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Accueil du site > Tribune Libre > Gouvernance et médiocratie

Gouvernance et médiocratie

Avertissement : la présente publication est la transcription de la deuxième partie de l’émission « Les Matins de France Culture » diffusée le 7/12/2016 : un entretien de Guillaume Erner avec ses invités Paul Jorion et Alain Deneault.
 
 
 
Copié-collé depuis le site de France Culture Présentation 
 
Faire son travail : pour Alain Deneault, cette expression est quasiment devenue synonyme d’être médiocre. Dans un essai intitulé « La médiocratie », le philosophe dénonce une « politique de l’extrême-centre ». Née de la division et de l’individualisation du travail, elle nous pousse à n’être que moyens, médiocres, ternes, jamais brillants, toujours dans les rangs, surtout. Parce que l’on est précaires, timides ou formatés, on joue le jeu et on rentre dans un rang tiède qui abhorre la remise en question, la réflexion et l’inventivité.
Vivons-nous vraiment une époque dont la gouvernance serait la clé ? Sommes-nous les victimes de logiques comptables et gestionnaires ? Le management a-t-il pris le dessus sur la pensée critique ?
Nous recevons ce matin Paul Jorion. Il publie « Le dernier qui s’en va éteint la lumière » chez Fayard. Il sera rejoint en deuxième partie par le philosophe Alain Deneault, auteur de « La médiocratie » , édité par Lux.

 
 
 Partie transcrite par mes soins de la deuxième partie dont Alain Deneault est le principal interlocuteur
 
Guillaume Erner : Vous étudiez la manière dont le discours managérial a diffusé une certaine conception de la société, vous êtes attaché au travail, à l’idée que l’on serait de plus en plus aliénés par le travail … (ici une description radiophonique d’Amazone et ses magasins robotisés).
 
Alain Deneault : La gouvernance qui tend à générer un mode médiocrate fait passer les métiers au rang des fonctions, les pratiques au rang des techniques, les compétences au rang des exécutions. Depuis la division du travail, depuis révolution industrielle on a cherché à avoir un travailleur interchangeable ; donc standardisé ; donc normé ; à l’avant-garde de la machine. En luttant contre l’entropie ; contre la fatigue ; contre les personnalités ; et on a formaté un sujet médiocre. Médiocre au sens où il est difficile d’être médiocre. Pas au sens courant où l’on parle de la médiocrité comme étant la chose de l’incompétence, de l’impuissance etc. Être médiocre c’est être moyen ainsi que les institutions de pouvoir souhaitent qu’on le soit. Cette moyenne suppose une exigence mais elle est avilissante en même temps. 
 
GE : pour que l’on comprenne bien, qu’est-ce que la médiocratie ? Un gouvernement qui serait en quelque sorte dirigé vers ces hommes médiocres dont vous voyez l’avènement ?
 
AD : c’est une difficulté culturelle qui consiste pour les sujets, à devoir deviner ce que les institutions de pouvoir souhaitent, pour ainsi s’y inscrire et être dans leurs bonnes grâces. La médiocrité renvoie à la moyenne. On ne dira pas quand il s’agit d’évoquer la moyenne que c’est la moyenneté, quand il s’agit d’évoquer quelque chose de moyen. Mais il y a une différence entre la moyenne et la médiocrité dans le sens ou la moyenne renvoie a une abstraction. On peut parler de la vitesse moyenne a laquelle on peut faire du vélo, de la connaissance moyenne qu’ont les Français de l’histoire de la Russie, ainsi de suite . mais ça suppose de la diversité, une abstraction, un portait robot. La médiocrité c’est la moyenne en actes. C’est quand on nous enjoint à être moyen en actes, à travailler de manière moyenne et à ne pas faire moins évidemment mais à ne pas faire plus et c’est une moyenne qui n’est pas scientifique, c’est une moyenne qui est arbitraire ; les institutions de pouvoir vont l’imposer comme telle. 
 
GE  : Bon mais vous vous dénoncez la manière dont on fait travailler les individus ; mais si on n’a plus besoin du travail des individus, qu’est-ce qui va se passer ?
 
AD : Mais c’est un délire. C’est une représentation de communicant. 
 
GE : Paul Jorion ?
 
Paul Jorion : pas à mon sens : dans ce mouvement vers la médiocratie, on a effectivement formaté l’humain pour qu’il puisse être remplacé par des machines. C’était une transition à mon sens et elle est en train d‘avoir lieu. Et les chiffes qui nous sont donnés quand on se projette dans un horizon 2030, 50% des fonctions que nous remplissons maintenant vont disparaitre, c’est encore un chiffe à mon avis qui est trop faible simplement parce que il n’y a pas de projection par rapport à de nouvelles découvertes qui seront faites et aussi un préjugé de considérer que plus une tâche nous parait simple, plus il sera facile de la remplacer par la machine, ce n’est pas vrai. D’abord y a des tâche qui nous paraissent très compliquées et que l’algorithme peut simuler très facilement et on oublie aussi une chose c’est justement l’incitation qu’il y a à remplacer des tâches qui sont extrêmement bien payées par la machine et qu’on peut payer des gens correctement pour opérer cette transition là. (ici Paul Jorion évoque son expérience d’écriture d’algorithmes traders).
 
GE : en fait les seuls métiers qui ne seraient pas substituables dans ce délire qui peut-être deviendra réalité, c’est le pouvoir, c’est la manière dont les entreprises sont gouvernées autrement dit la gouvernance d’entreprises, et ça c’est un sujet que vous avez particulièrement étudié Alain Deneault : pour vous en fait, la question de la gouvernance est aujourd’hui au cœur de la crise que nous traversons expliquez nous pourquoi la manière dont finalement on dirige les entreprises, la manière dont on considère maintenant qu’un chef d’état doit être avant tout un chef d’entreprise, il y a vraiment toute une série de métaphores qu’on retrouve dans le discours politique, pourquoi c’est en train de modifier notre société ?
 
AD : un mot sur l’hégémonie des robots : il est entendu qu’on peut se lancer dans des investissements et dans des projets infrastructurels pour que cela advienne mais ce n’est pas viable. (ici, digression sur les effets collatéraux néfastes de la robotisation totale) La gouvernance en fait c’est un concept qu’on a développé dans la théorie des organisations pour penser la répartition du pouvoir au sein des grands groupes. Les actionnaires, et les administrateurs les hauts fonctionnaires les cadres, les intermédiaires les employés etc. On a développé une théorie pour s’assurer de l’efficacité du fonctionnement des grandes structures et cette théorie là qui supposait aussi beaucoup de contrôles et un encadrement du personnel a été ensuite adoptée par les pouvoirs publics. Et c’est là que les problèmes commencent parce que si on recourt au vocabulaire de l’entreprise privée pour penser la façon dont fonctionne l‘entreprise … mais lorsqu’on se met à parler de clients quand il s’agit de patients, de clients au lieu de spectateurs au théâtre, d’usagers, d’étudiants, … là on voit que tous les termes relatifs aux Service Public, au bien commun, au partage, à la chose commune se trouvent subordonnés au discours managérial. Et on tend à réduire toutes considérations sociales en tant qu’organisation à cette approche là. Et c’est pour ça que vous avez toute une substitution de langage : on parlera plus de politique on parlera de gouvernance on ne parlera pas de démocratie on parlera d’acceptabilité sociale, on n’aura plus des citoyens mais des parties prenantes, il n’y a plus de peuple il y a la société civile … il n’y a pas de débats il y a des consensus, plus de projets ou de programmes politiques il y a des partenariats au sens économique, la solidarité sociale a été troquée pour l’empowerment des individus c’est à dire qu’on désolidarise les individus de l’institution publique qui pourtant leur confère des pouvoirs comme citoyens on en fait des individus, on les isole et ensuite on leur dit : trouvez du pouvoir en devenant partenaire des plus grands que vous. Et c’est ça la perspective de la gouvernance. 
 
