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La mécanique quantique conduit vers une révolution philosophique

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Sans doute la religion sert-elle le bien des âmes, proposant un chemin vers le salut qu’elle peine à expliquer et surtout à garantir. La théologie devrait s’intéresser à la vérité du salut. La philosophie s’occupe plutôt du salut de la vérité, sous réserve qu’elle sache encore chercher la vérité. En ce cas, la philosophie tente de préserver cette vérité, en prendre soin. Pour Heidegger, Etre et vérité vont de concert, c’est pour cette raison que ce penseur s’est considéré missionné pour préserver l’Etre, le mettre en sûreté. Bien évidemment, l’Etre ne peut pas être en danger, si bien que la mission accomplie par Heidegger doit se comprendre comme la mise en sureté d’une possibilité accordée à l’homme de pouvoir accéder à la vérité de l’Etre.

 

Nous sommes placés dans une quadrature entremêlée avec deux doubles « jeux ». Le premier d’ordre religieux et théologique, avec le lien entre l’homme et la transcendance, ce qui interroge sur le salut réalisé individuellement ou collectivement. Cette alternative n’est pas étrangère au schisme entre les Eglises réformée et catholique. En philosophie, un schisme s’est dessiné, mettant au centre la question de la personne et du sujet, ou alors la société, la communauté, la collectivité. Ce schisme s’est décliné dans le champ politique. Le bien d’une société passe-t-il par l’individu ou la société ? Ce schisme est aussi présent dans les réflexions d’un Heidegger pour qui « la philosophie » est philosophie d’un peuple et qui ajoute qu’une fois cela énoncé, à propos des Grecs ou de Nietzsche l’Allemand, on n’a rien dit ; tout en concluant qu’un peuple qui se considère comme « étant » sombre dans l’inessence au lieu d’être « impulsé » vers la vérité de l’estre, (De l’avenance - Apport à la philosophie, §15). En philosophie comme en théologie, les aspirations les plus hautes placent le penseur face à un dilemme universel articulant le collectif et l’individu, dilemme qui, en systémique et même en physique, se décline comme conjecture entre la partie et le tout. Entrons dans le vif du questionnement après ces propos liminaires décalés.

 

« La partie et le tout » est le titre d’un grand livre d’Heisenberg dans lequel il réfléchit à la signification de la mécanique quantique dont il retrace la genèse tout en précisant comment elle est incompatible avec la physique classique héritée de Newton, puis en envisageant des développements supplémentaires pour inclure les conjectures sur la vie et la conscience.

 

La physique quantique ouvre-t-elle la voie vers une nouvelle philosophie ? Cette question est d’une difficulté particulière et ne sera pas posée comme épreuve de philo au bac. Pour l’aborder, un retour sur l’histoire de la pensée moderne s’impose. Quelles sont les découvertes scientifiques ayant influencé la philosophie au point de changer son cours ? Il en y en a peu. Sans doute une seule, la mécanique céleste de Newton qui, en plus de nourrir la question de l’induction en sciences expérimentales, a influencé pour une bonne part la philosophie de Kant ; pour qui le penseur décisif fut Hume, philosophe empiriste anglais qui le fit sortir de son sommeil dogmatique, réveillant ainsi l’auteur de la Critique qui changea le destin de la métaphysique en l’affranchissant des impasses héritées de la scolastique et de la métaphysique de Leibniz et Wolff. La lecture de l’esthétique transcendantale nous convaincra que la configuration idéaliste de l’espace et du temps par Kant est en connivence et même concordance avec la théorie de Newton qui introduisit la scène fixe tout en assignant aux objets les attributs d’espace et de temps.

 

Après Kant, la philosophie allemande s’est orientée vers des voies inédites. Autre fait bien connu, l’influence de la science du XIXe siècle sur l’anthropologie allemande. Le numéro 10 de la revue internationale germanique (2009) fut consacré à l’impact des découvertes scientifiques sur la pensée allemande, depuis les Lumières jusqu’aux années 1930. Y figure notamment une étude sur l’influence du darwinisme chez Nietzsche qui avait lu, ne serait-ce que quelques parties, de l’Origine des espèces. Et qui voyait dans l’évolutionnisme une preuve des puissances naturelles et vitales, tout en se méfiant d’une interprétation par trop mécaniste du darwinisme. La science n’a jamais cessé d’influencer la philosophie et cette dernière a toujours regardé ces sciences qui ont fini par lui échapper il y a quelques décennies.

