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La mécanique quantique conduit vers une révolution philosophique

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Sans doute la religion sert-elle le bien des âmes, proposant un chemin vers le salut qu’elle peine à expliquer et surtout à garantir. La théologie devrait s’intéresser à la vérité du salut. La philosophie s’occupe plutôt du salut de la vérité, sous réserve qu’elle sache encore chercher la vérité. En ce cas, la philosophie tente de préserver cette vérité, en prendre soin. Pour Heidegger, Etre et vérité vont de concert, c’est pour cette raison que ce penseur s’est considéré missionné pour préserver l’Etre, le mettre en sûreté. Bien évidemment, l’Etre ne peut pas être en danger, si bien que la mission accomplie par Heidegger doit se comprendre comme la mise en sureté d’une possibilité accordée à l’homme de pouvoir accéder à la vérité de l’Etre.

 

Nous sommes placés dans une quadrature entremêlée avec deux doubles « jeux ». Le premier d’ordre religieux et théologique, avec le lien entre l’homme et la transcendance, ce qui interroge sur le salut réalisé individuellement ou collectivement. Cette alternative n’est pas étrangère au schisme entre les Eglises réformée et catholique. En philosophie, un schisme s’est dessiné, mettant au centre la question de la personne et du sujet, ou alors la société, la communauté, la collectivité. Ce schisme s’est décliné dans le champ politique. Le bien d’une société passe-t-il par l’individu ou la société ? Ce schisme est aussi présent dans les réflexions d’un Heidegger pour qui « la philosophie » est philosophie d’un peuple et qui ajoute qu’une fois cela énoncé, à propos des Grecs ou de Nietzsche l’Allemand, on n’a rien dit ; tout en concluant qu’un peuple qui se considère comme « étant » sombre dans l’inessence au lieu d’être « impulsé » vers la vérité de l’estre, (De l’avenance - Apport à la philosophie, §15). En philosophie comme en théologie, les aspirations les plus hautes placent le penseur face à un dilemme universel articulant le collectif et l’individu, dilemme qui, en systémique et même en physique, se décline comme conjecture entre la partie et le tout. Entrons dans le vif du questionnement après ces propos liminaires décalés.

 

« La partie et le tout » est le titre d’un grand livre d’Heisenberg dans lequel il réfléchit à la signification de la mécanique quantique dont il retrace la genèse tout en précisant comment elle est incompatible avec la physique classique héritée de Newton, puis en envisageant des développements supplémentaires pour inclure les conjectures sur la vie et la conscience.

 

La physique quantique ouvre-t-elle la voie vers une nouvelle philosophie ? Cette question est d’une difficulté particulière et ne sera pas posée comme épreuve de philo au bac. Pour l’aborder, un retour sur l’histoire de la pensée moderne s’impose. Quelles sont les découvertes scientifiques ayant influencé la philosophie au point de changer son cours ? Il en y en a peu. Sans doute une seule, la mécanique céleste de Newton qui, en plus de nourrir la question de l’induction en sciences expérimentales, a influencé pour une bonne part la philosophie de Kant ; pour qui le penseur décisif fut Hume, philosophe empiriste anglais qui le fit sortir de son sommeil dogmatique, réveillant ainsi l’auteur de la Critique qui changea le destin de la métaphysique en l’affranchissant des impasses héritées de la scolastique et de la métaphysique de Leibniz et Wolff. La lecture de l’esthétique transcendantale nous convaincra que la configuration idéaliste de l’espace et du temps par Kant est en connivence et même concordance avec la théorie de Newton qui introduisit la scène fixe tout en assignant aux objets les attributs d’espace et de temps.

 

Après Kant, la philosophie allemande s’est orientée vers des voies inédites. Autre fait bien connu, l’influence de la science du XIXe siècle sur l’anthropologie allemande. Le numéro 10 de la revue internationale germanique (2009) fut consacré à l’impact des découvertes scientifiques sur la pensée allemande, depuis les Lumières jusqu’aux années 1930. Y figure notamment une étude sur l’influence du darwinisme chez Nietzsche qui avait lu, ne serait-ce que quelques parties, de l’Origine des espèces. Et qui voyait dans l’évolutionnisme une preuve des puissances naturelles et vitales, tout en se méfiant d’une interprétation par trop mécaniste du darwinisme. La science n’a jamais cessé d’influencer la philosophie et cette dernière a toujours regardé ces sciences qui ont fini par lui échapper il y a quelques décennies.

 

1930 n’a pas été choisi arbitrairement. Cette date marque un arrêt dans le développement anthropologique de la pensée allemande et l’avènement d’une philosophie vertigineuse visant l’Etre, élaborée par Heidegger qui introduisit une césure dans l’histoire de la philosophie. Maudit par les uns, fulgurant et immense pour d’autres, inintelligible pour beaucoup, Heidegger est une figure de la pensée incontournable.

 

Nous n’avons pas encore pris la mesure de la bascule produite dans les années 1930 connues pour avoir été le théâtre de l’ascension du pire régime politique de tous les temps mais aussi d’immenses découvertes et plus spécialement la mécanique quantique conçue de 1924 à 1929. Je prends cette date car elle correspond à l’équation relativiste quantique de Dirac suivie du premier et déjà abouti traité de mécanique quantique. Le point de vue du plus grand penseur philosophique sur la mécanique quantique mérite une attention soutenue. Heidegger n’a jamais considéré cette physique comme suffisamment nouvelle pour apporter une radicalité épistémologique et ontologique. C’est pourtant une option qui a été envisagée par les pères fondateurs de la mécanique quantique, sans qu’une nouvelle philosophie de la nature n’ait été élaborée. Cette étrange physique ne ressemble que très peu à la physique classique des objets et des champs, même si des correspondances montrent que les « objets » quantiques peuvent à la limite être vus comme classiques.

