• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Technologies > Quatre projets de recherche immenses mais inaccessibles et peut-être vains (...)

Quatre projets de recherche immenses mais inaccessibles et peut-être vains pour notre époque

La recherche scientifique institutionnelle suit un cours déterminé le plus souvent, cadré par les programmes, les crédits, les publications, les congrès et les discussions entre confrères. La recherche est une sorte de conduite sous GPS avec une destination fixée pour une durée indéterminée. Mais parfois, certains chercheur refusent de suivre le GPS ou bien le reprogramment pour aller explorer d’autres chemins expérimentaux et théoriques. Il existe aussi une recherche non encadrée, qui ne cherche pas l’exactitude ou l’efficacité ciblée mais une certaine forme de vérité dans les différents secteurs de l’existence. Cette recherche tente de comprendre et d’expliquer les choses. Pendant des siècles, les philosophes pratiquaient la recherche non encadrée, Newton, Descartes, Leibniz, Kant, Nietzsche. Une recherche non encadrée signifie qu’elle est librement orientée et détachée des contraintes institutionnelles. Et qu’elle répond à une finalité universelle et partagée, ouvrant les conscience vers le sens de l’existence sans se préoccuper d’un quelconque intérêt particulier. Certes il faut bien que le philosophe croûte mais il ne sera pas dépendant d’un conflit d’intérêt.

Je fais une excursion et m’exfiltre volontairement depuis une docte perplexité en proposant à quelques amis bienveillants de la Toile des interrogations sur le choix d’une orientation dans mes recherches (qui on l’aura deviné sont hors des cadres). Juste pour avoir un point de vue différent du mien. Cela dit, un choix de recherches dépend de deux choses, l’éthique pour la société et l’inspiration pour la qualité du travail effectué. Je me demande si l’inspiration n’est pas entrelacée avec l’éthique dans une conscience élevée. Voici donc les quatre projets que j’ai en ligne de mire. Avec une docte hésitation.

1. Evolution du vivant et émergence des espèces

2. Etudier la possibilité de stopper le développement d’un cancer chez un patient

§

3. L’énigme de la technique et son essence

4. Philosophie de la conscience et théologie du Temps

Ces quatre projets vont par paires. La technique comme la conscience sont deux éléments déterminants pour le sens de l’existence et la maîtrise des stratégies et des moyens. La compréhension du vivant puis de son évolution utilise les mêmes concepts et outils théoriques que l’étude du développement d’un cancer. Ces projets sont numérotés en allant du plus matériel, la vie, au plus spirituel, la conscience éclairée. S’ils seront réalisés, ce sera avec des angles de vue inédits et des outils conceptuels permettant de configurer les questions les plus fondamentales. L’axe central étant bien entendu l’information au sens physique et philosophique. Il se peut néanmoins que ces projets ne puissent pas trouver de réalisation.

1. L’émergence des espèces risque de rester impensée. La hauteur des défis est même au-dessus de la configuration des origines de la vie qui paraît plus accessible, du moins avec ma philosophie scientifique de l’émergence. Je ne suis pas certain que ces questions intéressent l’opinion des peuples ancrés dans l’ère technumérique.

2. Le cancer est un autre défi. Il est envisageable de concevoir un cancer qui est stoppé dans son développement. C’est même réalisable mais c’est très rare. Un certain nombre d’intérêts corporatistes ainsi que la gestion technocratique de la mort convergent pour empêcher toute solution alternative au cancer. En ce cas, le projet n’est pas à l’ordre du jour. Il ne sert à rien de trouver des solutions pour un monde qui n’en veut pas !

3. La technique est un enjeu fascinant pour la philosophie. Il n’est pas certain que la compréhension de la technique intéresse l’opinion. Les gens sont devenus des abrutis avides de solutions technologiques et de la satisfaction sans délais des désirs infinis. Pour la partie philosophique, des résultats de haute volée ont été acquis. Depuis Spengler jusqu’aux travaux de Ellul ainsi que Habermas pour le volet sociopolitique. Heidegger a écrit des pages fulgurantes sur l’essence de la technique et je me demande s’il est possible de le dépasser. Ce qui suppose de comprendre ce qu’a dit Heidegger qui est le Einstein de la métaphysique. Sauf que les théories d’Einstein sont compréhensibles et utilisables par des milliers de physiciens alors que les exégètes de Heidegger se comptent en dizaines, et encore !

