alors quand on a enfin la possibilité de voir ses gosses dans la journée, de rendre visite à ses parents, ou tout simplement de se poser une petite semaine et de se dire « cette semaine, je ne fais RIEN », c’est difficile de prendre sur soi et de rempiler le levé à 6-7h du mat par aller à une formation.

              Ensuite, a propos des différents points de l’article :
              1, 3, 9, 10. être « adaptable », ne pas être « passéiste » etc... ouais. Et concrètement, ça veut dire quoi ? 4 points sur 10 ne parlent que de vagues notions, je m’étonne de l’absence du point 11 : ne pas être aware.

              2. être mobile : donc pour rester « employable », faut vivre sans attaches ? Célibataire et locataire a vie ?

              4. chercher un autre statu : tu crées un barbarisme « employabilité », pour après tenir le propos « ne cherchez pas que du salariat ». Contradictoire non ? Tu connais beaucoup d’employés non salariés ?

              5, 6, 7 et 8 : Je me répète, mais concrètement, tu dis qu’en plus de passer 35h par semaine (souvent plus) au boulot, il faut passer toujours plus de temps à se former, pour « si jamais on perd son job ». Question bête : si c’est pas pour avoir confiance en l’avenir, pouvoir construire sa vie sur quelque chose qu’on croie stable, et ne plus avoir peur de crever de faim un jour, a quoi ça sert d’avoir un emploi ? Si c’est pour vivre dans l’angoisse ou être sans arrêt sur la brêche, autant être chômeur... Au moins tu peux voir tes gosses grandir plutôt que de passer ton temps /en formation / sur internet / au téléphone avec tes collègues / a apprendre une langue étrangère / etc..


              • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 12:06

                Bonjour,

                Il n’y a pas de concurrence avec les congés...

                c’est vrai que le principe est que la formation a lieu hors temps de travail (mais ce n’est qu’un principe)

                Mais en réalité cette disposition légale est neutralisée ensuite car il peut y être dérogé par accord entre le salarié et son employeur (et d’ailleurs, nombre d’organismes de formation proposent leur stages en semaine).

                Si la formation a lieu pendant le temps de travail (hypothèse prévue), la rémunération est maintenue et si la formation a lieu hors temps de travail, le salarié touche une sorte de prime (une allocation)...

                Bref, non seulement vous bénéficiez d’une formation tous frais payés (y compris les frais de transport et d’hébergement le cas échéant) mais en plus on vous paye pour vous former !

                Et vous faites la fine bouche !! c’est à pleurer !


              • sleeping-zombie 16 novembre 2009 15:40

                « peut y être dérogé par accord entre le salarié et son employeur »

                Ah ouais ? ca doit donner ça :

                « 
                -Salut patron ! Tu me payes une formation sur mon temps de travail ?
                -Bien sûr, on fait trop de bénèf et de toute façon tu sers a rien chez nous, on verra pas la différence..
                -Merci patron !
                -Tiens, tant qu’on y est, tu veux pas une augmentation aussi ?
                 »

                On doit pas vivre sur la même planète.
                Mais c’est vrai que dans un tel monde, je ferais pas la fine bouche...

                C’était ça les 30 glorieuses ?


              • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 16:35

                Vous ne vous rendez absolument pas compte qu’en matière de formation il ne s’agit pas de faveur mais d’obligations légales pour un employeur (et qui sont loin d’être anodines et qui vont bien au-delà du DIF) ...Obligations qui commencent à être sanctionnées très durement par les tribunaux (surtout depuis un arrêt de la Cour de Cassation de 2007).

                Et le DIF n’échappe pas à la règle : le crédit d’heures correspond à une créance certaine (le droit porte sur un volume d’heures) même si l’employeur doit donner son accord sur le choix de l’action de formation (et uniquement sur ce choix). (le DIF c’est un droit « à » la formation assorti d’un droit de proposition).


              • M.Junior Junior M 16 novembre 2009 18:45

                Bruno

                Je trouve votre argumentaire pratique. Sur le DIF en question, avez vous mis une lettre de type de demande de DIF et des lettres types par motif de refus de l’employeur ?

                Ainsi, les détracteurs du DIF n’auront plus aucun argument. Il s’agir simplement pour le salarié de suivre une formation pour mieux réussir à mieux vivre. Même en pleine crise, les sociétés continuent de faire fonctionner la carte de la promotion interne. Il serait dommage de ne pas se servir du droit individuel à la formation.

                Il me semblait que l’actualité et cet article nous renvoyaient à cette question : Une société avec quels droits appliqués ?


              • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 19:15

                Effectivement, il y a sur le forum des indications sur la manière dont doit être formulée la demande : http://www.le-dif-en-questions.fr/forum/topic-122-0.html

                Il faut savoir que l’employeur dispose d’un mois pour répondre ; à défaut de réponse dans ce délai, le salarié est en présence d’une décision implicite d’acceptation.

                Si l’employeur répond formellement, il n’est pas obligé de motiver (sauf accord de branche en sens contraire).

                Mais ici attention...ne pas être obligé de motiver signifie simplement qu’il n’est pas obligé de faire connaître les motifs de sa décision. Mais ces motifs qui existent nécessairement, qu’ils soient avouables ou non, doivent demeurer légaux.

                Le refus de l’employeur ne peut pas relever d’une discrimination (c’est-à-dire relever de motifs particuliers énumérés dans le code du travail) ce qui implique un renversement de la charge de la preuve, ne pas relever de l’abus de droit (cela vise surtout l’intention de nuire) et de manière plus générale ne peut être étranger au seul choix de l’action de formation.

                Du point de vue de l’employeur, le mieux est souvent de ne pas motiver...Mais cette pratique a ses limites.

                On voit toutefois souvent des employeurs qui se sabordent quelquefois eux-mêmes en alléguant un motif illégal...L’absence (ou l’insuffisance) d’un budget est en principe un motif illégal...Et il faut le savoir...et je dirais même que le simple fait (facilement prouvable) de ne pas prévoir de budget suffisant pour le financement du DIF (financement qui incombe à titre principal à l’employeur) peut permettre de mettre en évidence le souci de ne pas jamais accorder de DIF...(surtout à l’approche du seuil des 120 heures)...


              • Panzerfaust 16 novembre 2009 11:54


                Je ne suis pas certain que le respect de ces 10 commandements soit suffisant pour garantir l employabilité d un individu. En revanche on peut être certain que négliger un ou plusieurs de ces points est une méthode imparable pour se retrouver le bec dans l eau. Le point 9 me parait très pertinent (en d autres termes : arrêter de rêver).

                On pourrait juste rajouter un super commandement qui court-circuite tous les autres : éviter de ne pas être fonctionnaire ou consort, car si vous l êtes, la plupart de ces commandements s appliquent peu ou pas du tout à votre situation.


                • Vilain petit canard Vilain petit canard 16 novembre 2009 12:10

                  Faudrait ajouter à votre guide de l’adaptabilité les 10 commandements du patron français, courageux comme une tanche, qui continue à refuser d’embaucher :

                  - ceux qui n’ont pas bac + 12, par ce qu’ils ne sont pas assez formés
                  - ceux qui ont bac + 12 , par ce qu’ils sont trop qualifiés
                  - ceux qui ont plus de 45 ans, parce qu’ils ne sont plus « adaptables »
                  - ceux qui ont moins de 35 ans, parce qu’ils manquent d’expérience
                  - les handicapés parce qu’ils sont handicapés,
                  - les blacks, parce que la clientèle ne s’y fera jamais,
                  .. et qui demande dix ans d’expérience dans un poste similaire pour un emploi de secrétaire.

                  C’est grâce à ces patrons courageux, qui râlent contre les charges dantesques qui musèlent l’économie française depuis le joug socialo-communiste, oui, c’est grâce à eux que la France est le record au monde (ou de l’OCDE, si vous voulez la jouer modeste) de chômage des jeunes, des vieux, et des handicapés.

