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Des travaux essentiels

Quand on cherche à comprendre la situation dans laquelle nous vivons et que nous appliquons la maxime suivante : « Cherchez la cause des causes » (Hippocrate) à notre réflexion, nous constatons qu'il y aurait aux moins 2 causes connectées qui sont à l'origine de nos problèmes (si ce n'est pas 3). Problèmes qu'on pourrait définir par : Tout ce qui éveille notre indignation.

  • La première des causes est de nature politique.
    Il s'agit de notre impuissance programmée dans le (les) texte fondamental de notre état de droit : La constitution.
    Celle-ci, dans une démocratie, est censée être un ensemble de lois, surpassant les autres lois, permettant de définir un cadre et de protéger le peuple des abus de pouvoir. Or nos textes faisant office de constitutions (constitution + traités UE) ont justement été écrits par les Hommes qui avaient déjà le pouvoir.
    Donc ce qui devait arriver arriva : lors de l’élaboration de ces textes, les Hommes au pouvoir ont naturellement débridé leurs pouvoirs tout en limitant ceux du plus grand nombre. En analysant ces textes, on peut se rendre compte que nous ne vivons pas en démocratie. Il y a beaucoup de preuves concernant ce constat : Perte de la souveraineté populaire, séparation des pouvoirs à moitié respectée (notamment entre la France et UE), blocages idéologiques interdisant un grand nombre de réformes, institutions indépendantes des peuples malgré leurs rôles primordiaux, corporatisme encouragé (base de la doctrine fasciste), mise à l'écart des pseudo-citoyens du processus législative, ou encore un mode de sélection des principaux représentants biaisé par nature  : Le suffrage universel.
    C'est ce point qu'Étienne Chouard a décidé d'analyser et de comparer à une autre méthode de sélection réellement démocratique : Le tirage au sort.
    Il nous fait part du résultat de cette réflexion, appuyée par un grand nombre de travaux (l'idée ne date pas d'hier), dans un écrit intitulé "Le nécessaire procès de l'élection" que vous trouverez ici.

 

« Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie ; le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. »

Montesquieu (1748)

  • La seconde cause est de nature économique.
    Elle concerne la monnaie.
    Pour comprendre rapidement l'importance de l'argent, la monnaie, on pourrait dire que si l'économie était un corps Humain, la monnaie serait son sang.
    Où tout simplement, on pourrait faire appel au bon sens, qui vous permettra d'admettre que la monnaie est à l’origine d'un grand nombre de débats/prétextes à la fumisterie contemporaine (politique sociale, culturelle, dette souveraine, dette privée etc..).
    Il est donc essentiel de chercher à comprendre comment la monnaie fonctionne, car si celle-ci est corrompue, il va de soit que l’Économie tout entière va en subir les conséquences. Or comme l'économie englobe la politique... il vaut mieux s'y intéresser.
    Malheureusement, nous sommes dans une période de l'histoire où le mécanisme de création monétaire est absolument délétère du point de vue de la majorité. En revanche, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, ce système est extrêmement profitable pour une minorité ainsi qu'à ceux qui suivent et consacrent leurs temps à une idéologie détruisant le tissu social sur lequel ils reposent.
    Entre complaisance et syndrome de Stockholm, le système perdure.

    Mais de quoi s'agit-il ? Pour résumer, de nos jours la monnaie est créée par la dette, à partir de rien (ex-nihilo), et de ce rien, des intérêts sont exigés lors du remboursement ce qui va déséquilibrer la balance, créer un système de dette non-remboursable ainsi qu'une prédation monétaire.
    Pour couronner le tout, l'élaboration des règles de la politique monétaire a été confié à des institutions indépendantes des peuples (BCE, BRI...) et le pouvoir de création monétaire aux banques commerciales. Ceci sans réelles limites contraignantes à la quantité de monnaie qu'elles peuvent créer.
    Difficile à croire ? Alors voici pour vous une compilation de preuves réalisée par Gérard Foucher dans laquelle vous trouverez de nombreuses informations complémentaires.
    Un document essentiel pour qui veut comprendre le fonctionnement de la monnaie.

