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Les ravages du postulat anti-relativiste sur l’enseignement de la quantique

Curieux  :

- Je viens de lire dans Agoravox que la Relativité c'est fini, qu'ils ne vont pas tarder à trouver vachement mieux. Bigre ! Ont-ils arraché les dents au diable ? Sur Usenet, vous avez aussi les pseudonymes « Richard Hachel » et « Pentcho Valev » qui jurent qu'ils ont révolutionné tout ça, et qu'Albert Einstein n'était qu'un zimbécile… Quelques précisions ?

 

Z'Yeux Ouverts :

- Fin 17e siècle, Isaac Newton avait toutes les excuses pour s’imaginer qu’un temps absolu, celui de son dieu, ça existait. Il s’imaginait de même qu’il existait un espace et un repère d’espace absolu, toujours celui de son dieu à lui qu’il avait. Trois cents trente ans plus tard, nous n’avons plus aucune de ces excuses. Nous avons quarante-dix-sept-plus-onze preuves que d'un endroit à l'autre, d'une particule à l'autre, les écoulements du temps diffèrent, et que les possibilités de mesurer l'espace diffèrent de même.

 

Curieux  :

- Dans ces conditions, avec des preuves partout, la Relativité ne peut être que parfaitement intégrée à la microphysique ! Dame, en cent dix ans !

 

Z'Yeux Ouverts :

- Justement non, ça n'est toujours pas intégré. Un gros empêchement théorique est le postulat corpusculariste maintenu envers et contre tous les faits expérimentaux. J'ai très longtemps sous-estimé l'autre gros empêchement : pour de bon, leur temps du dieu d'Isaac Newton, divin paramètre ubiquitaire, ils y croient toujours, tous les héritiers de la secte Göttingen-København, et ainsi empêtrés de leur postulat anti-relativiste depuis octante huit ans, depuis 1927, ils persistent à se prendre les pieds dans la barbe, sont obligé de faire intervenir de magiques « collapses » dont ils ne fourniront jamais la physique. Le dernier article de Roland Omnès persiste à faire appel à ses mystérieux collapses, dont les mystères lui résistent autant que la sainte trinité demeurait incompréhensible (et pour cause…) à Aurelius Augustinus, évêque d'Hippone (354-430) : Scheme of a Derivation of Collapse from Quantum Dynamics. En pdf : 1601.01214.pdf à l'adresse http://arxiv.org/abs/1601.01214

Je passe charitablement sur les empêchements tribaux, territoriaux, rhétoriques, voire criminels, dont le harceleur Marmotte est un parfait représentant.

 

Commençons par l'expérience de Pound et Rebka, en 1959 à Harvard.

https://en.wikipedia.org/wiki/Pound%E2%80%93Rebka_experiment

Vous pouvez accéder à la publication originale par le lien suivant : http://journals.aps.org/prl/pdf/10.1103/PhysRevLett.3.439

Ce qu'il fallait mettre en évidence est gh/c2 = 2.5×10−15 .

Expériences plus récentes et plus précises par Pound et Snider :

http://journals.aps.org/prl/abstract/10.1103/PhysRevLett.13.539

Vous trouverez aussi un cours fort complet sur la relativité générale impliquée, au lien :

luth2.obspm.fr/IHP06/lectures/mester-vinet/IHP-2GravRedshift.pdf

 

Professeur Castel-Tenant  :

- L'expérience n'a été possible que grâce à la finesse exceptionnelle de la raie gamma, émise ou absorbée par le noyau du fer 57, découverte par Rudolf Mössbauer (à l'époque ce fut sur l'Iridium 191) : demi-largeur relative de 3.10-13. Si dans une B.U. vous pouvez accéder au cours de Chpolski sur la physique atomique, tome 1, pages 381-391, ou § 129 et 130, vous trouverez là aussi un excellent exposé, en français. Ils commencent par exposer l'utilisation de la raie Hβ de l'hydrogène pour vérifier l'effet Doppler du second ordre relativiste, puis ils présentent les contraintes expérimentales, notamment thermostater l'émetteur et l'absorbeur, pour la raie à 14,4 keV du 57Fe.

Les Éditions Mir ont disparu en même temps que l'URSS et la plus grande partie de leurs ouvrages sont désormais introuvables. Springer Verlag a racheté le fonds Mir pour une bouchée de pain, réédite certains succès de librairie pour beaucoup plus cher, et en broché seulement, et a laissé le reste à la critique rongeuse des souris. Ce qui les intéressait était d'éliminer un concurrent.

 

Z'Yeux Ouverts :

- Dans cette expérience réalisée à Harvard en 1959, ce qui était mesuré là est l'effet de la différence de potentiel de gravité, sur une hauteur de 21 m, sur l'écoulement du temps, donc la fréquence de résonance du 57Fe. Ce qu'il fallait mettre en évidence est gh/c2 = 2.5×10−15 .

La différence d'altitude - très petite devant le rayon terrestre - multipliée par la gravité moyenne à cette altitude donne une différence de potentiel de gravitation, que nous notons \Delta\phi Δφ. D'où la nouvelle fréquence Mössbauer : \nu' = \nu(1 + Δφ/c²). Les expérimentateurs montèrent la source de γ au centre du cône d'un haut-parleur (un gros boomer comme en fabriquait Altec Lansing à cette époque), alimenté en basse fréquence. Il suffisait de repérer la phase à laquelle l'absorption par un filtre en 57Fe se produisait devant le détecteur, pour en déduire la vitesse qui par effet Doppler-Fizeau compensait exactement l'effet du potentiel gravitationnel. L'expérience a été faite dans les deux sens, du haut vers le bas de la tour du laboratoire de physique, et du bas vers le haut. Déjà très convaincante, cette vérification des équations de la Relativité Générale a encore été améliorée depuis, en 1964 par Pound et Snider. De nombreuses mesures ont été faites aussi en embarquant une horloge atomique sur un avion civil pour de grands parcours, qui ont pleinement confirmé la justesse des corrections prédites par la Relativité restreinte (vitesse) et par la relativité générale (altitude). Certes ce sont de très petites différences, qui ont demandé des moyens métrologiques de grande précision, alors qu'un scénario de fusée intersidérale à des vitesses relativistes nécessaires à la réalisation du paradoxe des jumeaux de Langevin (qui plaît tant à des foules de kranks), nécessite un stock de propergols irréalisable, impossible à réunir sur Terre ; du reste la construction de la fusée gigantesque est aussi du domaine de la fiction. On a de nombreuses confirmations que les lois relativistes qui servirent à Langevin, sont très bien vérifiées, sur des cas accessibles et réels. Les expériences de Pound et Rebka, puis de Pound et Snider en 1964 ont été amplement précisées par un maser à hydrogène à la précision de 10−4 de la différence relativiste à vérifier.

 

Curieux  :

- Je résume ce que je comprends : Il suffit d'une différence d'altitude de 21 m, à la surface de la Terre, pour que la différence de l'écoulement du temps soit mesurable ! Mais alors cela implique qu'entre les différentes molécules d'un gaz, qui s'agitent les unes par rapport aux autres à une vitesse du même ordre de grandeur que la vitesse du son, elles ont toutes une "notion du temps" différente et incompatible aux autres ? C'est donc la conséquence implacable de l'effet Doppler-Fizeau, pourtant établi au 19e siècle ? C'est bien la première fois qu'on attire mon attention là dessus.

 

Professeur Castel-Tenant  :

- C'est bien pourquoi les raies caractéristiques d'un gaz sont élargies par l'agitation thermique, aussi bien en absorption qu'en émission. On peut utiliser ces largeurs de raies pour estimer la température d'un gaz, à des distances astronomiques.

 

Z'Yeux Ouverts :

- L'application à la microphysique n'est pas moins surprenante, aux yeux du plus grand nombre. Nous avons vu plus haut les différences d'énergie d'un électron (ou de son atome ou de sa molécule aussi bien) selon qu'il occupe son état de base qui lui soit accessible (c'est à dire non déjà occupé par un électron plus lié), ou un état dit "excité". D'où résulte une divergence dans les temps propres de ces électrons, prédite par la Relativité.