                  Et toutes les formations possibles n’y feront rien, tant qu’on s’acharnera à expliquer aux chômeurs que s’ils sont dans cette situation, c’est de leur faute, parce qu’ ils ne se sont pas assez adaptés.


                  • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 12:23

                    Ne mélangez pas tout...


                  • Traroth Traroth 16 novembre 2009 16:15

                    Bon, écoutez, NOVATEM, soit vous présentez des arguments, soit vous laissez parler les adultes, ok ?


                  • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 16:51

                    C’est minable comme réponse...D’habitude, quand on commence à utiliser de tels expédients, c’est que l’on commence à manquer de munitions...


                  • Traroth Traroth 17 novembre 2009 01:30

                    Manquer de munitions ? Mais contre quoi ? Vous ne dites rien de précis !


                  • NOVATEM NOVATEM 17 novembre 2009 09:27

                    Il faut savoir lire...


                  • Vilain petit canard Vilain petit canard 17 novembre 2009 10:39

                    Novatem, je ne mélange rien, je ne fais que décrire le marché du travail en France. Vos bons conseils, je les ai entendus pendant des années, ce sont toujours les mêmes qu’on entend d’ailleurs, et ils sont toujours dirigés vers le chômeur  : adaptez-vous ! soyez employable ! Soit : c’est de la responsabilité du salarié de trouver un patron et de lui plaire, point.

                    Mais ça ne marche pas comme ça, la vie : un employeur n’embauche que les gens qu’ils a envie d’embaucher. Si il trouve que « les vieux c’est pas adaptable » (une autre scie bien connue), ils refusera les plus de 45 ans, si les handicapés, il a pas envie de s’emm... avec, il les refusera aussi, et c’est comme ça qu’on se retrouve avec ces taux d’embauches débiles dans ces catégories. Sans parler des jeunes, « sans expérience », forcément. On est en plein dans la risquophobie la plus noire.

                    Ce qui changerait, c’est un article haranguant les employeurs français à employer des handicapés, des vieux, et des jeunes, au nom d’une espèce de « devoir d’employer » « d’employeurabilité » ?), et en leur expliquant qu’ils y perdent si ils ne le font pas. Mais curieusement, on ne le fait jamais.


                  • histrion histrion 16 novembre 2009 12:24

                    Encore du discours

                    Le problème c’est qu’il n’y a pas de travail pour tout le monde ....

                    On peut inventer tous les prétextes pour justifier que c’est aux salariés de ce conformer au marché.

                    Je suis chomeur depuis le début de l’année, j’ai trente ans de carrières, 15 ans de bureau d’études, 15 ans de management (direction technique, direction commerciale...).


                    Je fais parti de deux associations de cadre, j’entretiens mon réseau, je suis mobile, adaptable, (début comme simple dessinateur, capacité aujourd’hui à diriger un Business unit de 100 personnes...), économiquement ouvert à la discution ......


                    Mais à l’heure actuelle beaucoup de choses sont bloquées et toutes les recettes que vous décrivez ne sont que blabla ....







                    • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 14:48

                      L’article de Didier Cozin n’a rien d’extraordinaire (à part peut-être la mobilité géographique...) ...

                      La formation n’est peut-être la panacée...Qu’il y ait des abus ou des anomalies au niveau des recrutements ne fait aucun doute (et je ne suis pas le dernier à le dénoncer...).

                      Mais refuser de se former, c’est nécessairement réduire le champ des possibilités ou des opportunités...

                      On ne peut pas décemment s’offusquer d’une inégalité très réelle (ceux qui bénéficiaient d’une formation étaient déjà les plus formés) et une fois que l’on dispose d’un mécanisme correcteur cracher dans la soupe...

                      Vous avez des droits : utilisez les ! Comme je l’ai dit  : non seulement on vous offre une formation (souvent très coûteuse) mais en plus on vous paye pour cela...
                       


                    • hunter hunter 16 novembre 2009 19:21

                      Tout à fait Histrion, la vraie problématique est là :
                      1/ plus de boulots pour les « manuels » (attention aucune connotation péjorative, seulement un moyen linguistique de résumer ceux qui produisent par leur travail, des objets physiques) : ils reviennent trop chers, on fait tout fabriquer en chine ou en Inde.
                      2/ de moins en moins de taff pour ceux qui produisent des idées, des concepts qui aboutiront à des produits : exemple de l’informatique, on peut avoir du très bon boulot fait en Inde pour 10 ou 20 fois moins cher qu’ici.
                      qu’est-ce qu’il reste ? Les artisans, évidemment sont difficilement délocalisables ; quand on a besoin d’un plombier en urgence, s’il doit venir de Chine, ça va pas vraiment le faire...
                      Les profs ? Dans une de ces dernières « prédictions », Attali nous vante l’avantage des futures machines à enseigner (vous croyez qu’il fume des trucs Attali.... ?) donc nos copains de l’éduc’ nat’, non contents de voir leurs effectifs sabrés par le pouvoir en place, ont peut être du souci à se faire....

                      C’est pourquoi nos chers patrons prennent un malin plaisir à publier des annonces auxquelles personne ne peut répondre.
                      En caricaturant, ça donne ça :
                      1/ être diplomé au moins bac +5
                      2/ avoir 10 ans d’expérience.
                      3 / avoir moins de 25 piges. (après trop vieux, pas adaptable trop exigeant pour le salaire....)

                      quand on sait en moyenne que le bac s’obtient à 17 piges, on rentre pas dans l’exigence.
                      L’idéal c’est d’avoir le bac vers 8/9 ans !

                      Toutes les histoires ensuite de formation, d’adaptabilité, tout ça c’est de la foutaise, mais ça enrichit des gens comme l’auteur du papier ou le fameux Novatem !
                      C’est de la foutaise, du cosmétique, comme soigner un cancer avec des cendres de mulot......

                      Histrion l’a bien analysé :il n’y a pas de boulot, il y en aura de moins en moins !

                      Alors question, comment toutes ces grandes entreprises vont-elles écouler leurs saloperies mercantiles, quand plus personne n’aura de thunes pour les acheter ????

                      Parce que c’est pas le pauvre esclave chinois ou indien avec ses 120 euros de salaires mensuels qui va les acheter vos téléphones-qui-font-tout-avec-une-pomme-entamée-au-dos ?

                      Rappeler vous Shakespeare :« there is something rotten in the kingdom of Denmark »

                      Remplacez juste Denmark, par « système néolibéral prédateur. »

                      H/


                    • surfeur 16 novembre 2009 20:58

                      Tout faux...

                      Du boulot il y en a. Il y a même beaucoup de travail à faire.

                      C’est juste qu’on ne prétend pas offrir des rémunérations décentes pour le faire ; lorsque les yes men proposent l’esclavage comme réduction des coûts, personne ne s’offusque.


                    • CoolRaoul CoolRaoul 16 novembre 2009 12:42

                      Parmi les « réflexes a proscrire » vous avez oublié (quoi que certains peuvent être considérés comme corollaire des autres items) :

                      • être marié
                      • avoir des enfants jeunes (et s’en occuper)
                      • avoir une vie sociale (des amis avec lesquels les relations ne se limitent pas a l’email par exemple)
                      • maintenir des relations régulière avec les autres membres de sa famille
                      (ces trois précédents étant assez incompatibles avec la mobilité)
                      • avoir des problèmes de santé
                      • avoir plus de cinquante ans
                      • avoir un patronyme qui ne cadre pas suffisamment avec l’identité nationale
                      liste a compléter...

                      • M.Junior Junior M 16 novembre 2009 13:04

                        Comment perdre son employabilité ?

                        1 - Ne pas identifier le cœur d’emploi auquel on appartient
                        Coeur d’emploi ?

                        2 - Ne pas avoir de stratégie d’emploi
                        Auto-diagnostic Emploi ?

