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Accueil du site > Actualités > Société > Quel avenir pour les sciences humaines ?

Quel avenir pour les sciences humaines ?

 

Dans ce petit article, nous tâcherons de montrer que les sciences humaines vivent, dans cette première partie du XXI° siècle, une crise de crédibilité et d’influence comparable à celle des sciences physiques entre 1600 et 1650.

 

Un peu d’histoire des sciences physiques : l’astronomie

L’astronomie moderne est née au XVI° siècle lorsque le très catholique chanoine polonais Nicolas Copernic s’aperçoit (il est mathématicien) qu’il est plus facile de calculer l’avènement d’une éclipse de lune ou de soleil en utilisant un référentiel héliocentrique (= la terre tourne autour du soleil). En revanche, l’Église catholique, qui gère une multitude d’établissements d’enseignement, en reste à la bonne vieille conception de l’Antiquité (Aristote), validée tardivement, au XIII° siècle, par saint Thomas d’Aquin, une conception, aujourd’hui dépassée, qu’on appelle le géocentrisme (= la Terre est immobile au centre du monde ; lune et soleil tournent autour d’elle).

Certes, astronomie n’est pas théologie, mais l’Inquisition existe depuis le XIII° siècle. Des idées scientifiques dissidentes peuvent rendre suspect d’hérésie à peu près n’importe qui. Cependant, Copernic n’a guère de problème avec l’Église romaine : il a la prudence de présenter ses travaux mathématiques comme une simple méthodologie facilitant les calculs, sans se prononcer sur la réalité de l’héliocentrisme. En revanche, il se fait traiter d’abruti par Martin Luther, l’initiateur du protestantisme. Il aurait peut-être été brûlé vif par de petits juges protestants, s’il avait vécu en terre réformée (l’Inquisition catholique n’étant pas la seule, à l’époque, à pratiquer ce genre de supplice).

 

Les choses se gâtent surtout dans la première moitié du XVII° siècle, avant un apaisement généralisé entre science et religion.

En 1600, Giordano Bruno est brûlé vif à Rome pour avoir soutenu des hérésies mais aussi l’héliocentrisme et l’infinité de l’univers (un supplice aujourd’hui nié par les révisionnistes cathos-tradis-conspis).

En 1633, pour des raisons analogues, propos hérétiques ou supposés tels, mais aussi héliocentrisme, Galilée est sévèrement menacé par l’Inquisition, mais s’en tire assez bien : officiellement condamné à la prison à vie, il finira par rentrer chez lui, probablement suite à l’intervention discrète du pape Urbain VIII, qui sous des dehors bourrus, aimait la science et avait Galilée en affection.

Du côté protestant, en fonction des fanatismes locaux, il fallait également se méfier : toute idée nouvelle pouvaient valoir des accusations – mortelles – de sorcellerie. Ce qui n’empêche pas Jean Kepler, dans un contexte très difficile, de poursuivre ses travaux, tout en rasant les murs.

En France, René Descartes, partisan lui aussi des sciences nouvelles, prendra soin, toute sa vie, de s’avancer masqué, pour reprendre sa formule désormais proverbiale.

 

La seconde moitié du XVII° siècle correspond à une grande détente entre foi et raison.

L’Angleterre impose l’héliocentrisme sous la forme magistrale des théories newtoniennes, qui sont la synthèse de toute l’astronomie précédente : Copernic, Galilée, Kepler et Descartes, entre autres. En France, c’est le règne de Louis XIV, le « Roi Soleil », qui est au centre de toute la vie politique, et qui, chorégraphe, organise des ballets où il exige que les danseurs virevoltent autour de lui. L’esprit scientifique moderne a définitivement chassé les pesanteurs religieuses des deux camps, catholiques et protestant. Et les églises des deux Europe n’y voient plus grand chose à redire.

 

L’analogie avec les XX° et XXI° siècles pour les sciences humaines.