GE : Mais alors, retournons à la gouvernance. Puisque, Alain Deneault, à l’idée première de la gouvernance qui consiste à dire que finalement l’argent dont dispose une société est une ressource rare, qu’il faut l’employer de manière particulièrement parcimonieuse donc qu’il faut gérer les différentes ressources dont on dispose pour ne pas gaspiller par exemple cet argent pour permettre au plus grand nombre d’être soigné, éduqué, c’est une idée qui vous parait critiquable ?
 
AD : la gouvernance c’est voir l’État, les institutions publiques les ministères les universités, les institutions financières internationales, les associations 1901, les ONG comme devant fonctionner selon le mode des entreprises privées pour satisfaire les entreprises privées parce que les entreprises privées seraient en quelque sorte au cœur du système : Il faut les imiter.
 
GE  : Mais en quoi c’est une mauvaise chose de considérer par exemple que la Sécurité Sociale doive aujourd’hui être rentable ?
 
AD : le problème de la gouvernance ce n’est pas qu’on gère, le problème c’est qu’on hisse la gestion au rang de la politique, alors que la politique ça consiste à agir sur des principes. La politique consiste à se demander selon quelles logiques préférentielles on cherche à organiser le lien social, les affaires publiques, et on gère en fonction des principes qu’on s’est donnés. Lorsque on hisse la gestion au rang de la politique et qu’on parle de gouvernance plutôt que de politique on fait comme s’il n’y avait qu’une façon de gérer ; qu’une façon de penser la politique, et on réduit la politique à une modalité de gestion. Les élections et le discours politique portent désormais sur la meilleure personne le meilleur candidat pour faire le travail exclusif qu’on a en tête dans ce régime là. Et c’est un régime qui exclut les options politiques au profit d’un management de la vie sociale.
 
PJ : Oui mais il faut voir aussi le projet politique qui est à l’arrière de cette transformation qui a désigné l’entreprise, la firme comme modèle pour l’État. Il y a à l’arrière de ça dans le projet ultralibéral c’est une transformation de l’état en état ’veilleur de nuit’ selon la conception du libéralisme du 18è siècle, l’État devrait s’occuper uniquement d’une chose c’est d’assurer la concurrence libre et parfaite sur les marchés et veiller à la défense de la propriété privée. Pour tout le reste, et vous avez des prix Nobel d’économie (1) qui s’en sont occupés, tout le reste on va privatiser. On va poser la question de la Justice ? hé bien ça va être un problème d’optimisation - combien de criminels au maximum peut-on laisser dans les rues, quelle est la proportion qui optimise l’utilisation des magistrats, des gardiens de prison, etc - et on va faire un simple calcul. Même chose et c’est Alain Supiot qui a attiré l’attention là-dessus : la parole donnée ? Mais ça n’existe plus ; il faut faire un calcul de dommages et intérêts par rapport au fait d’enfreindre sa parole, et si ça coûte pas très cher on le fera parce que la question c’est simplement une question de coût … tout ça c’est dans un processus de quantification et de transformer l’homme dans une machine avant que la machine ne remplace définitivement l’homme. 
 
GE : Finalement Alain Deneault, on a débuté ces Matins avec PJ avec un livre qui explique qu’à son sens nous courons à notre perte, que ce monde là est en train de rouler vers l’abime, vous vous considérez que la notion de gouvernance ne permet finalement que d’améliorer cette course vers l’abime qu’elle ne permet pas de rompre avec les pratiques qui nous ont conduits là où nous en sommes c’est à dire dans une situation de crise.
 
AD  : Annie Le Brun présente la notion de catastrophe comme étant dans l’histoire un signal d’alarme. Pour amener les responsables publics à éviter un certain nombre d’écueils graves. La catastrophe c’est la chose à laquelle on n’arriverait jamais ; Mais on est arrivés dans un ordre où même la catastrophe est gérée. On la voit comme étant administrable. On l’intègre à des colonnes comptables et on devient « pense petit » par rapport à elle. On en fait une ligne pour des communicants, on en fait un élément dans un programme qui en contient d’autres tout à fait contradictoires, etc. . je pense évidemment à la crise écologique dans laquelle on est ; et le problème de la gouvernance c’est justement de tout réduire à la gestion des affaires communes sur le mode des multinationales et on se retrouve face à des théories qui sont en rupture complète avec les principes et les thèses de la pensée politique moderne. On va dire par exemple en lisant des textes de référence que la gouvernance désormais rompt avec le principe d’égalité. On dit : c’est fini ces histoires d’égalité : nous sommes inégalitaires et il n’y a plus d’institutions de référence pour faire valoir le bien commun. Désormais nous sommes éclatés, nous sommes azimutés, et nous sommes des acteurs (2) des petits lobbies de nous-mêmes qui défendons des intérêts sur un mode partenarial, et la théorie de la gouvernance consiste à penser un mode consensuel à travers lequel des acteurs éclatés et inégaux vont s’entendre sur la base de leurs inégalités (3). Et on est en rupture complète avec les principes de la pensée politique moderne. 
 
GE  : Un mot de conclusion Paul Jorion ?
 
PJ : oui non, c’est ce qui a été dit tout à l’heure (4) c’est un programme non démocratique et même antidémocratique et ça été dit ouvertement par des gens comme Von Hayeck qui nous ont inventé cet ultralibéralisme et non seulement ça mais qui nous ont créé aussi par l’école de Chicago une pensée unique en économie qu’on appelle la science économique et qui parvient en France en particulier à faire le vide autour d’elle.
 

 
 
(1) Paul Jorion a développé dans la première partie de l’émission ce qu’il pense des Nobel en économie 
(2) Voir sur ce même sujet, la thèse de Frédéric Lordon et son concept de colinéarisation : « On trouverait difficilement normalisation plus finalisée que celle de l’entreprise néolibérale. La pratique du coaching est celle qui enregistre le plus violemment les tensions contradictoires entre des objectifs de « développement personnel » et « d’autonomisation des individus « , et des objectifs réels d’étroite conformation à des cahiers des charges comportementaux décalqués des contraintes spécifiques de productivité et de rentabilité de l’entreprise commanditaire. Les plus lucides des coaches reconnaissent que leur intervention auprès des malheureux coachés a pour objet de transformer une pression exogène en motivation endogène : « Conduire les hommes de façon telle qu’’ils aient le sentiment, non pas d’être conduits, mais de vivre selon leur complexion et leur libre décret » (Maxime spinoziste à l’usage des souverains). Induire un désir aligné : c’est le projet éternel de tous les patronats, c’est-à-dire de toutes les institutions de capture. Pour les enrôlés saisis par la machine à colinéariser, il s’agit donc de convertir des contraintes extérieures, celles de l’entreprise et de ses objectifs particuliers, en affects joyeux et en désirs propres, un désir dont l’individu, idéalement, pourra dire qu’il est bien le sien. Produire le consentement, c’est produire l’amour par les individus de la situation qui leur est faite. L’épithumogénie libérale (cf . Jorion) est donc une entreprise d’amor fati – mais pas de n’importe quel fatum (destin) : le sien exclusivement, celui qu’elle abat sur des salariés au comble de l’hétéronomie (absence d’autonomie). ‘’ (PP 127,128, Capitalisme… Frédéric Lordon)