 

Étudiant la création monétaire depuis quelques temps, je vous conseille vivement de lire le "bulletin trimestriel 2014 de la banque d’Angleterre" qui est une source d'informations à ne pas rater.

 

Bonne lecture !

 


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15 réactions à cet article    


  • JL JL 23 janvier 10:08

    Bonjour Karugido,
     
     vous venez de découvrir l’eau chaude.
     
    Les intérêts ça sert à rémunérer le capital, même et surtout, en période de récession.
     
    Quant à la séparation des pouvoirs, c’est le minimum syndical pour accréditer la démocratie parlementaire. Par exemple, ces jours-ci on a parlé de shutdown qui affecterait l’Administration américaine. Tous les ans ils nous refont le coup : ça donne du grain à moudre aux médias embarqués qui font aujourd’hui leurs choux gras sur le « Trumpshutdown ».



    • Choucas Choucas 23 janvier 10:27

       
      Les banalités des lotocrasses...
       
      La cité grecque n’avait pas besoin de technocratie et elle se limitait elle même en taille, et elle avait un holisme forcené, et l’hoplite n’était pas un gogochon crétin de supermarché etc...
       
       
       
      “Tout ça [le gland remplacement] finira par une partition”
       
      Flamby, ‘Un grand roi gogochon ne devrait pas baver ça’
       
       
      « La démocratie n’existe que quand le peuple est uni » C. Schmit
       


      • Raoul-Henri Raoul-Henri 23 janvier 12:39

        «  »
        Bonjour,
        une remarque sur la logique de votre texte : vous portez en premier lieu le ’dérangement’ sur la nature politique ; puis sur la nature économique en second lieu. Ensuite vous écrivez que : « l’économie englobe la politique. » ; et je suis entièrement d’accord avec cette écriture mais du coup en désaccord avec l’ordre de présentation des causes. Pourquoi avoir consacré deux volets là où « la cause des causes » paraît n’être que d’ordre économique ?
        Peut-être la parole politique n’est-elle ’que’ monnaie ?
        Une devise : un slogan ou une comptabilité ; l’argent un argument ?
        Le terrain est accidenté ; la sémantique s’en mêle et s’emmêle.

        La piste analogique du sang avec la monnaie est la bonne ; si seulement on l’a suit.
        Cela sous-entend en première approche que la masse monétaire est pratiquement constante ; en fonction de la masse d’un corps donné.
        Or, si l’on évoque la « création monétaire », quid de sa destruction ? Quand est-ce que le sang se crée ex-nihilo et quand est-il détruit ? Serions-nous en train de caresser la bordure du grand mythe ?

        L’analogie n’est bonne que si on l’a suit ; et pas si l’on retombe dans les ornières de SaTeN (suivre le lien sur mon profil).


        • Karugido Karugido 23 janvier 13:33

          @Raoul-Henri
          Remarques pertinentes.

          Il me semble que même si l’économie englobe une grande partie de la politique, le monde économique ne peut pas exister sans elle.
          Car pas de politique pas de système économique.
          C’est un peu comme l’œuf et la poule cette histoire. Personnellement j’aurai du mal à apporter une réponse certaine à ce paradoxe.

          On est probablement face à 2 causes interconnectées. (Ce que la métaphore du sang/corps explique, car avec du sang sans corps, on ne va pas bien loin tout comme le corps sans sang)

          La métaphore est une simplification de la réalité, elle schématise quelques principes mais pas tous, elle a ses limites. Peut être qu’elle n’est pas adéquat. Comment résumer la totalité des principes de la création monétaire en une métaphore ?
          Est ce possible ?

          Bref, cet article est une invitation à aller chercher par soit même les réponses aux questions via notamment les différentes sources proposées.