 

1930 n’a pas été choisi arbitrairement. Cette date marque un arrêt dans le développement anthropologique de la pensée allemande et l’avènement d’une philosophie vertigineuse visant l’Etre, élaborée par Heidegger qui introduisit une césure dans l’histoire de la philosophie. Maudit par les uns, fulgurant et immense pour d’autres, inintelligible pour beaucoup, Heidegger est une figure de la pensée incontournable.

 

Nous n’avons pas encore pris la mesure de la bascule produite dans les années 1930 connues pour avoir été le théâtre de l’ascension du pire régime politique de tous les temps mais aussi d’immenses découvertes et plus spécialement la mécanique quantique conçue de 1924 à 1929. Je prends cette date car elle correspond à l’équation relativiste quantique de Dirac suivie du premier et déjà abouti traité de mécanique quantique. Le point de vue du plus grand penseur philosophique sur la mécanique quantique mérite une attention soutenue. Heidegger n’a jamais considéré cette physique comme suffisamment nouvelle pour apporter une radicalité épistémologique et ontologique. C’est pourtant une option qui a été envisagée par les pères fondateurs de la mécanique quantique, sans qu’une nouvelle philosophie de la nature n’ait été élaborée. Cette étrange physique ne ressemble que très peu à la physique classique des objets et des champs, même si des correspondances montrent que les « objets » quantiques peuvent à la limite être vus comme classiques.

 

Le physicien reste perplexe et le philosophe averti connaît la genèse des idées de Kant et sait parfaitement que la physique quantique est tellement nouvelle qu’elle ouvre un accès vers une philosophie qui pour l’instant, n’est pas encore apparue. Un siècle sépare Newton de Kant. Un siècle sépare la physique quantique des prochains développements en philosophie de la nature mais aussi en philosophie de la pensée. Un Kant ou Heidegger du XXIe siècle est tout à fait envisageable, mais ce philosophe prendra un virage radical. C’est à un authentique tournant métaphysique que nous convie la physique quantique. Ces nouveaux philosophes sauront interpréter les mondes quantiques pour dégager les essences de la nature et leurs intrications.

 

La physique quantique est la plus fondamentale pensait Feynman pour qui le lagrangien classique et le principe de moindre action découlent des lois de la mécanique quantique. Cette physique intervient dans d’autres champs et pas des moindre. Elle impacte la physique des processus hors-équilibre, la physique statistique. Elle explique les liaisons chimiques. Elle se combine avec la gravité pour conduire vers une conception holographique du cosmos. Les travaux récents montrent une possibilité d’expliquer la gravité à partir de l’intrication, notion clé qui du reste est aussi utilisée en physique de la matière condensée, avec la méthode des réseaux de tenseurs.

 

La philosophie accordée à la physique quantique sera étonnante. Elle produira une bascule. Une vérité est amenée à émerger. Ce moment a déjà commencé, avec quelques esquisses proposées par votre serviteur.

 

https://iste-editions.fr/products/linformation-et-la-scene-du-monde

 

https://iste-editions.fr/products/temps-emergences-et-communications

 

traduction anglaise

 

http://www.iste.co.uk/book.php?id=1199

 

http://www.iste.co.uk/book.php?id=1332

 


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25 réactions à cet article    


  • Decouz 14 août 2018 11:03
    Disons que la cosmologie traditionnelle reflétait les connaissances d’une époque, les sept planètes, le ciel des étoiles fixes, et ensuite on entrait dans un domaine d’immensité qui n’était pas mentionné pas d’une manière détaillée dans la symbolique, mais qui n’était pas ignoré pour autant.
    Les découvertes successives, l’expérience devenu quotidienne de la terre ronde, de l’immensité de l’espace des galaxies, les nouveaux paradigmes de la physique entrainent-t-ils la disparition des modèles précédents ?
    Je ne crois pas, ce sont des approches qui s’ajoutent, qui nécessitent des ajustement dans l’intellect réfléchi et individuel qui est celui des philosophes, mais au quotidien nous vivons encore sur une terre plate, bosselée plutôt, l’architecte et l’urbaniste travaillent toujours sur l’horizontal, et les figurations des galaxies les plus éloignées se servent toujours des coordonnées cartésiennes. L’homme n’a pas échappé à son enracinement, ni à la gravité ni à sa finitude malgré toutes les illusions d’un développement indéfini.
    La perte totale de repères, la relativité de tout point de vue particulier par rapport à l’universel, mais aussi ses justifications possibles comme « fenêtre » d’un coté ou « éclat » de la vérité de l’autre, étaient déjà exprimées.