(3) C’est la fameuse proposition théorisée par Alain Minc à la fin du siècle dernier de remplacer dans notre devise national, le mot égalité par celui d’équité.
(4) Référence à la première partie des matins non retranscrite ici
 Intervenants
 
·  Paul Jorion est Anthropologue et sociologue, enseignant à l'université néerlandophone de Bruxelles
·  Alain Deneault est Philosophe de formation, il est chercheur en sociologie à l'université de Québec

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-2eme-partie/fin-du-monde-ou-fin-dun-monde-2eme-partie&nbsp ;
 


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34 réactions à cet article    


  • ddacoudre ddacoudre 9 décembre 2016 20:39

    bonjour JL

    merci de nous faire partager cet entretien. d’ailleurs s’il y a une gouvernance France culture disparaitrai car elle n’est pas rentable.
    je partage d’en l’ensemble leur point de vue je ne vais pas me lancer dans un long commentaire. en 1980 je posais la question si demain 10 millions de citoyens suffisent à faire tourner l’économie d’où les autres retireront leur revenus. la réponse qui c’est élaboré dans mon esprit fut « rémunérer les hommes pour apprendre »
     http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Nous-ne-pourrons-pas-survivre-a-une-societe-qui-ne-reduit-l-existence-humaine-qu-a-une-valeur-compta-7612473.html
    cordialement.


    • JL JL 9 décembre 2016 23:37

      @ddacoudre
       

       merci d’avoir lu et de ce commentaire.
       
       Je ne partage pas cette idée de rémunérer les gens pour apprendre. C’est une idée qui n’a de sens que dans une société où tout est marchandisé.
       
       La seule justification du Revenu d’existence est à mon avis, le fait que le capitalisme a détruit notre environnement naturel nourricier. Je prêche au contraire pour la démarchandisation du monde, et la gratuité des besoins vitaux.
       
       On le voit bien d’ailleurs, en ces temps de pics de pollution et avec les interdictions de circuler dans les grandes villes : on finira par comprendre que la gratuité des transports en commun n’est pas une idée idiote !
       
       La gouvernance des Etats et organisations d’intérêts publics est la suite logique de la marchandisation du monde : c’est un anti-humanisme, c’est un intégrisme.
       
       Et les Fillon, Macron, Valls et autres aspirants à la Présidence n’ont comme CV à présenter que que leurs expériences de gestionnaires ; ils n’ont aucune vision politique
       
      Le show-biz autour des Présidentielles et des primaires est devenu un mélange de télé-réalité et de concours de Miss France : la sélection du plus médiocre au sens tel que le définit Alain Deneault, et c’est ce que le patronat et les possédants attendent d’eux. 
       
       Dans cette acception de la médiocrité, on peut soutenir que les traders sont des mathématiciens médiocres ; les experts sont des techniciens médiocres ; Etc.
       
      Cordialement.
       
       
       

    • biquet biquet 11 décembre 2016 17:53

      @JL
      « la démarchandisation du monde, et la gratuité des besoins vitaux. »
      C’est une absurdité. Avec l’échange des biens (le troc au début) la civilisation est née. Les hommes se sont déplacés, ont découvert de nouveaux horizons (parfois de façon brutale c’est vrai). Le fait de produire, de vendre et d’acheter, n’est pas la particularité du Capitalisme, c’est la façon de produire et de vendre qui est propre au Capitalisme.


    • JL JL 11 décembre 2016 18:18

      @biquet
       

       ce qu’on appelle couramment la marchandisation du monde, la marchandisation des rapports sociaux, la marchandisation de la nature ce n’est pas le commerce.
       
       Ma marchandisation du corps humain, ça vous dit quelque choses ? Les mères porteuses ?
       

      Extrait : ’’ ... Des transformations structurelles, oui, mais lesquelles ? Les néolibéraux ont si bien enraciné l’idée qu’il n’y avait « pas d’alternative » qu’ils en ont persuadé leurs adversaires, au point que ceux-ci en oublient parfois leurs propres propositions… Rappelons-en quelques-unes en conservant à l’esprit que plus elles semblent ambitieuses aujourd’hui, plus il importe de les acclimater sans tarder. Et sans jamais oublier que leur rudesse éventuelle doit être rapportée à la violence de l’ordre social qu’elles veulent défaire.

      Cet ordre, comment le contenir, puis le refouler ? L’extension de la part du secteur non marchand, celle de la gratuité aussi, répondraient d’un seul coup à ce double objectif. L’économiste André Orléan rappelle qu’au XVIe siècle « la terre n’était pas un bien échangeable, mais un bien collectif et non négociable, ce qui explique la vigueur de la résistance contre la loi sur l’enclosure des pâturages communaux ». Il ajoute : « Même chose aujourd’hui avec la marchandisation du vivant. Un bras ou du sang ne nous apparaissent pas comme des marchandises, mais qu’en sera-t-il demain ? » (4)

      Pour contrecarrer cette offensive, il conviendrait peut-être de définir démocratiquement quelques besoins élémentaires (logement, nourriture, culture, communications, transports), de les faire financer par la collectivité et d’en offrir à tous la satisfaction. Voire, comme le recommande le sociologue Alain Accardo, d’« étendre rapidement et continûment le service public jusqu’à la prise en charge “gratuite” de tous les besoins fondamentaux à mesure de leur évolution historique, ce qui n’est économiquement concevable que moyennant la restitution à la collectivité de toutes les ressources et toutes les richesses servant au travail social et produites par les efforts de tous (5) ». Ainsi, plutôt que de solvabiliser la demande en augmentant fortement les salaires, il s’agirait de socialiser l’offre et de garantir à chacun de nouvelles prestations en nature ... ’’

    • ddacoudre ddacoudre 12 décembre 2016 09:36

      @JL

      bonjour je ne discute pas le bien fondé de la décroissance et d’un remodelage de notre mode de vie énergivore et pollueurs. je dis seulement que pour cela il faut obliger, je dis biens obliger les citoyens à recevoir l’enseignement des savoirs disponibles aujourd’hui pour que ceux-ci se croisant les uns les autres nous puissions devenir créatif pour aller dans le sens que tu développes. il vaut mieux qu’il reçoivent un revenu pour devenir instruit et nourrir leur cerveau afin d’en retirer ce qu’ils trouveront avantageux pour vivre sans pourrir leur existence par la guerre la pollution l’exploitation. malgré nos difficulté nous devons notre essors non au capitalisme mais au développement des savoirs à partir de l’imprimerie, seulement par nécessité nous avons segmenté l’éducation et l’enseignement pour former des élites qui vivent dans une organisation d’exploitation capitaliste dont il faut sortir et pour en sortir il faut comprendre ce qui la cimente.http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Le-capitalometre-8441227.html
      cordialement.


    • JL JL 12 décembre 2016 09:54

      @ddacoudre bonjour,

       
       ’’... obliger les citoyens à recevoir l’enseignement des savoirs disponibles’’
       
       Vous devez bien savoir qu’on ne peut obliger à boire, un âne qui n’a pas soif. 
       
       Cependant, si vous avez raison, ce ne serait pas une bourse d’étude qu’il faudrait leur donner, mais un enseignement gratuit, voire rémunéré au prorata des connaissances acquises. Mais quel gouvernement ferait ça dans ce contexte de gouvernance et de médiocratie généralisé ? 
       
