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Accueil du site > Actualités > Technologies > Alain Aspect, acteur de la seconde révolution quantique

Alain Aspect, acteur de la seconde révolution quantique

« Dans toutes ces expériences, si on ne sait pas être blasé, la première réaction est toujours l’étonnement. Mais ensuite, il y a un deuxième sentiment que j’espère vous avoir fait partager : c’est l’émerveillement devant la subtilité de ces phénomènes, et devant la puissance de cette mécanique quantique qui permet non seulement de les décrire, mais aussi, après quatre-vingts ans de bons et loyaux services, de toujours en découvrir de nouveaux. » (Alain Aspect, à Paris le 17 juin 2002).

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C’est ce jeudi 15 juin 2017 que le physicien français Alain Aspect a 70 ans. Par les hasards de la chronologie, il est né exactement dix ans après Michèle Cotta et vingt après Hugo Pratt. Pour moi, Alain Aspect est un véritable héros national, qui a contribué mille térafois plus au prestige national de la France que les prétendus "patriotes" de pacotille qui profitent du système en ramassant la colère populaire et qui n’ont jamais rien apporté de constructif à la France, mandats électifs après mandats électifs.

Alain Aspect est ce qu’on pourrait appeler un chercheur qui a trouvé, un physicien qui a réussi une brillante carrière, puisqu’il a obtenu jusqu’à la récompense la plus honorable pour un scientifique en France, à savoir la Médaille d’or du CNRS qu’il a reçue le 9 novembre 2005 et d’autres hautes récompenses internationales, comme le Prix Wolf reçu à Tel-Aviv le 13 mai 2010 des mains de Shimon Pérès. Il fait partie régulièrement des "nobélisables", et la France est très bien classée dans ce domaine puisqu’elle obtient un Prix Nobel de Physique en moyenne tous les cinq ans ces dernières décennies.

Normalien, agrégé de physique en 1969 avec un DEA en optique en 1968 (à Paris-Orsay) et une thèse de 3e cycle soutenue en 1971 à Orsay (sur la spectroscopie par holographie), docteur d’État en 1983 (après avoir passé trois ans en coopération à Yaoundé, au Cameroun, entre 1971 et 1974), professeur à Normale Sup. Cachan, puis Polytechnique, il travailla ensuite dans l’équipe de recherche de Claude Cohen-Tannoudji (Prix Nobel 1997) sur le refroidissement laser des atomes, puis en 1992, il fut nommé directeur de recherches au CNRS à l’Institut d’Optique, à Palaiseau (jusqu’en 2012) et y a créé un groupe d’optique atomique quantique où il travailla sur la rugosité d’une surface à l’échelle du dixième de nanomètre, et sur les condensats de Bose-Einstein. Élu correspondant le 25 avril 1994, il fut élu membre de l’Académie des sciences le 5 novembre 2001 à la section Physique.



Le 10 mai 2012 à Berne, Alain Aspect a été récompensé par la Médaille Albert-Einstein (autres récipiendaires notamment : Stephen Hawking en 1979, Friedrich Traugott Wahlen en 1982, Rudolf Ludwig Mössbauer en 1986, John Wheeler en 1988, Roger Penrose en 1990, Thibault Damour en 1996, Hubert Reeves en 2001, Kip Thorne en 2009, Roy Kerr en 2013, Charles Misner en 2015, etc.).

Le 15 novembre 2013 à Berne, Alain Aspect a aussi reçu le Prix Balzan qui récompense non seulement la science et la culture mais aussi les actions humanitaires (en ce sens, ce n’est pas un prix scientifique en tant que tel), et parmi les autres lauréats, on y trouve notamment Jean XXIII (1962), Mère Térésa (1978), Ernest Labrousse (1979), Jean Piaget (1979), Jorge Luis Borges (1980), Jean-Baptiste Duroselle (1982), Jean-Pierre Serre (1985), René Étiemble (1988), Emmanuel Lévinas (1989), l’Abbé Pierre (1991), György Ligeti (1991), Yves Bonnefoy (1995), Paul Ricœur (1999), Claude Lorius (2001), Jean-Pierre Changeux (2001), Marc Fumaroli (2001), Dominique Schnapper (2002), Xavier Le Pichon (2002), Serge Moscovici (2003), etc.

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La carrière d’Alain Aspect est "classique" (néanmoins prestigieuse), mais le sujet de ses travaux est peu "classique" puisqu’il concerne la physique quantique. Il a posé une pierre essentielle à la construction de celle-ci à la fin des années 1970 et au début des années 1980 avec ce qu’on appelle désormais "l’expérience d’Aspect".

Je vais tenter d’exposer rapidement, clairement et le plus simplifié possible de quoi il s’agit. Que les lecteurs puristes et rigoureux me pardonnent donc les raccourcis, les courts-circuits de la pensée, les simplifications honteuses car il s’agit d’une discipline intellectuellement subtile et surtout étonnante, aux équations peu abordables aux "profanes" mais dont l’interprétation concerne, à mon sens, tout citoyen correctement équipé de deux lobes cérébraux s’intéressant à l’épistémologie et plus généralement, à la philosophie.