4. Si l’on cherche dans la théologie, on se demandera à quoi ça sert. La vraie religion se vit dans la temporalité avec des questions et comme un mystère. Dieu n’a rien d’un lexomil délivré en comprimés d’hosties en sirop de sourates ou en pommade talmudique. La théologie se présente comme un mystère du Temps. Il faut déjà comprendre Nietzsche, Hegel et Heidegger pour entrer dans ce mystère, puis pour aller un peu plus loin et se farcir les textes sibyllins de Barth, Rahner, Lubac ou Bultmann. Bref, les cimes de la divinité semblent inaccessibles, même avec les meilleurs crampons philosophiques.

Ces notes me plongent dans un profond désarroi. En pleine nuit, je me suis réveillé enveloppé de noirceur. Je jouai dans ma tête une musique me rappelant des moments heureux. Submergé par une vague de mélancolie, je voyais l’avenir me filer entre les mains. Et puis deux heures de sommeil et les brumes se sont dissipées. Je me sens tel un randonneur au pied d’un massif, contemplant les cimes de quatre sommets voilés par la brume. Après tout, pourquoi n’oserai-je pas utiliser quelques crampons philosophiques pour commencer une ascension. La question de la technique me paraît importante et sans doute se raccorde-t-elle aux deux autres projets sur l’évolution et le cancer. Essence, dévoilement, vérité de-et-dans la technique. Se projeter au-delà du texte de Heidegger et du livre VI de l’Ethique d’Aristote.

In quantum we trust !

Je m’aperçois qu’il est vain de chercher à partager de hautes idées dans un monde gagné par le désert intellectuel et spirituel, surtout sur le Net. Pourtant, je n’ai pas le choix. Mon Dasein est destiné et ne peux reculer. Un ami de passage viendra peut-être mettre un message éclairé. Pour le reste, l’œuvre m’échappe. Bientôt l’édition d’un premier livre sur l’information. Il sera traduit en anglais par les bons soins de l’éditeur. Et un second achevé avec des considérations inédites sur le Temps et les processus d’émergence. Il devrait voir le jour. L’ensemble offre déjà un regard inédit construit comme une philosophique scientifique destinée au 21ème siècle. Un regard qui tente de dépasser les résultats déjà nouveaux consignés dans Procès et miroir (thèse de philosophie, Poitiers, 1996) l’Expressionnisme (Harmattan, 1998) et le sacre du vivant (Temps présent, 2014).

Et maintenant, l’évolution, le cancer, la philosophie de la technique ou la théologie du Temps ? Je me mets en mode lâcher prise. En ce moment les batteries sont à plat. J’attends qu’elles se rechargent pour continuer le voyage dans la recherche en espérant être surpris par les paysages scientifiques et métaphysiques. Et je compte sur les énergies cosmiques et divines, bien plus salutaires et efficaces que les volontés humaines !

In Pink Floyd we trust !


Moyenne des avis sur cet article :  2.27/5   (15 votes)




Réagissez à l'article

29 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 24 mars 12:13

    « In Pink Floyd we trust ! »
     
    Alors attention à ne pas aller dans le mur !


    • Shawford Shawford 24 mars 12:32

      @Jeekes

      Bah l’important n’est pas que de telles recherches avancent mais que Dugue les fasse avancer.

      C’est une question de Nobel à la clé, quand même ! À quoi ça sert que Macron y se décarcasse, sinon !!! smiley smiley


    • kalachnikov lermontov 24 mars 12:39

      @ Dugué

      Commence déjà par répondre à cette énigme, ça t’évitera de gaspiller temps et énergie à faire des tours de manège.

      ’The car sweeps by with a murdered child
      The car sweeps by with a violated girl
      The car sweeps by with its trunk full of death’

      https://www.youtube.com/watch?v=IscN0Pu5m8o


      • nours77 nours77 24 mars 12:42

        We don’t need no education...

        Pour 1 et 2 cela demande de grande connaissance en médecine... 1 D ou viennent les mitochondrie de la cellule primordiale et comment fonctionne l évolution des gènes de l adn...
        2 Le remède contre le cancer, rien que ça...

        3 et 4 me semble plus adapté car ne demande qu un peu de lecture et de réflexion, et vous semblez déjà connaitre le sujet...