       

    • Hervé Hum Hervé Hum 10 décembre 2016 11:43

      Le hic, c’est que le discours tenu par les intervenants est très médiocre, car il reprend les mêmes poncifs de la pensée ultralibérale. Car dénoncer ne suffit pas, c’est même pire encore lorsque après avoir dénoncé quelque chose on est incapable de proposer autre chose.

      Leur médiocrité est criante dans le domaine où elle est un impératif du système en place, soit, le domaine économique. En d’autres termes, ces gens là ne comprennent de l’économie que ce qui leur est autorisé, c’est à dire, des mensonges.

      L’animateur dit

      "Puisque, Alain Deneault, à l’idée première de la gouvernance qui consiste à dire que finalement l’argent dont dispose une société est une ressource rare, qu’il faut l’employer de manière particulièrement parcimonieuse donc qu’il faut gérer les différentes ressources dont on dispose pour ne pas gaspiller par exemple cet argent pour permettre au plus grand nombre d’être soigné, éduqué, c’est une idée qui vous parait critiquable ?"

      Rien n’est plus faux ! Et ce mensonge est la cause de bien des manipulations. L’argent n’est ni rare, ni abondant, sa quantité dépend de la capacité productive de la société. Ce qui peut être rare, se sont les ressources naturelles, mais elle n’ont qu’une très faible incidence sur la principale ressource qu’est la capacité productive (ressource humaine qui augmente avec la population), si tant est que celle ci soit bien géré, ce qui n’est pas le cas si on se réfère aux taux de gaspillage et de produits de très mauvaises qualités. Le procès de l’automatisation via les robots est absurde, car il ne pose problème que vis à vis de la propriété économique, mais aucun problème une fois cette dernière abolit.

      La véritable définition de la monnaie est la mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui ou détenu sur autrui, mais cette définition est incompatible avec le système capitaliste, car elle s’oppose (dans sa logique) au principe de la plus-value tiré sur le travail d’autrui par les propriétaires économiques. Donc, en gardant la définition de l’argent comme mesure de la valeur d’échange des marchandises on reste dans le système actuel et on s’interdit de pouvoir en changer.

      La médiocrité, consiste à rester sur les mêmes modes de pensées et se retrouver obligé de ne voir que les point de détails pour rester dans le même mode de pensée. C’est ce que font ces personnalités, car quand ils ne relaient pas un mensonge, ils ne font que répéter les mêmes poncifs connus depuis belle lurette.

      Quand Alain Deneault dit

      AD : le problème de la gouvernance ce n’est pas qu’on gère, le problème c’est qu’on hisse la gestion au rang de la politique, alors que la politique ça consiste à agir sur des principes. La politique consiste à se demander selon quelles logiques préférentielles on cherche à organiser le lien social, les affaires publiques, et on gère en fonction des principes qu’on s’est donnés. Lorsque on hisse la gestion au rang de la politique et qu’on parle de gouvernance plutôt que de politique on fait comme s’il n’y avait qu’une façon de gérer ; qu’une façon de penser la politique, et on réduit la politique à une modalité de gestion. Les élections et le discours politique portent désormais sur la meilleure personne le meilleur candidat pour faire le travail exclusif qu’on a en tête dans ce régime là. Et c’est un régime qui exclut les options politiques au profit d’un management de la vie sociale."

      Il met le doigt là où ça fait mal, le hic, c’est que c’est une technique vieille comme Babylone. Ainsi, l’UE a été construite avec cette idée centrale, donc, dans ce but, avoué para ailleurs, d’interdire toute remise en question du système économique où l’état n’a qu’un rôle gestionnaire et non plus politique.

      Ce sont des poncifs éculés, mais qui ne disent rien sur la manière de modifier le système en place, donc, un discours creux, qui participe à l’idée de fatalité du système et donc, de l’impuissance à le changer. Là aussi, rien n’est plus faux, et la solution est simple et évidente, mais se heurte à l’interdiction de sortir du mode de pensée inculqué.


      • JL JL 10 décembre 2016 13:23

        @Hervé Hum
         

         Désolé, vous avez pris une vessie pour une lanterne, j’explique : vous avez critiqué la question de l’interviewer sans même vous donner la peine de lire la réponse de l’interviewé.
         
         Quant au concept de médiocratie, vous n’avez même pas cherché à comprendre. 
         
         
        En gros, la gouvernance c’est la manière de diriger un organisme de production de biens ou de services en s’attachant à fournir, non pas le meilleur produit ou le meilleur service, mais le plus grand profit. 
         
         La médiocratie c’est la capacité des individus à se conformer aux nécessités de la bonne gouvernance, comme on dirait la bonne déliquescence : un oxymore de plus, donc.
         
         Dans cette acception de la médiocratie, le sens de médiocre est différent du sens commun ; Alain Deneault n’a pas jugé utile d’inventer un nouveau mot. Ainsi, un trader est l’archétype du mathématicien médiocre. Macron et Fillon sont les archétypes des politiciens médiocres. Etc.
         
         Nous devenons tous de gré ou de force, des travailleurs médiocres puisque nous n’avons pas d’autres choix pour survivre dans ce monde, hyper marchandisé au point que bientôt nous devrons payer l’air que nous respirons, et dans lequel nous devons accepter des emplois au sein d’entreprises qui polluent, ruinent ou pire encore et dont la seule règle est le profit ou la mort.
         
         Cette allégeance universelle à la gouvernance omnisciente libérale se fera au grand dam de nos ultimes aspirations éthiques et morales, aspirations dont la médiocratie fera inéluctablement table rase.
         


      • Hervé Hum Hervé Hum 10 décembre 2016 16:36

        désolé JL, il faut distinguer d’un coté le principe de la gouvernance et de l’autre, son orientation politique.

        Ainsi, la définition que vous donnez est celle propre à l’orientation politique, c’est à dire, économique et sociale d’une gouvernance en système capitaliste ou selon vous même, « libérale ».

        En système communiste obéissant au principe de relation de causalité, la fin de votre définition se lit comme suit :

        La gouvernance c’est la manière de diriger un organisme de production de biens ou de services en s’attachant à fournir, le meilleur produit ou le meilleur service, pour le plus grand profit de chacun en termes de temps de vie.

         Ici, la responsabilité remplace la propriété, or, la responsabilité est un équilibre entre droits et devoirs et non un abus de l’un sur l’autre. Car dans votre définition, il manque bien de préciser que le profit est particulier et la dette, généralisée (en effet, il suffit de ne pas avoir d’argent ou pas assez pour être en dette systémique). Et de préciser que le profit consiste depuis toujours de pouvoir exploiter le temps de vie d’autrui. Il n’y a de richesse matérielle, que celle produite par l’humain à son propre usage. Ce qui était vrai pour Smith et avant lui, l’est toujours. Le principe robotique fait certes évoluer les relations de causalités entre les êtres, mais ne les changent pas. On reste bien toujours avec le principe d’exploitation du temps de vie d’autrui, que ce soit un animal, un humain ou un robot, c’est toujours le même principe. Après, que le robot rajoute de la concurrence avec les humains, dépend de l’orientation politique du système économique et social.

        Relisez vous, et remarquez comme vous faites l’amalgame entre le principe de gouvernance, qui est « la manière de diriger un organisme de production de biens ou de services », le reste étant une orientation du principe à des fins spécifiques, autrement dit, des cas particuliers de gouvernance dans ses hiérarchies, que ce soit libéral, socialiste, communiste ou monarchique.