C’est à cause de cette entrée au cœur de la philosophie moderne que même les "profanes" (finalement, je n’aime pas trop ce mot qui laisse croire que la science est une secte réservée à des "initiés", or personne n’est exclu d’étudier pendant une demi-dizaine d‘années les équations de la physique quantique) ont voulu la comprendre, à l’instar du grand penseur de la complexité qu’est Edgar Morin. Le risque évidemment est qu’elle tombe également entre des mains de charlatans, plus ou moins volontaires, plus ou moins assumés, qui, au mieux, n’ont rien compris et au pire, la manipulent pour vendre leur camelote (le mot "quantique" fait joli dans les brochures ésotériques).

La physique quantique s’est construite pas à pas, d’abord par fragments jusqu’à des essais de théories globalisantes. En très synthétique, on peut dire que deux branches ont révolutionné la physique qui se voulait déterministe de la fin du XIXe siècle et qui reposait sur la mécanique de Newton et l’électromagnétisme de Maxwell : la physique quantique qui, comme son nom l’indique ("quantum") décrit un environnement discontinu (en énergie) dans l’infiniment petit (celui des particules élémentaires qui sont à la fois onde et corpuscule) et la relativité qui repose sur une notion "osée" de l’espace-temps et de la gravitation dans l’infiniment grand.

Dans ces deux aventures scientifiques de la première moitié du XXe siiècle, Albert Einstein a été un acteur inégalable. C’est lui qui a proposé la révolution de la relativité (en reprenant des travaux antérieurs, dont ceux d’Henri Poincaré) et qui a contribué de deux manières déterminantes à la rapide construction de la théorie quantique : d’une part, en "découvrant" l’effet photo-électrique (qui lui a valu son Nobel) et d’autre part, en émettant pendant des décennies des critiques très constructives contre les idées de ses collègues "quanticiens".

Le principal front ouvert par Einstein fut paradoxalement philosophique et pas scientifique. Sans être croyant (il se disait athée), Einstein a lâché sa célèbre formule : « Dieu ne joue pas aux dés. ». Histoire de résumer que la tournure probabiliste de la théorie quantique ne le satisfaisait pas du tout.

En effet, en raison de l’indétermination de Heisenberg, la théorie quantique a "décrété" qu’on ne pourrait jamais mesurer précisément à la fois la position et la vitesse d’une particule. Le seul fait de vouloir la mesurer perturberait la réalité. Il s’en est donc suivi que les équations ne pouvaient fournir ces informations que de manière probabiliste. Que l’électron est probablement à cet endroit-ci, mais il pourrait très bien être à cet endroit-là. C’est la notion (compliquée) d’orbitale électronique. Cela révolutionne la pensée scientifique car cela casse tout déterminisme.

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Einstein a alors proposé le 25 mars 1935 (dans un article célèbre : "Can quantum-mechanical decription of physical reality be considered complete ?" publié le 15 mai 1935 dans "Physical Review") une expérience de la pensée, le paradoxe EPR. Il y a une incohérence avec les trois éléments suivants : la limite infranchissable de la vitesse de la lumière, l’absence de variable cachée locale (la non-localité), et l’indépendance entre deux particules éloignées. Avec ce paradoxe, il a introduit le concept de particules intriquées.

En travaillant avec d’autres physiciens (Boris Podolsky et Nathan Rosen), Einstein a donc émis une hypothèse, venue d’une intuition, et on sait que ses intuitions ont été parfois très fécondes : si les équations "actuelles" ("actuelles" se réfère à l’époque d’Einstein mais elles n’ont pas beaucoup "bougé" depuis plus de soixante ans) sont obligées d’utiliser des probabilités, c’est parce qu’il "nous" manque (le "nous" se rapporte à l’humanité) des paramètres que nous n’avons pas encore pris en compte. C’est la théorie des "variables locales cachées". Avec des variables supplémentaires, les équations redeviendraient déterministes et tout rentrerait "dans l’ordre". Comme s’il nous manquait un pan de la réalité physique que nous n’aurions pas encore pris en compte. En clair, comme si la théorie quantique "actuelle" était incomplète, que sa forme "actuelle" n’était que transitoire en attendant "mieux".

À cela, la grande majorité des physiciens du temps d’Einstein a répondu selon l’interprétation formulée par l’école de Copenhague. Pourquoi Copenhague ? Parce que ce fut dans cette ville qu’a travaillé probablement le plus grand savant de tous les temps, Niels Bohr. Bohr admettait bien sûr l’insatisfaction d’Einstein mais répliquait que la théorie telle que formulée avec des probabilités avait un intérêt : elle fonctionnait. C’est ainsi qu’on a inventé le laser, l’imagerie par résonance magnétique, les fibres optiques, les transistors, les circuits intégrés, les ordinateurs, etc. L’école de Copenhague est une école d’abord pragmatique. Sans illusion d’ailleurs, car les théories sont toujours un jour ou l’autre remises en cause, dans l’histoire, ou reformulées, affinées, précisées. Ce qui compte, finalement, c’est que le principe d’inséparabilité des particules : des particules intriquées le restent tout le temps, même éloignées, même lorsqu’elles ne sont plus en capacité de communiuer.