                        3 - Se positionner dans la semaine des métiers
                        Le planning de l’emploi durable ?

                        En attendant, le travail se meurt avec :
                        Sa mise à mort

                        L’intérim te tend les bras
                        Crok Intérim ou l’intérim décomplexé


                        • Nico Nico 16 novembre 2009 13:28

                          Prêcher pour la paroisse de l’ « employabilité » en culpabilisant le demandeur d’emploi sur ses compétences, sa vie, ses idéaux... C’est tellement facile...

                          L’auteur, à me sens gagnerait pas mal à ouvrir les yeux sur la répartitions des richesses, et à s’interroger sur son influence sur cette employabilité qu’il souhaite améliorer.Autrefois, en me protégeant de toutes idées passéistes, avant que les multi-nationales gouvernent les choix politiques, chacun avait sa place sur le marché de l’emploi et dans la société (et ceci n’a d’ailleurs jamais empêché de voire grandir nos richesses et conditions de vies ou défendu le passéisme... puisque nous en sommes le fruit) ... pourtant ces hommes n’étaient pas plus incompétents ou plus feignants que nos contemporains...Aussi leur lancer une anathême me semble plutôt être une maladresse stérile, voire un contre-sens pour le bonheur des peuples et surtout un faux ennemi du chômage. Certes la mondialisation force la compétivité...mais l’équilibre ne pourrait pas être envisagé autour d’un modéle plus humain plutot que celle de la courses aux armements ? ( metaphore / courses aux points de l’auteur)
                          Ceci n’empêchant pas une culture de certains points proposés par l’auteur mais impossible de considérer ces derniers comme la « conscience de notre employabilité »

                          Pour soigner un mal il faut le faire à la racine ... Un baume apaisant soulage, certes, mais ne guérit pas et au final permets aux maux de s’incruster plus profondément.


                          • Internaute Internaute 16 novembre 2009 13:43

                            J’ai rarement lu un tel tissu de conneries. Les 10 points sont vrais mais sont 10 petits détails minuscules dans l’immensité des raisons qui nous poussent dans la misère.

                            Il faudrait remplacer ces 10 points par un seul.

                            1 - Le plus sûr moyen d’être inemployable est de continuer à voter pour des députés mondialistes qui considèrent qu’on n’a pas besoin d’ingénieurs en France puisque les chinois et les indiens sont aussi bons ni d’ouvriers en France puisque les chinois et les indiens sont moins chers. Tant que la politique française et européenne sera gérée par des tordus de cette espèce, vous êtes INEMPLOYABLE, quelque soient par ailleurs vos efforts.

                            Je sais, je fais une digression, le sujet central de la politique française étant aujourd’hui de savoir si les parents ont le droit de donner une fessée à leur gamin ou s’il faut les punir avec la plus extrême sévérité.

                            Pauvre de nous.


                            • Vilain petit canard Vilain petit canard 17 novembre 2009 11:23

                              Vous avez raison, c’est à pleurer.

                              Je vous signale qu’il faut aussi débattre avec la plus extrême urgence de l’interdiction des terrasses chauffées pour fumeurs, qui niquent la couche d’ozone...


                            • Traroth Traroth 16 novembre 2009 15:28

                              Quelle magnifique ode à la précarité...

                              Résumé de l’article : « Fini de rigoler ! Les salaires corrects, les postes stables, c’est terminé. Maintenant, on exige de l’investissement (point 1) pour une paie de misère (toujours point 1), sans protection statutaire (point 4) et à sens unique, puisque malgré cet investissement, on se réserve le droit de vous virer dès qu’on a envie (point 2) ».

                              Bienvenue dans l’ère du nouvel esclavage !

                              Aux armes, citoyens !


                              • no_move no_move 16 novembre 2009 15:29

                                ça me donne une idée pour un futur article :

                                « Comment gagner son inemployabilité en 10 leçons »...


                                • Traroth Traroth 16 novembre 2009 15:31

                                  Face à l’impasse dans laquelle se trouve le mouvement progressiste (les partis de gauche arrivant au pouvoir finissent toujours par expliquer qu’on ne peut rien faire contre l’inégalité sociale, provoquant déception et amertume), il est temps d’exiger que la mondialisation se poursuive sur les terrains politiques et syndicaux, afin que le citoyen reprenne du poids et que notre société redevienne démocratique.


                                  • Traroth Traroth 16 novembre 2009 16:17

                                    Aucune réaction de l’auteur. A dégager...


                                    • Didier Cozin Didier Cozin 16 novembre 2009 16:48

                                      Il est amusant de constater que ceux qui se prétendent être les défenseurs des travailleurs n’ont parfois qu’une très vague idée des droits réels de ces mêmes travailleurs.

                                      Beaucoup d’approximations et de pensées dogmatiques donc qui permettent à certains de rester dans leur zone de confort !


                                      • Yohan Yohan 16 novembre 2009 17:35

                                        Le CIF est bien plus efficace que le DIF à« protéger » l’employabilité d’un salarié. De plus, c’est un droit que l’employeur ne peut refuser plus d’une fois et qui ouvre sur des formations longues et professionnalisantes


                                        • Didier Cozin Didier Cozin 16 novembre 2009 17:44

                                          Le CIF est un dispositif exceptionnel qui concerne 32 000 salariés du privé tous les ans (1 pour 500 personnes en moyenne) c’est un dispositif très couteux (selon la Cour des comptes) qui ne pourra pas être généralisé.

                                          Le seul dispositif universel, sûr et généralisé à tous les salariés est le DIF. En 2010 la plupart des salariés en CDI auront accumulé 120 h de DIF. Évidemment on peut toujours faire la fine bouche en trouvant que ce n’est pas assez. (ou pas le bon moment, ou trop compliqué ou trop facile...)
                                          C’est un peu comme les vaccins contre la grippe A : dans certains pays on aimerait vivre en France avec presque deux doses par personne.
                                          En France on préfère râler sans toujours connaître et réclamer ce auquel on a droit.

                                          En tout cas je peux vous assurer que ceux qui ne demanderont pas leur DIF en 2010 arrangeront bien de nombreux patrons.

                                          Trop d’aveuglement idéologique peut nuire à la bonne compréhension du monde.


                                          • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 18:54

                                            Encore une petite remarque...

                                            Est-ce que 20 heures par an, c’est assez ?

                                            S’agissant de formation continue, c’est à mon avis déjà beaucoup...

                                            Une journée de formation, c’est à peu près 7 heures ; 20 heures correspondent à peu près à 3 jours par an...(21 heures pour 3 jours ...)

                                            Un cours complet de droit du travail par exemple sur l’ensemble d’un cursus universitaire, c’est en moyenne 40 heures je pense...et j’ai bien dit un cours « complet »....(en fait cela dépend des facultés, cela peut être 60 mais je pense qu’en moyenne c’est 40...).

                                            Un cours complet correspond donc à 2 ans de DIF...Et encore une fois le DIF, ce n’est pas en principe de la formation initiale...


                                          • Traroth Traroth 17 novembre 2009 01:29

                                            Vous ne répondez à aucune des critiques de votre article. Si c’est juste pour faire acte de présence...


                                          • NOVATEM NOVATEM 17 novembre 2009 09:28

                                            Ce n’est pas mon article...


                                          • thomthom 16 novembre 2009 18:10

                                            Ne pas être adaptable
                                            C’est en partie vrai. Le monde bouge, de plus en plus vite, les entreprises aussi, donc il faut être capable de suivre. Cependant, derrière ce mot magique « d’adaptabilité », de nombreux abus ont tendance à se cacher. Évidemment, si un employé accepte de faire n’importe quoi pour n’importe quel salaire, donc qu’il est hyper adaptable, il sera hyper intéressant pour son employeur et donc hyper employable. C’est une belle lapalissade. Il est donc important de se demander quelles sont les limites acceptables que l’on peut fixer pour cette adaptabilité : aujourd’hui, vous êtes cadre, chef d’une équipe R&D, demain votre patron (ou le marché du travail) a besoin de plus de monde sur les chaines de production, est-ce une raison pour accepter de vous muter en ouvrier ? et quelle sera l’étape suivante ? femme de ménage et puis, allez, puisqu’il n’y a pas de limite, pourquoi pas esclave ???? Voila une position hyper employable, « esclave »... qui refusera de vous faire travailler puisque vous acceptez de le faire pour rien ?

