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Accueil du site > Actualités > Société > L’ennemi principal

L’ennemi principal

Marche ou crève

Le capitalisme est bâti sur un mensonge, celui de l’abondance. Faire un tour chez Disney permet de comprendre très précisément comment ce mythe fonctionne.

Ce que Disney et les parcs d’attractions construits sur le même modèle vendent, c’est l’idée d’un réservoir pratiquement infini d’amusements, de jeux, de sensations et de plaisir.
Ce que l’on obtient très concrètement dans ces paradis de la distraction, c’est la gestion industrielle d’un ennui incommensurable que nous refuserions dans toute autre circonstance. Pour chaque bribe d’amusement dont la durée n’excède pratiquement jamais 5 minutes et qui est plutôt de l’ordre du paquet de secondes, il est imposé à tous d’interminables files d’attente — d’ennui profond — où l’on piétine facilement pendant une heure, souvent plus, sans rien d’autre avoir à faire que supporter les très rationnelles récriminations des enfants. Pourtant, à la fin d’une journée interminable digne des emplois du temps des ménagères de l’ère soviétique, tout ce que retiendront les participants, ce sont les quelques minutes de sensations fortes et la frustration de n’avoir pas pu « tout faire », ce qui leur donnera l’envie dévorante d’y revenir et de payer une nouvelle journée à s’ennuyer très fort et très longtemps.

Exactement comme Disney vend fort cher un ennui organisé et inacceptable en prétextant une profusion de distractions, le capitalisme vend hors de prix la pénurie organisée dans un monde d’abondance.

Chacun de nous fait régulièrement l’expérience d’aller pousser son charriot dans l’un des incontournables temples de la consommation, d’abord, parce qu’« on y trouve tout » et ensuite parce qu’il est de moins en moins possible de trouver des équivalences ailleurs. Et pourtant, chacun de nous, se promenant au milieu de l’abondance des produits, expérimente la privation, la frustration et la limitation en tous points. Parce que nos possibilités, elles, sont sévèrement rationnées par la laisse monétaire.

« L’ennemi principal des hommes, conclut-il, est aujourd’hui la dictature mondiale des oligarchies du capital financier globalisé et l’ordre absurde qu’elle impose à la planète, avec son cortège d’humiliés, d’affamés et de vies fracassées. »
Jean Ziegler, in « Tentative d’évasion (fiscale)« , Michel Pinçon & Monique Pinçon-Charlot

Le monopole radical

L’autre jour, je regardais une émission américaine où le présentateur vedette brocardait la nouvelle mode chez ses très riches compatriotes : vouloir absolument s’embarquer pour Mars.

Il est vrai que découvrir un monde totalement nouveau peut reproduire l’excitation des pionniers qui ont fondé l’Amérique, de tous les découvreurs et voyageurs.
Sauf que, comme le fait remarquer astucieusement le show man, à quoi bon se taper deux ans de voyage pour aller dans un endroit où il n’y a absolument rien, alors qu’ici, nous avons déjà tout ? Par exemple, sur Mars, il n’y a ni air, ni eau, ni nourriture, c’est-à-dire rien de ce qui est indispensable à la vie.

Ce qui est précisément le point essentiel qui doit faire tilter tous les riches de la planète : absolument tout doit y être produit, ce qui signifie qu’absolument tout y est une marchandise. Il s’agit là du rêve ultime du monopole radical tel qu’Ivan Illich l’a patiemment décrit dans toute son œuvre.

Au stade avancé de la production de masse, une société produit sa propre destruction. La nature est dénaturée. L’homme déraciné, castré dans sa créativité, est verrouillé dans sa capsule individuelle.
Ivan Illich, La convivialité, 1973

L’intérêt de l’industrialisation du monde, c’est que les gens doivent passer par les produits pour satisfaire leurs besoins et pour accéder aux produits, il leur faut accéder à la monnaie, celle-là même qui est généralement détenue par les possédants, les capitalistes, les propriétaires de la machine industrielle.
Plus le monde est artificialisé, plus la dépendance est forte et plus grand est le pouvoir de celui qui détient la source du produit. Et rien ne peut être plus artificialisé qu’un vaisseau spatial ou une base martienne, puisque même l’air devra y être acheté !.

Ainsi, le capitalisme commence par nous vendre l’abondance pour tous. Mais comme son principe structurel est l’accumulation, il tend à ériger des barrages sur toutes les ressources, jusqu’au moment inévitable de l’apparition des despotes hydrauliques chers à la vision de Franck Herbert, c’est à dire de ceux qui détiennent en exclusivité la source d’un besoin qui ne peut plus être satisfait par soi-même, ce qui est la définition du monopole radical.