 

Le physicien reste perplexe et le philosophe averti connaît la genèse des idées de Kant et sait parfaitement que la physique quantique est tellement nouvelle qu’elle ouvre un accès vers une philosophie qui pour l’instant, n’est pas encore apparue. Un siècle sépare Newton de Kant. Un siècle sépare la physique quantique des prochains développements en philosophie de la nature mais aussi en philosophie de la pensée. Un Kant ou Heidegger du XXIe siècle est tout à fait envisageable, mais ce philosophe prendra un virage radical. C’est à un authentique tournant métaphysique que nous convie la physique quantique. Ces nouveaux philosophes sauront interpréter les mondes quantiques pour dégager les essences de la nature et leurs intrications.

 

La physique quantique est la plus fondamentale pensait Feynman pour qui le lagrangien classique et le principe de moindre action découlent des lois de la mécanique quantique. Cette physique intervient dans d’autres champs et pas des moindre. Elle impacte la physique des processus hors-équilibre, la physique statistique. Elle explique les liaisons chimiques. Elle se combine avec la gravité pour conduire vers une conception holographique du cosmos. Les travaux récents montrent une possibilité d’expliquer la gravité à partir de l’intrication, notion clé qui du reste est aussi utilisée en physique de la matière condensée, avec la méthode des réseaux de tenseurs.

 

La philosophie accordée à la physique quantique sera étonnante. Elle produira une bascule. Une vérité est amenée à émerger. Ce moment a déjà commencé, avec quelques esquisses proposées par votre serviteur.

 

https://iste-editions.fr/products/linformation-et-la-scene-du-monde

 

https://iste-editions.fr/products/temps-emergences-et-communications

 

traduction anglaise

 

http://www.iste.co.uk/book.php?id=1199

 

http://www.iste.co.uk/book.php?id=1332

 


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44 réactions à cet article    


  • Decouz 14 août 11:03
    Disons que la cosmologie traditionnelle reflétait les connaissances d’une époque, les sept planètes, le ciel des étoiles fixes, et ensuite on entrait dans un domaine d’immensité qui n’était pas mentionné pas d’une manière détaillée dans la symbolique, mais qui n’était pas ignoré pour autant.
    Les découvertes successives, l’expérience devenu quotidienne de la terre ronde, de l’immensité de l’espace des galaxies, les nouveaux paradigmes de la physique entrainent-t-ils la disparition des modèles précédents ?
    Je ne crois pas, ce sont des approches qui s’ajoutent, qui nécessitent des ajustement dans l’intellect réfléchi et individuel qui est celui des philosophes, mais au quotidien nous vivons encore sur une terre plate, bosselée plutôt, l’architecte et l’urbaniste travaillent toujours sur l’horizontal, et les figurations des galaxies les plus éloignées se servent toujours des coordonnées cartésiennes. L’homme n’a pas échappé à son enracinement, ni à la gravité ni à sa finitude malgré toutes les illusions d’un développement indéfini.
    La perte totale de repères, la relativité de tout point de vue particulier par rapport à l’universel, mais aussi ses justifications possibles comme « fenêtre » d’un coté ou « éclat » de la vérité de l’autre, étaient déjà exprimées.

    • cyborg 14 août 11:43

      Comme disait Nietzsche, il ne faut confondre Heidegger avec sa robe de chambre.
       
      La vérité est le tout, a dit un autre philosophe avant lui.
       
      La physique quantique donne juste raison à un des plus ancestral philosophe, Zénon d’Élée : pour finir la flèche quantique n’avait qu’un mouvement apparent. Elle connaît sa trajectoire rétrospectivement, et si un grec avait mis un bouclier sur la trajectoire de la flèche qui toucha Achille après que celle ci eut passé... Achille aurait survécu.
       
      Le principe de moindre action veut juste dire : Dieu est faignant.
       
      Mais bon, l’avenir pour nous c’est Hanouna et « lèche mes boules » à l’Élysée, laissez tout ça aux chinois.
       


      • tiers_inclus 14 août 14:11

        @cyborg

        Elle connaît sa trajectoire rétrospectivement, et si un grec avait mis un bouclier sur la trajectoire de la flèche qui toucha Achille après que celle ci eut passé... Achille aurait survécu.

        Pas vraiment. Vous faites une extrapolation erronée de l’expérience de gomme quantique à choix retardé. Dans cette expérience stupéfiante c’est la description de l’expérience qui sera modifiée pas le passé qui était interprétable selon deux modalités. La modalité retenue dépendra en effet de l’action à venir.


        Le principe de moindre action veut juste dire : Dieu est faignant.

        Pas toujours c’est un extremum.