Werner Heisenberg a ainsi constaté : « Il est très important de se rendre compte que notre objet a forcément été en contact avec les autres parties du monde, à savoir les conditions expérimentales, l’appareil de mesure, etc., avant l’observation et, au minimum, pendant l’observation. Cela signifie que l’équation du mouvement pour la fonction de probabilité contient maintenant l’influence de l’interaction avec le dispositif de mesure. Cette influence introduit un nouvel élément d’indétermination (…). La transition du "possible" au "réel" lors de la [réduction du paquet d’onde] a lieu pendant l’acte d’observer. » (1971).

Je reformule le débat. D’un côté, il y a Einstein qui dit que si l’on ne connaît pas exactement l’état d’une particule, c’est parce que les moyens de mesures ne le peuvent pas, mais que cet état est déjà déterminé. De l’autre côté, il y a Bohr qui explique que tant qu’on n’a pas mesuré la réalité, cette réalité n’existe pas, l’état de la particule n’est pas déterminé et reste probabiliste.

Le problème avec ce débat intellectuel, c’est qu’il n’y avait pas matière à départager par l’expérience, seule procédure correcte dans la démarche scientifique : émettre une théorie et la valider ou l’invalider par l’expérience (ce n’est pas si évident que cela, nous a dit Karl Popper, mais cela permet au moins d’évacuer toutes les théories fumeuses).

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Il n’y avait pas matière à départager jusqu’à ce que le physicien théoricien irlandais John Stewart Bell, également mathématicien (comme d’autres physiciens, par exemple Paul Dirac), a proposé ses (fameuses) inégalités de Bell pour "s’opposer" à l’interprétation de Copenhague dans un article soumis le 4 novembre 1964 à "Physics" ("On the Einstein Podolsky Rosen paradox"). Il s’agit d’un théorème dans le domaine de la théorie des groupes que je me garderai d’exposer ici. Disons seulement que ces inégalités tracent une frontière mesurable entre un comportement classique et un comportement quantique de deux particules dans un état quantique "intriqué", c’est-à-dire "enchevêtré" ou encore "corrélé", ce qui a permis d’envisager de concevoir une expérience qui n’était pas qu’une expérience de la pensée (comme le chat de Schrödinger) mais une véritable expérience matérielle, réelle, palpable, mesurable.

Ce qui est intéressant, c’est que les physiciens qui ont voulu travailler sur ce sujet étaient d’abord motivés par la volonté de donner raison à Einstein. John Bell, par ailleurs, était fasciné par les jumeaux et la capacité qu’ils ont, même éloignés, de réagir pareillement.

Des premières expériences ont été réalisées en 1971 et 1976 par John F. Clauser et Ed Fry sur un schéma proposé par John F. Clauser, Michael Horne, Abner Shimony et Richard Holt le 4 août 1969 ("Proposed experiment to test local hidden-variable theories" publié le 13 octobre 1969 dans "Physical Review Letters"). John F. Clauser était alors un étudiant et en révisant ses cours avant ses examens, il avait découvert, fasciné, la publication de John S. Bell. Embauché pour préparer un doctorat, le thésard, voulant démontrer qu’Einstein avait raison car lui-même ne comprenait rien à la physique quantique, a donc réalisé les premières expériences qui, à son grand étonnement, ont plutôt validé l’interprétation de Copenhague.

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J’écris "plutôt" car ce n’était pas avec le schéma idéal de John S. Bell : « Ce dernier avait souligné l’importance d’une expérience dans laquelle on pourrait modifier au dernier moment la grandeur mesurée sur chacune des particules. On interdirait ainsi toute forme de communication directe entre elles, sauf à accepter une interaction plus rapide que la lumière, ce qui est interdit par le postulat de base de la relativité d’Einstein. » (Alain Aspect, le 15 novembre 2013).

Le 2 décembre 1975, Alain Aspect a proposé une méthode expérimentale sophistiquée pour savoir si les inégalités de Bell seraient violées ou pas ("Proposed experiment to test the nonseparability of quantum mechanics" publié le 15 octobre 1976 dans "Physical Review") : « Je proposai en 1975 un schéma expérimental permettant de modifier l’orientation d’un polariseur en quelques milliardièmes de second, afin de répondre à cette exigence. » (15 novembre 2013).

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Petite parenthèse sur les dates : un article de 1976 pour répondre à un article de 1935. Il y a exactement le même temps écoulé depuis, entre 1976 et 2017 qu’entre 1935 et 1976. Une quarantaine d’années, cela peut paraître très long, à l’échelle d’une carrière de scientifique, mais à l’échelle de l’histoire des sciences, c’est très court !

Si ces inégalités étaient validées, cela signifierait que la théorie quantique serait incomplète et qu’il faudrait imaginer de la compléter par des variables locales. Si au contraire, elles étaient violées, cela prouverait le principe de non-localité et confirmerait l’interprétation de Copenhague.