 

Curieux :

- Mais alors, si je vais jusqu'au bout de vos affirmations, cela implique que pour l'électron le plus lié, le temps s'écoule moins vite que pour l'électron dans un état moins lié, et encore moins par rapport à l'électron libre, et encore moins que pour un électron accéléré ?

 

Z'Yeux Ouverts :

- C'est parfait, vous avez assimilé le message. Et la différence de fréquences entre ces états est exactement la fréquence emportée par le photon sortant, ou apportée par le photon entrant. C'était déjà décrit par Erwin Schrödinger en 1926, dans son article envoyé en septembre à la Physical Review, sauf que dans sa malchance distraite, Schrödinger avait oublié de revenir dans le cadre relativiste pour cette fin d'article, et qu'en conséquence les fréquences initiale et finale de l'électron émetteur étaient fort loin des fréquences brogliennes réelles, et étaient dépourvues de tout sens physique. Cela a suffi pour que cette partie de son travail soit universellement oubliée, au lieu d'être promptement corrigée.

 

Professeur Castel-Tenant  :

- Ces lacunes et malchances dans le travail de Schrödinger sur l'équation d'onde de l'électron ont été corrigées deux ans plus tard, en 1928 par Paul Adrien Maurice Dirac (1902-1984). "The Quantum Theory of the Electron" , http://www.math.ucsd.edu/ nwallach/Dirac1928.pdf ou https://www.jstor.org/stable/94981

Dirac connaissait déjà une première solution relativiste, celle connue sous le nom de Klein-Gordon, déjà écrite par Schrödinger mais abandonnée en cours de route, et la trouvait mauvaise pour l'électron ; depuis nous savons qu'elle convient pour des particules sans spin, telles que les pions. Dirac prit la décision de ne plus avoir d'équation quadratique, mais entièrement du premier degré.

Toutefois la difficulté mathématique fit un grand bond en avant : les coefficients de Dirac α et β sont des matrices carrées 4 x 4, et l'on a facilement de la misère à les interpréter, quelle que soit la variante adoptée.
Les p_1, p_2 et p_3 sont les coordonnées de l'impulsion, ou quantité de mouvement, en tant qu'opérateurs. m est la masse au repos. Désormais la fonction ψ a quatre composantes, on la qualifie de bispineur. Les matrices α et β sont hermitiennes et leur carré est la matrice unité.
α2 = β2 = I4

De plus elles anticommutent (i et j distincts) :
αi αj + αj αi = 0

αi β + β αi = 0

Elles sont des représentants d'une algèbre de Clifford, créée en 1878 par William Kingdon Clifford (1848-1879).

 

Z'Yeux Ouverts :

- La première surprise venant de cette invention mathématique par Dirac, fut que le spin de l'électron en était une conséquence naturelle. La seconde surprise vint en 1930 et 1932 par Erwin Schrödinger, qui prouva qu'il en découlait une Zitterbewegung ou en français un « Tremblement de Schrödinger » :

La vitesse instantanée d'un électron libre est toujours alternativement c et -c, comptée sur l'axe du déplacement.

La fréquence de cette alternance est le double de la fréquence broglienne, soit 2 mc²/h. Mais le partage entre chaque partie d'alternance dépend de la vitesse de groupe.

L'amplitude de déplacement de cette alternance semble bien être h/mc, ce qui nous laisse avec des problèmes d'interprétation encore douteuse.

Enfin Schrödinger prouva que l'équidistance spatiale Dirac-Schrödinger est celle qui ramène la dispersion de Compton électron-photon exactement à la loi de Bragg. Je l'ai redécouvert en 2011, car le monde entier ignore tout de cette découverte d'Erwin Schrödinger ; seule la conférence Nobel de Dirac en 1933 la mentionne ; silence radio forcené partout ailleurs. http://www.deonto-ethics.org/quantic/index.php?title=Calcul_diffusion_Compton_et_Zitterbewegung

 

Curieux :

- Et avec une application numérique, qu'on ait une idée claire des ordres de grandeur ?

 

Z'Yeux Ouverts :

- Je crains que vous ne regrettiez votre demande, car mathématiquement, ça va devenir plus trapu, et de nombreux lecteurs auront intérêt à sauter directement au chapitre suivant.

 


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71 réactions à cet article    


  • amiaplacidus amiaplacidus 10 mars 2016 13:09

    Maintenant qu’Agoravox publie des articles de physique fondamentale, les revues scientifiques, telles que « Nature » ou « Journal of physics » doivent s’accrocher si elles veulent rester dans la course.
    .
    Sans compter l’effet sur le CV : j’imagine l’un de nos auteurs favori dire :« j’ai publié 15-20 articles sur Agoravox ». C’est la gloire assurée, le Nobel pratiquement certain.


    • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 14:46

      @amiaplacidus
      On notera avec intérêt les interventions de Bernard Chaverondier, là : http://www.hilpers.fr/113539-livre-sur-mecanique-quantique/2 à partir du 1er janvier 2008.


    • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 16:59

      @amiaplacidus. As-tu procédé au recensement des articles du Cabanel et du Gué sur Avox, pour leur nomination au prix Ignobel ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2016 04:46

      @JC_Lavau. Distinguer la physique des mathématiques.

      Il est à signaler sur le fil voisin, du 1er janvier 2008, https://groups.google.com/forum/?hl=fr# !search/%22Re$3A$20question$20sur$20le$20spin%22$20/fr.sci.physique/ny82VjJVqvg/16rJg6Na9NoJ on pourrait croire que Michel Talon répond à la question posée « Qu’est-ce que le spin ? », or non, il répond à un sous ensemble mathématique de la question, soit « Qu’est-ce qu’un spineur ? ». Or le spin, grandeur physique a en outre des propriétés dimensionnelles que le spineur des matheux n’a pas.


    • Pentcho Valev 10 mars 2016 13:20

      L’expérience de Pound-Rebka a confirmé la variation de la vitesse de la lumière (dans un champ de gravitation) prédite par la théorie de l’émission de Newton : 

      http://www.einstein-online.info/spotlights/redshift_white_dwarfs 
       Albert Einstein Institute : « One of the three classical tests for general relativity is the gravitational redshift of light or other forms of electromagnetic radiation. However, in contrast to the other two tests - the gravitational deflection of light and the relativistic perihelion shift -, you do not need general relativity to derive the correct prediction for the gravitational redshift. A combination of Newtonian gravity, a particle theory of light, and the weak equivalence principle (gravitating mass equals inertial mass) suffices. (...) The gravitational redshift was first measured on earth in 1960-65 by Pound, Rebka, and Snider at Harvard University... » 

      http://courses.physics.illinois.edu/phys419/sp2013/Lectures/l13.pdf 
       University of Illinois at Urbana-Champaign : « Consider a falling object. ITS SPEED INCREASES AS IT IS FALLING. Hence, if we were to associate a frequency with that object the frequency should increase accordingly as it falls to earth. Because of the equivalence between gravitational and inertial mass, WE SHOULD OBSERVE THE SAME EFFECT FOR LIGHT. So lets shine a light beam from the top of a very tall building. If we can measure the frequency shift as the light beam descends the building, we should be able to discern how gravity affects a falling light beam. This was done by Pound and Rebka in 1960. They shone a light from the top of the Jefferson tower at Harvard and measured the frequency shift. The frequency shift was tiny but in agreement with the theoretical prediction. » 

      Pentcho Valev


      • sarcastelle 10 mars 2016 14:44

        @Pentcho Valev

        .
        Donc la vitesse de la lumière tombe à zéro à la distance maximum d’observation optique d’un trou noir de Michell ? 

      • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 14:55

        @sarcastelle.
        Cela fait une dizaine d’années que le yaourt bulgare masqué engorge les forums et fait fuir les derniers participants aux forums scientifiques de Usenet. Par son absence totale de police locale, Usenet a les propriétés d’une passoire Shadok du troisième genre : garder l’eau sale, et laisser filer les pâtes.

        On en a eu un qui devenait de plus en plus menaçant à mesure que son délire nous faisait rigoler : il voulait à toute force que le coran contienne la vitesse de la lumière, avec neuf décimales exactes.
        http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,527.0.html
        http://groups.google.com/group/fr.sci.astrophysique/browse_thread/thread/3b bd6b236cb0b766?hl=fr


      • Victorin (---.---.130.65) 10 mars 2016 13:51

        Merci à l’auteur de confirmer d’une manière éclatante que l’écoulement du temps est contingent du mieux et de l’altitude.

        J’avais de manière empirique déjà remarquer que :

        • au boulot la journée se traine désespérément ;
        • au bar d’altitude, ben pas du tout.

        • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 14:38

          @Victorin. Je prédis que tu seras moins faraud concernant les bienfaits de l’altitude, quand surpris par le mauvais temps, tu devras bivouaquer debout dans la paroi, à attendre que l’orage cesse et le jour revienne, afin de voir où tu peux poser tes pieds.


        • sarcastelle 10 mars 2016 14:46

          @JC_Lavau
          .

          Ou quand les pompes dans un cunimb auront entraîné son parapente à dix mille mètres ! (voir en ce moment sur Agoravox.tv)

        • Victorin (---.---.130.65) 10 mars 2016 15:39

          @JC_Lavau

          « La vie n’est qu’un théâtre et chacun y joue son rôle »

          Bien à vous.


        • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2016 03:39

          @Victorin
          Je ne suis pas sûr que Victorin ait laissé un interstice non déconnant dans son message d’hier.
          Je vais tenter de faire semblant de croire qu’il y en ait un...
          Au cours de la journée, son métabolisme change plusieurs fois, son pouls et sa respiration changent, sa vigilance change énormément.
          Si Victorin avait été plus vigilant, il aurait remarqué qu’avec les résonances Mössbauer, on met en évidence des variations de fréquence de l’ordre du millionième de milliardième. Ce qui est incommensurable avec ce que peuvent apprécier ses sens et encore moins son humeur fantasque.


        • Rmanal 10 mars 2016 14:59

          Aujourd’hui le modèle que donne les hommes « influents », politiques, artistes, journalistes, est que tout le monde peut dire et affirmer n’importe quoi, sans passer pour un con fini. Les plus stupides sont même encensés (cf Nabila).
          Le modèle pour les jeunes est donc le même : tout le monde pense qu’il détient la vérité, qu’il est plus intelligent, plus beau, etc que les autres. Conséquences : des imbéciles viennent de partout déverser leurs paroles « universelles » sans qu’aucune censure, sous forme de rappel à la raison, n’intervienne.
          Le XXI è sera le siècle des crétins, et de son corolaire les religions.


          • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2016 03:29

            @Rmanal. Je t’encourage à donner de la clarté à ton discours : donne à savoir à tes lecteurs de quoi tu parles, de qui tu parles, quel souhait au juste tu formes sur qui devrait faire quoi au lieu de quoi, pour que tu sois plus mieux satisfait, ou moins insatisfait. N’oublie pas de préciser quels services tu es prêt à rendre à ton prochain, pour l’équité.


          • sarcastelle 10 mars 2016 15:01

            Ah, les éditions Mir ! Mir et MZ, mes deux fournisseurs favoris du temps où tel le capitaliste assez bête pour vendre à l’URSS la corde qui servira à le pendre, je lisais et roulais pour deux balles en alimentant en devises occidentales les patries des travailleurs. 


            J’étais tellement avare qu’après avoir repéré à la Librairie du Globe les titres intéressants, j’allais encore les chercher en occasion chez Gibert. 

            Il y avait trois niveaux. Tout en bas la collection « sciences pour tous » avec autant d’éducation socialiste que de science ; au milieu la collection des gros pavés noirs à jaquette orange, niveau bac/premier cycle, avec un peu de socialisme, sans plus ; et au sommet des brochés de haut vol malaisément accessibles, avec pas du tout de socialisme dedans. 






            • amiaplacidus amiaplacidus 10 mars 2016 15:42

              @sarcastelle

              Je me souviens, lors de mes jeunes années, que les livres scientifiques en français, publiés à Moscou, étaient d’un prix ridiculement bas, à peu près 5 fois moins chers que l’équivalent publié chez Dunod. Et quand je dis équivalent, je dois dire souvent bien supérieures quant à la qualité pédagogique.

              Pour confirmer, je viens d’aller rechercher, au fond de ma bibliothèque, l’immémorable « Calcul différentiel et intégral » par N. Piskounov. J’avais dû le payer à l’époque ( 1965), l’équivalent de 15-20 €. En un peu plus de 850 pages, avec de nombreux exercices. on parcourait une grande partie de l’analyse.
              Ce fut un compagnon constant de mes 2 premières années d’études supérieures.

              Bon, de l’autre côté, il y avait les éditions US « Schaum » en anglais, pas chères également, mais, approche moins rigoureuse, plus pragmatique, à l’américaine et plutôt de niveau secondaire que supérieur.

              Nostalgie ...


            • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 16:03

              @amiaplacidus.
              Une autre mine, mais en broché, c’est Dover, aux Etats, qui republie des ouvrages historiques. Lavoisier en traduction anglaise d’époque : chez Dover.
              Le Treatise, de James Clerk Maxwell, édition posthume : chez Dover.
              Microwave spectroscopy : Dover.
              Magnetic atoms and molecules : Dover.
              Magnetism and metallurgy of soft magnetic materials : Dover.
              H. Weyl : Dover.
              The theory of the properties of metals and alloys, by N.F. Mott and H. Jones : Dover.
              Optical processes in semiconductors : Dover.
              F.R. Nabarro. Theory of crystals and dislocations. Dover.
              Georg Joos. Theoritical physics : Dover.
              ...

              C’est chez eux aussi qu’on peut trouver la partition de Boris Godounov, à un prix sciant ($13).
              La Bibliothèque Municipale de Saint-Quentin avait doublé la mise en le faisant relier, pour un résultat incomparable.


            • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 16:40

              @sarcastelle
              Bin, ma MZ (Motorradwerk Zchopau) ça n’est pas un si bon souvenir que ça. Elle polluait fort, elle pissait l’huile, et elle a cassé sa chaîne primaire sur l’autoroute.


            • Abou Antoun Abou Antoun 10 mars 2016 17:38

              @amiaplacidus
              Bon, de l’autre côté, il y avait les éditions US « Schaum » en anglais, pas chères
              C’était surtout des séries d’exercices avec corrigés ’SCHAUM SERIES’ . je ne me souviens pas de ’textbooks’ dans cette série.
              Quelques succès de librairie de MIR ont été traduits chez FREEMAN en éditions brochées avec une typo. sommaire à prix disons abordable.


            • amiaplacidus amiaplacidus 10 mars 2016 18:07

              @Abou Antoun
              En fait, si je m’en souviens bien, les SCHAUM présentaient la théorie par le biais d’exercices complètement corrigés dont le corrigé était développé avec beaucoup de détail. Comme je le disais, pragmatique, à l’américaine, sans trop souci de rigueur, mais avec efficacité.

              A contrario chez MIR (Les éditions de la paix), la théorie est présentée avec rigueur (j’ai le « Piskounov » sous les yeux) et passablement de pédagogie, de nombreux exercices, mais dont on n’a que la solution, sans développement. Je me souviens avoir passé des heures à rechercher la cause d’une erreur dans la résolution d’un exercice, mais c’est aussi formateur.

              À noter que mon exemplaire est relié pleine toile en bon état, quoique tachée, pages grisâtres piquetées parfois en brun clair. Le livre est encore en très bon état compte tenu que je l’ai beaucoup utilisé durant 1-2 ans et de son âge, je n’ai pas trouvé la date d’impression, mais je l’ai acheté, sans doute, vers 1965, il a donc, au minimum 50 ans.
              L’impression et la reliure, sobre, était sans doute de bonne qualité.