        • Raoul-Henri Raoul-Henri 5 février 03:38

          @Karugido
          Il me semble que la séparation en deux termes distincts de la même essence pose problème. Encore que cette séparation soit pertinente si on la considère du point de vue temporel, chronologique.
          La politique est une décision en amont d’une action d’investissement, une notion immatérielle : alors que l’économie est davantage une comptabilité des faits (l’ensemble de ce qui a été fait).
          Les deux moments utilisent la monnaie pour cela, je précise : la même monnaie.

          Or, dans le circuit sanguin, le sang connaît au moins deux états fondamentaux. Le premier est le sang rouge qui, après avoir transité par différents endroits pour se régénérer en carburants, puis par les poumons afin de se régénérer en comburant, irrigue le corps, tout le corps. C’est une politique de répartition qui laisse le soin à chaque cellule de faire au mieux selon ses capacités.
          Le second état est celui d’un sang appauvri, bleu, qui retourne vers le cœur (schématiquement) après avoir subi plusieurs filtrations et purges. Et c’est par ces filtres que la ’comptabilité’ se fait ; c’est à dire un constat qui permet par différentes contre-réactions d’ajuster au mieux le fonctionnement global du corps (principalement par échanges hormonaux).

          Pour respecter l’analogie il nous faudrait au moins deux monnaies bien distinctes et séquentielles. L’une pour les investissements et l’autre pour la consommation.


        • zygzornifle zygzornifle 23 janvier 16:08

          la constitution ça bouche tout , c’est comme la constipation mais en plus long ......


          • Hervé Hum Hervé Hum 1er mars 10:52

            « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie ; le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. »

            Montesquieu (1748)


            NON !!!

            La démocratie n’est pas garantie par le suffrage au sort, c’est absurde. La démocratie est garantie par le contenu de la constitution et par lui seul. En démocratie, il n’y a pas de gouvernements, mais une gouvernance, c’est à dire, qui n’a aucun pouvoir de décision politique, sauf en état d’urgence (voilà bien pourquoi il faut que l’état d’urgence soit permanent).

            Le baromètre de la démocratie, c’est la transparence entre la gouvernance et le citoyen, plus elle est faible, plus la dictature est forte, plus elle est grande, plus la démocratie est vrai.

            En démocratie, la transparence est à double sens, en dictature, elle est à sens unique et enfin, si la démocratie c’est la souveraineté du peuple, alors, tout ce qui lui est caché viole sa souveraineté. Or, tous les gouvernements dits démocratiques, fondent leur pouvoir sur l’opacité de leur décisions et par le culte du secret d’Etat, qui n’a d’autres fonctions que de garder secret la réalité de la dictature. En démocratie, aucune raison supérieure, de quelque nature que ce soit ne peut être invoqué, sauf pour instaurer une dictature.

            La question est plutôt de savoir si dans une société dominée par la dictature, une démocratie peut survivre !

            Par définition, il n’y a de démocratie que sous un système économique sans propriété économique (principe de souveraineté), c’est à dire, d’essence communiste et lui seul.

            La relation de causalité entre la politique et l’économie, c’est que l’objet du premier est le second, mais pas l’inverse !

            Cela veut dire, qu’il n’y a de politique, que là où il y a discussion sur le partage des richesses produites ou accessibles (’chasseur cueilleur). La notion de politique naît donc avec la communauté.

            La cause de l’économie, c’est la production, la cause de la politique, c’est sa redistribution, mais uniquement en communauté.


            Pour ce qui est de la monnaie, là aussi, les auteurs que vous prenez comme références ne vous permettent pas de comprendre la monnaie, mais vous l’interdisent.

            Si vous voulez vraiment comprendre la monnaie, lisez mes articles traitant le sujet, là, je défi n’importe quel économiste patenté de prendre en défaut l’analyse. Si j’ai le temps, je lirai votre lien et m’amuserai à invalider tout ou partie de ce qui y est affirmé sur la monnaie.