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Pour son doctorat d’État, encouragé par Olivier Costa de Beauregard et Christian Imbert, Alain Aspect a donc conçu et réalisé les premières expériences de non-séparabilité entre 1976 et 1985. Il fut aidé de deux ingénieurs, Gérard Roger et André Villing, et fut rejoint par deux étudiants, Philippe Grangier et Jean Dalibard.

Les premiers résultats ont été annoncés le 12 juillet 1982 dans "Physical Review Letters" par un article soumis le 30 décembre 1981 par Alain Aspect : "Experimental realization of Einstein-Podolsky-Rosen-Bohm Gedankenexperiment : a new violation of Bell’s inequalities".

Alain Aspect a raconté par la suite : « Le résultat fut sans appel : la violation indiscutable des inégalités de Bell montra qu’il est impossible d’interpréter le parallélisme des comportements des photons intriqués comme on le fait pour les jumeaux humains, dont les patrimoines génétiques identiques permettent d’expliquer les corrélations entre les caractères physiques comme la couleur des yeux, ou les profils médicaux. Les photons intriqués ne sont pas deux systèmes distincts portant deux copies identiques d’un ensemble de paramètres, dont la connaissance serait suffisante pour expliquer les corrélations. Une paire de photons intriqués doit en fait être considérée comme un système unique, inséparable, décrit par un état quantique global, impossible à factoriser en deux états relatifs à chacun des deux photons. Cette inséparabilité se manifeste même si les deux photons sont très éloignés l’un de l’autre, et même si (…) aucune interaction ne peut se propager entre eux à une vitesse inférieure ou égale à celle de la lumière. » (17 juin 2002).

L’éloignement fut de 10 mètres dans les premières expériences en 1982 mais d’autres expériences ont été refaites avec des fibres optiques avec des distances de plusieurs dizaines de kilomètres !

Étienne Klein a donné une analogie très amoureuse de cette si étrange non-séparabilité des particules intriquées : « Deux cœurs qui ont interagi dans le passé ne peuvent plus être considérés de la même manière que s’ils ne s’étaient jamais rencontrés. Marqués à jamais par leur rencontre, ils forment un tout inséparable. ».

La conséquence est philosophiquement affolante : cela signifie que deux particules intriquées le sont "pour la vie", même si elles ne peuvent plus avoir d’interaction entre elles. Et la déduction logique, ce serait soit abandonner la notion de vitesse limite (celle de la lumière), en imaginant que des signaux auraient pu aller encore plus vite que la lumière pour échanger entre les deux particules, mais cette hypothèse irait à l’encontre de toute la science développée depuis un siècle, soit qu’il existerait dans la matière une préservation d’une information, de son passé historique…

On peut donc comprendre pourquoi une telle théorie, désormais validée par l’expérience, a fasciné de très nombreux scientifiques et même bien au-delà et a pu faire éclore certaines spéculations comme la rétro-causalité.

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Mais au-delà de ces réflexions purement intellectuelles ou philosophiques, des applications concrètes ont pu provenir de ces expériences d’Alain Aspect qui considère qu’il a touché du doigt la seconde révolution quantique : « Il semblait donc, comme on le dit parfois un peu trop vite, que ces expériences avaient clos la question en donnant raison à Bohr contre Einstein. Mais le domaine allait rebondir, suite à une remarque d’une fécondité extraordinaire : la violation des inégalités de Bell montre que l’intrication quantique, découverte par Einstein et Schödinger, est un concept tellement révolutionnaire que l’on peut penser à l’utiliser pour résoudre de façon inédite des problèmes hors de portée de nos ordinateurs classiques. Souvenons-nous que le concept de dualité onde-particule, au début du XXe siècle, avait été à la base de la première révolution quantique, en permettant une compréhension profonde de la structure de la matière, et en conduisant à l’invention du transistor, des circuits imprimés, du laser. ».

En particulier dans le domaine de la cryptographie quantique, on pourrait utiliser les propriétés loufoques de la matière pour assurer la confidentialité des informations : « Toute l’idée est que vous allez envoyer une information à votre partenaire, avec le moyen de vérifier que personne ne l’a scrutée en passant. Si quelqu’un l’a regardée, vous saurez qu’il ne faut pas l’utiliser. Mais dans ce cas, tout n’est pas perdu puisque vous n’envoyez pas l’information elle-même mais une clef. Donc, si la clef a été interceptée, vous ne l’utilisez pas et vous en renvoyez une autre jusqu’à ce qu’une clef arrive sans que personne n’ait pu en faire la copie. Chaque clef ne sert qu’une fois. Donc, le problème est ramené au fait de distribuer des clefs identiques. Mais là, au moment où vous le faites, vous vous assurez que personne ne l’a interceptée. Et si c’est bien le cas, vous pouvez annoncer, sur un canal parfaitement public, comme une radio : Ok, cette clef marche, on peut échanger l’information. C’est là toute l’idée de la cryptographie quantique. Ce n’est pas une technologie inviolable. Mais si elle est violée, vous le savez obligatoirement et vous pouvez y remédier. » (Alain Aspect, sur France Info le 10 mars 2010).

D’autres applications de l’intrication quantique sont possibles, en particulier la téléportation quantique de matière qui semblerait être un domaine en pleine expansion.