        • Clocel Clocel 24 mars 12:46

          Vu par un BAC moins 3, ce qui choque dans la recherche, c’est son manque de vision holistique, les barrières apparemment étanches entre les disciplines, et l’impératif de rentabilité à court terme...

          Savoir, que des chercheurs de haute volée dépensent leur énergie, leurs compétences, leur talent et leur créativité à découvrir de nouvelles crèmes solaires, c’est juste, délirant.


          • JL JL 24 mars 15:06

            @Clocel

             ’’que des chercheurs de haute volée dépensent leur énergie, leurs compétences, leur talent et leur créativité à découvrir de nouvelles crèmes solaires, c’est juste, délirant.’’
             
             C’est précisément cette société qu’Alain Deneault appelle la médiocratie.
             

            ’’Faire son travail : pour Alain Deneault, cette expression est quasiment devenue synonyme d’être médiocre. Dans un essai intitulé « La médiocratie », le philosophe dénonce une « politique de l’extrême-centre ». Née de la division et de l’individualisation du travail, elle nous pousse à n’être que moyens, médiocres, ternes, jamais brillants, toujours dans les rangs, surtout. Parce que l’on est précaires, timides ou formatés, on joue le jeu et on rentre dans un rang tiède qui abhorre la remise en question, la réflexion et l’inventivité.
            Vivons-nous vraiment une époque dont la gouvernance serait la clé ? Sommes-nous les victimes de logiques comptables et gestionnaires ? Le management a-t-il pris le dessus sur la pensée critique ?’’

          • Clocel Clocel 24 mars 15:45

            @JL

            Le pouvoir appartient à celui qui le prend.

            Confier notre destin à la frange la plus cupide de notre espèce ne peut nous permettre d’espérer mieux.

            Tu peux donner autant de stradivari que tu veux à des babouins, tu n’entendras jamais Paganini...


          • Norbert 2 avril 08:13

            @Clocel

            Vous êtes mal renseigné ou trompé par les images de pub montrant des « savants » en blouses blanches afférés autour d’un paquet de lessive : Non les chercheurs de haute volée n’étudient pas de nouvelles crèmes solaires ! La seule recherche dans ce domaine des crèmes solaires ou produits ménagers est d’ordre publicitaire et malheureusement je vous concède que cet esprit marketing de merde tend à gagner tous les domaines.


          • foufouille foufouille 24 mars 13:31

            2. Etudier la possibilité de stopper le développement d’un cancer chez un patient

            ce qui existe depuis longtemps.
            note qu’il faut un minimum de niveau de diplôme en médecine pour comprendre ce genre de maladie.


            • abcd 24 mars 13:42

              « je m’aperçois qu’il est vain de chercher à partager de hautes idées dans un monde gagné par le désert intellectuel et spirituel », j’en suis pas si sur, je trouve que nos politiques s’aperçoivent qu’ils ne sont pas toujours au niveau (peut-être délirant quand il s’agit d’être président) et qu’ils vont devoir, pour la plupart se coltiner à une société de la connaissances (et aussi de fausses vérités, puisque le concept semble plus valide, que celui de menterie).
              Y à plusieurs tempo autant les rythmes courts sont une cacophonie qui cherche un rythme (fin travail, revenu de base, Juppé, Fillon, frontière, soutenabilité économique et sociale, Macron, mondialisation, globalisation et au final quelques échanges dans nos habitus, mais voilà), autant la basse sort de son trémolo et petit à petit prend le tempo (rapport des scientifiques à leurs domaines, leurs spécialités vis-à-vis des autres, voir questionnement vis-à-vis de l’art, une information de reportage et pas seulement un journal, fin du progrès prêt à porté, questionnement sur la modernité, la technique, sur l’espèce, etc...), bien sur la basse n’est pas toujours perceptible (enfin Trump va réussir à fédéré toute les institutions contre lui, comme quoi l’amour ne sera jamais aussi fédérateur que la haine), mais je suis plus optimiste qu’il y a 10 ans, y à un désir de renouveau, je crois.