            • Karugido Karugido 1er mars 11:57

              « @Hervé Hum
              Vous comprendrez facilement qu’une phrase de Montesquieu, sorti de travaux bien plus volumineux ne peut donner une définition exhaustive de la démocratie...
              Le tirage au sort est juste l’un des aspects essentiels de celle-ci.

              Ceci dis je partage votre analyse, elle aussi non-exhaustive qui plus est.

              Enfin seul point de désaccord : »Par définition, il n’y a de démocratie que sous un système économique sans propriété économique (principe de souveraineté), c’est à dire, d’essence communiste et lui seul.« 

              Il y a un nombre infini de doctrines économiques, donc »d’essence communiste et lui seul« pas nécessairement.

              Quand à la monnaie, il ne s’agit pas d’ouvrages d’analyse générale, mais d’une compilation d’articles et documents traitants du fonctionnement de la monnaie actuelle.
              Donc évidemment les auteurs que vous pourrez lire »ne vous permettent pas de comprendre la monnaie" ce n’est pas le but.

              Ceci dit, bonne lecture ;)


            • Hervé Hum Hervé Hum 1er mars 13:21

              @Karugido

              non, il existe très peu de doctrines économiques, fondamentalement, il en existe deux, mais un nombre infini de composer avec elles en les divisant en sous systèmes, mais qui n’ont d’autres but que de maintenir le cogito dans la confusion et les citoyens dans la division, car comme le dit la maxime, diviser pour régner. Ici, interdire l’union des salariés et réaliser celle des propriétaires ou oligarque, car l’union fait la force. C’est comme l’histoire de l’oeuf et de la poule, il n’y a pas de contradiction, simplement une récurrence mettant en mouvement une relation causale dont les connaissances actuelles ne permettent pas de définir la relation première entre l’oeuf et la poule. Pour y parvenir, il faut faire appel à ce que je nomme « le principe de relations de causalité », mais que je développerais pas ici !

              Soit votre système se fonde sur l’exploitation d’autrui, soit il se fonde sur la non exploitation d’autrui. Vous ne pouvez pas trouver de système intermédiaire, il devra toujours pencher dans un sens ou dans l’autre. Ce que vous pouvez faire, c’est définir des ordres prioritaires, mais pas ménager la chèvre et le chou. Ce n’est que pour cette dernière qu’il existe une infinité de variations, mais qui ne sont que des artifices.

              Ceci, parce que parler d’économie entre citoyen n’a de sens qu’en communauté et seulement dans ce cas là. Donc, la question porte uniquement sur la répartition de la richesse produite au sein de la communauté ou société.

              Le système capitaliste repose sur le principe de l’impôt prélevé sur la production en vue d’en extraire la plus-value EN TERME D’EXPLOITATION DU TEMPS DE VIE D’AUTRUI. Tous les autres systèmes, c’est à dire, libéral, socialiste, communiste ou anarchiste, reposent sur le principe du mérite personne et de l’interdiction de l’exploitation d’autrui à son profit. Pour le système libéral, parce que, toujours partant de la communauté, la liberté de l’un ne peut se construire sur la servitude ou l’esclavage d’autrui.

              On voit donc et je défi n’importe qui de me prendre en défaut de raisonnement logique, que le système capitaliste s’oppose à tous les autres. Ces derniers aboutissant finalement au même système.

              Enfin, je vous ait écrit que je connais le fonctionnement exact de la monnaie et vous invite à aller le vérifier par vous même.

              Mais peut être vous donnez crédit uniquement à ceux qui ont un diplôme à présenter et méprisez les autres ?

              Car je n’ai absolument aucun diplôme en quoi que ce soit. Le seul diplôme que j’ai, on me l’a donné !

              Lisez mes articles sur la monnaie et vous verrez que ce que vous croyez sur son fonctionnement est en grande partie biaisé et donc, faux. Le pire, c’est que ce sont ceux qui se présentent comme les fer de lances de la dissidence et prétendent dénoncer les mensonges sur la monnaie qui les (mensonges) répercutent et les défendent le mieux.