Pour comprendre ces expériences d’Alain Aspect sur des particules intriquées, je conseille au lecteur de regarder la troisième partie de la série "La Magie du Cosmos" proposée par le physicien Brian Greene et diffusée sur Arte en novembre 2012 (documentaire issu de son livre au même titre publié en 2004).







C’est pour sa contribution historique dans l’histoire de la physique quantique que j’ai qualifié Alain Aspect au début de cet article de héros national. En fait, il est même un héros mondial, car la science n’a évidemment aucune frontière nationale, et ce serait bien que ceux qui ont l’habitude de dénigrer la richesse de la France puisse de temps en temps se rappeler que la France est avant tout faite de trésors. Et l’expérience d’Aspect en est un très précieux.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (15 juin 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Publications historiques pour comprendre l’expérience d’Alain Aspect (à télécharger).
Série documentaire de Brian Greene "La Magie du Cosmos" (2012).
Palais de la Découverte.
Roger Mari.
Olivier Costa de Beauregard.
Alain Aspect.
Stephen Hawking.
Trofim Lyssenko.
Rosetta, mission remplie !
Le dernier vol des navettes spatiales.
André Brahic.
Evry Schatzman.
Les embryons humains, matériau de recherche ?
Cellules souches, découverte révolutionnaire et éthique.
Ernst Mach.
Darwin vaincu ?
Jean-Marie Pelt.
Karl Popper.
Sigmung Freud.
Emmanuel Levinas.
Hannah Arendt.
Paul Ricœur.
Albert Einstein.
La relativité générale.
Bernard d’Espagnat.
Niels Bohr.
Paul Dirac.
François Jacob.
Maurice Allais.
Luc Montagnier.

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36 réactions à cet article    


  • amiaplacidus amiaplacidus 15 juin 14:53

    Il y avait encore une sujet tarte à la crème que Rakotoarison n’avait pas encore abordé : la mécanique quantique.

    Eh bien, maintenant, plus de regret, c’est fait.

    Il y a un sujet que je lui ai déjà à plusieurs reprises demandé : « la vie sexuelle des fourmis orange du Pétaouchnok nord-occidental ».
    Je pense que Rakotoarison pourrait nous pondre quelque chose de passionnant. Pourquoi ne le fait-il pas ?


    • La mouche du coche La mouche du coche 15 juin 17:01

      Toute personne expliquant le monde par la notion de « hasard » n’est pas un scientifique mais un escroc. La mécanique quantique est une forfaiture contemporaine comme toutes les modernités d’aujourd’hui. La mécanique quantique n’émerveille que les sots. smiley


    • Layly Victor Layly Victor 15 juin 19:22

      @amiaplacidus

      Monsieur Rakotoaraison parle d’une contribution fondamentale à l’histoire de l’humanité, d’une importance historique, apportée par l’école de pensée autour de Claude Cohen-Tanoudji, Serge Haroche et d’autres.
      De même que l’on ne considère plus la prise de pouvoir par Cromwell comme un tournant important de l’histoire de l’humanité, mais plutôt la découverte des lois de la gravitation par Newton,
      de même, dans deux cents ans, on aura oublié depuis longtemps la Méluche et Macron, mais on se souviendra du travail de cette école de physiciens français.

      C’est ce qui fait enrager les ignorants et les paresseux. Ils aimeraient que la politique politicienne soit au centre de tout, car c’est là qu’ils excellent, et ça ne demande aucun effort, juste une grande gueule.

      La compréhension de la mécanique quantique, et pourquoi elle donne des résultats aussi remarquables, est un challenge intellectuel majeur.
      Mais ce n’est pas qu’un challenge intellectuel. Nous savons que ces progrès de la connaissance théorique déboucheront sur une technologie d’un autre monde.

      Pour une fois que la France est à l’honneur, en plus ! Le prix Nobel Murray Gell Mann, celui qui a découvert les quarks, parle de façon élogieuse (dans son livre le quark et le jaguar) des physiciens français et de leur inspiration.

    • Layly Victor Layly Victor 15 juin 19:52

      @La mouche du coche

      J’ai toujours été émerveillé de voir comment les ignares les plus crasses, les imbéciles les plus profonds, parlent avec autorité dès qu’il s’agit de science.
      C’est la « science citoyenne », ou encore la « science participative ».
      Les ignares, dans le souci d’un égalitarisme forcené, tirent à boulets rouges sur tout ce qui demande du travail, des efforts, de la patience.

      Dire que la mécanique quantique repose sur la notion de hasard et qu’elle est une escroquerie, c’est montrer son ignorance profonde.

      La mécanique quantique, comme toute théorie, repose sur des postulats et des règles. Ces postulats et ces règles, une fois admis, permettent de faire des calculs très précis, et la confrontation de ces calculs à l’expérience n’a jamais été mise en défaut.
      J’en sais quelque chose, puisque dans le cadre de ma thèse de doctorat, j’avais fait un calcul qui m’avait demandé trois ans et, finalement, l’accord avec les données de l’accélérateur Saturne II étaient stupéfiants. Or je n’avais fait, dans mon calcul, qu’appliquer strictement la théorie.