La condition du pauvre peut être améliorée si le riche consomme moins, tandis que celle du riche ne peut l’être qu’au prix de la spoliation mortelle du pauvre. Le riche prétend qu’en exploitant le pauvre il l’enrichit puisqu’en dernière instance il crée l’abondance pour tous. Les élites des pays pauvres répandent cette fable.
Ivan Illich, La convivialité, 1973

Le monopole radical, qu’il soit détenu par une personne physique ou morale, ou même une entité administrative, n’a pas pour objet la distribution équitable d’une ressource, mais bien le contrôle absolu de tous ceux qui en dépendent. Et ce contrôle est d’autant plus absolu que les communs sont détruits ou incorporés au monopole radical et que toutes les alternatives d’autoproduction sont interdites ou elles-mêmes contrôlées.

Qu’importe la quantité de la ressource, son abondance, le monopole radical en fait une rareté, il crée la pénurie.

La création du manque

Comme le castor sur la rivière, le monopole radical fait barrage à l’usage de la ressource, assèche tous les effluents et construit une dépendance totale aux propriétaires du barrage.

L’excitation de la conquête de Mars est à voir comme le pendant de l’indifférence à l’écologie terrestre affichée par les détenteurs de capitaux massifs : leur seul concurrent est la nature et ce qu’elle prodigue sans distinction, sans sélection, sans valeur. Un monde artificialisé — que ce soit par l’absence constitutive d’un écosystème ou par la destruction programmée d’un biotope trop généreux — est la voie du pouvoir absolu de ceux qui contrôlent la technologie qui produit les ersatz vitaux.

Il suffit de se souvenir de la réaction de certains à la disparition massive des abeilles et surtout de leur immense (et gratuit) travail de pollinisation : notre ingéniosité y pourvoira et produira des abeilles artificielles !
Bien sûr, le non-dit est dans la manière dont seront allouées les vaillantes travailleuses synthétiques : il faudra payer pour être pollinisé.

Tout comme il faut déjà payer pour avoir de l’eau potable, un environnement pas trop hostile, des soins suffisants, une nourriture pas trop malsaine… car la société industrielle détruit notre substrat tout en rendant rares et chères les conditions naturelles de notre survie.

Ainsi le capitalisme n’est pas menacé par ses externalités destructrices, il en sort toujours plus renforcé dans sa mainmise sur le vivant en général et les êtres humains en particulier. Le monopole radical crée la pénurie là où il promettait l’abondance et son message à l’humanité est sans équivoque : « Seuls ceux qui se soumettent vivront ! »

On comprend mieux l’absence de préoccupation écologique de ceux qui servent déjà le capitalisme radical, tout en déclarant abondamment le contraire.

La pénurie comme mode de gouvernement implique pour tous ceux qui sont dominés qu’ils sont en concurrence les uns contre les autres.

Les supermarchés étalent leurs richesses factices, mais le langage commercial se décline à l’envi dans toute la société civile et il martèle son mantra fondamental et clivant :

Il n’y en aura pas pour tout le monde !

Compétition pour tous

Dans le monde de pénurie créé par le monopole radical du capitalisme, la survie est conditionnée par l’adéquation aux critères de sélection choisis par les despotes économiques. De cette manière, les dominés n’ont guère le loisir de s’interroger sur la manière dont le manque est créé ou sur l’injuste répartition des ressources, au grand banquet capitaliste, ils se battent pour les quelques miettes qui tombent encore de la table.

Depuis le berceau, la compétition est la règle incontournable. Nous sommes sélectionnés comme du bétail pour la foire de Paris et nous ne décidons de rien, surtout pas des critères de choix et donc des discriminations mises en place sans notre consentement.

L’esprit de compétition, c’est la fabrique industrielle des perdants, des exclus, des surnuméraires, de ceux qui ne méritent pas l’accès aux ressources nécessaires et vitales. Dans cette course à l’échalote, la solidarité est vaine, la fraternité est un obstacle. L’autre est un ennemi et plus on est exposé à cette rivalité, plus il convient de déshumaniser ses concurrents, de les essentialiser, de les mettre hors jeu de manière préalable.
Ceci est la fonction principale des discriminations.

Le monde actuel est divisé en deux : il y a ceux qui n’ont pas assez et ceux qui ont trop ; ceux que les voitures chassent des routes et ceux qui conduisent ces voitures. Les pauvres sont frustrés et les riches toujours insatisfaits.
Ivan Illich, La convivialité, 1973

Soyez sexiste et la moitié de vos compétiteurs sont derrière vous. Soyez racistes et vous aurez le privilège blanc de pouvoir continuer à vous écharper pour un logement moins exigu, moins exposé, de meilleure qualité.