                                            Ne pas être mobile (géographiquement, intellectuellement, professionnellement)
                                            Il faudrait nous expliquer la différence entre « mobilité intellectuelle » et l’adaptabilité évoquée ci-dessus... pour moi, c’est la même chose, donc pas besoin de redonder.
                                            Pour ce qui concerne la mobilité professionnelle (changer souvent d’employeur), ce que vous décrivez correspond bien à la situation actuelle. Mais est-ce vraiment un facteur d’efficacité ? ne serait-ce pas plutot un effet de mode ? Changer d’employeur permet de multiplier les expérience et de s’enrichir, certes, mais demande aussi de reconstruire un réseau relationnel adapté à sa nouvelle situation, à repartir de zéro concernant une bonne partie des connaissances nécessaires pour faire son boulot efficacelemnt (connaitre les procédures de l’enteprise, les outils de travail, les produits que l’on vend...)... bref, tout cela demande du temps, aussi doué et adaptable que soit l’employer. Il n’y a donc aps de formule miracle, et la méthode pronnée actuellement par les « ambitieux », qui consiste à changer de travail et surtout d’employeur tous les 2 ans est certainement efficace pour augmenter son salaire (pour ceux qui savent « se vendre » uniquement, ce qui n’est pas donné à tout le monde... et encore faut-il accepter cette forme de « prostitution intellectuelle »), mais certainement pas à l’efficacité réelle de leur travail. un jour, les employeurs finiront bien par s’en rendre compte.

                                            Concernant la mobilité géographique, c’est vraiment le règne du n’importe quoi. Je vous rappelle que dans une famille, il y a la plupart du temps deux parents qui travaillent. Que les gens ont des amis, de la famille proche. De quel droit la société voudrait imposer de séparer les gens au nom d’une hypothétique efficacité professionnelle ? Sommes nous dans votre modèle condamnés à rester célibataires et à changer d’amis tous les 2 ou 3 ans ?
                                            Sans compter tous ceux qui s’investissent dans l’achat d’un maison, d’un appartement : allez vous demander à l’employeur de leur payer intégralement tous les frais liés au déménagement, rembourser les frais de transaction de l’achat/vente de leur logement (et leur donné du temps PAYE pour en retrouver un nouveau) ? non, n’est ce pas ? ce ne serait pourtant que justice car c’est bien d’une exigence de l’employeur qu’il s’agit.

                                            Croire que la réussite passée à un concours ou à un examen préservera toujours l’avenir
                                            Là, rien à dire, c’est vrai, c’est un mal très français en plus.

                                            Ne pas envisager d’autre statut que celui de salarié
                                            La remarque est pertinente mais hors de propos. On parle ici « d’employabilité », donc du statut de salarié. Les autres moyens de s’en sortir, aussi pertinents soient-ils n’ont rien à faire dans cette liste.

                                            Ne pas développer ses compétences linguistiques
                                            De quels métiers parle-t-on ? bien sur que dans un certain nombre de métiers, il est indispensable de parler bien au moins anglais voire d’autres langues, domaine où les français ne sont historiquement pas très bons. Mais cela ne concerne pas tous les métiers. Pour la majorité des employés, la maitrise du français est parfaitement suffisante, et heureusement, d’ailleurs (si déjà certains pouvaient maitriser vraiment le français !!!). On ne peut pas demander à tout le monde d’être bon en langues étrangères et exclure par principe du marché du travail tous ceux qui ne sont pas minimum bilingues. C’est complètement idiot ce genre de raisonnement. Un pays qui ne donnerait pas d’opportunités d’emploi à quelqu’un qui se contenterait de parler la langue officielle du pays marcherait complètement sur la tête et irait droit dans le mur (bonjour le taux de chômage !!!). Chacun de nous a des capacités intellectuelles et physiques diverses, et c’est ca qui fait le force d’une nation, d’une entreprise. Il y a les doués en langues, et les pas doués en langues, qui sont doués pour d’autres choses... et heureusement que chacun a sa place. Ces discours à la mode qui voudraient faire rentrer tout le monde dans le même moule m’agace profondément par leur inhumanité. On parle d’êtres humains, pas de machines fabriquées à la chaine, bordel !

                                            Négliger les nouvelles technologies
                                            Même remarque que précédemment. De grâce, laissez à chacun le droit d’avoir des centres d’intérêt propres et acceptez que chacun puisse être plus ou moins à l’aise dans tel ou tel domaine... les langues, les nouvelles technos. Il y a des tas de métiers où la maitrises des nouvelles technos n’est pas nécessaires, et heureusement. Certains sont doués pour le commerce, d’autres pour la techniques, d’autres pour le management, d’autres pour le travail manuel... Dans votre vision des choses, on dirait que vous imaginez qu’il suffit de volonté et d’un peu de formation pour que tout le monde soit interchangeable à volonté, et que toute préférence personnelle pour un domaine, une activité ou un métier est illégitime...que tout le monde doit pouvoir tout aimer et tout faire. Mais sur quelle planète vivez-vous ?
                                            Bon, par contre, concernant les nouvelles technos, ce sont des choses qui nous apportent tellement dans le vie de tous les jours (ne serait-ce que pour nous informer, pour réaliser certains achats à bien meilleurs prix que par les canaux traditionnels, pour simplifier certaines démarches administratives...) que je conseillerais à chacun de s’y mettre « au moins un peu ».. à titre personnel et pas forcément professionnel.

                                            Ne pas se former régulièrement.
                                            Elle est bien bonne celle là ! il ne faudrait pas inverser les rôle. La formation, c’est et ça doit rester de la responsabilité de l’employeur !. Seule la formation en vue d’une éventuelle reconversion peut être considérée comme relevant d’une démarche forte de l’employé, et cette démarche nécessite un fort soutien, car peu de gens peuvent trouver le temps hors de leur temps de travail « habituel » (à moins d’être au chômage) pour suivre ce type de formation... et encore moins pour la financer.
                                            La formation, nécessaire à l’adaptabilité dont vous avez fait l’éloge, qui n’est rien d’autre qu’une exigence de l’employeur (certes légitime à condition de ne pas en abuser). elle doit donc être entièrement prise en charge, organisée et financée par l’employeur, sur le temps de travail payé de l’employé (c’est bien l’employeur qui tirera le plus de bénéfice du fait que l’employé soit plus efficace, pas l’employé qui dans le meilleur des cas n’y gagnera qu’une négligeable augmentation de salaire et surtout de nouvelles charges et responsabilités... bref, plus de boulot). Ca n’empeche pas la concertation, mais le moteur c’est bien l’employeur. En 10 ans , mon employeur a divisé par 10 mon temps de formation (peut être même plus)... Que puis-je y faire ? Les boites concurrentes ne font pas mieux.