      Pourquoi les postulats de la mécanique quantique donnent-ils d’aussi bon résultats ? Personne n’en sait rien. C’est une théorie et, Einstein le dit bien, la seule justification d’une théorie, c’est la qualité de ses résultats.

      Mais on peut dire la même chose pour la théorie classique de Newton, qui permet d’expliquer les mouvements de tous les objets de l’espace et d’envoyer une sonde à destination après un voyage de milliards de km dans l’espace. Pourquoi la masse inertielle et la masse gravitationnelle sont égales ? C’est un postulat fait par Newton.

      Ces théories ne sont invalidées que dans la cas relativiste, pour lequel elles doivent être corrigées, et dans les conditions du big bang, pour lesquelles il faut une théorie quantique de la gravitation, qui n’existe pas encore (si l’éminent commentateur veut se lancer, mais mathématiquement, c’est du très lourd)

      Cher commentateur, votre environnement est une escroquerie. Toute l’électronique dont vous vous servez repose sur la mécanique quantique et votre GPS utilise la relativité générale, deux escroqueries bien connues.

    • Dudule 15 juin 20:07

      @La mouche du coche

      Vous êtes vraiment un gros aigri, tout les commentaires que vous poster sont toujours systématiquement négatifs.

      Et vous pourriez vous abstenir quand vous n’y connaissez rien. Vous vous couvrez simplement de ridicule. Oui, la mécanique quantique introduit le hasard, et ça marche. Pas un hasard absolu, mais un hasard probabiliste, qui suit strictement des lois probabilistes, défini par les lois de la mécanique quantique, jamais prises en défaut jusqu’à aujourd’hui.

      Un des phénomènes les plus facile à observer qui suit ces lois probabilistes est la radioactivité, qui n’est rien d’autre que la conséquence d’un effet tunnel dans le noyau de l’atome.

      Trouvez nous une interprétation déterministe de la loi de décroissance radioactive ou fermez la.

      Vous pourriez aussi réfléchir aux conséquences d’un univers entièrement déterministe, dans lequel tout est écrit et dans lequel le destin de chacun serait prédestiné (le fait qu’on ne puisse pas prévoir le futur à cause de la complexité de l’univers n’empêche pas que celui-ci soit défini est unique), et dans le quel votre libre arbitre ne serait donc qu’une illusion. Je préfère de loin l’indétermination quantique.

      Quant à Alain Aspect, c’est vraiment un grand bonhomme, probablement l’un des meilleurs (si ce n’est le meilleurs) physicien vivant concernant la physique quantique.


    • Norbert 16 juin 10:55

      @Layly Victor

      Je suis parfaitement d’accord avec vous. Mais il n’est pas du tout certain qu’avec les normes actuelles que l’on impose à la Recherche pour soi-disant la « valoriser », Alain Aspect eût été capable de réaliser son œuvre. La Recherche fondamentale est très malmenée avec l’avènement de la dictature « néolibérale » souvent défendue par Rakotoaraison.


    • amiaplacidus amiaplacidus 16 juin 11:33

      @Layly Victor
      Lorsque l’on parcourt l’ensemble de votre « œuvre » sur AV, vos injures, vos insultes, vos vaticinations, vos éructations, on est bien obligé de conclure que le nuke nuit gravement à la santé mentale.


    • docdory docdory 16 juin 12:01

      @La mouche du coche


      Votre « réflexion » s’’apparente à celle de Thomas Diafoirus dans l’acte II scène 5 du « Malade imaginaire » de Molière.
      Je cite : « THOMAS DIAFOIRUS, tirant de sa poche une grande thèse roulée, qu’il présente à Angélique.
      J’ai, contre les circulateurs, soutenu une thèse, qu’avec la permission de monsieur, j’ose présenter à mademoiselle, comme un hommage que je lui dois des prémices de mon esprit. »

      Ce que vous affirmez péremptoirement sur la mécanique quantique est aussi ridicule et passéiste que ce que prétendait démontrer Thomas Diafoirus dans sa thèse sur la circulation sanguine. 

      Heureusement pour vous, le ridicule ne tue pas !

    • JC_Lavau JC_Lavau 16 juin 12:23

      @Dudule. Mais qui en un temps où il n’avait pas une si grosse tête, avouait ne pas avoir d’idées théoriques.
      Je confirme la validité de son aveu.


    • JC_Lavau JC_Lavau 16 juin 12:35

      @JC_Lavau. Pas l’ombre du début d’un commencement d’idée innovatrice.
      C’est ça qui plait à Sylvain R.


    • JC_Lavau JC_Lavau 16 juin 12:41

      @Layly Victor.
      Il est remarquable aussi que 330 ans après, chaque enseignant enseigne que la force des marées, c’est les forces de gravité de Newton. Au 17e siècle, Isaac Newton avait toutes les excuses : la mathématisation de l’inertie en rotation n’a été faite qu’au 19e siècle, en particulier par Poinsot et Coriolis, avec des moyens différentiels que Newton n’avait pas.
      Au 21e siècle, nous n’avons plus la moindre excuse.
      Rien que pour la composante lunaire des forces de marées, la partie gravitationnelle est le soixantième de la partie inertielle.
      Et pour la composante solaire, la disproportion est vertigineuse.
      Circulez ! y a rien à voir !


