Le hic, c’est que le discours tenu par les intervenants est très médiocre, car il reprend les mêmes poncifs de la pensée ultralibérale. Car dénoncer ne suffit pas, c’est même pire encore lorsque après avoir dénoncé quelque chose on est incapable de proposer autre chose.
Leur médiocrité est criante dans le domaine où elle est un impératif du système en place, soit, le domaine économique. En d’autres termes, ces gens là ne comprennent de l’économie que ce qui leur est autorisé, c’est à dire, des mensonges.
L’animateur dit
"Puisque, Alain Deneault, à l’idée première de la gouvernance qui
consiste à dire que finalement l’argent dont dispose une société est une
ressource rare, qu’il faut l’employer de manière particulièrement
parcimonieuse donc qu’il faut gérer les différentes ressources dont on
dispose pour ne pas gaspiller par exemple cet argent pour permettre au
plus grand nombre d’être soigné, éduqué, c’est une idée qui vous parait
critiquable ?"
Rien n’est plus faux ! Et ce mensonge est la cause de bien des manipulations. L’argent n’est ni rare, ni abondant, sa quantité dépend de la capacité productive de la société. Ce qui peut être rare, se sont les ressources naturelles, mais elle n’ont qu’une très faible incidence sur la principale ressource qu’est la capacité productive (ressource humaine qui augmente avec la population), si tant est que celle ci soit bien géré, ce qui n’est pas le cas si on se réfère aux taux de gaspillage et de produits de très mauvaises qualités. Le procès de l’automatisation via les robots est absurde, car il ne pose problème que vis à vis de la propriété économique, mais aucun problème une fois cette dernière abolit.
La véritable définition de la monnaie est la mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui ou détenu sur autrui, mais cette définition est incompatible avec le système capitaliste, car elle s’oppose (dans sa logique) au principe de la plus-value tiré sur le travail d’autrui par les propriétaires économiques. Donc, en gardant la définition de l’argent comme mesure de la valeur d’échange des marchandises on reste dans le système actuel et on s’interdit de pouvoir en changer.
La médiocrité, consiste à rester sur les mêmes modes de pensées et se retrouver obligé de ne voir que les point de détails pour rester dans le même mode de pensée. C’est ce que font ces personnalités, car quand ils ne relaient pas un mensonge, ils ne font que répéter les mêmes poncifs connus depuis belle lurette.
Quand Alain Deneault dit
AD : le problème de la gouvernance ce n’est pas qu’on
gère, le problème c’est qu’on hisse la gestion au rang de la politique,
alors que la politique ça consiste à agir sur des principes. La
politique consiste à se demander selon quelles logiques préférentielles
on cherche à organiser le lien social, les affaires publiques, et on
gère en fonction des principes qu’on s’est donnés. Lorsque on hisse la
gestion au rang de la politique et qu’on parle de gouvernance plutôt que
de politique on fait comme s’il n’y avait qu’une façon de gérer ;
qu’une façon de penser la politique, et on réduit la politique à une
modalité de gestion. Les élections et le discours politique portent
désormais sur la meilleure personne le meilleur candidat pour faire le
travail exclusif qu’on a en tête dans ce régime là. Et c’est un régime
qui exclut les options politiques au profit d’un management de la vie
sociale."
Il met le doigt là où ça fait mal, le hic, c’est que c’est une technique vieille comme Babylone. Ainsi, l’UE a été construite avec cette idée centrale, donc, dans ce but, avoué para ailleurs, d’interdire toute remise en question du système économique où l’état n’a qu’un rôle gestionnaire et non plus politique.
Ce sont des poncifs éculés, mais qui ne disent rien sur la manière de modifier le système en place, donc, un discours creux, qui participe à l’idée de fatalité du système et donc, de l’impuissance à le changer. Là aussi, rien n’est plus faux, et la solution est simple et évidente, mais se heurte à l’interdiction de sortir du mode de pensée inculqué.