                                            Ne pas être en veille professionnel, négliger l’entretien de son réseau
                                            Là encore, on sombre dans le stéréotype à la mode. Bien sur que pour un cadre dirigeant, ou un commercial, la notion de réseau est fondamentale et nécessaire à l’efficacité du travail (et de la gestion de carrière). Heureusement que ca n’est pas le cas pour tout le monde. Gérer un réseau, ce n’est pas QUE quelque chose qui s’apprend. C’est aussi une question de mentalité, d’envie, et de capacités personnelles. Vous avez des tas de gens qui ne sont pas capables de faire ce genre de choses convenablement... ca ne correspond pas à leur mode de pensée... sont elles condamnées à être inemployables pour autant ? j’espère que non, car beaucoup de ces personnes regorgent pourtant de qualités diverses. C’est aussi une question d’envie ; de goût, de choix de vie, de choix dans ses façons d’aborder ses relations avec les autres.... c’est le territoires des ambitieux (avec tout ce que ce mot comporte de positif et de négatif). Certes, pour gérer certaine carrières, le bichonage du réseau est important.... c’est comme ca que certaines entreprises sont pleines de responsables très doués pour obtenir les postes prestigieux, les experts du « réseau », ceux qui savent se mettre en valeur, quitte souvent à écrabouiller les autres, plutôt que de personnes réellement compétentes pour les postes visés. Tout le monde ne veut pas rentrer dans ce jeu là et heureusement. D’ailleurs, ce culte du réseau me fait penser à la politique de notre pays, si vous me permettez cette digression : nous nous retrouvons avec un président de la République diablement doué pour se mettre en valeur, séduire et se faire élire.... malheureusement, ces qualités n’ont pas grand choses à voir avec celles réellement nécessaires pour diriger un pays : nous pouvons le constater chaque jour. L’employabilité au pris de l’inefficacité, non merci, ce n’est pas pour moi.

                                            Ecouter d’une oreille complaisante ceux qui « vendent » des discours nostalgiques
                                            Un peu vrai, mais rejoint le point 1 (l’adaptabilité) : ça ne doit pas être une raison pour ce résigner à accepter n’importe quoi, sinon, on aura vite fait de retourner à l’age de l’esclavage

                                            Etre 
                                            passéiste
                                            idem


                                            • thomthom 16 novembre 2009 19:11

                                              De manière plus synthétique, ce que je reproche à cet article, c’est de mettre en avant des qualité « requises pour une bonne employabilité » qui relèvent bien plus de l’inné que de l’acquis.

                                              Bien entendu, une personne réunissant toutes les qualités que vous demandez sera plus « employable » que les autres, mais votre article ressemble plus à un simple « test d’employabilité » (« notez-vous sur chacun de ces critères pour connaitre votre niveau d’employabilité ») et ne constitue pas du tout un ensemble de conseils permettant de maximiser son employabilité.

                                              DIF ou pas DIF, la formation de ne fait pas tout. Vous ne pouvez pas imposer à quelqu’un d’aimer tel ou tel métier, vous ne pouvez pas forcer quelqu’un à etre bon partout, vous ne pouvez pas décemment forcer une personne à détruire sa vie privée, familiale, etc.. pour suivre les évolutions soit-disant nécessaires de son entreprise (cas de déménagement, mutation, etc...). Enfin, à l’extrème, vous ne pouvez pas décemment attendre d’une personne qu’elle accepte n’importe quel boulot, dans n’importe quelle conditions et pour n’importe quel samaire sous prétexte d’évolution du monde, de l’entreprise et du marché.


                                            • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 19:35

                                              L’« employabilité,cela relève d’une constatation simple : on n’engage que des personnes dont on a besoin...Comme je l’ai déjà indiqué, la formation, ce n’est pas la panacée, c’est certain, mais ne pas se soucier de son »employabilité« ’, c’est nécessairement réduire le champ des possibles et des opportunités...

                                              De manière générale, je pense quand même que vous prêtez à Didier Cozin des propos ou des intentions qui ne se trouvent pas dans son article...Personnellement, j’ai même été un peu surpris qu’il suscite ces réactions négatives...

                                              Et encore une fois , une formation, c’est un enrichissement...On vous offre une formation et on vous paye pour cela par dessus le marché...Le DIF, c’est cela.

                                              Pourquoi croyez-vous que dans certains cas, la clause de dédit-formation est licite ? (elle ne saurait jouer en cas de DIF dans la mesure où il s’agit de la consommation de droits acquis).

                                              Une clause de dédit-formation, c’est très simple et a été très bien résumée dans un arrêt de la Cour d’appel de Paris en 1984 : »L’obligation mise à la charge (des entreprises) de dispenser une formation professionnelle trouve à la fois sa source et ses limites dans les textes législatifs et réglementaires ayant organisé la formation professionnelle continue ; au-delà de cette limite, l’organisation d’une formation ne trouve sa justification pour une entreprise, eu égard à son objet social, que par la perspective légitime d’employeur ultérieurement , pendant un certain temps, le personnel ainsi formé"...

                                              D’abord, on voit bien qu’il ne saurait être question du jeu d’une telle clause s’agissant d’un DIF ...

                                              et on voit également le sens d’une telle clause...qui ne saurait jouer qu’au-delà de certaines limites ; le salarié qui aurait bénéficié d’une formation dans ces conditions s’enrichirait injustement au détriment de son employeur s’il démissionnait prématurément...Et c’est bien de cela qu’il s’agit : c’est la raison d’être de la clause de dédit-formation.

                                              Arrêtez de cracher dans la soupe !


                                            • NOVATEM NOVATEM 16 novembre 2009 18:41

                                              « La formation, nécessaire à l’adaptabilité dont vous avez fait l’éloge, qui n’est rien d’autre qu’une exigence de l’employeur »...

                                              Cher Monsieur, cette « adaptabilité » est une obligation légale pour l’employeur dont la méconnaissance est susceptible de rendre un licenciement sans cause réelle et sérieuse...(eh oui...) (dans le code du travail il est écrit que l’employeur « assure » l’adaptation des salariés à leur poste de travail (c’est l’article L6321-1...)

                                              C’est une responsabilité qui est lui est propre et relève de sa responsabilité exclusive tant et si bien que normalement les formations qui relèvent de l’adaptation des salariés à leur poste de travail ne peuvent pas être du DIF...

                                              Mais il est bien évident que ce devoir est symétrique et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle un refus de se former dans le cadre du plan peut constituer une faute.

                                              Par contre, l’employeur « veille au maintien de leur capacité à occuper un emploi, au regard notamment de l’évolution des emplois, des technologies et des organisations. »

                                              « Veiller » laisse entendre qu’il s’agit d’une responsabilité partagée et c’est la que le DIF entre en scène...Pour le détail voir mon article : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/formation-professionnelle-et-61910

                                              Pour revenir au DIF...

                                              Le DIF existe depuis 2004...20 heures par an en principe (quelquefois davantage certains accords de branche étant plus généreux)

                                              Mais impossibilité de cumuler plus de 6 ans (2010 c’est dans quelques mois) ; la réforme n’a pas modifié cette règle...

                                              Bref, faute d’avoir utilisé leur DIF en tout ou partie les salariés en CDI à temps plein en 2004 vont atteindre leur quota maximum dans quelques mois (120 heures)...et les compteurs vont être gelés...A ce jour moins de 5% des salariés ont utilisé leur DIF.

                                              Le nombre d’heures en déshérence dépasse le milliard...Tout salarié est donc en droit de considérer qu’il est plus que temps de déposer des demandes...(d’autant qu’en cas de licenciement et de portabilité il en peut que perdre...)

                                              Maintenant, imaginez ce qui se passerait si les demandes commençaient tout-à-coup à « pleuvoir » (ce qui serait logique...Il s’agit de préserver ses droits pour l’avenir)  ; si l’employeur peut effectivement toujours manifester un désaccord, la pression deviendra vite « un problème »

                                              Panique générale...Dès 2004, on savait que ce scénario était possible ; un commentateur dont j’ai oublié le nom parlait d’ailleurs de « bombe à retardement »...

                                              Encore une fois, le DIF est un droit qui porte sur un volume d’heures, le refus de l’employeur ne peut être que l’expression d’un désaccord sur le choix de l’action de formation et rien d’autre : arguer d’un budget insuffisant est illégal...

                                              Il faut prendre la mesure du problème et de la situation actuelle qui est potentiellement explosive...