        • JL JL 10 décembre 2016 18:03

          @Hervé Hum
           

           mais puisqu’on s’évertue à vous expliquer que précisément, la gouvernance c’est le degré zéro de la politique !  ’’La politique de l’extrême centre ’’ comme la nomme Alain Deneault.
           
          Encore faudrait-il que vous ayez lu l’article qui justement sort des cadres tout faits. Cela ne signifie pas pour autant enter obligatoirement dans le cadre de votre pensée.
           
           Bien cordialement.

        • Hervé Hum Hervé Hum 11 décembre 2016 00:52

          @JL

          Désolé, on n’a visiblement pas la même lecture des propos d’ Alain Deneault, quand il écrit, entre autres

          "le problème de la gouvernance ce n’est pas qu’on gère, le problème c’est qu’on hisse la gestion au rang de la politique, alors que la politique ça consiste à agir sur des principes. La politique consiste à se demander selon quelles logiques préférentielles on cherche à organiser le lien social, les affaires publiques, et on gère en fonction des principes qu’on s’est donnés. Lorsque on hisse la gestion au rang de la politique et qu’on parle de gouvernance plutôt que de politique on fait comme s’il n’y avait qu’une façon de gérer ; qu’une façon de penser la politique, et on réduit la politique à une modalité de gestion.« 

          Ici, il ne conteste pas le principe de gouvernance nécessaire à toute organisation économique et sociale, mais le fait qu’on ne pose plus la question du principe qui préside au type de gouvernance et qui réduit alors cette dernière au seul rôle de gestion du principe définit et considéré comme indiscutable.

          Il ne dit donc pas que le principe de gouvernance soit le degré zéro de la politique, mais que l’absence de discussion sur les »logiques préférentielles« ou pour moi, le principe directeur,, avec ses logiques conséquentes, aboutit à l’absence de tout choix politique au sens des orientations dans la gouvernance selon les buts visés pour et par la société, car déjà décrétés une fois pour toute, c’est à dire, réduit aux seuls intérêts des propriétaires économiques.

          Comme je l’écris déjà dans mon premier commentaire, c’est très bien, mais c’est un poncif du point de vu de la pratique politique des dirigeants, qu’il soient de l’ancien régime monarchique ou républicain. Pour un dictateur ou une dictature, il n’y a pas de choix politique autre que celui décidé par le dictateur ou la dictature. La question du choix politique dans la gouvernance n’a de sens que dans une démocratie. Ce que remarque donc les intervenants, c’est simplement le fait qu’il n’y a pas de démocratie, mais une dictature de la pensée unique, ’libérale », réduisant la politique au degré zéro dans la gouvernance, cette dernière obéissant à des dictats.

          Vous vous obstinez dans votre confusion entre gouvernance, qui est une nécessité de toute organisation complexe et le type de gouvernance, qui définit la politique, avec le principe directeur qui définit les « logiques préférentielles ».


        • JL JL 11 décembre 2016 09:19

          @Hervé Hum
           

          Svp, n’amalgamez pas politiques et régimes politiques. C’est déjà assez compliqué.
           
           Si les mots ont un sens, la gouvernance ce n’est pas la politique, la politique ce n’est pas la gouvernance.
           
           Il y a mille et une politiques possibles pour diriger un Etat parce que la politique tient compte d’une pluralités d’options : il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises politiques, il n’y a que des politiques jugées subjectivement bonnes ou mauvaises.
           
           Il n’y a que deux gouvernances possibles : la bonne et la mauvaise, objectivement, par définition ; Parce que la gouvernance n’a qu’une contrainte : la maximisation des profits, ou dit autrement, la minimisation des coûts.
           
           
           Vous êtes libre de ne pas admette ça, mais vous n’avez aucune légitimité pour imposer votre réductionnisme et vos amalgames aux concepts que vous n’admettez pas.
           
          « La gouvernance c’est la gestion économique sans politique. Là dessus on rajoute une couche de religion, ça compense. » (Daniel Bensaïd FI 19/1/2008)
           
           ps. 

        • Hervé Hum Hervé Hum 11 décembre 2016 12:03

          @JL

          Le confusionnisme est une des armes favorites des dirigeants économiques et politiques et ce, depuis au moins Babylone.

          Le mot gouvernance vient du mot gouverner, lui même emprunté au grec gubernare, qui signifie, diriger un navire. Nulle part il est fait mention d’une ligne politique particulière comme vous le lui donné ou plutôt, comme vous vous laissez manipuler (principe de la médiocratie telle que rapporté par Jaurion, suivre la ligne de pensée préétablit et ne pas s’en écarter, sauf dans des détails insignifiants, mais qui en donnent l’illusion).

          Il faut distinguer ce qui relève du sens propre au mot et ce qui relève d’une récupération du mot dans un but particulier, c’est à dire, conditionner votre façon de penser de telle manière qu’elle obéisse à ceux qui manipulent la sémantique. Pourquoi croyez vous que ceux qui s’auto proclament libéraux, sont en réalité des esclavagistes ? Pour créer une contradiction qui paralyse la pensée.

          J’ai écris un article sur le mot responsabilité où là aussi, ce mot a été totalement tronqué dans son sens propre pour jeter la confusion et interdire de comprendre le mot. Ce qui permet de dire une chose et son contraire, selon les cas d’espèce. C’est cette même technique qui est employé avec le mot gouvernance, récupéré dans un sens particulier et qui vous plonge dans la confusion. Ainsi, malgré le fait que la définition donnée dans mon article soit la bonne, la seule valable, très peu de gens l’acceptent. Toujours en raison de la confusion qui existe et à laquelle la majorité des gens ne veulent pas céder. La responsabilité étant définit comme la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui (essayez donc de la réfuter !).

          Pourtant, si vous allez voir les définitions données par différents sites, vous verrez que la racine est toujours la même, mais lorsque vous allez dans les sous définitions, donc, faisant un usage particulier du mot, alors, tout se mélange effectivement. Pour éviter les amalgames, il faut obligatoirement revenir au sens premier du mot pour pouvoir le mettre en perspective avec les sens particuliers qui lui sont donnés. et ainsi, dénoncer les amalgames. Une sous définition particulière, ne peut pas se substituer à la définition première sans être suspecté de manipulation.

          Le problème, c’est que vous donnez du crédit aux intervenants en raison de leur titres et ne m’en donnez aucun pour la raison inverse. Sauf que c’est un principe de médiocrité, celle de ne pas juger en fonction des arguments, donc sur le fond, mais rester sur la forme connue, ils ont des titres, je n’en ait pas.

          « La gouvernance c’est la gestion économique sans politique. Là dessus on rajoute une couche de religion, ça compense. » (Daniel Bensaïd FI 19/1/2008)

          Phrase qui à du style, mais creuse et surtout, fausse. Ceci, car il n’y a pas de gouvernance sans politique. Ou si vous préférez et Alain Deneault le dit déjà très bien, mais je ne vais pas recopier le paragraphe pour la troisième fois, c’est une gouvernance sans choix politique et non pas sans politique, sinon, c’est une gouvernance sans direction, autrement dit, à la dérive. C’est le reproche qui est fait par les intervenants, sauf qu’il n’en est rien, la ligne politique est très claire, c’est celle de la défense et la promotion de la propriété économique, qui n’a de sens que par le profit particulier.