    • cyborg 14 août 2018 11:43

      Comme disait Nietzsche, il ne faut confondre Heidegger avec sa robe de chambre.
       
      La vérité est le tout, a dit un autre philosophe avant lui.
       
      La physique quantique donne juste raison à un des plus ancestral philosophe, Zénon d’Élée : pour finir la flèche quantique n’avait qu’un mouvement apparent. Elle connaît sa trajectoire rétrospectivement, et si un grec avait mis un bouclier sur la trajectoire de la flèche qui toucha Achille après que celle ci eut passé... Achille aurait survécu.
       
      Le principe de moindre action veut juste dire : Dieu est faignant.
       
      Mais bon, l’avenir pour nous c’est Hanouna et « lèche mes boules » à l’Élysée, laissez tout ça aux chinois.
       


      • tiers_inclus tiers_inclus 14 août 2018 14:11

        @cyborg

        Elle connaît sa trajectoire rétrospectivement, et si un grec avait mis un bouclier sur la trajectoire de la flèche qui toucha Achille après que celle ci eut passé... Achille aurait survécu.

        Pas vraiment. Vous faites une extrapolation erronée de l’expérience de gomme quantique à choix retardé. Dans cette expérience stupéfiante c’est la description de l’expérience qui sera modifiée pas le passé qui était interprétable selon deux modalités. La modalité retenue dépendra en effet de l’action à venir.


        Le principe de moindre action veut juste dire : Dieu est faignant.

        Pas toujours c’est un extremum.


      • cyborg 14 août 2018 22:14

        @tiers_inclus
        C’est un surfeur sur un vague réputée, au sud de l’Italie vers Élée. Il y a une barrière de corail (une variété italienne) avec 2 passes, les vaques tapant parallèlement la barrière finissent donc en interférences de grosses vagues perpendiculaires à la plage.
        C’est un corail spécial, qui pousse instantanément, dit d’Aristote, qui (le corail) est un connaisseur de sa cause « formelle », de son essence, de sa mécanique interne, d’où sa rapidité de développement, même s’il ne sait pas à quoi ça sert de casser de la vague, il ne connaît pas sa cause « finale », pourquoi dieu l’a créé.
        Et la mer est spéciale, un super fluide quantique en stase holographique, les vagues semblent s’y déplacer lentement mais c’est une illusion, elles sont juste un état stationnaire comme une corde de guitare vibrante, dérivant lentement mais dont la forme peut changer instantanément plus vite que la lumière, à la moindre peccadille dans la mer (sur la corde). 
        Bref, comme chacun sait, chaque fois que le surfeur franchit sur sa vague pilote une des 2 passes, le corail malicieux ferme l’autre, et le surfeur, s’enfonce comme une merde dans un clapotis informe, dans un écroulement d’onde qui n’en est pas un, au lieu de surfer en suivant les grands rouleaux qui roulent perpendiculairement au bord, et de finir en frimant sur la plage au milieu des burkinis. Le surfeur évidement s’appelle Angus.
        Mais le plus fort, c’est que Zénon d’Élée s’aperçut que pour pécher de la plage, il lui suffisait de tapoter du pied dans la mer pour qu’une sorte de poisson à des km soit téléporter et instantanément mordent à sa ligne. Je ne me rappelle plus la race de ces poissons...
         


      • tiers_inclus tiers_inclus 14 août 2018 22:56

        @cyborg

        Vous reprendriez bien une petite fumette ?


      • cyborg 15 août 2018 03:19

        @tiers_inclus
         
        tsss... je ne suis pas de gauche pour financer mon envahisseur dealer comme un crétin...
         
        Le spooky rouge de Méditerranée. Mais même Sheldon ne reconnaît pas un diagramme de Feynman, c’est son concierge russe immigré qui donne la réponse. Et l’indien astronome le prend pour des spaghettis. 