Quand la table est mise et qu’il y a assez de couverts pour tout le monde, alors il importe assez peu que le voisin soit petit ou grand, valide ou non, clair ou foncé, avec ou sans vagin, gros, moche ou même simplement introverti. Mais que la fête se transforme en jeu des chaises musicales et alors tout ce qui pourra vous donner un avantage subjectif sera le bienvenu.

La compétition rend nécessaire les hiérarchies qui elles-mêmes justifient sans autre forme d’explication les inégalités de traitement, d’avoirs ou de possibilités.

On accepte une croissance disparité des niveaux d’énergie et de pouvoir, car le développement de la productivité requiert l’inégalité.
Ivan Illich, La convivialité, 1973

En créant de toutes pièces la pénurie institutionnalisée, le capitalisme radical construit les inégalités qui le renforcent. Il crée la nécessité impérieuse de discriminer les populations afin de trier toujours plus et toujours plus en amont ceux qui auront les privilèges de caste, de place, de possession et ceux qui en seront privés et devront intérioriser cette privation comme étant intégralement de leur fait, de par leur faible mérite ou par leur nature même.


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81 réactions à cet article    


  • SALOMON2345 6 mai 12:17

    C’est terrible lorsque la réalité détruit le rêve ou empêche même celui-ci de pouvoir seulement advenir !
    Beaucoup de portes de réflexions à ouvrir dans votre texte. Merci.
    Salutations


    • Et hop ! Et hop ! 6 mai 15:39

      @SALOMON2345 : Pour l’illustration du bateau « En Marche ou crève », c’est pas un canot à moteur qu’il fallait mettre, mais une photo de galère


    • Le421 Le421 6 mai 16:55

      @Et hop !
      https://lafranceinsoumise.fr/2017/05/05/deux-jours-de-regler-compte-a-pen/

      Si vous avez 5 minutes, lisez-cela et dites-moi ce qui est faux.


    • Monolecte Monolecte 6 mai 17:59

      @Et hop !
      Désolée, ce jour-là, c’était un canot à moteur qui était amarré au port de Palavas… il doit y être encore, pour les amateurs du genre smiley


    • Old Dan Old Dan 6 mai 22:42

      @SALOMON2345
      Ca fait du bien de relire Ilitch !
      Il fut, en son temps, un précurseur « sociétal »
      comme Méluche est un visionnaire républicain en 2017...
      .
       [ Dommage que nous ayons la conscience politique d’une huître ! ]


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 09:44

      @Le421
      Tant de blablabla pour expliquer que la FI ne veut pas du Frexit et attend que « quelque part en Europe, il se passe quelque chose »...
      " Mais notre souffrance pour les gens et pour le pays ne cessera pas de sitôt. Elle durera aussi longtemps que la chaîne ne sera pas rompue quelque part en Europe.« 

      Il s’est passé quelque chose pourtant, la GB a voté pour le Brexit !!
      J’ai écouté Lordon expliquer que le Brexit était un Brexit » de Droite«  !
      Mais quelle andouille !
      La sortie de l’ UE est un processus juridique, comme le divorce entre deux époux.
      Comme s’il existait »un divorce de droite« et »un divorce de gauche« entre gens mariés !


      L’article 50, c’est du Droit International, il organise juridiquement la séparation. C’est tout. Cela ne dit rien de ce que les peuples en feront ensuite.

      Si les Britanniques ne sont pas contents des décisions du Parti Conservateur dans l’économie, ce que je subodore, ils n’ont qu’à se retrousser les manches, à reconstruire des syndicats indépendants, à faire le ménage dans le Parti Travailliste, à s’organiser et à se bouger les fesses pour défendre leurs intérêts !

      Car, désormais, en GB, les lois seront faites à Londres, et plus à Bruxelles, dans d’obscures tractations avec les lobbies, sur lesquels les peuples n’ont aucune possibilité d’action.
      5 Mai 2017 : large victoire pour les Conservateurs dans les élections locales !

      Si cela pouvait servir de leçon aux pseudo Gauches européennes devenues schizophrènes...
      On ne peut pas à la fois défendre »le rêve européen« , et rêver d’un »Frexit de Gauche".... Il faut choisir !

    • Sylvain07 7 mai 18:04

      @SALOMON2345

      Liens pour les personnes qui veulent suivre les résultats sans matraquage médiatique :

      https://mobile.twitter.com/encolere75

      http://www.jeanmarcmorandini.com/article-367980-en-direct-les-medias-belges-donnent-le-nom-du-vainqueur-et-affirment-qu-il-est-largement-en-tete-selon-4-instituts-de-sondage-francais.html

      https://mobile.twitter.com/JRochedy

      Il plane comme une atmosphère de « fraude inouï »... Mme Le Pen doit saisir le conseil constitutionnel pour l’invalidation pur et simple de ses élection.