            • sarcastelle 10 mars 2016 18:10

              @JC_Lavau

              .
              Plusieurs ennuis graves avec ma 250 ETZ, une MZ « modernisée » peu avant la chute du mur. Pas d’ennuis graves avec mes deux 125 TS, les vieilleries ; rien que des trucs absurdes comme fausses pannes à répétition à cause de l’obturation de la mise à air du bouchon par la sacoche de réservoir, arrachage des valves de chambre à air, casse rapide des anneaux de maillons de la chaîne secondaire, oxydation des contacts divers de l’usine électromécanique régulatrice... 


            • popov 11 mars 2016 17:33

              @sarcastelle

              Les éditions MIR, la collection des « Landau et Lifchitz ». On pouvait vraiment s’en mettre plein la lampe pour pas cher. Rayonnement culturel de l’URSS !


            • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2016 18:21

              @popov. Manuels de technologie aux éditions Mir.
              C’est aussi un moyen très sûr pour se faire des jaloux, des ennemis.
              http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php/topic,2017.0.html
              Il s’agit de l’homicide involontaire par imprudence, commis à Brétigny sur Orge, début juillet 2013. Avec sept morts.

              Les cheminots sont entrés dans une rage folle, quand j’ai mentionné qu’en 1983, quand cette TJD a été posée et les boulons approvisionnés, on savait depuis longtemps que de telles concentrations de contraintes amenaient vite des fissures de fatigue, et que maintenir par routine ce dessin de tête de boulons était une faute professionnelle. Ils m’ont donc banni pour me faire taire. Ils avaient commencé par argumenter que la SNCF est dispensée des connaissances banalisées de longue date dans l’aéronautique et le nucléaire. Années cinquante (soixante ?), l’OTAN avait organisé et financé un colloque de métallurgistes, consacré à la fatigue des métaux. Il y avait urgence après les explosions en vol des Comets.
              Je n’ai pas retrouvé immédiatement dans ma bibliothèque l’ouvrage de grande diffusion qui donnerait tous les détails. Il était aux éditions Mir :

              http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php/topic,2017.msg4400.html#msg4400
              Citation (22 octobre 2013) :
              J’ai ce livre depuis l’année 1972 : l’adresse qui est écrite dedans est encore à Bures sur Yvette, soit quand nous étions jeunes mariés. La traduction française aux éditions Mir est de 1971.
              Titre : Eléments de machines.
              Cinq auteurs : V. Dobrovolski, K. Zablonski, S. Mak, E. Radtchik, L. Erlikh.

              Les pages 11 à 55 sont consacrées à la résistance des pièces de machines à toutes sortes de causes de fissuration, et avant tout à la fissuration par fatigue, accessoirement aux fissurations par frottement et surtout roulement (cas rencontrés sur des champignons de rails) . Les conseils pour éviter les concentrations de contraintes sont très détaillés.

              Devant de telles pièces, il faut énormément de mauvaise foi, comme celle déployée sur le forum des cheminots cité plus haut, pour soutenir que le dessin des boulons d’éclisses, avec concentration de contraintes particulièrement fautive, n’était pas une faute professionnelle déjà en 1983-1984, époque de l’approvisionnement des pièces de la TJD qui a défailli à Brétigny en juillet dernier. Les connaissances étaient entièrement disponibles depuis plus d’une dizaine d’années. Probablement une vingtaine d’années si l’on tient compte des efforts de l’OTAN pour faire progresser la connaissance métallurgique de la fissuration par fatigue : Avant que je commence ma thèse, l’OTAN avait déjà organisé des colloques scientifiques sur ce thème.

              Ce qui est moins bien, c’est que mon inhibition à écrire et publier ce paragraphe a duré près de deux mois : ah oui, évoquer la réalité est tellement conflictuel...

              Fin de citation (22 octobre 2013).


            • Piere CHALORY Piere CHALORY 11 mars 2016 20:15

              @JC_Lavau

              J’avais un copain qui en avait acheté une, c’est vrai la MZ c’était pas top : laid au possible, tripesque, ça avançait pas. Aucune compression, il coupait le moteur et ça s’arrêtait de tourner un bon moment après... 

              C’était pas cher, heureusement !

              Un jour, comme il était jeune et s’amusait à pencher au maximum dans les virages, la barre qui passait à travers le cadre en tôle emboutie et qui servait à poser les pieds a commencé à prendre du jeu, et dans la descente du Bd Périer à Marseille, à la sortie d’un virage en épingle ; le cadre s’est coupé en 2, la pédale du frein arrière est partie avec les cale-pieds...

              Il a pas pu freiner et s’est embouti dans une porte de garage, physiquement il s’en est bien tiré, mais il a fallu jeter la MZ.

            • popov 12 mars 2016 09:39

              @JC_Lavau

              Bonjour

              Je ne suis pas ingénieur, donc je n’ai pas de livres de technologies de chez MIR, rien que des livres de physique.

              Un ami Russe qui vivait au Japon et n’avait pas confiance dans les détecteurs de radiation vendus au Japon s’était fait envoyer un détecteur de fabrication russe (aux bonnes vielles normes soviétiques, comme il disait). Il n’avait pas tort, les détecteurs japonais donnaient des chiffres un peu trop optimistes.

              Je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir vos liens. Il semble qu’il y a des idées à creuser.


            • JC_Lavau JC_Lavau 12 mars 2016 11:02

              @JC_Lavau.
              Pris par l’ambiance des éloges aux éditeurs méritants, j’en ajoute aux éditions Dover.
              1926 : Tullio Levi-Civita. The absolute differential calculus (calculus of tensors).
              Levi-Civita (1873-1941) a poursuivi l’oeuvre de Ricci-Curbastro, ils ont fondé le calcul tensoriel, dont Woldemar Voigt, puis Albert Einstein via Marcel Grossmann firent un excellent usage. Avoir accès à l’original est fatal à bien des impostures courantes, utilisées pour justifier l’infâme « produit vectoriel ».

              1951 : A. d’Abro. The rise of the new physics. 2 volumes. Irremplaçables pour l’historien amateur, mais jamais cités par aucun des « auteurs autorisés ». Il est vrai qu’il accorde une large place aux auteurs vaincus, que les vainqueurs cherchent à biffer du paysage scientifique, en particulier au pionnier Erwin Schrödinger.

              En langue française et lui aussi fort abordable, en collection de poche Quadrige / Presses Universitaires de France : sous la direction René Taton ; La science contemporaine. Quatre volumes, mais je n’en ai que deux.
              Une collection parallèle existe pour l’histoire des techniques. Consultables dans certaines bibliothèques municipales. Irremplaçable.


            • Abou Antoun Abou Antoun 10 mars 2016 15:40

              Les Éditions Mir ont disparu en même temps que l’URSS et la plus grande partie de leurs ouvrages sont désormais introuvables.
              Ça, c’est à coup sûr une perte pour l’humanité. On en parle encore, par exemple ici.


              • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 18:30

                @Abou Antoun.
                Je ne m’étais pas étendu, mais tu fournis l’occasion de dire du bien de plusieurs auteurs d’ouvrages parus chez Mir.
                Chpolski, déjà cité : Physique atomique, en deux volumes. Donne de nombreux détails concrets et expérimentaux introuvables sur tout livre d’origine française.
                Même compliment pour les deux seuls volumes que j’aie de Sivoukhine, Optique en 2 volumes.

                Bien moins dogmatiques, bien moins domestiqués que les auteurs français.

                Sirotine et Chaskolaskaïa : Fondements de la physique des cristaux. Les seuls auteurs à utiliser le tenseur métrique pour donner toute la métrique indispensable à la radiocristallographie. Les seuls à part moi-même : http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/syntaxe3.htm

                Je ne peux pas tous les citer, en construction mécanique, ni matériaux de construction, ni électrotechnique (déjà en raréfaction en 1994 : impossible de trouver une série complète), chimie industrielle, chimie analytique, thermique industrielle, algèbre linéaire (Béklémichev), géométrie analytique (Postnikov déjà cité).


              • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 16:36

                Avant et après ce début de chapitre, c’est à :
                http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Microphysique_contee.pdf
                La microphysique que l’on vous conte est-elle bien la bonne ?


                • chapoutier 10 mars 2016 17:40

                  dugué va en faire une jaunisse


                  • escoe 10 mars 2016 19:52

                    Si dans une B.U. vous pouvez accéder au cours de Chpolski sur la physique atomique

                    J’ai toujours le Chpolski et je ne m’en, sépare pas. Il contient une admirable démonstration de la supériorité de la centrifugation pour l’enrichissement isotopique.
                    J’ai aussi le Arnold « méthodes mathématiques de la mécanique classique » qui contient une extraordinaire démonstration de pourquoi lorsque un chien, et un cheval courent à la même vitesse sur le plat et abordent une côte le cheval est obligé de ralentir. Après ça vous avez compris à peu près définitivement l’analyse dimensionnelle


                    • JC_Lavau JC_Lavau 13 mars 2016 20:13

                      @escoe. Ou plutôt la nécessité de lois de la similitude ?


                    • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 20:31

                      Je suggère qu’on close là l’éloge funèbre des éditions Mir : c’est entendu, à l’unanimité, les quatre personnes ici présentes regrettent leur disparition.

                      Sur le coeur du sujet : ici fut repris, au titre près, le premier d’une série de quatre articles qui furent refusés. Le but de ce chapitre est de recadrer la physique quantique dans son cadre naturel, soit le cadre relativiste. Or depuis octante-huit ans, le clergé vainqueur au congrès Solvay en septembre 1927, s’est dispensé du cadre relativiste, et se cramponne depuis lors au temps de Newton. D’où pléthore de contradictions, jusque dans le formalisme.

                      Parmi les conséquences inévitables, il faut enfin tenir compte du fait que le photon est à temps propre nul - mais pas à durée nulle, sinon sa longueur serait nulle, et il n’y aurait plus jamais de figures d’interférences. S’il est à temps nul, pour lui, arrivée et départ sont simultanés ==> émetteur et absorbeur sont également causaux, à parts égales. John Cramer en était là en 1986, il ne semble pas qu’il ait progressé sur ce point depuis ; il est du reste devenu très discret et ne répond pas aux courriels, ni sa fille non plus, qui pourtant a repris en partie la diffusion. En 1997, quand j’ignorais l’existence de Cramer, je ne faisais pas mieux : juste une transaction à deux partenaires, l’émetteur et l’absorbeur. Défaut majeur : cela dénie le rôle de l’espace intermédiaire, et le cas princeps traité par Max Planck en 1900 - le corps noir et la densité de photons dans la cavité - rue dans les brancards, échappe à ce stade primitif de la théorisation.

                      Ce ne fut qu’au cours des dernières années que j’ai conceptualisé, encore de façon assez brute, qu’un photon est une transaction réussie entre trois partenaires : l’émetteur, l’absorbeur, et l’espace ainsi que tous les dispositifs optiques intermédiaires, tels que polariseur, rotateur de plan de phase, lame quart d’onde, optique focalisatrice, interactions bosoniques avec les autres photons (réels ou virtuels), etc. La formalisation est encore à faire, notamment rien n’est encore fait pour évaluer les impédances optiques de divers dispositifs de ce genre, y compris un désaccord en polarisations entre absorbeur et émetteur.

                      Or l’absorbeur potentiel ne voit l’émetteur potentiel qu’à travers ces impédances optiques, et inversement. C’est bien cette double carte bidimensionnelle d’impédances qui prédétermine les probabilités à travers lesquelles le bruit de fond Schrödinger-de-Broglie va faire fulgurer telle transaction plutôt que toutes les autres envisageables.

                      Dix-huit ans ! Il m’a fallu dix-huit ans pour achever une conceptualisation indispensable, pratiquement seul contre tous. Chaverondier excepté comme on l’a vu plus haut, mais depuis longtemps il ne fréquente plus Usenet.

                      Ici, ce qu’on peut faire, c’est tester la lisibilité de l’exposé, qui a l’obligation d’être pédagogique et vulgarisateur.

                      Parmi les bénéfices attendus : un énorme allègement des calculs, en comparaison de la méthode des intégrales de chemin qui valut à Feynman son Nobel en 1965. Méthode monstrueuse, très inutilement coûteuse en temps de calcul.


                      • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 20:34

                        @JC_Lavau. Désolé. Cinq personnes, « escoe » ne m’était pas encore visible.


                      • Abou Antoun Abou Antoun 10 mars 2016 21:02

                        @JC_Lavau
                        Je suggère qu’on close là l’éloge funèbre des éditions Mir : c’est entendu, à l’unanimité, les quatre personnes ici présentes regrettent leur disparition.
                        Normal, on ne va pas transformer ça en réunion d’anciens combattants. Question physique je me garderai bien d’ajouter un avis. Mon dernier cours de physique remonte à 1967 (certificat d’électromagnétisme de la licence de maths). Depuis j’ai lu quelques ouvrages de vulgarisation. Dans le genre, j’ai encore en bibliothèque les 3 tomes de Feynman édition originale cartonnée chez Addison Wesley (Lectures on Physics). Cela se lisait comme un polar. je ne sais pas si Feynman était un grand physicien mais c’était un grand pédagogue.
                        Question relativité je me souviens d’un cours sur la relativité restreinte qui m’a paru très convaincant, et c’est à peu près tout.
                        Je me retire donc du débat qui n’est pas à mon niveau.
                        La physique est passionnante mais très difficile. En maths on reste maître du jeu puisqu’on construit son univers et sa vérité. Les maths c’est un truc de fainéant, pas de manips, pas de TP, pas de confrontation avec une ’réalité’ dont personne ne sait si finalement ce n’est pas un leurre.
                        Voilà pourquoi j’ai définitivement opté pour les mathématiques.


                      • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 22:04

                        @Abou Antoun. Mais tu es qualifié pour donner un avis sur la lisibilité.

                        Je suis presque toujours seul pour trouver mes erreurs. Mais je suis mal armé pour anticiper les difficultés de lecture des autres.

                        C’est dans le Feynman que j’ai appris que le champ magnétique entre courants, et donc les forces magnétiques, est juste une perspective électrostatique relativiste. Mais il ne donnait le calcul que pour le cas le plus simple : deux courants parallèles de même sens, avec même vitesse de dérive électronique. J’ai dû compléter pour courants en sens inverses, et perpendiculaires.

                        Là dessus, toute l’électrotechnique repose sur ces mêmes perspectives relativistes, mais où dominent les spins des matériaux ferromagnétiques, voire ferrimagnétiques. Là le niveau de difficultés mathématiques devient immédiatement plus sélectif.


                      • Abou Antoun Abou Antoun 10 mars 2016 23:00

                        @JC_Lavau
                        Mais tu es qualifié pour donner un avis sur la lisibilité.
                        Eh bien je dirais que question style c’est assez bien foutu. Maintenant, je suppose que le but de l’article est de convaincre. Alors pour être franc l’argumentaire n’est guère possible à suivre sauf par un spécialiste ou quelqu’un qui déciderait de le devenir en potassant tous les liens, etc... Il faut une motivation et un ’background’ que les lecteurs d’AV n’ont pas.
                        Je ne suis pas contre le fait que des articles scientifiques de haut niveau soient publiés sur AV dans la mesure où je sais que quelquefois les voies normales sont verrouillées. Mais pour qu’il y ait la moindre résonance il faut que l’article soit lu par des pairs de l’auteur qui donneront leur avis en abondant dans le sens de l’auteur ou en donnant des arguments contre.
                        Je crois en le génie d’Einstein, et pour le critiquer il faut être une pointure de son acabit, cela ne court pas les rues. Je crois aussi naïvement que tous les chercheurs en quête d’une théorie unifiante se casseront les dents. Les théories décrivent bien les phénomènes dans des conditions d’application particulières. Les phénomènes microscopiques et macroscopiques ne se traitent pas de la même manière, les changements quantitatifs induisent des changements qualitatifs, il y a des problèmes d’échelle pour les distances, pour les temps, pour les masses.
                        Tout le monde cherche Dieu à sa façon. Pour les physiciens il est peut être symbolisé par un jeu d’équations. Les mystiques ont leur propre approche guère plus fructueuse. 
                        Bon courage à toi et au plaisir de communiquer à nouveau sur des sujets plus abordables.