      • cyborg 15 août 2018 04:37

        Sur Sitter, le Grand Rond est le roi et Gros Ballon le dieu. Les indigènes, surnommés les souchiens pied bleus marine et plats, ne connaissent pas la gravité, d’ailleurs elle ne leur servirait à rien. Il n’y a ni haut ni bas de toute façon. On rétrécit avec un froid de plus en plus intense quand on s’éloigne vers ce que les indigènes appellent la bordure extérieure, et on y avance plus lentement du coup. Plus on s’éloigne, plus on piétinent à petits pas de nains, et moins on avance. Personne ne s’évade, même sans gravité, vous voyez qu’elle n’est pas indispensable cette gravité. Ce froid contrarie fortement les savants indigènes, surnommés les penseurs carrés. Ces derniers supputent que s’il arrivaient a vaincre les grands froids de la bordure extérieure, ils y trouveraient un grand miroir en ver, appelé, le grand Océan extérieur, où Grand Trou, qui reflète tout leur monde pensent ils. Et les plus pessimistes vont jusqu’à dire que le reflet c’est eux-mêmes et pas l’image dans le miroir.
         
        Les chroniques de Durdane.


      • Claude Simon Claude Simon 14 août 2018 13:05

        « La théologie devrait s’intéresser à la vérité du salut. »
        Oui, enfin, surtout du salut de l’homme, et un peu du salut transcendental.

        « La philosophie s’occupe plutôt du salut de la vérité, »
        Bref, cela ne serait-ce pas juste de la pédagogie ?
        Sauf, si, biensûr la religion quantique mènerait à une production quantique.

        "Les travaux récents montrent une possibilité d’expliquer la gravité à partir de l’intrication, notion clé qui du reste est aussi utilisée en physique de la matière condensée, avec la méthode des réseaux de tenseurs.« 

        Le problème chez vous, c’est que vous pensez unifier la gravité. Or, cela est une question de point de vue.

        Un laboratoire vient d’analyser la gravité de quelconques particules, et, elle répondrait à un régime newtonien.
        La déformation de l’espace-temps ne serait que la pression de la matière sur un pseudo-vide, à savoir que le photon dont la trajectoire est courbe ne ferait que prendre le chemin de contournement du champ magnétique.
        Il s’agirait d’une ligne de champ symbolique entre une grosse pression sur le pseudo-vide d’un astre et la somme des petites pressions du pseudo-vide (un peu comme la vacuité exprimée quotidiennement sur Avox).

         »La physique quantique est la plus fondamentale pensait Feynman"
        Cela semble évident.

        Bref, Dugué pontifierait sur une physique carriériste bien alambiquée avide de fausses pistes.


        • tiers_inclus tiers_inclus 14 août 2018 14:34

          @Claude Simon

          Le problème chez vous, c’est que vous pensez unifier la gravité. Or, cela est une question de point de vue.

          Ce n’est pas le problème spécifique de Mr Dugué mais de la science fondamentale contemporaine.

          La déformation de l’espace-temps ne serait que la pression de la matière sur un pseudo-vide, à savoir que le photon dont la trajectoire est courbe ne ferait que prendre le chemin de contournement du champ magnétique.

          Pour le coup ce n’est pas de la vacuité. Votre propos est vide de sens.
          Mais tout néant n’est-il pas néant de ce dont il résulte ?


        • Claude Simon Claude Simon 14 août 2018 15:12

          @tiers_inclus

          Ouaips, plutôt déformation du vide que du champ magnétique.

          Car si on prend la relativité générale :

          L’opposé de la densité est belle et bien la pression, non ?

          Le néant étant une question philosophique, mon propos n’est pas de densifier la prose entre philo et science comme le fait Dugué,

          Mais tout néant n’est-il pas néant de ce dont il résulte ?
          Cela dépendrait de la tension du champ.


        • tiers_inclus tiers_inclus 14 août 2018 15:48

          @Claude Simon

          Pression et densité sont des éléments d’un tout qui est le tenseur énergie-impulsion. Dans un référentiel donné elles sont liées par la vitesse.
          Dans les équations simplifiées (homogénéité, isotropie) de la RG appliquées à l’univers via la métrique de Robertson-Walker leur somme conditionne la contraction ou l’expansion (la pression pouvant être négative).
          L’interaction d’un photon avec un champ magnétique c’est à dire in fine interaction photon-photon est à priori inexistante. Toutefois Il existe des recherches sur le sujet mais c’est spéculatif pour le moment et de toutes manières ce serait forcément une interaction à extrême faible probabilité.


        • Claude Simon Claude Simon 14 août 2018 16:06

          @tiers_inclus

          L’interaction d’un photon avec un champ magnétique c’est à dire in fine interaction photon-photon est à priori inexistante.

          Ne serait-ce pas l’intrication ?