    • sarcastelle sarcastelle 16 juin 22:59

      @La couche du moche

      .
      Je crois que vous confondez la physique quantique avec sa contemporaine la psychanalyse. Votre jugement dès lors devient excusable. 

    • Layly Victor Layly Victor 17 juin 11:20

      @amiaplacidus

      Vous en donnez un bel exemple.
      Dans mon commentaire, je parle de mécanique quantique, sujet que je connais assez bien pour y avoir consacré des années de ma vie, et que pourtant j’aborde toujours avec une grande modestie.

      Personne ne peut justifier l’équation de Schrödinger. C’est une théorie. Et pourtant, quand on applique cette équation pour calculer les orbitales électroniques d’un atome, un exercice proposé à tous les étudiants en physique, on voit que les solutions qui correspondent à un état lié ont des niveaux d’énergie quantifiés. De plus, ces niveaux sont en accord avec toutes les études de spectroscopie possibles et imaginables.

      En bon gaucho, vous répondez à ceci par votre fatwa idéologique, comme d’habitude. Aucune argumentation, que de l’idéologie 100% pur jus.

      Ce que vous appelez mes éructations, c’est ma défense sans concession de la connaissance, que vous haïssez tant, de l’effort, que vous haïssez tant, et de notre pays, que vous haïssez tant.
      Je surmonte la nausée que m’inspirent les gens comme vous pour montrer aux rares qui défendent ces principes qu’ils ne sont pas seuls.
      Je sais que votre rêve, en grands démocrates, serait de nous empêcher de nous exprimer, y compris sur les sujets scientifiques.

    • Layly Victor Layly Victor 17 juin 11:31

      @JC_Lavau

      Je ne comprends pas ton intervention.
      En tant qu’ancien élève du professeur Castaing, j’attendais de toi un peu de soutien par rapport aux invectives des gauchos, concernant la mécanique quantique (qu’ils maîtrisent parfaitement).

      Que les professeurs disposent de trop peu de temps pour enseigner correctement la Physique, c’est un fait. Tu n’es pas sans savoir que l’éducation nationale a encore réduit les heures de Physique en terminale S. Je ne t’ai pas vu réagir.
      Il faut tout raser pour laisser la place à la « science citoyenne ».
      Pour ma part, je suis fidèle à mes professeurs, à leur enseignement, et je n’ai jamais réussi à assimiler tout ce qu’ils m’ont apporté. C’est tout un monde, qui ne me laisse pas le temps de faire de la « science citoyenne ».

    • JC_Lavau JC_Lavau 17 juin 20:54

      @Layly Victor. Bin, la science citoyenne, après la science aryenne, la science prolétarienne, la science féministe, regarde :
      http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1982.0.html

      http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1991.0.html

      Je croyais avoir été explicite, mais tu n’as pas encore saisi. Tu t’es servi avec succès du formalisme, qui est correct. En revanche, depuis qu’il a écrit qu’en physique, il faut aussi expliciter des axiomes sémantiques, Mario Bunge est particulièrement haï et redouté par Franck Laloé.


      Les axiomes sémantiques subreptices-mais-au-pouvoir depuis le coup d’état Heisenberg-Bohr au congrès Solvay de 1927 sont un exemple caractéristique de fausse science, en isolation forcenée par rapport aux autres résultats scientifiques.

      Les problèmes que je signale sont le plus souvent en amont, dans la formation reçue par les profs et leurs inspecteurs, qui peut être tragiquement lacunaire et incohérente. Dans les programmes aussi, où ont été installées des ignorances pendables.

      Ce que les émeutes en Suède de mai 2013 ont révélé, c’est que les programmes de sciences et techniques ont été trafiqués pour que les filles, plus baratineuses et plus conformistes, passent devant les garçons et les évincent. Moyennant quoi, hormis le discours conformiste imposé, plus rien n’est maîtrisé.

    • JC_Lavau JC_Lavau 17 juin 21:04

      @Layly Victor. Sous-chapitre 6.6 :

      "Ces calculs montrent que l’équation de Schrödinger n’est pas un postulat mais une approximation non relativiste et stationnaire de l’équation de d’Alembert appliquée aux ondes de Broglie définies par λ = h/p. Même non-relativiste, elle a son origine dans la transformation de Lorentz."



    • JC_Lavau JC_Lavau 17 juin 21:23

      @Layly Victor : « invectives des gauchos ».

      Etant moi-même un homme de gauche depuis toujours, je n’ai pas tes catégories du bien et du mal.
      Amiaplacidus est sous télécommande par les fortunes pétrolières du WWF et de PisseVerte, via la presse aux ordres. Bien que théoriquement majeur, il est de fait un irresponsable, automatisé et télécommandé.