      P.S : plusieurs compte facebook et twitter on été suspendu pour cause de diffusion des courriels compremetant du macro du CAC40 sur la toile hier...


    • Sylvain07 7 mai 20:18

      @SALOMON2345

      Ici gît la France 7 mai 2017. Repose en paix !


    • Blé 6 mai 14:02

      Si les français ne savent pas de quoi sera fait notre avenir ils ont la possibilité de lire « L’Horreur économique » de Viviane Forrester ed : Fayard 1996.

      Beaucoup de choses qu’elle a écrit à cette époque se vérifie aujourd’hui dans notre quotidien. Mais ce n’est pas fini car le plus grave, pour ces requins qui n’ont jamais assez de fric ni assez de pouvoir, ils marchandiseront toujours plus : pollution de l’air, ils vendent des appareils pour filtrer, pollution de l’eau, ils vendent de l’eau en bouteille, etc... .

      Grâce à la bouffe industrielle, l’obésité, le diabète, l’hypertension touchent de plus en plus de monde. Dans un premier temps cette industrie agroalimentaire rapporte du fric aux « investisseurs » et dans deuxième temps, pour soigner ces maladies chroniques ça rapportent encore plus de fric à ces mêmes investisseurs. Et pendant ce temps l’état verse des larmes de crocodile en freinant des deux pieds toutes lois qui pourraient diminuer, voire arrêter ces contagions dues à la malbouffe.

      Si les français ne comprennent pas cela, alors il ne faut pas qu’ils se plaignent.

      Ceci dit, peut-être y aura t-il un sursaut quand les gens comprendront que s’ils ne luttent pas contre ce « fascisme économique » personne ne le fera à leur place. Ce système tue tout aussi surement que n’importe quel arme à feu, mais ce n’est pas bruyant donc moins perceptible.


      • Monolecte Monolecte 6 mai 18:02

        @Blé
        Du point de vue de ceux qui ont beaucoup (et donc beaucoup à perdre), la crise systémique vient non pas de leurs surconsommations mais bien des surnuméraires, entendre surtout les gens qui ne leur servent pas, à eux… Ce genre de pensées amènent toujours hélas le même genre de sales solutions…


      • chantecler chantecler 7 mai 09:24

        @Blé
        Bonjour ,
        En appui de ce que vous dites , j’ai vu à la TV un reportage sur la fracturation hydraulique pour obtenir le « gaz de schiste » aux USA .
        C’est une horreur .
        Des tonnes de déchets transportés par des myriades de camions , entreposés en vrac , sans contrôle à quelque 50 km , souvent passés la frontière de l’état voisin .
        De la gadoue , des produits dangereux , qui puent .
        Et en dessous les nappes phréatiques menacées .
        Et cela c’est lié au « libéralisme » , la possibilité laissée à un groupe d’individus de faire du profit sans avoir à répondre de leurs actes , sans avoir à assumer leurs responsabilités ...
        Dans l’exemple que je donne , la catastrophe est là et pour réparer un peu ça mettra des années et on fera appel aux pouvoirs publics .
        Pareil d’ailleurs pour les immenses forêts rasées actuellement au nord US et au Canada dévolues au commerce du bois ...


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 09:52

        @Monolecte
        Faire comme si la France, c’était le Bangladesh, est une arnaque de la Gauche européiste !

        La France, c’est 100 ans de luttes sociales, avec des acquis auxquels les Français sont très attachés. C’est le modèle social issu du CNR, qui organise la répartition de 50% des richesses produites en France.

        Le MEDEF rêve depuis 1945 de lui faire la peau. Avec les GOPé de la Commission européen, les travaux de démolition sont en cours !


      • Paul Leleu 7 mai 10:43

        @Monolecte

        vous avez écrit un très bel article.


      • SALOMON2345 8 mai 12:59

        J’ai lu en son temps cet ouvrage « effrayant » de par ce qu’il dévoile mais malheureusement autour de moi à qui j’en faisais part me traitait avec dédain « d’intellectuel »... j’ai donc cessé de vouloir forcer les ânes qui ne veulent pas manger le foin de qualité qu’on leur préconise !!! Voir la CAVERNE de Platon... mais trop « chiant à lire » disent les attablés turfistes... cela dit sans mépris aucun. Salutations


      • Aztèque Aztèque 6 mai 14:07

        Je vous rejoins volontiers sur les principes du droit à l’autonomie comme les semenciers qui sapent sciemment toutes les négociations pour normaliser de nouveaux circuits fermés (particulièrement dans le bio).
        Mais je trouve votre propos un peu chagrin : vous semblez parfois confondre les causes et les conséquences de certaines dérives industrielles.
        Dénoncer le désir d’exil (Mars) par l’entreprise d’un nouvel horizon capitaliste, c’est faire fi des visions prolongées d’une humanité fragile qui devrait sauvegarder un potentiel désormais sans limite (considérant le temps non plus comme une limite mais comme un lièvre).
        Ne pas garder tous ses œufs dans le même panier !
        La pénurie ne s’organise que dans le monopole, or seules les industries primaires peuvent asseoir une stratégie de rationalisation sur tout un secteur : pensez-vous que les organes mondiaux de régularisation permettraient de pareilles pratiques ?