La révolution copernicienne des sciences humaines, c’est incontestablement les XIX° et XX° siècle, où l’on assiste à un développement sans précédent, presque exorbitant de ces sciences. Subsistent les très « vieilles », issue de l’Antiquité, philosophie, histoire, géographie… Se développent toutes les autres : sociologie, économie, anthropologie, psychologie. Nul doute qu’elles trouvent des racines dans le Siècle des Lumières, et notamment dans l’anthropologie philosophique de Jean-Jacques Rousseau, pour qui l’homme est une énorme stock de culture et d’histoire posé sur un tout petit socle de nature (et non pas l’inverse comme on le croit souvent, avec le prétendu « bon sauvage » des anti-rousseauistes primaires comme des ultra-rousseauistes qui ne l’ont pas vraiment compris).

Mais enfin, c’est aux XIX° et XX° siècle qu’on verra s’imposer les trois géants : Marx, Darwin et Freud, le petit dernier – les trois penseurs les plus décriés et les plus mal compris de tous les temps, leurs partisans comme leur détracteurs les assimilant à de grotesques vulgates fantasmatiques.

Marx serait un bolchevique : or, il est mort en 1883, des années avant la Révolution russe de 1917… Darwin, un fossoyeur du christianisme, alors que rien n’est hérétique dans l’idée d’une création capable d’évolution (on dirait aujourd’hui de mutations) : mais on confond Darwin avec le scientisme néo-darwinien athéiste militant. Freud, enfin, assimilé à la débauche et aux excès de la liberté sexuelle alors qu’il était volontiers puritain.

Par ailleurs, le XX° a vu coexister trois grandes religions sans divinité, dont une est morte de mort subite, l’autre de mort lente, alors que la troisième s’accroche encore à la vie : vous aurez reconnu le nazisme, le bolchevisme et le capitalisme mondialisé néolibéral. Ce n’est pas vraiment la même chose que la dichotomie catholiques/protestants au début de l’ère moderne, mais cela y ressemble quelque peu : l’obscurantisme, l’extrémisme, la haine et les falsifications de toutes sortes, et cela dans tous les camps.

Le XXI° naissant, comme son homologue, le premier XVII°, loin d’apaiser les tensions, ne fait que les reconfigurer en les renforçant. La guerre froide, c’est fini depuis longtemps, comme ont cessé, il y a plus longtemps encore, les guerres de religion. Mais le monde se disloque aujourd’hui dans une multitude de conflits « régionaux » – où d’ailleurs l’islam à son mot à dire – qui rappellent, en pire, l’horrible, quasi-mondiale et massacrante Guerre de Trente Ans (1618-1648), ce conflit européen dévastateur, où les Ottomans n’étaient pas même absents, dont personne ne parle aujourd’hui, et qui soutient largement la comparaison avec 1914-18 et 1939-45 réunis.

Dans la première moitié du XVII° siècle, l’idéologie politique dominante portait un nom : l’impérialisme, chaque État européen cherchant à dévorer l’autre, avant que les Traités de Westphalie ne réaffirment le souverainisme. Aujourd’hui, la menace dominante, c’est le politiquement correct démocratique, droits-de-l’hommiste, bisounours, lâche et falsificateur. Et c’est bel et bien un impérialisme inversé : désormais, les « mâles Blancs dominants » sont sommés d’expier on ne sait quels crimes et de se soumettre à un sans-frontiérisme immigrationniste castrateur et totalitaire. Sinon, c’est l’accusation grotesque de « fascisme », de « droite extrême », avec éventuellement des amendes, la ruine sociale et même la prison à la clef.

 

Dans ce contexte, les sciences humaines sont dans la situation des sciences physiques à l’époque des Bruno, Galilée, Descartes ou Kepler.

Nulle Inquisition catholique désormais ne les menace. Nulle hystérie judiciaire protestante non plus. Mais c’est une autre Inquisition, une autre hystérie, l’Inquisition sans dieu, du politiquement acceptable et de la religion de l’Ouverture à l’Autre, toujours bon, quand le Même est toujours mauvais.