          La gouvernance c’est la gestion économique avec n’importe quelle politique.


        • JL JL 11 décembre 2016 12:24

          @Hervé Hum
           

           expliquez moi quel intérêt il y aurait à soutenir que, par exemple, « La gouvernance c’est la gestion économique sans politique"  ?
           
           En quoi est-ce que ce serait du confusionnisme ? De la récupération ?
           
           La gouvernance est une politique parmi une multiplicité de politiques possibles. La politique en l’occurrence, c’est de l’économisme.
           
           C’est le fameux TINA de Margareth Tatcher. Vous connaissez, le TINA ? 
           
           Dans le denier § vous dites : ’’il n’y a pas de gouvernance sans politique, c’est une gouvernance sans choix politique et non pas sans politique’’. vous êtes sûr d’avoir toute votre raison ?
           


        • Hervé Hum Hervé Hum 11 décembre 2016 20:34

          @JL

          Non, la gouvernance ne peut être « une politique parmi une multiplicité de politiques possibles. La politique en l’occurrence, c’est de l’économisme. »

          Le principe de relation de causalité le dément formellement. En effet, la définition que vous donnez au mot gouvernance est l’antithèse de toutes les autres, car elle est « sans politique », or, pour toutes les autres vous dites qu’elles sont avec une politique.

          Vous faites ici une première confusion, mais ce n’est pas la plus préjudiciable.

          De plus, toujours selon la définition que vous donnez au mot gouvernance, celle ci ne se préoccupe pas d’économie, puisqu’elle est sans politique.

          Le gros hic, c’est que vous niez alors le fait économique au sens étymologique, c’est à dire, « administration d’un foyer ».
           
          Un gouvernement qui n’administre pas est vide de sens, il cesse d’exister. Ou si vous préférez, c’est une coquille vide, sans contenu, c’est du vent. Reste effectivement la gouvernance d’un état sécuritaire, mais tout dévoué aux intérêts de ceux qui ont le contrôle de l’économie et du gouvernement, donc, de la vie des êtres.

          On ne peut pas séparer l’aspect politique qu’est l’économie de tout gouvernement, pour prétendre que ce sont les acteurs privés, autrement dit les propriétaires économiques qui font seuls de la politique, car c’est bien alors admettre qu’il n’y a même plus de consultation nécessaire des citoyens. Donc, faire admettre aux citoyens qu’ils vivent totalement dans une dictature et n’ont aucune autre alternative que de s’y soumettre. Comme disait Thatcher

          « there is no alternative »... elle parlait de politique, d’une seule politique possible, d’une seule gouvernance, la leur !!


        • Vipère Vipère 11 décembre 2016 20:50


          @


          « Pourquoi l’U.P.R. est une impasse politique » article de Sylvain BARON, ex militant U.P.R.



          Très édifiant smiley

        • JL JL 12 décembre 2016 09:08

          @Vipère
           

           excusez moi, je ne vois pas le rapport entre le sujet dont on voudrait parler ici et l’article de Sylvain Baron ou les mensonges de l’UPR ?

        • alinea alinea 11 décembre 2016 20:48

          D’abord bravo et merci, je sais ce que c’est que transcrire : sacré boulot.
          la médiocratie, comme pour le reste, désobéir. ne pas se laisser avilir, il y en a bien assez comme ça !
          Sinon, je rêve tant d’un retour aux mains, si habiles, aux têtes si ingénieuses, à une organisation horizontale où la médiocrité n’aura pas lieu d’être puisque chacun devra être cent pour cent responsable de la coop ! Du coup de balai à l’organisation, de la vente à la gestion, tous sont indispensables.
          Tout le reste m’emmerde.


          • JL JL 12 décembre 2016 09:16

            @alinea
             

             merci Alinea pour cette appréciation. Je préfère une bonne transcription à une mauvaise rédaction.
             
             Ce sujet me titillait depuis un moment. Hélas, ça ne semble pas remuer les foules.
             
             La seule personne qui ait accroché, est un contradicteur rédhibitoire. 
             
             Cordialement.

          • Hervé Hum Hervé Hum 12 décembre 2016 09:43

            Bonjour JL,

            je viens de lire votre longue présentation en tant qu’auteur et vous montrer une autre confusion néfaste.

            Vous finissez ainsi :

            . Le libéralisme est en passe de démontrer la justesse de cette prévision d’Hannah Arendt qui disait : « Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. Ce n’est pas le travail qui disparait mais l’utilité des travailleurs pour le capital. »

             

            Ce n’est pas l’aspiration à l’égalité qui s’oppose à la liberté, c’est le besoin de sécurité. Les riches qui ne voient leurs semblables qu’en terme d’utilité, ont bien compris que seul l’argent leur procure à la fois la sécurité et la liberté indécente dont ils ont soif, c’est pourquoi ils n’en auront jamais assez."

            Hannah Arendt se trompe complètement et fait dans le confusionnisme.

            En effet, ce qui se conçoit en terme utilitaire par définition, c’est l’économie et non le monde en tant que tel, ce dernier comportant l’aspect utilitaire de l’économie et l’aspect ludique de la société dans ses aspirations culturelles. Autrement dit, autant le prolétaire économique que le propriétaire se doivent de penser l’économie en terme utilitaire, ce n’est pas là qu’est le problème. Vous confondez juste l’outil et le sujet, l’aspect utilitaire de l’économie et celui qui en a le contrôle. On ne peut donc concevoir le monde économique qu’en terme utilitaire, c’est sa raison d’être, mais il n’y a pas ou plus de raison de s’obstiner à vouloir des propriétaires économiques quand ce sont les salariés ou travailleurs seuls qui font tourner la machine économique. Hannah Arendt confond le marteau et la main qui le tient.

            Le problème se situe donc dans la chaine de relation de causalité, c’est à dire, que dans le système capitaliste fondé sur la propriété (privé par définition) de l’économie, le travailleur fait partie de l’outil de production au même titre que la machine. Mais, supprimer la propriété ne change pas le fait que c’est toujours le travailleur qui fait tourner la machine et est donc pensé en terme d’utilité dans l’appareil de production. La différence tient alors dans la redistribution de la richesse produite et du profit.

            Conséquence, dans une économie communiste, le principe utilitariste dans le processus économique ne change pas, ce qui change, c ’est la notion de profit qui est alors collectivisée, c’est à dire, pensée en terme de gain de productivité et où le but avoué est de diminuer la charge travail pour augmenter le profit en terme d’activité choisi.

            Seulement, l’exploitation d’autrui étant alors interdite, chacun doit s’exploiter lui même et ce, en étant le plus utile aux autres et non en capitalisant le travail, l’utilité des autres à son profit exclusif. L’intérêt est alors décalé d’un degré, c’est à dire, que chacun le trouve dans son utilité à faire prospérer la société, sans pour autant que cela soit un impératif de vie, loin s’en faut !

            Je le résume ainsi

            l’intérêt général est la somme des utilités particulière à l’accomplissement de la volonté générale, définit par la somme des besoins et aspirations de chacun, dans la limite des contraintes environnementales et des droits/devoirs intergénérationnels.

            Où, nul ne peut prétendre à plus de droits qu’il n’accomplit de devoirs et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs qu’il ne réclame de droits.

            Aucun système économique peut se penser en dehors de l’utilité de ses acteurs, sauf si ladite économie est totalement automatisé dans tous les secteurs, tant de production de marchandise que de service.

            Il faut donc faire la différence entre être utile à son maître et être utile à son partenaire.