                      • Jean Guillot meslier 10 mars 2016 21:40


                        La relativité générale c’est fini , mais la relativité restreinte a encore de beaux jours devant elle ...


                        • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 2016 22:05

                          @meslier. Sens-toi complètement libre d’argumenter avec des preuves, ta condamnation hâtive de la RG.


                        • Jean Guillot meslier 11 mars 2016 19:27

                          @JC_Lavau

                          Il faut s’orienter vers une théorie quantique de la gravité, qui est la quête ultime pour de nombreux physiciens, car toute la physique, à l’exception de la gravité, est bien décrite par les lois quantiques


                        • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2016 19:37

                          @meslier.
                          C’est ça ton argumentation ?
                          En voici une autre : tu as un gros nez.



                        • JC_Lavau JC_Lavau 15 mars 2016 12:38

                          @meslier. On n’a jamais fait plus concis ni plus élégant que la RG. Certes la puissance du calcul tensoriel - Ricci Curbastro puis Levi-Civita, transmis à Einstein par Marcel Grossmann - y est pour quelque chose.

                          En 41, Wheeler et Feynman démontraient que la masse de l’électron reposait entièrement sur son interaction électromagnétique avec le reste des charges de l’Univers. Ce résultat n’a donné lieu à aucune extension. Surprenant. En revanche leur méthode d’alors, celle de l’absorbeur, a donné lieu à une postérité : les transactionnistes, dont moi-même.


                        • Perso 11 mars 2016 01:44

                          cela veut-il donc dire que si je fais caca à 21 mètres au dessus du niveau de la mer, il met moins ou plus de temps à vous atterrir sur la tête ?....et qu’elle en est son application et son utilité à cette théorie dans la vie courante et toute banale des non initiés ???


                          • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2016 04:13

                            @Perso. Ta grosse commission, tu es prié d’aller faire ça ailleurs, ès lieux secrets et appropriés. Que tu es prié de laisser propres à ton départ.


                          • JC_Lavau JC_Lavau 12 mars 2016 17:07

                            @Perso. Même aux temps des chasseurs-cueilleurs, la division du travail était un fait : celui qui ne faisait pas bien sa part en chasse pouvait mettre la vie des autres en danger.
                            De nos jours, tu n’en finis pas de profiter du travail des autres. Peut-être sais-tu raboter, mais sais-tu fabriquer un rabot ? Tu sais acheter du poisson, mais sais-tu le pêcher pour les autres ? Et le conserver sans un frigo que tu ne sais pas non plus fabriquer ? Ni alimenter sans que des ouvriers et des ingénieurs te fournissent en courant, jour et nuit.

                            Selon toi, le fait que tu ne comprennes rien au travail des autres, t’autorise à les mépriser et les insulter.

                            Qu’il s’agisse d’un artisan côtier qui ramende son tramail, ou d’un matelot à la grande pêche qui ramende le chalut, je n’ai pas le temps de voir leurs mains, je ne saurais pas refaire à cadence normale leurs noeuds de filets. DONC je dois les mépriser ?

                            A chacun son métier, à chacun de respecter son métier et ses obligations, à chacun de respecter les métiers des autres.

                            Ce que font le carreleur ou le paveur, tu t’accordes le droit de les mépriser et les invectiver ?

                            Je suis théoricien. Et un bon. Plus lent que presque tous, mais nettement plus profond que la plupart ; j’ai les qualités de mes défauts. Et toi tu te permets de mépriser et invectiver, sur la seule base de ta cancritude que tu exhibes avec fiertitude.

                            Il était une fois Jean-Jacques. Il aurait 80 ans, mais il est mort depuis treize ans déjà. Avant de reprendre son train à la gare du Nord, il est passé à la librairie Lavoisier, est tombé sur le Fripiat, Gelli et Chaussidon, "Physico-chimie des phénomènes de surface ; application aux silicates", et l’a acheté en pensant : "Moi je n’y comprends rien, mais Jacques et Jo, ils vont sûrement en faire quelque chose".

                            Evidemment que moi et Joseph, on en a fait quelque chose, et on a félicité Jean-Jacques de son initiative.

                            Qui ici est capable d’une modestie aussi constructive ? Ça n’est pas à la mode.


                          • Ruut Ruut 11 mars 2016 07:47

                            Concernant l’horloge atomique dans les avions et satellites, ont il aussi utilisé des horloges mécaniques, l’histoire d’être sur que les décalages observés ne viennent pas d’un changement de comportement des horloges atomiques lié a un changement de gravité ?
                            Ce qui fausserait les résultats.


                            • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2016 10:44

                              @Ruut. Si d’aventure tu disposais de cette horloge mécanique, qui à t’en croire, rivaliserait en précision et stabilité avec une horloge atomique, n’hésite pas à la mettre sur le marché, tu feras fortune. Commence par prendre les brevets, bien entendu.


                            • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2016 13:07

                              Ici je ne portais que le début d’un seul chapitre. Je n’ai donc nullement répondu positivement à la question : Mais si le temps n’est pas le temps universel et ubiquiste du dieu d’Isaac Newton, alors qu’est-il ?

                              Si vous vous reportez aux questionnements du 19e siècle au temps de Faraday, et avant que les équations de Maxwell s’imposent, ils envisageaient des mousses de vortex tournant autour du fil conducteur, et comble de malchance, c’était pour le champ électrique et le courant électrique, car ils étaient emportés par la facilité de réalisation des spectres magnétiques de Faraday, et s’imaginaient que c’est le champ magnétique qui avait la structure géométrique la plus simple : la structure vectorielle que Hamilton venait d’inventer. Chercher et conjecturer, c’est prendre le risque de se tromper plus d’une fois, d’être trahis par la malchance. Les malchances s’accumulant sur les luttes territoriales, il a fallu attendre 1894 pour que Pierre Curie démontre que seul le champ électrique avait les symétries d’un champ vectoriel. Mais Pierre Curie mourut avant d’avoir mis la main sur l’outil mathématique adéquat au champ magnétique : les travaux d’Hermann Grassmann et de Gregorio Ricci-Cubastro ne percolèrent pas jusqu’à lui.

                              Dans cette même fin du 19e siècle, il fut prouvé contre une violente opposition que la température d’un gaz n’est pas une variable à notre disposition, mais une émergence statistique des énergies cinétiques individuelles des molécules de gaz. Pour la généralisation aux états condensés avec les phonons et les électrons de conduction au niveau de Fermi dans les métaux, il fallut un demi-siècle de plus.

                              En 1971, au temps où il acceptait de rester dans son domaine de compétence, Roger Penrose démontra que les orientations de notre espace macroscopique familier peuvent être obtenues comme propriété statistique émergente d’un réseau de spineurs. Il restait à obtenir le même résultat aussi pour les distances. Penrose a donc initié un programme de recherche généralisant les spineurs à des twistors. Ça n’a encore rien donné, mais rien. Le cahier des charges n’était donc pas adéquat. A refaire !

                              Hé bien, pour le temps macroscopique aussi (celui de la relativité, mais considéré localement, dans le laboratoire où vous êtes) la conclusion s’impose : c’est une émergence statistique de toutes les interactions, de tout le monde à tout le monde. Encore une sorte de mousse entre temps particuliers tous incompatibles entre eux. La démonstration complète n’est pas pour tout de suite, on a encore bien des préalables théoriques à déblayer.