                                              • Yohan Yohan 16 novembre 2009 20:07

                                                « le DIF m’a tuer... »


                                                • NOVATEM NOVATEM 17 novembre 2009 09:29

                                                  Vous, vous avez besoin d’une formation et d’urgence encore !!


                                                • Annie 16 novembre 2009 20:50

                                                  Deux choses que je veux dire avant de conclure. La première est qu’en dehors de toute motivation purement idéologique, le constat que j’ai pu faire au fil des années est que les entreprises recherchent et trouvent toutes les possibilités de contourner les mesures qui leur sont imposées et qui pourraient bénéficier aux salariés ou qui coûtent cher. Il faut être naïf pour penser une minute que ces concessions n’ont pas été faites à l’arrachée. C’est une réalité auquelle se heurtent ou se sont heurtés la plupart des gens qui sont intervenus sur ce forum. La deuxième est qu’il est vrai que les entreprises n’engagent que les gens dont ils ont besoin, mais seulement à court terme. C’est ce qu’enseignent les écoles de management, qui formattent des esprits déjà bien réceptifs au concept de mobilité et de flexibilité jusqu’au jour où ils sont poussés vers la porte de sortie. Si le rendement est l’objectif suprême, il n’y a pas de problèmes mais si l’on veut considérer l’entreprise comme le rouage d’une économie non seulement performante mais partie prenante d’un projet sociétal, on ne peut conclure qu’à l’échec. 


                                                  • thomthom 16 novembre 2009 21:02

                                                    C’est effectivement un des grand maux de notre époque : la gestion des entreprises (et de l’état aussi d’ailleurs) à court terme voire à très court terme. Tout y passe : gestion financière, recherche et développement/investissement d’innovation, gestion du personnel (dont formation) et des carrières....

                                                    C’est à mes yeux une insulte majeure à l’intelligence... et le meilleur moyen de détruire notre avenir...D’ailleurs, le résultat est déjà là : ça fait 30 ans que notre économie est moribonde, nos perspectives d’avenir des illusion et que nous ne maintenons tant bien que mal notre confort qu’à grand coup d’endettement stérile, bref, que nous vivions au dessus de nos moyens... Mais je m’éloigne du sujet... Enfin....ainsi va le monde.


                                                  • Internaute Internaute 17 novembre 2009 09:30

                                                    A partir du moment où vous enlevez toutes les protections du marché, comme ont osé le faire les députés depuis Giscard, vous faites monter une pression terrible sur les entreprises. Tous les coûts qui passaient au second plan parceque les marges étaient bonnes deviennent subitement un poids insupportable.

                                                    La chasse aux coûts commence par la pression sur l’intéressement des cadres moyens. Ceux-là ne se privent pas de faire suer le burnous sur la couche d’en dessous pour maintenir leur statut.

                                                    La chasse aux coûts passe par une meilleur productivité. Tous les emplois qui peuvent être remplacés par une machine le seront et en attendant le montant du salaire versé est comparé à ce que coûterait l’investissment, c’est à dire que les hausses de salaire sont à oublier. Ce phénomène est sans doute inexorable mais les décisions prises par les députés n’ont fait que l’accélerer.

                                                    La chasse aux coûts, ou plutôt l’enjolivement des résultats, passe par un nettoyage des bilans. Les beaux locaux dans lesquels étaient fiers de vivre les cadres sont vendus et remplacés par des hangars minables avec des cloisons en carton où tout le monde doit s’entasser dans une promiscuité désagréable.

                                                    La chasse aux coûts passe par une baisse à l’extrême de la qualité des produits. Tous les produits d’acier laminés on vu leur épaisseur divisée par 2 en 30 ans (par exemple les couverts de cuisine, les carosseries d’auromobiles). Le cuir des chaussure a disparu pour être remplacé par deux feuilles micrométriques avec du caoutchoux mousse pour donner de l’épaisseur. Ne parlons pas de l’ameublement. Les jeunes en sont réduits à se meubler chez Ikéa, ce qui était condiéré comme des meubles de carnaval ou du décor de théatre il n’y a pas longtemps. Quand à l’habillement, les nouvelles filatures micrométriques détruisent la qualité sur toute la chaîne de production qui suit. Avec moitié moins de matériel on fait un pantalon ce qui bien entendu vous est présenté comme un avantage et quelque chose de résolument moderne. Il est devenu normal de voir la moindre couture des slips de ceux qui son devant vous.

                                                    La chasse aux coûts passe par la suppression des productions les moins rentables ce qui contribue à l’uniformisation de nos vies.

                                                    La chasse aux coûts se termine par la disparition de l’entreprise ou par sa délocalisation dans des lieux où les ouvriers sont trés mal payés et où l’état prend un minimum de charges.

                                                    La responsabilité des députés dans ce désastre est écrasante. Je n’ai jamais lu le seul argumentaire solide sur l’avantage qu’on a à ne plus fabriquer de casseroles et à les faire venir de Chine ou de Pologne.

                                                    Alors oui, lorsqu’il n’y a plus que trois miettes à se partager dans le panier de crabes les 10 commandement de l’auteur permettront au plus malin de ne pas crever de faim. Mais franchement, le problème n’est pas là.

                                                    Il ne faut pas se laisser aller à la mondialisation et protéger nos marchés dans des ensembels économiques cohérents. C’est la seule façon de créer des emplois et par conséquent, d’avoir une chance d’en trouver quand on en cherche.


                                                  • NOVATEM NOVATEM 17 novembre 2009 09:45

                                                    Je ne sais pas si vous vous rendez compte...Vous faites très exactement le jeu de vos employeurs..

                                                    La formation, cela coûte extrêmement cher...Les sommes en cause sont gigantesques et il n’est étonnant que ces derniers freinent des quatre fers et essaient d’échapper à leurs obligations...

                                                    Le DIF, il faut le demander...Et si l’employeur, jusqu’ici pouvait (provisoirement) refuser, il le pourra difficilement le faire en 2010.

                                                    Si vous avez 20 heures, vous faites une demande et votre employeur la refuse, vous aurez toujours 20 heures « à prendre », l’année prochaine, vous aurez 40 heures « à prendre » et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous atteignez 120 heures . Les refus n’arrêtent pas les compteurs : ils n’ont aucun effet sur vos droits et il sera" obligé en tout état de cause de céder un jour ou l’autre , précisément t en 2010 puisque beaucoup de salariés atteindront alors leur 120 heures (il n’est pas possible d’aller plus loin et il s’agit tout simplement de préserver vos droits).

                                                    Les employeurs ont peur du DIF...et il y a de quoi. car cela représente des sommes folles à débourser et si demain, compte tenu des heures en déshérence et comme je l’ai déjà dit, si tout à coup, il y avait une hausse très significative des demandes, ce serait la panique d’autant que cette fois, ce sera très difficile de résister.