            • JL JL 12 décembre 2016 09:59

              @Hervé Hum
               

               Désolé, ce n’est pas le sujet traité ici.

            • Hervé Hum Hervé Hum 12 décembre 2016 10:19

              @JL

              oui, c’est bien commode pour ne pas répondre.

              Tout comme votre « contradicteur rédhibitoire »

              Enfin quoi JL, c’’est bien vous qui écrivez que le sans politique est une politique comme une autre ? Interrogez votre esprit rationnel et revenez soutenir cette affirmation !

              Je comprend qu’être pris en faute, n’est pas la même chose que de prendre en faute, mais dans un cas comme dans l’autre, c’est la raison qui commande. La votre semble vouloir déserter !


            • JL JL 12 décembre 2016 10:29

              @Hervé Hum
               

               désolé, mais vous trichez : cette expression que vous citez est prise hors contexte. Cette phrase n’était qu’une tentative de vous expliquer, avec des mots dans un tout que je vous croyais capable de comprendre.
               
               Parmi toutes les politiques possibles, c’est à dire la prise en compte des critères socio-économiques qui comptent, il en est une que l’on peut qualifier de politique a minima : c’est celle qui fait table rase de toutes ces considérations pour n’en retenir qu’une seule : la rentabilité économique. C’est ce que j’appelle l’économisme dont la gouvernance est le nom, par définition.
                
               Ps. Vous n’avez pas d’autres chats à fouetter ? Prenez du repos, ça m’en fera aussi.
               
               Merci pour vos contributions à ce débat.

            • Hervé Hum Hervé Hum 12 décembre 2016 11:27

              @JL

              C’est vous qui trichez car vous ne tenez pas compte de mon commentaire, vous faites comme s’il n’existait pas pour pouvoir me répondre que vous essayez de m’expliquer quelque chose avec des mots qui ne veulent rien dire, car contradictoires. Selon vous, je devrai comprendre l’incompréhensible et vous, vous n’avez pas à comprendre la logique, parce que vous soutenez un raisonnement faux, mais que votre haute autorité juge logique. Je comprend bien que pour vous, il soit urgent d’arrêter le débat, et de retourner à votre médiocrité, qui ne peut être, puisque vous la dénoncez !

              Vous me demandez de lire entre les lignes, parce que ce que vous écrivez n’est pas logique. C’est du n’importe quoi, mais vous affirmez quand même que c’est moi qui suit de mauvaise foi.

              Vous persistez à ne pas vouloir comprendre, voir l’aporie de que vous écrivez et encore moins ce que j’écris.

              La « rentabilité économique », cher monsieur, dépend intrinsèquement, absolument, est inséparable du système politique auquel elle se réfère. La rentabilité économique en système capitaliste n’a d’autres but que de servir les intérêts des propriétaires économiques. Pour lui faire remplir d’autres intérêts, il faut changer les règles de la propriété économique. C’est à dire, mais je ne sais combien de fois il faut vous le répéter, à moins que ce soit peine perdu, qu’il ne peut y avoir de rentabilité économique sans politique.

               cette rentabilité n’est donc pas la même en système communiste qu’en système capitaliste, de par la nature du profit différent. Dès lors, votre discours est faux, trompeur et confusionniste. En effet, il prétend qu’il n’existe pas d’autre manière de penser la « ’rentabilité économique »’ que celle imposé par le système capitaliste. En participant à faire croire cela, vous êtes l’archétype du médiocre au sens donné par Jaurion.

              Je ne vous remercie pas de m’avoir fait perdre de mon temps, car voyez vous, je pensais que vous étiez une personne intelligente et non médiocre, de cette médiocrité que vous prétendez dénoncer ici même.

              Nos échanges ont eut donc ce mérite, bien maigre voir absurde, de démontrer votre propre médiocrité.


            • JL JL 12 décembre 2016 11:39

              @Hervé Hum
               

               Je suis désolé de vous avoir fait perdre votre temps. En vous répondant j’essayais seulement de rester poli parce que c’est la règle ici.
               
               Nulle part ailleurs je n’aurais donné suite à un interlocuteur qui très clairement, ne contredit que pour le plaisir de contredire.
               
               

            • JL JL 12 décembre 2016 11:50

              @Figatelli
               

               smiley

            • Hervé Hum Hervé Hum 12 décembre 2016 14:08

              @JL

              Ainsi donc, voilà ce qui signifiait l’accusation ad hominem en écrivant « contradicteur rédhibitoire », je contredis par vice ! J’argumente sur le fond de vos commentaires en faisant appel à la raison pure et pour vous, je contredis par vice ! Donc, la raison est du vice !!! Mais il faut faire appel à quoi pour ne pas être vicieux ? L’irrationalité ? Le confusionnisme ? Sans doute, puisque vous baignez dedans !

              Mais je cherche toujours votre argumentation sur le fond, en dehors de vos apories bien entendu.

              Vous voulez des contradicteurs, je n’en doute pas, mais à une condition, qu’ils soient au moins aussi médiocre que vous ; sinon, vous n’en voulez pas. Vous respectez en cela à la lettre, la définition donnée par Jaurion.

              POur vous, il suffit juste d’être convaincu d’être logique, et si d’aventure elle ne résiste pas à la contradiction, il suffit de se débarrasser du contradicteur pour qu’il n’y ait plus contradiction. Comme de dire que je contredis pour contredire et non parce que je pense que vous avez tort. Non, vous ne pouvez avoir tort, c’est impossible, vous l’avez décidez. Alors, faute de pouvoir me contredire, vous avez résolu le problème en disant que je contredis pour contredire.

              C’est simple, mais imparable !

              OUi mais non, aucune gouvernance ne peut exister sans politique et je vous l’ai démontré tout au long de mes commentaires. Nous vivons en système capitaliste, donc sous le régime d’une politique capitaliste et donc, l’absence de politique ne peut vouloir dire qu’une seule chose’, la dictature d’une seule politique, celle existante et qui ne cesse pas d’exister parce que vous avez troqué un mot pour un autre. C’est totalement absurde, mais vous avez décidez qu’il en était ainsi parce que des intellectuels patenté le disent. Et ces intellectuels ne peuvent pas êtres médiocre, vu qu’ils l’a dénonce ! C’est de la logique pure çà  !!!

              Il ne suffit pas de décider qu’une chose n’existe pas ou plus pour qu’il en soit ainsi. Cela sera vrai uniquement dans votre esprit, mais la réalité s’obstinera à montrer le contraire. Vous aurez toujours affaire à une politique, celle de ceux qui dominent le gouvernement, donc, qui font la gouvernance sans politique... Autre que la leur.

              Selon le proverbe, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.


            • Hervé Hum Hervé Hum 12 décembre 2016 14:10

              @Figatelli

              Pour paraphraser l’adage,

               Au royaume des médiocres, le simple d’esprit est roi...


            • JL JL 12 décembre 2016 18:03

              @Hervé Hum
               

               je croyais que je vous avais fait perdre votre temps, et voilà que vous me harcelez ?
               
               Mes apories vous donnent de la fièvre ? Il faut vous soignez mon petit monsieur. 
               

               

            • Hervé Hum Hervé Hum 13 décembre 2016 08:30

              @JL

              pour ne pas être harcelé, il ne faut pas écrire d’article !

              Et puisque vous m’y invité, je vais vous harceler un tout petit peu plus, juste pour faire retomber ma fièvre !