    • JC_Lavau JC_Lavau 18 juin 11:57

      @Layly Victor. A voir les moinssages forcenés contre les deux seuls physiciens d’Agoravox, on constate qu’ici, la guerre civile contre les instruits est ce qui rassemble le plus de militants, aussi féroces que stupides, télécommandés par les fortunes pétrolières qui dirigent le WWF et PisseVerte.


    • popov 19 juin 09:56

      @JC_Lavau

      Bonjour

      Ces calculs montrent que l’équation de Schrödinger n’est pas un postulat mais une approximation non relativiste et stationnaire de l’équation de d’Alembert appliquée aux ondes de Broglie...

      Schrödinger en était-il conscient à cette époque ?

      Je crois me souvenir qu’il cherchait une équation dont l’approximation classique serait l’équation d’Hamilton-Jacobi, par analogie avec l’eikonale qui est une approximation des équations d’onde de Maxwell.


    • JC_Lavau JC_Lavau 19 juin 11:45

      @popov. « Classique » ne faisait pas partie de son vocabulaire. Seuls ses ennemis et leurs héritiers utilisent cette rhétorique.
      Pour le reste, les deux affirmations ne se contredisent pas.


    • La mouche du coche La mouche du coche 22 juin 13:53

      @Layly Victor

      « j’avais fait un calcul qui m’avait demandé trois ans et, finalement, l’accord avec les données de l’accélérateur Saturne II étaient stupéfiants.  »
      .
      Expliquez moi comment vous pouvez trouver un accord des données avec vos calculs s’ils arrivent par hasard ? Vous n’avez visiblement rien compris à mon commentaire, ce qui m’incite à penser que vous ne connaissez pas grand chose à la mécanique quantique.


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 juillet 14:00

      Selon La couche du moche, ce sont les Zautres qui sont des niaiseux qui ne comprennent rien à rien.



      • diverna diverna 16 juin 00:22

        C’est de la bonne vulgarisation. L’article est clair et , en citant Alain Aspect, donne les indications sur ce sur quoi ces notions difficiles pourraient aboutir. 


        • troletbuse troletbuse 16 juin 07:11

          Aspect nous parle de la décohérence et Rakoparkinson de l’incohérence. smiley


          • Zip_N Zip_N 16 juin 11:01

            Il se disait athée sans dieu (j’ai entendu d’autres qui disaient qu’il était juif, qui dit vrai qui dit faux ?) et dire la phrase d’après par une anti thèse, dieu ne joue pas au dés c’est vraiment parler et défigurer quelqu’un sans comprendre ce qu’il dit et ce qu’il est.


            • Zip_N Zip_N 16 juin 11:28

              C’est pas avec des dés qu’on va savoir si dieu existe ou non ! ne croyant pas en dieu il aurait pu ajouter de la même manière que les dés : dieu ne mange pas de sandwich, ou encore mieux, parler du sandwich sans utiliser le mot dieu, la ça aurait été juste.


              • Zip_N Zip_N 16 juin 11:43


                Comme dieu existe pas selon Einstein, il ne pouvait pas plus jouer au dés que manger un sandwich, pour pas se montrer hypocrite il aurait du parler d’un sandwich qui joue au dés et se taire sur dieu


                • popov 19 juin 09:40

                  @Zip_N

                  Einstein ne croyait pas aux petits bons dieux des rabbins, curés, imams et autres grands sorciers faiseurs de pluie.

                  Dans une lettre à un rabbin qui lui demandait s’il croyait en Dieu, il répond : Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains.


                • Zip_N Zip_N 20 juin 10:57

                  @popov

                  « il répond : Je crois au Dieu de Spinoza »

                  C’était un croyant qui se préoccupait de dieu, allez le dire à l’auteur qui le qualifie d’athée.

                  Il croyait en un dieu harmonieux qui ne touchait pas l’être humain. Le sort et les actions ne sont pas harmonie quand il s’agit d’être humain, mais pour le reste oui. Bizarre !

                  Spinoza c’est celui qui se préoccupait du sort et des actions de dieu et des êtres humains, 2 en 1 ? pas bête ce Einstein ! mdr


                • Zip_N Zip_N 20 juin 11:48

                  En résumé il y a que Spinoza qui avait vu juste sur dieu, il est comme Einstein, tout le monde avait rien compris de la matière, jusqu’au jour ou Einstein et Spinoza on pu expliquer au monde ce qu’il en était vraiment. Ils ont commencé ils étaient 2, et maintenant avec sylvain ils sont 3, peut-être bientôt 4 avec popov qui aimerait bien être de la partie ?


                • popov 19 juin 09:21

                  L’auteur a fait un bon travail de vulgarisation, en principe à la portée de tous les lecteurs d’AV. Sauf bien sûr les plus ignares comme cette vielle mouche du coche qui croupit dans ses superstitions.

                  Cet article a aussi l’avantage de rappeler l’immense contribution des scientifiques français à une époque où la France tombe en poussière et où il est de bon ton pour son président de déclarer qu’il n’y a jamais eu de culture française.

                  Ayant utilisé la mécanique quantique pendant des années dans le domaine de la physique de l’état solide, j’ai toujours été émerveillé que des équations découvertes un peu par essais et erreurs puissent donner d’aussi bons résultats.

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