Alors, que faire ? C’est simple. Soit elles choisissent la transgression douce, cartésienne, en critiquant le politiquement correct avec d’infinies précautions et sans trop le dire, souvent depuis des sites internet situés à l’étranger, voire hors d’Europe. Soit, c’est la transgression plus dure, plus galiléenne, et c’est le risque de la mort sociale, de la ruine et de la taule.

Soit encore, c’est la triste, veule, lamentable, majoritaire et hypocrite voie de la collaboration avec l’ordre établi, bien systémique, bien glauque, comme cette sociologie bisounours écœurante qui nous raconte à longueur d’essais-best-sellers et de conférences pour bobos ravis que la délinquance et la criminalité ne sont qu’une fiction inventée par les « fascistes » et les « réacs » pour « faire le jeu du »…

Soit enfin – et selon moi, c’est le plus lamentable – c’est la « dissidence » complotiste, nullement dangereuse pour le système, où des analphabètes et semi-habiles ridicules vous racontent que la Terre est plate, que Kepler était sioniste, que Galilée avait un cerveau de moineau, que Darwin était rabbin parce qu’il portait un grand chapeau, que tous nos problèmes viennent du siècle des Lumières, ou encore qu’il faudrait rétablir la police des braguettes pour sauver la France et le Roy. On aura reconnu – mais ils ne sont pas les seuls – les cathos-tradis-conspis, meilleurs alliés du Système tant leurs positions sont obscurantistes, odieuses et ridicules (et c’est un catholique qui parle).

 

Et pourtant, il nous faut assumer notre sale époque.

En résumé : si mes analogies ne sont pas trop inexactes, 2000-2050 devrait ressembler à 1600-1650, avant que la science s'installe de plein droit dans la société (ce qui suppose la disparition du politiquement correct, cet avatar contemporain du religieusement correct révolu).

La différence : aujourd'hui, ce n'est pas un conflit entre sciences physiques et christianisme, mais un conflit entre les sciences humaines et le politiquement correct. Pour l'instant les sciences humaines en sont réduites à l'alternative entre une veule collaboration gaucho-mondialiste et un marginalisme extrémiste conspirationniste totalement ridicule et contre-productif.

Le souci, c'est qu'en 2050, beaucoup d’entre nous ne seront déjà plus de ce monde pour contempler la sortie de crise.

 

Illustration : revue Sciences Humaines.

 


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27 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 mars 15:18

    Si la révolution copernicienne a provoqué tant de réactions violentes, c’est n’est pas pour des raisons scientifiques : les lettrés ecclésiastiques et laïcs savaient depuis Ératosthène que la terre n’était ni plate, ni le centre de l’univers. Ce qui était inadmissible dans le passage du géocentrisme à l’héliocentrisme, c’était la remise en cause d’un dogme anthropomorphique qui faisait de l’homme lui-même une créature déterminée par un ordre préétabli qui justifiait la structure sociale. Les singeries du roi-soleil chorégraphe n’ont fait que transférer le positionnement de l’élite sans remettre en cause la hiérarchie. C’était habile, car cela désamorçait la question centrale à cette problématique, celle du libre-arbitre et donc de la liberté.

    Il ne faut pas opposer « sciences humaines » des mathématiques et de la physique. La révolution copernicienne n’est pas encore aboutie, si tant qu’elle puisse l’être un jour, c’est tout.


    • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 11 mars 13:07

      Freud est le Copernic du psychisme.


    • JPCiron JPCiron 9 mars 15:29

      < ...disparition du politiquement correct, cet avatar contemporain du religieusement correct révolu.>

      .

      Il me semble qu’il manque une marche dans le raisonnement.

      Marche qui est à des siècles d’être (peut-être) franchie.

      .

