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adimante

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Je suis un essayiste suisse de langue française. Très attaché à la démocratie directe de mon pays j'observe avec attention la politique européenne depuis plus de trente ans. Pour moi il est clair que ni l'Union européenne ni ses grands pays directeurs ne sont des démocraties. Leurs institutions mais surtout leurs fonctionnements et leurs mentalités sont plus proches de l'Ancien régime que de la véritable démocratie.
Le reste ce sont des histoires, aussi raffinées ou constitutionnalisées soient-elles. Le récent exemple grec est là pour nous le montrer.
 
Ouvert à tous projets ou questions concernant la démocratie directe vous pouvez me joindre à [email protected]
 
Michel Piccand 
 
Essais publiés sur Amazon :
 
- La croissance économique de la Suisse, un drame politique caché.
- La dette grecque ou La honte de l'Europe.
- Le mythe de la démocratie guerrière.
- Suisse, années 2015... Un Peuple Qui Disparaît.
- Brexit suivi de L'adhésion du Royaume-Uni à la CEE.
 
Editions Adimante Genève Suisse.
 

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  • Premier article le 27/07/2015
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Derniers commentaires



  • adimante adimante 30 juin 2016 14:18

    @ullulu

    Je rejoins totalement ce que vous dites. Sans droit d’inititiative constitutionnelle il ne peut pas se passer grand chose. Ma réponse d’aujourd’hui au premier billet d’eau-du-robinet pourrait aussi vous intéresser.

    J’ai une grande admiration pour les français qui veulent se battre. Votre peuple pourrait ici montrer de très grandes choses et induire de profonds changements en Europe et qui sait sur cette planète. 


  • adimante adimante 30 juin 2016 14:03

    @eau-du-robinet

    Je rejoins totalement votre analyse. De mon point de vue il n’y a pas de démocratie au sens littéral du terme en Europe. Il y a seulement des systèmes qui comprennent des éléments de démocratie.

    Pour moi le critère fondamental pour décider si l’on est ou non dans une démocratie réside dans le fait de savoir si le peuple peut modifier lui-même sa Constitution, s’il en a le droit.

    S’il ne le peut pas, s’il n’a pas ce droit, c’est alors que ce pouvoir et ce droit appartiennent à d’autres et alors le peuple n’est pas le souverain.

    Les droits politiques dont il jouit lui sont concédés par d’autres mais ce n’est pas lui qui détient les clés.

    Sans droit d’inititiative constitutionnelle, i.e. le droit pour le peuple de demander en votation la modification partielle ou totale de sa constitution, il n’y a pas de démocratie. Sauf erreur, les suisses sont les seuls au monde à posséder la totalité de ce droit au niveau national.[Je le dis à seule fin d’informer...]


    Et alors cela rejoint ce que vous dites, toutes ces constructions et mécanismes où à la fin le pouvoir de décider apartient à d’autres ne sont que des supercheries. L’UE en est une spécialiste.

    Et les analyses sont très aisées à faire si l’on applique le principe du droit de veto, le droit final de s’opposer ou de décider. Seul celui qui possède ce droit a concrètement le pouvoir, le reste c’est des histoires.


    bien à vous


    P.S.

    Il y a d’autres éléments qui rejoignent ce que vous dites dans d’autres réponses que j’ai postées sur ce fil.

    Si cela vous intéresse je décris dans une longue note d’un de mes ouvrages [n.21] comment et pourquoi le constituant français de 1789 s’est servi du concept de nation pour priver le peuple français de la démocratie directe.

    Cet ouvrage se nomme « Suisse années 2015... Un Peuple Qui Disparaît » par Michel Piccand et relate, alors que vous-même cherchez a obtenir plus de droits, comment en Suisse les partis gouvernemtaux pro-européens travaillent à l’inverse pour maintenant nous les enlever.

    C’est un ouvrage qui pourrait vous montrer des linéaments très intéressants de la démocratie directe et pourquoi par exemple, contrairement à la France, nous n’avons quasiment aucuns écrits ni théories de l’Etat et pourquoi cette absence de théorie de l’Etat est directement liée au fait qu’en suisse c’est juridiquement le peuple le souverain et aucune autre entité qu’on l’a nomme nation ou Etat qui alors s’y confond. C’est je crois un point capital à identifier et comprendre.

    bien à vous


  • adimante adimante 30 juin 2016 13:12

    @monptit


    Tout à fait. Sauf qu’en principe ce qui est voté est voté, et la partie du peuple qui a perdu ne demande pas immédiatement à revoter. Si techniquement ce serait possible d’immédiatement revoter s’y rajoute une question de culture politique et de respects des institutions et précisément du résultat de vote.

    La démocratie directe c’est aussi une culture politique. Par exemple dans les cantons les plus profondément attachés à la démocratie directe, soit la suisse-allemande et suisse centrale, vous y découvrirez que le respect de la loi y est extrêmement prononcé. Si sur la route c’est marqué 60 km/h on roule à 60 et pas 80 ce qui étonne souvent et fait voir ces suisses comme des gens un peu bornés.

    L’explication réside en réalité dans leur rapport à la loi, comme la loi a été votée ou non contestée par le peuple, c’est comme si chaque individu avait conclu un contrat avec les membres de sa communauté pour que la loi soit ainsi, et alors toute violation de la loi est vue aussi comme une violation du pacte qui vous réunit aux autres, une sorte de déloyauté envers votre groupe.

    Bien sûr c’est là une version idéale mais qui pourtant existe, mais - et je dois le reconnaître - qui est en train de s’altérer.