          Avec les électrons, apareiller deux électrons, un spin up, l’autre spin down s’appelle boson de Mott, source de la mesure surnuméraire.

          Sauf si vous définissez interaction autrement.


        • tiers_inclus tiers_inclus 14 août 2018 16:18

          @Claude Simon

          Une intrication est un état quantique non factorisable qui porte intrinsèquement de l’information, ce n’est pas une interaction. Pour qu’il y ait interaction il faut un messager fût-il virtuel (un boson par exemple).
          Dans une intrication il n’y a pas de messager et pour cause.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 août 2018 21:21

          @tiers_inclus Tout à fait, l’intrication est une disposition de l’information quantique. Rien ne sert de revenir à l’image classique. Il n’y a pas de messager supraluminique. 


        • Claude Simon Claude Simon 14 août 2018 13:29

          "Les travaux récents montrent une possibilité d’expliquer la gravité à partir de l’intrication, notion clé qui du reste est aussi utilisée en physique de la matière condensée, avec la méthode des réseaux de tenseurs."

          ER=EPR de Maldacena et Suskind, c’est ça ?


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 août 2018 21:26

            @Claude Simon Maldacena, c’est la dualité jauge gravité, CFT/AdS, avec le principe holographique. L’intrication dans la gravité quantique, c’est par exemple les travaux de Swingle ou Raamsdonk (présentés sommairement dans mon premier livre chez Iste) et les réseaux de tenseurs, c’est la question de l’émergence que j’esquisse dans le second livre en présentant les travaux de Orus


          • tiers_inclus tiers_inclus 14 août 2018 13:50

            La physique quantique est la plus fondamentale pensait Feynman pour qui le lagrangien classique et le principe de moindre action découlent des lois de la mécanique quantique

            Avec l’interprétation géniale de superposition des chemins qui remplace avantageusement le « reniflage » dans une perspective différentielle, et l’argument téléologique dans une perspective intégrale. Et qui conduit au principe d’incertitude, soit le chemin classique mais doté d’une certaine épaisseur.


            • Ecométa Ecométa 15 août 2018 10:34

              Il n’y a ni Dieu, ni diable, qui ne sont que faux semblants, faux prétextes, une façon de se démettre en termes de responsabilité personnelles et collectives humaines : se démettre de la simple HUMANITÉ !
               

              Le salut pour l’humain c’est ici et maintenant, nulle part ailleurs et ni dan un autre supposé temps ... du salut ! La vérité, ce qui devrait être la réalité , notre réalité, c’est que l’humain doit se sauver de lui-même, ceci, sans Dieu et sans diable !  ! Au plan du savoir, la vérité est dans l’entendement entre les choses et les êtres, entre les choses entre elles, entre les êtres entre eux, entre les êtres et leur réalité humaine, individuelle et collective indissociable, dans le principe d’’humanité : l’Ontologie, la déontologie, l’Éthique et l’Altérité !  !

              A quand un savoir de l’entendement en lieu et place de ce savoir dichotomique rationalo économico technoscientiste, de cette civilisation des mots en « isme » qui sont comme des paroxysmes, de cette civilisation paroxysmique qui abusent tout : la NATURE, les états de nature, dont la nature humaine ; qui abusent les l’humain et les choses humaines  ?

              La vérité est à la fois dans la partie et dans le tout, dans une unité du savoir et non dans une logique dichotomique instaurée par l’individualisme méthodologique d’une science cartésienne vouée à l’individualisme méthodologique qui sépare et divise tout à l’antagonisme, qui exploite les parties au maximum, à l’impossible, même à à l’indicible, sans penser aux conséquences pour l’avenir !

              C’est simple, on pourrait même dire simpliste, mais pour notre époque moderne au modernisme, celle du changement pour le changement, véritable paroxysme de modernité et plus simple modernité, la science est devenue générique de savoir et du « SAVOIR » et, il n’y aurait plus de « Savoir » comme d’ailleurs de « valeurs », même de « PRINCIPES », que de nature scientifique et technique… c’est ce qu’on appelle l’humanisme qui nous envoie droit vers le transhumanisme et la fin du principe d’humanité et donc de l’Humanité ! Au diable l’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altruisme : tous ces acquits intellectuels humains ! Renvoyée aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire la « métaphysique », cette « épistémologie » première philosophie et première interrogation sensée qui sortait l’humain de l’état de pure croyance religieuse. Une question se pose : sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs technoscientifiques ? Non, il semblerait que non ; il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent car toujours aussi ignorant de la « Nature », comme des « états de nature » qui ont émergés, dont la nature humaine : nous sommes de plus en plus ignorant de l’humain et du principe d’humanité !
              Une « sérieuse » remise en cause épistémologique s’impose, et de ce point de vue la physique quantique, qui nous enseigne que tout est complexe, le tout comme les parties, que tout est en interactions et interdépendances, complexes et dynamiques, que tout, le physique comme le métaphysique, un métaphysique propre à l’humain, relève du « systémique » et même de l’« écosystémique », et plus du « métaécosystémique » ; donc la physique quantique est la bonne voie !