      Car des croyances -à mon sens- complètement archaïques de certains courants évangéliques/autres peuvent être (via différents mécanismes) complètement intriqués dans et intégrés à la politique (initialement US, par exemple).

      Ce qui a pour effet la mise en oeuvre d’actions à l’international qui se déploient en cohérence/harmonie dans tous les domaines (géographiques, diplomatiques, militaires, économiques, législatifs, médiatiques, artistiques, de propagande, etc etc). Toujours avec l’intention affichée d’œuvrer avec les intentions les plus pures pour le bien de l’humanité. Evidemment. 

      Ce qui se passe étant que lesdites croyances, traduites en termes politiques, ’’prennent possession’’, progressivement, de la globalité des espaces. 

      Certains activismes « religieusement corrects’’ sont donc depuis longtemps à l’oeuvre pour »prendre possession« depuis l’intérieur de nombre de domaines. 

      Une fois que notre cerveau est atteint (=a intégré les messages), nous ne les percevons plus comme un problème. 

      Une fois que les croyances ont été travesties/intégrées au monde politique/législatif, c’est la »démocratie" que l’on prétend être à l’oeuvre... En fait, on avance dans un bourbier qui s’étend.

      .

      .


      • Avec la découverte de l’inconscient (ou plutôt sa théorisation), Freud estimait qu’il s’agissait de la troisième grande blessure narcissique de l’homme, après le darwinisme et la révolution copernicienne. L’homme n’est pas libre en sa demeure. Le coronavirus (impuissance des scientifiques), la dégringolade des bourse (irrationalité de l’économie) et le retour du populisme (Malaise dans la civilisation, l’homme est guidé par ses instincts) démontre bien la validité des théories freudiennes. L’homme est très fragile et peut disparaître.


        • Gollum Gollum 9 mars 16:04

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          L’homme n’est pas libre en sa demeure.

          Avant Freud, Nietzsche avait fait le même constat. Et, encore plus loin dans le temps, Spinoza.


        • @Gollum Raison pour laquelle, j’ai précisé : sa théorisation,....Les poètes, Socrate avaient déjà une vague idée de l’existence de l’inconscient ;


        • CLOJAC CLOJAC 9 mars 18:49

          Les sciences dites « humaines » ne peuvent être crédibles à notre époque que si elles jouent le jeu de l’interdisciplinarité et de la transdisciplinarité avec les sciences dites « exactes ».
          Un exemple simple et qui m’est cher : les migrations austronésiennes.

          L’archéologie, l’ethnologie structuraliste, la linguistique et la sémiologie des mythes donnent des pistes intéressantes...
          Mais pour les suivre jusqu’au bout, il faut dans un esprit très braudélien, y associer les datations atomiques, la paléo botanique, l’archéo astronomie, la dynamique des fluides et l’architecture navale. Entre autres...


        • Gollum Gollum 9 mars 16:02

          Pas terrible votre texte... Confus.

          On aura reconnu – mais ils ne sont pas les seuls – les cathos-tradis-conspis, meilleurs alliés du Système tant leurs positions sont obscurantistes, odieuses et ridicules (et c’est un catholique qui parle).


          Ah, ah ces pauvres cathos qui cherchent à se débarrasser des éléments les plus réactionnaires pour essayer d’être acceptables et, éventuellement, acceptés...

          Sauf que si le christianisme attire les mous du bulbe ce n’est pas par hasard, c’est dû à la façon même de présenter le réel. L’accent mis sur la foi notamment, foi transformée en croyance à des trucs invérifiables et surtout malsains.

          Quant aux sciences humaines je vois mal comment elles arriveraient à valider des dogmes comme ceux du péché originel qui implique culpabilité de naissance (avec donc des traces dans l’inconscient et la psychologie) et celui du salut qui lui est concomitant puisqu’il ne peut y avoir de salut s’il n’y a pas de péché originel.