      • cyborg 14 août 22:14

        @tiers_inclus
        C’est un surfeur sur un vague réputée, au sud de l’Italie vers Élée. Il y a une barrière de corail (une variété italienne) avec 2 passes, les vaques tapant parallèlement la barrière finissent donc en interférences de grosses vagues perpendiculaires à la plage.
        C’est un corail spécial, qui pousse instantanément, dit d’Aristote, qui (le corail) est un connaisseur de sa cause « formelle », de son essence, de sa mécanique interne, d’où sa rapidité de développement, même s’il ne sait pas à quoi ça sert de casser de la vague, il ne connaît pas sa cause « finale », pourquoi dieu l’a créé.
        Et la mer est spéciale, un super fluide quantique en stase holographique, les vagues semblent s’y déplacer lentement mais c’est une illusion, elles sont juste un état stationnaire comme une corde de guitare vibrante, dérivant lentement mais dont la forme peut changer instantanément plus vite que la lumière, à la moindre peccadille dans la mer (sur la corde). 
        Bref, comme chacun sait, chaque fois que le surfeur franchit sur sa vague pilote une des 2 passes, le corail malicieux ferme l’autre, et le surfeur, s’enfonce comme une merde dans un clapotis informe, dans un écroulement d’onde qui n’en est pas un, au lieu de surfer en suivant les grands rouleaux qui roulent perpendiculairement au bord, et de finir en frimant sur la plage au milieu des burkinis. Le surfeur évidement s’appelle Angus.
        Mais le plus fort, c’est que Zénon d’Élée s’aperçut que pour pécher de la plage, il lui suffisait de tapoter du pied dans la mer pour qu’une sorte de poisson à des km soit téléporter et instantanément mordent à sa ligne. Je ne me rappelle plus la race de ces poissons...
         


      • tiers_inclus 14 août 22:56

        @cyborg

        Vous reprendriez bien une petite fumette ?


      • cyborg 15 août 03:19

        @tiers_inclus
         
        tsss... je ne suis pas de gauche pour financer mon envahisseur dealer comme un crétin...
         
        Le spooky rouge de Méditerranée. Mais même Sheldon ne reconnaît pas un diagramme de Feynman, c’est son concierge russe immigré qui donne la réponse. Et l’indien astronome le prend pour des spaghettis. 


      • cyborg 15 août 04:37

        Sur Sitter, le Grand Rond est le roi et Gros Ballon le dieu. Les indigènes, surnommés les souchiens pied bleus marine et plats, ne connaissent pas la gravité, d’ailleurs elle ne leur servirait à rien. Il n’y a ni haut ni bas de toute façon. On rétrécit avec un froid de plus en plus intense quand on s’éloigne vers ce que les indigènes appellent la bordure extérieure, et on y avance plus lentement du coup. Plus on s’éloigne, plus on piétinent à petits pas de nains, et moins on avance. Personne ne s’évade, même sans gravité, vous voyez qu’elle n’est pas indispensable cette gravité. Ce froid contrarie fortement les savants indigènes, surnommés les penseurs carrés. Ces derniers supputent que s’il arrivaient a vaincre les grands froids de la bordure extérieure, ils y trouveraient un grand miroir en ver, appelé, le grand Océan extérieur, où Grand Trou, qui reflète tout leur monde pensent ils. Et les plus pessimistes vont jusqu’à dire que le reflet c’est eux-mêmes et pas l’image dans le miroir.
         
        Les chroniques de Durdane.


      • Claude Simon Claude Simon 14 août 13:05

        « La théologie devrait s’intéresser à la vérité du salut. »
        Oui, enfin, surtout du salut de l’homme, et un peu du salut transcendental.

        « La philosophie s’occupe plutôt du salut de la vérité, »
        Bref, cela ne serait-ce pas juste de la pédagogie ?
        Sauf, si, biensûr la religion quantique mènerait à une production quantique.

        "Les travaux récents montrent une possibilité d’expliquer la gravité à partir de l’intrication, notion clé qui du reste est aussi utilisée en physique de la matière condensée, avec la méthode des réseaux de tenseurs.« 

        Le problème chez vous, c’est que vous pensez unifier la gravité. Or, cela est une question de point de vue.

        Un laboratoire vient d’analyser la gravité de quelconques particules, et, elle répondrait à un régime newtonien.
        La déformation de l’espace-temps ne serait que la pression de la matière sur un pseudo-vide, à savoir que le photon dont la trajectoire est courbe ne ferait que prendre le chemin de contournement du champ magnétique.
        Il s’agirait d’une ligne de champ symbolique entre une grosse pression sur le pseudo-vide d’un astre et la somme des petites pressions du pseudo-vide (un peu comme la vacuité exprimée quotidiennement sur Avox).

         »La physique quantique est la plus fondamentale pensait Feynman"
        Cela semble évident.

        Bref, Dugué pontifierait sur une physique carriériste bien alambiquée avide de fausses pistes.


        • tiers_inclus 14 août 14:34

          @Claude Simon

          Le problème chez vous, c’est que vous pensez unifier la gravité. Or, cela est une question de point de vue.

          Ce n’est pas le problème spécifique de Mr Dugué mais de la science fondamentale contemporaine.

          La déformation de l’espace-temps ne serait que la pression de la matière sur un pseudo-vide, à savoir que le photon dont la trajectoire est courbe ne ferait que prendre le chemin de contournement du champ magnétique.

          Pour le coup ce n’est pas de la vacuité. Votre propos est vide de sens.
          Mais tout néant n’est-il pas néant de ce dont il résulte ?


        • Claude Simon Claude Simon 14 août 15:12

          @tiers_inclus

          Ouaips, plutôt déformation du vide que du champ magnétique.

          Car si on prend la relativité générale :

          L’opposé de la densité est belle et bien la pression, non ?

          Le néant étant une question philosophique, mon propos n’est pas de densifier la prose entre philo et science comme le fait Dugué,

          Mais tout néant n’est-il pas néant de ce dont il résulte ?
          Cela dépendrait de la tension du champ.