        • Aztèque Aztèque 6 mai 14:35

          @Aztèque
          ERATUM : « [...] organes mondiaux de régularisation [...] » > « organes mondiaux de régulation »


        • Monolecte Monolecte 6 mai 18:08

          @Aztèque
          Je me souviens d’un intéressant débat qui avait eu lieu sur mon blog et où un ultralibéral défendait l’idée que l’être humain était légitime à consommer (dans le sens de détruire) son environnement, puis d’aller continuer sa glorieuse épopée ailleurs.
          Je lui avais fait remarquer deux choses : 
          - Que ce dont il parlait ressemblait remarquablement à un rêve de virus… et je ne crois guère au destin glorieux du virus. 
          - Et qu’ensuite, je ne voyais pas trop comment les glorieux explorateurs allaient mobiliser assez de ressources pour extraire 6 milliards d’êtres humains de leur puits gravitique et donc de leur planète mourante… à moins, bien sûr, que le plan n’ait jamais été de sauver l’humanité, mais seulement la poignée de merdeux qui avaient eu comme principal fait d’armes d’avoir ruiné notre monde d’origine…

          Il n’a jamais répondu.


        • Aztèque Aztèque 6 mai 19:07

          @Monolecte
          Précisément, il s’agit d’essaimer, et à l’image des pollens, le but n’est pas d’amener l’arbre avec soi.
           Évidemment que le projet de panspermie humaine n’a pas pour objet d’émigrer tous les individus de l’espèce, mais de disperser son potentiel.
          Aussi, les privilégiés des premières heures laisseront, au grès d’une expansion démographique réussie, la place à plusieurs groupes aux missions et conditions d’exercices assez éclectiques pour créer de nouveaux paradigmes. Les inégalités renaîtront, les injustices les suivront et pour accélérer leur résorption, de nouveaux modes de productions / consommations s’imposeront, et qui sait, un nouvel âge du capitalisme.
          C’est en quelque sorte une fractale sociétale dont le motif serait reproduit sur une échelle temporelle de plus en plus succincte à mesure que l’humanité progresserait.

          Alors oui, le capitalisme créé le trouble car il implique un traitement irrationnel des ressources, mais il permet aussi aux peuples de passer un cap « ensembles » dès que la remise en cause des rythmes de productions / consommations s’imposent.
          Ainsi, une crise majeure sera inévitablement suivie de nouvelles solutions qui à leur tour seront la source de nouveaux maux.
          Vous étalez beaucoup de travers du capitalisme (sur lesquels nous sommes pour l’essentiel d’accord) sans prendre la peine de lui donner une raison d’être : la surpopulation !

          Le mal, c’est pas l’alcool qui pique sur la plaie, c’est la maladresse qui blesse l’enfant. Et il apprendra à lasser ses chaussures. Et il rencontrera de nouveaux obstacles. Et il se blessera à nouveau.

          En attendant, l’humanité a plus partagé ses ressources ces 30 dernières années que durant les 50 siècles qui les ont précédé. Alors, non, le système capitaliste n’est ps parfait, mais il fait quand même avancer beaucoup de choses !


        • joletaxi 6 mai 14:12

          Comme cela doit être dur ,pénible,de vivre dans une société d’abondance, de sécurité, avec des idées aussi archaiques.

          Perso, changez surtout rien et votez Macron, vous savez ce type qui a l’intention de rendre vos discours à la Philipulus, obsolètes

          vous pouvez aussi voter Marine, mais les insoumis ont intérêt à faire provision de compresses.

          le pire, c’est que cela ne se soigne pas


          • Lugsama Lugsama 6 mai 14:28

            En réalité le monde ne s’est jamais autant enrichie, il n’y a a jamais eu si peu de pauvres. Je conçois que ça soit dur de partager ses richesses avec le reste du monde, quand on est occidental..

            Accuser le capitalisme c’est tellement ridicule et suranné. Quel autre système a permis a des peuples de prospérer ?

            Et le capitalisme ne se base pas sur l’abondance, quel connerie ! Le capitalisme se base sur la liberté et la propriété, quel horreur..