                • Shawford Shawford 24 mars 13:56

                  @Arcane

                   smiley en plus le texte change à change à chaque reload. Excellent ! smiley smiley


                • Arcane Arcane 24 mars 14:09


                  Plus sérieusement :

                  Introduction



                  Il en va de la philologie quantique comme de la critique de la faculté de l’appareil à raclette à faire fondre les concepts fromagers. Or Nonobstant la fluidité de la tome , la sublimation du cantal est elle envisageable ?. Cela conduit à se demander si les 4 projets de recherche onanistes sont conceptualisables
                  La pertinence de cette problématique s’est d’ailleurs confirmée au cours des travaux préparatoires de la présente étude : De tout ceux qui n’ont rien à dire les plus intéressants sont ceux qui publient sur agogoravox.

                  C’est en se fondant sur l’abondante bibliographie consacrée à la matière, et tout particulièrement sur « Le petit dugué illustré » de Dugué Clin D’oeil (in La Civilisation Occidentalosélénienne), qu’il fut possible de déterminer si Dugué est l’évolution quantique d’un darwinisme social avorté. L’exploitation de ces sources devait permettre de répondre à une série d’interrogations inhérentes au sujet : la banane est-elle , au niveau d’un darwinisme quantique une girafe à hipster ? ? ?
                  Intitulé « Téléologie kantienne », ce mémoire tend ainsi à démontrer que Les vieux sont des jeunes mais depuis plus longtemps : Rien ne se fond et si c’est trop fort le roquefort alors le rap à gruyère..

                  Après une première partie consacrée à l’hypothèse " Si ma soeur en avait", où l’on observe qu’un vélo d’homme (I)peut etre un déterminisme dans la faculté de juger, l’étude du darwinisme quantique à la pataphysique iconoclaste permet en effet de comprendre que la pataphysique dans un bain d’huile s’effrite mais avec de la mayonnaise (II).



                  I - Si ma soeur en avait
                  ...

                  II - Du darwinisme quantique à la pataphysique iconoclaste


                  (à suivre)


                • Arcane Arcane 24 mars 14:23

                  I. Si ma sœur en avait


                  Si l’on définit l’entendement en général le pouvoir des règles, le jugement sera le pouvoir de subsumer sous des règles, c’est-à-dire de décider si une chose est ou n’est pas soumise à une règle donnée (casus datae legis).

                   La logique générale ne renferme aucun précepte pour le jugement et l’architecture du cadre à vélo et n’en peut pas renfermer. En effet, comme elle fait abstraction de tout contenu de la connaissance et de forme de la selle au regard des glandes sexuelles internes ou externes, il ne lui reste qu’à exposer séparément d’une manière analytique la simple forme des connaissances d’après les concepts, les jugements et raisonnements, et qu’à établir ainsi les règles formelles de tout usage de l’entendement du vélocipède. Que si elle voulait montrer d’une manière générale comment on doit subsumer sous ces règles, c’est-à-dire décider si quelque chose y rentre ou non (conceptualisation de l’absence de selle), elle ne le pourrait, à son tour, qu’au moyen d’une règle de déterminisme quantique au niveau darwinien du genre.

                  Or, cette règle, précisément parce qu’elle est une règle, exigerait une nouvelle éducation du jugement ; on voit donc que si l’entendement est capable d’être instruit et armé par des règles, le jugement est un don particulier qui ne peut pas du tout être appris, mais seulement exercé. Aussi le jugement est-il la marque spécifique de ce qu’on nomme le bon sens (Mutterwitizes) et au manque de quoi aucun enseignement ne peut suppléer ; car, bien qu’une école puisse présenter à un entendement borné une provision de cadre à vélo, et greffer, pour ainsi dire, sur lui des connaissances étrangères, il faut que l’élève possède par lui-même le pouvoir de se servir de ces pédales exactement, et il n’y a pas de règle que l’on puisse lui prescrire à ce sujet et qui soit capable de le garantir contre l’abus qu’il en peut faire quand un tel don naturel lui manque’.

                  C’est pourquoi Poulidor, Merckx ou un Bernard Henri Levy peuvent avoir dans la tête beaucoup de belles règles de pathologie, de jurisprudence ou de politique, à un degré d’inclinaison des dérailleurs capable de les rendre de savants professeurs en ces matières, et pourtant se tromper facilement dans l’application de ces règles, soit parce qu’ils manquent de jugement naturel, sans manquer cependant d’entendement et que, s’ils voient bien le général in abstracto, ils sont incapables de distinguer si un cas y est contenu in concreto, soit parce qu’ils n’ont pas été assez exercés à ce jugement par des exemples et des affaires réelles d’une piste cyclable humidifiée.