              Bref, loin d’être une menace, ces gens là sont les meilleurs soutiens au tenants du système actuel, car si d’un coté ils dénoncent leur abus, de l’autre, ils défendent leur méthode.

              Pour finir et avant d’aller, éventuellement, consulter mes articles, dites moi donc qu’elle est la fonction première et donc, existentielle de la propriété ?


            • Karugido Karugido 4 mars 15:59

              « @Hervé Hum

              Bon j’ai voulu vous répondre, j’avais fait ça en détail mais une fausse manip à fait que j’ai perdu tout mon texte. 

              Il serait trop long pour moi de tout retaper, je vais donc le refaire en version résumé : 

              • Je ne suis pas d’accord sur cette vision de l’économie pour moi il y a un nombre infini de doctrines économiques. 
              • Voir les travaux de Polanyi pour comprendre, ils vous intéresseront si vous ne connaissez pas
              • Le libéralisme n’est pas 1, il y a des variantes et certaines sont tout à fait compatibles avec le capitalisme (et autres). Car tout les libéraux ne sont pas d’accord avec »Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait.« et il fantasme tous sur le marché. Ils refusent de voir les dangers d’un marché total et libre qui mène au corporatisme qui lui même est le pilier de la doctrine économique fasciste (bizarre bizarre)
              • Point commun entre vos doctrines que vous opposez : vision analytique en terme de marché. 
                => ceci me semble néfaste et »bridant" pour la réflexion économique
              • J’en ai rien à faire que vous soyez un clochard ou diplômez d’Harvard, votre réflexion est pertinente, elle m’intéresse.
                Ne jugez pas si vite. 
              • Renseignez vous d’ailleurs sur les 2 dissidents en question avant d’insinuer n’importe quoi... l’un est professeur (pas universitaire) et l’autre travail dans les milieux du spectacle. 
                Cependant ils sont tout les 2 économistes, car il suffit de vivre, analyser et réfléchir pour le devenir. C’est pas quelques choses qu’on obtient avec des diplômes. 
              • J’ai lu rapidement votre dernier article sur la monnaie, je vois pas en quoi vous opposez nos réflexions (ainsi que celle des 2 dissidents cités ici). 
                Je ne suis pas d’accord sur tout ce que vous dites, mais d’accord avec d’autres points et surtout nous arrivons aux mêmes conclusions. D’ailleurs EC et GF penchent pour des solutions proches du chartalisme comme vous il me semble. Encore une fois, pourquoi tant d’opposition spontané ? 
              • Les preuves dans la compilation sont réalisées par des prosystème, suffit d’en avoir conscience et d’en prendre ce qu’il y a à prendre. (faut pas s’attendre que la BoE crache sur son fonctionnement heinn....)
              • Pour la propriété : Il me semble que ça fonction principale est l’utilisation d’un biens en toutes liberté dans un cadre privé. (def froide et rapide sans jugement de valeurs) 

            • Hervé Hum Hervé Hum 9 mars 14:21

              @Karugido

              Ici, je me contrefous de Karl Polony, c’est avec vous que je discute.

              Mais revenons à votre commentaire, puisque vous êtes d’accord pour débattre.

              Pour vous, il existe un infinité de doctrine économique, sur la forme, vous suivez la raison, mais fondamentalement, il n’en existe que deux.

              Alors, où est le point d’achoppement ?

              Fondamentalement, lorsqu’on raisonne la société ou la communauté, on réfléchit sur la relation entre le particulier et la collectivité (somme de tous les cas particuliers) et là, on peut identifier deux sens logique et pas un de plus.

              Soit du particulier vers la collectivité, soit de la collectivité vers le particulier. Pour l’instant, c’est tout simple !

              mais tout se complique à l’extrême dès que l’on veut définir et distinguer la cause de l’effet et trouver le juste équilibre relationnel entre le particulier et la collectivité.