        • tiers_inclus 14 août 15:48

          @Claude Simon

          Pression et densité sont des éléments d’un tout qui est le tenseur énergie-impulsion. Dans un référentiel donné elles sont liées par la vitesse.
          Dans les équations simplifiées (homogénéité, isotropie) de la RG appliquées à l’univers via la métrique de Robertson-Walker leur somme conditionne la contraction ou l’expansion (la pression pouvant être négative).
          L’interaction d’un photon avec un champ magnétique c’est à dire in fine interaction photon-photon est à priori inexistante. Toutefois Il existe des recherches sur le sujet mais c’est spéculatif pour le moment et de toutes manières ce serait forcément une interaction à extrême faible probabilité.


        • Claude Simon Claude Simon 14 août 16:06

          @tiers_inclus

          L’interaction d’un photon avec un champ magnétique c’est à dire in fine interaction photon-photon est à priori inexistante.

          Ne serait-ce pas l’intrication ?

          Avec les électrons, apareiller deux électrons, un spin up, l’autre spin down s’appelle boson de Mott, source de la mesure surnuméraire.

          Sauf si vous définissez interaction autrement.


        • tiers_inclus 14 août 16:18

          @Claude Simon

          Une intrication est un état quantique non factorisable qui porte intrinsèquement de l’information, ce n’est pas une interaction. Pour qu’il y ait interaction il faut un messager fût-il virtuel (un boson par exemple).
          Dans une intrication il n’y a pas de messager et pour cause.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 août 21:21

          @tiers_inclus Tout à fait, l’intrication est une disposition de l’information quantique. Rien ne sert de revenir à l’image classique. Il n’y a pas de messager supraluminique. 


        • Claude Simon Claude Simon 14 août 13:29

          "Les travaux récents montrent une possibilité d’expliquer la gravité à partir de l’intrication, notion clé qui du reste est aussi utilisée en physique de la matière condensée, avec la méthode des réseaux de tenseurs."

          ER=EPR de Maldacena et Suskind, c’est ça ?


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 août 21:26

            @Claude Simon Maldacena, c’est la dualité jauge gravité, CFT/AdS, avec le principe holographique. L’intrication dans la gravité quantique, c’est par exemple les travaux de Swingle ou Raamsdonk (présentés sommairement dans mon premier livre chez Iste) et les réseaux de tenseurs, c’est la question de l’émergence que j’esquisse dans le second livre en présentant les travaux de Orus


          • tiers_inclus 14 août 13:50

            La physique quantique est la plus fondamentale pensait Feynman pour qui le lagrangien classique et le principe de moindre action découlent des lois de la mécanique quantique

            Avec l’interprétation géniale de superposition des chemins qui remplace avantageusement le « reniflage » dans une perspective différentielle, et l’argument téléologique dans une perspective intégrale. Et qui conduit au principe d’incertitude, soit le chemin classique mais doté d’une certaine épaisseur.


            • malko malko 14 août 19:27

              La mécanique quantique n’est pas si étrange que ça, elle reste physique, mécaniste et tout-à-fait compréhensible


              Mais comme pour la relativité, il y a un gros écran de fumée produit par l’énorme buzz d’explications fallacieuses répandues par un tas de nuls qui veulent se rendre intéressants en vendant du « mystère fascinant » et qui, en fait, n’ont pas compris eux-même.
               
              Exemple pour la relativité : remplacer l’expression « espace-temps » par « éther » histoire de faire comprendre que le vide n’est pas vide, mais que tout l’univers est un vaste substrat énergétique, dont les particules ne sont que des formes d’énergie locales qui ont la capacité de perdurer, et tout devient + clair. Car ce substrat explique bien mieux la nature ondulatoire de la lumière, de la gravitation et de la matière aussi. Car la mécanique quantique s’appelait mécanique ondulatoire jadis.

              Et penser en paquets d’ondes plutôt qu’en particules fait bien mieux comprendre le principe de superposition des états, de l’incertitude ...etc ... bref : avec les ondes, cela devient bien moins mystérieux qu’avec des particules. Et du coup : moins fascinant, ce que n’apprécient évidemment pas les buzzeurs hollywoodistes.
               
              Donc, je résume : pour la relativité, remplacer « espace-temps » par « éther » et pour la quantique : « particules » par « paquets d’ondes » et ça devient beaucoup + clair.

              Enfin, en ce qui concerne l’origine des quantas, la solution peut aussi se trouver dans la nature profonde de cet « l’éther » ( gravité quantique à boucles ). Un éther qui, une fois compris ( ya du taf ), expliquerait alors l’origine de la constante de Planck, de la vitesse de la lumière, des trous noirs, du big bang ... bref la recherche en physique serait terminée. Et tout serait parfaitement mécaniste et donc compréhensible.
               
              Sauf que l’intérêt du « mystère » n’est pas seulement le buzz, mais aussi l’espoir de l’immortalité grâce à la bienveillance d’une transcendance physique quelconque.... bref, on n’a pas fini de « mystériser »

              • Claude Simon Claude Simon 14 août 20:07
                @malko

                Je suis d’accord, même si je parlerais plutôt d’onde sécable (dont l’unité n’est pas garantie), et le terme éther est un peu équivoque suite à la réfutation d’une première version avec Einstein.

                Mais, tout n’est qu’onde, que ce soit le champ ou ce que le matérialiste nomme particule.

                Les principaux modèles stipulent que le Big Bang, souvent assimilié à l’effondrement d’un mega-soleil, et donc d’un mega trou-noir, serait l’origine de toute la matière.
                J’ai du mal à y croire, croyance fondée du fait que l’on nous le présente tel un postulat jamais démontrée.
                Et, de ce fait, j’ai vraiment du mal à croire à la théorie du Big Crunch (n’étant pas consommateur de la vache blanc-violette), du Big Rip (pour d’autres raisons), l’univers accélérant son expansion.





