Vous connaissez bien la Chine, c’est un fait, mais vous semblez bien mal connaître la minorité ethnique appelée « tibétains ». Justifier l’invasion du Tibet (indépendant depuis 1912) du fait que son régime était moyenâgeux (ce que même le Dalaï Lama conçoit) me semble relever de la malhonnêteté intellectuelle : car quel pays n’a pas eu sa période sombre ? Est-ce que cela implique que tous les pays dont les régimes ne nous conviennent pas doivent être envahis et « libérés » ? Et libérés de quoi, pour aller dans quelle direction ?
La Chine, n’en déplaise à certains, et de l’aveu même des chinois, n’a rien de communiste. Les grandes fortunes sont presque toutes des cadres ou des proches du Parti, et nombreux sont les laissés pour compte. Voir notamment les foules de paysans arrivant avec leurs affaires dans des sacs plastique Carrefour dans toutes les grandes villes, à la recherche d’un emploi souvent très mal payé. Il n’y a aucune répartition des richesses telle que le communisme la définit.
Enfin, le régime tibétain a très nettement changé. Le gouvernement en exil est démocratique, et le Dalaï Lama, XIVe du nom, avait déjà amorcé des réformes du temps de sa présence au Tibet, réformes d’ailleurs très mal vues par les aristocrates tibétains de l’époque.
Je connais très bien les peuples tibétophones, comme au Tibet, au Bhoutan et au Zanskar, où je travaille 1 à 2 fois par an dans le cadre d’une association humanitaire, et je peux vous dire que nombre d’allégations du livre que vous m’avez indiqué, « Histoire du bouddhisme tibétain », sont soit incomplètes, soit erronées. Mais de la part d’une personne (Elisabeth Martens) qui se dit spécialiste du Tibet mais n’est en fait qu’une biologiste spécialisée en médecine traditionnelle chinoise, proche de l’extrême gauche, rien d’étonnant...
Toujours la même rengaine haineuse, n’est-ce pas ? L’idolâtrie, c’est pourtant vous qui la pratiquez en minimisant à l’envi les destructions occasionnées par le régime chinois, et en retirant au peuple tibétain tout droit à l’auto-détermination.
J’imagine combien il doit être difficile de vivre dans un monde où l’on imagine que ce qui n’est pas blanc est noir, et inversement. Manichéisme quand tu nous tiens...
Encore un communiste échappé du grand bond en avant. Vous avez raison, le Dalaï Lama a bien plus de sang sur les mains malgré les millions de morts du régime maoïste et les emprimsonnements arbitraires et les tortures du parti unique chinois.
Entièrement d’accord avec votre analyse. Les choix du gouvernement ne sont pas les choix du peuple, et ce même peuple a plusieurs leviers pour faire pression sur les dictatures .
Mr Sarkozy est un modèle réduit de Hu Jintao, sa politique va totalement dans le sens d’une aristocratie politique qui s’enrichit sur le dos du peuple, tout comme les cadres du parti communiste chinois.