                • Arcane Arcane 24 mars 14:41

                  II. Du Darwinisme quantique à la pataphysique iconoclaste :

                  Aussi l’unique et grande utilité des exemples de tubercules patatières est-elle qu’ils aiguisent le jugement. En effet, pour ce qui regarde l’exactitude et la précision des vues de l’entendement sous forme d’écrasée, de pommes ou de cubes, ils leur porte plutôt généralement quelque préjudice parce qu’ils ne remplissent que rarement d’une manière adéquate la condition de la règle (comme casus in terminis) et qu’ils affaiblissent en outre maintes fois la tension de l’entendement nécessaire pour apercevoir dans toute leur suffisance les règles dans l’universel du bain de friture et indépendamment des circonstances particulières de l’expérience de la sauce accompagnatrice, de sorte qu’on finit par s’accoutumer à les employer plutôt comme des faits culents que comme des principes. Les exemples sont donc les béquilles’ du jugement et celui-là ne saurait s’en passer à qui manque ce don naturel de monter une mayonnaise hors période de menstruation.

                  Le manque de jugement dans l’indispensable essence du papier absorbant après friture est proprement ce que l’on appelle stupidité, et à ce vice il n’y a pas de remède hormis en purée. Une tète obtuse ou bornée en laquelle il ne manque que le degré d’entendement convenable de la température du bain d’huile et de concepts qui lui sont propres, peut fort bien arriver par l’instruction jusqu’à l’érudition de l’indigestion. Mais comme alors, le plus souvent, ce défaut accompagne aussi l’auteur, il n’est pas rare de trouver des hommes très instruits qui laissent incessamment apercevoir dans l’usage qu’ils font de leur science ce vice irrémédiable d’utiliser du ketchup !


                • Arcane Arcane 24 mars 14:49


                  Conclusion :

                  Plus une raison cultivée s’occupe de poursuivre la jouissance de la vie et du bonheur quelque soit la forme du cadre de vélo retenue, plus l’homme s’éloigne du vrai contentement de rouler sans selle.

                   Voila pourquoi chez beaucoup, et chez ceux la même qui ont fait l’usage de la raison la plus grande expérience, il se produit pourvu qu’ils soient sincères pour l’avouer, un certain degré de misologie, c’est à dire de haine de la raison de préférer les tubercules frites aux solanum tuberosum réduites en purée.

                  En effet après avoir fait le compte de tous les avantages qu’ils retirent, je ne dis pas de la découverte de tous les arts culinaires indépendamment de la petite reine qui font le luxe ordinaire, mais même des sciences (qui finissent par leur apparaître aussi comme un luxe de l’entendement), toujours est il qu’ils trouvent qu’en réalité ils se sont imposés plus de peine (nécessite intrinsèque de la selle) qu’ils n’ont recueilli de bonheur (néant de selle) : aussi à l’égard de cette catégorie plus commune d’hommes qui se laissent conduire de plus près par le simple instinct naturel (Hercule qui avance) et qui n’accordent à leur raison que peu d’influence sur leur conduite (mélange mayo+ketchup), éprouvent ils finalement plus d’envie que de dédain.

                   Et en ce sens il faut reconnaître que le jugement de ceux qui limitent fort et même réduisent à rien les pompeuses glorifications (chambre à air duguéienne) des avantages que la raison devrait nous procurer relativement au bonheur et au contentement de la vie n’est en aucune façon le fait d’une humeur chagrine ou d’un manque de reconnaissance envers la bonté du gouvernement du vélib du moment mais qu’au fond de ces jugements gît secrètement l’idée que la fin de leur existence est toute différente et beaucoup plus féculente.


                • JC_Lavau JC_Lavau 24 mars 18:14

                  @Arcane. Mauvais encodage des caractères. Pénible !


                • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 24 mars 13:49

                  Vous avez pas 4 projets vous en avez un :

                  L’essence de la technique(3), c’est basé sur un jeu de règles universelles. L’une de ces règles c’est le mouvement causé par un déséquilibre. Cette règle s’applique à n’importe quel niveau physique ou psychologique comme par exemple la pression osmotique qui est un des rouages de la vie(1).