              Je reprend le paragraphe où Alain Deneault définit la gouvernance

              "le problème de la gouvernance ce n’est pas qu’on gère, le problème c’est qu’on hisse la gestion au rang de la politique, alors que la politique ça consiste à agir sur des principes. La politique consiste à se demander selon quelles logiques préférentielles on cherche à organiser le lien social, les affaires publiques, et on gère en fonction des principes qu’on s’est donnés. Lorsque on hisse la gestion au rang de la politique et qu’on parle de gouvernance plutôt que de politique on fait comme s’il n’y avait qu’une façon de gérer ; qu’une façon de penser la politique, et on réduit la politique à une modalité de gestion. Les élections et le discours politique portent désormais sur la meilleure personne le meilleur candidat pour faire le travail exclusif qu’on a en tête dans ce régime là. Et c’est un régime qui exclut les options politiques au profit d’un management de la vie sociale."

              Maintenant, vous me rédigez une petite explication de texte où vous démontrerez que l’auteur dit que la gouvernance est sans politique.

              Bon courage !

              Etant entendu que si vous ne pouvez pas le démontrer, cela prouve que vous n’avez rien compris à ce que vous avez retranscrit.

              Ce n’est pas une aporie, ni même de la médiocrité, je crois que c’est plus profond que cela....


            • JL JL 13 décembre 2016 09:49

              Cher Hervé Hum,

               
               Je ne me plains pas d’être harcelé par vous, je constate que d’un coté vous me harcelez, et de l’autre vous vous plaignez que je vous fasse perdre votre temps. Comprenne qui pourra.
               
               Vous voyez tout de travers quand ce n’est pas à l’envers. Autre exemple, votre paraphrase, je cite : ’’Au royaume des médiocres le simple d’esprit est roi’’. C’est une paraphrase inversée et votre proposition est donc fausse ; la paraphrase correcte et qui fait sens ici est : « Au royaume des simples d’esprits, les médiocres sont rois ».
               
               Vous dites : ’’pour ne pas être harcelé, il ne faut pas écrire d’article !’’ Chacun pourra constater que cette déclaration qui vaut profession de foi, fait de vous un drôle de paroissien sur ce site.
               
               Pour finir, et parler de ce qui est ’’plus profond que cela’’, comme vous dites. Ainsi, selon vous, j’aurais soutenu qu’AD dit que ’’la gouvernance est sans politique’’ ?
               
               Dire que la gouvernance est sans politique est une formule qui pour moi ne fait pas sens, puisque je le répète, la gouvernance est le niveau zéro de la politique ; comprenez : on ne peut faire plus médiocre politique (*). En revanche cette formule parait avoir autant d’importance pour vous que pour une bernique, son rocher. Vous comprendrez que je ne saurais démontrer quoi que ce soit à ce sujet, et surtout pas à vous !
               
               
               (*) Commentaire destiné aux éventuels lecteurs libéraux  : La gouvernance, plus elle est bonne et moins elle fait politique. Pour comprendre cela, il faut lire ou relire ’La Fable des abeilles’. Voilà pourquoi je soutiens que la gouvernance est le règne de la médiocratie. 
               
              Ps. Vous pouvez continuez à perdre votre temps ici, je ne fais pas d’ostracisme et les drôles de paroissiens ne sont pas censurés. Je vous répondrai dans la mesure de mon temps disponible et de mon humeur. Avec un peu de chance, vous piquerez la curiosité des quelque lecteur qui passe, et c’est pour être lu que j’ai écrit cet article et ces commentaires où je précise ma pensée.

              • Hervé Hum Hervé Hum 13 décembre 2016 14:25

                @JL

                Dire que la gouvernance est sans politique est une formule qui pour moi ne fait pas sens, puisque je le répète, la gouvernance est le niveau zéro de la politique ; comprenez : on ne peut faire plus médiocre politique (*)

                Certes, nous sommes bien d’accord que cette formule ne fait pas sens,le hic, c’est que c’’est bien l’idée que vous avez voulu me vendre et que vous tentez de faire oublier. Sauf qu’il n’y a que vous et moi, bien que vous semblez écrire pour un autre lecteur éventuel.

                Pour preuve de votre mauvaise foi, je vous renvoi à votre commentaire où vous me posez la question de ma raison pour écrire la même chose, soit,

                ’’il n’y a pas de gouvernance sans politique (cela ne fait pas sens), c’est une gouvernance sans choix politique (degré zéro de la politique) et non pas sans politique (redondance)’’. A moins que le mot « choix » ne veuille pas dire la même chose pour vous ?!

                votre remarque en * est donc tout à fait exacte ! Voyez, je ne suis pas systématiquement contradictoire.

                Enfin, presque, car le degré zéro de la politique ne vaut que pour ceux qui en sont victime et non pour leurs initiateurs, pour eux, c’est le summum de la politique. C’est ici le point central de votre confusion. Pour les uns, c’est le summum, pour les autres, c’est le « degré zéro », mais vous ne pouvez pas mettre tous le monde dans le même sac.

                Au sujet de ma paraphrase, je maintiens le sens de ce que j’écris par rapport au sujet traité. En effet, pour ma part, le simple d’esprit est doté d’un esprit critique très supérieur au médiocre. IL considère d’abord la logique, même s’il est limité dans sa capacité d’entendement, il fait appel à la raison pour se forger une opinion et non de se conformer à l’opinion imposée, même si celle ci est absurde. Autrement dit, le simple d’esprit est capable de courage et fait preuve d’honnêteté intellectuelle là où le médiocre n’est capable que de lâcheté et de sophisme.

                Enfin, l’adage parle de borgne pour signifier qu’il suffit de se distinguer à minima pour être au dessus du lot.

                Pour finir, si j’ai continué à écrire, c’est que vous avez toujours relancé la polémique, même si vous m’avez depuis le début invité à ne pas poursuivre. Vous vouliez avoir le dernier mot, ce qui ne me gène pas, sauf lorsque vous prétendez finir en me donnant une leçon à laquelle je ne souscrit pas.


                • JL JL 13 décembre 2016 15:28

                  @Hervé Hum
                   

                   ce dernier post m’interpelle. 
                   
                   En effet, concernant les simples d’esprit vs les médiocres, si votre argumentaire en faveur des premiers se tient, je vous ferai remarquer qu’en général, aux royaumes des médiocres, les simples d’esprit ne sont jamais rois, mais bien souvent les « idiots du village ».
                   
                   Pour le reste, je me garderai bien de relancer le débat.

                • Hervé Hum Hervé Hum 14 décembre 2016 08:55

                  @JL

                  Je suis en total accord avec votre remarque concernant la paraphrase. Etant entendu que si on parlait uniquement d’intelligence, alors, la paraphrase correcte serait effectivement « au royaume des idiots, le médiocre est roi ».

                  Je me garderai aussi de relancer le débat, je vous invite juste à réfléchir sur la transposition de la propriété économique vers la responsabilité, avec comme définition « la capacité de répondre de ses droits ET devoirs envers autrui ».

                  où, nul ne peut exiger plus de droits qu’il n’accomplit de devoirs et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs qu’il ne réclame de droits.

                  Inutile de me répondre, je vous soumet juste cette base de réflexion pour un changement radical de politique socio-économique à tous les niveaux, local et global. Vous pouvez lire mes articles qui traitent pratiquement tous du principe de responsabilité.

                  Et votre critique est la bien venu, vous pouvez donc me harceler autant que vous voulez... Sur le sujet !

                  Bonne journée...

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