    Ces dernières années - et principalement sur les questions européennes, adhésion, non adhésion etc. est apparu de plus en plus la volonté de certains groupes pro-UE de ne plus vouloir jouer le jeu. C’est le cas en ce moment, les suisses ont voté un retour du contrôle migratoire et aussitôt derrière ceux qui n’en voulait pas ont mis sur pied une demande pour revoter. C’est une attitude qui passe très mal en suisse, ceux qui ont fait cette demande se sont à mon avis complètement discrédités et tiré une balle dans le pied.

    D’autre part, demander un vote ou référendum en réunissant 100’000 signatures de citoyens parait simple comme ça mais cela n’a rien de facile et demande une masse d’effort non négligeable. Le coût de la réunion de ces signatures [publicité, campagne, etc] est estimé à environ 450’000 euros... Donc si la précédente votation qui ne vous convient pas a été acceptée par 70% des helvètes on comprend que personne ne va prend le risque de faire ces dépenses pour rien...

    D’autre part - et ceci explique cela - les personnes regardant la démocratie directe depuis l’extérieur, comme depuis la France, sont en général obnubilées par les votes eux-mêmes alors que c’est loin d’être l’essentiel et vous allez comprendre pourquoi.

    La vertu principale de la démocratie directe est de forcer les gens à discuter et à trouver des accords entre eux avant de mettre en place des lois. En suisse la mise en place des lois est plus longue qu’ailleurs mais tout simplement parce que si un parti veut mettre en place une loi il va prendre soin de consulter avant tous les groupes de la société et les autres partis politiques, sous peine s’il cherche à passer en force de se voir bien vite renvoyé à ses études par la menace de lever un référendum contre son projet. Les projets politiques en suisse font donc bien attention en préalable de s’assurer du plus large consensus sous peine de se voir sanctionner par un référendum.

    C’est ce droit de veto du peuple qui fait la principale vertu de la démocratie directe et qui oblige les partis et les personnes à discuter entre elles et à tenir compte des avis qui leur sont opposés. Cela en devient un instrument de tempérance et de pacification.

    Pour prendre l’exemple de votre Loi travail et des tensions politiques qui l’entourent, cela aurait été impossible en suisse. La gauche se serait immédiatement levée et aurait menacé d’en appeler au peuple par la voie du référendum. On comprend ainsi que tout projet de loi qui aboutit est le fruit d’un processsus ayant cherché l’accord au préalable du plus grand nombre et de toutes les parties susceptibles de s’y opposer.

    Ce qui se passe en France avec la loi travail est littéralement choquant vu de suisse. Un projet de loi passé en force et ensuite un peuple qui se bat dans la rue. C’est tout sauf de la démocratie et je ne parle pas du fond de cette loi que je connais mal. L’article 49 III de votre constitution nous apparait choquant et est enseigné plus ou moins - cela dépend du constitutionnaliste - comme un résidu de la Constitution de type militaire qui vous a été imposée au sortir de la guerre et que nous voyons précisément contenir des élements permettant d’attribuer les pleins pouvoirs à une petite minorité, et ce qui n’est donc rien d’autre que de la dictature, et particulièrement au sens technique du terme.

    bien à vous.


  • adimante adimante 30 juin 2016 03:52

    @Olivier Perriet

    La conclusion de l’auteur est que cet événement n’a pas suffisament été analysé dans ses causes qui pourtant donnent beaucoup à voir.

    La conclusion est que les médias ont beaucoup parlé du brexit et donné leur avis alors que pour ainsi dire personne ne s’est donné la peine de connaître toutes les raisons qui ont poussé david cameron a proposer ce référendum de sortie de l’UE alors qu’il voulait y rester.

    petit bonus : une des raisons est non le retour de la souveraineté du peuple britannique, mais la défense de la souveraineté de la place financière londonienne dans le [violent] mais méconnu conflit opposant Londres et la livre sterling aux vélléités de la BCE et de la zone euro de la phagocyter.

    La Suisse possède les instruments de démocratie directe les plus avancés du monde, c’est une réalité, et pourtant malgré cela son peuple est en train de se faire manipuler et enlever sa souveraineté.

    CQFD Ce qui est important dans une démocratie c’est la vérité, ou la qualité de l’information. Il ne sert à rien de donner le droit de vote à des gens si on manipule leur information. Ce qui est largement le cas sur les questions européennes en Suisse, donc de ce point de vue c’est en suisse une lutte constante pour répondre aux manipulations politiques, et ici la suisse n’a rien d’un modèle.

    CQFD L’affaire du Brexit permet de voir toute la manipulation qu’a opéré cameron. La comprendre et la connaître, c’est augmenter sa propre culture dans la faculté de déceler la manière dont les politiques opèrent. On peut effectivement dire tout le monde manipule tout le monde, et alors ? mais si vous ne luttez pas pour accroître votre degré d’information, votre connaissance critique de la situation, et ne vous battez pas pour vos droits politiques alors demain vous serez un esclave. 


  • adimante adimante 30 juin 2016 03:08

    @monptit


     Mon grand, vous faites une grosse confusion dans les termes de l’énoncé. 100’000 signatures ne permettent pas d’invalider quoi que ce soit, ils permettent seulement à 100’000 citoyens de demander qu’une question soit posée en votation. Et alors c’est l’électorat tout entier qui a la possibilitél de dire oui ou non, d’invalider ou d’accepter, soit en Suisse environ 5.3 millions de personnes sur une poupulation d’environ 8m.
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