                  L’un des avantages de raisonner au niveau de ces règles universelles c’est de nous débarrasser du sens trompeur des mots. Vivant devient applicable à l’arbre, à la forêt à l’écosystème. Pourquoi ne s’appliquerait-il pas à la machine ? En repensant le sens usuel des mots vous n’êtes qu’à un pas de la philosophie et de la conscience(4).

                  Donc votre projet c’est de définir le cadre universel, d’en déduire les règles abstraites et fondamentales qui marchent quel que soit la perspective ou l’échelle. Vous allez de ce fait créer un petit laboratoire dans lequel pour pourrez expérimenter grâce au temps(4) à la disposition de l’information... et peut être, qui sait, y trouver le moyen de stopper le développement d’un cancer(2)

                  Oubliez les maths, le biologique, les cantiques... n’utilisez les que pour valider la validité des expériences dans ce petit laboratoire.

                  Voilà ce que j’en pense, à prendre ou à laisser. En attendant : reposez vous bien, allez vous couler un bon bain bien chaud, faites une ballade dans une pommeraie... c’est comme ça que ça marche smiley


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 mars 20:58

                    @La Voix De Ton Maître

                    Vos remarques sont intéressantes mais je ne pense pas qu’elles puissent percuter sur mes recherches. Les projets 1 2 et 3 sont consistants à la limite mais pas celui sur la théologie de la conscience et du temps qui mobilise des outils inopérants et impensables dans le monde de la vie et de la technique. Même Heidegger s’est laissé emporter dans quelque chemin sans issue mais il le savait. Le cancer ne sera pas stoppé par mes seules recherches. Il faut des équipes au cas où une issue serait envisageable, ce que j’ignore et de plus, je ne suis pas motivé pour chercher dans cette voie, car je ne crois pas pouvoir trouver des bonnes volontés.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 24 mars 18:20

                    Un jour qu’il avait une soif de l’Yonne, Dugué se demande à quoi l’eau sert. ...

                    Vous sçavez le reste de la chanson.

                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 mars 02:53


                      Comment peut on accepter le Big Bang et refuser le crèationisme ?

                      Comment situer une quelconque occurence si on parle d’éternité et qu’on nie donc un point d’origine ?

                      PJCA

                      • Arcane Arcane 25 mars 10:28

                        @Pierre JC Allard

                        Les sciences sont à l’opposé des croyances et des doctrines religieuses comme le créationnisme.


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 mars 16:33

                        @Arcane

                         
                        Je sais. C’est bien pourquoi je pose la question. Est-ce que le Big Bang nous apprend quoi que ce soit ? Je ne vois rien de scientique à faire un dogme du deni gratuit de toute intentionalité. Si quelqu’un peut m’en dire plus.... " I pause for a reply...

                        PJCA

                      • Shawford Shawford 25 mars 16:55

                        @Pierre JC Allard

                        Bonjour Pierre,

                        vous connaissez Frank Hatem ? C’est un métaphysicien un peu barré dans son expression et son parcours, mais le fait qu’il pose un jalon qui confronte utilement la cintroverse sur lesquels vous risquez d’achopper longtemps avec Arcane, et c’est la conscience.

                        A la question, pourquoi la conscience, il dit :

                        La conscience est le fait pour le zéro de s’opposer à chaque instant à l’infini. Le fait que zéro et infini s’opposent implique que l’infini est toujours extérieur au zéro. Cette opposition maintenue à chaque instant est l’essence de la conscience.

                        Zéro et Infini sont les deux principes du néant, qui est nullité infinie ou infinité nulle. Ces deux principes peuvent être unis du point de vue de l’infinité, qui contient tous ses centres, mais ne peut pas l’être du point de vue de la nullité qui ne peut pas contenir l’infini. Il s’en «  vide  » donc à chaque instant, créant l’effet de conscience.

                        La cause de cette séparation est (nous le démontrons dans le site correspondant) la NECESSITE DU NEANT

                        En effet, le néant est la seule «  chose  » qui se justifie d’elle-même sans cause. Seul le néant peut être logiquement, la preuve, on se demande pourquoi on est. Pour que le néant soit, il faut infinité et nullité. L’infinité est un absolu inaccessible (d’où l’évolution à l’infini sous forme physique et spirituelle), tandis que la nullité est conditionnelle. Sa condition c’est de s’opposer à l’infini. C’est pourquoi la conscience, qui est cette opposition, permet le Néant.