          On notera que dans le monde moderne, quasi tous les christianismes sont toxiques. Le christianisme américain c’est même pas la peine d’en faire la démonstration.. Bigots attachés au monde vieux de 6000 ans, crétinisme érigé en vertu ; Persuadés que les US sont la nation élue de Dieu chargée de protéger l’état juif en attente du Messie.

          L’évangélisme sud-américain a propulsé cet abruti de Bolsonaro à la tête du Brésil pour combattre le mal (sic) et rétablir les vertus. Résultat : la forêt amazonienne part en lambeaux... Bravo les mous du bulbe.. smiley

          Quant au catholicisme européen il s’évapore en vague humanitarisme prêchant l’accueil au migrant, faisant ainsi le jeu des milieux d’affaires.. et entretenant un sentimentalisme désuet.

          Reste l’orthodoxie russe le plus d’aplomb peut-être de la sainte trinité mais bon...


          • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 11 mars 13:07

            Confus ? Au contraire. Je comprends mieux, à présent, comment je dois prendre vos allégations d’illisibilité sur mes articles, merci.


          • Gollum Gollum 11 mars 13:21

            @Meruidos Nuctuallos

            De rien.


          • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 11 mars 17:40

            Vous vouliez sûrement dire : pour rien.


          • Freud était politiquement tout à fait incorrect. Si on l’avait écouté, nous ne serions pas face à un effondrement narcissique,...prévisible.


            • Quelques vérités sur Freud. Il n’était pas marxiste mais royaliste et estimait que les élites intellectuelles devaient gouverner. Il pensait que la but de la sexualité était avant tout la procréation (mais défendait l’avortement). Il n’aurait JAMAIS donné son accord pour que des enfants soient confiés à des homosexuels.


              • Freud se disait athée pour que la psychanalyse ne soit pas perçue comme une « science » juive.


                • Gollum Gollum 9 mars 17:09

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Freud était athée ! Pour rappel : L’avenir d’une illusion.


                • @Gollum Son amitié avec Jung,.....Freud s’est séparé de Jung parce qu’il craignait que la psychanalyse se rapproche trop d’une pratique « ésotériste »,..Les fameuses synchronicités,....


                • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 mars 17:30

                  @Gollum

                  Athée, certes, sinon il n’aurait pas écrit « moise et le monthésisme », mais justement, cet ouvrage laisse penser qu’« il n’avait pas besoin d’un parcours religieux pour être juif et le demeurer ». Etre juif n’est pas seulement une religion, c’est aussi une culture et un peuple (élu ou pas, ça n’est pas la question).


                • @Séraphin Lampion

                  Exact : Lire SHMUEL TRIGANO : le judaïsme et l’esprit du monde. Il y est fait souvent référence à Freud. Mais aussi à l’astrologie. Israël étant associé à la lune et le samedi jour de Shabbat à Saturne. Le jour du Shabbat, l’homme doit se détacher (Saturne symbolise la circoncision ou la castration) des choses matérielles (athéisme) pour se consacrer à la vie spirituelle. 


                • JPCiron JPCiron 9 mars 22:35

                  @Séraphin Lampion

                  Etre juif ...>

                  N’est-ce pas d’abord un sentiment d’appartenance et une Tradition ?
                  Être Athée n’est pas incompatible...

                  .


                • Lire Freud et la Kabbale juive chez Payot.


                  • Laconique Laconique 9 mars 18:32

                    Hum... Il me semble que vous visez le monde universitaire. Mais les livres de Zemmour se vendent très bien. Après, je ne mettrais pas Freud, Marx et Darwin dans le même sac. Les marxistes sont souvent très intelligents, lucides, profonds : Ellul, Lukàcs, Clouscard. Mais Marx est difficile à lire. Freud par contre c’est une catastrophe. Combien de vies détruites ? Il n’y a qu’à lire Le Livre noir de la psychanalyse, Onfray, etc. Mais Freud est séduisant, parce qu’il vise sous la ceinture. En somme je vous trouve un peu hâtif et peu discriminant dans votre bilan des « sciences humaines » du siècle dernier.