                                                  • Didier Cozin Didier Cozin 17 novembre 2009 09:10

                                                    Les français sont des gens bizarres : en 2003 les partenaires sociaux (à l’unanimité) inventèrent un nouveau Droit : celui de se former pour comprendre et évoluer dans la société de la connaissance et de l’information ; En 2004 la Loi mit en forme ce droit créé comptabilisé depuis le 7 mai 2004.
                                                    Depuis cette date les personnels salariés accumulent leur Droit à la Formation sans que personne ou presque ne s’en émeuve.
                                                    - Certains salariés ne connaissent toujours pas le DIF (ils confondent DIF et CIF ou encore plan et Droit à la formation)
                                                    - Certains salariés échaudés par une école élitiste craignent de montrer ou de dire qu’ils sont ignorants dans certains domaines
                                                    - Certains salariés pensent que si leur entreprise leur propose une formation c’est parce qu’elle pense les licencier (comme si la formation était la cause des difficultés économiques actuelles)
                                                    - certains salariés n’osent pas demander leur Droit à la formation de peur de passer pour revendicatifs
                                                    - Certaines entreprises ne veulent pas former les personnels les moins qualifiés car elles ont peur qu’ils leur échappent s’ils montent en compétence
                                                    - Certaines entreprises ont peur de devoir payer pour la formation de tous les personnels et ceci régulièrement (la formation est encore vécue comme un coût)
                                                    - Certains patrons pensent que la formation doit être réservée aux plus qualifiés
                                                    - Certaines entreprises pensent qu’il vaut mieux acheter des machines que former les salariés à les utiliser
                                                    - certains patrons sont aussi capables de renvoyer un salarié qui aurait l’outrecuidance de demander son DIF (nous l’avons connu avec Novatem)

                                                    Bref notre beau pays semble mal armé pour entrer dans la société de la connaissance et de l’information (car il n’y a aucune chance que nous revivions la révolution industrielle du XIX ème siècle).
                                                    Aujourd’hui tout se conjugue pour pousser le DIF dans un énorme chaos professionnel et social :

                                                    • la crise économique qui alerte les salariés sur leur avenir professionnel (ceux qui ont suffisamment de clairvoyance évidemment)
                                                    • La Loi d’octobre 2009 qui remet en avant le DIF en l’installant définitivement dans le pays professionnel (de nombreuses entreprises pensaient encore en 2008 qu’il serait abandonné car trop difficile à mettre en œuvre)
                                                    • Les médias qui s’emparent du dossier formation (le magazine Capital sur M6, Modes et travaux, télérama...)
                                                    • La date butoir de 2010 qui verra les compteurs de la majorité des salariés plafonner à 120 h : en 2010 je prends mes 20 h de DIF ou je perds 20 h de DIF
                                                     Les entreprises sont évidemment dans une difficile situation avec ce DIF qu’elles n’ont pas su, pas pu ou pas voulu mettre en oeuvre depuis 2005 (il fallait attendre 2005 pour bénéficier de ses premières heures de DIF). Ce que ne savent pas (encore) les salariés c’est qu’il n’y a aucune cagnotte formation dans les entreprises (dans les OPCA c’est une autre histoire) et que les fonds formations sont dépensés annuellement (et allègrement) dès le premier semestre dans nombre de sociétés.
                                                    Une grande société dans les services (18 000 personnes) nous expliquait en début de mois que le DIF portable lui coutera 5 millions d’euros si elle ne met rien en place dans les semaines qui viennent (car les sociétés qui jouaient sur le Turn over de leurs salariés devront désormais payer 9,15 euros par heure cumulée par les salariés les quittant).
                                                    Cet énorme effort DIF va devoir être mené alors que
                                                    • les services RH et formation sont dégarnis dans la plupart des sociétés (il faut savoir que dans une grande société il y a une moyenne d’1 responsable formation pour
                                                      2 000 salariés, avec au mieux l’appui d’une assistante)
                                                    • les entreprises doivent construire en toute hâte une politique et un plan de l’emploi des seniors (avec une obligation de résultat dès 2010)
                                                    • les entreprises doivent mettre en œuvre un plan de l’emploi des handicapés (coût annuel pour une société de 2500 personnes dans le BTP qui n’avait pas de salariés handicapés : 2 millions d’euros)
                                                    • Et enfin elles devront aussi en 2010 se doter d’un plan d’action pour réduire le Stress (pour les sociétés de plus de 1 000 personnes)
                                                    • Ne parlons pas de ce projet pour la parité homme-femme avec de possibles sanctions si les choses ne s’améliorent pas
                                                    Toutes ces contraintes arrivent au plus mauvais moment alors que beaucoup de sociétés ont des résultats catastrophiques et des carnets de commande à peu près vides.

                                                    Pour toutes ces raisons nous pensons qu’un véritable Krach éducatif pourrait se produire dès 2010. (1 milliard d’heures de DIF cumulées, ce n’est pas rien)

                                                    Le DIF ne « marchera » que si les salariés s’en emparent au plus vite, dans les sociétés fragiles ou de main d’œuvre traditionnelle (celles où il aurait le plus d’importance) il risque de rester un droit virtuel tant l’argent manquera pour le déployer.

                                                    La balle est dans le camp des travailleurs, s’ils ne demandent rien ils n’auront rien. Un droit doit toujours être conquis et ceux qui font la fine bouche pourraient laisser passer une vraie chance sociale et professionnelle.


                                                    • M.Junior Junior M 19 novembre 2009 12:08

                                                      Didier

                                                      Je serais curieux d’avoir votre avis sur l’article : La préférence française pour le chômage

                                                      Non que je trouve votre argumentaire bien faible mais tellement en dehors de la réalité qu’il serait pertinent pour vos lecteurs que vous vous dotiez d’une vision globale et non limitée à votre tour d’ivoire.

                                                      A défaut de rassembler, vous savez diviser.


                                                    • Gazi BORAT 17 novembre 2009 09:38

                                                      Où l’on voit un article qui est en fait un PUBLI REPORTAGE.

                                                      L’auteur, en prêchant pour le recours au DIF, prêche pour sa paroisse, à savoir : ces mini organismes de formations qui dispensent des sessions courtes, ne délivrant au mieux qu’une attestation sans valeur, et parfaitement adaptée au DIF et à ses petits volumes d’heures.

                                                      Avec le DIF, impossible de se voir un quelconque accès à une formation diplômante..

                                                      C’est ici le royaume du développement personnel, des contenus vaguement « psy » : « gèrer son stress », « gèrer les personnalités difficiles », « optimiser sa congruence », « Etre proactif », etc, etc..

                                                      gAZi bORAt


                                                      • NOVATEM NOVATEM 17 novembre 2009 10:00

                                                        Le DIF n’a pas été conçu pour des formations longues et donc diplômantes...

                                                        Bien au contraire, c’est précisément parce qu’il vise les sessions courtes qu’il est intéressant car il permet de diversifier ses compétences.

                                                        Si vous avez 100 heures, vous pouvez faire 20 heures de langue + 20 heures d’informatique, + 20 heures de droit etc  ;tout cela non seulement est intégralement pris en charge par votre employeur mais en plus, il vous paie pour cela : si la formation a lieu pendant le temps de travail la rémunération est maintenue et si elle a lieu hors temps de travail, vous touchez une prime....

                                                        Je vous invite à allez voir les sites internet spécialisés et vous verrez combien cela coûte une formation...Et vous verrez pourquoi cela donne des sueurs froides à certains.

                                                        Arrêtez de cracher dans la soupe !

                                                        Quant aux « formations » dont vous faites état :

                                                        1) S’agissant du DIF, c’est vous qui proposez le thème de la formation et non l’employeur.

                                                        2) Par ailleurs s’agissant du « développement personnel » comme vous dites, le Ministère du Travail a beaucoup de réticence a y voir des formations et il suffit de lire simplement les circulaires pour savoir que pour la « gestion du stress » par exemple (exemple qui est même évoqué concrètement) cela n’est admis comme « formation » que dans des cas précis. Pour faire simple, si c’est admissible pour un convoyeur de fonds, cela ne l’est pas pour un salarié lambda.


                                                      • Gazi BORAT 17 novembre 2009 10:05

                                                        Acquérir une compétence en 40 ou 100 heures de formation ?

                                                        Le DIF est un leurre.. A peine utile en certains cas, comme celui qui aurait besoin d’un ré-entrainement linguistique..

                                                        On est loin de « la formation tout au long de sa vie ».. mais plus près d’un saupoudrage sans intérêt pour le salarié mais juteux par contre pour le petit monde des OF..

                                                        gAZi bORAt


                                                      • Annie 17 novembre 2009 11:32

                                                        Non seulement je suis d’accord avec cette dernière intervention, mais en plus les formations proposées portent souvent sur des compétences plus « soft ». Plus il y a de formation et plus il y a une perte de compétences fondamentales. Les écoles et manuels en management en Angleterre où je vis et travaille ne se cachent pour admettre que la capacité à collaborer, à atteindre un consensus est plus importante que l’expérience et même les compétences professionnelles, Les compétences comportementales sont désormais plus prisées que ces dernières.