                              • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2016 13:52

                                Parfaite illustration de la guerre contre les instruits, telle qu’elle se déroule à Agoravox et autres lieux découverts à marée basse : tous les cinq instruits qui ont laissé un message sur ce forum, ont été moinssé (ont été affectés d’une sale note) par un anonyme, bien incapable d’intervenir intelligemment.
                                Sous ce régime de malveillance par les plus paresseux, la citoyenneté et la démocratie ne marcheront jamais, ça sera toujours vicié.
                                Le gouvernement par le peuple, ça ne marche que si le dit peuple fait l’effort de se mettre à niveau pour gouverner sagement. Ça n’est ni pour les flemmards, ni pour les poules mouillées.
                                Le gouvernement par le peuple, ça ne marche qu’avec une éthique exigeante. Sinon cela reste un gouvernement par la corruption, les copinages et la violence.


                                • Victorin (---.---.130.65) 11 mars 2016 16:13

                                  @JC_Lavau

                                  Vous avez raison. « L’ignorance c’est la force », cette maxime tirée de 1984 est on ne peut plus d’actualité.
                                  Se poser la question de savoir à qui cela profite est déjà y répondre.

                                  Agoravox est une soupape, une exutoire, ce qui a de la valeur sur le web est peu fréquenté.


                                • popov 12 mars 2016 09:51

                                  @JC_Lavau

                                  Rien à voir avec l’article, mais il faudrait demander à AV d’ajouter deux icones au-dessus de la fenêtre d’ędition pour pouvoir mettre des indices supérieurs et inférieurs. Pour l’instant on ne peut faire que du gras ou de l’italique.


                                  • christophe nicolas christophe nicolas 12 mars 2016 11:38

                                    Dans la théorie de la relativité, la vitesse de la lumière constante est un postulat, ce n’est une mesure que dans un référentiel fixe. Après tout est bâti sur ce postulat qu’il est inutile de vouloir justifier par des mesures qui ont pris en compte le postulat en question.


                                    Il s’est révélé fécond mais il existe maintenant des expériences qui ne s’expliquent plus donc les postulats sont menacés dans le sens où voir le monde d’une autre façon peut s’avérer plus fécond. En général les anciennes théories survivent mais leur domaine d’application sont repensés. Les mathématiques ne sont pas la source de la science, ce sont les expériences : 
                                    Les mathématiques viendront quand les concepts seront dégrossi mais il est vrai que l’expérience EPE en met un coup à la relativité, on ne peut le nier. La relativité est une théorie matérialiste ou causale classique, or la nature dit « pas correct », c’est cela qui dérange. Ce bon vieux Dirac était athée comme cochon donc paix à son âme. Il doit avoir la honte au ciel, tout le monde doit se fiche de lui. De toute façon, il n’a jamais rien compris à rien de ce qu’il faisait, il a fait des math... que des math.

                                    • christophe nicolas christophe nicolas 12 mars 2016 11:44

                                      De toute façon, on s’en fout un peu des trucs de 1920. Il faut comprendre les nouvelles expériences, bâtir de nouveaux concepts et oublier un temps la vieille école. La synthèse sera pour plus tard sinon l’inquisition bloquera tout.


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 12 mars 2016 13:07

                                      @christophe nicolas.
                                      Il ne te reste plus qu’à chaleureusement applaudir le sujet de bac de Pondichéry en 2012 :
                                      http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php/topic,1996.0.html
                                      La gourande date de 1888 au plus tard : Oliver Heaviside. Elle est reproduite fidèlement chaque année dans chaque classe, dans chaque amphi. Et si on est chien, on peut la faire remonter aux quaternions de Hamilton : 1843, voire à Argand, 1806.


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 12 mars 2016 15:56

                                      @christophe nicolas
                                      Cette ordure là aussi tapait sur la gueule à Dirac, qu’il n’avait du reste jamais lu :
                                      http://impostures.deontologic.org/index.php?topic=223.0
                                      Pas psychotique qu’à moitié, il s’en déchargeait sur un autre.

                                      Pourquoi t’obstines tu à passer ta vie à donner aux autres des leçons qui dépassent de très loin ton niveau ? Avouer ton incompétence, c’est trop au dessus de tes forces morales ?


                                    • popov 12 mars 2016 16:11

                                      @JC_Lavau

                                      C’est vraiment une question d’examen ça ? Quel en est le génial auteur qu’on lui mette le bonnet d’âne ?

                                      Si la bille n’est pas elle-même un aimant, le champ magnétique créé par les bobines ne produit pas de force verticale nette.

                                      D’ailleurs quelle règle utiliser pour déterminer le sens d’une telle force si elle existait, le dispositif étant symmétrique ?


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 12 mars 2016 16:38

                                      @popov.
                                      Ça nous a été signalé sur feu le forum de l’UdPPC, Union des Professeurs de Physique et Chimie.
                                      Le lien est-il toujours actif ?
                                      http://www.ac-polynesie.pf/spip/IMG/zip/BCG_2013_S_PHYSIQUE_INDE.zip 13PHYCOIN1.pdf
                                      Il semble mort à présent. Si je retrouve la pièce dans mes archives, je remettrai ça en ligne.

                                      Feynman avait déjà signalé ce genre de bourdes et dérives, mais c’était au Brésil, où faute d’industrie pouvant embaucher, l’enseignement des sciences servait à former des profs de sciences. Au moins sur le papier, car la scholastique enseignée en circuit fermé n’avait plus grand chose à voir avec les sciences.

                                      La France se désindustrialisant à grands pas, les dérives s’accentuent ici aussi. L’enseignement en circuit fermé est bouché aux épreuves de réalité. A présent la priorité est de fabriquer des militants supplétifs que l’on gorge de « science citoyenne » et de « développement durable » conforme aux dogmes des zécolos. Objectif secondaire et non moins psittaciste : obtenir que les sciences enseignées devenant de plus en plus baratineuses, de moins en moins scientifiques, les filles passent devant les garçons ; elles sont plus conformistes, plus perroquets...


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 12 mars 2016 17:26

                                      @popov
                                      Quand bien même la bille serait un aimant permanent, l’intérêt des bobines de Helmoltz est de fournir un champ uniforme dans toute la zone centrale. Donc pas de gradient de champ !
                                      Pas de gradient de champ ==> éventuellement un couple, mais pas de force résultante.

                                      Le secret de la bourde, est que depuis le 19e siècle et les faiblesses théoriques de Michael Faraday, solidifiées par Oliver Heaviside en 1888, génération après génération nos profs nous racontent qu’un champ magnétique B ce serait un truc vectoriel. Bin ! Ils y croient !

                                      Les objections de James Clerk Maxwell en 1873, puis de Pierre Curie en 1894 sont passées inaperçues. En 1921, lors de la première conférence de Princeton, Albert Einstein a exposé pour la première fois la solution complète, et a donné les neuf coordonnées du tenseur antisymétrique B. Et ? Rien, Einstein n’avait pas de préoccupation didactique, c’est tombé dans l’oubli.
                                      Exposé pédagogique complet et correct par Jean Barbotte en 1948. Passé encore inaperçu.
                                      En 1964 ou 1965 Pierre Léna nous fait le dessin correct au tableau, puis s’arrête là.
                                      Il a fallu que ce soit moi qui me cogne le travail final, depuis 1993 :

                                      http://deontologic.org/geom_syntax_gyr

                                      Et à présent Pierre Léna est contre !


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 12 mars 2016 23:02

                                      @JC_Lavau
                                      J’oubliais de préciser, comme si c’était évident pour les autres, que P. Léna est devenu immobiliste quand il est devenu académicien.