                    • Pour Freud, la terre promise, la Jérusalem céleste (très athée comme perception !!,...) était l’inconscient (ce continent noir accessible dans la nuit des rêves). Seuls ceux qui y ont accès survivront au désastre qui se prépare. Pas certain que s’y trouvent de nombreux juifs. 


                      • Ne pas tomber dans le piège. Le populisme et le retour des replis identitaires ne sont que les réponses au politiquement correct. Le verso et le recto de la même pièce. La réponse du berger à la Bergère. Cela va durer au moins cinq ans avant que nous retrouvions un certain équilibre. Si ce n’est pas la fin. Wait and see.


                        • San Jose 10 mars 08:23

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                          .
                          Citation  : le populisme et le retour des replis identitaires ne sont que les réponses au politiquement correct
                          .
                          Ce serait trop beau. Car alors tout le paquet disparaîtrait en même temps. J’ai des doutes. 


                        • Freud n’a pas eut le temps de voir l’arrivée du nazisme. Ne commettons pas la même erreur.


                          • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 11 mars 13:05

                            Un article utile, j’espère que vous avez raison.


                            • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 13 mars 12:32

                              Les sciences physiques sont toujours persécutées par le politiquement correcte comprenant la théorie de l’évolution qui seule à le droit cité dans l’enseignement, dans les médias, dans les librairies.

                              Si un créationniste s’avance dans l’enseignement, il est relevé de ses fonctions ou son laboratoire est supprimé.

                              S’il s’avance dans les médias, il est ridiculisé et ostracisé et ne peut s’exprimer devant le public.

                              S’il s’avance dans les librairies ou chez un éditeur, celui-ci se verra retirer toute publication profane.

                              S’il s’avance sur internet, il se verra passer dans les hoax ou sur Charlatans.info. Faites une recherche sur Guy Berthault et vous le vérifierez.

                               

                              Les expériences de Michelson et Morley de 1887 et de Michelson et Gale de 1924 réfutant la théorie de la relativité et la rotation de la terre autour du soleil. :

                               http://www.ilcatecumeno.net/fr014.annexe1.htm

                               

                              La bataille sur Agoravox :

                              https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-mecanique-quantique-mene-au-218819#forum5593688

                               

                              La théorie de l’évolution qui est complètement farfelue, qui a engendré des faussetés

                              comme les datations longues (plus de 6 000 ans),

                              comme les strates prétendument accumulées au cours de millions d’années alors que Guy Berthault a démontré qu’elles pouvaient se former simultanément,

                              comme les couches dans les glaces de l’Antarctique et du Groenland qui représentent prétendument une année alors qu’il y en a des milliers sur 75 ans d’âge,

                              comme la croissance de l’humanité prétendument en-dessous de 0,3 pour mille depuis 70 000 ans.

                              Comme l’interdiction de voir les monstres du Loch Ness, les ptérodactyles volant dans le ciel de l’Idaho, les figurines d’Acambaro et des pierres d’ICA, les Mokélé-Mbembé au Congo et au Cameroun.

                              Les 3 constats où la matière peut transmuter : Dans le vivant, le réacteur Pantone et le gaz HHO.

                              Les expérimentations de Nikola Tesla sur l’énergie libre.

                              La théorie de l’atome à revoir complètement pour introduire (peut-être) le modèle atomique à électrons statiques de Roger ROBERT.

                              Les datations au carbone complètement biaisées. http://crombette.altervista.org/fr_c14.htm

                               

                               

                              Tenez, j’ai des idées pour une émission d’investigation. Elle s’appellerait « Science douteuse »

                              Une bonne émission historique et scientifique est encore à créer. J’y mettrais une fois sur deux un sujet à polémique en privilégiant les thèses sérieuses mais politiquement incorrectes concernant les lieux historiques et les interprétations scientifiques.

                               

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