Flash back émouvant malgré effectivement un petit gout d’amertume de cette envie de vivre durement réprimée. Mai 68, j’étais en seconde au lycée Arago à la Nation et dès que les profs firent gréve, nous allions chercher nos copines d’ hellène Boucher et de maurice Ravel porte de Vincennes et nous partions, parfois en Solex, à « Saint Mich » nous plonger dans cette délicieuse ambiance de liberté que nous refusaient nos « paters familias » quelle que soit notre couche sociale. C’était le bon temps. Cette liberté se prolongea encore pendant la décennie 70 et mourut dès le début des années 1980. Les élections de 81 furent le dernier sursaut de notre jeunesse promptement étouffé dès les premières années du septennat. Il n’empêche, ces journées que décrit si bien Hamid, cette solidarité, cette disponibilité de chacun, comme le souligne Aiane, ont fait de moi un citoyen, dans le sens noble du terme et m’ont donné une conscience sociale. Merci Hamid, c’est « cool ».
Belle levée de boucliers à laquelle je souscris sans réserve. On a tout eu depuis plus de deux ans concernant la Syrie via nos merdias chéris. Et voila que la pom pom girl de service en remet une couche. Or depuis l’épisode Lybien et l’enfumage de la Russie et de la Chine par l’ONU le ton change et les forces s’équilibrent. Poutine est la clé du statu quo au moyen orient et il est souhaitable qu’il tienne bon pour la paix (relative) de toutes les nations en présence et l’orientation du conflit vers une solution diplomatique.
Touts les théories peuvent être contestées. Tout argument admet son opposé. Pourtant si l’on veut rester simple et pragmatique c’est bien le maçon qui construit la maison, le boulanger qui fait le pain, le paysan qui cultive, etc... En quoi Monsieur Leclerc est il productif et ne pourrait on pas se passer de lui ? Est ce Monsieur Bouygues qui construit les maisons ?
Du producteur au consommateur tout le monde sait que les intermédiaires sont des parasites et si les grosses sociétés ne visaient pas le flux tendu par la création du besoin en vue d’un profit toujours plus important, il n’y aurait pas besoin de marketing, de publicitaires, d’obsolescence des produits, de ces pseudo chefs intermédiaires qui eux alourdissent les coûts de productions.
L’exemple type ce sont les AMAP. Et ne me dites pas que cet exemple est simpliste. A quoi servent ces énormes structures mondiales du type carrefour ou autre, sinon à faire encore plus de profits et dégager des marges et des salaires prohibitifs dont ne profitent jamais les salariés du bas de l’échelle ?
Les entrepreneurs ? on ne sait plus quoi en faire de ces gens. 4000 PME disparaissent chaque année. Un dernier mauvais exemple pour la route ; Dites moi combien va vous coûter votre plombier pour la fuite ridicule qu’il vous facturera une fortune, fuite qui sera réparée par son « petit jeune » en contrat d’alternance qui ne lui coute pas grand chose ?
Ce qui est révoltant, ce n’est pas qu’il y ait des patrons ou des investisseurs, mais que ce soit le salarié qui serve toujours de variable d’ajustement au profit de ces gens.