              Une nouvelle physique ancrée dans la réalité complexe des choses et non le simplisme cartésien ; une nouvelle physique d’où sont issus les acquits intellectuels du 20è siècle qui établissent une limitation , on est loin de la « vérité »cartésienne attribuée à la science ; une limitation de la connaissance, tant dans le domaine du raisonnement, donc du savoir, que dans celui de l’action.

              Des acquits intellectuels dont tout le monde se moque éperdument, tout comme le principe cognitif de Pascal qui préfigurait déjà la physique quantique en termes de complexité ! Ainsi, recherchez « acquits intellectuels du 20 è siècle » et « principe cognitif de Pascal », sur les moteurs de recherches... c’est un vide abyssal ! Pourtant tout ceci est fondamental de notre savoir, d’un vrai savoir en termes d’entendement !

              Le temps est dialectique disait Plotin ; autrement dit c’est la temporalité humaine,qui fait l’intelligence humaine ! Avec un passé riche d’enseignements, à la condition expresses de ne pas rejeter l’introspection comme le fait le positivisme technoscientiste, notre actuelle science. Avec un présent dans laquelle tout se trouve, la vérité comme l’erreur... encore faut-il la reconnaître cette erreur, car reconnaître l’erreur, l’admettre, c’est aller vers la vérité qui ne peut pas être définie mais ne peut que se constater en termes d’entendement. Mais voila, le refus de l’introspection liée à notre science rationaliste, rejette cette capacité à l’intelligence en termes d’entendement. 

              Une temporalité humaine, qui fait intelligence humaine, mais qui est bafouée par le temps de la science qui n’a ni passé, ni présent, qui est tournée exclusivement vers un le futur sans réel avenir en termes d’Humanité car elle nous inscrit dans cette fuite en avant rationalo économico technoscientiste qui mène précisément l’humanité à sa perte. C’est ainsi que nous allons irrémédiablement de l’humain à l’humanité, ce qui était bien, à un humanisme rationalo économico technoscientiste, puis un « transhumanisme », l’être augmenté de conneries, qui est la fin de l’humanité... du moins à coup sur du principe d’Humanité et forcément de l’HUMANITE !




              • jean-jacques rousseau 15 août 2018 16:05

                @Ecométa

                Divinité ou malignité ne s’opposent pas à l’humanité. Ils en constituraient plutôt la trame essentielle. Etre Homme n’est pas de nier les forces transcendantales. Au contraire c’est de les accepter comme parties natives de sa propre nature qui ouvre l’horizon et anoblit notre condition mortelle. Ce qui permet de s’affirmer librement dans ce combat contre les forces élémentaires voire démoniaques grâce à l’inspiration et l’assistance misécordieuse et nécessairement amoureuse du Divin.

                @Bernard Dugué
                On comprend mal la métaphysique si on la considère unilatéralement comme science ou savoir ou si on oppose ses principes et concepts, même décrits comme cohérents dans une espèce de bulle cognitive, à d’autres systèmes décrits tels Philosophie ou Science. C’est pourtant ce que vous osez dans cette introduction (et ailleurs) :« La théologie devrait s’intéresser à la vérité du salut. La philosophie s’occupe plutôt du salut de la vérité » La métaphysique n’est pas un Logos, elle est une approche de la matière même de l’Etre, cette texture du monde visible et invisible qui s’étend des constellations lointaines jusqu’au sourire d’un enfant, dans la substance même de nos illusions et de nos émotions... Cette vérité absolue est entière dans la Loi universelle et naturelle, ce Nomos (ou Dharma) indiscible qui perce le coeur et la conscience dans le silence lumineux des sages.