              • malko malko 14 août 20:47

                @Claude Simon


                l’univers accélérant son expansion
                 
                On est bien sûr de ça ?
                Car les galaxies les + éloignées s’éloignent + vite ( loi de Hubble ) ...mais qui dit « loin » dit aussi « loin dans le passé ». Donc si elles s’éloignaient + vite dans un passé lointain que plus récemment, ça voudrait dire que l’expansion ralentit ...

              • Claude Simon Claude Simon 14 août 21:11
                @malko

                Quand on lance un caillou dans l’eau près d’un petit bâteau dans l’eau, il aura tendance à s’éloigner ou à se rapprocher ?

                Il me semble que la propagation des ondes gravitationnelles a un effet cumulatif de dilatation de l’espace-temps (qui s’auto-régénererait d’après une thèse de Maeder). Il y a 200 millions d’années, la lune était beaucoup plus proche de la terre qu’aujourd’hui. Voilà ce que dit « loin dans le passé ».

                Mais peut-être elle ralentit, oui, car plus l’onde est lointaine, plus elle est faible. La limite de l’univers serait alors une expansion type logarithme.

              • tiers_inclus 14 août 23:05

                @malko

                Si vous croyez comprendre la mécanique quantique, c’est que vous ne la comprenez pas
                Richard Phillips Feynman

                Vous abusez de l’éther, non ?


              • tiers_inclus 14 août 23:42

                @malko

                Le signal que vous recevez d’une galaxie (décalé au rouge ce qui vous informe sur la vitesse) est celui du passé effectivement. Mais au moment où vous le recevez le signal de la galaxie, si elle existe toujours et si elle n’est pas sortie de l’horizon car elle disparaitra (vitesse de fuite supérieure à la vitesse lumière) alors à ce moment elle est encore plus loin et s’échappe encore plus vite à cause de l’expansion justement.
                Mais vous le saurez plus tard (ou pas).
                Plus vite que la lumière possible ? Oui car c’est le tissu intermédiaire (l’espace) qui s’étend comme un élastique qui lorsqu’on le tire voit ses extrémités s’éloigner plus que ses points centraux.(loi de Hooke).


              • tiers_inclus 14 août 23:53

                @Claude Simon

                Mais, tout n’est qu’onde, que ce soit le champ ou ce que le matérialiste nomme particule.

                Ni l’un ni l’autre serait plus juste. Sauf à épouser l’interprétation de Bohm qui serait alors l’un et l’autre.


              • malko malko 15 août 00:55

                @tiers_inclus


                Si aujourd’hui on reçoit un signal indiquant qu’une galaxie s’éloigne de nous à une vitesse « V » il y a 2 milliards d’années, alors qu’une autre dont le signal date de 1 milliard d’années s’éloigne de nous moins vite que V ( loi de Hubble ), ça veut dire qu’il y a 2 milliards d’années l’expansion était + rapide qu’il y a 1 milliard d’années ... et donc, elle ralentit.

                Enfin, il ne faut pas se braquer sur le terme « éther ». On peut donner d’autre noms à ce substrat, mais c’est clair qu’il existe. Car si « l’espace-temps » était vraiment vide, comment est-ce qu’on courbe du vide ? Cela n’a pas de sens. Et puisque la lumière est de nature ondulatoire, c’est qu’il y a un substrat. L’ancien « éther » d’avant Einstein était imaginé comme rigide et indépendant des mouvements de la matière, et c’est ça qui est faux.
                En fait, substrat et matière ne font qu’un, la matière étant juste une forme locale bien + énergétique.

              • malko malko 15 août 01:35

                A propos de la vitesse d’expansion de l’univers, 5 minutes de surf sur le web et ça devient n’importe quoi : pour les uns il ralentit, pour d’autres, il accélère, pour d’autres encore il a ralenti puis accéléré ensuite, sans oublier certains pour qui la vitesse reste constante.

                 
                Va te faire une idée avec ça ...


              • Claude Simon Claude Simon 15 août 08:19
                @malko

                Le web, ca doit être 10% de vérité, 90% d’ignorance, de perte de temps, de spectacle, d’influence, de mystification ou de mensonges.

                Pour cela, il faut corroborer avec sa sagacité et son intuition.Ce que l’intuition pouvait présupposer, c’est que la matière ceux sont les filaments d’oxygène entre les galaxies. Ce qu’elle pouvait présupposer, c’est que le photon a une masse, comportement confirmée par 3 photons proches du zero absolu.

                Après l’inflation, le ralentissement puis l’accélération de l’expansion de l’univers serait expliqué par l’évaporation des premiers gros trous noirs.

                @Dugué
                « Les travaux récents montrent une possibilité d’expliquer la gravité à partir de l’intrication, »
                Approche bizarre

              • Lugsama Lugsama 15 août 09:12

                @malko

                L’accélération de l’extension de l’univers viens d’une observation, et on peut la mesurer sur plusieurs milliard d’années ! 

              • malko malko 15 août 09:28

                @Claude Simon


                90% d’ignorance, de perte de temps, de spectacle, d’influence, de mystification ou de mensonges.

                Oui, et même les scientifiques s’y mettent en choisissant des termes en trompe-l’oeil comme « espace-temps » qui induit l’idée que le vide serait vraiment vide ( ce qui ne tient pas debout ) ou encore « trou noir » alors que c’est un petit corps hyper-massif.
                 
                Et ça continue avec les termes « énergie noire » ou « matière noire » utilisés pour tenter de résoudre des questions qui reposent toutes sur la nature du substrat fondamental.