              Pour parvenir à définir le premier point, il faut faire comme le dit Hippocrate « chercher la cause des causes », c’est à dire, trouver la cause première, DIRECTRICE de toutes les sous causes qu’elle implique.

              Ce qui échappe à 99,99% des gens, c’est que tout système (à quelque niveau d’observation, que ce soit microphysique, astronomique, chimique ou relations humaines) obéit nécessairement à sa cause première qui définit sa finalité ou raison d’être. Autrement dit, dès lors où un système n’obéit plus à son ordre premier, directeur, c’est que ledit système à changé d’ordre directeur et alors, on ne peut plus parler du même système (ici, cela mériterait un développement, mais qui nécessite pratiquement un livre).

              Ce qui peut par contre changer et prendre une infinité de variance, c’est la forme, mais pas le fond, l’ordre premier. Car c’est l’ordre premier, directeur qui définit la forme et lui seul. Mais nous vivons dans un monde avec une infinité de personnalités ayant des intérêts plus ou moins divergents, donc, opposant leur volonté à celle des autres rendant l’analyse difficile, même si la base reste très simple. Ainsi, si fondamentalement le système économique est strictement le même depuis babylone (date symbolique !), sa forme à évolué suivant les prises de pouvoirs des différents ordres dominant que sont les cléricaux, les nobles et les bourgeois, à l’exception du prolétariat qui, lui, peut se fonder que sur le sens relationnel de la collectivité sur le particulier et non l’inverse, ceci, du fait qu’il incarne la force collective du travail indivise, étant donné que par définition, il n’a pas la propriété particulière de l’outil productif, mais est considéré comme faisant partie de l’outil pour le propriétaire. Ici, c’est le principe de non contradiction qui s’impose et dicte la raison.

              Ainsi, fondamentalement, la relation entre le particulier et la collectivité se pose de deux manière. Soit le particulier (jusqu’au groupe d’intérêts particuliers) domine la collectivité (comprenant tout le monde, sans notion de propriété) et c’est le principe de prédation de la vie d’autrui à son profit tel que le système capitaliste. Soit c’est la collectivité qui domine le particulier et dans ce cas là, la prédation d’autrui est interdite, mais limité à son propre apport personnel à la collectivité. L’URSS par exemple, n’avait pas un système où la collectivité s’imposait au particulier, mais bien un système où le particulier (groupes d’intérêts particulier) s’imposait à la collectivité.

              Par définition, la collectivité s’imposant au particulier interdit formellement, absolument, totalement, logiquement, etc... La figure du chef, puisque c’est alors le sens du particulier s’imposant à la collectivité.

              Tant que vous ne comprendrez pas qu’il est impossible de faire suivre la raison à sa passion, mais uniquement le contraire dès lors où on fait appel à la raison comme ordre premier, vous ne pourrez pas séparer le grain de l’ivraie. C’est IMPOSSIBLE !

              On peut distinguer la raison de sa passion, mais pas les amalgamer sans biaiser la raison pour la plier à sa passion. C’est de la physique pure, indépassable dans la réalité.

              Par exemple, la raison pure dit qu’une dictature du prolétariat n’a absolument aucun sens, c’est une aberration du cogito humain dû à la confusion. En effet, par définition, le prolétariat ne peut prendre le contrôle de l’appareil productif sans perdre sa position de prolétaire, s’il reste prolétaire, c’est que reste la propriété particulière de l’économie. Enfin, la notion de propriété collective étendu à tout un pays, n’a de sens que vis à vis des autres pays, mais pas à l’intérieur du pays considérée. Mais cela implique l’interdiction de la figure du chef.


            • Hervé Hum Hervé Hum 9 mars 14:55

              @Karugido

              Vous dites avoir lu « rapidement », le hic, c’est que s’il est possible de lire rapidement mes articles, il est impossible de les comprendre par une lecture rapide, sinon mal.