            • Dom66 Dom66 6 mai 15:09

              @Lugsama

              « En réalité le monde ne s’est jamais autant enrichie, il n’y a a jamais eu si peu de pauvres. »

              Lire une chose semblable est une injure au monde entier  ! 20Millions de morts en perspective par le réglementent climatique et la pauvreté, avec une indifférence total du beau monde, qui dépense des milliards de dollars pour la guerre..continuons

              Deux deux choses l’une soit vous êtes un fiéfé salaud, je pense que non, du moins je l’espère, ou vous êtes un ignare égoïste qui ne vie que pour sont petit ragout de mouton et son petit tiercé, et drogué à BFM WC. Alors

              Vous avez raison...voici spécialement pour des gens comme vous….bonne vidéo

              Voilà les bienfaits de l’ultralibéralisme vu à l’autre bout de la planète. Si ça ne vous choque pas vous pouvez voter Macron.

              https://www.facebook.com/skynews/videos/1659591590722098/

              Un riche dans la rue et vous qui passez à coté

              https://www.facebook.com/anonymousdefrance/videos/1070472182966098/


            • joletaxi 6 mai 15:22

              @Dom66
              20Millions de morts en perspective par le réglementent climatique et la pauvreté

              on avait déjà eu le réchauffement, le changement,le chaos,la dérive,la disruption, le camembert,oups,maintenant on a le réglementent, c’est nouveau, ça vient de sortir

              et vous la jouez petit bras là
              c’est pas 20 millions, mais 200 millions, peut-être 2 milliards, allez savoir, avec ce poison de CO2

              tiens, un des statisticiens qui avait « démonté » la fameuse courbe dénommée hockeystick,a enfin pu consulter la méthode, et les données qui ont permis à des « savants » de prédire 30.000 morts par les micro particules, uniquement du diesel hein.
              Appliquant la même méthodologie, il a fait les simulations pour la population d’il y a 30 ans, car bien entendu, on se garde bien de dire que des progrès spectaculaires ont été faits dans le domaine.
              résultat : plus gens allaient mourir par la pollution que par toutes les autres causes.
              on cherche les corps

              bande de ....


            • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 16:33

              @Dom66. Tu es totalement intoxiqué par l’intox aux ordres.

              Jamais « le climat » n’a été « réglé ». Il a toujours été « déréglé ». Il y a toujours eu des fluctuations climatiques à toutes les échelles, nous constatons la suivante, nos descendants constateront les suivantes.
              En revanche, j’aimerais bien que tu nous parles de la guerre contre les yéménites, de la guerre contre les syriens, contre les irakiens, contre les kurdes, de la guerre contre les congolais pour voler tout leur minerai, de la guerre contre les peuples brésilien et vénézuélien pour leur voler leur pétrole, etc. Sans même parler du Donbass, de la Macédoine, du Monténégro ou de l’Arménie.

              Parce que là, ce sont des réalités, pas des légendes pour bobos ignares et crédules.

            • Dom66 Dom66 6 mai 16:39

              @Dom66
              oups
              merci le taxis « Le dérèglement climatique »


            • Dom66 Dom66 6 mai 16:50

              @joletaxi

              Je pense que vous aviez deviné que c’était une erreur de frappe avec votre "énorme intelligence" que vous démontrez sur AV

              car vous aussi ici :"plus gens allaient mourir par la pollution que par toutes les autres causes"

              plus gens  ????

              vous auriez écris , « plus jean allait mourir » cela aurait été plus rigolo

              Quand aux micro particules du diesel sachez que le diesel est interdit dans plusieurs villes du monde

              Bien le bonjour à Mosanto de ma part...bonne nuit



            • Dom66 Dom66 6 mai 16:58

              @JC_Lavau
              Allez à la niche ! intoxiqué par BFM VC et Hanouna.Au sujet des guerres en cours passées et futurs, j’en sais certainement plus que vous (voir mes posts sur le Donbass et la Syrie.etc..) mais ici ce n’est pas le sujet. alors on la ferme...OK ?

              Merci de faire marcher votre cerveau...je sais ce n’est pas donné à tout le monde..


            • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 17:16

              @Dom66 : «  intoxiqué par BFM VC et Hanouna ». Ah ? C’est quoi ces trucs ? Ne fumerais-tu pas des herbes toxiques pour ton cerveau ?


            • Monolecte Monolecte 6 mai 18:11

              @Lugsama
              Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’ONU :

                  Plus d’un milliard d’êtres humains vivent avec moins d’un dollar par jour.
                
                  448 millions d’enfants souffrent d’insuffisance pondérale.
                
                  20% de la population mondiale détient 90% des richesses.
                
                  Un enfant sur cinq n’a pas accès à l’éducation primaire.
                