              • Hecetuye howahkan 15 août 09:35

                @Lugsama


                et si cela aussi était encore un pipeau ?

                pour moi çà l’est je ne peux rien prouver comme l’affirmation que l’univers est en expansion non plus..

                je vous explique le point de vue des menteurs-voleurs au pouvoir, pour façonner notre mental enfin celui de ceux qui veulent bien se laisser faire

                il n’y a pas d’ Origine...pourquoi cette affirmation déjà ? parce que même l’usage de la logique simple à la portée de tous mais faite avec grand sérieux montre à celui qui y regarde de prêt que il y a Origine et que celle ci a toujours été et sera donc toujours..premier mensonge ...l’idée de Dieu , d’une énergie ultime , enfin le nom n’a aucune importance ici , le fait que le banquier avide et apatride veut tuer ....issu de rien nous allons vers le règne du banquier usioniste , parasite ultime .

                ensuite le big bang, pourquoi ? et bien partant de rien pour aller vers l’absolu, qui est nous les humains élites de 2018, il fallait formater les cerveaux avec cette image de départ, bang = balle de pistolet = expansion...il fallait donner l’impression que nous allons vers quelque part de génial...demain..or demain n’existe pas bien sur...ceux qui ont vu pour eux même que Origine absolue il y a savent cela aussi ..

                donc expansion est la suite logique de ce mensonge..

                certes il y a mouvement bien sur, tout est mouvement dans le monde de la matière...qu’il soit perçu ou pas par l’humain importe peu ...ceci nous est en fait parfaitement inconnu..point...

                l’avantage de ces images hypnotiques implantées dans nos cerveaux, l’ avantage pour le maître est que comme sur le plan économique l’histoire serait finie..la messe serait dite , le monde tout en étant en expansion serait figé pour avoir créé cet être de lumière : le banquier usioniste et compères...

                etc..

                la science manipulatrice des lumieres est de la bouillie pour cochon, nous sommes les cochons ....

                car devant nous à part une énième extinction potentielle possible donc qu’y a t’il ???

                mentalement nous régressons à fond...physiquement cela le fait encore ..mais petit à petit nous allons être cuit comme la grenouille..

                pour l’instant la masse ne perçoit pas le danger pour elle même , sauf exceptions bien sur mai pas assez nombreuses encore

                comme je le disais l’autre jours sur un autre sujet, notre vie ressemble à celle des porcs d’élevage en batteries...prisonniers mais nourris...euh ayant travaillé là dedans pour aider un ami fermier..j’ai plus de sympathie naturelle pour les cochons...car eux que voulez vous qu’ils fassent ??

                mais nous on peut changer cela radicalement.........coopérons, partageons....

                mais la masse n’en veut pas, elle y tient à son suicide..

              • Hecetuye howahkan 15 août 09:41

                @tiers_inclus


                salut

                il est dit : Sauf à épouser l’interprétation de Bohm qui serait alors l’un et l’autre.

                Bohm dans un dialogue avec krishnamurti alors que ils se posaient la question de savoir si ils referaient la même chose, Krishnamurti dit oui et Bohm lui dit non, je ne referais pas de la science...

                il y a bien sur expliquer un peu plus, entre autre que la science fait elle aussi partie du problème humain..

                cela se retrouve..celui qui cherche trouve...enfin ce genre de chose..sinon des que il ne s’agit plus de mesurable donc de matière , celui qui cherche ne trouve pas....la pensée est notre problème , et si on continue à ne rien faire nous faire disparaître bientôt

                visions obliges smiley

              • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 août 09:58

                @Claude Simon
                La gravité dans la formulation d’Einstein inclut l’espace-temps qui se comprend comme une émergence ou du moins une solution des équations tensorielles

                Il est possible de construire cet ET avec l’intrication
                à lire les travaux de ce physicien
                ()
                En 2009, Mark Van Raamsdonk commence à travailler sur la relation entre la mécanique quantique et la gravité au cours d’une année sabbatique3. Il publie ses résultats dans un essai en 2010 intitulé « Construction de l’espace-temps avec l’intrication quantique » (de l’anglais : Building up spacetime with quantum entanglement)4, publication qui lui permet de remporter le premier prix du concours annuel de dissertation organisé par la Gravity Research Foundation

              • cyborg 15 août 12:23

                @Bernard Dugué
                Vos articles gagneraient à être soit de vulgarisation scientifique et donc illustrés par des dessins et des analogies, soit à être plus scientifiques et explicitant la formulation où plus techniques philosophiques.
                La gravité par la topologie peut s’illustrer par le disque de Poincaré, par une densité de sucre dans un espace liquide 3D traversé par un laser, l’intrication comme gravité par l’espace de Sitter etc.
                Philosophiquement elle se relie à l’être et non-être de Parménide, et effectivement Plotin comme néoplatonicien de l’un. Mais rien n’est précis, vous balancez des références comme de la confiture sur une tartine.
                 
                Un dessin de la sphère de Sitter illustrant la gravité-intrication.
                https://actualite.housseniawriting.com/science/physique/physique-quantique/2015/11/18/la-source-quantique-de-lespace-temps/10611/


              • tiers_inclus 15 août 13:55

                @malko

                Autre méthode : vous prenez une galaxie X vous mesurez sa fuite. Plus tard vous recommencez avec la même galaxie X et vous découvrirez que sa vitesse de fuite est plus grande,

                Pointons votre erreur de raisonnement (intéressante toutefois) de manière heuristique sans passer par une théorie laborieuse qui nous conduirait à la notion de coordonnées comobiles et pour laquelle nous n’avons ni l’espace ni le temps.