              Pour le chartalisme, je ne suis pas d’accord tel que définit usuellement, mais pas contre l’idée. Sauf que celui ci est absolument incompatible avec la propriété économique, mais uniquement dans une société responsabilisé (ce qu’interdit la propriété).

              La base de réflexion sur une monnaie juste, c’est le principe de responsabilité, définit comme la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui. De cela on peut tirer plusieurs axiomes.

              tout droit implique un devoir et tout devoir applique un droit.

              Nul ne peut exiger plus de droits (partie créance de la monnaie, toujours au porteur) qu’il accomplit de devoirs (partie dette de la monnaie, un peu nominative, mais essentiellement anonyme, c’est à dire, portant sur tous ceux qui sont en manque de monnaie). Contrairement au chartalisme, la monnaie n’est pas produite par l’état ou une banque, mais par tout un chacun, à l’intérieur d’un cadre définit qu’on peut résumer ainsi,

              Le laisser faire économique commence là où s’arrête les contraintes liés au contrat social et s’arrête, là où commence les contraintes liés aux droits/devoirs intergénérationnels et du respect des autres formes de vies. Le laisser faire économique est la variable d’ajustement des contraintes. je pense que le principe du chartalisme est d’accord avec cela !

              Je ne vais pas commenter plus, je terminerai juste sur votre dernier point, au sujet de la propriété.

              Sa seule raison d’être n’a rien à voir avec ce que vous écrivez. La propriété n’a de sens que pour permettre de prélever l’impôt particulier sur la collectivité (essentiellement les prolétaires) et rien d’autre. La démonstration est facile à faire, mais je pense avoir déjà suffisamment écrit pour aujourd’hui.

              Cela dit, il me semble utile de rappeler qu’il est impossible de supprimer la propriété sans lui trouver un substitut au moins égal en valeur. Et il n’y a que la responsabilité qui soit non seulement au moins égale, mais très supérieure en valeur. Ce principe est même la condition de stabilité de tout écosystème, donc, même de l’Univers physique lui même.Là aussi, la démonstration peut être faites, mais trop longue et surtout, j’aimerai que ce soit un travail collectif. Indépendamment de moi, d’autres s’en approchent et je pense que la démonstration devrait jaillir de plusieurs endroits différents en même temps...

              En fait, la propriété est antinomique de la responsabilité, mais bien au contraire, maintient dans l’irresponsabilité.

              Pour étayer mon propos, vous pouvez lire deux articles « droits, devoirs et responsabilité » et « droits, devoirs, responsabilité et nouveau paradigme ». Ces articles souffrent moins d’une lecture rapide et le premier est l’article le plus lu et qui ne cesse d’être lu depuis lors. Au compte goutte certes, mais en continu...


            • Hervé Hum Hervé Hum 9 mars 15:08

              @Hervé Hum

              erratum
              (partie dette de la monnaie, un peu nominative, mais essentiellement anonyme, c’est à dire, portant sur tous ceux qui sont en manque de monnaie).

              Ceci est vrai que pour la monnaie de dépôt, thésaurisable, mais pas pour la monnaie où le remboursement de la partie dette supprime la monnaie. Dans ce dernier cas, c’est l’inverse, sauf lorsque la dette n’est pas remboursé !

              En réalité, le chartalisme ne peut pas s’appuyer sur une monnaie de dépôt, mais uniquement sur une monnaie dite de crédit où le remboursement de la partie dette annule la monnaie.

              Il est totalement faux de dire que la monnaie est crée ex-nihilo, sa création en tant que valeur valant créance, exige de manière absolue la dette, quel que soit le système (donc, y compris communiste ou autre) sans cela, la monnaie n’a aucune valeur tangible et sa création ex-nihilo est égale à celle des billets de monopoly.


            • pemile pemile 9 mars 16:10

              @Hervé Hum « je me contrefous de Karl Polony »

              C’est qui, le père de Natacha ?

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Karugido

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