                                      Quelqu’un qui avait remarquablement échappé à la sclérose de l’âge, fut Jean-Pierre Kahane, plus âgé de onze ans (1926). Il fut notre professeur de mathématiques en MGP en 1962-63, puis en TMP (Techniques mathématiques de la physique) il nous a fait le cours sur les variétés différentiables, les formes différentielles et l’algèbre extérieure. Précision, rigueur, audace de la pensée, qualité de l’écoute... En 1994-1995 il m’a dirigé vers Dominique Flament, qui m’a publié en 1997. Si nous étions tous aussi performants, et jusqu’aussi tard...
                                      http://images.math.cnrs.fr/Un-mathematicien-dans-la-rue.html


                                    • popov 13 mars 2016 09:16

                                      @JC_Lavau

                                      Le tenseur électromagnétique, qui contient les composantes des champs électrique et magnétique se transforme comme un tenseur (produit de vecteur) sous une transformation de Lorentz.

                                      Le quadrivecteur potentiel qui contient le potentiel scalaire et le potentiel vecteur, lui se transforme comme un quadrivecteur.

                                      C’est cela que vous voulez dire ?


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 13 mars 2016 10:07

                                      @popov. Tes deux affirmations cadrées dans l’espace-temps de Minkowski sont exactes.
                                      C’est pour les quatre ou cinq années de lycée et DEUG qu précèdent, que je préconise par ne pas faire le contraire de ce qu’on fera dans le cadre relativiste.
                                      En maîtrise, spécialité d’interactions fondamentales, le prof doit consacrer du temps à expliquer que le spin, mais non, ça n’est pas vectoriel, mais un être de rotation, à la grande stupéfaction des étudiants.
                                      J’ai pu expérimenter quelque temps, et très nettement, après expérience de la spire de courant et de son champ magnétique, nos élèves avaient voté pour la représentation gyratorielle, contre la représentation vectorielle du champ magnétique. Les gyreurs ont les mêmes symétries que les phénomènes dont ils sont descripteurs.

                                      http://deontologic.org/geom_syntax_gyr/index.php?title=Les_quart-de-tours_entre_vecteurs_:_gyreurs
                                      http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/SYNTAXE2_.htm ...


                                    • popov 14 mars 2016 14:14

                                      @JC_Lavau

                                      Un « vecteur » C construit en prenant le produit vectoriel de deux vecteurs A et B a ceci de particulier que son image dans un miroir pointe toujours dans la direction opposée à celle du « vecteur » construit en prenant le produit vectoriel des images de A et de B.

                                      Si on dessine quelques lignes de force d’un champ magnétique produit par une boucle conductrice parcourue par un courant, l’image de ces lignes de force pointe dans la direction opposée des lignes de forces qu’on aurait construit à partir de l’image de la boucle.

                                      C’est ce qu’on appelle parfois un vecteur axial ou un pseudo-vecteur. Le problème, c’est que l’appellation « axial » ou « pseudo » n’est pas écrite sur le nez de ces « vecteurs » (on les représente comme les vecteurs au moyen d’une lettre en gras ou surmontée d’une flèche).

                                      Je comprend donc qu’on puisse préférer l’appellation « gyreurs ».


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 14 mars 2016 14:37

                                      @popov. Il n’y a pas que les symétries qui sont systématiquement fausses, le comportement dimensionnel aussi.
                                      Tu représentes l’expérience de la spire de courant sur la table. Et les tradis écrivent que B est un vecteur vertical. Là dessus, les aviateurs arrivent, et demandent qu’au lieu que les trois axes cartésiens soient gradués en mètres, l’axe vertical z soit gradué en pieds. Problème : comment évolue la coordonnée de B sur cet axe ? 10/3 plus grande ?
                                      Si l’on sait que B est un gyreur, contenu dans le plan xy, on s’en fout de la graduation de z. Seule compte la projection du tenseur métrique sur le plan xy, et cette projection n’a pas changé.


                                    • popov 14 mars 2016 15:32

                                      @JC_Lavau

                                      Excellente remarque.


                                    • LEELOO ORANGE SKUNK 13 mars 2016 11:33

                                      Rhôoo, on dirait que l’auteur a pas apprécié ma petite question insomniaque, ou alors c’est juste que je ne l’ai pas interpellé avec tous les égards nécessaires ?

                                      Cui bono ?


                                      • JC_Lavau JC_Lavau 14 mars 2016 02:23

                                        Il ne serait pas inutile de vérifier les dimensions approximatives du photon gamma, en fait du X dur, à 14,40 keV respectivement émis et piégé par du fer 57.
                                        Je doute que les formules passent ici sur SPIP. Ouaip, elles sautent toutes.

                                        14 400 électronvolts par photon = h . ν = h c/λ,

                                        1 eV = 1,60219 . 10-19Cb.V = 1,60219 . 10-19 joule

                                        D’où la longueur d’onde de ce photon (résultat final en picomètres) :

                                        λ = hc/E = = = 86,1002 pm

                                        Quelle est la largeur du photon sur un appareil de laboratoire de longueur 80 cm ?

                                        2z = = 5 µm soit un milliard de fois le diamètre d’un noyau de fer.

                                        Quelle est sa largeur à mi-dénivelé de la tour de Harvard dans l’expérience de Pound et Rebka ?

                                        2z = = 26 µm soit cinq milliards de fois le diamètre d’un noyau de fer.

                                        Et sa longueur, évaluée d’après la finesse de la résonance ? On est au delà du mètre en long, au delà des 3 ns en durée.

                                        C’est très embêtant pour les adeptes du temps du dieu d’Isaac Newton. Comment qu’il fait, le petit noyau d’atome, pour capturer et avaler un faux-thon, pardon un photon aussi gigantesque pour lui ?


                                        • JC_Lavau JC_Lavau 17 mars 2016 10:25

                                          @JC_Lavau. Quel est le demi-angle au cône tangent au fuseau de Fermat, à proximité de l’émetteur ou de l’absorbeur (noyau de fer 57) ?

                                          \alpha = \sqrt 3 cdot \lambda over 4 cdot a rad = 2,48 . 10-6 rad


                                        • JC_Lavau JC_Lavau 18 mars 2016 15:50

                                          @JC_Lavau
                                          Autre point important : 3 à 10 ns, non seulement c’est très très long devant les oscillations internes au noyau de fer, mais il faut comparer cela aux périodes d’oscillation élastique de ce noyau dans le cristal de fer. Les vitesses de phonons aux basses énergie sont sensiblement la vitesse du son. On n’a par ailleurs aucun renseignement direct sur l’amplitude des oscillations des noyaux.
                                          On sait seulement que plus la température est basse plus l’effet Mössbauer est prononcé. Aux débuts, quand il travaillait avec l’iridium 191, Mössbauer devait travailler à la température de l’hélium liquide.


                                        • JC_Lavau JC_Lavau 23 mars 2016 21:13

                                          Reprenons sur votre temps newtonien, et choisissons une expérience d’optique telle que celles réalisées à l’Institut d’Optique d’Orsay. Vingt mètres entre émetteur et absorbeur, soit un décalage dans le référentiel du labo de 66,7 ns (nanosecondes). Or si l’on fait confiance à la transformation de Lorentz, ce départ et cette arrivée sont simultanées pour le photon, quoique de durée non nulle, de l’ordre la nanoseconde pour chacun. En conséquence, voilà une faille et incohérence de 66,7 ns dans le temps newtonien du labo, et il y en a plein de ce genre pour chaque photon émis d’où que ce soit vers où que ce soit, ce qui fait vraiment beaucoup. Et les choses deviennent dramatiques pour des distances astronomiques, avec des court-circuits photoniques approchant les quatorze milliards d’années.


                                          • Norbert 13 novembre 2016 19:10

                                            From Spinors to Quantum Mechanics (Relié)

                                            de Gerrit Coddens (Auteur)

                                            « They propose a novel approach to the foundations of quantum mechanics, based on the idea that the meaning of the formalism is already provided by the mathematics »

                                            Le livre semble s’appuyer sur une idée que vous partagez. Si vous le connaissez, est-ce que sa conception de la MQ ressemble à la votre, du moins en partie ?

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