                Elle provient d’une confusion sur l’assertion « quand vous regardez le ciel vous regardez le passé ». Oui mais c’est un passé propre à chaque objet pas un passé « absolu », pas un passé synchrone. Alors que le temps de l’observateur s’écoule les objets les plus lointains et donc les plus rapides voient leur décalage temporel s’accroître. C’est justement parce qu’ils fuient plus rapidement que nous recevons leur information avec un plus grand décalage. Quand vous dites « une galaxie s’éloigne de nous à une vitesse « V » il y a 2 milliards d’années » c’est il y a 2 milliards d’années pour cette galaxie, que vous ne pouvez comparer avec le 1 milliard d’années pour l’autre galaxie. Car ces 2 références temporelles sont relatives à l’objet. Vous disposez en revanche d’une référence temporelle commune celle du temps de vos propres observations.
                Pour les objets proches comme le soleil ou la lune la gravitation contre l’expansion et les décalages restent fixes d’où peut-être la confusion.


              • tiers_inclus 15 août 14:10

                @Hecetuye howahkan

                Il semble en effet que plus on trouve plus il reste à chercher.
                Je pense que vous avez dû établir le lien avec le catuskoti dans les propos précédents.
                Convergence possible des vues ? L’avenir le dira.
                Toutefois sans nécessairement abdiquer la pensée calculante je suis d’accord avec vous sur l’impérieux besoin d’un retour à la pensée méditante.

                Bien à vous.


              • Ecométa Ecométa 15 août 10:34

                Il n’y a ni Dieu, ni diable, qui ne sont que faux semblants, faux prétextes, une façon de se démettre en termes de responsabilité personnelles et collectives humaines : se démettre de la simple HUMANITÉ !
                 

                Le salut pour l’humain c’est ici et maintenant, nulle part ailleurs et ni dan un autre supposé temps ... du salut ! La vérité, ce qui devrait être la réalité , notre réalité, c’est que l’humain doit se sauver de lui-même, ceci, sans Dieu et sans diable !  ! Au plan du savoir, la vérité est dans l’entendement entre les choses et les êtres, entre les choses entre elles, entre les êtres entre eux, entre les êtres et leur réalité humaine, individuelle et collective indissociable, dans le principe d’’humanité : l’Ontologie, la déontologie, l’Éthique et l’Altérité !  !

                A quand un savoir de l’entendement en lieu et place de ce savoir dichotomique rationalo économico technoscientiste, de cette civilisation des mots en « isme » qui sont comme des paroxysmes, de cette civilisation paroxysmique qui abusent tout : la NATURE, les états de nature, dont la nature humaine ; qui abusent les l’humain et les choses humaines  ?

                La vérité est à la fois dans la partie et dans le tout, dans une unité du savoir et non dans une logique dichotomique instaurée par l’individualisme méthodologique d’une science cartésienne vouée à l’individualisme méthodologique qui sépare et divise tout à l’antagonisme, qui exploite les parties au maximum, à l’impossible, même à à l’indicible, sans penser aux conséquences pour l’avenir !

                C’est simple, on pourrait même dire simpliste, mais pour notre époque moderne au modernisme, celle du changement pour le changement, véritable paroxysme de modernité et plus simple modernité, la science est devenue générique de savoir et du « SAVOIR » et, il n’y aurait plus de « Savoir » comme d’ailleurs de « valeurs », même de « PRINCIPES », que de nature scientifique et technique… c’est ce qu’on appelle l’humanisme qui nous envoie droit vers le transhumanisme et la fin du principe d’humanité et donc de l’Humanité ! Au diable l’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altruisme : tous ces acquits intellectuels humains ! Renvoyée aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire la « métaphysique », cette « épistémologie » première philosophie et première interrogation sensée qui sortait l’humain de l’état de pure croyance religieuse. Une question se pose : sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs technoscientifiques ? Non, il semblerait que non ; il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent car toujours aussi ignorant de la « Nature », comme des « états de nature » qui ont émergés, dont la nature humaine : nous sommes de plus en plus ignorant de l’humain et du principe d’humanité !
                Une « sérieuse » remise en cause épistémologique s’impose, et de ce point de vue la physique quantique, qui nous enseigne que tout est complexe, le tout comme les parties, que tout est en interactions et interdépendances, complexes et dynamiques, que tout, le physique comme le métaphysique, un métaphysique propre à l’humain, relève du « systémique » et même de l’« écosystémique », et plus du « métaécosystémique » ; donc la physique quantique est la bonne voie !

                Une nouvelle physique ancrée dans la réalité complexe des choses et non le simplisme cartésien ; une nouvelle physique d’où sont issus les acquits intellectuels du 20è siècle qui établissent une limitation , on est loin de la « vérité »cartésienne attribuée à la science ; une limitation de la connaissance, tant dans le domaine du raisonnement, donc du savoir, que dans celui de l’action.

                Des acquits intellectuels dont tout le monde se moque éperdument, tout comme le principe cognitif de Pascal qui préfigurait déjà la physique quantique en termes de complexité ! Ainsi, recherchez « acquits intellectuels du 20 è siècle » et « principe cognitif de Pascal », sur les moteurs de recherches... c’est un vide abyssal ! Pourtant tout ceci est fondamental de notre savoir, d’un vrai savoir en termes d’entendement !

                Le temps est dialectique disait Plotin ; autrement dit c’est la temporalité humaine,qui fait l’intelligence humaine ! Avec un passé riche d’enseignements, à la condition expresses de ne pas rejeter l’introspection comme le fait le positivisme technoscientiste, notre actuelle science. Avec un présent dans laquelle tout se trouve, la vérité comme l’erreur... encore faut-il la reconnaître cette erreur, car reconnaître l’erreur, l’admettre, c’est aller vers la vérité qui ne peut pas être définie mais ne peut que se constater en termes d’entendement. Mais voila, le refus de l’introspection liée à notre science rationaliste, rejette cette capacité à l’intelligence en termes d’entendement. 

                Une temporalité humaine, qui fait intelligence humaine, mais qui est bafouée par le temps de la science qui n’a ni passé, ni présent, qui est tournée exclusivement vers un le futur sans réel avenir en termes d’Humanité car elle nous inscrit dans cette fuite en avant rationalo économico technoscientiste qui mène précisément l’humanité à sa perte. C’est ainsi que nous allons irrémédiablement de l’humain à l’humanité, ce qui était bien, à un humanisme rationalo économico technoscientiste, puis un « transhumanisme », l’être augmenté de conneries, qui est la fin de l’humanité... du moins à coup sur du principe d’Humanité et forcément de l’HUMANITE !




                • jean-jacques rousseau 15 août 16:05

                  @Ecométa

                  Divinité ou malignité ne s’opposent pas à l’humanité. Ils en constituraient plutôt la trame essentielle. Etre Homme n’est pas de nier les forces transcendantales. Au contraire c’est de les accepter comme parties natives de sa propre nature qui ouvre l’horizon et anoblit notre condition mortelle. Ce qui permet de s’affirmer librement dans ce combat contre les forces élémentaires voire démoniaques grâce à l’inspiration et l’assistance misécordieuse et nécessairement amoureuse du Divin.

                  @Bernard Dugué
                  On comprend mal la métaphysique si on la considère unilatéralement comme science ou savoir ou si on oppose ses principes et concepts, même décrits comme cohérents dans une espèce de bulle cognitive, à d’autres systèmes décrits tels Philosophie ou Science. C’est pourtant ce que vous osez dans cette introduction (et ailleurs) :« La théologie devrait s’intéresser à la vérité du salut. La philosophie s’occupe plutôt du salut de la vérité » La métaphysique n’est pas un Logos, elle est une approche de la matière même de l’Etre, cette texture du monde visible et invisible qui s’étend des constellations lointaines jusqu’au sourire d’un enfant, dans la substance même de nos illusions et de nos émotions... Cette vérité absolue est entière dans la Loi universelle et naturelle, ce Nomos (ou Dharma) indiscible qui perce le coeur et la conscience dans le silence lumineux des sages.

                  "La sagesse crie dans les rues, Elle élève sa voix dans les places : Elle crie à l’entrée des lieux bruyants ; Aux portes, dans la ville, elle fait entendre ses paroles : Jusqu’à quand, stupides, aimerez-vous la stupidité ? Jusqu’à quand les moqueurs se plairont-ils à la moquerie, Et les insensés haïront-ils la science ? Tournez-vous pour écouter mes réprimandes ! Voici, je répandrai sur vous mon esprit, Je vous ferai connaître mes paroles..."
                  Proverbes 1


                • jean-jacques rousseau 17 août 12:28

                  Pour faire simple : Il s’agit de déterminisme.
                  La matière étant liée à un déterminisme, l’humain (et la société) ne semble pas déterminé. La liberté (si chère à notre époque malade) se résumant ici à une alternative, l’acceptation ou le réfus du Nomos.
                  Ce Nomos peut être entrevu comme une part de la loi de l’harmonie cosmique se rapportant à notre condition. Il est désigné comme Volonté divine dans la théologie (ou en téléologie), Loi dans sa transposition à la société et comme Voie dans son émergence dans l’existence individuelle. Cette simplicité originelle restant brouillée par les reliquats du Mythos et du Logos (en relation avec un contexte culturel et théologique), constituant un substrat cognitif transitoire à l’état d’imcomplétude et de prématurité humaine ou Néoténie*.

                  *Néoténie v. note 8 Sortir de la récession : définitions (2)

                  Certains auteurs (Desmond Morris, Le Singe nu) parlent de néoténie humaine. « L’hypothèse du caractère néoténique au sens large de l’être humain procède aussi d’une dimension anthropologique et philosophique, soulignée entre autres par le philosophe français Dany-Robert Dufour : du fait de son inachèvement, l’homme serait un être intrinsèquement prématuré, dépendant de la relation à l’Autre, d’où la substitution nécessaire de la Culture à la Nature propre à cette espèce, et sa place particulière dans l’histoire de l’évolution, l’homme se réappropriant le monde par la parole, la croyance symbolique et la « création prothétique », c’est-à-dire la technique. »


                • shadrack shadrack 17 août 14:35

                  @Ecométa

                  « Il n’y a ni Dieu, ni diable, qui ne sont que faux semblants, faux prétextes, une façon de se démettre en termes de responsabilité personnelles et collectives humaines : se démettre de la simple HUMANITÉ ! »

                  Je pense pour ma part rigoureusement l’inverse : toute tentative d’éliminer Dieu, donc le diable, du débat est le fruit d’une arrogance typique et irrationnelle qui consiste à exonérer l’humain de sa propre nature et de le démettre, face au mal, des responsabilités immanentes à sa condition.

                  Je salue la réponse de ’jean-jacques rousseau’ :
                  « Divinité ou malignité ne s’opposent pas à l’humanité. Ils en constitueraient plutôt la trame essentielle. »

                • izarn izarn 19 août 10:45

                  @shadrack
                  je crois que vous vous méprennez : Eliminer les entités Dieu ou Diable, n’élimine pas le bien et le mal chez l’homme...
                  Je ne vois pas ou est le problème...Sauf pour les croyants qui admettent que les dieux sont des entités à part entière.
                  Ce n’est pas mon cas.

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