                "La sagesse crie dans les rues, Elle élève sa voix dans les places : Elle crie à l’entrée des lieux bruyants ; Aux portes, dans la ville, elle fait entendre ses paroles : Jusqu’à quand, stupides, aimerez-vous la stupidité ? Jusqu’à quand les moqueurs se plairont-ils à la moquerie, Et les insensés haïront-ils la science ? Tournez-vous pour écouter mes réprimandes ! Voici, je répandrai sur vous mon esprit, Je vous ferai connaître mes paroles..."
                Proverbes 1


              • jean-jacques rousseau 17 août 2018 12:28

                Pour faire simple : Il s’agit de déterminisme.
                La matière étant liée à un déterminisme, l’humain (et la société) ne semble pas déterminé. La liberté (si chère à notre époque malade) se résumant ici à une alternative, l’acceptation ou le réfus du Nomos.
                Ce Nomos peut être entrevu comme une part de la loi de l’harmonie cosmique se rapportant à notre condition. Il est désigné comme Volonté divine dans la théologie (ou en téléologie), Loi dans sa transposition à la société et comme Voie dans son émergence dans l’existence individuelle. Cette simplicité originelle restant brouillée par les reliquats du Mythos et du Logos (en relation avec un contexte culturel et théologique), constituant un substrat cognitif transitoire à l’état d’imcomplétude et de prématurité humaine ou Néoténie*.

                *Néoténie v. note 8 Sortir de la récession : définitions (2)

                Certains auteurs (Desmond Morris, Le Singe nu) parlent de néoténie humaine. « L’hypothèse du caractère néoténique au sens large de l’être humain procède aussi d’une dimension anthropologique et philosophique, soulignée entre autres par le philosophe français Dany-Robert Dufour : du fait de son inachèvement, l’homme serait un être intrinsèquement prématuré, dépendant de la relation à l’Autre, d’où la substitution nécessaire de la Culture à la Nature propre à cette espèce, et sa place particulière dans l’histoire de l’évolution, l’homme se réappropriant le monde par la parole, la croyance symbolique et la « création prothétique », c’est-à-dire la technique. »


              • shadrack shadrack 17 août 2018 14:35

                @Ecométa

                « Il n’y a ni Dieu, ni diable, qui ne sont que faux semblants, faux prétextes, une façon de se démettre en termes de responsabilité personnelles et collectives humaines : se démettre de la simple HUMANITÉ ! »

                Je pense pour ma part rigoureusement l’inverse : toute tentative d’éliminer Dieu, donc le diable, du débat est le fruit d’une arrogance typique et irrationnelle qui consiste à exonérer l’humain de sa propre nature et de le démettre, face au mal, des responsabilités immanentes à sa condition.

                Je salue la réponse de ’jean-jacques rousseau’ :
                « Divinité ou malignité ne s’opposent pas à l’humanité. Ils en constitueraient plutôt la trame essentielle. »

              • izarn izarn 19 août 2018 10:45

                @shadrack
                je crois que vous vous méprennez : Eliminer les entités Dieu ou Diable, n’élimine pas le bien et le mal chez l’homme...
                Je ne vois pas ou est le problème...Sauf pour les croyants qui admettent que les dieux sont des entités à part entière.
                Ce n’est pas mon cas.


              • jean-jacques rousseau 20 août 2018 13:00

                @izarn

                Il est là le problème, votre raisonnement ne tient pas. Vous ne pouvez pas éliminer des « entités » par définition mais douter de leur existence. Ne pouvant retirer ces entités de votre expérience, vous ne pouvez porter de conclusion d’un éventuel effet sur l’homme ni toute autre spéculation généraliste.

                Ici vous ne faites seulement qu’opposer une croyance à une autre que vous défendez.
                On reste donc dans le Mythos. Et c’est pourquoi une procédure scientifique, ou même proprement logique qui relève du Logos ne peut interférer dans la sphère mythologique sans s’y perdre. Par exemple il n’y a aucune possibilité pour la science de démontrer l’existence d’un objet qui n’est pas dans son champ, telles que la foi en Dieu, l’immortalité de l’âme, etc. Prétendre utiliser la méthode scientifique pour chercher à prouver la non-existence de Dieu, ce n’est plus de la science mais du scientisme ou de la propagande, donc du Mythos.


              • Xenozoid 16 août 2018 20:37

                transcendence


                • izarn izarn 19 août 2018 10:26

                  Quel mélange peu ragouteux !
                  C’est une blague ?
                   smiley

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