                        L’un n’empêche pas l’autre. Effectivement, je suis sensation d’être, et pourtant cette sensation présente est nulle, simplement du fait qu’elle n’est QUE présente. Le présent n’a pas de durée.


                        A tout le moins l’enchainement dans lequel s’enserrent ces écrits ici repris, constitue une somme de réflexion intéressante :

                        http://www.hatem.com/cognition.htm


                      • abcd 27 mars 14:41

                        @Pierre JC Allard
                        Si on part d’un point de vue totalement matériel, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de conscience au delà de nos corps et de la finitude qui s’en suit, alors on peut projeter notre technique vers un avenir où on pourrait enlever notre cerveau de notre corps l’enfermer dans un composant qui lui permette de maintenir ses capacités opératoires et connecter toute ses connexions nerveuses à un ordinateur qui simulerait un environnement normal pour le cerveau, par conséquent la conscience du cerveau ne serait pas affecté par son absence de corps.
                        A partir de là imaginons que ce soir après vous être endormi, on vous kidnappe, sépare votre cerveau, qu’on vous raccorde à un ordinateur et que demain matin vous croyez vous réveiller dans le monde, alors que vous serez dans l’illusion de l’ordinateur et ainsi s’écoule votre vie, jusqu’à la mort de votre cerveau sans que vous ne vous rendiez compte de quoi que ce soit et que vous souffriez inconsciemment de cette absence de corps.
                        Bien imaginons maintenant que c’était hier.... nos interactions ne sont plus qu’une illusion généré par l’ordinateur (afin de maintenir votre conscient stable), je ne suis plus dans le même plan d’interaction que vous, vous êtes l’objet d’une matrice, comment savoir qu’on est pas dans une matrice ?, bref comment savoir si le monde est matériel ou spirituel ?
                        Et ben la réponse est simple d’un point de vue matériel on ne peut pas prouver qu’on est a pas dans une matrice généré par Dieu et d’un point de vue spirituel on ne peut pas prouver l’existence de Dieu (au delà de la notion de croyance, qui a sa valeur propre, mais qui n’est pas une expérience reproductible sur un athée).
                        C’est insoluble.


                      • Jean Keim Jean Keim 25 mars 08:49

                        Il arrive parfois un moment où nous nous sentons dans un cul-de-sac, et nous pouvons devant cette constatation nous poser au moins deux questions, la première qui vient immédiatement à l’esprit (à la conscience) est : comment sortir de là ? Et une réponse possible est de dériver, de faire autre chose, et tout repart en fait comme avant ; la deuxième question est : pourquoi suis-je dans une impasse ou encore c’est quoi une impasse ? Si une réponse se présente il est fort probable qu’elle satisfasse à la première question en ignorant la deuxième.


                        Je ne sais pas si vous connaissez un homme inclassable qui se nommait Krishnamurti, il est mort en 1986, il n’a pas écrit grand chose, « ses » livres relatent essentiellement ses causeries, dialogues et entretiens, un des ouvrages colle bien avec mes propos, il s’agit de « L’éveil de l’intelligence », ce livre comme la plupart des autres émanant de K ne donne que rarement des réponses, et effectivement après l’avoir lu lui et qq. autres nous sommes en mesure de comprendre pourquoi.

                        • Jean Keim Jean Keim 25 mars 11:53

                          @Jean Keim

                          « ... nous sommes en mesure de comprendre pourquoi. ».
                          Comprendre n’est le mot exact, perçevoir est plus approprié.

                        • JC_Lavau JC_Lavau 25 mars 09:31

                          Comme l’a déjà souligné Arcane, dans son fatras d’autothéories déliquescentes, le chevalier du gué exhibe son naufrage.

                          La spéciation est amplement étudiée et résolue au cours du siècle passé. Du gué est ignare en biologie au point d’ignorer les spéciations végétales circulaires autour du désert du Nouveau Mexique, au point d’ignorer la spéciation en fer à cheval d’une salamandre autour des flancs d’une vallée californienne, au point d’ignorer la spéciation linéaire du continuum goéland cendré - goéland brun, ainsi que d’ignorer les spéciations de lépidoptères selon la plante que mangent ses chenilles...

                          L’oncologie continue de progresser à vitesse tangible. L’accompagnement psychologique voire psychiatrique parfois nécessaire, peut être en retard sur les besoins.

                          Le restant des conneries duguéennes ne mérite même pas un haussement d’épaules.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès