La chasse à l’homme du lobby israélien contre Jeremy Corbyn n’est pas nouvelle. Cela fait au moins trois ans que Corbyn est accusé d’antisémitisme. Son crime : La défense des palestiniens et son opposition aux frappes britanniques contre la Syrie de Bashar al-Assad, qui est une véritable épine pour l’entité sioniste.
Il y a 15 jours déjà une tribune dans le Guardian titrait « Concerns about anti-semitism mean we cannot vote Labour », appel signé par 24 personnalités.
Mais il n’est pas sur que cette campagne de dénigrement porte ses fruits. Interrogé à la BBC par le redoutable Andrew Neil (le Jean Jacques Bourdin local en pire) qui lui a demandé quatre fois s’il présentait ses excuses aux juifs, Corbyn à refusé et un sondage dans la foulée le créditait d’un gain conséquent.
Bref les britanniques seraient ils en train de réaliser que si il y a un pays qui s’ingère dans leurs élections ce n’est pas la Russie mais Israël ? Quoiqu’il en soit, certains soulignent ironiquement que la campagne de Corbyn n’a pour but de devenir le premier ministre d’Israël.
@Fifi Brind_acier Je trouve curieux qu’on s’en prenne à Corbyn, ce si fervent zélateur de
l’ Union européenne ... !! Ils devraient au contraire, lui décerner le
Prix Charlemagne, pour bons et loyaux services à l’oligarchie et à notre
belle Europe !
Vous êtes mal informé(e ?) sur ce coup. Corbyn déteste l’UE pour ce qu’elle représente et depuis l’entrée de la Grande Bretagne en 1975 dans la CEE (ex UE) il a toujours été en phase avec la position de Tony Benn l’ex leader travailliste. Son problème actuel est que s’il a le support de la majorité des adhérents du Labour il n’en va pas de m^me avec la nomenklatura du Parti qui est essentiellement « blairite » (néocon) et qu’il a dû faire de nombreuses concessions pour échapper aux couteaux des Brutus de son entourage. De même il a dû honteusement reconnaitre la définition de l’IHRA qui assimile anti sionisme avec antisémitisme, alors qu’initialement il l’avait rejeté. Tout cela évidement lui donne une image de faible politicien ... à moins qu’il soit fin tacticien cherchant à gagner du temps. En tout cas pour les élections à venir tous les yeux sont rivés sur la classe ouvrière du nord de l’Angleterre bastion du Labour qui avait voté massivement pour le Brexit et qui semble désorientée par l’ambivalence de Corbyn.
Intéressant article qui rejoint les conclusions que j’énonçais brièvement récemment.
Comme le suggère l’article de Réseau International, on s’achemine vers un second mandat de Trump, les démocrates n’ayant pas de candidats crédibles (à part peut être Sanders, Yang et Gabbart, mais qui sont ostracisés par l’Establishment).
A ce jour, seule une crise économique pourrait faire dérailler une réélection de Trump ; seul espoir pour le Deep State pour se débarrasser de lui, la procédure de destitution étant une baudruche tout comme le Russiangate ... et le « kennedy treatment » n’en parlons pas !
« L’Affaire Dreyfus a surtout été « récupérée » à postériori et à leur profit par les sionistes »
N’importe quoi !!!
Au contraire. C’est l’Affaire Dreyfus qui va motiver Herlz à formuler le projet sioniste, alors qu’initialement il n’y était pas favorable comme la plupart de la diaspora notamment chez les juifs orthodoxes.
Couvrant depuis le début l’Affaire Dreyfus comme journaliste, c’est à cette époque qu’il estime absolument nécessaire la constitution d’un « abri permanent pour le peuple juif », thèse qu’il reprend dans son livre L’État des Juifs.