                  80% des réfugiés sont des femmes et des enfants
                
                  Les femmes gagnent 25% de moins que les hommes à compétence égale.
                
                  876 millions d’adultes sont analphabètes, dont deux-tiers sont des femmes.
                
                  Chaque jour, 30 000 enfants de moins de cinq ans meurent de maladies qui auraient pu être évitées
                
                  Dans les pays en développement, plus d’un enfant sur dix n’atteindra pas l’âge de cinq ans.
                
                  Plus de 500 000 femmes meurent chaque année durant leur grossesse ou en couche.
                
                  Aujourd’hui, 42 millions de personnes vivent avec le virus du SIDA, dont 39 millions dans des pays en développement.
                
                  Le VIH/sida est la principale cause de décès en Afrique Subsaharienne.
                
                  A l’horizon 2020, certains pays africains pourraient perdre plus d’un quart de leur population active à cause du SIDA.
                
                  Plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à de l’eau salubre.
                
                  En Afrique subsaharienne, près de la moitié de la population n’a pas accès à l’eau potable.
                
                  2.4 milliards de personnes sont privées d’installations sanitaires satisfaisantes.
                
                  En Afrique sub-saharienne, une personne sur trois souffre de faim chronique.
                
                  2,8 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent avec moins de 2 dollars par jour.



            • joletaxi 6 mai 19:47

              @Monolecte

              effectivement, vos chiffres montrent que l’on n’a pas assez appliqué le capitalisme, qui a fait reculer la faim et l’extrême pauvreté dans le monde ces 30 dernières années, les chiffres sont incontestables.

              votez Macron, il a promis de supprimer les files d’attente dans les supermarchés et à Disney


            • joletaxi 6 mai 19:52

              @Dom66

              marrant hein, le diesel était interdit au Japon, voilà qu’ils lèvent cet interdit

              sinon, cela procède de la même logique que l’interdiction de manger du porc, c’est le côté religion des escrolos.

              une suite sans fin de « luttes citoyennes » inutiles, coûteuses, sans aucun résultat, sinon parfois quelques millions de morts comme pour le DDT,cette secte est une gangrène


            • rhea 1481971 6 mai 20:03

              @Monolecte
              Très bien tout ça, mais il faut analyser les causes structurelles, en fait nous sommes partiellement programmé par le futur. Le développement du nucléaire à partir du 2 décembre 1942 avait modelé le passé à partir de 1787 jusqu’à nos jours, le résultat une surpopulation de la planète , nous devrions être environ deux milliards d’ habitants. Si les fortunés cherchent à aller surs mars c’est peut être que dans un futur proche notre planète deviendra invivable. Peine perdue pour eux le fonctionnement de notre cœur dépend pour beaucoup du cycle de la terre autour du soleil et de la position de notre planète dans le système solaire. La vie sur Mars c’est un mythe.


            • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 20:43

              @Fifi Brind_acier. En fait si, il y a eu parfois des pénuries en dioxyde de carbone atmosphérique encore pires qu’à présent, aussi bas que 0,2 %. Ces crises sont toujours pendant une glaciation, et les un à deux millénaires qui suivent la déglaciation, le temps que les océans se réchauffent et relarguent un peu de CO_2 dans l’atmosphère.


              Les ères avec glaciations reviennent rarement : seulement quand le système solaire traverse un bras galactique, d’où réception de beaucoup plus de rayons cosmiques, qui nucléent des nuages. Actuellement nous traversons un bras galactique mineur, d’où des glaciations.

              Une crise de ce genre a eu lieu au début du Miocène, voici 20 Ma. La conséquence pratique est que quelques genres végétaux ont élaboré une nouvelle chaîne photosynthétique, qui soit plus économe en CO_2 et en eau, aux dépens d’une demande accrue en ensoleillement.

              La plus élaborée est celles des cactées et l’ananas, en CAM (Acid Crassulocean Metabolism).

              L’autre innovation biochimique fut celle de la canne à sucre, du maïs, du sorgho et de certains millets : chaîne à C4 (quatre atomes de carbone comme premier polymère).

              Le reste, soit 98 % des espèces terrestres (dont tous les arbres) sont restées à la chaîne primitive en C3, et attendent le triplement de la teneur actuelle en CO_2 pour atteindre leur optimum photosynthétique. Quand la mer relargue du CO_2, les continents peuvent reverdir, même et surtout en zone sahélienne où l’approvisionnement en eau est critique.

              Les cultivateurs en serre le savent bien, et enrichissent l’atmosphère de la serre en CO_2 s’ils sont outillés pour cela.