                                                      • NOVATEM NOVATEM 19 novembre 2009 11:26

                                                        Vous dites vraiment n’importe quoi...

                                                        Sur un cursus universitaire en droit (du moins sur les 4 premières années), un cours complet de droit du travail, cela correspond à 40 heures environ...Et c’est vrai pour toutes les autres matières...


                                                      • JL JL 17 novembre 2009 11:39

                                                        Didier Cozin me semble être parfaitement employable !  smiley


                                                        • Didier Cozin Didier Cozin 17 novembre 2009 12:02

                                                          Il ne vient pas à l’idée de certains que tous les partenaires sociaux, que les pouvoirs publics, que les politiques, que les spécialistes de l’apprenance réclamant une meilleure répartition des apprentissages (et qui l’ont obtenue de haute lutte en 2003/2004), que tous ces gens n’ont peut être pas pour objectif de tromper les salariés, de les entraîner sur les voies du déclassement ou de la disqualification professionnelle.

                                                          Faire de l’argent en vendant son savoir faire (10 000 h de travail, 2 livres) est-ce plus mal que faire de l’argent en vendant des petites voitures (qui polluent) des poulets industriels ou des connaissances à des élèves qui n’en veulent plus !
                                                          Il faut choisir son camp dans la vie et j’ai l’impression que certains ont choisi celui de la nostalgie, de l’immobilisme, de l’impuissance tout en se parant de toutes les vertus de la grandeur d’âme (il faudrait des formations de milliers d’heures pour des millions de salariés, il faudrait encore plus de diplômés, encore plus d’État et de contrôles..).

                                                          Il faudra peut être un jour revenir sur terre et comprendre :

                                                          a) qu’une entreprise ne peut payer des salariés que s’ils lui rapportent de l’argent (mais le profit est un gros mot pour certains)
                                                          b) qu’un diplôme préservera de moins en moins du chômage car les entreprises cherchent désormais des compétences plus que des connaissances
                                                          c) que notre pays est mal positionné dans la compétition mondiale (et européenne) avec des produits et des services moyen de gamme qui risquent de moins en moins de trouver preneurs
                                                          d) que l’employabilité n’est pas un gros mot mais un état d’esprit fait de confiance et de dynamisme et que face à un marché du travail de plus en plus sinistré ceux qui ne développeront pas leurs compétences au travail auront le plus grand mal à se maintenir socialement et économiquement.

                                                          Mais la pédagogie étant l’art de la répétition nous sommes très confiants dans le développement du DIF qui finira pas s’imposer et convaincre tous les septiques, adeptes éternels du Yaqua focon


                                                          • hunter hunter 17 novembre 2009 17:46


                                                            Il faudra peut-être comprendre un jour et revenir sur Terre et comprendre :

                                                            a) qu’une entreprise ne peut payer des salariés que s’ils lui rapportent de l’argent (mais le profit est un gros mot pour certains) : non, non non, ce n’est pas le profit qui est contesté, c’est son omnipotence ! nous sommes à une époque où rien ne peut être tenté, si c’est supposé mettre en danger le sacro-saint profit : c’est ce point essentiellement que beaucoup de gens contestent...capice ?

                                                            b) qu’un diplôme préservera de moins en moins du chômage car les entreprises cherchent désormais des compétences plus que des connaissances : là je suis d’accord avec vous, et je trouve ça plutôt positif non ? ce n’est pas parce qu’on collectionne les diplômes qu’on est plus malin que celui qui n’en a pas ou peu. Humainement c’est plutôt rassurant !

                                                            c) que notre pays est mal positionné dans la compétition mondiale (et européenne) avec des produits et des services moyen de gamme qui risquent de moins en moins de trouver preneurs Mais bougre de bougre, ne vous est-il pas possible une seule fois dans votre vie, d’envisager la vie des êtres humains, comme autre chose qu’une compétition ? C’est si difficile à imaginer ? sortez un peu de vos conditionnements.
                                                            Si vous avez besion d’une formation là-dessus, je vous la fais en 2 heures de DIF pour 2000 brozoufs ça vous va ..... ?(en cash naturellement)

                                                            d) que l’employabilité n’est pas un gros mot mais un état d’esprit fait de confiance et de dynamisme et que face à un marché du travail de plus en plus sinistré ceux qui ne développeront pas leurs compétences au travail auront le plus grand mal à se maintenir socialement et économiquement.
                                                            L’employabilité c’est simple à résvmer, c’est être un bon svce-bovle d’un dirigeant d’entreprise, en général parfaitement incompétent (même si beavcovp ont de bons gros diplômes, complètement déconnectés des réalités actvelles et en particvlier au niveav technologique, complètement incapables de la moindre réflexion psychologique, de la moindre empathie...j’arrête là, liste non-exhavstive).
                                                            Après 18 piges de fonction cadre en multinationale tempérées par mes fonctions syndicales, qui m’ont permis de ne pas partir plvs tôt et de ne pas devenir avssi con qu’evx, je connais bien le monde de l’entreprise, qvi n’est qv’vne annexe de l’école primaire....alors logiqve qv’on parle de formation, enfin svrtovt vovs, pvisque vovs semblez en vivre bien !
                                                            L’entreprise de nos jours, c’est surtout ferme ta gueule, on est là pour assurer les 15% annuels de rentabilités des fonds de pensions US, qui ont intérêt à ce que leurs clients puissent se la couler douce à Miami « èffe elle ait »,(comme on disait dans « walk on the wild side »), entre deux pina colada, trois bimbos blondes et un cigare de chez Fidel !
                                                            Quid du rôle d’une entreprise dans le tissu social, dans son rôle de fédérateur, d’intégrateur ? Balayé tout ça !Plus rien à foutre ! L’essentiel c’est le cours de l’action du côté de la « rue du mur » ! (wall Street, oui je sais c’est nul, mais j’ai mal à la tête ce soir...).
                                                            Alors les formations de « gestion du stress » (où comment retarder l’apparition de ton cancer/ulcère/crise cardiaque (rayer la mention inutile), de manière à ce que tu continues à bien te ruiner la santé le plus longtemps possible pour nous faire faire du profit), « gestion du changement », « motivation des équipes » (genre conneries « team building », « leadership », « 360 ° feedback »), toutes ces conneries issues de cerveaux malades essentiellement made in USA, relevant plus de la secte type sciento qu’autre chose, voilà à quoi sont utilisés les heures de DIF !
                                                            vous pouvez dire que j’exagère, mais au fond de vous, vous savez que c’est vrai ! N’est-ce pas là votre fond de commerce ?
                                                            Au fond le DIF, c’est comme les 35 heures :une excellente idée, qui a eu vite fait d’être détournée par les entreprises (attention, je parle surtout du sujet que je connais bien, à savoir les multinationales), à leur profit : comment conditionner au mieux les troupes, comment tirer de celles-ci toute leur substantifique moelle !quand ils seront bien vides, eh bien on les dégagera, et on recommencera le processus sur des plus jeunes, où sur d’autres nationalités réputées plus dociles !
                                                            Et on en revient donc toujours au même : profit, compétition, guerre économique, concurrence...exactement ce qu’on voit dans les écoles, celui qui a la plus grosse où qui pissera le plus loin !
                                                            Lamentable ! Des millions d’années d’évolution d’une espèce pour en arriver là !
                                                            « Pathetic » as we say in english !
                                                            Cordialement cependant !

                                                            H/


                                                            • NOVATEM NOVATEM 19 novembre 2009 11:30

                                                              Les « formations » type gestiondu stress ne sont pas des formations au regard de l’administration sauf dans des cas précis (je vous envoie la circulaire qui le précise clairement ?)

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