2 catégories d’individus interdisent aux tibétains le droit à la revendication d’un Tibet autonome :
1) Les anti-cléricaux, issus d’une gauche radicale et anti-cléricale, souvent proche de l’anarchisme ;
2) Les admirateurs béats du « miracle chinois », fermant les yeux sur l’énorme souffrance endurée en coulisses. Ces admirateurs seront d’autant plus fervents s’ils sont mariés à une chinoise ou un chinois, il va sans dire.
Notez également qu’aucun de ces individus n’a jamais été au Tibet, n’a jamais interviewé un tibétain et n’a jamais cherché à comprendre leur culture.
Aucun n’a donc eu à subir la fouille de ses affaires par la police chinoise, à la recherche d’une photo du Dalaï Lama parfaitement interdite, ou à l’effacement des cartes ou du disque dur de son appareil photo ou caméra pour avoir filmé de vieux tibétains faisant la réfection des routes...
Et je ne parle même pas de ceux qui ont approché Drapchi, Sangyib, Gutsa, Seitru ou Ori-tritu.
Pour certains, les idéologies passent avant les hommes.
Jusqu’à nouvel ordre, la preuve est toujours à charge de l’accusateur.
En France, on est toujours présumé innocent, même si les attaques de notre système politique contre cet élément de la démocratie se font de plus en plus pressantes.
Vous vous trompez sur ce sujet, Philou. Notre démocratie se rapproche du système chinois, c’est vrai, et il faut lutter contre cet état de fait.
Mais cette démocratie à réinventer est toujours cent fois plus appréciable pour le peuple, la culture et les idées, qu’un système politique unique dictant ce qui est juste ou non, quitte à emprisonner celles et ceux qui ne rentrent pas dans le modèle.
Quitte, également, à renier et exploiter un peuple sous prétexte d’exploitation minière et de position géostratégique...