              La fraude à « 70 % des arbres menacés par le changement climatique »

              Il n’y a aucune limite au bobardement des gogos par les media aux ordres : les gogos n’ont aucune formation scientifique ; ils se contentent d’obéir à la propagande, qui leur permet de faire semblant de comprendre.

            • Dom66 Dom66 6 mai 22:38

              @Fifi Brind_acier

              Vous n’allez pas recommencer à me fatiguer avec vos théories bidons sur les changements climatiques, Claude Allègre sortez de ce corps.

              Il y a des millions de preuves que le monde se meurt si l’humain ne fait rien. Demandez donc à votre gourou. Moi je ne recommence pas une discussion vaseuse avec vous sur ce sujet.



            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 07:14

              @Dom66
              C’est la végétation qui recycle le CO2, vous dormiez pendant les cours de sciences naturelles ??


              Le mythe du réchauffement climatique d’origine humaine a été financé par Tchatcher, qui voulait à la fois le nucléaire et en finir avec les puissants syndicats de mineurs britanniques.

              Ce sont les entreprises polluantes qui sont enchantées du prix du CO2 financé par les contribuables ! Elles étaient très présentes à la COP 21, devinez pourquoi ?
              « Les patrons et le climat : les activistes, c’est nous ! »

              Il est toujours plus facile de tromper les autres que de reconnaître qu’on vous prend pour une truffe !

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 07:25

              @JC_Lavau
              Merci pour vos précisions, mais nous avons affaire à des « religieux de l’écologie », qui croient avoir pour mission de sauver la planète du réchauffement climatique !


              Alors que le problème écologique principal, ce sont les pollutions de toutes sortes, sur lesquelles nous pouvons agir ! Relocaliser les entreprises en sortant de l’ UE devrait mobiliser tous les écologistes, en vue d’une redéfinition des productions industrielles de manière durable.

              Mais ils sont muets sur les pollutions de toutes sortes que provoquent les productions qui font 50 fois le tour du monde en cargos porte containers pour livrer en Europe des tonnes de merdouilles à obsolescence programmée qui encombrent les décharges !!

            • phyto 7 mai 08:23

              @Monolecte Merci pour votre article, il me semble que vous êtes dans le vrai... hélas, car à moins d’un changement de paradigme l’humanité va disparaître assez rapidement... en effet après le pétrole c’est le charbon qui fera tourner les voitures... électriques. Sachant que le charbon émet plus de CO2 que le pétrole... va faire chaud sur la planète... J’ai toutefois une petite objection a vos propos, vous dites :« les femmes gagnent 25% de moins que les hommes » oui et tant mieux elles montrent l’exemple qu’il vaut mieux s’intéresser aux fondamentaux de la vie... les activités « gratuites » auprès des enfants, des aînés, des copines, de la création que la compétition au boulot...


            • MERLIN MERLIN 7 mai 10:40

              @Lugsama
              Rothschild sort de ce corps.....


            • JC_Lavau JC_Lavau 7 mai 10:43

              @Fifi Brind_acier.

              Deux corrections :
              1. Tu as oublié l’érosion chimique des continents, qu’on avait appris en culottes courtes en classes de géographie.
              Les chiffres que j’ai sont périmés (1969) et donc sous-estimés : 4,2 . 10^6 tonnes par an. Evidemment, si le CO_2 atmosphérique augmente, cela augmente d’autant la corrosion chimique des continents, donc l’apport à la mer par les fleuves de cations calcium et magnésium (outre les cations alcalins).
              Ce qui ruine la légende carbocentriste de « acidification des océans ».

              Après quoi les ions calcium, magnésium et carbonate sont utilisés par les algues et animaux pour former phytolites (maerl) et coquilles ou squelettes, qui sédimentent.
              De très loin le principal stock du CO_2 des origines est à présent dans les roches carbonatées, d’origine organique marine, très loin devant les houilles, gaz et pétrole, très marginaux. Et dans les roches carbonatées, le CO_2 est pratiquement indélogeable, sauf très provisoirement dans un four à chaux.

              2. Maggie n’intervient qu’en 1987, 1988.
              Dès 1971, c’étaient Rockefeller, Shell et BP qui finançaient le CRU, Climatic Research Unit.
              Quand Maggie a sauté du train en marche, percevant que ses climastrologues carbocentristes ne racontaient que des carabistouilles, trop tard, elle n’a plus eu aucune prise sur les événements, elle n’avait eu que l’illusion de les diriger, et n’avait servi que d’idiote utile à bien plus rusé et pervers qu’elle.

            • JC_Lavau JC_Lavau 7 mai 11:14

              @phyto : « émet plus de CO2 ». Totalement intoxiqué par l’intox aux ordres...

              Plus de cervelle entre les deux oreilles, la propagande l’a liquéfiée, elle est descendue jusque...

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